samedi 22 juillet 2017

COMMUNIQUE :

Pour redynamiser l’évangélisation des enfants par les enfants sur nos différentes paroisses, son Excellence Mgr Aristide GONSALLO, évêque de Porto-Novo, invite tous les mouvements d’enfants (MADEB, CHORALE DES ENFANTS, SAMUEL, ADS, SAINT ENFANT JESUS, SCOUT ENFANT, LECTEUR JUNIOR, LEGION DE MARIE JUNIOR etc…) à la 8ème édition des Journées Diocésaines de l’Enfance Missionnaire, les 27 et 28 Décembre 2016 sur la paroisse Saint Vincent de Tchaada.

Pour la réussite desdites journées et pour la participation massive de vos enfants, nous comptons, chers parents et chers Pères, sur votre aide et votre sensibilisation.

Le Coordonnateur diocésain de l’EM, Abbé Georges GAYET

Programme des dites journées

50 ans de la paroisse Sacré-Coeur :

En cette année Sainte de la Miséricorde, va se célébrer le jubilé d’or (50 ans) de création de la paroisse SACRE-CŒUR de Ouenlinda (Porto-Novo). A cet effet une grand-messe se célébrera le dimanche 05 Juin 2016 à 10H00, en la dite église. Elle sera présidée par son excellence, Mgr Aristide GONSALLO, évêque de Porto-Novo.

Le reste du programme des manifestations

Concert de la Ressurection : 2016 :

Sous le parrainage de son Excellence Mgr Aristide GONSALLO, évêque de Porto-Novo, l’Aumônerie diocésaine des chorales des jeunes et la Coordination des chorales des jeunes de Porto-Novo

vous invitent à la 6ème édition du CONCERT DE LA RÉSURRECTION.

- Date : dimanches de Pâques, 27 mars 2016
- Heure : 16H00
- Lieu : Stade Charles de Gaulle de Porto-Novo
- Entrée : libre et gratuite

Ce sont plus d’une quinzaine de chorales qui se succèderont.

MERCI DE LES SOUTENIR



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V a c a n c e s
vendredi 11 juillet 2014
La communauté des sœurs Salésiennes Missionnaires de

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SEMAINE SAINTE

Semaine Sainte : La Miséricorde dans l’Eglise.

Exercice Spirituel  : Heure sainte. (Choisir une heure dans la semaine pour vivre la passion avec Marie Madeleine)

Explication : L’heure sainte est une pratique qui consiste essentiellement à la méditation de la passion du Christ. Cette dévotion a son origine dans la prière que Jésus fit à Gethsémani la veille de sa mort, dans la nuit du Jeudi au Vendredi Saint.

Il s’agit de passer une heure en prière, de 23 heures à minuit, dans la nuit du jeudi au vendredi, ainsi que Notre Seigneur l’a demandé à Marguerite-Marie Alacoque, à sainte Faustine et d’autres encore.

On peut méditer suivant son inspiration personnelle sur l’agonie de Notre-Seigneur et faire d’autres prières que celles indiquées ici.

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"La vérité est la première. Elle est la première clé du changement souhaité pour nous tous. Elle se présente sous plusieurs aspects. Son contraire est aussi multiple et fait beaucoup de mal"

"La vérité est la première. Elle est la première clé du changement souhaité pour nous tous. Elle se présente sous plusieurs aspects. Son contraire est aussi multiple et fait beaucoup de mal."

"Attention ! Quand on fait le bien (ou le mal) on ne sais jamais le bien (ou le mal) qu’on fait"

"Attention ! Quand on fait le bien (ou le mal) on ne sais jamais le bien (ou le mal) qu’on fait"

Dans l’épreuve comme dans le bonheur, l’heure de Dieu est la meilleure

Dans l’épreuve comme dans le bonheur, l’heure de Dieu est la meilleure

"L’Homme, le chrétien notamment ne vit pas d’hypothèses mais de conviction profondément établie sur le Roc de l’Amour"

"L’Homme, le chrétien notamment ne vit pas d’hypothèses mais de conviction profondément établie sur le Roc de l’Amour"

"La vraie culture qui aide les autres à croitre, à grandir et à rayonner est celle du coeur. Cela est aussi une Béatitude."

"La vraie culture qui aide les autres à croitre, à grandir et à rayonner est celle du coeur. Cela est aussi une Béatitude."

"Quand on s’aime, le temps de la séparation et la distance de l’éloignement paraissent toujours trop longs."

"Quand on s’aime, le temps de la séparation et la distance de l’éloignement paraissent toujours trop longs."

"Chacun de nous porte en soi l’existence d’une croix qui s’apelle inquiétude, peur ou même angoise devant les jours qui s’approchent. Mais il reste Dieu"

"Chacun de nous porte en soi l’existence d’une croix qui s’apelle inquiétude, peur ou même angoise devant les jours qui s’approchent. Mais il reste Dieu"

"Il faut donner le temps au temps. Plus une affaire est urgente, plus il faut traiter avec gravité et lenteur, prudence et sagesse."

"Il faut donner le temps au temps. Plus une affaire est urgente, plus il faut traiter avec gravité et lenteur, prudence et sagesse."

" Chaque prêtre doit pouvoir se sentir heureux de servir l’Eglise. A l’école du curé d’Ars, patron de tous les prêtres du monde entier, il ne faut cesser de dire que l’homme ne peut faire rien de plus grand que de donner aux fidèles le Corps et le Sang du Christ et de pardonner les péchés". (Benoît XVI pensées sur le Sacerdoce)

« Chaque prêtre doit pouvoir se sentir heureux de servir l’Eglise. A l’école du curé d’Ars, patron de tous les prêtres du monde entier, il ne faut cesser de dire que l’homme ne peut faire rien de plus grand que de donner aux fidèles le Corps et le Sang du Christ et de pardonner les péchés ».

(Benoît XVI pensées sur le Sacerdoce)

« La Sagesse, c’est la connaissance des choses divines » (Saint Augustin)

« La Sagesse, c’est la connaissance des choses divines » (Saint Augustin)

« le Sacrement de l’Ordre est nécessaire et très nécessaire, car sans les prêtres qui nous administrerait les Sacrements » (Le Curé d’Ars)

« le Sacrement de l’Ordre est nécessaire et très nécessaire, car sans les prêtres qui nous administrerait les Sacrements » (Le Curé d’Ars)

« Prier, soigner, annoncer sont les trois grandes priorités du travail d’un disciple du Christ, d’un prêtre » (Benoît XVI pensées sur le sacerdoce)

« Prier, soigner, annoncer sont les trois grandes priorités du travail d’un disciple du Christ, d’un prêtre » (Benoît XVI pensées sur le sacerdoce)

« Elle est importante aussi cette humilité par laquelle nous reconnaissons les limites de nos forces. Ce que nous ne pouvons faire, le Seigneur doit le faire » (Benoît XVI pensées sur le Sacerdoce)

« Elle est importante aussi cette humilité par laquelle nous reconnaissons les limites de nos forces. Ce que nous ne pouvons faire, le Seigneur doit le faire » (Benoît XVI pensées sur le Sacerdoce)

« Le prêtre est l’icône visible de Dieu et le devoir principal du prêtre est de porter Dieu aux hommes. Il ne peut le faire seulement s’il s’appuie sur Dieu et vit avec Dieu » (Benoît XVI pensées sur le Sacerdoce)

« Le prêtre est l’icône visible de Dieu et le devoir principal du prêtre est de porter Dieu aux hommes. Il ne peut le faire seulement s’il s’appuie sur Dieu et vit avec Dieu » (Benoît XVI pensées sur le Sacerdoce)

« La relation du prêtre avec Dieu, le fait d’être dans la vérité de Dieu, le lie à la vérité qu’est le Christ » (Benoît XVI pensées sur le Sacerdoce)

« La relation du prêtre avec Dieu, le fait d’être dans la vérité de Dieu, le lie à la vérité qu’est le Christ » (Benoît XVI pensées sur le Sacerdoce)

« Le prêtre opère in persona Christi. Son ministère se prolonge dans les gestes salvifiques : rompre le pain de la vie et remettre les péchés » (Benoît XVI pensées sur le Sacerdoce)

« Le prêtre opère in persona Christi. Son ministère se prolonge dans les gestes salvifiques : rompre le pain de la vie et remettre les péchés » (Benoît XVI pensées sur le Sacerdoce)

« Etre prêtre signifie devenir ami de Jésus et ceci toujours de plus avec toute notre existence » (Benoît XVI pensées sur le Sacerdoce)

« Etre prêtre signifie devenir ami de Jésus et ceci toujours de plus avec toute notre existence » (Benoît XVI pensées sur le Sacerdoce)

« Le monde a besoin de Dieu non d’un dieu quelconque, mais du Dieu de Jésus-Christ qui s’est fait chair et sang, qui nous a aimés jusqu’à mourir pour nous » (Benoît XVI pensées sur le Sacerdoce)

« Le monde a besoin de Dieu non d’un dieu quelconque, mais du Dieu de Jésus-Christ qui s’est fait chair et sang, qui nous a aimés jusqu’à mourir pour nous » (Benoît XVI pensées sur le Sacerdoce)

« Il est indispensable de toujours retourner de nouveau à la racine de notre Sacerdoce : Le Christ Jésus Seigneur » (Benoît XVI pensées sur le Sacerdoce)

« Il est indispensable de toujours retourner de nouveau à la racine de notre Sacerdoce : Le Christ Jésus Seigneur » (Benoît XVI pensées sur le Sacerdoce)

« Chers prêtres, le Seigneur nous appelle amis, Il fait de nous ses amis, Il se donne à nous, Il nous donne son Corps dans l’Eucharistie, Il nous confie l’Eglise. Alors nous devons être vraiment ses amis, avoir avec lui un seul désir, vouloir ce qu’Il veut et non ce qu’il ne veut pas » (Benoît XVI pensées sur le Sacerdoce)

« Chers prêtres, le Seigneur nous appelle amis, Il fait de nous ses amis, Il se donne à nous, Il nous donne son Corps dans l’Eucharistie, Il nous confie l’Eglise. Alors nous devons être vraiment ses amis, avoir avec lui un seul désir, vouloir ce qu’Il veut et non ce qu’il ne veut pas » (Benoît XVI pensées sur le Sacerdoce)

« Jésus Lui-même nous dit : vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Que cela soit notre commune résolution : faire tous ensemble sa sainte volonté dans la quelle est notre liberté et notre joie » (Benoît XVI Pensées sur le Sacerdoce)

« Jésus Lui-même nous dit : vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Que cela soit notre commune résolution : faire tous ensemble sa sainte volonté dans la quelle est notre liberté et notre joie » (Benoît XVI Pensées sur le Sacerdoce)

« Puisqu’il a sa racine dans le Christ, le Sacerdoce est par nature dans l’Eglise et pour l’Eglise » (Benoît XVI Pensées sur le Sacerdoce)

« Puisqu’il a sa racine dans le Christ, le Sacerdoce est par nature dans l’Eglise et pour l’Eglise » (Benoît XVI Pensées sur le Sacerdoce)

« Seigneur vous avez fait deux choses : l’une proche de vous, les purs esprits ; l’autre proche du néant la matière première » (Saint Augustin)

« Seigneur vous avez fait deux choses : l’une proche de vous, les purs esprits ; l’autre proche du néant la matière première » (Saint Augustin)

« Dieu est bon parce que c’est grâce à lui que toutes choses subsistent » (Saint Denys)

« Dieu est bon parce que c’est grâce à lui que toutes choses subsistent » (Saint Denys)

« Dieu est infini, éternel, et sans limitation possible » (Saint Jean Damascène)

« Dieu est infini, éternel, et sans limitation possible » (Saint Jean Damascène)

« Le nom de Dieu, celui par lequel il s’est désigné lui-même à Moïse, c’est Celui qui est. Il exprime, en effet, l’Etre comme un océan infini et indéterminé » (Saint Jean Damascène)

« Le nom de Dieu, celui par lequel il s’est désigné lui-même à Moïse, c’est Celui qui est. Il exprime, en effet, l’Etre comme un océan infini et indéterminé » (Saint Jean Damascène)

« Non seulement les créatures ne peuvent pas échapper à la connaissance de Dieu, mais s’il ne les connaissait pas, elles n’existeraient même pas. Ce n’est pas parce qu’elles sont que Dieu les connaît, mais c’est parce qu’il les connaît qu’elles sont. » (Saint Augustin)

« Non seulement les créatures ne peuvent pas échapper à la connaissance de Dieu, mais s’il ne les connaissait pas, elles n’existeraient même pas. Ce n’est pas parce qu’elles sont que Dieu les connaît, mais c’est parce qu’il les connaît qu’elles sont. » (Saint Augustin)

« La véritable justice de Dieu, c’est qu’il accorde à tous les êtres ce qui leur revient d’après la nature de chacun, sauvegardant ainsi l’ordre avec la puissance. » (Saint Denys)

« La véritable justice de Dieu, c’est qu’il accorde à tous les êtres ce qui leur revient d’après la nature de chacun, sauvegardant ainsi l’ordre avec la puissance. » (Saint Denys)

« La miséricorde est un complément de la justice. Le terme miséricorde évoque un cœur malheureux, et malheureux spécialement au spectacle de la misère d’autrui. Si Dieu ne peut pas compatir à la misère humaine au point d’en ressentir de la tristesse, il peut du moins y remédier, et ce geste supposant une bonté surabondante ne convient-il pas éminemment à Dieu, Bonté infinie ? » (Saint Thomas d’Aquin)

« La miséricorde est un complément de la justice. Le terme miséricorde évoque un cœur malheureux, et malheureux spécialement au spectacle de la misère d’autrui. Si Dieu ne peut pas compatir à la misère humaine au point d’en ressentir de la tristesse, il peut du moins y remédier, et ce geste supposant une bonté surabondante ne convient-il pas éminemment à Dieu, Bonté infinie ? » (Saint Thomas d’Aquin)

« En Dieu, le Verbe est le nom propre du Fils, car si le Fils est engendré par le Père, il l’est à la manière d’un concept qui émane d’une intelligence » (Saint Thomas d’Aquin)

« En Dieu, le Verbe est le nom propre du Fils, car si le Fils est engendré par le Père, il l’est à la manière d’un concept qui émane d’une intelligence » (Saint Thomas d’Aquin)

« Considéré comme conaturel au Père, le Verbe est appelé Fils ; coéternel, il est appelé Splendeur, entièrement semblable, il est appelé Image ; immatériel, il est à proprement parler le Verbe » (Saint Thomas d’Aquin)

« Considéré comme conaturel au Père, le Verbe est appelé Fils ; coéternel, il est appelé Splendeur, entièrement semblable, il est appelé Image ; immatériel, il est à proprement parler le Verbe » (Saint Thomas d’Aquin)

« Le Fils est également l’image du Père, mais l’image au sens plein du mot, un être qui procède d’un autre est de même nature et exactement semblable » (Saint Thomas d’Aquin)

« Le Fils est également l’image du Père, mais l’image au sens plein du mot, un être qui procède d’un autre est de même nature et exactement semblable » (Saint Thomas d’Aquin)

« L’Esprit Saint, c’est le nom usuel dans l’Ecriture pour désigner la Personne divine qui procède par mode d’amour. Le terme convient d’ailleurs pour exprimer l’origine de cette troisième Personne : car Elle procède à la fois du Père et du Fils qui tous deux sont esprit et tous deux sont saints » (Saint Augustin)

« L’Esprit Saint, c’est le nom usuel dans l’Ecriture pour désigner la Personne divine qui procède par mode d’amour. Le terme convient d’ailleurs pour exprimer l’origine de cette troisième Personne : car Elle procède à la fois du Père et du Fils qui tous deux sont esprit et tous deux sont saints » (Saint Augustin)

« Le Père et le Fils s’aiment par l’Esprit-Saint. De même que fleurir est produire les fleurs, et dire est énoncer le verbe, de même aimer est exprimer l’amour » (Saint Thomas d’Aquin)

« Le Père et le Fils s’aiment par l’Esprit-Saint. De même que fleurir est produire les fleurs, et dire est énoncer le verbe, de même aimer est exprimer l’amour » (Saint Thomas d’Aquin)

« Un objet donné crée un rapport entre le donateur et le bénéficiaire : car on ne peut donner que ce que l’on possède, et on le donne pour qu’il passe en la possession d’un autre qui désormais a la faculté d’en jouir » (Saint Thomas d’Aquin)

« Un objet donné crée un rapport entre le donateur et le bénéficiaire : car on ne peut donner que ce que l’on possède, et on le donne pour qu’il passe en la possession d’un autre qui désormais a la faculté d’en jouir » (Saint Thomas d’Aquin)

« Le don proprement dit est à la fois gratuit et irrévocable, et le motif qui provoque le don c’est l’amour qui prouve ainsi sa bienveillance à l’égard de l’être aimé » (Saint Thomas d’Aquin)

« Le don proprement dit est à la fois gratuit et irrévocable, et le motif qui provoque le don c’est l’amour qui prouve ainsi sa bienveillance à l’égard de l’être aimé » (Saint Thomas d’Aquin)

« L’Esprit-Saint est appelé spécialement Don, précisément parce qu’il procède comme Amour. Et si le Fils lui aussi est donné, n’est-ce pas sous l’inspiration de l’amour ? Dieu a tant aimé le monde qu’il lui a donné son Fils unique » (Saint Thomas d’Aquin)

« L’Esprit-Saint est appelé spécialement Don, précisément parce qu’il procède comme Amour. Et si le Fils lui aussi est donné, n’est-ce pas sous l’inspiration de l’amour ? Dieu a tant aimé le monde qu’il lui a donné son Fils unique » (Saint Thomas d’Aquin)

« Bien que les personnes divines soient distinctes l’une de l’autre, Elles ne constituent ensemble qu’une seule et même réalité, chacune des personnes s’identifiant avec l’essence divine elle-même, comme chacun des trois angles d’un triangle, tout en étant distinct des autres, englobe cependant la même et unique surface » (Saint Augustin)

« Bien que les personnes divines soient distinctes l’une de l’autre, Elles ne constituent ensemble qu’une seule et même réalité, chacune des personnes s’identifiant avec l’essence divine elle-même, comme chacun des trois angles d’un triangle, tout en étant distinct des autres, englobe cependant la même et unique surface » (Saint Augustin)

9 Mars 2011 : Mercredi des Cendres La liturgie de ce Mercredi des Cendres nous donne le ton de toute la démarche du temps de Carême : « Revenez à moi de tout votre cœur… » (Jl 2,12) ; « …laissez-vous réconcilier avec Dieu » (2 Co 5,20). L’initiative vient de Dieu ; c’est lui qui appelle à la conversion en vue de la réconciliation. Ce n’est donc pas à un tribunal que nous sommes convoqués, si ce n’est celui de la miséricorde. Mais nous sommes tellement habitués à gérer notre vie seuls, sans les autres, malgré les autres, voire contre eux, que nous agissons de même envers Dieu. Un des principaux obstacles à la conversion salutaire réside dans la peur de la dépendance, inhérente à la logique de l’amour. Il est vrai que le spectre du Dieu exigeant, sanguinaire, vengeur, est loin d’être éradiqué de notre inconscient. Pourtant la Parole du Seigneur transmise par le prophète Joël est parfaitement claire : « …revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour, renonçant au châtiment » (Jl 2,13). Osons donc nous avancer avec confiance vers le Dieu qui fait grâce. Ne laissons pas sans effet la grâce » que Dieu nous offre en ce temps particulièrement béni. Car « c’est maintenant le moment favorable, c’est maintenant le jour du salut » (2 Co 6,2). Et puisque le Seigneur veut "nous laver tout entier de notre faute et nous purifier de notre offense" (cf. Ps 50,4), notre première démarche sera nécessairement de nous convaincre de péché. À contre courant des voix qui proclament que chaque individu est seul maître pour déclarer ce qui est vrai et bon pour lui, sans avoir à rendre de compte à personne de ses choix, nous avouerons à Dieu notre péché, qu’il nous aura lui-même révélé au plus intime de notre conscience. Car nous savons que le péché est une transgression délibérée de la volonté de Dieu révélée dans sa Parole ou dans la loi naturelle inscrite en nos cœurs. C’est pourquoi nous demandons au Seigneur de nous arracher à nos aveuglements sur nous-mêmes en nous dévoilant notre péché, afin que nous puissions l’immerger dans sa miséricorde. Répondant à cette demande, Jésus, dans l’évangile commence par dénoncer notre hypocrisie spirituelle, notre duplicité, l’habileté avec laquelle nous parvenons à récupérer à notre profit les œuvres soi-disant accomplies pour Dieu. Jésus ne récuse pas les trois expressions traditionnelles de pénitence à savoir la prière, l’aumône et le jeûne. S’il en dénonce les contrefaçons, c’est bien pour que nous puissions les pratiquer dans la rectitude intentionnelle qui convient. Mais la triple présentation que Jésus nous en fait, est à chaque fois un appel à passer : de la recherche de la vaine gloire dans des actions extérieures, à une adoration gratuite et désintéressée dans le secret de notre cœur ; de la dispersion superficielle, à l’intégration en profondeur ; de la simulation dans des relations fausses et stériles, au dialogue personnel avec "notre Père qui voit ce que nous faisons en secret" (cf. Mt 6,4.6.18).  

Mercredi des Cendres

La liturgie de ce Mercredi des Cendres nous donne le ton de toute la démarche du temps de Carême : « Revenez à moi de tout votre cœur… » (Jl 2,12) ; « …laissez-vous réconcilier avec Dieu » (2 Co 5,20).

L’initiative vient de Dieu ; c’est lui qui appelle à la conversion en vue de la réconciliation. Ce n’est donc pas à un tribunal que nous sommes convoqués, si ce n’est celui de la miséricorde.

Mais nous sommes tellement habitués à gérer notre vie seuls, sans les autres, malgré les autres, voire contre eux, que nous agissons de même envers Dieu.

Un des principaux obstacles à la conversion salutaire réside dans la peur de la dépendance, inhérente à la logique de l’amour. Il est vrai que le spectre du Dieu exigeant, sanguinaire, vengeur, est loin d’être éradiqué de notre inconscient. Pourtant la Parole du Seigneur transmise par le prophète Joël est parfaitement claire : « …revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour, renonçant au châtiment » (Jl 2,13).

Osons donc nous avancer avec confiance vers le Dieu qui fait grâce. Ne laissons pas sans effet la grâce » que Dieu nous offre en ce temps particulièrement béni. Car « c’est maintenant le moment favorable, c’est maintenant le jour du salut » (2 Co 6,2).

Et puisque le Seigneur veut "nous laver tout entier de notre faute et nous purifier de notre offense" (cf. Ps 50,4), notre première démarche sera nécessairement de nous convaincre de péché.

À contre courant des voix qui proclament que chaque individu est seul maître pour déclarer ce qui est vrai et bon pour lui, sans avoir à rendre de compte à personne de ses choix, nous avouerons à Dieu notre péché, qu’il nous aura lui-même révélé au plus intime de notre conscience.

Car nous savons que le péché est une transgression délibérée de la volonté de Dieu révélée dans sa Parole ou dans la loi naturelle inscrite en nos cœurs.

C’est pourquoi nous demandons au Seigneur de nous arracher à nos aveuglements sur nous-mêmes en nous dévoilant notre péché, afin que nous puissions l’immerger dans sa miséricorde.

Répondant à cette demande, Jésus, dans l’évangile commence par dénoncer notre hypocrisie spirituelle, notre duplicité, l’habileté avec laquelle nous parvenons à récupérer à notre profit les œuvres soi-disant accomplies pour Dieu.

Jésus ne récuse pas les trois expressions traditionnelles de pénitence à savoir la prière, l’aumône et le jeûne. S’il en dénonce les contrefaçons, c’est bien pour que nous puissions les pratiquer dans la rectitude intentionnelle qui convient.

Mais la triple présentation que Jésus nous en fait, est à chaque fois un appel à passer : de la recherche de la vaine gloire dans des actions extérieures, à une adoration gratuite et désintéressée dans le secret de notre cœur ; de la dispersion superficielle, à l’intégration en profondeur ; de la simulation dans des relations fausses et stériles, au dialogue personnel avec "notre Père qui voit ce que nous faisons en secret" (cf. Mt 6,4.6.18).  

« L’Esprit-Saint est appelé spécialement Don, précisément parce qu’il procède comme Amour. Et si le Fils lui aussi est donné, n’est-ce pas sous l’inspiration de l’amour ? Dieu a tant aimé le monde qu’il lui a donné son Fils unique » (Saint Augustin)

« L’Esprit-Saint est appelé spécialement Don, précisément parce qu’il procède comme Amour. Et si le Fils lui aussi est donné, n’est-ce pas sous l’inspiration de l’amour ? Dieu a tant aimé le monde qu’il lui a donné son Fils unique » (Saint Augustin)

Jeudi après les Cendres Dans l’évangile de ce jour, Jésus nous rappelle le terme de notre démarche de Carême : ressusciter en lui et avec lui. Tout mouvement reçoit son dynamisme de la finalité vers laquelle il tend. Le Carême est un temps de conversion qui nous prépare à vivre la joie de Pâques en nous tournant vers celui qui nous a promis de ressusciter avec lui au dernier jour.....

Jeudi après les Cendres

Dans l’évangile de ce jour, Jésus nous rappelle le terme de notre démarche de Carême : ressusciter en lui et avec lui. Tout mouvement reçoit son dynamisme de la finalité vers laquelle il tend.

Le Carême est un temps de conversion qui nous prépare à vivre la joie de Pâques en nous tournant vers celui qui nous a promis de ressusciter avec lui au dernier jour. Cette promesse est une promesse de vie et choisir de s’orienter vers elle, c’est choisir la vie : « Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance, en aimant le Seigneur ton Dieu, en écoutant sa voix, en vous attachant à lui ; c’est là que se trouve la vie… » (Dt 30,19-20).

Nous rappeler cela est primordial en ce début de Carême, peut-être pour nous éviter de faire des moyens de conversion que le Seigneur nous propose des fins en soi. Je veux parler de l’aumône, du jeûne et de la prière. "Aimer le Seigneur notre Dieu, écouter sa voix, nous attacher à lui… » (cf. Dt 30,20) N’avons-nous pas ici un beau résumé du sens à donner à notre Carême ? Nous rapprocher toujours plus de Dieu pour recevoir, au cœur d’une communion d’amour toujours plus étroite avec lui, la vie éternelle et le salut. L’évangile nous rappelle qu’au fond, c’est bien là l’enjeu du Carême, comme de toute démarche de conversion : « …celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi la sauvera » (Lc 9,24).

Le chemin ouvert devant nous est donc bien tracé. Il s’agit de nous détourner de nous-mêmes, de tous nos repliements narcissiques ou égoïstes. Il s’agit de reconnaître que l’on ne peut se suffire et que l’on a besoin de l’autre pour vivre. Au fond, il s’agit de reconnaître que l’on ne peut se donner le salut et que l’on a besoin du Tout Autre pour être sauvé. Voilà peut-être ce que signifie renoncer à soi-même : « Celui qui veut marcher derrière moi, qu’il renonce à lui-même… » ; et Jésus ajoute : « …qu’il prenne sa croix chaque jour, et qu’il me suive » (Lc 9,23).

Renoncer à soi-même et accepter de se recevoir de Dieu est crucifiant, car précisément cela crucifie en nous le péché qui nous renferme sur nous-mêmes en nous détournant de Dieu. Ce péché, Jésus l’a porté pour nous dans sa Passion et il nous en a délivrés lorsqu’il accepta librement de remettre sa vie entre les mains de son Père pour la recevoir à nouveau de lui au matin de Pâques.

La perspective de cette mort à nous-mêmes, telle qu’elle nous est présentée par Jésus, ne doit donc pas nous décourager. Jésus a vaincu définitivement la mort. En ressuscitant, il lui a donné un sens nouveau. Désormais, il existe une nouvelle manière de mourir qui est participation au mystère pascal du Christ et qui conduit à la vie.

C’est ainsi que chacune de nos morts à nous-mêmes, vécue dans un abandon libre et aimant entre les mains de notre Père du ciel, nous ouvrira à la vie. Alors nous serons "comme un arbre planté près d’un ruisseau, qui donne du fruit en son temps, et dont jamais le feuillage ne meurt" (cf. Ps 1,3).

11 Mars 2011 : Vendredi après les Cendres. Si nous prenions au pied de la lettre ce que nous enseigne Jésus dans ces quelques versets, tout chrétien en état de grâce serait dispensé du jeûne ! D’ailleurs, à en juger de la vie des saints, il ne semble pas que l’état de grâce, dans lequel on peut supposer qu’ils soient établis, les détourne du jeûne. Comment donc comprendre cette étrange contradiction ? Il me semble qu’un élément de réponse est à chercher du côté de l’identité de l’« Épouse » ; il faut bien qu’il y en ait une, puisque Jésus parle d’un « Époux ». Certes chaque baptisé peut se considérer comme uni par un lien nuptial à son Seigneur et Sauveur ; mais ce lien s’établit par notre insertion baptismale au sein de l’Église Épouse. C’est elle la véritable « fiancée » que Jean vit « descendre du ciel, d’auprès de Dieu, toute prête, …parée pour son Époux » (Ap 21,2). Or la joie de cette Épouse ne saurait être parfaite tant que tous les invités de la noce ne sont pas rassemblés autour de la table du banquet. Si les Saints jeûnent, alors que, dans l’Esprit, ils participent déjà à la vie de l’Époux, c’est parce qu’ils ressentent douloureusement l’absence à leurs côtés, de leurs frères encore prisonniers des séductions de ce monde. Usant de leur pouvoir sur le cœur de Dieu, ils lui font un chantage d’amour : « Je ne me mettrai pas à table tant que le plus jeune ne sera pas arrivé » (1 S 16,11). Mais n’attribuons pas à l’Épouse davantage de compassion que l’Époux dont elle reçoit toute sa sainteté. C’est bien le Seigneur qui lui inspire cette attitude afin de pouvoir achever son œuvre de Rédemption à travers l’effort de pénitence de ceux qui ont accueilli le salut. Le jeûne de l’Épouse s’inscrit dans la visée de cette fécondité surnaturelle à laquelle se réfère Saint Paul lorsqu’il écrit aux chrétiens de Colosses : « …je trouve ma joie dans les souffrances que j’endure pour vous, et je complète en ma chair ce qui manque aux tribulations du Christ pour son Corps, qui est l’Église » (Col 1,24). Certes, la Passion du Seigneur suffit surabondamment ; mais « dans la souffrance rédemptrice par laquelle s’est opérée la Rédemption du monde, le Christ s’est ouvert dès le début et il s’ouvre constamment à toute souffrance humaine. Oui cela semble faire partie de l’essence même de la souffrance rédemptrice du Christ que de tendre à être sans cesse complétée » (JEAN-PAUL II, in Salvifici doloris). Au cœur d’une culture postmoderne dont le trait dominant est l’hédonisme, il est bon de rappeler la valeur spéciale de la souffrance aux yeux des chrétiens. Le Pape JEAN-PAUL II ne craint pas de dire, à la lumière du mystère pascal, qu’« elle est un bien, devant lequel l’Église s’incline avec vénération, dans toute la profondeur de sa foi en la Rédemption. Elle s’incline aussi devant toute souffrance, dans toute la profondeur de la foi avec laquelle elle accueille en elle-même l’inexprimable mystère du Corps du Christ » (JEAN-PAUL II, in Salvifici doloris).

