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Paroisse Notre Dame de l’Assomption de Kouti : Aperçu historique.

Kouti est une ancienne communauté chrétienne qui, au départ, ravivait la foi reçue des missionnaires depuis 1913 par des séances de prière et des messes qui se célébraient chez Papa Elie MONTEÏRO. C’est là que fut même célébrer le premier baptême (celui de Marie Madeleine, fille de M. Elie MONTEÏRO) le 10 Avril 1916, par le révérend père Ludan ANTZ.

Après avoir acquis un dynamisme donné, la jeune communauté chrétienne de Kouti a été créée, station Notre Dame de l’Assomption en 1923 par le révérend père François Xavier KUHN qui quittait la région de Sakété. En plus du sieur Elie, les pionniers de cette communauté chrétienne croissante qui l’aidaient dans ses charges pastorales sont les sieurs Célestin KOKOSSOU, Germain CARINA, Michel MENDIN. Au fil des jours la station de Kouti a été rattachée à la paroisse Sainte Famille d’Adjarra plus proche, érigée en paroisse depuis 1901.

La jeune communauté chrétienne de Kouti connaîtra une croissance considérable et ce, grâce à la générosité de certaines personnes comme Fassinou OGOUMALA, Agossou AMADJI, Bonou TOLOFON et Logbo AMADJI, qui n’ont ménagé aucun effort, un terrain fut trouvé pour la construction de la 1ère chapelle de Kouti. C’est ce même terrain qui est devenu le site qui abrite actuellement les bâtiments de la paroisse de Kouti.

Parmi les prêtres de la paroisse d’Adjarra qui passaient à Kouti annoncer la Bonne Nouvelle et célébrer les mystères de la foi catholique, nous pouvons citer : Pères Camille BEL, Adrien BAUZIN, Emile BARRIL, Joseph BARREAU, Alfred COLIN, Manuel SHANU, Michel HOUNGBEDJI, Théophane FAÏHUN, Laurent SAH, Jacques SICARD, Henri HOUNTON et Stefan ANTUN.

Et parmi les fidèles laïcs de Kouti qui collaboraient avec eux, nous pouvons citer Bernard HOUNGBO, 1er vice-président, Galbert AKOUAKOU, Michel AHOUANVOEGBE, Grégoire AMADJI, Jérôme AGBO-OLA, Germain KPOTON, Zacharie SENOU qui est l’actuel vice-président, Philomène HOUNGBO et d’autres encore.

Le 1er Novembre 1989, à la création de la paroisse Saint Michel d’Avrankou sous l’épiscopat de Mgr Vincent MENSAH, la station de Kouti, détachée d’Adjarra, est désormais rattachée à la toute nouvelle paroisse d’Avrankou dont le premier Curé était le père Jacob AFFOGNON. En septembre 2004, lui succéda immédiatement le père Frumence VODOUNNOU, l’actuel Curé Doyen d’Avrankou. Et c’est avec lui que, de station, Kouti devint paroisse. Mgr Marcel Honorat Léon AGBOTON était alors évêque de Porto-Novo.

En créant Kouti comme paroisse le 19 Décembre 2004, Monseigneur Marcel AGBOTON la dota de 7 stations secondaires. Il lui donna comme 1er Curé, le Révérend Père Dieudonné ALANTEKPO qui, avec son premier collaborateur, l’Abbé Joseph MICHOWANOU encore acolyte, et avec le conseil pastoral d’alors, a travaillé avec zèle et enthousiasme pour l’affermissement de la foi des fidèles de la jeune paroisse. L’Abbé Joseph a été ordonné diacre le 06 Janvier 2005 à Kouti et prêtre le 18 Juin 2005 à Vakon. Après trois mois de collaboration comme prêtre, il le quitta pour Djèrègbé et sera remplacé par le père Gervais ZANNOU. La nouvelle équipe sacerdotale a poursuivi la pastorale à Kouti jusqu’en Septembre 2007 avant d’être affectée de là.

Leurs successeurs immédiats sont les pères Epiphane OKOU comme Curé, et Damien ELEGBEDE comme vicaire. Comme leurs prédécesseurs, ils ne ménageront aucun effort dans la poursuite de l’œuvre missionnaire à eux confiée pour le salut des habitants et la gloire de Dieu.

Et depuis 2010 où ceux-là sont affectés sur d’autres champs d’apostolat, c’est le Père Paulin CAKPO-TOUGOU qui poursuit cette impressionnante pastorale paroissiale de Kouti avec son vicaire, le père Axel CHEKETE. Courage et fructueuse pastorale à eux dans ce vaste champ d’apostolat avec ses neuf stations secondaires que sont :

1. Nativité de Marie de Xwéli,

2. Sainte Marie Mère de Dieu de Tokpo,

3. Notre- Dame du Rosaire de Gbagla-Ganfan,

4. Sainte Famille de Wiya,

5. Christ-Roi de l’univers d’Affandji-Tanmè,

6. Saint François de Sales de Kouti-Kpinlè,

7. Saint Benoit d’Akadja-Adjohoun,

8. Saint François d’Assise de Tokpa-Agbokou,

9. et Nativité du Divin Rédempteur de Sèkanmè.

Que le Saint-Esprit continue son œuvre sur ce champ d’apostolat pour la plus grande gloire de Dieu.

Paroisse Saint MICHEL d’Avrankou

Tout commença au début du siècle dernier

La religion catholique pénétra dans la contrée d’Avrankou vers les années 1919, à la fin de la première Guerre Mondiale. A l’époque, il y avait Barthélémy YEGNON qui enseignait la catéchèse à Simon KOUNNOU de Houédakomey, Gaston AKOLA d’Avaligbo, Maurice HOUNGBEME d’Agbokou-Vagnon et Jean Tadokpèdé DJIDOHOKPIN de Hounsou –Tokpa.