11 Mars 2011 : Vendredi après les Cendres

Si nous prenions au pied de la lettre ce que nous enseigne Jésus dans ces quelques versets, tout chrétien en état de grâce serait dispensé du jeûne ! D’ailleurs, à en juger de la vie des saints, il ne semble pas que l’état de grâce, dans lequel on peut supposer qu’ils soient établis, les détourne du jeûne. Comment donc comprendre cette étrange contradiction ? Il me semble qu’un élément de réponse est à chercher du côté de l’identité de l’« Épouse » ; il faut bien qu’il y en ait une, puisque Jésus parle d’un « Époux ». Certes chaque baptisé peut se considérer comme uni par un lien nuptial à son Seigneur et Sauveur ; mais ce lien s’établit par notre insertion baptismale au sein de l’Église Épouse. C’est elle la véritable « fiancée » que Jean vit « descendre du ciel, d’auprès de Dieu, toute prête, …parée pour son Époux » (Ap 21,2). Or la joie de cette Épouse ne saurait être parfaite tant que tous les invités de la noce ne sont pas rassemblés autour de la table du banquet. Si les Saints jeûnent, alors que, dans l’Esprit, ils participent déjà à la vie de l’Époux, c’est parce qu’ils ressentent douloureusement l’absence à leurs côtés, de leurs frères encore prisonniers des séductions de ce monde. Usant de leur pouvoir sur le cœur de Dieu, ils lui font un chantage d’amour : « Je ne me mettrai pas à table tant que le plus jeune ne sera pas arrivé » (1 S 16,11). Mais n’attribuons pas à l’Épouse davantage de compassion que l’Époux dont elle reçoit toute sa sainteté. C’est bien le Seigneur qui lui inspire cette attitude afin de pouvoir achever son œuvre de Rédemption à travers l’effort de pénitence de ceux qui ont accueilli le salut. Le jeûne de l’Épouse s’inscrit dans la visée de cette fécondité surnaturelle à laquelle se réfère Saint Paul lorsqu’il écrit aux chrétiens de Colosses : « …je trouve ma joie dans les souffrances que j’endure pour vous, et je complète en ma chair ce qui manque aux tribulations du Christ pour son Corps, qui est l’Église » (Col 1,24). Certes, la Passion du Seigneur suffit surabondamment ; mais « dans la souffrance rédemptrice par laquelle s’est opérée la Rédemption du monde, le Christ s’est ouvert dès le début et il s’ouvre constamment à toute souffrance humaine. Oui cela semble faire partie de l’essence même de la souffrance rédemptrice du Christ que de tendre à être sans cesse complétée » (JEAN-PAUL II, in Salvifici doloris). Au cœur d’une culture postmoderne dont le trait dominant est l’hédonisme, il est bon de rappeler la valeur spéciale de la souffrance aux yeux des chrétiens. Le Pape JEAN-PAUL II ne craint pas de dire, à la lumière du mystère pascal, qu’« elle est un bien, devant lequel l’Église s’incline avec vénération, dans toute la profondeur de sa foi en la Rédemption. Elle s’incline aussi devant toute souffrance, dans toute la profondeur de la foi avec laquelle elle accueille en elle-même l’inexprimable mystère du Corps du Christ » (JEAN-PAUL II, in Salvifici doloris).

13 Mars 2011 : 1er Dimanche de Carême. L’évangile de ce jour s’articule autour de trois acteurs : le démon, Jésus, et Dieu son Père auquel il se réfère. Ce sont effectivement les trois protagonistes du drame que nous allons revivre tout au long de ce temps de carême, qui atteindra son point culminant le Vendredi Saint, avant de se résoudre d’une manière totalement inattendue au matin de Pâques. Jésus vient d’être baptisé ; la voix du Père s’est faite entendre et l’a confirmé dans sa filiation divine. Face à cet intrus qui vit encore dans la dépendance de l’amour, le démon va réessayer son antique stratégie (cf. 1ère Lecture) : il propose à Jésus de subvenir par lui-même à ses besoins au nom de sa dignité filiale. Un fils ne dispose-t-il pas de tous les biens ? N’est-il pas héritier ? Pourquoi dès lors se ferait-il dépendant du don de son Père ? Jésus répond qu’il n’a rien à recevoir puisque tout est à lui. La réponse de Jésus renvoie à l’obéissance à la Parole du Père, qui est plus essentielle à la filiation que la libre disposition des biens. La seconde tentation veut obliger le Père à intervenir en faveur de son Fils pour prouver concrètement la vérité de cette relation privilégiée. À nouveau Jésus rétablit les priorités en plaçant la confiance avant l’exigence de signes. Le démon, n’y tenant plus, trahit sa véritable motivation : il ne détourne l’homme de Dieu que pour obtenir de la créature l’adoration qui revient à Dieu seul. Jésus le repousse avec autorité et réaffirme que la logique du don culmine dans l’adoration qui ne peut que revenir à celui qui est la seule Source de tout bien. Ainsi donc, la liturgie du Carême nous conduit d’emblée au « péché racine », d’où découlent tous les autres : la volonté d’autonomie, qui s’oppose à la joyeuse dépendance de celui qui nous donne à chaque instant « la vie, le mouvement et l’être » (Ac 17,28). Nous sommes invités à faire un examen de conscience sur la manière dont nous gérons notre vie, et en particulier sur la place laissée à Dieu dans le choix de nos objectifs, les moyens utilisés pour parvenir à nos fins, et l’attribution de la gloire qui ressort de nos succès. La conversion consiste à renoncer résolument à décider par nous-mêmes « le bien et le mal », pour nous laisser instruire par Dieu, qui nous indique le chemin de la vraie vie (cf. Jn 14,6) par la voix de notre conscience (le murmure de l’Esprit ou la loi naturelle) et sa Parole révélée (le Fils incarné). Si nous acceptons une telle attitude d’humilité qui nous réinsère dans la dépendance de l’amour, nous sommes sûrs que "le démon sera obligé de nous quitter, et que les anges s’approcheront de nous pour nous servir". (cf. Mt 4,11). En ce temps de carême, sachons opposer vigoureusement notre foi aux sollicitations de l’ennemi, conscients que ce combat n’est pas le nôtre : c’est le combat que Jésus vainqueur continue dans son Église, pour la plus grande gloire de Dieu son Père, et le salut de tous les hommes.

13 Mars 2011 : 1er Dimanche de Carême

L’évangile de ce jour s’articule autour de trois acteurs : le démon, Jésus, et Dieu son Père auquel il se réfère. Ce sont effectivement les trois protagonistes du drame que nous allons revivre tout au long de ce temps de carême, qui atteindra son point culminant le Vendredi Saint, avant de se résoudre d’une manière totalement inattendue au matin de Pâques. Jésus vient d’être baptisé ; la voix du Père s’est faite entendre et l’a confirmé dans sa filiation divine. Face à cet intrus qui vit encore dans la dépendance de l’amour, le démon va réessayer son antique stratégie (cf. 1ère Lecture) : il propose à Jésus de subvenir par lui-même à ses besoins au nom de sa dignité filiale. Un fils ne dispose-t-il pas de tous les biens ? N’est-il pas héritier ? Pourquoi dès lors se ferait-il dépendant du don de son Père ? Jésus répond qu’il n’a rien à recevoir puisque tout est à lui. La réponse de Jésus renvoie à l’obéissance à la Parole du Père, qui est plus essentielle à la filiation que la libre disposition des biens. La seconde tentation veut obliger le Père à intervenir en faveur de son Fils pour prouver concrètement la vérité de cette relation privilégiée. À nouveau Jésus rétablit les priorités en plaçant la confiance avant l’exigence de signes. Le démon, n’y tenant plus, trahit sa véritable motivation : il ne détourne l’homme de Dieu que pour obtenir de la créature l’adoration qui revient à Dieu seul. Jésus le repousse avec autorité et réaffirme que la logique du don culmine dans l’adoration qui ne peut que revenir à celui qui est la seule Source de tout bien. Ainsi donc, la liturgie du Carême nous conduit d’emblée au « péché racine », d’où découlent tous les autres : la volonté d’autonomie, qui s’oppose à la joyeuse dépendance de celui qui nous donne à chaque instant « la vie, le mouvement et l’être » (Ac 17,28). Nous sommes invités à faire un examen de conscience sur la manière dont nous gérons notre vie, et en particulier sur la place laissée à Dieu dans le choix de nos objectifs, les moyens utilisés pour parvenir à nos fins, et l’attribution de la gloire qui ressort de nos succès. La conversion consiste à renoncer résolument à décider par nous-mêmes « le bien et le mal », pour nous laisser instruire par Dieu, qui nous indique le chemin de la vraie vie (cf. Jn 14,6) par la voix de notre conscience (le murmure de l’Esprit ou la loi naturelle) et sa Parole révélée (le Fils incarné). Si nous acceptons une telle attitude d’humilité qui nous réinsère dans la dépendance de l’amour, nous sommes sûrs que "le démon sera obligé de nous quitter, et que les anges s’approcheront de nous pour nous servir". (cf. Mt 4,11). En ce temps de carême, sachons opposer vigoureusement notre foi aux sollicitations de l’ennemi, conscients que ce combat n’est pas le nôtre : c’est le combat que Jésus vainqueur continue dans son Église, pour la plus grande gloire de Dieu son Père, et le salut de tous les hommes.

12 Mars 2011 : Samedi après les Cendres. Lévi est « assis à son bureau du publicain » (Lc 5,27). Bien campé derrière sa table, il jouit de la stabilité qu’il s’est enfin acquis. Certes ce fut à force d’intrigues, de pots-de-vin et autres concessions ; mais la fin ne justifie-t-elle pas les moyens ? Cela n’a pas arrangé ses relations avec ses coreligionnaires, qui le considèrent comme un « collabo » ; mais lui au moins ne craint pas l’avenir : son compte en banque lui permettra de faire face à d’éventuels revers de fortune, voire de changements politiques. La position relative des acteurs de la scène en dit long : notre collecteur est assis ; il n’a pas besoin de se fatiguer en allant vers les autres ; ce sont eux qui viennent à lui ; ils font même la queue pour poser leur argent sur la table derrière laquelle il préside. Il est craint de tous, car l’occupant romain laisse aux préleveurs des taxes la liberté de majorer les redevances et de s’approprier au passage les excédents, pourvu que le montant prévu tombe dans les caisses de l’empire. Lévi ne se prive pas de cette « tolérance », ce qui lui permet de mener un train de vie de grand Seigneur. Mais alors, quelle mouche l’a piqué pour qu’il réponde aussi promptement à l’appel de ce Rabbi venu de Nazareth ? Il a suffit qu’il lui dise « Suis-moi » (Lc 5,27), pour qu’il " abandonne tout" ce qui lui avait coûté tant de patience, d’efforts et d’humiliations. Lui qui avait enfin acquis la sécurité dont il rêvait, le voilà qui "se lève et se met à suivre Jésus" (cf. Lc 5,28), ce Rabbi itinérant. On ne sait d’ailleurs pas d’où il vient ce Jésus, lorsqu’il surgit sur l’avant-scène de la vie de Lévi ; et notre collecteur sait encore moins où il va. Que s’est-il donc passé dans cet instant où les regards de ces deux hommes se sont croisés ? Nul ne le sait sinon Jésus et Lévi : le secret de cette rencontre fondatrice demeure scellé dans leur cœur à tous deux, tout comme le secret de la rencontre, de l’échange de regard, de l’appel qui a mis chacun de nous en route à la suite du Seigneur. Si le temps de Carême nous est donné en vue d’un nouveau départ à la suite de Jésus, alors il est important de faire mémoire de ces moments fondateurs dans lesquels nous avons rencontré le Seigneur, où il a posé sur nous son regard, où nous avons compris qu’il nous aimait, où il nous a appelés, et où enfin nous lui avons répondu, nous mettant à sa suite. Le parcours n’est bien sûr pas balisé : il est personnel pour chacun et nous ne sommes pas forcément passés par chacune de ces étapes de manière précise. La plupart d’entre nous ont reçu la foi dans le contexte familial ; mais nous avons tous vécu des moments d’appropriation personnelle de ce qui nous avait été transmis. C’est de cela qu’il est bon de se remémorer, afin de pouvoir refaire, plus consciemment et plus pleinement, le choix de devenir disciple de Jésus. Lorsque nous aurons ainsi ravivé la flamme de notre désir, il sera bon d’ "offrir un grand festin dans notre maison" intérieure (cf. Lc 5,29) en prenant encore et toujours modèle sur Lévi. Comme lui, osons accueillir notre Sauveur et faisons lui la fête avec tout notre être, y compris ce qui en nous, nous fait honte.

12 Mars 2011 : Samedi après les Cendres. Lévi est « assis à son bureau du publicain » (Lc 5,27). Bien campé derrière sa table, il jouit de la stabilité qu’il s’est enfin acquis. Certes ce fut à force d’intrigues, de pots-de-vin et autres concessions ; mais la fin ne justifie-t-elle pas les moyens ? Cela n’a pas arrangé ses relations avec ses coreligionnaires, qui le considèrent comme un « collabo » ; mais lui au moins ne craint pas l’avenir : son compte en banque lui permettra de faire face à d’éventuels revers de fortune, voire de changements politiques. La position relative des acteurs de la scène en dit long : notre collecteur est assis ; il n’a pas besoin de se fatiguer en allant vers les autres ; ce sont eux qui viennent à lui ; ils font même la queue pour poser leur argent sur la table derrière laquelle il préside. Il est craint de tous, car l’occupant romain laisse aux préleveurs des taxes la liberté de majorer les redevances et de s’approprier au passage les excédents, pourvu que le montant prévu tombe dans les caisses de l’empire. Lévi ne se prive pas de cette « tolérance », ce qui lui permet de mener un train de vie de grand Seigneur. Mais alors, quelle mouche l’a piqué pour qu’il réponde aussi promptement à l’appel de ce Rabbi venu de Nazareth ? Il a suffit qu’il lui dise « Suis-moi » (Lc 5,27), pour qu’il " abandonne tout" ce qui lui avait coûté tant de patience, d’efforts et d’humiliations. Lui qui avait enfin acquis la sécurité dont il rêvait, le voilà qui "se lève et se met à suivre Jésus" (cf. Lc 5,28), ce Rabbi itinérant. On ne sait d’ailleurs pas d’où il vient ce Jésus, lorsqu’il surgit sur l’avant-scène de la vie de Lévi ; et notre collecteur sait encore moins où il va. Que s’est-il donc passé dans cet instant où les regards de ces deux hommes se sont croisés ? Nul ne le sait sinon Jésus et Lévi : le secret de cette rencontre fondatrice demeure scellé dans leur cœur à tous deux, tout comme le secret de la rencontre, de l’échange de regard, de l’appel qui a mis chacun de nous en route à la suite du Seigneur. Si le temps de Carême nous est donné en vue d’un nouveau départ à la suite de Jésus, alors il est important de faire mémoire de ces moments fondateurs dans lesquels nous avons rencontré le Seigneur, où il a posé sur nous son regard, où nous avons compris qu’il nous aimait, où il nous a appelés, et où enfin nous lui avons répondu, nous mettant à sa suite. Le parcours n’est bien sûr pas balisé : il est personnel pour chacun et nous ne sommes pas forcément passés par chacune de ces étapes de manière précise. La plupart d’entre nous ont reçu la foi dans le contexte familial ; mais nous avons tous vécu des moments d’appropriation personnelle de ce qui nous avait été transmis. C’est de cela qu’il est bon de se remémorer, afin de pouvoir refaire, plus consciemment et plus pleinement, le choix de devenir disciple de Jésus. Lorsque nous aurons ainsi ravivé la flamme de notre désir, il sera bon d’ "offrir un grand festin dans notre maison" intérieure (cf. Lc 5,29) en prenant encore et toujours modèle sur Lévi. Comme lui, osons accueillir notre Sauveur et faisons lui la fête avec tout notre être, y compris ce qui en nous, nous fait honte.

14 Mars 2011 : Lundi de la 1ère Semaine de Carême. Dans l’évangile de ce jour, Jésus nous annonce « la venue du Fils de l’homme dans sa gloire ». Le pronom possessif souligne qu’elle est sienne, cette gloire : Jésus l’a définitivement acquise par sa victoire sur l’Ennemi, remportée au désert en refusant toute glorification acquise par la mise en œuvre de pouvoirs, fussent-ils divins. Le Fils unique ne reçoit sa gloire que de son Père, qui lui donne de participer à sa propre vie. C’est précisément ce mystère de la filiation divine que la liturgie va nous inviter à contempler tout au long de cette première semaine de Carême, mystère que le Verbe fait chair nous offre en partage, si du moins nous acceptons les exigences qui en découlent. Pour atteindre le but fixé dans une course en montagne, il faut garder les yeux rivés sur le sommet que l’on veut gravir. C’est pourquoi l’Église nous invite à contempler ce qu’il est convenu d’appeler la scène du « jugement final ». Il s’agit sans doute d’un des passages les plus déconcertants de l’Évangile, puisqu’il n’y est fait aucune référence à Dieu, ni au culte qui lui est dû, ni même à une confession de foi qui nous vaudrait le salut. Le roi sépare les brebis des chèvres uniquement sur base de leur comportement, plus précisément sur le critère de la compassion active qu’ils ont manifestée – ou omis de manifester – envers leur prochain démuni. Les brebis sont justifiées eu égard à leur charité qui s’est mise en peine, sans considération pour leurs péchés, auxquels il n’est même pas fait allusion ! Quant aux chèvres, elles sont répudiées à cause de leur dureté de cœur, voire de leur simple indifférence, sans considération pour les autres aspects de leur vie que l’on peut imaginer « religieusement et moralement correctes ». On ne peut dire plus clairement que « la charité couvre une multitude de péchés » (1 P 4,8) : voilà pour les brebis ; par contre, « nous aurions beau avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, et toute la foi jusqu’à transporter des montagnes, s’il nous manque l’amour, nous ne sommes rien » (1 Co 13,2) : voilà pour les chèvres. Un tel jugement a vraiment de quoi surprendre : l’amour et le service de Dieu ne priment-t-ils pas sur l’attention au prochain ? Dès lors, n’est-ce pas le culte qui devrait couvrir une multitude de péchés ? Jésus nous donne lui-même la clé de ce paradoxe dans la mise en scène qu’il propose : « Amen, je vous le dis, chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25,40). Certes, la devise « Dieu premier servi » demeure valable en toutes circonstances ; mais depuis que le Verbe s’est fait chair, le service de Dieu s’identifie précisément au service de l’homme auquel le Seigneur a voulu s’unir aussi intimement. Les sorts respectifs des réprouvés et des élus indiquent clairement que « la vie éternelle » est une vie en communion avec le Christ ; mais nous n’y avons accès que par la communion à nos frères dans un amour de charité qui se met en peine.

14 Mars 2011 : Lundi de la 1ère Semaine de Carême.

Dans l’évangile de ce jour, Jésus nous annonce « la venue du Fils de l’homme dans sa gloire ». Le pronom possessif souligne qu’elle est sienne, cette gloire : Jésus l’a définitivement acquise par sa victoire sur l’Ennemi, remportée au désert en refusant toute glorification acquise par la mise en œuvre de pouvoirs, fussent-ils divins. Le Fils unique ne reçoit sa gloire que de son Père, qui lui donne de participer à sa propre vie. C’est précisément ce mystère de la filiation divine que la liturgie va nous inviter à contempler tout au long de cette première semaine de Carême, mystère que le Verbe fait chair nous offre en partage, si du moins nous acceptons les exigences qui en découlent. Pour atteindre le but fixé dans une course en montagne, il faut garder les yeux rivés sur le sommet que l’on veut gravir. C’est pourquoi l’Église nous invite à contempler ce qu’il est convenu d’appeler la scène du « jugement final ». Il s’agit sans doute d’un des passages les plus déconcertants de l’Évangile, puisqu’il n’y est fait aucune référence à Dieu, ni au culte qui lui est dû, ni même à une confession de foi qui nous vaudrait le salut. Le roi sépare les brebis des chèvres uniquement sur base de leur comportement, plus précisément sur le critère de la compassion active qu’ils ont manifestée – ou omis de manifester – envers leur prochain démuni. Les brebis sont justifiées eu égard à leur charité qui s’est mise en peine, sans considération pour leurs péchés, auxquels il n’est même pas fait allusion ! Quant aux chèvres, elles sont répudiées à cause de leur dureté de cœur, voire de leur simple indifférence, sans considération pour les autres aspects de leur vie que l’on peut imaginer « religieusement et moralement correctes ». On ne peut dire plus clairement que « la charité couvre une multitude de péchés » (1 P 4,8) : voilà pour les brebis ; par contre, « nous aurions beau avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, et toute la foi jusqu’à transporter des montagnes, s’il nous manque l’amour, nous ne sommes rien » (1 Co 13,2) : voilà pour les chèvres. Un tel jugement a vraiment de quoi surprendre : l’amour et le service de Dieu ne priment-t-ils pas sur l’attention au prochain ? Dès lors, n’est-ce pas le culte qui devrait couvrir une multitude de péchés ? Jésus nous donne lui-même la clé de ce paradoxe dans la mise en scène qu’il propose : « Amen, je vous le dis, chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25,40). Certes, la devise « Dieu premier servi » demeure valable en toutes circonstances ; mais depuis que le Verbe s’est fait chair, le service de Dieu s’identifie précisément au service de l’homme auquel le Seigneur a voulu s’unir aussi intimement. Les sorts respectifs des réprouvés et des élus indiquent clairement que « la vie éternelle » est une vie en communion avec le Christ ; mais nous n’y avons accès que par la communion à nos frères dans un amour de charité qui se met en peine.

15 Mars 2011 : Mardi de la 1ère Semaine de Carême. Les circonstances dans lesquelles le Seigneur adresse à son peuple les paroles rapportées par le prophète Isaïe (1ère lecture) sont dramatiques : Juda est en exil loin de sa terre, sans aucun espoir à vue humaine de revoir encore les collines de Sion. Pourtant c’est à la joie que Dieu convoque les siens : proche est le jour où il accomplira sa promesse et où il conclura avec eux « une alliance éternelle qui confirmera sa bienveillance à David » (Is 55,3). Car l’amour du Très-Haut est fidèle : ceux qui veillent auprès de sa Parole en verront l’accomplissement, car "elle ne lui revient pas sans résultat, sans avoir fait ce qu’il veut, sans avoir accompli sa mission" (cf. Is 55,11). Certes la réalisation des projets divins est toujours déconcertante pour nous, car les pensées et les chemins de Dieu ne sont pas les nôtres : « Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant mes chemins sont élevés au-dessus des vôtres, mes pensées, au-dessus de vos pensées » (Is 55,9). C’est donc à la confiance que le Seigneur nous invite : à l’Heure voulue, il accomplira son dessein d’amour envers nous. Notre seule préoccupation, aujourd’hui comme hier et jusqu’à la Parousie doit être de « chercher le Seigneur tant qu’il se laisse trouver, de l’invoquer tant qu’il est proche » (Is 55,6). Le Seigneur précise qu’il s’agit de le chercher non pas au gré des doctrines humaines prétendant parler de lui, mais dans les Écritures, où il prend lui-même la Parole : « Prêtez l’oreille ! Venez à moi ! Ecoutez et vous vivrez » (Is 55,3). Dans l’évangile, Jésus nous enseigne comment invoquer « son Père et notre Père, son Dieu et notre Dieu » (cf. Jn 20,17). « Notre Père » : la prière que Jésus enseigne à ses disciples de tous les temps se résume en ces deux mots que l’Esprit murmure en nos cœurs. Ce n’est pas la répétition mécanique de ces mots trop bien connus du Notre Père qui nous rend agréables à Dieu – ce serait "rabâcher comme les païens" (cf. Mt 6,7) – mais l’intensité du désir qui nous anime en les faisant monter vers le ciel. C’est lorsque nous la restituons à Dieu dans le souffle de l’Esprit, que la Parole inspirée nous filialise, accomplissant en nous ce pour quoi le Très-Haut l’avait envoyée. Notre prière devrait dès lors consister essentiellement à consentir à un double don : d’abord, nous recevons de Jésus les paroles de notre prière ; ensuite nous recevons de l’Esprit Saint le souffle intérieur qui l’anime, la vivifie, l’oriente vers Dieu, nous entraînant vers lui dans un élan d’amour filial. Aussi, avant de prier le Notre Père, écoutons d’abord longuement Jésus prononcer ces paroles dans lesquelles il exprime tout son désir ; et demandons à l’Esprit d’unifier le nôtre, afin qu’il converge dans cette unique demande qui constitue le cœur de toute prière chrétienne : « Dieu, sois notre Père ».

15 Mars 2011 : Mardi de la 1ère Semaine de Carême.

Les circonstances dans lesquelles le Seigneur adresse à son peuple les paroles rapportées par le prophète Isaïe (1ère lecture) sont dramatiques : Juda est en exil loin de sa terre, sans aucun espoir à vue humaine de revoir encore les collines de Sion. Pourtant c’est à la joie que Dieu convoque les siens : proche est le jour où il accomplira sa promesse et où il conclura avec eux « une alliance éternelle qui confirmera sa bienveillance à David » (Is 55,3). Car l’amour du Très-Haut est fidèle : ceux qui veillent auprès de sa Parole en verront l’accomplissement, car "elle ne lui revient pas sans résultat, sans avoir fait ce qu’il veut, sans avoir accompli sa mission" (cf. Is 55,11). Certes la réalisation des projets divins est toujours déconcertante pour nous, car les pensées et les chemins de Dieu ne sont pas les nôtres : « Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant mes chemins sont élevés au-dessus des vôtres, mes pensées, au-dessus de vos pensées » (Is 55,9). C’est donc à la confiance que le Seigneur nous invite : à l’Heure voulue, il accomplira son dessein d’amour envers nous. Notre seule préoccupation, aujourd’hui comme hier et jusqu’à la Parousie doit être de « chercher le Seigneur tant qu’il se laisse trouver, de l’invoquer tant qu’il est proche » (Is 55,6). Le Seigneur précise qu’il s’agit de le chercher non pas au gré des doctrines humaines prétendant parler de lui, mais dans les Écritures, où il prend lui-même la Parole : « Prêtez l’oreille ! Venez à moi ! Ecoutez et vous vivrez » (Is 55,3). Dans l’évangile, Jésus nous enseigne comment invoquer « son Père et notre Père, son Dieu et notre Dieu » (cf. Jn 20,17). « Notre Père » : la prière que Jésus enseigne à ses disciples de tous les temps se résume en ces deux mots que l’Esprit murmure en nos cœurs. Ce n’est pas la répétition mécanique de ces mots trop bien connus du Notre Père qui nous rend agréables à Dieu – ce serait "rabâcher comme les païens" (cf. Mt 6,7) – mais l’intensité du désir qui nous anime en les faisant monter vers le ciel. C’est lorsque nous la restituons à Dieu dans le souffle de l’Esprit, que la Parole inspirée nous filialise, accomplissant en nous ce pour quoi le Très-Haut l’avait envoyée. Notre prière devrait dès lors consister essentiellement à consentir à un double don : d’abord, nous recevons de Jésus les paroles de notre prière ; ensuite nous recevons de l’Esprit Saint le souffle intérieur qui l’anime, la vivifie, l’oriente vers Dieu, nous entraînant vers lui dans un élan d’amour filial. Aussi, avant de prier le Notre Père, écoutons d’abord longuement Jésus prononcer ces paroles dans lesquelles il exprime tout son désir ; et demandons à l’Esprit d’unifier le nôtre, afin qu’il converge dans cette unique demande qui constitue le cœur de toute prière chrétienne : « Dieu, sois notre Père ».

16 Mars 2011 : Mercredi de la 1ère Semaine de Carême Les gens de Ninive sont admirables par la promptitude avec laquelle ils se convertissent à l’appel d’un étranger qui leur annonce un message de malheur, prétendument d’origine divine. Une telle attitude prouve que les Ninivites avaient gardé la lampe de leur conscience allumée. Ils reconnaissent le bien-fondé du châtiment qui leur est annoncé car ils ont péché ; il est donc juste que le Seigneur les punisse. Mais en même temps ils pressentent que la justice de Dieu n’est pas intransigeante ; qu’il se laisse fléchir à la supplication de ceux qui se repentent de leurs mauvaises actions et s’engagent résolument sur un chemin de conversion. S’il n’en était pas ainsi, pourquoi Dieu aurait-il envoyé son prophète ? Pourquoi aurait-il prévenu de l’imminence du châtiment ? N’est-ce pas pour offrir aux hommes de bonne volonté une ultime opportunité de mettre à profit ces quarante jours (temps de purification) pour fléchir le bras de Dieu et apaiser sa colère par une juste pénitence ? Étonnamment, les habitants de Ninive, ville païenne réputée pour sa perversion, semblent avoir une intuition plus juste de Dieu que les fils de la promesse. Reconnaissant la pertinence des avertissements de Jonas, ils l’écoutent comme un envoyé de Dieu, sans demander d’autre « signe » : celui de ce prophète étranger faisant irruption inopinément dans la ville pour annoncer sa destruction leur suffit. Cette humilité, accompagnée d’une prompte conversion, va attirer sur eux la miséricorde divine. Aux Ninivites s’applique la béatitude que Jésus vient de prononcer dans le verset qui précède immédiatement la péricope de ce jour : « Heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu et l’observent » (Lc 11,28) : l’accueil de la Parole de Dieu transmise par le prophète Jonas libère en eux l’action de l’Esprit, leur donnant de consentir à la conversion qui éloigne d’eux le châtiment mérité. Toute autre est l’attitude que Jésus doit affronter dans son propre pays. Apparemment, il n’y a pas que les scribes et les pharisiens, qui exigent un « signe » par lequel Jésus justifierait son autorité : les chefs religieux semblent avoir semé le poison de la défiance au cœur des foules – toujours malléables et versatiles – qui se mettent elles aussi à demander des comptes à Jésus. Il est clair que les compatriotes de Jésus ne l’écoutent pas avec la disponibilité de cœur qui aurait permis à sa Parole de porter son fruit dans leur vie : ils exigent des signes, afin de se soustraire à l’exigence de conversion qui découle de son message. Il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut point entendre. Au cœur de ce monde qui multiplie les soupçons sur l’identité du Christ et sur son style de vie, en jetant le doute sur la vérité des évangiles, demandons au Seigneur de nous accorder la grâce de pouvoir répondre, par un effort de conversion renouvelé, aux campagnes de diffamation sur la personne de notre Seigneur et Sauveur, sur son Église, calomniée autant que lui, ainsi que sur les croyants que l’Ennemi tente à tout prix de disqualifier aux yeux du monde.

16 Mars 2011 : Mercredi de la 1ère Semaine de Carême.

Les gens de Ninive sont admirables par la promptitude avec laquelle ils se convertissent à l’appel d’un étranger qui leur annonce un message de malheur, prétendument d’origine divine. Une telle attitude prouve que les Ninivites avaient gardé la lampe de leur conscience allumée. Ils reconnaissent le bien-fondé du châtiment qui leur est annoncé car ils ont péché ; il est donc juste que le Seigneur les punisse. Mais en même temps ils pressentent que la justice de Dieu n’est pas intransigeante ; qu’il se laisse fléchir à la supplication de ceux qui se repentent de leurs mauvaises actions et s’engagent résolument sur un chemin de conversion. S’il n’en était pas ainsi, pourquoi Dieu aurait-il envoyé son prophète ? Pourquoi aurait-il prévenu de l’imminence du châtiment ? N’est-ce pas pour offrir aux hommes de bonne volonté une ultime opportunité de mettre à profit ces quarante jours (temps de purification) pour fléchir le bras de Dieu et apaiser sa colère par une juste pénitence ? Étonnamment, les habitants de Ninive, ville païenne réputée pour sa perversion, semblent avoir une intuition plus juste de Dieu que les fils de la promesse. Reconnaissant la pertinence des avertissements de Jonas, ils l’écoutent comme un envoyé de Dieu, sans demander d’autre « signe » : celui de ce prophète étranger faisant irruption inopinément dans la ville pour annoncer sa destruction leur suffit. Cette humilité, accompagnée d’une prompte conversion, va attirer sur eux la miséricorde divine. Aux Ninivites s’applique la béatitude que Jésus vient de prononcer dans le verset qui précède immédiatement la péricope de ce jour : « Heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu et l’observent » (Lc 11,28) : l’accueil de la Parole de Dieu transmise par le prophète Jonas libère en eux l’action de l’Esprit, leur donnant de consentir à la conversion qui éloigne d’eux le châtiment mérité. Toute autre est l’attitude que Jésus doit affronter dans son propre pays. Apparemment, il n’y a pas que les scribes et les pharisiens, qui exigent un « signe » par lequel Jésus justifierait son autorité : les chefs religieux semblent avoir semé le poison de la défiance au cœur des foules – toujours malléables et versatiles – qui se mettent elles aussi à demander des comptes à Jésus. Il est clair que les compatriotes de Jésus ne l’écoutent pas avec la disponibilité de cœur qui aurait permis à sa Parole de porter son fruit dans leur vie : ils exigent des signes, afin de se soustraire à l’exigence de conversion qui découle de son message. Il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut point entendre. Au cœur de ce monde qui multiplie les soupçons sur l’identité du Christ et sur son style de vie, en jetant le doute sur la vérité des évangiles, demandons au Seigneur de nous accorder la grâce de pouvoir répondre, par un effort de conversion renouvelé, aux campagnes de diffamation sur la personne de notre Seigneur et Sauveur, sur son Église, calomniée autant que lui, ainsi que sur les croyants que l’Ennemi tente à tout prix de disqualifier aux yeux du monde.

17 Mars 2011 : Jeudi de la 1ère Semaine de Carême Le cheminement d’Israël avec son Dieu, et l’Alliance scellée sur l’Horeb, s’enracinent dans l’expérience du salut offert lors de la traversée de la Mer Rouge. Toute la Bible est jalonnée de ces interventions victorieuses de Dieu, obtenues parfois en des circonstances tragiques et par l’intermédiaire d’être fragiles, afin qu’il apparaisse clairement que c’est l’Éternel qui a agi. Le livre d’Esther (1ère Lecture) est un des fleurons de ces hauts-faits divins. En réponse à la foi et la prière confiante de la reine Esther, Dieu va sauver son peuple de l’extermination et retourner contre ses ennemis le châtiment qu’ils prétendaient lui infliger. Toutes ces interventions du Très-Haut dans l’histoire ne sont cependant que des préfigurations de l’œuvre de salut par laquelle Dieu notre Père nous sauve définitivement du péché et de son cortège de souffrances, quand il ressuscite son Fils Jésus Christ de la mort, relevant avec lui tous ceux qui lui sont incorporés par la foi. Lorsque Jésus se fait insistant pour que nous ayons l’audace de demander « de bonnes choses » à "notre Père qui est aux cieux", nul doute que c’est au salut qu’il fait allusion. Qu’y a-t-il en effet de meilleur que la vie éternelle qu’il nous offre en partage dans l’Esprit ? Et C’est l’humanité toute entière que le Seigneur arrache à l’esclavage de Satan et à une mort absurde, pour l’introduire dans la liberté filiale et la vie divine. Mais si nous voulons être des témoins crédibles de cette Bonne Nouvelle, il nous faut avoir expérimenté nous-mêmes cette libération et avoir goûté au moins les prémisses de cette liberté et cette vie nouvelles dans l’Esprit. C’est pourquoi il est important de céder aux invitations particulièrement insistantes de Jésus, qui martèle son intervention de verbes à l’impératif – « demandez… cherchez… frappez… » – accompagnés de promesses tout aussi affirmatives d’exaucement – « …vous obtiendrez, …vous trouverez, …la porte vous sera ouverte ». Les images utilisées par Jésus sont à vrai dire assez déroutantes : qui en effet serait assez pervers pour « donner une pierre à son fils qui lui demande du pain, ou un serpent quand il lui demande un poisson ? » Mais ne pourrait-on lire dans ces exemples une discrète allusion au Tentateur, qui invitait Jésus à transformer les pierres du désert en pains (cf. Mt 4,3) ? Le « serpent » substitué au « poisson » de façon malveillante, n’évoquerait-il pas la présence du Menteur, qui s’est insinué dans le cœur de l’homme pour y pervertir sa relation filiale à Dieu le Père ? La suite semble confirmer cette interprétation tout en ouvrant malgré tout sur une vision d’espérance (cf. Mt 7,11). Libérés dès lors de la peur de la mort qui nous enfermait dans l’égoïsme, nous pouvons enfin sortir de la revendication opiniâtre de nos « droits », pour entrer dans la joyeuse liberté filiale, qui trouve sa joie à accomplir pour les autres, ce que jusque-là nous exigions qu’ils fassent pour nous.

17 Mars 2011 : Jeudi de la 1ère Semaine de Carême

Le cheminement d’Israël avec son Dieu, et l’Alliance scellée sur l’Horeb, s’enracinent dans l’expérience du salut offert lors de la traversée de la Mer Rouge. Toute la Bible est jalonnée de ces interventions victorieuses de Dieu, obtenues parfois en des circonstances tragiques et par l’intermédiaire d’être fragiles, afin qu’il apparaisse clairement que c’est l’Éternel qui a agi. Le livre d’Esther (1ère Lecture) est un des fleurons de ces hauts-faits divins. En réponse à la foi et la prière confiante de la reine Esther, Dieu va sauver son peuple de l’extermination et retourner contre ses ennemis le châtiment qu’ils prétendaient lui infliger. Toutes ces interventions du Très-Haut dans l’histoire ne sont cependant que des préfigurations de l’œuvre de salut par laquelle Dieu notre Père nous sauve définitivement du péché et de son cortège de souffrances, quand il ressuscite son Fils Jésus Christ de la mort, relevant avec lui tous ceux qui lui sont incorporés par la foi. Lorsque Jésus se fait insistant pour que nous ayons l’audace de demander « de bonnes choses » à "notre Père qui est aux cieux", nul doute que c’est au salut qu’il fait allusion. Qu’y a-t-il en effet de meilleur que la vie éternelle qu’il nous offre en partage dans l’Esprit ? Et C’est l’humanité toute entière que le Seigneur arrache à l’esclavage de Satan et à une mort absurde, pour l’introduire dans la liberté filiale et la vie divine. Mais si nous voulons être des témoins crédibles de cette Bonne Nouvelle, il nous faut avoir expérimenté nous-mêmes cette libération et avoir goûté au moins les prémisses de cette liberté et cette vie nouvelles dans l’Esprit. C’est pourquoi il est important de céder aux invitations particulièrement insistantes de Jésus, qui martèle son intervention de verbes à l’impératif – « demandez… cherchez… frappez… » – accompagnés de promesses tout aussi affirmatives d’exaucement – « …vous obtiendrez, …vous trouverez, …la porte vous sera ouverte ». Les images utilisées par Jésus sont à vrai dire assez déroutantes : qui en effet serait assez pervers pour « donner une pierre à son fils qui lui demande du pain, ou un serpent quand il lui demande un poisson ? » Mais ne pourrait-on lire dans ces exemples une discrète allusion au Tentateur, qui invitait Jésus à transformer les pierres du désert en pains (cf. Mt 4,3) ? Le « serpent » substitué au « poisson » de façon malveillante, n’évoquerait-il pas la présence du Menteur, qui s’est insinué dans le cœur de l’homme pour y pervertir sa relation filiale à Dieu le Père ? La suite semble confirmer cette interprétation tout en ouvrant malgré tout sur une vision d’espérance (cf. Mt 7,11). Libérés dès lors de la peur de la mort qui nous enfermait dans l’égoïsme, nous pouvons enfin sortir de la revendication opiniâtre de nos « droits », pour entrer dans la joyeuse liberté filiale, qui trouve sa joie à accomplir pour les autres, ce que jusque-là nous exigions qu’ils fassent pour nous.

18 Mars 2011 : Vendredi de la 1ère Semaine de Carême L’enjeu des déclarations de Jésus est clairement énoncé : il s’agit de l’accès au Royaume des cieux. Parler d’un « Royaume » sous-entend la présence d’un Roi. Jésus s’exprime ici en tant que porte-parole de ce Roi, et donc en tant que mandaté par Dieu pour promulguer la charte du Royaume, ce qu’il vient de faire en proclamant les Béatitudes. Comme le sens jaillit de la différence, Jésus explique à ses disciples la nouveauté de cette législation, en l’opposant à la loi ancienne défendue par les scribes et les pharisiens. Jésus non seulement se présente comme un nouveau législateur, mais affirme que l’observation de la Loi à l’école des chefs religieux, ne conduit pas à la justice requise pour entrer dans le Royaume de son Père. Autrement dit, la finalité du cheminement proposé par Jésus ne correspond donc pas à celui des pharisiens. Pourtant Jésus se réfère à la même Loi que ces derniers : comment pourrait-il en être autrement puisqu’elle émane effectivement de Dieu ? Il pourrait sembler, à première vue, qu’il n’y aurait entre les deux partis qu’une différence d’interprétation : là où les pharisiens limitent le champ d’application de la Loi aux seules actions matériellement posées, Jésus l’étendrait aux paroles qui portent préjudice à notre prochain, voire même aux pensées mal intentionnées que nous pouvons nourrir secrètement contre lui. Il est clair cependant que si la différence entre les deux approches se limitait à une querelle d’interprétation, elle justifierait tout au plus la création d’une nouvelle école rabbinique, mais n’expliquerait pas le drame qui est en train de se nouer et qui conduira à la condamnation à mort de Jésus pour motif de blasphème. Il faut donc chercher plus loin. Pour les pharisiens, l’homme serait justifié par l’observance des prescriptions de la Loi, c’est-à-dire en accomplissant ce qu’elle commande et en évitant ce qu’elle interdit. Mais leur attitude est empreinte d’un individualisme et d’un légalisme déconcertants : l’observation scrupuleuse de la Loi va jusqu’à étouffer le bon sens et à primer sur la charité la plus élémentaire qui consiste à venir en aide à un frère dans le besoin. Une telle interprétation réductrice de la Loi est aux antipodes de l’enseignement de Jésus. L’illustration mettant en scène un fidèle venant présenter son offrande à l’autel, alors qu’il a un différend avec son frère, est particulièrement significative. Ce n’est pas notre offrande qui nous justifie ; elle devrait tout au contraire exprimer notre action de grâce pour la justification que Dieu seul peut nous offrir gratuitement en son Fils. Or ce salut ne nous est pas donné individuellement, mais dans la mesure de notre communion au Christ, et à travers elle, de notre appartenance à son Corps qui est l’Église. Toute offrande, pour être agréée, doit toujours jaillir en action de grâce pour le don de la paternité divine et de la fraternité universelle auxquelles Jésus nous a donné accès.

18 Mars 2011 : Vendredi de la 1ère Semaine de Carême

L’enjeu des déclarations de Jésus est clairement énoncé : il s’agit de l’accès au Royaume des cieux. Parler d’un « Royaume » sous-entend la présence d’un Roi. Jésus s’exprime ici en tant que porte-parole de ce Roi, et donc en tant que mandaté par Dieu pour promulguer la charte du Royaume, ce qu’il vient de faire en proclamant les Béatitudes. Comme le sens jaillit de la différence, Jésus explique à ses disciples la nouveauté de cette législation, en l’opposant à la loi ancienne défendue par les scribes et les pharisiens. Jésus non seulement se présente comme un nouveau législateur, mais affirme que l’observation de la Loi à l’école des chefs religieux, ne conduit pas à la justice requise pour entrer dans le Royaume de son Père. Autrement dit, la finalité du cheminement proposé par Jésus ne correspond donc pas à celui des pharisiens. Pourtant Jésus se réfère à la même Loi que ces derniers : comment pourrait-il en être autrement puisqu’elle émane effectivement de Dieu ? Il pourrait sembler, à première vue, qu’il n’y aurait entre les deux partis qu’une différence d’interprétation : là où les pharisiens limitent le champ d’application de la Loi aux seules actions matériellement posées, Jésus l’étendrait aux paroles qui portent préjudice à notre prochain, voire même aux pensées mal intentionnées que nous pouvons nourrir secrètement contre lui. Il est clair cependant que si la différence entre les deux approches se limitait à une querelle d’interprétation, elle justifierait tout au plus la création d’une nouvelle école rabbinique, mais n’expliquerait pas le drame qui est en train de se nouer et qui conduira à la condamnation à mort de Jésus pour motif de blasphème. Il faut donc chercher plus loin. Pour les pharisiens, l’homme serait justifié par l’observance des prescriptions de la Loi, c’est-à-dire en accomplissant ce qu’elle commande et en évitant ce qu’elle interdit. Mais leur attitude est empreinte d’un individualisme et d’un légalisme déconcertants : l’observation scrupuleuse de la Loi va jusqu’à étouffer le bon sens et à primer sur la charité la plus élémentaire qui consiste à venir en aide à un frère dans le besoin. Une telle interprétation réductrice de la Loi est aux antipodes de l’enseignement de Jésus. L’illustration mettant en scène un fidèle venant présenter son offrande à l’autel, alors qu’il a un différend avec son frère, est particulièrement significative. Ce n’est pas notre offrande qui nous justifie ; elle devrait tout au contraire exprimer notre action de grâce pour la justification que Dieu seul peut nous offrir gratuitement en son Fils. Or ce salut ne nous est pas donné individuellement, mais dans la mesure de notre communion au Christ, et à travers elle, de notre appartenance à son Corps qui est l’Église. Toute offrande, pour être agréée, doit toujours jaillir en action de grâce pour le don de la paternité divine et de la fraternité universelle auxquelles Jésus nous a donné accès.

29 Mars 2011 : Mardi de la 3ème Semaine de Carême

29 Mars 2011 : Mardi de la 3ème Semaine de Carême Pierre s’approche de Jésus pour lui poser sa question comme à voix basse. Vu le tempérament « entier » de Pierre tel qu’il ressort des récits évangéliques, on peut imaginer qu’il vient d’avoir un échange un peu vigoureux avec l’un ou l’autre apôtre. Le différend portait probablement sur une broutille comme cela se passe dans toute vie communautaire. Oui mais voilà : les mêmes causes engendrant les mêmes effets, et la vie quotidienne étant assez répétitive, ce genre de situation a elle aussi la fâcheuse tendance à se réitérer. Bougonnant, cherchant peut-être à obtenir de Jésus une approbation – contre son frère ! – notre rude maître-pêcheur exprime son mécontentement par une question à laquelle il n’attend probablement pas de réponse. Comment imaginer de compter les pardons accordés : un, deux… six, sept ! Terminé : l’heure de la vengeance a sonné. On imagine sans peine que la facture à la huitième offense ferait un « prix de gros », de sorte que les pardons antérieurs seraient tout simplement nuls et non advenus. Mais alors comment en sortir ? On voit bien que si le pardon a une extension limitée, le jour où la barre est franchie, le déferlement de violence rend vains et stériles tous les efforts antérieurs. Mais d’un autre côté, on ne peut tout de même pas s’engager dans une démarche de pardon inconditionnel ? Ce serait de la pure folie : le premier venu abuserait de nous ! J’imagine Jésus marquant un temps de silence ; puis plongeant ses yeux dans ceux de son apôtre, et posant ses mains sur les solides épaules de son grand gaillard de Pierre, Jésus lui dit avec un sourire affectueux : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois ». Il me semble que si nous entendons vraiment cette Parole, si nous la laissons descendre en nous, le sol se dérobe sous nos pieds. Quel vertige ! Ne rien retenir qui enchaînerait l’autre à moi par quelque lien que ce soit : la haine, le ressentiment, la rancœur, etc. Le laisser totalement libre des actes coupables qu’il aurait pu commettre envers moi ; refuser de revendiquer mon droit, non par faiblesse, mais pour ne pas être un obstacle sur sa route, dans la certitude que Jésus marche avec lui et saura écrire droit sur ses lignes courbes… Quel vertige, mais en même temps, quelle liberté ! Pour l’offenseur bien sûr, mais aussi pour l’offensé, car je suis plus lié par mes ressentiments que par les conséquences des sévices que j’aurais pu subir. La parabole que Jésus nous propose veut nous aider à oser tout miser sur cette liberté. Car qui donc est ce Roi qui manifeste une telle miséricorde envers son serviteur insolvable si ce n’est notre Père céleste ? C’est peut-être parce qu’il n’a pas pris conscience du prix de sa propre liberté, que ce serviteur ingrat se retire, sans même un mot de remerciement, et se jette sur son compagnon endetté. À nos yeux, cet homme qui vient d’être remis gratuitement dans sa pleine dignité en retrouvant sa liberté, a à nouveau perdu ce bien précieux en refusant de pardonner à son prochain. Puissions-nous nous en souvenir, et éviter d’agir comme lui.

30 Mars 2011 : Mercredi de la 3ème Semaine de Carême

30 Mars 2011 : Mercredi de la 3ème Semaine de Carême Dans l’évangile, Jésus réagit probablement à l’accusation portée contre lui par les chefs religieux ; il veut rassurer la foule des petits qui le suivent : non, il n’est pas un « hors-la-Loi », lui qui est venu pour nous en révéler le cœur vivant. Bien plus : il est ce Cœur et l’Esprit Saint est le Sang vivifiant le Corps de la Loi. Or rien n’est superflu dans un organisme : la moindre cellule a son rôle à jouer ; à condition que le corps tout entier soit unifié par une même vie circulant en tous ses membres afin de les mettre en étroite interaction. De même, le plus petit commandement trouve-t-il sa place dans l’harmonie de l’ensemble des prescriptions légales, à condition que celles-ci soient unifiées et animées par la charité. Depuis Moïse, la Loi est la référence constante du peuple d’Israël qui en tire son identité et sa cohésion, au prix de l’effort volontaire consenti par chacun de ses membres. Jésus n’invalide pas cette attitude, mais annonce un accomplissement, qui va radicalement changer la relation à la Loi. Car désormais, celle-ci ne sera plus extérieure, écrite sur des Tables de pierre, mais intérieure, écrite dans nos cœurs : « Je vous donnerai un cœur neuf et je mettrai en vous un esprit nouveau. Je mettrai en vous mon propre Esprit, je vous ferai marcher selon mes lois, garder et pratiquer mes coutumes (Ez 36,26-27) ». Cette immanence de la Loi spirituelle marque l’avènement de l’humanité nouvelle, recréée en Dieu. Ce n’est plus l’effort volontariste de l’homme à observer scrupuleusement une Loi extrinsèque qui confère une identité et une cohésion au nouveau peuple ; mais c’est tout au contraire la Loi vivante, intérieure de l’Esprit, qui révèle à chaque croyant son identité filiale, et l’intègre dans l’unique Corps ecclésial, dans la mesure de l’accueil du don de la grâce. Dès lors, celui « qui rejette un seul de ces plus petits commandements et qui enseigne aux hommes à faire ainsi », celui-là manifeste qu’il n’est pas encore rené de l’eau et de l’Esprit ; « mais celui qui les observe et les enseigne » atteste qu’il est entré en fils dans la maison du Père ; il vit de la vie de l’Esprit qui accomplit en lui ses œuvres. Telle devrait être la situation « normale » de tout baptisé. Pourtant, que de difficultés n’éprouvons-nous pas à modifier certains comportements incompatibles avec la loi de charité ! Le réalisme spirituel nous oblige à constater que nous n’avons pas encore rejoint notre terre de liberté ; l’adhésion de notre volonté à la Loi intérieure de l’Esprit n’est pas encore spontanée : bien des résistances nous font encore durement ressentir notre servitude. Il nous faut donc persévérer dans notre effort : le Seigneur vient au secours de ceux qui s’engagent résolument dans la voie de l’observance de ses préceptes. La grâce de l’Esprit se déversera dans l’impuissance de notre volonté pour lui communiquer sa force et nous donner de rompre les chaînes du vieil homme. À condition de garder les yeux fixés sur Jésus, qui est à l’origine et au terme de notre foi et de "ne jamais l’oublier ni le laisser sortir de notre cœur un seul jour" (cf. Dt 4,9 / 1ère lecture).

30 Mars 2011 : Mercredi de la 3ème Semaine de Carême

30 Mars 2011 : Mercredi de la 3ème Semaine de Carême Dans l’évangile, Jésus réagit probablement à l’accusation portée contre lui par les chefs religieux ; il veut rassurer la foule des petits qui le suivent : non, il n’est pas un « hors-la-Loi », lui qui est venu pour nous en révéler le cœur vivant. Bien plus : il est ce Cœur et l’Esprit Saint est le Sang vivifiant le Corps de la Loi. Or rien n’est superflu dans un organisme : la moindre cellule a son rôle à jouer ; à condition que le corps tout entier soit unifié par une même vie circulant en tous ses membres afin de les mettre en étroite interaction. De même, le plus petit commandement trouve-t-il sa place dans l’harmonie de l’ensemble des prescriptions légales, à condition que celles-ci soient unifiées et animées par la charité. Depuis Moïse, la Loi est la référence constante du peuple d’Israël qui en tire son identité et sa cohésion, au prix de l’effort volontaire consenti par chacun de ses membres. Jésus n’invalide pas cette attitude, mais annonce un accomplissement, qui va radicalement changer la relation à la Loi. Car désormais, celle-ci ne sera plus extérieure, écrite sur des Tables de pierre, mais intérieure, écrite dans nos cœurs : « Je vous donnerai un cœur neuf et je mettrai en vous un esprit nouveau. Je mettrai en vous mon propre Esprit, je vous ferai marcher selon mes lois, garder et pratiquer mes coutumes (Ez 36,26-27) ». Cette immanence de la Loi spirituelle marque l’avènement de l’humanité nouvelle, recréée en Dieu. Ce n’est plus l’effort volontariste de l’homme à observer scrupuleusement une Loi extrinsèque qui confère une identité et une cohésion au nouveau peuple ; mais c’est tout au contraire la Loi vivante, intérieure de l’Esprit, qui révèle à chaque croyant son identité filiale, et l’intègre dans l’unique Corps ecclésial, dans la mesure de l’accueil du don de la grâce. Dès lors, celui « qui rejette un seul de ces plus petits commandements et qui enseigne aux hommes à faire ainsi », celui-là manifeste qu’il n’est pas encore rené de l’eau et de l’Esprit ; « mais celui qui les observe et les enseigne » atteste qu’il est entré en fils dans la maison du Père ; il vit de la vie de l’Esprit qui accomplit en lui ses œuvres. Telle devrait être la situation « normale » de tout baptisé. Pourtant, que de difficultés n’éprouvons-nous pas à modifier certains comportements incompatibles avec la loi de charité ! Le réalisme spirituel nous oblige à constater que nous n’avons pas encore rejoint notre terre de liberté ; l’adhésion de notre volonté à la Loi intérieure de l’Esprit n’est pas encore spontanée : bien des résistances nous font encore durement ressentir notre servitude. Il nous faut donc persévérer dans notre effort : le Seigneur vient au secours de ceux qui s’engagent résolument dans la voie de l’observance de ses préceptes. La grâce de l’Esprit se déversera dans l’impuissance de notre volonté pour lui communiquer sa force et nous donner de rompre les chaînes du vieil homme. À condition de garder les yeux fixés sur Jésus, qui est à l’origine et au terme de notre foi et de "ne jamais l’oublier ni le laisser sortir de notre cœur un seul jour" (cf. Dt 4,9 / 1ère lecture).

31 Mars 2011 : Jeudi de la 3ème Semaine de Carême

31 Mars 2011 : Jeudi de la 3ème Semaine de Carême Le combat entre Jésus et le démon – dont l’évangile du jour nous rapporte un épisode – fait rage depuis le début de la vie publique. L’affrontement au désert se poursuit chaque jour et culminera dans le Triduum Pascal. Notons l’efficacité des manœuvres du diable. Il vient d’essuyer un sérieux revers : Jésus l’a chassé d’un homme qu’il tenait en son pouvoir. « La foule était dans l’admiration », rassemblée dans une commune action de grâce. Pas pour longtemps : une ombre passe, le doute s’infiltre dans les cœurs, le poison du soupçon fait son œuvre et la division s’installe. Le débat devient même houleux : des voix s’élèvent pour accuser Jésus de complicité avec le chef des démons ; d’autres « réclament un signe venant du ciel » ; et l’évangéliste précise que c’est « pour le mettre à l’épreuve ». Le Fils de Dieu est convoqué au tribunal des hommes pour avoir arraché un des leurs aux chaînes de Satan. Derrière la scène, c’est le drame du Vendredi Saint qui se prépare : l’ennemi teste ses troupes, évalue ses chances. L’affaire se présente bien : il aura suffi de quelques suggestions pour que la foule se retourne contre celui qu’elle adulait quelques instants plus tôt. Il est vrai que la manipulation des masses est le terrain de prédilection de Satan, celui où il excelle et où il a fait ses preuves. Mais Jésus sait que le démon n’a aucun pouvoir sur la liberté de l’homme, sauf si celui-ci le lui concède. Et même dans ce cas, Dieu préserve toujours un espace inaliénable afin que ses enfants puissent revenir vers lui. Jésus va donc essayer de les faire réfléchir afin que leur volonté, éclairée par la vérité, puissent se détourner du mal et reprendre la voie du bien. L’argumentation en trois points de Jésus est on ne peut plus classique. Elle suit la structure des discussions rabbiniques : un argument de bon sens, une référence à la Tradition et enfin un rappel des Écritures. D’abord, le bon sens élémentaire nous enseigne que si les démons s’expulsaient entre eux, il y a longtemps qu’ils ne nous encombreraient plus ; ils se seraient déjà autodétruits ; hélas, ce n’est pas le cas ; et l’homme muet que Jésus vient de guérir en expulsant un démon en est la preuve. Ensuite, la Tradition transmettait des prières d’exorcisme qui étaient prononcées au nom du Dieu d’Israël ; que les croyants qui les pratiquent soient eux-mêmes juges en cette affaire. Enfin, les Écritures n’annoncent-elles pas que « le doigt de Dieu » accomplirait des prodiges le jour où l’Éternel viendrait instaurer son Royaume ? Jésus poursuit par une parabole (Lc 11,21-22). Le caractère militaire de sa comparaison trahit l’atmosphère de combat qui pèse sur la rencontre. Ce que le démon ignore et qu’il découvrira bientôt à ses dépends, c’est qu’« un plus fort » s’est levé et est en passe d’intervenir pour triompher de lui et le dépouiller de son pouvoir. Et Jésus conclut en lançant un suprême avertissement, qui rejoint chacun de nous au cœur de nos propres combats : « Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse » (Lc 11,23).

1er Avril 2011 : Vendredi de la 3ème Semaine de Carême

1er Avril 2011 : Vendredi de la 3ème Semaine de Carême Jésus vient d’avoir une discussion pour le moins « tendue » avec des sadducéens sur la question de la résurrection. Le sujet divisait les pharisiens et les saducéens, ces derniers, contrairement aux premiers, refusant de croire à la résurrection des morts. On comprend dès lors la sympathie éprouvée de manière inattendue par le scribe – du parti des pharisiens – pour ce rabbi qui vient d’argumenter victorieusement contre leur adversaire commun. À son tour il va interroger le Maître ; sa démarche n’est pas simplement académique mais aussi personnelle : « Quel est le premier de tous les commandements ? » Et Jésus de lui répondre : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force ». Peu importe la correspondance exacte avec les facultés telles que nous les définirions aujourd’hui : il est clair que la prière du Shema est une invitation à aimer Dieu de tout notre être et à engager toutes nos facultés à son service comme il convient aux sujets d’un tel Roi, aux disciples d’un tel Seigneur, aux fils d’un tel Père. Serons-nous dès lors confinés sur cette unique relation avec Dieu, au détriment – voire à l’exclusion – de toute autre ? Le « second » commandement vient apaiser cette inquiétude : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Jésus vient de citer Lv 19,18. Nous sommes invités à chercher le bien de notre prochain avec tout autant d’ardeur que nous mettons à poursuivre le nôtre. Les deux commandements ne sont pas identiques, même s’ils sont inséparables. Le second est subordonné à celui qui est premier dans l’ordre logique et ontologique. Logique, car Dieu est Dieu et doit toujours être aimé et servi en premier et par-dessus tout. Ontologique, car c’est dans cet échange d’amour avec Dieu que nous puisons la force d’aimer notre prochain comme il le mérite. Pour le dire autrement, le décentrement de nous-mêmes vers Dieu, opéré par l’Esprit Saint dans la prière, nous prépare au décentrement de nous-mêmes vers les autres, opéré par ce même Esprit dans nos œuvres de charité. « Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : "Tu n’es pas loin du Royaume de Dieu" ». De toute évidence, quelque chose s’est passé entre Jésus et ce scribe, qui s’est laissé toucher par la sagesse du Rabbi. Jésus a lu dans le regard du scribe ses dispositions intérieures : « Tu n’es pas loin du Royaume de Dieu ». Il s’agit indubitablement d’une parole positive d’encouragement. Et pourtant, on ne peut s’empêcher de constater la limite qu’elle trace à savoir que l’interprétation la plus pertinente de la Tora ne donne pas accès au Royaume ; elle permet tout au plus de s’en approcher, mais pas d’y pénétrer. Ce qui ne devrait pas nous étonner, car si nous pouvions accéder au Royaume par nos propres efforts, il eût été inutile que le Fils de Dieu s’incarnât. Nous retrouvons ici la limite inhérente à toutes les sagesses préchrétiennes : elles ne peuvent au mieux que nous permettre de « n’être pas loin du Royaume » ; mais aucune ne peut nous y introduire.

2 Avril 2011 : Samedi de la 3ème Semaine de Carême

2 Avril 2011 : Samedi de la 3ème Semaine de Carême La parabole du pharisien et du publicain que la liturgie nous invite à méditer aujourd’hui nous est sans doute bien connue. Mais pour bien en comprendre le sens, il nous faut bien entendre les raisons qui ont poussé Jésus à raconter cette histoire : « Jésus dit une parabole pour certains hommes qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient tous les autres. » Autrement dit, Jésus veut adresser un message à ceux qui se drapent dans une justice qu’ils s’accordent à eux-mêmes et qui estiment que celle-ci les place au-dessus des autres, de « tous les autres » précise bien l’évangile. Si Jésus reprochait cette attitude aux pharisiens, il nous faut pourtant remarquer que saint Luc ne précise pas ici que Jésus s’adresse à eux. Serait-ce pour nous indiquer que c’est là une attitude qui risque de tous nous guetter, y compris les plus « religieux » parmi nous ? Regardons d’un peu plus près cette parabole. Jésus nous présente deux hommes : un pharisien et un publicain. L’exposé de l’attitude et de la prière de chacun est contrasté à souhait. Ce qui est frappant chez le pharisien est qu’il ne se tient pas devant Dieu mais devant lui-même. Certes, il s’adresse à Dieu mais lui parle-t-il vraiment ? Ne serait-il pas plutôt en train de parler avec lui-même. En réalité, sa prière n’a que l’apparence du dialogue. Elle est un monologue. Son action de grâce, au lieu de le tourner vers Dieu semble plutôt le tourner vers lui-même dans une sorte d’autosatisfaction. En soi, rendre grâce à Dieu pour les dons qu’il nous a fait n’a rien de mauvais. Ce qui est plus problématique, c’est de s’approprier ces dons pour se louer soi-même au lieu de Dieu et surtout pour déprécier ses frères au lieu de les aimer. L’aversion de ce pharisien vis-à-vis des pécheurs est aux antipodes de l’attitude de Dieu à leur égard. Le publicain, quant à lui, ne regarde pas ce qui ne va pas chez les autres pour mettre en valeur ce qui va chez lui. Bien plus, la seule chose qu’il voit chez lui, c’est son péché : « Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis ! » L’humilité est bien la caractéristique principale de la prière de cet homme. Il reconnaît qu’il a besoin de Dieu et particulièrement de son salut, contrairement au pharisien qui n’exprime aucune demande au Seigneur, se satisfaisant pleinement de son « ego ». Ce publicain reconnaît la miséricorde de Dieu et l’appelle dans sa vie parce qu’il se sait pécheur. Il a reconnu Dieu pour ce qu’il est. Nous voyons ici qu’avant d’inviter ses auditeurs à imiter le publicain, Saint Luc veut d’abord leur faire comprendre l’attitude de Dieu envers les hommes. Le fait que le publicain soit pardonné avant même d’avoir réparé ses torts, comme le fera un Zachée par exemple, manifeste avec clarté cette intention de l’évangéliste. Oui, telle est la miséricorde de Dieu envers le pécheur. Demandons au Seigneur de nous éclairer sur notre péché et de nous faire éprouver le besoin de son salut.