Vers 1927, Simon KOUNNOU devenu catéchiste, a agrandi le groupe avec son équipe composée des catéchumènes tels que : Marcellin ATEDJI, Christophe KOUNNOU, Matthieu AKONDE, Denis HONNOUGAN, Hilaire NOUKPOZOUNKOU, Faustin ATINNINHEKPON, François VINNINHEKPON et Valentin HOUSSA. Tous reçurent le baptême en août 1933 à Adjarra.

En ce temps-là, deux offices religieux étaient obligatoires pour tout fidèle le dimanche : il s’agit bien entendu de la messe dominicale célébrée le matin, et l’adoration du Saint Sacrement communément appelée Bénédiction, l’après-midi. Quiconque manquait l’un de ces offices sans raison valable, était sévèrement sanctionné.

Vers 1944, le Père BARREAU fut envoyé sur la paroisse d’Adjarra. A son arrivée, il constata que ceux qui venaient d’Avrankou, Sado et Vagnon, rencontraient d’énormes difficultés au cours de leur déplacement sur Adjarra. En effet, la traversée du cours d’eau qui séparait ces localités d’Adjarra, lieu de résidence du prêtre, n’était pas toujours un parti de plaisir. Certes, Sado et Vagnon avaient déjà leur chapelle, mais à défaut de maître catéchiste ou de chargé de prière, ils se déplaçaient toujours sur Adjarra. Assez vite cependant, le Père BARREAU permit de faire certaines prières communautaires comme le rosaire et le chemin de croix sur ces stations. Avrankou étant alors la seule des trois stations à ne pas avoir de lieu de culte, l’ordre fut donné à ceux d’Avrankou de prier à domicile. Et c’est la maison de Barthélémy YEGNON qui fut ce premier cénacle. La première eucharistie elle-même y fut célébrée. D’autres y suivront. De la maison à la voie ferroviaire

Les choses en étaient à ce stade quand, en janvier 1946, à la fin de la 2nde Guerre Mondiale, le Père Manuel SHANU arriva à Adjarra pour prendre la relève. Dès sa prise de fonction, il exigea et obtint des fidèles d’Avrankou la construction d’au moins un hangar pour servir de lieu de prière. Autre emplacement ne fut trouvé que la devanture de la maison de Barthélémy YEGNON. La première messe sous ce hangar de fortune a été célébrée en août 1946, soit environ 8 mois après l’arrivée du Père Manuel SHANU. Ce hangar prit le nom de l’archange Michel. La première fête patronale de la jeune communauté advenait moins de deux ans après, précisément le 29 septembre 1947. Mais cette date coïncidant avec celle de la communauté de Katagon ayant aussi l’Archange Michel pour saint Patron, le Père SHANU a dû avancer d’un jour celle d’Avrankou. La première eut alors lieu le 30 septembre 1947.

Le nombre des fidèles devenant de plus en plus important, l’endroit choisit se montra exigu et le choix d’un emplacement plus spacieux s’imposa. Le hangar fut abandonné. On traversa simplement les rails pour atterrir sur un nouveau site d’où l’appellation de Saint Michel Ganto ; comprenez Saint Michel à proximité des rails. La 2ème fête patronale a été célébrée en cet endroit. Elle a rassemblé un nombre plus important de fidèles et a connu aussi la présence remarquable du chef canton d’alors, KEKE Adjignon. Pendant longtemps, on célébra la fête chaque année à la date du 30 septembre. De la voix ferroviaire à la grande route.

Un nouveau tournant surgira dans la vie de la communauté. En 1962, la famille KEKE a demandé une messe qui a drainé un monde fou. Non seulement l’emplacement se montra derechef exigu, mais il n’y avait pas une route spacieuse pouvant permettre aux véhicules de se rendre jusqu’à l’église, et elles étaient garées à une bonne distance. La situation vécue ce jour commanda le choix d’un autre emplacement. On jugea meilleur de se rapprocher de la grande route, actuel lieu d’implantation de la paroisse. La pose de la première pierre a été faite en 1963 par le chef canton qui du reste avait octroyé le terrain. Il y prononça la prière suivante : « plaise à Dieu, on viendra ici nombreux l’adorer ». Il faut cependant noter qu’aucun prêtre n’était de la partie ce jour-là. Et personne ne semble plus s’y être rassemblé pour quelque célébration après la pose de la première pierre. Il fallait attendre l’année 1969. Suite au décès du chef canton KEKE Adjignon et après son inhumation, c’est à l’occasion de la célébration de la messe de huitaine que l’actuel emplacement abrita la première célébration eucharistique. Nous sommes le 03 Août 1969.

Toujours station secondaire dépendant de la paroisse Sainte Famille d’Adjarra, Avrankou vécut au rythme de toute station ordinaire, sans régime particulier. Il est à noter que les localités comme Kouti et Gbozounmè et Gbèdjèwen étaient aussi des centres de rayonnement de la foi catholique. Le zèle des pasteurs, l’engagement et détermination des catéchistes, la naissance et l’éclosion des mouvements, associations et autres groupes, sous la poussée du Paraclet, permirent à la communauté de s’ancrer dans la foi chaque jour davantage. Saint Michel d’Avrankou, fille cadette de la Sainte Famille d’Adjarra

Après saint Hubert de Missérété en 1969, quand il s’est agit de délester Adjarra, c’est sur Avrankou que le choix se porta. Une nouvelle page de l’histoire de cette communauté commença alors le 1er novembre 1989. C’est à cette date en effet que Monseigneur Vincent MENSAH, en la 19ème année de son épiscopat créa canoniquement la paroisse saint Michel d’Avrankou par démembrement d’Adjarra. Et c’est à l’abbé Jacob AFFOGNON qu’ont échu l’honneur et la responsabilité pastoraux de 1er curé d’Avrankou.