Dimanche 3 avril 2011

Dimanche 3 avril 2011 Jésus rend la vue à un aveugle de naissance et se révèle : lumière du monde « Je suis la lumière du monde celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres mais il aura la lumière de la vie » Jn 8,12. Jésus réalise en cet aveugle de naissance une double guérison : celle physique où celui qui était aveugle dès sa naissance peut maintenant voir le monde qui l’entoure, celle du coeur pour condiure l’aveugle guéri à Le confesser : Messie et Fils de l’homme. En effet, Jésus lui pose la question : « crois-tu au Fils de l’homme ?... Et qui est-il Seigneur pour que je crois en lui ? ... tu le vois et c’est lui qui te parle. Il dit je crois Seigneur et il se prosterna devant lui » Jn 9,35-38. Cette guérison est un signe qui révèle l’oeuvre messianique du Fils de l’homme. Guérison merveilleuse non seulement au plan physique mais aussi au plan spirituel. Jésus ouvre le coeur de l’aveugle à sa propre lumière. Comme le clame le psalmiste : Par ta lumière nous voyons la lumière. Nous sommes renvoyés à nos promesses de baptême en nous voyant dans cet aveugle et faire son parcours en allant nous laver de nos péchés par le sacrement de réconciliation ou de la guérison, afin de sortir homme nouveau au bout de ce cheminement de 40 jours : convertissez-vous, déchirez vos coeurs et non pas vos vêtements, lavez-vous, purifiez-vous. Nous sommes appelés à voir les événements de la vie avec les yeux de la foi comme Dieu le veut. Il ne s’agit plus d’un regard superficiel sur l’autre, mais un regard de foi. Car « tandis que les hommes regardent l’apparence, Dieu regarde le coeur » 1S16,7 ou « ni lui ni ses parents ont péché, mais pour que se révèle en lui la gloire de Dieu » Jn 9,3. Seigneur Jésus aide-nous à faire le même parcours que cet aveugle car même si physiquement nous ne sommes pas aveugles, nous le sommes parfois spirituellement. Guéris-nous Seigneur de nos crises de foi.

Dieu, après la dure épreuve de l’exil revient en de meilleurs sentiments pour son peuple. Il s’agit d’une nouvelle création où ne réside plus le mal, mais la joie « Exultez sans fin, réjouissez-vous de ce que je vais créer. Car je crée une Jérusalem de joie, un peuple d’allégresse ».

Dieu, après la dure épreuve de l’exil revient en de meilleurs sentiments pour son peuple. Il s’agit d’une nouvelle création où ne réside plus le mal, mais la joie « Exultez sans fin, réjouissez-vous de ce que je vais créer. Car je crée une Jérusalem de joie, un peuple d’allégresse ». Le mal disparaîtra sous toutes ses formes, plus de pleurs, plus de lamentations, plus de mort subite, car le déclare le Seigneur : « Je vais créer des cieux nouveaux et une terre nouvelle ». Tout en créant une atmosphère de joie, Dieu engendre à la foi un fonctionnaire royal qui ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée alla le trouver pour qu’il guérisse son fils. Jésus tout en acceptant cette demande de guérir le jeune a fortement exhorté ceux qui l’écoutaient à croire en Lui comme Messie et Fils de Dieu au-delà de ses prodiges. Rien n’est impossible à Dieu, c’est pour quoi Jésus va d’ailleurs guérir de loin le jeune en disant au père « Va ton fils est vivant » et l’homme a cru à cette parole. Une fois à la maison l’homme retrouve son fils vivant, alors toute sa maison crut en Jésus. La parole de Jésus crée, sauve, engendre à la vie nouvelle, délivre de la maladie et de la mort « Va ton fils est vivant » car la gloire de Dieu c’est homme vivant, c’est l’homme debout. Jésus est présent dans notre vie de tous les jours, il nous soutient et nous protège. Demandons-lui de réveiller notre foi en ce temps de grand combat spirituel.

Jésus ému de compassion offre le don de la guérison à un malade depuis 38 ans. Il était sans force, sans secours ni assistance. Il n’avait personne sauf Dieu. La rencontre de Jésus oriente toute sa vie car l’heure est venue pour le malade d’être délivré de son mal.

Jésus ému de compassion offre le don de la guérison à un malade depuis 38 ans. Il était sans force, sans secours ni assistance. Il n’avait personne sauf Dieu. La rencontre de Jésus oriente toute sa vie car l’heure est venue pour le malade d’être délivré de son mal. Jésus lui pose la question « Est-ce que tu veux retrouver la santé ? » Et le malade de répondre spontanément : voilà ce que j’attends depuis 38 ans « Seigneur, je n’ai persone pour me plonger dans la piscine au moment où l’eau bouillonne et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi ». Jésus lui dit « Lève-toi prends ton brancard et marche ». La parole de Jésus crée l’homme, c’est la nouvelle création. Ainsi L’homme se mit à marcher. Sentons en nous même la joie dans la vie de l’homme qui vient de retrouver la santé maintenant. Jadis il était découragé, frustré, plongé dans le désespoir et voici qu’ il retrouve sa santé. Malheureusement ce qui devrait être la joie de tous, devient objet de division pour les pharisiens aveuglés par la loi du sabbat, oubliant que le sabbat est institué pour l’homme et non l’homme pour le sabbat. Ainsi ils ne veulent pas connaître ce qu’est la volonté de Dieu pour l’homme, sa sollicitude pour chacun de nous, sa présence et sa protection pour chacun de nous. Le malade voit son désir comblé, sa prière exaucée. Car il se disait : je n’ai personne pour me plonger dans l’eau, et voilà que Jésus se révèle être toujours présent dans sa vie : « Lève-toi, prends ton brancard et marche ». Prions pour nos malades spécialement ceux qui sont abandonnés afin qu’ils aient la grâce de rencontrer comme ce malade le Christ dans leur souffrance.

Le prophète de l’exil nous enseigne combien Dieu est présent au milieu de son peuple exilé. C’est Lui-même Dieu qui se fera le guide de son peuple pour le ramener à Jérusalem. Ainsi Dieu manifeste envers le peuple en détresse plus de tendresse qu’une mère pour ses enfants : « Est-ce qu’une femme peut oublier son petit enfant, ne pas chérir le fils de ses entrailles ? Même si elle pouvait l’oublier, moi je ne t’oublierai pas ». Voilà l’amour que Dieu déclare pour son peuple, Lui le Maître de la vie envoie son Fils Jésus qui nous précise son identité et l’origine de sa mission. Il est égal au Père et le démontre clairement à ses adversaires. Il tient du Père non seulement toute sa vie, mais il possède la vie du Père en sa totalité. En Lui Dieu Lui-même vient nous faire don de sa vie. Mais le Fils ne fait rien de lui-même, il fait tout en union avec le Père de qui il a reçu tout pouvoir et toute autorité. Il agit en son nom et en lui. En écoutant notre Sauveur Jésus-Christ, nous participons à cette union du Fils avec le Père. Il faut que dans nos prières nous soyons plus concentrés sur le Christ de plus près ; ainsi nous écouterons sa parole et nous ferons sa volonté. Comme le déclare le Christ Lui-même : « ma nourriture est de faire la volonté de mon Père qui m’a envoyé ». Donne-nous aujourd’hui Seigneur d’écouter ta parole et de faire ta volonté. Alors nous pourrons ranimer et réveiller notre foi spécialement en ce temps de longue retraite spirituelle. Ainsi à l’heure où les morts entendront la voie du Fils du Père, nous ne venions pas en jugement mais passions de la mort à la vie éternelle.

Le prophète de l’exil nous enseigne combien Dieu est présent au milieu de son peuple exilé. C’est Lui-même Dieu qui se fera le guide de son peuple pour le ramener à Jérusalem. Ainsi Dieu manifeste envers le peuple en détresse plus de tendresse qu’une mère pour ses enfants : « Est-ce qu’une femme peut oublier son petit enfant, ne pas chérir le fils de ses entrailles ? Même si elle pouvait l’oublier, moi je ne t’oublierai pas ». Voilà l’amour que Dieu déclare pour son peuple, Lui le Maître de la vie envoie son Fils Jésus qui nous précise son identité et l’origine de sa mission. Il est égal au Père et le démontre clairement à ses adversaires. Il tient du Père non seulement toute sa vie, mais il possède la vie du Père en sa totalité. En Lui Dieu Lui-même vient nous faire don de sa vie. Mais le Fils ne fait rien de lui-même, il fait tout en union avec le Père de qui il a reçu tout pouvoir et toute autorité. Il agit en son nom et en lui. En écoutant notre Sauveur Jésus-Christ, nous participons à cette union du Fils avec le Père. Il faut que dans nos prières nous soyons plus concentrés sur le Christ de plus près ; ainsi nous écouterons sa parole et nous ferons sa volonté. Comme le déclare le Christ Lui-même : « ma nourriture est de faire la volonté de mon Père qui m’a envoyé ». Donne-nous aujourd’hui Seigneur d’écouter ta parole et de faire ta volonté. Alors nous pourrons ranimer et réveiller notre foi spécialement en ce temps de longue retraite spirituelle. Ainsi à l’heure où les morts entendront la voie du Fils du Père, nous ne venions pas en jugement mais passions de la mort à la vie éternelle.

La première lecture comme l’évangile présentent respectivement Moïse et Jésus comme les médiateurs de Dieu auprès de son peuple. Le livre de l’Exode montre Moïse modèle de l’intercesseur. Dans sa recherche de l’Infini, le peuple se trompe sur ce qui n’est pas Dieu en divinisant des réalités perissables. Aussitôt Dieu avise Moïse « va descend, ton peuple s’est perverti, lui que tu as fait monter d’Egypte » Ex 32,7. Moïse répond à Dieu en apaisant sa colère « pourquoi Seigneur ta colère s’enflammerait-elle contre ton peuple que tu as fait sortir du pays d’Egypte par la vigueur de ton bras et la puissance de ta main ? » Ex 32,11. Dieu montre sa tendresse et sa fidélité en se souvenant de ses serviteurs : Abraham, Isaac et Jacob.

La première lecture comme l’évangile présentent respectivement Moïse et Jésus comme les médiateurs de Dieu auprès de son peuple. Le livre de l’Exode montre Moïse modèle de l’intercesseur. Dans sa recherche de l’Infini, le peuple se trompe sur ce qui n’est pas Dieu en divinisant des réalités perissables. Aussitôt Dieu avise Moïse « va descend, ton peuple s’est perverti, lui que tu as fait monter d’Egypte » Ex 32,7. Moïse répond à Dieu en apaisant sa colère « pourquoi Seigneur ta colère s’enflammerait-elle contre ton peuple que tu as fait sortir du pays d’Egypte par la vigueur de ton bras et la puissance de ta main ? » Ex 32,11. Dieu montre sa tendresse et sa fidélité en se souvenant de ses serviteurs : Abraham, Isaac et Jacob.

Comme Moïse dans l’évangile, Jésus est le médiateur de la nouvelle alliance. En fait, on ne va à Dieu que par l’homme, jadis par l’homme de Dieu, maintenant par le Fils de l’homme qui est aussi le Fils de Dieu. Mais les Juifs ne veulent pas accueillir Jésus en le rejetant. En effet, « Il est venu parmi les siens et les siens ne l’ont pas accueilli ». Jésus, le Fils bien-aimé, l’envoyé du Père est le témoin véridique, en qui seul se trouve l’accès auprès du Père. En celà Jésus ne se glorifie pas, il ne rend pas témoignage à lui-même, c’est Jean et le Père qui lui rendent témoignage : Jean comme la lumière qui brille a préparé sa venue, le Père lui a donné d’accomplir des oeuvres qui témoignent de son origine divine « les oeuvres que le Père m’a donné à accomplir, ces oeuvres je les fais et elles témoignent que le Père m’a envoyé » Jn 5,36. Les Juifs n’ont pas cru à ces oeuvres parce que pleins d’eux-mêmes ils ont fermé leur coeur à la vérité. Ouvre nos coeurs Seigneur à tous les hommes qui témoignent que ta Parole est vérité. Ainsi nous marcherons dans ta lumière.

Vendredi 8 Avril 2011

Vendredi 8 Avril 2011

La vie du juste et de l’innocent est un reproche pour le méchant, l’homme mauvais. C’est pour quoi l’impie complote contre le juste « Attirons le juste dans un piège, car il nous contrarie, il s’oppose à notre conduite, il nous reproche de désobéir à la loi de Dieu, et nous accuse d’abandonner nos traditions » Sg 2,12. ou encore « condamnons-le à une mort infâme... ». L’impie menace le juste parce qu’il n’aime pas vivre dans la vérité, il ne supporte pas celui dont l’exemple et la parole le mettent inexorablement en demeure de changer de vie. En ce temps de grand combat spirituel, le chrétien doit se laisser interpeller par la vérité, l’exemple et la parole du Christ. Lui le juste par excellence n’échappe pas aux pièges des impies, des méchants qui complotent contre lui l’envoyé de Dieu. Plus Jésus démontre l’origine divine de sa mission, plus il réveille la colère de ses adversaires. La parole de Jésus est véridique et a son origine en Dieu « Je ne suis pas venu de moi-même, mais celui qui m’a envoyé dit la vérité, lui que vous ne connaissez pas » Jn 7, 28. C’est pour quoi Jésus n’a pas hésité à les affronter et à enseigner dans le temple pour rendre témoignage à son Père qui l’a envoyé. Lorsqu’il monte à Jérusalem, la fête en est déjà à la moitié de son déroulement ; et ce n’est pas au milieu de la foule que Notre-Seigneur se donne à rencontrer, mais au temple, afin de rappeler à ses coreligionnaires, que ce temps liturgique leur est donné pour revenir à la source et s’abreuver de la Parole du Dieu vivant qui les a libérés de l’esclavage d’Egypte. Dans sa tâche d’annonce de la Bonne Nouvelle, le disciple ne doit pas se sentir paralysé par l’hostilité des ennemis, ceux qui rejettent l’évangile, mais il doit se laisser guider intérieurement par l’Esprit, obéir à l’Esprit pour accomplir sa mission jusqu’au bout. Seigneur Jésus accorde aux agents pastoraux la force du témoignage jusqu’au bout. Aide-nous Seigneur à nous laisser illuminer par ton regard de tendresse et de miséricorde, alors nous pourrons te répondre : “Tu es la lumière du monde”. Nous te choisissons comme notre Seigneur et Sauveur, car “celui qui te suit ne marchera pas dans les ténèbres : il aura la lumière de la vie” (Jn 8, 12).

Samedi 9 Avril 2011

La liturgie de ce jour, nous fait méditer sur la souffrance du prophète incompris de son peuple. Il est donc persécuté, le prophète qui dénonce le mal et dit la vérité à son peuple. En butte à l’hostilité de son peuple qui en est venu à machiner sa perte, le prophète Jérémie s’en remet totalement à Dieu et puise en lui sa confiance. Mais sans résistance et sans opposition le prophète continue sa mission sans se préoccuper des méchants « Moi, j’étais comme un agneau docile qu’on emmène à l’abattoir et je ne savais pas ce qu’ils préparaient contre moi ». L’homme de Dieu puise sa confiance dans le Seigneur comme le clame le psaume responsorial : En toi Seigneur mon espérance, mon Dieu. Seigneur mon Dieu, tu es mon refuge. Jésus subit la même persécution de la part de son peuple. Le grand prophète rejeté par les Juifs suscite des prises de positions absolument opposées. La prédication de Jésus créé dans le peuple divisions et contrastes. Pourtant ses paroles précieuses sont pleines de sagesse et d’amour, cela la foule le sait. Sa personne commence à inquiéter et face à cela les Juifs se divisent : « dans la foule, on avait entendu dire des uns, c’est lui le prophète, d’autres, c’est lui le Messie, d’autres encore se demandaient : est-ce que le Messie peut venir de Galilée ? » Les chefs des prêtres ont tenté d’arrêter Jésus, mais personne ne mit la main sur lui. Les gardes envoyés pour le prendre se sont laissés séduire par le mystère de sa personne « jamais homme n’a parlé comme cet homme ». La colère qui anime le cœur des pharisiens est grande et ils ne veulent autre chose que mettre la main sur Jésus. Seul Nicodème qui a connu Jésus et a parlé avec lui le défend avec sagesse « Est-ce que notre loi permet de condamner un homme sans l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ? ». Laissons-nous séduire et conduire par cette parole spécialement dans ce temps de conversion : car l’homme ne vit pas seulement du pain, mais de toute parole sortant de la bouche de Dieu.

Dimanche 10 Avril 2011 : cinquième dimanche de carême

Dimanche 10 Avril 2011 : cinquième dimanche de carême

Dans notre cheminement vers Pâques, la liturgie nous fait méditer en ce cinquième dimanche de carême, le signe le plus grand dans l’évangile de Saint Jean : la résurrection de Lazare. Croire en Jésus de Nazareth, implique la foi en Jésus : Résurrection et Vie. Si l’Esprit de Dieu habite en nous nous avons beau être voués à la mort, Jésus donnera la vie à nos corps mortels. Ce récit est d’ailleurs à la charnière entre les deux grandes sections du quatrième évangile : les dix premiers chapitres nous font découvrir les « signes » qui accréditent la messianité de Jésus et le posent par le fait même en rival du prince de ce monde ; les dix derniers nous introduisent dans l’affrontement entre la Lumière et les ténèbres conduisant à la victoire finale du Seigneur ressuscité. Le retour à la vie de Lazare est le septième et le dernier signe, le plus important, celui auquel Saint Jean consacre le plus de versets et pour cause : il résume toute la première partie et annonce le déroulement et l’issue de la seconde partie. La maladie et la mort de Lazare annoncent déjà la passion du Maître. Jésus révèle l’enjeu de la maladie de son ami, qui dévoile aussi l’enjeu de sa passion : cette épreuve « ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle, le Fils de Dieu soit glorifié ». Certes Notre-Seigneur sait bien que la mort a fait son œuvre ; quelques instants plus tard il dira explicitement à ses Apôtres : « Lazare est mort ». Mais il sait que cette victoire n’est qu’apparente, éphémère, et que l’amour vivifiant du Père - sa « gloire » - aura le dernier mot. Jésus sait en lui-même que la mort de Lazare déclenche sa propre mort. C’est en descendant auprès de Lazare dans sa mort, que Notre-Seigneur pourra en triompher ; c’est en se rendant solidaire de notre humanité jusque dans cette ultime conséquence du péché, que le Christ nous sauve de la mort et nous donne part à sa vie. Il nous faut mettre toute notre espérance en cette Parole qui constitue le cœur lumineux du récit : « Moi je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; et tout homme qui vit et qui croit en moi ne mourra jamais ». Si nous mettons notre foi en Jésus, le Père « met dès à présent en nous son Esprit, et nous vivons » de sa vie. Alors nous ne mourrons plus seuls, L’Esprit demeure en nous. Le retour à la vie de Lazare, pour spectaculaire qu’il soit, n’est toujours qu’un « signe » confirmant la Parole de Jésus, ou plutôt accréditant son autorité. Car Lazare, tout comme la fille de Jaïre ou le fils de la veuve de Naïm, ont tous déposé une seconde fois la vie naturelle qui leur avait été rendue pour un temps seulement. Par contre, celui qui est « ressuscité d’entre les morts, ne meurt plus » (Rm 6, 9) car il vit de la vie même de Dieu, c’est-à-dire de son Esprit. Les ténèbres mortelles n’ont plus aucune prise sur ceux qui se sont laissés illuminer par le Verbe Lumière qui donne la vie (cf. Jn 1, 4-5). Si l’évangéliste rapporte par deux fois la plainte que Marthe puis Marie formulent dans leur souffrance : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort », n’est-ce pas pour souligner que désormais, ce cri de détresse n’a plus lieu d’être ? Jésus ressuscité est définitivement présent au cœur de nos vies comme de notre mort, pour y faire régner sa vie divine immortelle, une fois pour toutes (cf. He 10, 10). Mais pour que l’appel du Seigneur nous rejoigne au fond de nos tombeaux, il nous faut rouler la pierre, pousser doute et incrédulité, il faut nous convertir réellement, cesser de résister à la grâce et laisser la Parole nous recréer chaque jour.

11 Avril 2011, lundi de la cinquième semaine du carême

11 Avril 2011, lundi de la cinquième semaine du carême

« Celui qui est sans péché qu’il soit le premier à lui jeter la pierre ». Cette parole de Jésus sème la confusion entre ses adversaires, et la foule des accusateurs est dispersée. Il reste alors seul Jésus et la femme au milieu. Jésus demeure proche d’elle, qu’elle se sente aimée, aidée dans sa situation, sa souffrance, libérée de ses péchés. Ceux qui veulent la lapider se sont allés un à un devant la parole forte de Jésus qui les interpelle profondément au fond de leur conscience, à s’examiner de l’intérieur avec sincérité. Tous nous sommes pécheurs et nous avons besoin d’être pardonnés. Il nous faut donc regarder les autres avec les yeux miséricordieux, comme notre père céleste est miséricordieux. Personne d’entre nous ne peut s’ériger juge de son prochain. Puisque personne ne connaît le coeur de l’autre. Seul Dieu en est capable : de dire qui nous sommes de quoi nous sommes faits. A Dieu seul appartient le jugement, un jugement d’amour, de tendresse et de pitié.

12 Avril 2011, Mardi de la cinquième semaine du carême

12 Avril 2011, Mardi de la cinquième semaine du carême

Le serpent de bronze élevé au désert par Moïse, est le signe du salut qui guérit du mal, du péché et de la mort. Il suffit de tourner le regard vers ce signe de salut pour tous les hommes pour avoir la vie éternelle. Par eux-mêmes les hommes sont impuissants à réalier leur propre salut en renouant les relations rompues avec Dieu. Il faut nécessairement la présence vraie et réelle de Jésus pour les conduire vers le Père. A travers sa passion, le crucifié, révélateur et sauveur des hommes, nous montre la bienveillance et la bonté du Père. La mort sur la croix est cette mort violente qui conduit à l’élèvement du Fils de l’homme. De cette croix jaillit la connaissance du mystère du Christ : qui est-il ? et quelle puissance divine réside en lui ? Il est le serviteur souffrant qui a vécu radicalement la volonté du Père jusqu’à la fin, jusqu’à l’extrême don. Comme lui il nous faut obéir à Dieu toute notre vie, nous éloigner du péché qui justement éloigne du lieu où il va : le règne de Dieu.

13 Avril 2011, mecredi de la cinquième semaine de carême

13 Avril 2011, mecredi de la cinquième semaine de carême

Sidrac, Misac et Abdénago, ont confessé leur foi au Dieu Unique d’Israël et ont abandonné ainsi le péché par le refus d’adorer la statue érigée par le roi. Car sous l’emprise du péché, on ne peut plaire à Dieu et on est loin de lui. Etre libre signifie appartenir complètement à Dieu, faire sa volonté puisqu’il veut notre salut. Dans la liberté nous accomplissons ce qui est agréable à Dieu. Il nous faut apprendre à persévérer dans la connaissance du Christ, à garder ses enseignements. Notre père Abraham a montré qu’il a confiance en Dieu, en gardant ses instructions et n’a cessé de marcher vers le règne de Dieu. De manière spéciale en ce temps de conversion, nous devons tendre vers ce règne car le Fils de l’homme est venu sur la terrre chercher et trouver ce qui était perdu. Ce temps de carême veut nous aider à être vraiment libres par l’écoute de la parole et par des gestes qui témoignent de notre foi profonde en Jésus-Christ. Nous sommes descendants d’Abraham, non pas selon la chair mais selon la foi. Il nous faut donc imiter notre père Abraham en ayant une foi forte, une foi vive.

14 Avril 2011, Jeudi de la cinquième semaine de carême

14 Avril 2011, Jeudi de la cinquième semaine de carême

Dieu conclut avec Abraham une alliance et il devient père des croyants « Abraham tomba la face contre terre et Dieu lui parla ainsi : voici l’alliance que je fais avec toi : tu deviendras le père d’un grand nombre de peuples ». La grandeur d’Abraham, c’est non seulement d’avoir été choisi par Dieu mais d’avoir cru à ses promesses. Face à Abraham, Jésus se déclare antérieur et supérieur. Voilà une vérité déconcertante pour les Juifs. En effet, Jésus, Parole éternelle du Père, était avant tous les temps, toute chose et toute création. Jésus est le Fils unique du Père comme nous le professons dans le crédo, Il est avant tous les siècles de la même substance que le Père. C’est pourquoi son autorité est égale à celle du Père. Voilà la vérité qui allume la colère des Juifs. Une vérité déconcertante, difficile à comprendre et à accepter par le peuple hébreux. Il nous faut donc en ce temps de retour à Dieu, garder et observer la parole de Dieu. Car la parole de Jésus est parole de vie éternelle, c’est le don de Dieu.

15 Avril 2011, Vendredi de la cinquième semaine de carême

15 Avril 2011, Vendredi de la cinquième semaine de carême

Jérémie, le prophète persécuté reste confiant en Dieu. Jérémie est la figure prophétique la plus touchante du Christ douloureux, submergée par l’hostilité et la trahison. « Moi Jérémie, j’ai entendu les menaces de la foule : dénoncez-le ! Allons le dénoncer, l’homme qui voit partout la terreur... mais le Seigneur est avec moi, comme un guerrier redoutable : mes persécuteurs s’écrouleront impuissants ». Le prophète a confié sa cause à Dieu et la ruine des ennemis sera totale. Jésus le grand prophète n’échappe pas à la persécution de ses adversaires. Jésus confond ses adversaires qui ont déjà en mains des pierres pour le lapider. « Les Juifs allèrent chercher de nouveau des pierres pour lapider Jésus. celui-ci prit la parole : j’ai multiplié sous vos yeux les oeuvres bonnes de la part du Père. Pour laquelle voulez-vous me lapider ? » Alors non sans humour, Jésus demande quelle oeuvre bonne lui vaut cette lapidation. La haine des Juifs envers Jésus est de plus en plus forte et la volonté de le lapider va ensemble avec la colère, parce que Jésus qui est un homme comme tous les autres, s’est fait Dieu. Au-delà de ce contraste, Jésus demeure la parole du Père envoyée pour le salut de l’humanité, il doit être reconnu Fils de Dieu.

16 Avril 2011, samedi de la cinquième semaine du carême

16 Avril 2011, samedi de la cinquième semaine du carême

La résurrection de Lazare est chez Saint Jean le signe le plus éclatant qui authentifie la divinité de Jésus. En voyant ce que Jésus faisait de bien beaucoup de Juifs crurent en lui. Tandis que les grands prêtres et les pharisiens complotent d’arrêter Jésus et de le tuer. La mission reçue signifie rassembler en lui toute l’humanité dispersée comme le fait remarquer Ezékiel dans sa vision « Ainsi parle le Seigneur Dieu : j’irai prendre les fils d’Israël parmi les nations où ils sont allés. Je vais les rassembler de partout et les ramener sur leur terre ». Jésus ressuscite Lazare et sa passion se déclenche, les pharisiens sont sur pied de guerre contre lui. Le moment le plus élevé et le plus difficile de Jésus s’approche. Les pharisiens comprennent que l’oeuvre que Jésus accomplit attire à lui beaucoup de gens, la foule le cherche, l’acclame, l’entoure pour recevoir : guérisons, bénédictions et pardon. Ceci fragile de plus en plus l’autorité des pharisiens et des chefs des prêtres qui regardent mal l’oeuvre de salut de Jésus. Mais par sa mort Jésus se donne totalement par amour pour vaincre le mal et faire triompher la vie.

17 Avril 2011, Dimanche des Rameaux

17 Avril 2011, Dimanche des Rameaux

La longue lecture de la passion ouvre les portes de la semaine sainte. Une semaine d’intense préparation pour chaque fidèle. Vers l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde monte l’honneur du peuple : tous ceux qui le pressent dans la foule, le louent dans une seule et même confession de foi : « Hosanna au fils de David ! » (Mt 21,9). Dans cette louange résonne déjà le chœur des saints qui chante : « Le salut est donné par notre Dieu qui est assis sur le trône et par l’Agneau ! » (Ap 7,10). Il monte à Jérusalem là où tous les jours il va donner son dernier enseignement (Lc 20,47). C’est là qu’il va consommer le sacrement de la Pâque juive, observée fidèlement jusque là. Lui-même, il va donner la Pâque nouvelle aux siens quand, sorti au Mont des Oliviers, il va être mis à l’épreuve par ses ennemis et mis en croix le lendemain. Tel l’agneau pascal, le voilà aujourd’hui qui aborde le lieu de sa Passion et accomplit la prophétie d’Isaïe : « Comme une brebis, le voilà conduit à l’abattoir, comme un agneau qui se tait devant celui qui le tond » (53,7). Ce qui retient particulièrement l’attention, c’est le sens de la solitude et de la souffrance silencieuse que le Seigneur doit accepter par amour pour le salut de l’humanité. Il faut remarquer en tout premier lieu, la trahison de Judas et le reniement de Pierre, la dispersion des disciples troublés, confus devant le Maître qui ne fuit pas devant la mort. Ainsi s’accomplit la prophétie « je persécuterai le pasteur et les brebis seront dispersées ». Désormais se créé autour de Jésus un grand vide, seule Marie et les autres femmes tentent en vain de l’assister. Le Seigneur se retrouve seul, en effet, abandonné par la foule qui l’acclamait, le cherchait même si c’est pour toucher la frange de son vêtement. Jésus est seul, seul dans sa passion avec ce calice terrible à boire, qui ne peut être ni évité, ni partagé. Oui le voici le Serviteur souffrant dans la solitude, innocent qui n’élève pas la voix, qui ne pose aucune résistance. C’est lui notre Sauveur qui porte la croix jusqu’au bout par amour pour nous pécheurs afin de faire ressusciter tout dans le bien et dans une vie nouvelle.

18 Avril 2011, lundi de la semaine sainte
19 Avril 2011, Mardi de la semaine sainte

19 Avril 2011, Mardi de la semaine sainte

La liturgie en ce mardi de la semaine sainte nous fait méditer, le deuxième chant du Serviteur de Yahvé, la trahison de Judas et le reniement de Pierre. Ce chant retrace la vocation du bien-aimé de Dieu, l’élu de Dieu, la lumière du monde « Ecoutez-moi, îles lointaines ! Peuples éloignés, soyez attentifs, j’étais encore dans le sein de ma mère quand le Seigneur m’a appelé ». Ce chant trouve son plein accomplissement en Jésus, Parole éternelle du Père. Ce Serviteur de Dieu souffre de la trahison d’un disciple qu’il aime tant et du reniement de Pierre, le représentant des douze. Leur comportement rompt la fidélité au Maître. Avec cette trahison, la passion est commencée, Jésus est profondément blessé dans son coeur et sera bientôt arrêté. Jésus peut donc consédérer sa passion et sa glorification comme accomplies. Désormais, il est seul sur une route où nul n’est capable le suivre, il est abandonné de tous, même de Pierre qui voulait mourir à cause de lui. Où donc est la fidélité des disciples ? Leur confession de foi à Césarée de Philippes ? A y réfléchir nous ne sommes pas différents des disciples. Seigneur il nous arrive parfois de nous sentir prêts à te suivre jusqu’à la mort. Mais tu sais bien qu’à moindre occasion, nous te faussons compagnie. Modère notre zèle à jouer les héros et donne-nous ta force pour que l’heure venue, nous n’hésitions pas à donner notre vie pour toi qui règne avec le Père et l’Esprit pour les siècles sans fin.

24 Avril 2011, Dimanche de Pâques

24 Avril 2011, Dimanche de Pâques Christ est Ressuscité Alléluia, la Vie a vaincu la mort Alleluia ! La résurrection du Christ est le mystère fondamental de la foi chrétienne, tellement important que Saint Paul affirme « Si le Christ n’est pas ressuscité, vaine est notre foi » 1Co 15,17. Dans la liturgie de ce dimanche de pâques, l’évangéliste Jean mentionne à propos du disciple que Jésus aimait « Il vit et il crut ». L’apôtre entre dans le tombeau sans geste et sans parole, il se limite à voir, et à voir non seulement avec les yeux, mais avec le coeur, il voit la réalité des paroles de Jésus. Il voit ce qu’il a avait dit dans sa prédication, l’échec de la mort et la victoire de la vie, la vérité d’un Dieu qui a placé sa tente parmi les hommes. Il s’agit d’un voir d’où jaillit spontanément le croire la foi naît de la conscience de la vérité, le Christ est vraiment ressuscité Alléluia. L’Evangile (Jean 20, 1-9) tient à nous fortifier dans la foi et la vérité de cet événement. Le Carême nous a fait revivre l’essentiel de la vie du Christ jusqu’à sa passion, sa mort en croix et sa mise au tombeau. Ses disciples furent alors décontenancés, l’abandonnant, perdant espoir, vivant dans le doute. Etait-il vraiment Fils de Dieu ? N’avaient-ils pas été faussement séduits ? Que penser ? « Les disciples n’avaient pas vu que, d’après l’Ecriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts » Marie Madeleine, une des femmes, dont Jésus avait renouvelé le cœur et qui marchait à sa suite, se rend au tombeau. Elle voit « de grand matin, alors qu’il fait encore sombre », enlevée, la pierre du tombeau ! Elle court avertir Simon-Pierre et Jean, l’autre disciple bien-aimé de Jésus. Ceux-ci se rendent en courant au tombeau. Jean arrive en premier, aperçoit en se penchant le linceul mais n’entre pas. Pierre entre, voit aussi le linceul et le linge qui couvrait la tête. Jean entre à son tour. « Il vit et il crut » C’est là fruit de son amour profond pour Jésus : la foi ! Le livre des Actes des Apôtres relate la venue de Pierre à Césarée chez un centurion de l’armée romaine. Il l’a sollicité. Nous sommes dans les jours proches où Jésus ressuscité s’est fait reconnaître à ses apôtres. Pierre annonce Jésus de Nazareth, consacré par Dieu dans l’Esprit Saint, faisant le bien, guérissant, chassant le démon, mais condamné à mourir en croix pour la salut de l’humanité. Dieu l’a choisi « comme Juge des vivants et des morts » ; « Tout homme qui croit en lui reçoit par lui le pardon de ses péchés ». Oui, la voilà la définitive et extraordinaire libération : par Jésus s’effectue la libération des péchés et l’assurance d’une vie nouvelle et éternelle. Elle triomphe de tout mal, des puissances démoniaques, et même, quelle joie ! de la mort ! Jésus Christ c’est l’Amour libérateur en Vérité ! Que nous dit St Paul ? « Vous êtes ressuscités avec le Christ » ; « Tendez vers les réalités d’en haut, et non pas celles de la terre » Il s’agit d’aimer comme Jésus nous a aimés, programme combien exigent. Efforçons-nous de le vivre et ne craignons pas de l’annoncer autour de nous : Joyeuse et Bonne Nouvelle ! Vierge Marie, conçue sans péché, ouvre nos cœurs en la foi de ton fils toujours vivant, capable de nous ressusciter à une vie d’amour belle et généreuse pour accéder au Royaume de l’Amour.

1er Mai 2011, Deuxième dimanche de Pâques

1er Mai 2011, Deuxième dimanche de Pâques

La liturgie en ce deuxième dimanche de pâques, dimanche de la divine miséricorde, nous fait méditer les fruits de la résurrection du Ressuscité à savoir : la paix, la joie, le témoignage, la fraternité, le partage. Le Ressusité non conditionné par le temps et l’espace, est entré dans la gloire du Père, il apparaît où il veut. Aujourd’hui il se montre à Thomas et le conduit de l’incrédulité à la foi. En réalité, Thomas, lui qui comme beaucoup avait abandonné le Seigneur durant sa Passion, demandait un « signe » pour oser croire en la Miséricorde. Le Seigneur le lui donne en lui présentant ses plaies et son côté ouvert. Thomas peut alors accueillir la grâce. Ses yeux s’ouvrent. Il comprend qu’en Jésus se réalise la parole du prophète Isaïe : « Lui, il a été transpercé à cause de nos crimes, écrasé à cause de nos fautes. Le châtiment qui nous rend la paix est sur lui, et dans ses blessures, nous trouvons la guérison » (Is 53,5) ; et il peut prononcer la plus belle confession de foi des évangiles : « Mon Seigneur et mon Dieu ! », c’est-à-dire Seigneur tu as vraiment vaincu la mort pour toujours, Mon Seigneur, tu es vraiment le Fils de Dieu. La force de l’Esprit du Ressuscité lui a donné de « voir » en lui, le Fils de Dieu, vainqueur du monde par l’effusion de sa Miséricorde dans l’eau et le sang jaillis de son côté transpercé. Maintenant, Thomas sait qu’il est pardonné et il peut à son tour devenir héraut de ce pardon. D’une certaine manière, Thomas fait la même expérience que Pierre lorsque le Ressuscité lui apparaît au bord du lac de Tibériade (Cf. Jn 21) : expérience de la Miséricorde divine qui désormais va suivre comme son ombre le premier des apôtres (Cf. 1ère lect.) et rejoindre tous ceux qu’il croisera pour les amener à « adhérer au Seigneur par la foi » (Cf. 1ère lect.). En ce jour, où Jésus a promis à Sainte Faustyna que ceux qui imploreraient sa Divine Miséricorde recevraient beaucoup de grâces, nous pouvons nous interroger : N’avons-nous pas besoin nous aussi du signe offert à Thomas à savoir le Cœur ouvert du Ressuscité ? En effet, quel sens donnons-nous à l’événement de la Pâque de notre Seigneur, à sa mort et à sa résurrection ? Osons-nous croire qu’ « ensevelis dans la mort avec Jésus par le baptême, nous vivons désormais dans une vie nouvelle, celle du Christ ressuscité par la gloire du Père » (Rm 6, 4) ?

2 Mai 2011, lundi de la deuxième semaine de Pâques

2 Mai 2011, lundi de la deuxième semaine de Pâques

Le temps de la résurrection, c’est le temps de la vie nouvelle dans le Ressuscité, le temps de l’Esprit, source de l’assurance chrétienne, cet Esprit qui conduit les Apôtres dans leur mission. Dans les Actes, l’Eglise unie autour des Apôtres dans la persécution rend témoignage grâce à l’Esprit. Seul, qui accepte de s’ouvrir à l’Esprit peut naître de la vie divine et découvrir le mystère de Jésus. Jésus nous invite à naître d’en haut par opposition à naître d’en bas. Or, naître, c’est recevoir un corps, une âme, une famille. Jésus nous invite ainsi à entrer dans la famille de Dieu, il nous promet une nouvelle création. Cette promesse, fruit de la résurrection, est réalisée par l’Esprit lors du baptême ; nous naissons alors « de l’eau et de l’Esprit ». Pour naître à la vie de Dieu, il nous faut recevoir de lui ce changement bouleversant et radical, par son Esprit. Ceci nous enseigne le sens de ce temps liturgique. La marche de quarante jours vers notre Pâques ouvre à un nouvel itinéraire, de cinquante jours, avec le Ressuscité. Or Jésus ne veut pas être retenu avec ceux d’en bas, il a traversé les profondeurs de la mort et monte irrésistiblement au firmament de la vie, sans s’arrêter à son ancien mode de présence parmi nous. Il revient à l’Esprit Saint d’achever la nouvelle création en instaurant au cœur de l’homme le dynamisme de la vie divine que nous a acquise le Ressuscité. La résurrection en effet n’est pas la garantie que nous ne mourrons pas, elle est le don de la vie divine. Ainsi l’Esprit se saisit-il de tout homme qui le lui demande. L’Esprit se saisit de l’homme, mais il demeure insaisissable : « tu ne sais ni d’où il vient, ni où il va ». On perçoit cependant les conséquences de sa présence : « tu entends le bruit qu’il fait ». Ainsi en est-il de tout homme renouvelé par le baptême : on le reconnaît à ses actes.

17 Mai 2011, Mardi de la quatrième semaine de Pascale

17 Mai 2011, Mardi de la quatrième semaine de Pâques

C’est l’anniversaire de la consécration du Temple de Jérusalem, lieu de prière et de la rencontre avec Dieu. Les Juifs à cause leur obstination à croire harcèlent Jésus de question : « Combien de temps de temps vas-tu nous laisser dans le doute ? Si tu es le Messie, dis-le nous ouvertement ! ». Désolé de l’endurcissement du cœur de ses interlocuteurs, Jésus les renvoie non seulement à sa parole - « Je vous l’ai dit » - mais aussi à leur attitude : « Vous ne croyez pas ». La venue de Jésus constitue l’intervention salvifique ultime de Dieu, mais il ne peut être reconnu comme tel qu’à la lumière de l’Esprit Saint, accueilli dans la foi. Or la foi naît de l’écoute de la Parole (Rm 10, 14-17) : « "Mes brebis, elles, écoutent ma voix" ; moi je les connais et elles me connaissent, et dans cette communion d’amour qui les unit à moi, je leur communique ma propre vie. Jamais elles ne périront, car "personne ne peut rien arracher de ma main" ». De même que Jésus est dans la main du Père, et que « personne ne peut rien arracher de la main du Père », ainsi les brebis qui se réfugient dans la main du Fils, se trouvent-elles aussi sous la protection de celui qui « est plus grand que tout », c’est-à-dire de Dieu lui-même. La réponse de Jésus culmine dans l’affirmation solennelle de l’unité de l’action du Père et du Fils, qui découle de l’unité de leur être : « Le Père et moi, nous sommes un ». Par cette déclaration, notre Seigneur revendique explicitement l’égalité de nature avec le Père, dont il ne se distingue que par la relation d’opposition qui le constitue face au Père comme une personne différente au sein de l’unique Substance divine. Quant à la personne de l’Esprit, elle est suggérée par la « Vie éternelle » que le Fils partage avec le Père et qu’il promet de donner à ceux qui, par la foi, s’uniront à lui comme lui-même est uni au Père.

« Seigneur, ne permet pas que les ruses de l’Ennemi me détournent de l’humble écoute de ta Parole. C’est la foi qui sauve ; or "la foi naît de ce qu’on entend ; et ce qu’on entend, c’est l’annonce de la Parole du Christ" (Rm 10, 17). Aide-moi jour après jour à me détourner de mes propres vues, pour entrer toujours davantage dans "l’obéissance de la foi" (Rm 16, 26), et "garder fidèlement tes commandements, pour demeurer dans ton amour" (Jn 15, 10). Je connaîtrai alors moi aussi la joie du salut et je pourrai accueillir la vie éternelle que tu réserves à ceux qui t’adorent "en Esprit et vérité" (Jn 4, 24). »

18 Mai 2011, Mercredi de la quatrième semaine pascale

18 Mai 2011, Mercredi de la quatrième semaine pascale

Jésus est la lumière du monde. Par sa parole il éclaire le sens de notre existence. Ceux qui l’acceptent accueillent celui qui l’a envoyé et ils passent des ténèbres à la lumière. Ses paroles sont d’une pronfondeur et d’une beauté extraordinaires. Qui les repousse, se prive de la lumière, de la vie divine, et il choisit ainsi l’obscurité, les ténèbres et la mort. Il faut donc accepter de confesser que Jésus est le Messie pour passer de la mort à la vie, ouvrir sa vie et son être à l’oeuvre de l’Esprit. Seigneur Jésus, lumière venue en ce monde, par ta grâce divine touche nos coeurs. Tu veux nous arrracher aux ténèbres. Fais nous entendre tes paroles, accorde-nous de les garder, ainsi échappant à la condamnation, nous vivrons éternellement dans ta lumière avec celui qui t’a envoyé, le Père Saint, Plein de bonté qui donne la vie éternelle.

20 Mai 2011, vendredi de la quatrième semaine du temps pascal

20 Mai 2011, vendredi de la quatrième semaine du temps pascal

Le Dieu auquel croit Israël est en effet le Dieu sauveur de son peuple, celui qui lui a manifesté sa bienveillance en le libérant du pouvoir de Pharaon roi d’Égypte. Par le parallélisme qu’il établit, Jésus invite ses proches à lui faire confiance et à le suivre sur le « chemin » qu’il ouvre devant eux, en prenant modèle sur les descendants de Jacob qui traversèrent la Mer Rouge à la suite de Moïse. Seule la foi en l’Envoyé du Père, qui va traverser pour nous les grandes eaux de la mort, permet d’accéder au rivage de la vie éternelle. De même que chaque tribu s’est vu attribuer par Moïse une part d’héritage en Terre promise, ainsi tous ceux qui auront fait confiance au Christ « pourront trouver leur demeure » dans la Jérusalem céleste où il nous attend. Notre-Seigneur ne demeure cependant pas passif après sa victoire pascale : son désir ardent de nous voir le rejoindre le presse à « revenir nous prendre avec lui ».

21 Mai 2011, samedi de la quatrième semaine pascale

21 Mai 2011, samedi de la quatrième semaine pascale

L’Esprit fait son oeuvre de salut et la parole est accueillie chez les païens. Paul et Barnabé annoncent la Bonne Nouvelle de rédemption qu’Israël n’a pas voulu entendre. Voici que les païens la reçoivent avec joie et l’Eglise s’édifie au milieu d’eux. Le centre de leur annonce, c’est le Christ mort et ressuscité. Qui voit le ressuscité, voit Dieu le Père. La foi en l’incarnation du Fils de Dieu nous le fait confesser comme l’image parfaite du Père. Ainsi la foi qui fait découvrir l’unité de Jésus et de son Père donne au témoin le courage et la force dont il a besoin pour poursuivre l’annonce de la Bonne Nouvelle, l’oeuvre de salut du Christ Jésus. Dans la mesure où cette action est accomplie au nom du Christ maintenant glorifié, elle rejoindra l’humanité toute entière. Avec confiance, nous te prions Seigneur toi qui as promis d’exaucer ceux qui t’implorent. Comme Philippe, nous osons te demander de nous montrer le Père. Apprends-nous à le contempler en toi, le Fils en qui il est à l’oeuvre et est glorifié pour les siècles.

22 Mai 2011, cinquième dimanche de Pâques

22 Mai 2011, cinquième dimanche de Pâques

Ce cinquième dimanche pascal montre l’Eglise du Ressuscité. A travers l’extrait des Actes des Apôtres, on note comment l’Eglise a commencé à s’organiser à l’interne avec le nombre des fidèles augmentant. Cette Eglise s’appuie sur le Christ, la Pierre angulaire, rejetée par les bâtisseurs mais récupérée par Dieu comme Pierre de fondement. Lui le Christ, Pierre angulaire est en marche vers la maison du Père pour préparer une place pour ses disciples. Jésus est venu sur terre et vivra sa Pâque, uniquement pour avoir la joie de nous accueillir un jour dans la maison de « son Père et notre Père, de son Dieu et notre Dieu » (cf. Jn 20, 17). Mourir ce n’est pas, comme le pensaient les Juifs, descendre dans le Shéol ou l’Hadès pour y mener une vie ténébreuse ; ce n’est pas, comme le prétendent certains biologistes athées, restituer à la nature sa propre matière organique pour une utilisation ultérieure par d’autres êtres vivants. Pour les croyants, mourir c’est « entrer dans la vie » (Ste Thérèse de l’Enfant Jésus), c’est aller demeurer avec le Christ dans le sein du Père, partageant sa propre vie divine. Dans sa Lettre encyclique sur l’espérance (Spe salvi), le pape Benoît XVI constate que certaines personnes ne désirent pas la vie éternelle : elles semblent même en avoir peur ! Probablement parce que nous ne réussissons pas à penser à la vie définitive différemment de ce que nous connaissons ici-bas, alors qu’il s’agit d’une vie sans aucune des limitations douloureuses que nous endurons sur cette terre. La vie éternelle, dit l’Encyclique, sera une « immersion dans l’océan de l’amour infini ». En disant cela, nous ne prétendons pas avoir levé le voile du mystère, car il ne peut pas l’être. Mais l’essentiel est dit : la vie éternelle sera une pleine communion, corps et âme, avec le Christ ressuscité, dont nous partagerons la gloire et la joie. La question de Thomas est celle du vrai disciple, soucieux de suivre et de rejoindre au plus vite son Maître. Elle permet à Jésus de nous donner cette magnifique réponse : « Je suis le chemin, la vérité, la vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi ». Désormais, Dieu ne se donne à rencontrer que sur le chemin par lequel le Christ vient à nous. Bien plus : l’expression « passer par moi » suggère qu’il est non seulement le « chemin » d’accès, mais aussi la porte qu’il faut franchir, pour accéder à la « maison du Père », terme de notre pèlerinage à sa suite. Ce qui nous renvoie à l’Evangile de dimanche passé : d’une part, le Bon Berger passe par la porte à la tête de son troupeau (Jn 10, 4) ; de l’autre il est aussi la porte des brebis, qui donne accès aux pâturages où elles pourront « aller et venir » (Jn 10, 9). Nous retrouvons ce même balancement dans l’évangile de ce jour : pour rejoindre la demeure du Père où le Fils nous a « préparé une place », nous devons prendre le chemin qu’il ouvre devant nous. Mais la maison où nous nous rendons n’a qu’une seule porte d’accès : le Fils unique, par qui il faut aussi « passer », c’est-à-dire à qui il nous faut nous identifier en épousant sa volonté, comme lui-même communie totalement à celle de son Père, au point que Jésus peut dire : « Je suis dans le Père, et le Père est en moi » ; bien plus : « Le Père et moi nous sommes Un » (Jn 10, 30). Il s’en suit tout à fait logiquement que « celui qui m’a vu a vu le Père » ; c’est-à-dire : celui qui dans la foi accueille la Parole du Fils, connaît aussi le Père dont Jésus révèle le vrai visage. Tel est l’inouï de l’Evangile : Dieu, l’invisible, l’inaccessible, l’Au-delà de tout, veut être connu, rencontré, aimé en son Verbe incarné. Dieu qui as envoyé ton Fils pour nous sauver et pour faire de nous tes enfants d’adoption, regarde avec bonté ceux que tu aimes comme un père ; puisque nous croyons au Christ, accorde-nous la vraie liberté, celle qui consiste à tout accueillir avec action de grâce de ta main. Devenant toujours plus transparents à ton amour, à l’image de Jésus, nous pourrons alors vivre de ta vie et être des témoins crédibles de la Bonne Nouvelle de ton amour miséricordieux pour tous les hommes nos frères

25 Mai 2011, Mercredi de la cinquième semaine du temps pascal

25 Mai 2011, Mercredi de la cinquième semaine du temps pascal

Jésus se compare à une vigne, à un vigneron ; les disciples sont les petites branches qui de lui reçoivent la sève, la vie, l’aliment qui les soutiennent. Pour cela Jésus nous invite à demeurer en lui pour ne pas mourir. De Lui nous viennent la vie spirituelle et la vie surnaturelle. Ce sur quoi insiste cet évangile, c’est de porter du fruit, produire quelque chose de concret, et Jésus ajoute que c’est de Lui seul qu’ils peuvent donner du fruit. Avec ces paroles Jésus touche l’une des nécessités les plus profondes de l’être humain, c’est-à-dire le désir de se sentir fécond, d’être utile, de produire quelque chose de nouveau dans le monde, passer ses années de vie à offrir quelque chose de beau au Créateur. Cette fécondité donne gloire au Père qui aime que la vie se multiplie, se diffuse. Il veut nous voir vivants donnant des fruits plutôt que morts ou stériles.

Comme l’explique Jésus dans cet évangile, c’est dans l’acte d’aimer l’autre que se construit l’amitié avec le Seigneur. Il vient de nous révéler que l’amour dont il nous aime, n’est autre que l’amour qu’il reçoit de son Père, et qui le fait vivre : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés ». C’est parce qu’il est aimé infiniment par le Père que Jésus à son tour peut nous aimer sans mesure. Nous pouvons dire qu’en Jésus, l’amour « coule de Source » : Notre-Seigneur nous donne part à la surabondance de l’amour du Père dans lequel il est engendré ; telle est sa joie, et elle est parfaite (Jn 15, 11). C’est précisément pour que nous puissions partager sa joie que Notre Seigneur poursuite : « Mon commandement le voici : aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ». C’est-à-dire : « laissez-vous traverser et emporter par ce même amour dont je suis aimé par le Père et dont je vous aime, afin de pouvoir à votre tour vous aimer les uns les autres dans ce même amour.

27 Mai 2011, vendredi de la cinquième semaine pascale

Comme l’explique Jésus dans cet évangile, c’est dans l’acte d’aimer l’autre que se construit l’amitié avec le Seigneur. Il vient de nous révéler que l’amour dont il nous aime, n’est autre que l’amour qu’il reçoit de son Père, et qui le fait vivre : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés ». C’est parce qu’il est aimé infiniment par le Père que Jésus à son tour peut nous aimer sans mesure. Nous pouvons dire qu’en Jésus, l’amour « coule de Source » : Notre-Seigneur nous donne part à la surabondance de l’amour du Père dans lequel il est engendré ; telle est sa joie, et elle est parfaite (Jn 15, 11). C’est précisément pour que nous puissions partager sa joie que Notre Seigneur poursuite : « Mon commandement le voici : aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ». C’est-à-dire : « laissez-vous traverser et emporter par ce même amour dont je suis aimé par le Père et dont je vous aime, afin de pouvoir à votre tour vous aimer les uns les autres dans ce même amour. Il s’agit donc de laisser l’initiative à l’Amour, qui tend par un mouvement spontané de sa nature à se diffuser, à se répandre, à se donner, pourvu que nous ne lui opposions pas de résistance. Si nous laissons ainsi l’Amour nous envahir, si nous laissons à l’Esprit Saint la maîtrise de nos vies comme Jésus a osé le faire, alors nous serons conduits nous aussi à donner notre vie, car telle est la logique de l’amour, sa loi interne, son dynamisme spontané : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis ».

28 Mai 2011, samedi de la cinquième semaine pascale

28 Mai 2011, samedi de la cinquième semaine pascale

Jésus ouvre les yeux de ses disciples sur la croix, la persécution pour qui veut être son disciples. Mais Jésus ne veut pas que nous souffrions, c’est plutôt le monde tout plongé dans les ténèbres qui ne veut pas ceux qui confessent le Christ, Lumière du monde. Les persécutions, voilà la réalité qui attend tout homme appartenant au Christ. Aucun disciple n’ y échappe. Cependant elles ne sont pas une menace pour celui qui reste fermement ancré sur le roc qu’est le Christ. Elles ne peuvent ternir ni la paix ni la joie que nous donne la participation à la vie trinitaire. Peut-être même, une fois de l’autre côté, les considérerons-nous comme des étapes qui nous ont efficacement aidé à rejeter tout ce qui en nous appartient encore au monde et n’a pas de place dans le Royaume… Que le Seigneur ressuscité nous donne d’ouvrir grand les yeux de la foi pour voir dès à présent nos vies à la lumière de son amour, avec l’espérance qui donne la force de marcher à la suite du maître, quoiqu’il advienne.

29 Mai 2011, dimanche de la sixième semaine pascale

29 Mai 2011, dimanche de la sixième semaine pascale

Sous la mouvance de l’Esprit, notre cheminement spirituel nous amène au sixième dimanche de Pâques où dans la première lecture, les apôtres transmettent l’Esprit par l’imposition des mains. C’est cet Esprit nous dit l’apôtre Pierre qui permet de rendre témoignage au Crucifié. Tandis que Saint Jean met en scène Jésus lui-même rassurant les apôtres qu’il priera le Père de leur donner un autre défenseur qui sera toujours présent dans leur vie. Les paroles de Jésus laissent entendre que Jésus s’exprime dans un climat de crainte. Il parle d’invoquer un défenseur, ce qui prouve bien que le climat est hostile, et il parle de ne pas laisser les disciples orphelins, évocation claire d’une des plus douloureuses séparations qui soient. Cependant il les invite à être de manière permanente en union avec lui par la fidélité à ses commandements. « Si vous m’aimez, vous resterez fidèles à mes commandements ». Le discours s’ouvre sur une difficulté. Cette phrase n’est pas très simple ; elle peut vouloir dire : il vous suffit de m’aimer et, immédiatement, mes commandements seront gardés. « Si vous m’aimez, vous resterez fidèles à mes commandements », c’est-à-dire : en aimant Jésus, on est fidèle à ses commandements ; les commandements que Jésus nous laisse, consistent à l’aimer. Mais il y a aussi une autre façon de comprendre ce verset : si vous m’aimez, cela prouvera que vous respectez mes commandements. Aimer Jésus ne va pas de soi, la preuve de l’existence de cet amour sera donnée si ses commandements sont respectés. Quoiqu’il en soit, ce verset établit un lien entre les commandements de Jésus et l’amour qu’on lui porte. En outre, nous pouvons certainement le lire comme une parole destinée à dissiper la crainte des disciples. Les disciples n’ont pas à craindre de ne pas rester fidèle à l’enseignement de Jésus quand il leur sera enlevé, car ils continueront à lui être fidèles grâce à leur amour pour lui. À la fin de l’évangile, Jésus conclut en effet : « Celui qui a reçu mes commandements et y reste fidèle, c’est celui-là qui m’aime ».

2 Juin 2011, Jeudi de l’Ascension

2 Juin 2011, Jeudi de l’Ascension

Le Seigneur Jésus par son élevation à la droite de Dieu le Père a fini d’accomplir sa mission de salut parmi les hommes. Comme l’affirme Saint Bernard « La souffrance est pour un moment, la joie est pour toujours ». Commence alors la mission des disciples. C’est pourquoi, Jésus ne s’approche des disciples que pour leur parler et il ne leur parle que pour les envoyer en mission. Mais quelle mission ! Tout est là. Nous envoyer faire de toutes les nations des disciples. Baptiser un nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, c’est-à-dire donner à tous ce que nous avons-nous-mêmes reçu de Dieu : la vie divine. Il fallait être Dieu pour inventer cela. Parmi les hommes, personne n’aurait pu imaginer la grandeur du don de Dieu. Voilà la porte d’entrée dans le mystère. L’Ascension est une invitation à une ascension des cœurs. Une invitation à monter, à vivre plus haut que nos pensées, à trouver en Dieu un refuge où nos pensées humaines ne pourront nous rejoindre. Ainsi, non seulement ce jour est celui où nous pouvons enfin vivre selon la logique de l’Esprit, selon le bon sens et la simplicité de l’amour, mais encore ce jour de l’Ascension est le jour de notre grand déménagement, celui où nous pouvons commencer à habiter au-dessus de nous-mêmes, c’est-à-dire déménager de ce qui est notre petit « moi » en Dieu, pour loger désormais tout là-haut dans le sein du Père. Aujourd’hui le Christ, qui reste l’un d’entre nous, vit devant le Père et nous entraîne dans son Ascension pour nous faire habiter là où son Ascension aboutit : dans la joie de la Sainte Trinité.

3 Juin 2011, vendredi après l’ascension

3 Juin 2011, vendredi après l’ascension

L’engendrement d’un monde nouveau exige douleurs et joies. « Sois sans crainte, continue à parler, ne reste pas muet » dit le Seigneur à Paul. Il est bon de réentendre que les souffrances de l’Eglise - et donc aussi les nôtres - font parties des douleurs d’accouchement du monde nouveau. Cependant, nos épreuves ne sont fécondes que par leur lien avec la Passion du Christ, qui est déjà celle de son Eglise, puisque « c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé » (Is 53, 4). Nous complétons donc notre interprétation : c’est bien la souffrance de l’Eglise qui enfante l’Homme nouveau ; mais en tant que Tête de cette Eglise, le Christ passe le premier par les douleurs de l’enfantement. L’image de la femme qui accouche inclut donc le Fils de l’homme, qui récapitule en lui toute l’humanité, appelée à naître à la vie divine. Dès lors, la naissance ne réjouira pas seulement le cœur de l’Eglise, mais elle sera partagée aussi par Jésus, qui aura traversé victorieusement les douleurs de l’enfantement. C’est même la vision du Ressuscité qui libèrera cette joie : « Vous aussi maintenant vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira ». De même que par le mystère de l’incarnation, le Verbe s’est fait solidaire de nos souffrances, par le mystère de la résurrection, il nous rend participant de sa joie, la joie de l’Esprit, que « personne ne nous enlèvera ».

4 Juin 2011, samedi après l’ascension

4 Juin 2011, samedi après l’ascension

La première lecture des Actes présente le ministère d’Apollos disciple de Paul. Par son écoute attentive et docile de la parole de Dieu, Apollos est conduit à découvrir l’accomplissement des Ecritures en Jésus mort et ressuscité. Avec une connaissance exacte du mystère du Christ, il peut annoncer avec assurance que Jésus est la voie du salut. Par Jésus donc nous pouvons entrer en communion avec Dieu le Père. De manière solennelle, la péricope de Jean nous introduit dans la relation avec le Père « En vérité, en vérité je vous dis ». Jésus dans tout le chapitre 16 cherche à expliquer à ses disciples la figure et le rôle du paraclet à l’intérieur du discours d’adieu. Nous sommes pleinement en contexte trinitaire où émergent les relations entre les personnes divines : Père, Fils et Esprit. Avec le départ du Christ à la droite dans les cieux, adressons-nous au Père avec la prière. Seulement en cherchant à nous approcher de Dieu qui aime sans mesure, non en paroles mais en actes que nous pourrions comprendre comment Dieu le Père laisser son Fils mourir en croix.

1er Juin 2011

La première lecture des Actes présente le ministère d’Apollos disciple de Paul. Par son écoute attentive et docile de la parole de Dieu, Apollos est conduit à découvrir l’accomplissement des Ecritures en Jésus mort et ressuscité. Avec une connaissance exacte du mystère du Christ, il peut annoncer avec assurance que Jésus est la voie du salut. Par Jésus donc nous pouvons entrer en communion avec Dieu le Père.

De manière solennelle, la péricope de Jean nous introduit dans la relation avec le Père « En vérité, en vérité je vous dis ». Jésus dans tout le chapitre 16 cherche à expliquer à ses disciples la figure et le rôle du paraclet à l’intérieur du discours d’adieu. Nous sommes pleinement en contexte trinitaire où émergent les relations entre les personnes divines : Père, Fils et Esprit. Avec le départ du Christ à la droite dans les cieux, adressons-nous au Père avec la prière. Seulement en cherchant à nous approcher de Dieu qui aime sans mesure, non en paroles mais en actes que nous pourrions comprendre comment Dieu le Père laisser son Fils mourir en croix.

5 Juin 2011, septième dimanche du temps pascal

5 Juin 2011, septième dimanche du temps pascal

La montée au ciel de Jésus à la droite du Père entraîne la vie fraternelle et de communion des Apôtres « d’un seul coeur ils participaient fidèlement à la prière » dans l’attente de la réalisation de la promesse faite par Jésus à ses disciples de leur envoyer l’Esprit Saint. La première lecture extraite du livre des Actes nous place dans les mêmes conditions que les Apôtres qui « après avoir vu Jésus s’en aller vers le ciel, retournèrent du mont des Oliviers à Jérusalem… montèrent à l’étage de la maison ; où ils se tenaient tous. » Au point où nous en sommes du cycle de la liturgie, nous sommes un peu comme au Cénacle. Le Seigneur est remonté auprès de son Père tout en nous promettant de ne pas nous laisser orphelins et de revenir vers nous (Jn 14, 18). Mais nous ne savons pas encore avec précision en quoi consistera ce nouveau mode de présence, purement spirituelle, du Seigneur à nos côtés. Nous savons seulement que « nous allons recevoir dans les jours qui viennent une force, celle du Saint Esprit, qui viendra sur nous » (Ac 1, 8).