Il résida au tout début au presbytère d’Adjarra, Avrankou ne disposant pas encore d’aucun lieu pour loger un prêtre. Mais pour les besoins de la cause, il se rabattit sans tarder sur Avrankou. Non pas qu’un presbytère y ait été construit, mais un fidèle, M. DJOSSOU Alexandre, offrit généreusement son domicile au quartier Latchè pour servir provisoirement de presbytère. Ne fallait-il pas le rapprochement du pasteur de ses ouailles ? Il y avait tant et tant à faire : la catéchèse, la liturgie, la vie des mouvements et associations, les infrastructures… En un mot bâtir une Eglise-famille, Corps mystique du Christ qui en est la Tête. La catéchèse connut un nouvel essor à travers la formation des catéchistes ; les adhésions au Christ devinrent nombreuses. A ce sujet, laissons la parole aux chiffres sans toutefois nous laisser leurrer tant il vrai qu’en matière de foi, il s’agit d’abord et surtout de la qualité. Années Population Catholiques Catéchistes Catéchumènes Baptêmes Mariages 1990 42 319 4 936 66 322 438 23 1995 47 894 6 909 92 721 440 16 2000 54 650 8 622 121 803 592 23 2004 58 729 10 120 132 907 524 26

Quelques constats et commentaires s’imposent suite à ce tableau : la population globale est passée de 42 319 en 1990 à 58 729 en 2004 ; elle n’a pas doublé. Alors que pour la même période, le nombre de catholiques a plus que doublé, passant de 4 936 à 10 120 ; il en est de même pour celui des catéchistes (de 66 à 132) d’une part et celui des catéchumènes a presque triplé d’autre part (de 322 à 907). Le nombre de baptêmes connut une légère et constante croissance (438 à 524) tandis que celui des mariages chrétiens reste presque constant. Le temps des bâtisseurs

Dans le même temps un effort louable a été fait pour doter la paroisse d’infrastructures. Il fallait commencer par régler les problèmes domaniaux. Avec l’avènement du régime militaro-marxiste léniniste, le vaste domaine qui appartenait à la mission a été corrodé par des rongeurs aux dents longues. Il a fallu la croix et la bannière, il a fallu une autre lutte dans laquelle pasteurs et fidèles se sont jetés corps et âmes. Saluons la vaillance et la bravoure des uns et la générosité des autres pour recouvrer et/ou acquérir le domaine dans sa superficie actuelle. Ensuite un autre effort dans le même sens a été fait pour que le domaine soit clôturé ; et il l’est presque.

Après la construction du presbytère, il fallait une église. Un premier effort a été fait pour agrandir la petite chapelle initiale. On eût dit que cet effort fut vain. En tout cas le nombre croissant des fidèles le rendit vain. Aux messes dominicales, ils étaient plus nombreux dehors qu’à l’intérieur de l’église. L’idée incontournable d’une nouvelle église plus grande s’imposa rapidement. Rien ni personne ne fut épargné. L’édifice sortit de terre, connut de sérieuses difficultés – pas de gloire sans la croix– et fut achevé comme par enchantement. C’est l’œuvre du Seigneur, une merveille à nos yeux. Cet édifice à son terme, se dresse resplendissant et majestueux. La plupart des stations ont pu aussi se doter de domaine assez vaste et avoir aussi leur lieu de culte réalisé en matériaux définitifs.

Si l’abbé Jacob AFFOGNON est resté seul prêtre pendant les premières années à Avrankou, le moment arriva où il reçut du renfort. D’abord un premier vicaire en la personne de l’Abbé Alexis AFAGNON ( -2004 ) et un second en la personne de l’abbé André NAYETON (2003-2004). Dans la même période, l’abbé Henri HOUNTON y vécut comme prêtre habitué. Il mourut d’ailleurs à Avrankou le 19 août 2001.

En l’année de sa création, la paroisse Saint Michel d’Avrankou couvrait une superficie de 110 km2. Elle est limitée au nord par la paroisse saint André de Banigbé, au sud par la sainte famille d’Adjarra, à l’ouest par saint Hubert de Missérété et à l’est par le Nigéria. Elle comptait alors 12 stations : Gbozounmè, Houéli, Sado, Vagnon, Gbejewen, Ahovo, Kotan, Agbomassè, Houngon, Kouti, Tokpo et Gbagla-Ganfan. Aujourd’hui, en l’année de la consécration de l’église paroissiale, les donnes ont changé. Si jusqu’en décembre 2004 la paroisse d’Avrankou comptait encore 17 stations, depuis le 19 décembre elle en compte plutôt 10. Entre temps l’Esprit a soufflé. Une fille nous est née, une descendance nous est donnée !