Pour bien comprendre qui est l’Esprit Saint, la prière sacerdotale de Jésus, que nous trouvons dans l’évangile de ce dimanche, nous est d’un grand secours et ce, même si la parole « Esprit Saint » n’y figure à aucun moment. Regardons d’un peu plus près. Jésus, avant d’entrer dans sa passion, lève les yeux vers son Père et commence à s’adresser à lui en ces termes : « Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils, afin que le Fils te glorifie. » Le Père a glorifié Jésus en le manifestant comme son Fils par l’exaltation de la Croix et l’Ascension. C’est ce que Jésus lui demandait : « Toi, Père, glorifie-moi maintenant auprès de toi : donne-moi la gloire que j’avais auprès de toi dès avant le commencement du monde » (Cf. Evangile). L’exaltation marque l’avènement de l’heure et en allant au bout de la mission qui lui a été confiée Jésus glorifie son Père. L’Ascension quant à elle nous révèle le sens de la mort du Seigneur : l’abaissement du Fils est en fait une élévation parce que par lui l’homme a de nouveau accès au Père : « il s’est fait obéissant jusqu’à la mort et la mort de la croix ; c’est pourquoi Dieu l’a exalté » (Cf. Ph 2). A l’Ascension, le Père se révèle Père en élevant celui qui s’est pleinement manifesté comme Fils par son obéissance jusqu’au bout.

7 Juin 2011, Mardi de la septième semaine pascale

7 Juin 2011, Mardi de la septième semaine pascale

Aujourd’hui, la Parole de Dieu nous livre le chapitre 17 de l’évangile de Saint Jean. Il s’agit d’un texte qui ferme le discours d’adieu avec une invocation, une prière, un dialogue qui révèle le Père. Le Fils de l’homme levant les yeux au ciel, s’adresse au Père et proclame sa divinité. Dans ce discours que proclame le Nazaréen, il est mis en relief le but pour lequel dans l’histoire du salut, un Dieu s’est fait homme et a vécu réellement parmi les hommes. Le pouvoir de Jésus-Christ, l’Emmanuel est finalisé à l’obtention de la vie éternelle pour tous ceux que le Père lui a donnés. Qu’ils aient accès au règne de Dieu, contempler la face de Dieu. La condition pour accéder au règne de Dieu, est de parcourir le cheminement de la foi guidé par le Maître que le Père atteste être l’Unique Fils, la deuxième personne de la Sainte Trinité, l’Unique Médiateur entre Dieu et l’homme.

8 Juin 2011, Mercredi de la septième semaine pascale

8 Juin 2011, Mercredi de la septième semaine pascale

Paul laisse à l’Eglise d’Ephèse un testament spirituel « Veillez sur vous-mêmes, et sur tout le troupeau où l’Esprit Saint vous a placés comme responsables pour être les pasteurs de l’Eglise de Dieu ». Paul réserve ce message aux Anciens d’Ephèse et après eux à tous ceux qui exerceront une responsabilité dans l’Eglise. S’appuyant sur la force et la grâce de Dieu, l’amour du prochain et le service des frères passeront avant toutes choses, comme le Christ Bon pasteur l’a fait au nom de toute l’humanité. Le Bon pasteur, avant d’offrir sa vie en sacrifice prie pour les siens afin que le Père les consacre dans la vérité « Consacre-les dans la vérité : ta parole est vérité ». Aussi Jésus confie-t-il ses disciples à son Père pour qu’Il les garde fidèles à l’Evangile pour être sanctifiés par la vérité dont ils seront les témoins. Père Saint, ton Fils a donné ta parole aux hommes et le monde les a pris en haine. Mais ils ont vaincu parce que tu les a gardés dans la fidélité à ton nom. Consacre-nous aussi dans la vérité pour te rendre un témoignage véridique, toi qui règnes pour les siècles sans fin.

9 Juin 2011, Jeudi de la septième semaine pascale

9 Juin 2011, Jeudi de la septième semaine pascale

Dans sa fidélité à sa foi juive Paul proclame la résurrection du Seigenur « c’est à cause de notre espérance en la résurrection des morts que je passe en jugement ». C’est ce message central de la foi chrétienne qui engendre la division entre Sadducéens qui ne croient pas en la résurrection et les pharisiens qui y croient. Paul rend témoignage dans la contradiction, mais c’est une étape de son témoignage. Car « la nuit suivante, le Seigneur vint auprès de Paul et lui dit : courage, le témoignage que tu m’as rendu à Jérusalem, il faut que tu le rendes aussi à Rome ». Le témoignage nous dit Saint Jean consiste surtout à vivre dans l’unité. L’unité des croyants dans l’amour. Le témoignage des disciples sera reçu dans la mesure où mutuellement ils vivront de l’amour qui unit Jésus à son Père, un amour qui conduit les croyants à vivre de la vie de Dieu. Mais tout cela par la force de l’Esprit. Viens Esprit Saint, Esprit d’unité. Fais-nous vivre dans l’union à Dieu et la concorde avec nos frères.

10 Juin 2011, vendredi de la septième semaine pascale

10 Juin 2011, vendredi de la septième semaine pascale

Pierre le porte-parole des Apôtres, a reçu du ressuscité la charge de pasteur des brebis du Seigneur. Par son témoignage d’un amour absolu pour le Christ jusqu’au bout, il pourra effectivement accomplir sa mission. La question : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu plus que ceux-ci ? » a dû transpercer le cœur du compagnon de la première heure. En l’appelant non pas du nom nouveau qu’il lui avait lui-même donné, mais par son nom d’origine, Jésus ne confirmait-il pas son désaveu ? Pour sûr, il était déchu de sa primauté au sein du collège apostolique ; en faisait-il d’ailleurs encore partie ? Pourtant la demande du Seigneur le laisse perplexe : pourquoi Jésus lui demande-t-il non seulement s’il l’aime, mais s’il l’aime davantage que les autres ? Pierre ne soupçonne pas Jésus de se livrer à une ironie cruelle, mais il n’a pas encore compris la pédagogie du Seigneur, et balbutie, rempli d’un espoir mêlé de crainte : « Oui, Seigneur je t’aime, tu le sais ». Notre-Seigneur n’en demandait pas davantage ; après un bref silence dans lequel il savoure la réponse de Simon qui par cet aveu est à nouveau devenu Pierre, il le confirme dans sa mission : « Sois le berger de mes agneaux ». Quelle émotion, quel bouleversement ces paroles n’ont-elles pas suscités dans le cœur de l’Apôtre ! Comment Jésus pouvait-il lui refaire confiance à lui qui l’avait trahi ? Et sur la seule garantie de la protestation de son pauvre amour ? Pierre découvre que « les dons et les appels de Dieu sont sans repentance » (Rm 11, 29). Comme le Seigneur ne nous choisit pas en raison de nos mérites, nous ne pouvons pas démériter de sa confiance. Même notre péché, nos trahisons, ne le découragent pas : il persiste à nous accorder son entière confiance. Il demande seulement notre amour, un amour humble et pauvre, qui s’appuie sur sa fidélité à lui, la seule qui soit inébranlable

11 Juin 2011, samedi de la septième semaine pascale

11 Juin 2011, samedi de la septième semaine pascale

Paul arrive de Jérusalem à Rome pour comparaître devant l’auguste César. Là il rencontre les Juifs, ses frères et leur expose le parcours de son procès et sa fidélité à la foi des pères dans le Judaïsme et l’espérance d’Israël « c’est à cause de l’espérance d’Israël que je porte ces chaînes ». Loin d’accuser ses frères qui le persécutent sans raison, Paul veut leur révéler Celui qui accomplit l’espérance d’Israël, le Christ Jésus, le Messie dont il témoigne avec assurance. Pour Paul, la religion des Juifs se réalise dans la foi au Christ mort et ressuscité, c’est Lui le chemin, la vérité et la vie. Jésus est l’unique Sauveur comme l’attestent les Saintes Ecritures. Pendant tout son séjour à Rome sans cesse, Paul va rendre témoignage que Christ est le Messie, la Vérité. Invoquons donc le, que du haut du ciel il envoie son Esprit, l’Esprit qui a soufflé sur les Apôtres, qu’il nous face proclamer l’évangile à la face de la terre.

12 Juin 2011, Dimanche de la Pentecôte

12 Juin 2011, Dimanche de la Pentecôte

"Ils se trouvaient tous ensemble... unis dans la prière". C’était l’Eglise naissante. Ils priaient tous ensemble et nous trouvons là les conditions nécessaires à la réception du Saint-Esprit. Il nous faut, à certains moments, nous retirer et nous enclore dans la chambre haute de notre âme. Mais nous ne pouvons les vivre séparés du Corps qu’est l’Eglise. "Les fonctions... les activités ... les dons sont variés. C’est toujours le même Dieu qui agit en tous. Nous avons été baptisés dans l’unique Esprit pour former un seul corps" (Saint Paul aux Corinthiens. 12. 13). Qui veut ignorer l’autorité des apôtres ou se passer de la présence maternelle de Marie ne peut recevoir l’Esprit-Saint..

La pentecôte juive faisait mémoire du don de la Loi au Sinaï (cf. Ex 9) ; or pour sceller la première Alliance – nous raconte le livre de l’Exode - « Dieu était descendu dans le feu sur la montagne, qui tremblait violemment » (Ex 19, 18). Nous pouvons également évoquer la retraite d’Elie sur le Mont Horeb, où le prophète entend Dieu s’adresser à lui dans le « silence frémissant », après le passage du vent et du feu venu du ciel (1 R 19, 12). Le vent signifie l’initiative d’en-haut, sur laquelle nous n’avons aucune prise ; Jésus dira : « Le vent souffle où il veut : tu entends le bruit qu’il fait, mais tu ne sais pas d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né du souffle de l’Esprit » (Jn 3, 8). Le feu est l’élément purificateur par excellence ; celui qui consume les offrandes posées par Elie sur l’autel dressé sur le Mont Carmel, n’avait pas été allumé par le prophète : il vient d’en-haut, de Dieu lui-même, qui manifeste ainsi qu’il agrée son offrande (1 R 18, 38).

C’est encore dans ce feu qu’Elie est emporté au ciel signifiant ainsi qu’il est passé de la condition mortelle à un nouveau mode d’existence « à travers le feu », c’est-à-dire par suite d’une transformation radicale opérée par Dieu lui-même. Nous retrouvons les éléments du vent et du feu dans la Pentecôte du Nouveau Testament : « du ciel vint un bruit pareil à un violent coup de vent, et ils virent apparaître une sorte de feu qui se propageait en langues et qui se posa sur chacun des disciples. Alors ils furent tous remplis de l’Esprit Saint » (Ac 2, 4). A la lumière des récits de la première alliance auxquels nous avons fait allusion, nous reconnaissons qu’il s’agit d’un véritable « baptême » de feu de la communauté. Le prodige du Buisson ardent se renouvelle : le feu divin n’a pas consumé les disciples, mais a pénétrés au plus profond de leur être, au point de les « rendre participant de la nature divine » (2 P 1, 4). La transformation est si radicale, qu’elle correspond à une nouvelle création, le souffle igné de l’Esprit faisant passer la communauté des disciples d’une existence terrestre à une condition céleste. Ainsi se réalise ce qu’avait prédit le Seigneur Jésus : « Je suis venu jeter un feu sur la terre, et comme je voudrais que déjà il fût allumé » (Lc 12, 49). Nous aurons d’ailleurs tous à passer par ce même Feu, puisque « l’ouvrage de chacun sera mis en pleine lumière au jour du jugement, et cette révélation se fera par le feu : c’est le feu qui permettra d’apprécier la qualité de l’ouvrage de chacun » (1 Co 3, 13).

Ce feu divin n’est autre que l’Amour de charité : il brûle la paille du péché, il embrase le cœur de ceux qu’il touche d’un amour ardent pour Dieu et pour les hommes, et d’un désir ardent de la venue de son Règne. L’Eglise est précisément constituée de tous ceux qui ont ainsi été transformés par le Feu de l’Esprit en des hommes nouveaux, recréés à l’image du Christ Seigneur. Dans un de ses sermons, Saint Augustin donne à l’Eglise le beau nom de « Societas Spiritus » - société de l’Esprit. Avant lui, Saint Irénée avait déjà souligné l’union essentielle entre l’Eglise et l’Esprit Saint : « Là où se trouve l’Eglise, se trouve l’Esprit de Dieu, et là où se trouve l’Esprit de Dieu, là se trouve l’Eglise et toute grâce ». Dès lors ajoutait-il : « s’éloigner de l’Eglise signifie refuser l’Esprit » et donc « s’exclure de la vie » (Adv Haer. III, 24, 1). Cette Eglise - constituée non par une volonté humaine, mais par la puissance de l’Esprit de Dieu - est dès sa naissance, à la fois une et « catholique », (c’est-à-dire universelle), la mission de l’Esprit étant précisément de brûler tout le bois mort de nos divisions, afin de créer l’unité dans l’amour et dans l’acceptation réciproque des différences.

14 Juin 2011, Mardi de la onzième semaine du temps ordinaire

14 Juin 2011, Mardi de la onzième semaine du temps ordinaire

Le sacrifice héroïque des macédoniens amène Paul à motiver la générosité des Corinthiens pour une collecte en faveur des Eglises de Judée. Partager ce qu’ils possèdent avec ceux qui n’en ont pas, voilà ce qu’a fait Jésus pour le salut de tous les hommes afin de nous enrichir de sa pauvreté. Faisant ainsi, les Corinthiens imitent Dieu riche en miséricorde et en générosité. « Seigneur nous confessons ta générosité à notre égard : “toi qui es riche, tu es devenu pauvre à cause de nous, pour que nous devenions riches par ta pauvreté” (1ère lect.). Tu nous as comblés en surabondance de tes dons : “la foi, la Parole, et la connaissance de Dieu” (Ibid.). Ne permets pas que nous contristions l’Esprit Saint (cf. Ep 4, 30) en résistant à tes appels et à l’action de la grâce, mais donne-nous d’avancer généreusement sur le chemin de l’Évangile en aimant nos ennemis d’un amour sincère, en priant avec ardeur pour ceux qui nous persécutent, “afin d’être vraiment les fils” de ton Père et notre Père, de ton Dieu et notre Dieu (cf. Jn 20, 17). »

15 Juin 2011, mercredi de la onzième semaine du temps ordinaire

15 Juin 2011, mercredi de la onzième semaine du temps ordinaire

Comme hier Saint Paul continue d’exhorter les chrétiens de Corinthe à être généreux en faveur des chrétiens de Jérusalem. Par le don, l’homme s’ouvre à l’amour de Dieu. Plus on donne avec joie, plus on reçoit de Dieu qui est la source de tout ce que l’homme possède. Il sait rendre à la mesure de la générosité du donateur car « à semer trop peu, on récolte trop peu ; à semer largement, on récolte largement ». L’évangile de Matthieu nous montre combien cette générosité accomplie sous le regard de Dieu, attire la récompense divine « Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d’agir devant les hommes pour vous faire remarquer ». Servir les pauvres, prier Dieu, se mortifier permettent de devenir de vrais enfants du Père qui voit dans le secret, le fond des coeurs. Seigneur fais que jamais notre générosité, notre prière et notre ascèse ne soient inspirées par le désir de nous faire valoir aux yeux des hommes. Accorde-nous d’agir rien que pour te plaire, toi qui vois nos efforts les plus secrets et qui sera notre récompense eternelle

16 Juin 2011, Jeudi de la onzième du temps ordinaire

16 Juin 2011, Jeudi de la onzième du temps ordinaire

Le discours de Jésus sur la montagne commencée cette semaine culmine dans la prière par excellence : la prière du Notre-Père. Cette prière est un dialogue avec Dieu. Elle est donc loin d’être une liste de réclamations adressée à un Dieu à qui nous aurions à demander des choses. Elle n’est pas un acte de soumission ni une reconnaissance d’impuissance devant un Dieu dont le seul rôle serait de pourvoir à nos besoins. Cette prière est effectivement une demande, mais en premier lieu une demande de Père. Sous les demandes suscitées par le Nom, le Règne, la Volonté, celui qui prie demande à Dieu d’être son Père. Dire « Notre Père » est demander à devenir fils dans le Fils. Le Nom est la personne même de Dieu. Nous lui demandons donc chaque jour de nous révéler son visage, de manifester sa sainteté, de nous montrer combien il est le Tout Autre admirable et adorable. Cette prière est belle parce qu’elle rend tout honneur à Dieu. Il n’y a que lui qui puisse le faire, il n’y a que de lui que nous l’attendons. Dans le « Notre Père », tout commence par le « Notre ». Il nous faut accepter le pari de nous situer en enfants de Dieu ; c’est-à-dire de nous situer en frères les uns par rapport aux autres, devant Dieu. Alors nous connaîtrons la joie de vivre ensemble et d’être unis, assemblée de frères faisant la joie de notre Père miséricordieux

17 Juin 2011, vendredi de la onzième semaine du temps ordinaire

17 Juin 2011, vendredi de la onzième semaine du temps ordinaire

Après nous avoir appris sur la montagne, la prière par excellence le « Le Notre Père », Jésus nous montre combien cette prière doit nous aider à tourner nos regards vers les réalités du ciel. Jésus ne conteste la possibilité d’avoir des trésors : au contraire, il encourage à cela : « Faites-vous des trésors… » Il se fait même notre complice, puisqu’il nous donne des conseils sur les précautions à prendre quant au choix de la cachette : gare aux mites qui grignotent les étoffes précieuses, à la rouille qui ronge l’argent et l’or, et surtout : méfiez-vous des voleurs, qui n’hésitent pas à « percer les murs pour voler ». Mais où trouver un lieu qui soit à l’abri de ces dangers ? La réponse est simple : « Faites-vous des trésors dans le ciel » : là au moins il n’y a pas de mites, pas d’humidité et pas de brigands ! Non seulement vous êtes sûrs de garder votre bien, mais aussi la santé spirituelle, « car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur ». « Père Saint, purifie mon regard de la convoitise, afin que mon cœur puisse accueillir la lumière de ta Révélation et discerner ton appel à vivre de ta vie. Aide-moi à me souvenir que “ressuscité avec le Christ, ce sont les réalités d’en-haut qu’il me faut rechercher : c’est là qu’est le Christ, assis à ta droite” (Col 3, 1). Donne-moi ton Esprit Saint, que je puisse “tendre vers les réalités célestes, et non pas vers celles de la terre, dans la conscience que ma vie est dès à présent cachée avec Jésus en toi, Père. Je veux faire mourir en moi ce qui appartient encore à ce monde qui passe : débauche, impureté, passions, désirs mauvais, et cet appétit de jouissance qui est un culte rendu aux idoles. Je veux me débarrasser de tout cela : colère, emportement, méchanceté, insultes, propos grossiers, mensonge. Oui : je veux me dégager des agissements de l’homme ancien qui est en moi, et revêtir l’homme nouveau. Alors, quand paraîtra le Christ, moi aussi, je paraîtrai avec lui en pleine gloire” (Col 3, 5-10.4). ».

18 Juin 2011, samedi de la onzième semaine du temps ordinaire

18 Juin 2011, samedi de la onzième semaine du temps ordinaire

Hier, Jésus nous demandait de faire trésor au ciel où ni la mite et la rouille ne dévorent. C’est-à-dire contruire notre ciel tout en étant sur la terre. Comme disait Sainte Thérese « Je passerai mon ciel à faire du bien sur la terre ». Il faut donc compter sur les seuls « trésors » de Dieu. Mais ne serait-ce pas là s’exposer à l’angoisse incessante du lendemain ? L’évangile d’aujourd’hui vient répondre à cette question. Jésus nous y invite à ne pas nous laisser accaparer par les soucis et l’inquiétude. Par six fois, Matthieu reprend le verbe « se faire du souci » mais en nous appelant à rejeter toute forme d’angoisse, aussi profonde soit-elle. La raison en est simple : notre vie tout entière est placée sous le regard de Dieu « qui sait ce dont nous avons besoin ». Jésus n’encourage pas pour autant l’oisiveté, l’optimisme insouciant, ou une confiance paresseuse et inactive en Dieu. Ce que Jésus veut rejoindre ici c’est notre manière de nous situer face aux nécessités de la vie. Sommes-nous dans la paix ou dans l’inquiétude, le « souci » ?

Dimanche 19 Juin 2011 solennité de la Sainte Trinité

Dimanche 19 Juin 2011 solennité de la Sainte Trinité

Notre Dieu est Père, Fils et Saint-Esprit. Ceci est absolument unique. Il s’agit d’une vérité révélée, c’est-à-dire que l’homme n’aurait pas pu inventer cela, il fallait que Dieu se dévoile pour que l’homme le découvre. Par ailleurs, saint Jean nous dit que « Dieu est amour » (1Jn 4,16). Donc, c’est une évidence, l’amour est Père, Fils et Saint-Esprit. C’est une évidence et comme toutes les évidences, elle est difficile à voir. Le Dieu d’amour est trinitaire, c’est-à-dire qu’ils sont trois à être un. Ils sont réellement trois. Nous savons bien que le Père et le Fils se donnent éternellement l’un à l’autre, qu’ils sont unis dans l’Esprit qui est l’amour ; nous le redirons tout à l’heure. Mais prenons garde que cette formulation n’induise pas incidemment une dépersonnalisation de l’Esprit-Saint ; ce serait réduire la vie trinitaire à un face-à-face entre le Père et le Fils. Or ça n’est pas le cas. L’amour ne peut être réduit à un tête-à-tête. L’Esprit-Saint est réellement le lien de leur unité, mais il n’a rien d’abstrait. Il est une personne divine de la même manière que le Père et le Fils le sont. Ils sont trois à être un. Ils sont réellement trois, c’est-à-dire que dans l’amour, il y a toujours un tiers. Dieu est immense. Il est tout l’Être et Il est tout être. Il est la vie de tout ce qui vit. Il est pureté, Il est lumière, Il est vérité. Et tout ce qu’on peut en dire, c’est que Dieu EST, Dieu seul EST. Il n’y a de réalité que l’Être de Dieu. Rien n’existe hormis l’amour. C’est parce que c’est si simple, si profond, si immense, que le mystère de Dieu nous échappe. La seule attitude qui convienne est le silence de la contemplation et de l’adoration.

Dimanche 19 Juin 2011 solennité de la Sainte Trinité

Dimanche 19 Juin 2011 solennité de la Sainte Trinité

Notre Dieu est Père, Fils et Saint-Esprit. Ceci est absolument unique. Il s’agit d’une vérité révélée, c’est-à-dire que l’homme n’aurait pas pu inventer cela, il fallait que Dieu se dévoile pour que l’homme le découvre. Par ailleurs, saint Jean nous dit que « Dieu est amour » (1Jn 4,16). Donc, c’est une évidence, l’amour est Père, Fils et Saint-Esprit. C’est une évidence et comme toutes les évidences, elle est difficile à voir. Le Dieu d’amour est trinitaire, c’est-à-dire qu’ils sont trois à être un. Ils sont réellement trois. Nous savons bien que le Père et le Fils se donnent éternellement l’un à l’autre, qu’ils sont unis dans l’Esprit qui est l’amour ; nous le redirons tout à l’heure. Mais prenons garde que cette formulation n’induise pas incidemment une dépersonnalisation de l’Esprit-Saint ; ce serait réduire la vie trinitaire à un face-à-face entre le Père et le Fils. Or ça n’est pas le cas. L’amour ne peut être réduit à un tête-à-tête. L’Esprit-Saint est réellement le lien de leur unité, mais il n’a rien d’abstrait. Il est une personne divine de la même manière que le Père et le Fils le sont. Ils sont trois à être un. Ils sont réellement trois, c’est-à-dire que dans l’amour, il y a toujours un tiers. Dieu est immense. Il est tout l’Être et Il est tout être. Il est la vie de tout ce qui vit. Il est pureté, Il est lumière, Il est vérité. Et tout ce qu’on peut en dire, c’est que Dieu EST, Dieu seul EST. Il n’y a de réalité que l’Être de Dieu. Rien n’existe hormis l’amour. C’est parce que c’est si simple, si profond, si immense, que le mystère de Dieu nous échappe. La seule attitude qui convienne est le silence de la contemplation et de l’adoration.

22 Juin 2011, mercredi la douzième semaine du temps ordinaire

22 Juin 2011, mercredi la douzième semaine du temps ordinaire

L’évangile d’aujourd’hui est une invitation à la prudence pour ne pas tomber dans les superficialités. Le style du règne de Dieu et les nouveautés inaugurées par le Maître imposent un chemin de conversion dur mais non impossible. La porte pour accéder au règne est serrée, mais le passsage n’est pas interdit. La voie pour atteindre le règne n’est pas facile. Les auditeurs de Jésus le savent très bien puisqu’ils expériementent tous les jours les difficultés qui naissent à la suite du Christ. Ce sont des obstacles qui proviennent de la condition humaine attirée par le monde. Pour cela, le Sauveur parlait des chiens et des procs, de la porte étroite et de la porte large. Aussi faut-il distinguer les vrais et les faux prophètes. Les faux prophètes sont ceux hypocrites, ils se cachent derrière la parole de Dieu, mais ils prononcent des paroles humaines. Par leurs fruits vous les connaîtrez.

23 Juin 2011, jeudi de la douzième semaine du temps ordinaire

23 Juin 2011, jeudi de la douzième semaine du temps ordinaire

Jésus nous indique les vais critères pour connaître ses disciples : Il e suffit pas de dire « Seigneur, Seigneur !’, pour entrer dans le Royaume des cieux ». Ce n’est pas un discours, mais c’est une vie, un comportement, un témoignage. Jésus veut rendre justice à ceux qui mettent en pratique, les commandements de Dieu, en dénonçant ceux qui se contentent de beaux discours. Pourtant, la liste des œuvres de ceux que Jésus rejette est édifiante : « Seigneur, Seigneur, n’est-ce pas en ton nom que nous avons été prophètes, en ton nom que nous avons chassé les démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ? ». Ils n’ont pas fait que des beaux discours, ils se sont engagés généreusement et au nom du Christ ! Comment est-il possible que Jésus leur dise : « écartez-vous de moi, vous qui faites le mal » ? Parce qu’il ne suffit pas d’invoquer (magiquement) le nom de Jésus pour faire le bien. Le Royaume est réservé aux enfants de Dieu, aux fils du Père. Ceux-là seuls sont connus de Jésus et son proche de Dieu. On ne devient pas fils de Dieu en revendiquant des œuvres mais en accueillant ce don de Dieu.

24 Juin 2011, Saint Jean-Baptiste

24 Juin 2011, Saint Jean-Baptiste

« Et toi petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut : tu marcheras devant à la face du Seigneur et tu prépareras ses chemins » L’Eglise ne célèbre que trois naissances : celle du Fils de Dieu, celle de sa mère, et celle de Jean-Baptiste. La nativité de ce dernier fut même célébrée bien avant celle de la Vierge Marie : elle est attestée dès le IVe s. De tous les autres saints nous retenons uniquement le jour de leur naissance à la vie définitive au moment du grand passage de ce monde à l’autre. L’exception faite pour saint Jean se fonde sur la parole insistante de l’Ange annonçant la destinée extraordinaire de cet enfant (Lc 1, 13-17), et surtout sur la grâce de sanctification reçue dès le sein de sa mère, lors de la Visitation de Marie à sa cousine Elisabeth (Lc 1, 39-56). Puisque l’enfant fut purifié du péché originel et oint de l’Esprit de sainteté, il est légitime de fêter sa naissance comme la célébration de l’entrée d’un saint dans notre monde. « Parmi les hommes, il n’en a pas existé de plus grand que Jean-Baptiste » (Mt 11, 11), dont la venue et la mission furent annoncées par le prophète Jérémie en ces termes : « Avant même de te former dans le sein de ta mère, je te connaissais ; avant que tu viennes au jour, je t’ai consacré ; je fais de toi un prophète pour les peuples » (Jr 1, 5). C’est encore lui que fait parler Isaïe lorsqu’il proclame : « J’étais encore dans le sein maternel quand le Seigneur m’a appelé ; j’étais encore dans les entrailles de ma mère quand il a prononcé mon nom. Il a fait de ma bouche une épée tranchante, il m’a protégé par l’ombre de sa main ; il a fait de moi sa flèche préférée, il m’a serré dans son carquois. Le Seigneur qui m’a formé dès le sein de ma mère pour que je sois son serviteur parle ainsi : “ Je vais faire de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne aux extrémités de la terre” »

25 Juin 2011, samedi de la douzième semaine du temps ordinaire

25 Juin 2011, samedi de la douzième semaine du temps ordinaire

« Dis seulement un mot, et mon serviteur sera guéri » Un homme, un centurion romain, s’avance hors de cette ville. Il se dirige vers Jésus et le supplie : « Seigneur, mon serviteur est au lit, chez moi, paralysé, et il souffre terriblement ». Le vocable « Seigneur » laisse entendre que ce centurion voit en Jésus bien plus qu’un simple thaumaturge. Et la gratuité de sa démarche ne fait que le confirmer. En effet, il est remarquable que ce dont il fait part en premier lieu à Jésus ce soit la souffrance de son serviteur. C’est la compassion pour son esclave qui l’anime dans sa requête auprès de Jésus et non pas l’opportunité que lui soit rendu celui qui travaillait pour lui. C’est gratuitement qu’il demande sa guérison sans aucune arrière-pensée d’en tirer un quelconque profit. En outre, ce centurion est conscient de ne rien mériter. En raison de sa condition de païen et pour éviter à Jésus de contracter une souillure rituelle en entrant chez lui, il déclare : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit ». « Ravive en nous Seigneur une foi vivante, animée par la charité, une foi humble et confiante dans la gratuité de ton amour. Qu’à l’exemple de ce centurion de Capharnaüm notre cœur s’ouvre aux souffrances qui nous entourent et qu’il se remplisse de compassion. Ravive en nous le désir que tous les hommes soient sauvés, libérés de la paralysie de la souffrance et du péché.

Dimanche 26 Juin 2011, solennité du Corps et du Sang du Christ.

Dimanche 26 Juin 2011, solennité du Corps et du Sang du Christ.

« Après avoir nourri la foule... Jésus disait Moi je suis le pain vivant qui est descendu du ciel, si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement... » Voilà une parole très forte pour nous : il est indispensable de manger la chair et boire le sang du Fils de l’homme pour ressusciter au dernier jour. Pour devenir source de vie, la communion à l’Eucharistie devra être union au Christ qui possède la vie du Dieu le Père. A chaque Eucharistie, se réalise en nous cette union fondamentale où nous faisons mémoire non seulement de ce qui s’est passé il y a deux mille ans en notre faveur sur le Golgotha, mais notre mémoire se rassasie de la contemplation de ce que le Seigneur continue à réaliser sans cesse pour nous. Car en vertu de la divinité de Celui qui s’offre sur la Croix, l’acte rédempteur transcende le temps et l’espace, et remplit tout l’univers et chaque instant de l’histoire de sa présence salvifique. Le Saint Sacrifice de la Messe rend ainsi visible à nos yeux le Sacrifice perpétuel par lequel Dieu nous révèle l’infini de son amour. La Messe est mémorial de la Pâque au sens où elle est l’actualisation de l’unique Sacrifice, la présence bien réelle de l’unique offrande qui nous sauve. Dans l’Eucharistie, rappelle le Concile, « est renfermé tout le bien spirituel de l’Eglise, c’est-à-dire le Christ lui-même ; notre Pâque et Pain vivant qui, par sa chair vivifiée par l’Esprit-Saint et vivifiante, donne la vie aux hommes qui sont invités et conduits à offrir eux-mêmes avec lui, leurs propres fatigues, et toutes les choses créées » (Presbyterorum Ordinis, 5). L’Eucharistie est ainsi sacrement de guérison de notre cœur, qui au contact de cette braise divine, s’enflamme d’amour dans l’Esprit Saint ; elle est sacrement de guérison de notre intelligence, qu’elle illumine de la connaissance intime de notre Sauveur ; l’Eucharistie est guérison de notre mémoire, qu’elle emplit de la présence de Celui qui vient à nous lorsque nous accueillons son Fils bien-aimé. La célèbre analogie trinitaire de Saint Augustin situait l’image du Verbe dans l’intelligence, celle de l’Esprit dans la volonté, mais l’image du Père réside selon Augustin dans la mémoire. C’est la mémoire vivante de cette présence amoureuse de Dieu le Père à nos côtés qui transfigure notre regard, éclaire notre intelligence, et embrase notre cœur. Saint Isaac le Syrien décrit le péché en termes d’oubli de Dieu ; plus radicalement encore : de sortie de l’homme de la conscience de Dieu. Et le même auteur se sert d’une comparaison particulièrement éloquente pour décrire la mort spirituelle du pécheur qui sort de la présence de Dieu : « Ce qui arrive au poisson quand il est sorti de l’eau arrive à l’esprit quand il est sorti de la mémoire de Dieu et se disperse dans la mémoire du monde » (Traité, 43). N’étant plus unifiée en Dieu, la mémoire s’attache aux souvenir des créatures dont elle nourrit les autres facultés, engendrant ainsi la multiplicité des passions, qui nous aliènent et nous entraînent au péché. C’est précisément parce que Dieu connaît notre amnésie spirituelle, qu’il a voulu nous laisser le mémorial de la Pâque de son Christ. « Passent les jours, les années, les siècles, mais ce geste très saint dans lequel Jésus a condensé tout son Evangile d’amour ne passe pas », proclame Jean-Paul II. « Jésus ne cesse pas de s’offrir lui-même, Agneau immolé et ressuscité, pour le salut du monde. » Si par le péché, notre mémoire était morte, par l’Eucharistie, elle peut à nouveau reprendre vie. En contemplant le Pain consacré que le prêtre offre à nos regards au cours du Saint Sacrifice, nous redécouvrons, émerveillés, cette présence de Dieu au milieu de nous, tout prêt de nous, et bientôt en nous par la communion.

dimanche 3 Juillet 2011

Dimanche 3 juillet 2011 Dans la liturgie de ce jour beaucoup de thèmes s’offrent à notre méditation et nous préférons nous méditer sur le joug « Oui mon joug est facile à porter et mon fardeau léger » Si l’on regarde attentivement l’objet, un joug n’est pas un fardeau à proprement parler. En effet, la finalité du joug est d’aider les bêtes de somme à tirer plus facilement leur charge. Ainsi, en nous proposant son joug, Jésus ne fait rien d’autre que nous offrir de l’aide pour soulager le port de notre fardeau. Ajoutons que cette assistance ne consiste pas seulement dans le joug mais aussi dans celui qui le porte avec nous. Car un joug est toujours prévu pour deux. Jésus est celui qui y est attelé en premier et qui nous propose la place à côté de lui. Lorsque deux bêtes unies par un joug tirent une charge, il y en a toujours une, plus robuste, qui marche légèrement en avant de l’autre. C’est précisément ce que fait Jésus avec chacun d’entre nous. Mais nous pouvons demander à Jésus pourquoi ne portes-tu pas le joug à notre place ?Nous sommes là devant un mystère. Ce mystère est accessible uniquement aux tout-petits c’est-à-dire à ceux qui ne s’appuient pas sur leurs propres forces pour se sauver mais seulement sur le Seigneur, à ceux qui ne mettent par leur sécurité dans leur savoir humain mais dans ce que le Fils leur fait connaître, parce qu’ils savent qu’en dehors de lui, ils ne peuvent et ne savent rien.

Dimanche 10 Juillet 2011

Dimanche 10 Juillet 2011

« La parole, qui sort de la bouche du Seigneur, ne lui reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qu’il veut, sans avoir accompli sa mission ». Cette parole c’est la parole éternelle du Père par laquelle Il a tout créé, Le Verbe éternel du Père fait chair qui a posé sa tente au milieu des hommes. Nous le croyons, cette Parole a été prononcée par le Père en Jésus-Christ Notre-Seigneur : le Semeur divin a jeté dans notre terre le Bon Grain, son Fils unique ; il a « arrosé nos sillons » (Ps 64) des grandes eaux de l’Esprit, afin que nous portions du fruit au centuple. En Jésus ressuscité, dans son Humanité glorifiée ainsi que dans celle de la Vierge Marie, la création exulte déjà dans les cieux. « En lui s’est révélé, d’une manière nouvelle et plus admirable, la vérité fondamentale sur la création que le livre de la Genèse atteste quand il répète à plusieurs reprises : “Dieu vit que cela était bon” » (Jean-Paul II, Redemptor Hominis, 8). Malheureusement les hommes sont lents à accueillir cette parole de salut, la parole qui sauve. Heureusement, notre Dieu est un Dieu patient et suprêmement généreux ; il sait combien « le cœur de l’homme est compliqué et malade » : c’est pourquoi il sème en surabondance, y compris au bord du chemin, dans les ronces ou sur les rochers. Les oiseaux du ciel auront beau picorer, il y aura toujours assez de grain pour qu’il en tombe dans le peu de bonne terre que nous portons en nous. Voilà une image de Dieu décidément bien déconcertante ! Non seulement le Père nous manifeste son amour en nous réconciliant avec lui par la mort de son Fils alors que nous étions encore ses ennemis (cf. Rm 5, 10), mais il jette à pleines mains la Parole de salut dans les sillons de notre vie, sans se soucier de nos refus, de nos indifférences, de nos négligences, dans la certitude qu’il y aura toujours quelques grains qui parviendront à s’enraciner. Seigneur fait que le grain le grain semé dans nos coeurs au jour de notre baptême, se lève au grand soleil de ton amour, de ta bonté, afin que nous portions l’épi que tu attends de nous ; alors rassemblés par l’Esprit, et unis à l’unique Pain eucharistique, nous deviendrons à notre tour le Pain ecclésial, livré pour le salut de l’humanité entière. Amen

Dimanche 17 Juillet 2011

Dimanche 17 Juillet 2011

La liturgie de ce 16è dimanche du temps ordinaire nous invite à méditer sur la présence du mal dans le monde. Comment Dieu peut-il faire cohabiter le mal avec le bien de sorte que le mal semble dominer selon le regard humain ? Les trois paraboles montrent que la présence du mal ne peut rien contre la croissance du règne de Dieu dans le monde. Le méchant ne pourra rien contre le juste, Dieu prend patience et attend la conversion du pécheur qui sera jugé au temps opportun. En effet, les serviteurs ayant constaté la présence de l’ivraie avec du bon grain veulent l’enlever tout de suite, ce que le parton n’a pas accepté. Les serviteurs n’ont pas à s’octroyer de purifier le champ mais à croire à la promesse qu’un jour justice sera faite. La foi est essentielle. D’ailleurs, considérer que le désir de justice est le plus important dans le cœur des serviteurs serait se faire illusion. Le livre de la Sagesse, que nous avons entendu dans la première lecture, nous le rappelle : « il montre sa force, l’homme dont la puissance est discutée ». Autrement dit : le désir d’une justice immédiate et radicale est un aveu de faiblesse. « Tandis que toi, Seigneur, qui disposes de la force, tu juges avec indulgence, tu nous gouvernes avec beaucoup de ménagement ». La preuve de la toute-puissance de Dieu est dans sa patience. A la fin des temps le mauvais grain sera jeté au feu. La fin du monde présentée dans cette parole en relation avec le temps de la moisson, c’est-à-dire le moment où le déracinement des fils du Royaume n’est plus à craindre. Finalement, si le temps intermédiaire est celui de la patience, il apparaît qu’il s’agit surtout de la patience de Dieu. Il ne peut pas opérer le tri avant que les fils du Royaume ne soient suffisamment enracinés dans leur filiation véritable. Nous voyons comment l’horizon du champ du monde se restreint soudainement aux dimensions de notre âme. Elle est l’enjeu de la croissance de l’esprit d’enfance spirituelle. C’est pourquoi saint Paul nous exhortait dans la deuxième lecture à laisser l’Esprit Saint prier en nous : « l’Esprit veut ce que Dieu veut ». Il n’appartient pas au jugement humain de décider quand une âme est pleinement devenue enfant de Dieu. Elle se révèle par un éclat comparable à celui du soleil mais qui ne sera pleinement perceptible qu’au temps de la moisson. Pour le moment, il s’agit de conquérir notre humanité en gardant les yeux fixés sur le Christ.

Dimanche 24 Juillet 2011

Dimanche 24 Juillet 2011

Jésus continue de nous instruire sur les paraboles. Le dimanche dernier, Jésus comparait le Royaume à du bon grain semé dans un champ ; du grain qui croît obstinément, à son rythme, sans se laisser troubler par la proximité de l’ivraie, mais attendant avec patience le temps de la moisson, où les œuvres de chacun seraient mises à jour. Aujourd’hui Jésus nous propose trois paraboles - les plus brèves de l’Evangile - pour nous dire en quelques lignes la manière dont nous sommes invités à nous approprier le Royaume. Le « Royaume des cieux » est bel et bien un « trésor », et même un trésor infiniment plus précieux que tous les « trésors » et toutes « les perles de grande valeur » du monde, puisqu’il nous donne accès au mystère de Dieu lui-même, Source de tout bien. Le paradoxe de ces deux courtes paraboles réside dans le fait qu’un trésor d’un tel prix soit accessible au cœur de notre quotidien : ces hommes ne faisaient rien d’extraordinaire : le trésor est offert comme un don gratuit à quiconque s’applique à son devoir d’état. Le Royaume n’est donc pas au-delà de nos horizons familiers, il ne se cache pas au loin dans un lieu sacré, il ne se confond pas avec des expériences surnaturelles extraordinaires. Il est là, tel un trésor, caché au fond de la vie quotidienne. Seulement pour l’acquérir il nous faut consentir à des sacrifices, à des renoncements de manière quotidienne. Il nous faut nous dépouiller de tout ce qui constitue nos biens pour l’avoir. Ce royaume qui au-delà de tout n’est pas un avoir mais un don gratuit de Dieu.

Dimanche 31 Juillet 2011

Dimanche 31 Juillet 2011

Jésus le Nouveau MoЇse manifeste la gratuité de son amour en multipliant le pain dans le désert. Plus que la manne le Nouveau MoЇse en multipiant le pain veut conduire au vrai pain du ciel, le pain de la vie éternelle. Oui L’amour du Seigneur est gratuit. Cette gratuité est pourtant des plus douces, parce qu’elle exprime la solidarité de Dieu avec nous et parce qu’elle illustre la profusion de son amour pour nous. Notre Dieu scelle une Alliance éternelle, par laquelle il se rend présent et solidaire de nous. Si bien que saint Paul peut déclarer avec assurance : « qui nous séparera de l’amour du Christ ? La détresse ? La persécution ? La faim ? Rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu . Désormais le Christ habite chacune de nos expériences humaines. Il est, pour toujours, l’Emmanuel, Dieu avec nous. Le Christ habite notre faim et, dans sa compassion, la partage. La multiplication a lieu « dans un lieu désert », c’est-à-dire dans un lieu inhabitable. Jésus est au désert, mais cette fois, il n’y est plus seul, il est avec la foule et sa faim. La multiplication a lieu alors qu’« il se fait tard », c’est-à-dire à l’heure où la vie décline. C’est l’heure de la prière des disciples d’Emmaüs, le moment de la fraction du pain. Dans cette multiplication des pains, la plénitude du symbole eucharistique est ainsi convoquée. Elle rappelle la Pâque, le pain de vie et le sacrifice de l’Agneau pascal. Avec la première lecture, nous comprenons qu’elle rappelle aussi le Création, la libéralité divine et sa bonté inépuisable. Dieu crée en abondance, il donne la vie en abondance, et nous montre ainsi qu’il ne connaît qu’une arithmétique : celle de la multiplication qui naît de la fraction : « rompant les pains, il les donna à ses disciples ». La générosité créatrice s’opère dans la fraction pascale, la générosité de Dieu nait de sa pauvreté.

Dimanche 7 -8- 2011

Dimanche 7 -8- 2011

Le dimanche dernier Jésus avec cinq pains et deux poissons, a nourri une grande foule au désert. Ce geste extraordinaire a beaucoup impressionné les gens. Saint Jean nous dit qu’ils cherchent à se saisir de lui pour en faire leur roi. Mais Jésus s’y oppose fermement. Et c’est d’ailleurs pour cela qu’il renvoie ses disciples. Lui-même se retire à l’écart pour prier. Il a besoin de prendre du temps pour s’ajuster à ce que Dieu attend de lui. C’est aussi vrai pour nous les prêtres et pour tous les chrétiens engagés au service de la mission. Nous ne sommes pas à notre compte. Nous n’avons pas à rechercher le succès personnel. Le principal travail c’est Dieu qui le réalise dans le cœur de ceux qu’il met sur notre route. Les disciples sont donc partis en barque pour rejoindre l’autre rive. Or voilà que la tempête se lève. La barque était battue par les vagues ; le vent était contraire. Cette barque ballottée par la tempête, c’est l’Eglise. Dans le monde de la Bible, la mer c’est le repère des puissances du mal. Jésus qui marche sur la mer montre à tous que le mal d’a pas de prise sur lui. Il en est le grand vainqueur. Cette victoire sur la mort et le péché sera mise en évidence lors de la résurrection du Christ. S’adressant aux premiers chrétiens, l’évangile les rejoint dans les tempêtes qu’ils doivent affronter. Matthieu leur rappelle que même si le Christ n’est plus visible, il est toujours là. Comme autrefois, il continue à leur dire : "Confiance, c’est moi, n’ayez pas peur. Il ne cesse de nous rappeler qu’il est toujours fidèle à son amour et à son alliance avec nous. Cet appel retentit tout au long de la Bible, en particulier dans les psaumes : "Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien" (Psaume 22). "Le Seigneur est ma lumière et mon salut, qui pourrai-je craindre ?" (Psaume 26) "Le Seigneur est avec moi, je n’ai peur de rien" (Psaume 117). Le message de cet évangile est aussi un appel à l’espérance pour les chrétiens d’aujourd’hui. Tout au long des siècles, la barque de Pierre (l’Eglise) a été ballottée par des tempêtes. Et c’est encore ce qui se passe aujourd’hui. Dans plusieurs pays, la vie des chrétiens est menacée. Beaucoup sont mis à mort. Les chrétiens doivent affronter l’indifférence, l’incroyance. Mais le Seigneur est là, bien present avec nous . Le mal n’aura pas le dernier mot. Le Seigneur nous tend la main pour que nous puissions avancer.

Dimanche 14-8-2011

Dimanche 14-8-2011

La liturgie de ce 20 ème dimanche du temps ordinaire nous propose en méditation la foi d’une femme étrangère non juive dont la fille est tourmentée par un démon :" Fils de David, aie pitié de moi". En effet, l’expression "fils de David" souligne bien que Jésus est le Messie de la descendance de David selon Matthieu. Le cri d’appel au secours de la femme manifeste bien la foi, l’espérance et la confiance de la femme au Fils de Dieu. Ce Dieu qui fait bon accueil aux étrangèrs qui le servent, l’aiment et observent son sabbat selon les paroles du prophètes dans la première lecture. Ils seront comblés de joie dans la maison du Seigneur. Parce que le Seigneur est aussi le Dieu des étrangers. Dieu ne regarde pas la couleur,la race, la nation ; mais notre foi, notre amour à lui, notre persévérance. Qui confesse sa foi au Fils de Dieu voilà qui est fils d’Abraham. Le signe d’appartenance à la race d’Abraham n’est plus la circoncision mais la foi. Abraham est justifié à cause de sa foi en Dieu. Jésus met à l’épreuve la foi de cette étrangère en faisant semblant de ne pas l’écouter. Mais la persévérance de l’étrangère lui obtient la réponse de Jésus qui loue sa foi et en proclame la grandeur et la profondeur."Femme grande est vraiment ta foi". Son insistance, sa persévérance de voir sa fille délivrée lui obtiennent d’établir un profond rapport personnel avec Jésus.

Dimanche 28 -8- 2011

Dimanche 28 Août 2011

Le dimanche dernier, Pierre au nom des 12 apôtres a professé sa foi en Jésus : "Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant". Et aussitôt, Jésus le déclarait "heureux" ; cette découverte ne venait pas de lui ; c’est sous l’inspiration du Dieu que Pierre a parlé. Il s’est entièrement ouvert à son Maître et il l’a suivi avec beaucoup d’enthousiasme. Il a été témoin des miracles de Jésus ; il l’a vu "clouer le bec" aux prétentieux qui disaient respecter la loi. Pour Pierre, c’était quelque chose de merveilleux et il aurait voulu que ça dure. Mais avec la liturgie de ce jour, nous voyons les choses changer. Les apôtres étaient de tranquilles pêcheurs ; les voilà entraînés dans une aventure douloureuse. Jésus leur annonce en effet sa Passion et sa mort sur une croix. Nous comprenons bien la réaction contrariée de Pierre : "Non, cela ne t’arrivera pas." Comme Pierre dans les moments de difficulté, nous faisons faux pas et devenons sur le chemin de Dieu, un satan, un obstacle. Mais Jésus n’accepte pas que Pierre parle ainsi et il le remet durement à sa place : "Passe derrière moi Satan, tes pensées ne sont pas celles de Dieu mais celles des hommes". Comprenons bien ; en passant par la mort et la résurrection, Jésus ouvre à tous les hommes un chemin vers le Père. Nous sommes invités à nous interrogés sur la personne de Jésus comme le dimanche dernier : qui est vraiment Jésus pour nous ? Comme Pierre, nous risquons fort de nous égarer. Aujourd’hui, il nous fait comprendre qu’il ne correspond pas à l’image que nous nous faisons de lui. Il est le "Tout autre". Il est celui que nous sommes invités à suivre : "Si quelqu’un veut marcher derrière moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive." Et nous qui pensions que l’Évangile était une bonne et heureuse nouvelle, nous voilà bien remis en place. D’autant plus que l’apôtre Paul en rajoute une dose : "Je vous exhorte, par la tendresse de Dieu à lui offrir votre personne et votre vie en sacrifice saint, capable de plaire à Dieu." Le salut exige le renoncement, le sacrifice, la croix.

Dimanche 4 Septembre 2011, 23è dimanche du temps ordinaire

Dimanche 4 Septembre 2011, 23è dimanche du temps ordinaire

La liturgie de ce dimanche nous invite à la correction fraternelle dans l’amour. Car la communauté chrétienne est une communauté fraternelle. Le thème de la fraternité s’accorde aussi avec la première lecture tirée du livre du prophète Ezéchiel : chacun est responsable du salut de son frère. Un frère, c’est celui qui fait partie de la même cellule familiale, père, mère, enfants. Dans le monde oriental, c’est l’ensemble des cousins qui font partie de la même tribu. Mais pour l’Evangile, c’est beaucoup plus. C’est toute la communauté des croyants. Au jour de notre baptême, nous sommes devenus des enfants de Dieu. Nous sommes devenus des frères et sœurs en Jésus Christ. Nous chrétiens, nous sommes membres de la même famille de Dieu qui s’appelle l’Eglise Où nous sommes appelés à vivre la fratenité dans le pardon trait distinctif de la fraternité chrétienne. Le chrétien n’oppose pas l’offense à l’offense, la médisance à la médisance mais répond au mal par le bien, à la haine par le pardon, au rancoeur par la douceur. La vie chrétienne, c’est précisément la docilité au Christ qui est amour, paix, humilité. Dans l’évangile Jésus insiste sur un aspect lié au pardon qui est la correction fraternelle, un devoir qui naît de l’amour. La démarche vers le frère qui a péché doit toujours être avec le Christ en nous, avec beaucoup de délicatesse et beaucoup d’amour. Nous nous adressons à ce frère seul à seul. Il est hors de question de lui faire honte devant tout le monde. Si la démarche n’aboutit pas, le Christ nous invite à agir comme le médecin qui fait appel à un ou deux confrères. A plusieurs, on arrivera peut-être à mieux persuader le pécheur. S’il refuse de les écouter, nous le dirons à la communauté de l’Eglise. Elle va tout faire pour le porter dans sa prière et le ramener vers Dieu. S’il refuse d’écouter la communauté considère-le comme le païen et le publicain. Ce n’est pas la condamnation finale. Il faut entrer dans une nouvelle étape d’amour et d’évangélisation envers ce frère-là.

11 Septembre 2011, 24ème dimanche du temps ordinaire

11 Septembre 2011, 24ème dimanche du temps ordinaire

La liturgie de ce dimanhe nous enseigne combien le pardon est indispensable pour vivre une vie fraternelle. Ben Sirac écrivait : "Rancune et colère, voilà des choses abominables où le pécheur s’obstine." L’auteur dénonce la vengeance et recommande le pardon. Oui, mais comment pardonner à celui qui a détruit ma vie et ma réputation ? Comment pardonner à celui qui a causé la mort d’un membre de ma famille. Dans certains pays, des hommes sont responsables de la mort de familles entières. Comment leur pardonner ? Voilà une question bien difficile. Pourtant l’évangile de ce jour ne tolère aucune concession sur le pardon. Pierre pensait être généreux en pardonnant "sept fois". Ce chiffre 7 désigne une certaine perfection. En répondant par un multiple de sept, Jésus explique que le pardon doit être illimité. Le pardon n’est pas une simple affaire. Mais il est absolument essentiel ; Jésus l’a placé dans la seule prière qu’il nous a laissée : "Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensé". Oui, mais nous pensons aux cas extrêmes, celui des parents dont l’enfant a été violé, torturé et assassiné ? Que ferions-nous à leur place ? Nous n’arriverions peut-être pas à pardonner. Mais Dieu ne me pardonnera pas mes propres péchés puisqu’il fait dépendre son pardon de celui que je donne à ceux qui m’ont offensé. Pour les hommes, cela peut paraître impossible, mais avec Dieu, il n’y a pas de situation désespérée. La parabole de l’évangile nous permet précisément de sortir du désespoir. Elle nous parle d’un serviteur qui doit à son roi une somme démesurée. La démesure de la dette annulée et la folle générosité du maître ne sont qu’une image de notre situation par rapport à Dieu. En raison de notre péché, nous sommes devenus des débiteurs insolvables. Et pourtant, Dieu nous fait grâce. Nos péchés les plus graves, disait le curé d’Ars, ne sont qu’un grain de sable face à la montagne de miséricorde du Seigneur." Dieu pardonne infiniment. Il n’en finit pas de pardonner. Il ne fait pas payer. Jésus n’a pas fait payer à la femme adultère, ni à la Samaritaine, ni à Pierre qui l’a renié, ni à ses propres bourreaux pour lesquels il demande le pardon du Père. Ce qu’il nous demande aujourd’hui, il l’a vécu jusqu’au bout.

Dimanche 18 septembre 2011, 25è Dimanche du temps ordinaire

Dimanche 18 Septembre 2011, 25è dimanche du temps ordinaire

La justice de Dieu est bonté, amour et miséricorde. Voilà pourquoi elle échappe à la pensée humaine. « Mes pensées ne sont pas vos pensées » dit le Seigneur. La manière d’agir de Dieu surprend l’homme, voilà le signe de sa transcendance. Cet évangile est une réponse à des gens qui n’ont rien compris au vrai Dieu. Nous avons tout d’abord les pharisiens et les chefs religieux qui pensaient être plus méritants que les autres. Ils sont souvent en conflit avec Jésus ; ils ne comprennent pas son attitude d’accueil envers les publicains et les pécheurs. D’autre part, quand saint Matthieu écrit son évangile, il s’adresse à des chrétiens d’origine juive. Depuis bien longtemps, ces derniers se sont efforcés de rester fidèles à la loi de Moïse. La tentation est grande de penser qu’aux yeux de Dieu, ils sont supérieurs aux nouveaux convertis. Matthieu s’adresse aux convertis de la première heure : il leur demande de ne pas être jaloux du bon accueil fait aux païens qui se sont convertis plus tard. Dieu est amour. Nous avons l’habitude de le dire et de le chanter ; mais nous n’en tirons pas toujours les conséquences. Nous nous représentons un Dieu à notre image. Nous oublions que ses pensées ne sont pas nos pensées. Il nous aime tous gratuitement et sans mérite de notre part. C’est vrai pour ceux de la 11ème heure et pour ceux de la première. Son amour pour chacun n’est pas moins grand quand il est partagé entre tous. La grande passion de Dieu c’est de donner son amour à tous, y compris ceux de la dernière heure et de la dernière minute. Dieu appelle à toutes les heures. Nous sommes tous appelés à travailler dans la vigne du Seignueur. Il faut nous empresser de Lui répondre avec joie et nous en remettre à Lui pour le salaire quand viendra le soir. Il nous faut donc oeuvrer comme de serviteurs fidèles soumis à la volonté de Dieu comme Saint Paul « Soit que je vive, soit que je meure la grandeur du Christ sera manifestée dans mon corps ».

26è Dimanche du temps ordinaire

Dimanche 25 Septembre 2011

Dieu appelle à toutes les heures. Dimanche dernier comme ce dimanche Dieu continue d’appeler à travailler dans sa vigne. Il y a donc reprise du thème « travailler dans la vigne du Seigneur ». Juif ou Grec, le Seigneur nous appelle tous à travailler à sa vigne. Cette vigne, c’est le Royaume de Dieu ; nous sommes tous invités à l’accueillir avec l’amour qui est en Dieu pour le communiquer autour de nous. En tant que chrétiens baptisés et confirmés, nous sommes tous envoyés pour témoigner de la bonne nouvelle de l’évangile. Malheureusement, nous sommes souvent comme le premier fils identifié aux Juifs : nous disons oui mais nous ne faisons rien. Nous nous disons croyants non pratiquants. Et au bout du compte, nous n’avons pas répondu à l’appel du Seigneur. Ils sont aussi nombreux ceux et celles qui se comportent comme les publicains et les pécheurs, qui ont longtemps dit non à Dieu et au chemin de l’évangile. Mais un jour, comme l’apôtre Paul et bien d’autres, ils se sont laissés saisir par l’amour de Dieu. Leur vie en a été complètement changée. Ils sont devenus de grands témoins de la foi. "L’homme peut toujours revenir de sa méchanceté" nous dit le prophète Ézéchiel dans la première lecture. Il n’est jamais trop tard pour Dieu. Il espère toujours la conversion du pécheur. Il est toujours possible de se reprendre et de changer d’attitude. Dieu n’attend que cela. Dieu le père tient à ce que tous les hommes travaillent dans sa vigne, dans son Eglise. C’est une exigence d’amour pour les chrétiens que nous sommes. Au jour de notre baptême, nous avons été plongés dans cet amour de Dieu. Nous sommes devenus des enfants du Père. Nous avons reçu l’Esprit Saint en vue de la mission. Dieu nous embauche tous à sa vigne dans son Église. Il appelle des enfants, des jeunes, des adultes, des prêtres, des religieux et religieuses, des laïcs. Chacun est appelé à être un témoin de l’évangile, témoin de la miséricorde divine, se convertir et trouver l’amour de Dieu. Se repentir, c’est retrouver la porte du royaume des cieux.

Dimanche 2 Octobre 2011, 27è dimanche du temps ordinaire

Dimanche 2 Octobre 2011, 27è dimanche du temps ordinaire

La première lecture et l’évangile nous font méditer l’aventure du rapport entre Dieu et le peuple élu à travers l’image agricole de la vigne. L’aventure qui douloureusement est conclue avec le jugement punitif de Dieu sur l’infidélité et la stérilité du peuple élu. Dans l’évangile, Jésus s’adresse aux chefs des prêtres et aux pharisiens qui sont comme des vignerons, ceux à qui le Maître a confié la vigne en gérance. Mais au lieu de lui en rendre compte ils ont géré cette vigne comme s’ils en étaient les propriétaires, en conservant pour eux-mêmes tous les fruits de la vigne. Ainsi ils ont perverti la foi du peuple juif en le détournant de Dieu. Ils ont chassé et tué les prophètes, envoyés de Dieu. Quant au Fils Bien-aimé que le Père a montré au monde entier le jour du batpême, ils l’ont conduit hors de la vigne et l’ont fait mourir sur une croix. Aujourd’hui le même Seigeur continue de nous confier sa vigne comme toute la création : tout ce qui existe et l’humanité entière. La vigne, c’est l’Eglise Corps du Christ. Nous ne sommes que les gérants de cette vigne et personne d’autre que le Christ n’en est le propriétaire. C’est pourquoi un jour nous serons appelés à en rendre compte. Comportons-nous alors comme des sarments appelés à porter des fruits de justice et d’amour que Dieu attend de nous. Baptisés et confirmés nous sommes envoyés pour témoigner de l’évangile, devenant ainsi les canaux de la grâce de Dieu pour le salut de nos frères

Dimanche 9 Octobre 2011, 28è dimanhe du temps ordinaire

Dimanche 9 Octobre 2011, 28è dimanche du temps ordinaire

Heureux les invités au repas du Seigneur

La parabole de l’évangile que nous écoutons aujourd’hui fut racontée par Jésus aux chefs des prêtres et aux anciens du peuple, les dirigents d’Israël. Comme les deux autres paraboles que nous avons entendues ces derniers dimanches : celle des deux fils et l’autre des vignerons homicides. Dans cette parabole du roi et des invités aux noces de son fils, Jésus affirme son messianisme. L’immage du banquet est tirée de l’Ancien Testament comme le montre la première lecture et le psaume responsoriale de ce jour. C’est un banquet d’amitié avec Dieu où Isaïe affirme l’accomplissement des promesses messianiques. De manière claire, le fils du roi de la parabole est le Messie. Le banquet pour les noces est le banquet pour tous les peuples. Jésus fait allusion à Lui-même. C’est lui le Messie mais les chefs des peuples ne veulent pas le reconnaître. Ils ont décliné l’invitation pour des intérêts personnels : le champ, le commerce et ont massacré les envoyés. Nous aussi, nous trouvons facilement des excuses pour ne pas répondre à l’invitation du Seigneur. manque du temps pour prier, d’aller à la messe parce que j’ai trop de travail ou encore parce que j’ai des invités. On oublie alors que l’Eucharistie est source et sommet de toute vie chrétienne et de toute évangélisation. C’est vraiment le rendez-vous le plus important de la semaine. Le Christ est là il rejoint les communautés chrétiennes réunies en son nom. Il vient nous redire l’amour passionné de Dieu pour tous les hommes. Malheureusement, beaucoup préfèrent être tranquillement installés chez eux et éviter tout ce qui dérange leur tranquillité. Cet appel du Seigneur se concrétise tout spécialement chaque dimanche. L’Eucharistie est ce repas de noces auquel nous sommes tous invités. Jésus est là pour approfondir notre alliance avec lui. Toute la Bible nous montre Dieu s’adressant aux hommes en termes d’amour et d’alliance. C’est comme un feu que rien ne peut arrêter. Quand on est ainsi passionné, on en arrive à des attitudes extrêmes. Aucune religion n’aurait pu imaginer une telle folie. Et la plus grande folie de l’Amour, c’est que Dieu a envoyé son Fils unique parmi les hommes. En mourant sur la croix, Jésus a offert à tous les hommes la possibilité de répondre à son amour et d’entrer dans cette alliance offerte à toute l’humanité.

Dimanche 16 Octobre 2011, 29è dimanche du temps ordinaire

Dimanche 16 Octobre 2011, 29è dimanche du temps ordinaire

L’évangile de ce dimanche met en évidence un conflit destiné à porter Jésus sur la croix. En fait les pharisiens et les partisans d’Hérode cherchent à prendre Jésus en faute sur le terrain politique. « Est-il permis oui ou non de payer l’impôt à César ? ». Si Jésus se déclare contre le tribut, la réaction négative des Hérodiens sera immédiate, s’il se déclare en faveur du tribut il décourage ceux qui sont contre l’empereur romain et attendaient la restauration du règne davidique. Jésus essaie de s’échapper de leurs mains en déclarant « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ». Mais qu’est-ce que Jésus voudrait dire ? Si la monnaie est de César, qu’est-ce qui est proprement de Dieu ? Les pères de l’Eglise enseignent que l’image dont parle Jésus dans sa réponse évoque le récit de la création « Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa » ( Gn1,27). Donner à Dieu ce qui est à Dieu signifie alors lui donner tout l’homme qui doit se rapporter à Dieu qui l’a créé à son image. Autrement Jésus déclare la Seigneurie de Dieu sur l’homme, don et oeuvre de Dieu. Le piège tendu à Jésus est toujours bien actuel : des hommes et des femmes s’engagent pour témoigner de leur foi dans le monde d’aujourd’hui. Leur engagement au service des plus pauvres les amène à dénoncer les injustices, les magouilles, les violences. Alors ils sont persécutés. On les fait parler sans hésiter à les accuser d’actes qu’ils n’ont pas commis. Ainsi leur parole ne sera plus crédible ; ils seront donc mis hors circuit. Mais le Seigneur n’abandonne pas ses envoyés. Tout au long des Saintes Ecritures, nous lisons un message qui revient souvent : "Ne crains pas, je suis avec toi." La pièce de monnaie portait la marque de César. Nous chrétiens, nous portons la marque de Dieu. Au jour de notre baptême, nous avons été marqués de la croix du Christ ; nous sommes devenus des enfants de Dieu. C’est une marque qui doit orienter toute notre vie. Désormais, nous cherchons à nous imprégner de la présence et de l’amour de Dieu. Celui qui aime comprend qu’il doit aimer comme Dieu. Jésus invite tous les hommes à vivre en "citoyens du ciel" et en "voyageurs en marche vers le Royaume de Dieu."