L’Esprit a soufflé si fort que le 19 décembre 2004, à l’orée de la Nativité du Seigneur, la paroisse d’Avrankou, seulement âgée de 15 ans, engendre sa première fille : la paroisse Notre-Dame de l’Assomption de Kouti. Dès lors, une nouvelle étape commence pour l’une et pour l’autre. Kouti naît et prend avec elle 6 autres stations. Avrankou en garde 10 ; ce sont Gbozounmè, Agbomassè, Houngon, Kotan, Sado, Vagnon, Gbèjèwen, Ahovo, Gbégodo et Sèjè-Ahovo. La paroisse d’Avrankou est désormais limitée au nord par la paroisse saint Vincent de Tchaada, créée en 2002, au sud par sainte Famille d’Adjarra, au sud-ouest par Notre-Dame de Lourdes d’Atchoukpa créée en 2003, à l’ouest par Notre-Dame de l’Assomption de Kouti et à l’est par le Nigéria. Le temps des nouveaux défis

Un nouveau jour se lève ! Une nouvelle heure sonne ! L’heure des nouveaux défis. Ils ont pour non : l’assaut intempestifs des sectes, la forte prégnance de la religion traditionnelle ancestrale avec leur corollaire de syncrétisme, l’assimilation et le vivre au quotidien de la nouvelle ecclésiologie de l’Eglise Famille de Dieu avec toutes ses implications et exigences.

La mise sur pied et/ou la redynamisation des CEB dans l’esprit de l’Eglise famille de Dieu, sera salutaire ainsi que la création de nouvelles stations secondaires dans certains villages comme Wamon, Kate-Kliko et Gbechou. L’approfondissement de la foi dans le dynamisme nourricier d’une conversion vraie et sincère au Christ unique Sauveur, le suivi pastoral des mouvements et associations… sont une question de vie ou de mort.

Poursuivre aussi l’œuvre des vocations et ouvrir le cœur des fidèles et des communautés à la mission prophétique de l’Eglise à laquelle tout baptisé et même tout catéchumène doit prendre part de façon indiscutable.

On ne saurait oublier l’acquisition d’infrastructures et la mise en œuvre d’activités génératrices de revenus aux fins de saluer tôt le matin de Pâques où s’amorce le processus du développement de l’homme dont l’Eglise famille en serait le levier.

Père V. Frumence

Histoire de la Paroisse Notre Dame de l’ASSOMPTION DE VAKON

Ancienne station de Sainte Famille d’Adjarra puis de Saint Hubert de Missérété avant son érection en paroisse, l’actuelle Paroisse Notre Dame de l’Assomption de Vakon a été érigée le 09 Septembre 2002 par son excellence Mgr Marcel Honorat Léon AGBOTON. Elle a été créée station en 1925 par le feu Père René BOUTUA qui venait de la paroisse Sainte Famille d’Adjarra créée en 1901. Elle a encore quelques stations, après l’érection d’autres en paroisse. Nous pouvons citer entre autre les stations Saint Michel de Kotoclomey créée en 1950 en même temps que l’école Catholique de Vakon que l’Etat a prise pour qu’elle soit l’école publique du milieu ; Sainte Famille de Mamy créée en 1967. Cette dernière a donc fêté son quarante cinquième anniversaire de création le dimanche 30 décembre 2012. Cette Messe d’action de grâce a été célébrée par le Révérend Père Robert AGBOTON, vicaire forain du doyenné de Missérété en lieu et place de l’Administrateur diocésain Mgr Jean-Benoît GNAMBODE empêché par la fête de la Sainte Famille à Adjarra. Il y a aussi la station, Saint Michel de Vakon-Gbégodo créée en 1969 par le Père Louis GONON Curé d’alors de la Paroisse Saint Hubert de Missérété ; la Station Sainte Trinité de Vakon-Azohouè créée en 2001 par le Père Julien SOSSOU quand il était Curé de Missérété. Elle avait aussi une station à Danto créée grâce au zèle apostolique du père Charlemagne KOUDHOROT, curé d’alors de la paroisse saint Hubert de Missérété. Et c’est le 19 août 1991, que cette station a pris le nom de Bon PASTEUR. Notons que cette paroisse avait commencé par un hangar de fortune sous lequel on avait enseigné pour la première fois la catéchèse le 22 août 1990. Par son zèle apostolique, l’Evêque émérite de Porto-Novo, Mgr Vincent MENSAH a rendu visite à cette communauté le 16 avril 1998. Erigée paroisse le 15 août 2012 par son Excellence feu Mgr René-Marie EHOUZOU ; elle a pour Curé fondateur le Père Georges Willibrod GAYET installé le 30 septembre 2012. Cette dernière a pour communauté secondaire la station Saint Michel de Gouako créée en 1963 qui était aussi station de Vakon.

La Paroisse Notre Dame de l’Assomption de Vakon a eu pour Curé fondateur le Père Thomas LALY qui y a exercé son ministère de 2002 en septembre 2007. Elle a actuellement son deuxième Curé le Père Pyrrhus Hervé AGONHOSSOU installé le samedi 30 septembre 2007. Cette Paroisse de Vakon a connu des pères résidents comme Prosper LADIKPO ; Arnaud ZADJI, Thaddé DJOSSOU et actuellement les Pères Philippe AMOUSSOU et Jules HODONOU et trois vicaires depuis son érection en paroisse : il s’agit des Pères Isidore AKINDES (2009-2011), Pascal HODONOU (2011-2012) et Maxime NOUMONHESSI depuis octobre passé.

Aujourd’hui, cette Eglise est en construction et demande la participation de tous pour son achèvement. Merci de participer à cette œuvre de Dieu. Le Seigneur vous le revaudra en de nombreuses grâces et bénédictions !

Rédigé par l’Abbé Bruno DASSEKPO

Le Pape à Aparecida : " Dieu agit et nous surprend, même dans les difficultés "

Le Pape à Aparecida : " Dieu agit et nous surprend, même dans les difficultés " C’est à toute l’Eglise de l’Amérique latine que l’ancien archevêque de Buenos Aires a voulu consacrer son pèlerinage à Notre Dame d’Aparecida, ce mercredi, à 200 km de Rio de Janeiro où il présidera à partir de jeudi soir les 28° Journées mondiales de la jeunesse. Aparecida est le deuxième sanctuaire marial le plus visité du continent, avec 7 millions de pèlerins par an. Sa dévotion est notamment liée aux souffrances des esclaves noirs du Brésil. Pour s’y rendre, le pape François a sacrifié une journée de repos qui figurait sur l’agenda initial préparé pour Benoît XVI. Le Saint-Père a tenu personnellement à accomplir cet acte de dévotion mariale avant de rejoindre les jeunes. Dans un message adressé en premier lieu à tous les jeunes catholiques du continent, le pape a remercié la Vierge d’Aparecida, patronne du Brésil. "Quelle joie pour moi de venir dans la maison de la Mère de chaque Brésilien ! J’ai voulu venir ici pour demander à Marie le succès des Journées mondiales de la Jeunesse et pour déposer à ses pieds la vie du peuple latino-américain", a-t-il lancé. "Que de difficultés dans la vie de chacun, dans nos communautés ! Mais aussi énormes que ces difficultés puissent sembler, Dieu ne nous laisse jamais en être submergés". Résister à la tentation de l’argent et du pouvoir Durant cette messe à laquelle participaient quelques 200 000 personnes, dont la plupart étaient sur l’esplanade de la basilique sous la pluie, le Pape François a exhorté ces mêmes jeunes à se défier des "idoles éphémères", comme l’argent et le pouvoir. "De nos jours, tous, un peu, et nos jeunes aussi, se sentent séduits par beaucoup d’idoles qui se substituent à Dieu et semblent donner l’espérance : l’argent, le succès, le pouvoir, le plaisir. Une sensation de solitude et de vide gagne souvent le cœur de beaucoup et les pousse à la recherche de compensations, de ces idoles éphémères", devait-il affirmer dans son homélie. Le Saint-Père ne manquait pas d’inviter les pasteurs, les parents et les éducateurs à transmettre aux jeunes les valeurs qui feront d’eux les artisans d’un monde plus juste, plus solidaire et fraternel et à encourager la générosité qui les caractérise. Ils sont –a-t-il dit - un moteur puissant pour l’Église et pour la société. Ils n’ont pas besoin seulement de choses, ils ont besoin avant tout que leur soient proposées les valeurs immatérielles qui sont le cœur spirituel et la mémoire des peuples : la solidarité, la persévérance… des valeurs qui trouvent leurs plus profondes racines dans la foi chrétienne. Reprenant des idées qui lui sont chères, le pape François a recommandé trois attitudes : garder l’espérance, se laisser surprendre par Dieu, et vivre dans la joie. Même au milieu des difficultés, Dieu agit et nous surprend – a-t-il lancé- Le chrétien est joyeux, il ne peut pas être pessimiste ! Aparecida, où le Cardinal Bergoglio avait marqué les esprits en 2007 Mais le Pape François ne pouvait se rendre à Aparecida sans se souvenir de ce que ce lieu représente pour tout l’épiscopat latino-américain et pour lui-même. C’est là que s’est déroulée en 2007 la V° assemblée générale de l’épiscopat d’Amérique latine et des Caraïbes, inaugurée par Benoît XVI. A l’époque, le cardinal Bergoglio avait participé activement à la rédaction du document conclusif de cette assemblée où il avait fait forte impression. Un texte majeur, au fort contenu social et politique, visant à redonner un élan d’évangélisation au continent, marqué par l’influence et la pensée du futur pape. Le modèle proposé invite à sortir de l’enclos d’une Eglise autosuffisante pour atteindre toutes les périphéries humaines, surtout dans les grandes mégapoles, et souligne l’option préférentielle pour les pauvres. Cette assemblée apaisée, libre et participative, le pape François l’a évoquée lors de cette même homélie, parlant d’un « grand moment d’Eglise », et mettant l’accent sur un aspect qu’il affectionne : la richesse de la piété populaire, comme expression spontanée du peuple de Dieu. « Dans ce sanctuaire, où s’est tenue la 5ème Conférence générale de l’Épiscopat de l’Amérique latine et des Caraïbes, il y a six ans, s’est déroulé un fait très beau dont j’ai pu me rendre compte personnellement : voir comment les évêques se sentaient encouragés, accompagnés et, dans un certain sens, inspirés par les milliers de pèlerins qui venaient chaque jour confier leur vie à la Vierge. Nous pouvons dire que le Document d’Aparecida est bien connu justement à cause de cette imbrication entre les travaux des pasteurs et la foi simple des pèlerins, sous la protection maternelle de Marie. » Le Pape François embrasse la statue de la Vierge Dans une brève allocution, l’archevêque d’Aparecida a rappelé que ce sanctuaire est une icône religieuse nationale. En le visitant, vous visitez symboliquement tout le Brésil – a-t-il dit à l’adresse du pape François. Le cardinal Damasceno a par ailleurs insisté sur l’importance pour l’Eglise de s’engager aux côtés et d’être pauvre pour évangéliser. Pour assister à la messe, des milliers de personnes avaient passé la nuit dehors malgré le froid. Dès son arrivée au Sanctuaire d’Aparecida, le Pape s’était rendu dans la Salle de douze apôtres pour prier devant la statuette en terre cuite retirée des eaux d’un fleuve au début du 18° siècle et lui rendre un hommage floréal. Avant de l’embrasser tendrement.

Le pape François exhorte les jeunes à mettre le Christ dans leur vie

Le pape François exhorte les jeunes à mettre le Christ dans leur vie Malgré la pluie battante et le vent glacial, des pèlerins de tous les pays ont convergé par centaines de milliers jeudi soir vers la célèbre plage de Copacabana, à Rio de Janeiro, pour accueillir le pape François, une marée humaine en liesse venue participer à la traditionnelle « cérémonie d’accueil », un des temps forts des Journées mondiales de la jeunesse. Certains s’étaient acheminés très tôt, à pied, sous un ciel de plomb. Brandissant les drapeaux de leurs pays, chantant à tue-tête, criant et applaudissant les jeunes ne se sont pas laissé décourager par le mauvais temps et le froid inhabituel. L’ambiance était à la fête. Et quand la voiture découverte du Saint-Père est arrivée sur le bord de mer, l’enthousiasme était à son comble. Plusieurs rues avaient été interdites à la circulation comme cela est d’ordinaire le cas pour le réveillon de la Saint-Sylvestre. Visiblement ravi, le pape François a embrassé des enfants, échangé sa calotte avec celle que lui tendait un jeune, adressé des gestes d’encouragements à la foule compacte à perte de vue. Le pape François a cité la jeune française tué à Cayenne Après avoir relevé que la présence des jeunes était la preuve que la foi est plus forte que le froid et la pluie, le pape François a rappelé le tragique accident en Guyane française où a perdu la vie la jeune Sophie Morinière, et où d’autres jeunes ont été blessés. Il a invité l’assemblée qui l’écoutait dans la nuit à observer une minute de silence. Puis, il a suscité l’enthousiasme de la foule en exprimant sa reconnaissance envers Benoît XVI qui a convoqué ces JMJ et qui –a-t-il confié – lui a promis avant son départ de les suivre à la télévision. « Comme on ajoute du sel ou de l’huile dans un plat », il a exhorté les jeunes à mettre le Christ dans leur vie. La foi – a-t-il dit - accomplit dans notre vie une révolution que nous pourrions appeler copernicienne, parce qu’elle nous enlève du centre et le rend à Dieu. Et le Saint-Père a demandé aux jeunes d’être des disciples et des missionnaires. Des jeunes représentant les cinq continents ont pris la parole devant lui. Une jeune s’est émue jusqu’aux larmes. La soirée a été animée par des chants et des danses typiques. Elle s’est terminée par le chant du Notre Père et la bénédiction en latin.

Historique de la paroisse de Dangbo

VERS LA PLENITUDE DE LA STATURE DU CHRIST

(Les sources utilisées ici constituent le fruit des laborieuses recherches des sieurs : Thomas HOUNKONNOU, Julien ZANNOU, Pius DOSSA, Luc CODJO et Joseph AHOUANSE qui reçoivent notre sincère reconnaissance. Vos éventuelles remarques et informations sont vivement désirées pour l’amélioration de ce travail.)

INTRODUCTION

La consigne donnée par le Maître à ses Apôtres "Allez, … de toutes les nations faites des disciples" (Mt 28, 19) est toujours actuelle. Ainsi le message de Jésus parvenu aux côtés du Golfe de Guinée est arrivé à Porto-Novo. De là plusieurs axes d’évangélisation se dessinèrent. Parmi eux, retenons celui qui partait de Vakon pour Damè-Wogon Via Azowlissè, Adjohoun, Affamè, Bonou, Ahouanzonmè, dont fait partie Dangbo. Notons qu’avant l’arrivée des missionnaires prêtres, les semences du Verbe étaient préparées par l’auteur de la mission. De quoi s’agit-il ?

1- DE 1921 à 1955 : Naissance d’une communauté grâce à l’apostolat des laïcs

Sur la ligne Vakon - Azowlissè, existe le village Dangbo appelé à s’ouvrir lui aussi à la lumière du Christ. Tout à l’origine, vers 1921, il y avait trois personnes, Thomas PEDRO, Zamba Surnommé "akowe" et Jean GODE. Profitant du désir de certains jeunes de cette époque qui voulaient créer un cercle d’amis, Thomas PEDRO leur proposa de réaliser une association qui ferait le bonheur de toute la population. Sur son initiative, les jeunes ainsi regroupés prirent la décision de construire un apatam pour apprendre le français et le catéchisme. Le premier apatam fut réalisé à "Achougoxonou", là où se situait la maison de Monsieur Antoine FAGNIHOUN. Monsieur Pierre SAGBO, vieux sage, intellectuel communautaire et mémoire du passé de Dangbo, fut l’un des premiers bénéficiaires de cette initiative. Après un temps d’enseignement, Monsieur Thomas PEDRO invita le Père Francis Aupiais résidant à la Paroisse Notre-Dame de l’Immaculée Conception de Porto-Novo à venir constater l’œuvre de la grâce. A son arrivée, le missionnaire fut fort édifié par cette heureuse initiative, digne de la foi en Jésus-Christ. Toutefois, il fit remarquer la trop grande proximité du lieu retenu par rapport au marché. C’est ainsi qu’on sollicita la bonté du roi Totin de Dangbo. Celui-ci ordonna promptement de trouver un domaine à Dokomè. Là fut érigée la première chapelle où se tenaient régulièrement les séances de catéchisme et les assemblées dominicales. L’œuvre ainsi entamée par Thomas PEDRO et ses amis connut son couronnement le 26 avril 1925 avec le baptême de 18 catéchumènes qu’étaient Pierre Daa AWANOU, Jacques FASSINOU, André Lazare Dossou DOSS, Jacques CODJO, Jean KPANOU, Thaddée OKE, Barthélemy BODJRENOU, Henri AGUEMON, Mathias MONNOU, Victorien KOUNASSO, Bernard AGOSSOU-VE, Philippe TIKADA, Thomas HOUNSA, Mathias DOSSOU, Auguste AFFADEYI, Florentin DOSSOU, Simon KOUDENOUKPO et Joseph AKODJENOU. Ainsi naquit la Communauté Catholique de Dangbo. Le Père Francis Aupiais passa la main au Père René BOTHUA qui travailla régulièrement et de très près avec la jeune Communauté jusqu’à l’érection en paroisse en 1937 de la mission catholique d’Azowlissè confiée à l’attentif zèle du grand missionnaire Dahoméen, le très vénéré Père Dominique ADEYEMI appelé affectueusement ici "le missionnaire de la vallée" puisque l’axe signalé plus haut Vakon-Damè-Wogon lui était désormais dévolu. La mission commença à passer aux mains des prêtres autochtones. Dangbo fut rattaché à la Paroisse d’Azowlissè. Par le ministère du Père Domminique ADEYEMI, les bases de la présence catholique dans la région et singulièrement à Dangbo furent renforcées. Il conféra maints baptêmes. "Le missionnaire de la vallée" qui accompagna pendant de très longues années les fidèles de cette région séjournait plus à Azowlissè et à Hondji, devenu un grand centre. Le nombre des fidèles de Dangbo croissait. Ce qui amena ceux-ci à souhaiter avoir un prêtre résidant. Ils s’en ouvrirent à leur Curé. Une délégation fut dépêchée à Ouidah qui s’y rendit à vélo pour présenter la requête à Monseigneur Louis PARISOT qui en prit acte. Plusieurs autres délégations suivirent… jusqu’à ce que le vicaire Apostolique du Dahomey promît de donner un prêtre à Dangbo. Mais, à l’époque, on se demandait s’il ne fallait pas plutôt ériger Hondji en Paroisse et lui annexer la mission de Dangbo. Dans cette situation, Monseigneur Louis PARISOT voulant se rendre à l’évidence, gratifia la communauté de Dangbo d’une visite. Le don à lui fait, une somme de six mille (6.000) francs de ce temps, sera complétée pour achat d’une cloche qui continue aujourd’hui encore de rassembler les fidèles. Le Père Dominique ADEYEMI appuya auprès de son Excellence le vœu des chrétiens de Dangbo de voir résider un prêtre chez eux pour la promotion de l’évangélisation. Plusieurs années passèrent… Au bout d’une très longue attente, par décision de Monseigneur Louis PARISOT, le jour tant désiré arriva : le 13 septembre 1955, veille de l’érection du diocèse de Porto-Novo, Dangbo fut élevée au rang de Paroisse avec le Père Ignace FALY comme premier Curé.

2- De 1955 à 1970 : Au temps du Père Ignace FALY

Véritable pionnier, le Père Ignace FALY avec ses talents de rassembleur, d’animateur, de mobilisateur, donna un élan très puissant à l’apostolat amorcé avant son arrivée. Son zèle entraîna la naissance de nombreuses communautés dont Dèkin-Afio et Kessounou devenus depuis paroisses canoniquement érigées. Le Père Ignace FALY créa l’école Catolique saint Jean Bosco qui forma des cadres pour notre pays jusqu’à l’avènement de la révolution marxiste-léniniste. Toujours au temps de Père Ignace FALY, alors que le Pape Pie XII en 1957 venait de lancer l’appel "Fidei donum" en faveur de la mission ad extra et à la demande de Monseigneur Noël BOUCHEIX, devenu depuis le 14 septembre 1955, évêque titulaire de Porto-Novo, la Congrégation des Sœurs de la Providence de Gap réalisa une implantation à Dangbo. La première équipe composée de trois Religieuses : Sœurs Lucienne BISEUIL, Marthe BRUN et Soldad arrivèrent le 15 août 1960, accueillies d’abord par les Sœurs de Notre Dame des Apôtres ensuite par le Curé de la Paroisse de Dangbo. Rapidement, et avec le zèle qu’on lui connaissait, le Père Ignace FALY dynamisa les fidèles et tous les habitants de Dangbo autour de la construction sur le site de la mission d’une maison provisoire pour abriter les Religieuses missionnaires. Cette maison, après l’intégration de la résidence définitive réalisée au quartier Zoungbodji, est en pleine réhabilitation dans le cadre des travaux du cinquantenaire de la paroisse. Les Sœurs s’investissaient d’abord dans l’école et dispensaire, puis dans la catéchèse et la formation des filles rurales par l’alphabétisation, l’initiation au français, la couture. Mais pour que la présence de l’Eglise soit matériellement visible, le Père Ignace FALY initia le projet de l’église paroissiale Notre Dame de Lourdes de Dangbo dont la consécration advint il y a 37 ans, précisément le 17 novembre 1968 par le ministère de Monseigneur Noël BOCHEIX. A signaler au passage que cette église occupe la deuxième place parmi les églises consacrées dans le diocèse après la Cathédrale de Porto-Novo, et la huitième parmi celles du Bénin revêtues du même honneur.

3- De 1970 à 2004 : La poursuite de l’œuvre de création

Après quinze années sur la paroisse, le Père Ignace FALY fut remplacé en 1970 par le Père Jacques LALANDE. Celui-ci quitta en 1974 et il y eut un vide qui fut comblé par le Père Michel AHODANTIN alors Curé de Kessounou. Celui-ci assura l’intérim jusqu’en 1975. Le Père Antoine DOSSOU prit les rennes de la paroisse. Il y passa onze années de durs labeurs jusqu’en 1986. Puis se succédèrent les Pères Hippolyte TOGLOBESSE (1986 - 1989), Albert BODJRENOU (1989 - 1997). En cette période, précisément le 1er octobre 1994, le Seigneur fit une grande merveille en offrant à tout le diocèse, notamment à la vallée de l’Ouémé, un hôpital dénommé "Auberge de l’Amour Rédempteur" confié d’abord à des laïcs puis aux Sœurs Servantes de l’Amour Rédempteur du Christ (SARC) dont la première équipe composée des Sœurs Antoinette ACAKPO, Augustine GODONOU et Monique HOUENOU de Dravo arriva le 9 septembre 1999. Entre temps, le Père Albert BODJRENOU était affecté ailleurs. Il fut remplacé par le Père Hippolyte SAGBO qui resta à Dangbo de 1997 à 1999. A cette date, la Paroisse de Dangbo devint encore vacante et l’intérim fut confié au Père André DESSOU, alors curé doyen d’Azowlissè jusqu’en 2000 où le Père Ernest GBEDAN y fut nommé. Mais à son départ, Dangbo revint à nouveau sous l’administration d’Azowlissè où exerçait le Père Nicolas HAZOUME. Après trois mois d’intérim assuré par celui-ci, la paroisse Notre Dame de Lourdes de Dangbo reçut, le 21 septembre 2002, les Pères Jean Benoît GNAMBODE et Maurille TOSSOU respectivement Curé et Vicaire. En prenant la mesure de la charge et en s’inscrivant dans la ligne des valeureux devanciers, la nouvelle équipe mue par le commandement du Maître et la conviction de l’apôtre "malheur à moi si je n’évangéliste" (1Co 9, 16), se lira à un travail acharné d’annonce en profondeur pour un réel renouvellement puisque leur constat était que certains chrétiens catholiques retournaient au culte vodun, d’autres vivaient dans le syncrétisme religieux. Ce fut au cours de cet engagement missionnaire que le 18 octobre 2002, la Paroisse de Dangbo fut élevée au rang des paroisses doyennés avec le Père Jean Benoît GNAMBODE comme Curé doyen. Le nouveau vicariat ainsi établi comprend outre Dangbo, les paroisses de Hondji Kessounou et Dèkin-Afio. Environ deux ans plus tard, l’équipe paroissiale partit et le Père Jacob AFFOGNON fut nommé puis présenté à la Paroisse et au doyenné le 3 octobre 2004 avec les mêmes attributions, charges et devoirs.

4- Bilan et perspectives : Cinquantenaire de la Paroisse, opportunité pour une nouvelle évangélisation

L’œuvre d’évangélisation qui constitue une entreprise permanente se poursuit et l’animation paroissiale s’effectue dans la catéchèse, la liturgie, les associations et mouvements. A cette date, la Paroisse compte 20.240 habitants dont 7.010 fidèles catholiques, 3 catéchistes bénévoles qui se consacrent à la formation des sympathisants et à l’initiation des catéchumènes au nombre de 364. La liturgie est animée par le groupe des lecteurs, les chorales Hanye, Sèhouégnon, Ajogan, les chorales des Jeunes et celles des Enfants née en décembre 2004 et la Grégorienne qui renaît. On note aussi les associations et les mouvements tels que Notre-Dame de Montligeon, saint Enfant-Jésus de Prague, Union de Prière pour les Vocations (UPV), Action Catholique des Femmes (ACF), Mouvement d’Apostolat des Enfants du Bénin (MADEB), Mères Samuel, Communauté Fondacio, Marguilliers juniors qui viennent de voir le jour. L’ardeur dont a fait montre l’ensemble des missionnaires a porté beaucoup de fruits dont les ordinations sacerdotales des Pères Epiphane AHOUANSE, Gabriel KAKPO Dieudonné ALANTEKPO, Philippe AMOUSSOU, Charles CAKPO, les consécrations religieuses des Sœurs Marguerite GOUTON, Reine Perpétue BONOU (OCPSP), Jean Martin KPANOUTON, Rufine SONOU, Jeanne DANSOU, Monique GOUTON (Providence de Gap), Isabelle KOUKPO (Marie de Médaille Miraculeuse), Marcelline CODJOVI (Filles de Padré Pio). La Paroisse de Dangbo se réjouit de toutes ces grâces. Toutefois pour aller de l’avant et surtout pour grandir spirituellement, elle réclame une évangélisation qui tienne compte de l’ensemble et de l’individu, des groupes, des tranches d’âge dont surtout la jeunesse, une évangélisation davantage en profondeur pour aider les uns et les autres à faire dos au syncrétisme ambiant, récurrent et résistant en vue de retrouver la foi qui procure dynamisme, vivacité et générosité pour une effective auto-prise en charge sur tous les plans. Ainsi, les difficultés effectives liées aux aléas climatiques, à l’exode rural, aux séparations divorces des parents, à l’abandon des enfants qui se débrouillent, au laisser-aller qui semble s’opposer à toute règle et discipline seront vaincues progressivement pour faire d’advenir la prospérité et le renouveau souhaités.

CONCLUSION : L’œuvre d’évangélisation, comme toute initiative évolue parfois en dents de scie. Malgré ses hauts et ses bas, ses avancées et ses reculs, ses hésitations, l’esprit fait évoluer l’Eglise du Christ. Le Seigneur poursuit son œuvre avec les laïcs, prêtres et religieuses actuellement présents dans cette Paroisse cinquantenaire. Elle rend grâce et fait son bilan pour de nouvelles perspectives qui dans le Seigneur sont toujours heureuses. L’espérance fera avancer la foi et fortifiera la charité en vue de conduire toutes les communautés chrétiennes de cette Paroisse en vue de conduire toutes les communautés chrétiennes de cette Paroisse à la "plénitude de la stature du Christ" pour la plus grande gloire de Dieu.