Dimanche 23 Octobre 2011, 30è dimanche du temps ordinaire

Dimanche 23 Otocbre 2011, 30è dimanche du temps ordinaire

Dimanche dernier comme ce dimanche, Jésus échappe au piège de ses adversaires. Cette fois-ci Jésus répond en citant deux textes de la loi, l’un sur l’amour de Dieu et l’autre sur l’amour du prochain. Le premier est tiré du livre du Deutérononme et est bien connu de chaque juif pieux parce qu’il était la prière de chaque jour : « Ecoute Israël, le Seigneur notre Dieu est l’unique. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de tout ton esprit » (Dt 3,5). Le second texte est soustrait du Lévitique : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Lv 19,18). Jésus cite la loi et l’approuve. Il ne s’écarte pas de la loi. Dans le même temps, c’est dans l’amour que se voit la force qui lie l’homme à Dieu. Le rapport à Dieu n’est pas la loi mais l’amour. Les commandements ne sont donc pas abolis, mais leur accomplissement est l’amour, centre de la loi. Ainsi Jésus a remis à son Eglise, la loi. Dans la liturgie l’Eglise continue d’écouter la loi et les prophètes. Aujourd’hui, il y a l’extrait de l’Exode qui nous appelle concrètement à l’amour du prochain et le psaume responsorial nous invite à faire notres, les paroles : « Je t’aime Seigneur, ma force ». L’Ancien Testament conserve toujours pour nous sa valeur. Nous le lisons à la lumière du Christ, Fils de Dieu fait homme pour notre salut. Chaque jour, nous sommes de plus en plus engagés dans de multiples occupations. Mais s’il n’y a pas l’amour dans notre vie, cela ne sert à rien nous dit sainte Thérèse de l’Enfant Jésus. Nous ne valons que par l’amour et nous serons jugés sur l’amour à la fin des temps cf. Mt 25,31-45. Dans l’évangile, Jésus nous demande d’aimer Dieu et le prochain. Les deux vont ensemble. Ils ne peuvent aller l’un sans l’autre. C’est malhonnête d’aimer Dieu sans l’homme ou l’homme sans Dieu. "Celui qui dit j’aime Dieu et qui n’aime pas son frère, est un menteur". On ne peut pas non plus s’occuper de son frère en abandonnant Dieu. Les grands saints, qui allaient vers les plus pauvres, passaient de longues heures en prière. C’est là, auprès du Seigneur, qu’ils puisaient la force d’aimer. Dans la vie, beaucoup choisissent de s’occuper de Dieu sans s’occuper de leurs frères. L’évangile est là pour nous rappeler que toute notre vie doit être entièrement tournée vers Dieu et vers les autres. Il est dommage de constater que beaucoup ne prient plus ; ils se détournent de la messe et des sacrements. A travers tout cela, c’est de Dieu qu’ils se détournent. Sur la croix, Jésus regarde vers le ciel, vers Dieu et ses bras sont étendus vers tous les hommes. En ce jour, le Seigneur nous adresse un appel à aimer comme lui. Il nous rejoint dans toutes les situations de notre vie pour nous montrer le chemin de la Sainteté. Nous ne serons jamais à la hauteur. Mais Dieu nous aime inlassablement. En ce jour, il nous invite à avoir le même regard que lui sur nos proches, en particulier ceux qui sont les pauvres de Yahvé : la veuve, l’orphélin, l’immigré.

Dimanche 30 Octobre 2011, 31è dimanche du temps ordinaire

Dimanche 30 Octobre 2011, 31è dimanche du temps ordinaire

Aujourd’hui Jésus fustige de manière ouverte le mauvais comportement des scribes et des pharisiens et invite ses disciples à ne pas les imiter. Jésus invective vigoureusement les pharisiens. Il dénonce ce qu’on pourrait appeler « les pièges de l’autorité ». Il montre à ses disciples la manière louable et digne de suivre le Christ : le suivre en s’abaissant, en choisissant la dernière place, en étant serviteur de tous. Pour servir le Seigneur il faut se faire serviteur comme lui-même l’a fait. Ceci est complètement à l’opposé de ce que Jésus reproche aux scribes et aux pharisiens. Tandis que la voie des pharisiens est celle de l’élèvement, celle de Jésus est celle de l’abaissement. Puisque Jésus est le Fils de Dieu fait homme, l’Eternel qui s’est abaissé dans le temps, l’Infini s’est fait fini ; et dans son rapport avec les hommes, il a choisi la dernière place, il s’est fait serviteur : je suis au milieu de vous comme celui qui sert. Comment pouvons-nous nous garder du pharisaïsme et du goût du pouvoir ? La réponse, nous la trouvons dans les textes bibliques de ce jour : le psaume nous invite à imiter l’enfant qui se blottit contre sa mère ; il sait qu’il doit tout à son père ; de ce fait, il ne cherche pas à faire le savant ; dans la seconde lecture, saint Paul nous invite à nous mettre au service des autres ; nous devons le faire avec douceur, sans être à charge et sans tirer profit des titres et fonctions. Enfin, dans la première lecture, le prophète Malachie nous rappelle que nous devons glorifier le Seigneur de l’univers. En un mot, nous devons nous disposer à l’humilité et au service. C’est cela qui nous éloigne du risque d’usurper le pouvoir de Dieu et de trahir nos frères.

Dimanche 6 Novembre 2011,32è dimanche du temps ordinaire

Dimanche 6 Novembre 2011, 32è dimanche du temps ordinaire

« Veuillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure », c’est la finale de l’évangile de ce dimanche qui nous invite à la vigilance. La vigilance est la vertu essentielle dans la vie chrétienne. Comme les chrétiens de la première communauté, nous vivons dans l’attente du Seigneur. Il est vrai que déjà sur cette terre, nous vivons en union avec le Seigneur, mais l’expérience de cette union n’est pas encore pleine. Nous attendons de voir le Seigneur face à face sans voile comme dit l’Ecriture. Nous attendons la rencontre avec le Seigneur, sa manifestation glorieuse et sa complète victoire sur le mal et la souffrance à la fin des temps. Mais avant cela notre rapport avec le Seigneur est dans la foi. La vie chrétienne est une expérience de Dieu dans la foi. Pour cela l’attente du Seigneur signifie une foi vive en lui, présent dans notre vie et dans notre histoire. Une recherche infatigable de son visage. Une fidélité amoureuse et une patience active qui consiste dans l’exercice de la foi. Une expérience de la foi qui de manière simple et réelle envahit toute notre existence. Non seulement la prière, mais aussi le travail, le rapport avec les autres, les moments de la joie et ceux de la souffrance. Notre foi doit alimenter l’espérance d’une rencontre toujours pleine avec le Seigneur. La vigilance chrétienne est un exercice de la foi.

Dimanche 13 Novembre 2011, 33è dimanche du temps ordinaire

Dimanche 13 Novembre 2011, 33è dimanche du temps ordinaire

La parabole de ce jour est tirée d’un contexte plus large dans l’évangile de Matthieu, celui du discours eschatologique de Jésus dans son retour glorieux et du jugement final. Les disciples devront vivre dans l’attente de son retour dans la vigilance, comme l’enseignait la parabole du dimanche dernier, celle des vierges insensées et celles des vierges sages. Il s’agit de l’attente dans la vigilance du retour du Christ, l’époux. Aujourd’hui cette parabole sur les serviteurs et les talents enseigne que l’attente doit être active dans le travail. En toute évidence, l’homme de la parabole qui part pour le voyage est le même Jésus qui est entrain de partir de ce monde ; les serviteurs sont ses disciples. Les talents à eux confiés peuvent représenter les responsabilités que le Seigneur confie aux disciples dans la communauté et pour l’annonce de l’évangile dans l’attente de son retour. Les responsabilités sont diverses en fonction des divers talents confiés aux serviteurs. Mais ces responsabilités sont aussi en fonction du bien vraiment grand et précieux que Jésus a donné aux disciples et dont ils doivent être les annonciateurs. Ce bien suprême, c’est la vie éternelle que Jésus lui-même donne à celui qui croit en lui, car Il est fils de Dieu. Qui a rapport avec lui entre en relation avec le Père. Il reçoit le don réciproque du Fils et du Père qui unit les croyants au Christ et entre eux. Les talents sont donc la vie divine.

Dimanche 20 novembre 2011, 34è dimanche du temps ordinaire, solennité du Christ Roi

Dimanche 20 Novembre 2011, 34è dimanche du temps ordinaire : solennité du Christ Roi

Ce dimanche nous conduit à la fin de l’année liturgique, qui est la célébration de l’unité et de la totalité du mystère de Dieu révélé en Jésus de Nazareth. Ce dernier dimanche indique la fin du monde et s’intitule Christ Roi de l’univers. Comme chante la préface de la liturgie d’aujourd’hui. La royauté de Jésus a rapport avec sa messianité. Dieu a consacré son Fils Roi de l’univers et prêtre éternel afin qu’ en se sacrifiant lui-même sur l’autel de la croix, il opère la rédemption humaine. Le Père lui remet le règne éternel et universel : règne de vérité et de vie, règne de sainteté et de grâce, règne de justice, d’amour et de paix. Christ est Roi de l’univers. Il n’est pas un roi à la manière des grands de ce monde. Ces derniers cherchent à imposer leur pouvoir et leur autorité. La royauté du Christ c’est celle du berger qui se consacre entièrement à chacune de ses brebis. Il est tellement proche des petits qu’il se reconnaît en chacun d’eux. C’est à la manière dont nous les aurons accueillis que nous serons jugés. Le tri sera le résultat du choix que nous aurons fait durant notre vie. Le Seigneur nous rappellera qu’il était présent à travers les exclus qui se sont trouvés sur notre route. "J’ai eu faim…" nous dit Jésus. Oui, bien sûr, chacun pense à la faim matérielle. Des millions d’hommes, de femmes et d’enfants vivent chaque jour avec la faim au ventre. Le Secours Catholique et d’autres organismes ne cessent de nous le rappeler. Et même dans nos villages tranquilles, nous pouvons découvrir des personnes qui n’ont rien à manger. Mais en même temps, nous ne devons pas oublier ceux qui ont faim d’amitié, faim d’être reconnus et considérés, faim de justice et de paix. A travers eux, c’est le Christ qui est là. C’est exclusivement sur l’amour que nous serons jugés. Mais ce jugement, ce n’est pas seulement pour plus tard, pour après notre mort. C’est maintenant que nous accueillons ou que nous refusons d’accueillir le Christ. Dieu n’aura pas à juger les hommes. Ils se seront eux-mêmes jugés tout au long de leur vie en accueillant ou en refusant son Royaume d’amour. Dieu n’aura rien d’autre à faire qu’à dévoiler ce qui était caché en chacune de leurs journées. Dans l’eucharistie que nous célébrons chaque dimanche, nous apprenons à te reconnaître, Seigneur reconnaître dans la Parole et le Pain de Vie. Apprends-nous aussi à te reconnaître dans les pauvres. C’est auprès d’eux que nous sommes renvoyés si nous voulons te rencontrer. Nous te supplions : Toi qui es Lumière, toi qui es l’amour, mets dans nos ténèbres ton Esprit d’Amour

27 Novembre 2011, premier dimanche de l’Avent B

Dimanche 27 Novembre 2011, premier dimanche de l’Avent Année B

Nous nous rappelons que le mot Avent signifie avènement. L’Avent, c’est le temps de la venue du Seigneur où de manière spéciale nous écouterons la voix des prophètes comme Isaïe et Jean Baptiste qui nous appelerons à l’espérance, le Seigneur vient à nous. Nous chrétiens, à Noël. Nous chanterons la naissance du Messie. C’est un tournant absolument essentiel dans l’histoire de notre monde. Et cette année, c’est l’évangile de saint Marc qui va nous aider à l’accueillir. Les textes bibliques de ce dimanche nous invitent à avoir un autre regard sur l’Avent. C’est vrai que Noël c’est la naissance de Jésus à un moment de l’histoire du monde. Mais aujourd’hui, l’évangile nous invite à un autre regard. Ce Jésus dont nous allons fêter la naissance est aussi celui qui reviendra dans la gloire. Son grand projet c’est de nous entraîner avec lui dans le Royaume de Dieu. Aujourd’hui, saint Marc nous rapporte les recommandations de Jésus ; elles se résument en un mot : "VEILLEZ". Ce mot revient quatre fois ; c’est dire à quel point il est important ; le Seigneur reviendra à l’improviste. Il ne faut pas manquer son retour ; il ne faut pas s’endormir. Le prophète Isaïe en dénonçant l’état de péché dans lequel baigne la communauté, invite à la reconnaissance de ses propres péchés et à la confession sincère devant Dieu. Cette reconnaissance des propres péchés aide à prier et à avoir confiance en Dieu. Comme souhaité vivement, le Seigneur va déchirer les cieux et descendre pour sauver l’humanité entière par son Fils unique.

Dimanche 4 Décembre 2011, deuxième dimanche de l’avent Année B

Dimanche 4 Décembre 2011, deuxième dimanche de l’avent B

Nous écoutons en ce deuxième dimanche de l’avent la voix des prophètes Isaïe et Jean Baptiste « préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route ». Le Seigneur vient mettre fin à l’exil, Il revient de sa colère, dans la gloire Il conduit son peuple à Jérusalem ; Il console son peuple : « consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu ». Cette venue doit être préparée dans la patience nous dit Saint Pierre dans sa deuxième lettre afin que tout soit renouvelé. Dans la patience Jean Baptiste nous invite à la conversion et à contempler la figure de Celui qui vient et qui est plus fort que lui. Son baptême conduit à celui de Jésus qui baptisera dans l’Esprit Saint. Celui qui est plus fort que Jean Baptiste annoncera la Bonne Nouvelle à tous les hommes, c’est la nouvelle qui définit la foi chrétienne, la présence de l’action de Dieu auprès des hommes. L’Evangile de Marc dans son début non seulement montre la divinité du Fils et annonce un chemin de conversion. Il nous invite à regarder le témoignage de Jean Baptiste quand il proclame la venue du Messie. Il ne va pas à Jérusalem au milieu de la foule et du bruit. Bien au contraire, il va au désert ; il est « en tenue de désert » ; il se nourrit de ce que le désert veut bien lui donner, des sauterelles et de miel sauvage. Comme lui, nous sommes tous appelés au désert. L’important c’est de se réserver des moments loin du bruit et de nous mettre dans un état qui favorise la réceptivité du cœur. Dieu vient à notre rencontre. Il frappe à notre porte et il attend de nous une réponse libre et aimante. Nous sommes envoyés pour préparer les chemins du Seigneur. L’espérance sera notre guide. Nous rencontrerons peut-être des personnes écrasées par le poids des difficultés de toutes sortes. A travers ce temps passé au service des autres, nous contribuons à rendre le monde plus humain. Mais il y a une chose que nous ne devons pas oublier : c’est le Christ qui nourrit notre espérance en nous donnant son Esprit de force et de persévérance. Il y a tant de montagnes à abaisser et de passages tortueux à rendre droits. .

Temps de l’avent

Temps de l’Avent, temps de Miséricorde à l’école du Bienheureux Charles de Foucault Le précieux temps de l’Avent qui s’inaugure porte nécessairement la marque du Synode. Nous vivons l’attente du Sauveur dans un esprit de réconciliation, de justice et de paix. Avec ces trois mots, nous sommes dans le champ sémantique de la Miséricorde. Aussi, je vous propose une méditation autour du thème de la Miséricorde, en mettant l’accent sur le Sacrement de Réconciliation. Parmi les témoins de la Miséricorde, le Bienheureux Charles de Foucault qui fut prêtre et ermite au Sahara, illustre de façon lumineuse, les grâces du Sacrement de la Réconciliation. Charles de Foucault, militaire de carrière menait une vie frivole et dissipée, jusqu’a sa rencontre avec sa cousine Marie de Bondy, dont la foi le touche et l’intrigue : « Vous êtes heureuse de croire ; je cherche la lumière, et je ne la trouve pas. » lui dira t-il. Elle lui fait rencontrer son directeur spirituel, l’abbé Henri Huvelin. Le 17 octobre 1886, Charles de Foucault se rend à l’église Saint- Augustin, à Paris, où il sait qu’il trouvera l’abbé Huvelin au confessionnal, mais seulement dans l’intention de lui parler de son manque de foi. Or l’abbé, en guise de dialogue lui dit : « Mettez-vous à genoux, confessez-vous à Dieu : vous croirez. ». « Mais je ne suis pas venu pour cela. ».Pourtant, sur l’insistance du prêtre, Charles de Foucault se confesse, longuement, avec un vrai repentir de ses péchés. Pour la première fois depuis bien longtemps, Foucauld reçoit l’absolution de ses fautes. Le miracle s’opère. Il sait que Dieu existe. « Vous êtes à jeun ? » Lui demande l’abbé Huvelin. « Oui. » – « Allez communier. » Charles de Foucauld se dirige vers l’autel de la Sainte Vierge et reçoit l’Eucharistie. C’est alors que la grâce l’illumine enfin, et que Dieu prend possession de son âme. À l’instant même où la lumière lui est donnée, Charles de Foucauld sait de façon irrémédiable qu’il n’y aura plus jamais rien d’autre… La conversion de Charles de Foucault est le fruit des grâces du Sacrement de Réconciliation. Il sera Ordonné prêtre à 43 ans (1901), et après plusieurs missions, il choisit de partir vivre parmi les Touaregs du Hoggar. Là, il devient pour ceux qu’il nomme « les plus délaissés, les plus abandonnés », un « frère universel ».Simplement, en étant là, par une vie de justice, de paix et de réconciliation, avec un peuple à la foi et aux coutumes différentes. « Je voudrais être assez bon pour qu’on dise : « Si tel est le serviteur, comment donc est le Maître ? ». Charles de Foucault c’est une vie charité, puisé à la miséricorde divine. C’est sans doute parce qu’il fut touché au coeur par la Miséricorde Divine, qu’il aura cet amour inconditionnel pour le Sacré Coeur, source de la Miséricorde…. Aujourd’hui la famille spirituelle du Bienheureux Charles de Foucault compte 20 groupes comprenant plus de 13.000 membres à travers le monde. Le Bienheureux Charles de Foucault n’a rien fait d’autre que de laisser agir Dieu à travers lui. Témoignant de sa rencontre avec la Miséricorde divine, Charles de Foucault s’est exclamé : « S’il y a de la joie dans le ciel à la vue d’un pécheur se convertissant, il y en a eu quand je suis entré dans ce confessionnal ! ». Laissons, nous aussi, le Seigneur agir dans nos vies et par nos vies, dans le sacrement de Réconciliation. OEuvrons pour devenir des bâtisseurs de la civilisation de l’amour. Mettons ce temps de l’Avent à profit pour nous préparer à recevoir Jésus. Laissons-nous séduire par l’humilité et la simplicité de notre Sauveur qui a choisi de naitre dans une crèche et présentons-lui nos crèches intérieures pour qu’il y dépose ses trésors de réconciliation, de justice et de paix.

Dimanche 11 Décembre 2011, troisième dimanche de l’avent : gaudete

Dimanche 11 Décembre 2011, troisième dimanche de l’avent : gaudete

Il vient le Seigneur, soyons dans la joie, la joie que donne l’Esprit- Saint. Je tressaille de joie dans le Seigneur dit le prophète, parce que le salut est proche ; ce n’est pas de n’importe quelle joie qu’il s’agit ; mais de la joie divine. Dans cette joie, ce 3ème dimanche nous invite à faire un pas de plus dans la foi. Il s’agit pour nous de nous réjouir dans le Seigneur. "Soyez toujours dans la joie, priez sans relâche, rendez grâce en toute circonstance." C’est cet appel à la joie que nous retrouvons dans chacune des lectures de ce dimanche. Isaïe nous annonce précisément le Sauveur qui apporte la joie. Il s’adresse à un peuple qui se trouve en situation de détresse à babylone, en esclavage. Ce peuple a été déporté en exil. Vivant en terre étrangère, il est victime de la pauvreté, de l’oppression et de l’injustice. Isaïe lui annonce que le Seigneur ne peut tolérer plus longtemps les blessures et la misère de ceux qu’il aime. Il vient pour les guérir : guérir les coeurs brisés et les libérer. Voilà une bonne nouvelle à faire circuler de toute urgence : "Le Seigneur fera germer la justice devant toutes les nations". Avec lui, les malheurs qui accablent notre monde ne peuvent avoir le dernier mot. Il n’y aura plus de crise, ni de violence, ni de guerre. En Dieu, c’est l’Amour qui triomphe. Dans sa lettre aux chrétiens de Thessalonique, Paul veut les rassurer et les encourager car ils ont beaucoup de mal à vivre leur foi. Il commence par leur donner des consignes importantes : "Soyez toujours dans la joie, priez sans relâche, rendez grâce en toute circonstance… N’éteignez pas l’Esprit" Il leur demande également de ne pas repousser les prophètes. Par prophète, il faut entendre celui à qui la Parole de Dieu inspire quelque chose pour "construire, réconforter, encourager". Mais il ne s’agit pas d’écouter bouche bée. Il est important que nous fassions preuve de discernement. Nous avons tous besoin de clarifier et de consolider notre espérance "en la venue de notre Seigneur Jésus Christ". L’évangile de ce dimanche nous montre une autre source de joie. Il nous présente Jean Baptiste comme "témoin de la lumière". Il n’était pas la lumière mais il l’a montrée. Il a désigné le Messie à tous ceux qu’il rencontrait : "Au milieu de vous, se tient Celui que vous ne connaissez pas." Cette bonne nouvelle que Jean Baptiste adressait aux foules de son temps vaut aussi pour nous aujourd’hui. Jésus est là présent au cœur de nos vies. Malheureusement, nous sommes souvent ailleurs. Et ce n’est pas avec nos seuls moyens humais que nous arriverons à le reconnaître. Pour y parvenir, il nous faut le regard de la foi, un regard éclairé et nourri par la Parole de Dieu et les sacrements.

Dimanche 18 Décembre 2011, 4ème dimanche de l’avent

Dimanche 18 Décembre 2011, quatrième dimanche de l’avent

En ce 4ème dimanche de l’Avent, la liturgie oriente notre regard vers une jeune fille de Nazareth. Elle a vécu la plus grande aventure de l’humanité, celle de Dieu venu dans notre chair. Cette année c’est l’Evangile de l’Annonciation qui est proposé à notre méditation. Cet évangile nous le connaissons bien. C’est l’instant divin qui a entièrement bouleversé l’humanité. L’ange Gabriel se rend chez Marie pour lui annoncer qu’elle a été choisie par Dieu pour être la mère de son Fils. L’ange attendait sa réponse. En effet, quand Dieu appelle, il respecte la liberté de chacun. Marie reste libre d’accepter ou de refuser. Elle cherche simplement à comprendre : "Comment cela va-t-il se faire ?" L’ange lui répond : "L’Esprit Saint viendra sur toi et la puissance du Très haut te prendra sous son ombre." Et Marie accepte en prononçant ces simples paroles : "Je suis la servante du Seigneur, que tout se passe pour moi selon ta parole." La fête d’aujourd’hui nous donne l’occasion de réfléchir à ce rôle de la plus haute importance que Dieu a confié à Marie. Le Seigneur a besoin de nos mains pour continuer les siennes. Il a besoin de nos lèvres pour prononcer ses paroles. Il a besoin de nos yeux pour voir la souffrance humaine et la soulager. Quelle que soit la question qu’il nous pose, il nous invite à lui dire oui. Et à l’instant où nous disons oui, c’est comme un ras de marée qui emporte tout sur son passage. C’est une grande aventure qui commence. Il n’y a pas de plus grand honneur pour les hommes que d’être les serviteurs de l’amour. Marie n’a pas suivi d’autre chemin. Elle a été la servante du Seigneur ; et aujourd’hui, elle nous dit : "Faites tout ce qu’il vous dira".

En ce jour, la question nous est posée bien simplement : Accepterons-nous la venue du Christ en nous et dans notre vie. Porter Dieu en nous et l’offrir au monde, c’est quelque chose d’extraordinaire. Nous y trouvons une joie que personne ne peut nous enlever. Avec lui et avec Marie, nos visites deviennent des visitations. C’est à cela que nous sommes appelés quand nous nous rendons auprès d’une personne malade ou dans le besoin. Nous serons peut-être conduits sur des chemins que nous n’avions pas prévus. Mais nous savons que l’amour de Dieu ne nous décevra pas.

Comme Marie, Dieu nous appelle pour nous confier une mission, une responsabilité. Si nous répondons non, nous restons dans la nuit. Si nous répondons oui, nous devenons porteurs de lumière. La réponse nous appartient et personne ne peut répondre à la place de l’autre. Le Seigneur a besoin de notre accord personnel. Ne craignons pas : cette mission est tournée vers le bonheur, le nôtre et celui des hommes. En ce temps d’espérance, nous demandons à Dieu de nous rendre accueillants à l’appel et à la venue de son Fils dans notre vie et notre monde.

Il est né le Fils de Dieu, le Prince de la paix

Minuit et 25 Décembre 2011

Il est né, le Christ soleil sans déclin Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière. En cette nuit (ce jour) de Noël, nous entendons cette bonne nouvelle : "Une Lumière a resplendi, un enfant nous est né. On proclame son nom : Merveilleux conseiller, prince de la Paix." L’Eglise a vu dans cette parole prophétique une annonce de la venue de Jésus. C’est lui le vrai prince de la paix qui a porté au monde la Lumière de Dieu. Il est celui qui a tendu la main aux petits, aux pauvres, aux exclus, aux blessés de la vie. Il nous présente Dieu comme un Père aimant, toujours prêt à accueillir le fils prodigue et à pardonner. Il est le bon Berger, toujours soucieux de la plus faible de ses brebis. Avec lui, plus rien ne peut être comme avant.

La bonne nouvelle c’est que Jésus est "Emmanuel", c’est-à-dire "Dieu avec nous". Jusqu’alors, on le considérait comme "Dieu au dessus de nous" ou encore "Dieu en face de nous". Désormais, il est "Dieu avec nous" dans notre nature, avec nous dans sa grâce, avec nous dans notre faiblesse et notre misère. Il est avec nous par sa miséricorde, sa tendresse et sa compassion. Il est devenu semblable à nous, prenant tout ce qui est nôtre et nous donnant tout ce qui est sien. C’est cela le message de Noël, Dieu avec nous, Dieu pour nous.

Cette bonne nouvelle est confirmée par le nom donné à Jésus : nous n’oublions pas que ce nom signifie "Le Seigneur sauve". C’est très important pour nous : il y a en effet beaucoup de ratés dans le passé et le présent de notre humanité : nous pensons à la violence gratuite, l’exploitation des petits, l’indifférence des puissants. C’est dans notre monde tel qu’il est que Jésus vient. II continue à vouloir le sauver de la perdition. Les petits ont la première place dans son cœur. Chacun y est accueilli comme un frère, une sœur en humanité. Il fait de nous des enfants de Dieu. Voilà ce chemin que Jésus offre à notre monde pour être sauvé.

Dimanche 1er Janvier 2012, fète de Marie Mère de Dieu

Dimanche 1er Janvier 2012, fête de Marie mère de Dieu

Une nouvelle année commence, c’est comme une page blanche qu’il nous faudra remplir en donnant le meilleur de nous-mêmes en participant à l’œuvre créatrice de Dieu, en faveur de la paix. Ainsi c’est que nous contribuons ensemble à la création d’un monde plus juste et plus fraternel. C’est ce que vient nous rappeler cette journée mondiale de la paix. Cela commence dans nos familles, nos lieux de vie et de travail et nos diverses relations. C’est en vue de cette mission de la paix, qu’ensemble avec les bergers dont nous parle l’évangile de ce jour nous devons adorer et contempler le Fils de Dieu fait Homme. On a dit que ces bergers étaient des exclus. C’est vrai, on ne les voyait pas à la synagogue ni au temple. Mais en y regardant de plus près, nous découvrons une chose importante. Dans le monde de la Bible, le berger représente un symbole très fort. Plus tard, Jésus se présentera comme le bon Berger, celui qui veut rassembler toute l’humanité. A la suite des bergers de la crèche, nous avons tous à témoigner des merveilles de Dieu et de son amour pour notre monde. Avec les bergers, nous louons et nous glorifions Dieu. Nous nous rappelons en effet que le nom de Jésus signifie "Dieu sauve". Au moment de commencer une nouvelle année, nous nous tournons ensemble vers le Seigneur en passant par Marie. L’Esprit Saint nous a été donné comme à elle. Elle est toujours là pour nous montrer comment discerner le Seigneur à l’œuvre. Elle n’a pas tout compris de l’activité missionnaire de Jésus ni surtout de sa crucifixion. Mais c’est la confiance qui la motive envers et contre tout. Comme elle, nous ne devons pas hésiter à admirer et à interroger le Seigneur et surtout à lui faire confiance quoi qu’il arrive. Au début de cette nouvelle année, nous ne manquons pas de la prier : "Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs…" Comme à la visitation, si nous l’appelons, elle accourt vers nous et Jésus est avec elle. En ce jour, nous échangeons des vœux de bonheur. Ils rejoignent les souhaits de la tradition juive que nous avons trouvés dans la première lecture : "Que le Seigneur te bénisse et te garde ! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il se penche vers toi ! Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix !" (Nombres 6. 25-26) Cette bénédiction s’adressait au peuple de l’ancienne alliance. Elle s’adresse aussi à Marie, à l’Église et à chacun de nous. Quelles que soient les épreuves qui surviendront au cours de l’année, la bénédiction de Dieu nous est toujours offerte. "Rien ne peut nous séparer de son amour" nous dit Saint Paul.

22 Janvier 2012, troisième dimanche du temps ordinaire

Dimanche 22 Janvier 2012, Troisième semaine du temps ordinaire B

Jésus annonce la Bonne Nouvelle du royaume pour tous.

La liturgie de ce dimanche nous montre Jésus prêchant la bonne nouvelle du Royaume de Dieu. Il passe au bord de la mer, lieu représentant la demeure des forces mauvaises. On la supposait peuplée de monstres marins. C’est là que Jésus va annoncer la bonne nouvelle de l’évangile. Pour lui, il est urgent de sortir les hommes de l’univers de la mort. Son grand projet c’est de rassembler tous les hommes sur la montagne (symbole de la présence de Dieu). C’est là que Dieu donne rendez-vous à son peuple pour leur dire tout l’amour qu’il leur porte. La tâche est immense. Pour embraser le monde de son amour, il fait appel à des hommes et des femmes. L’Evangile nous raconte la vocation des quatre premiers apôtres. Marchant au bord de la mer, il aperçoit des pêcheurs. Plus tard, ils découvriront que leur mission sera d’être des "pêcheurs d’hommes". Cette pêche ne sera pas une capture mais un sauvetage. Il s’agit de sortir les hommes de leur perdition symbolisée par la mer. L’important c’est de ramener tous les hommes à la vraie vie. Pour cette mission ils ont donné leur vie pour le salut du monde. Le même Jésus continue à passer dans notre vie. Il nous rejoint dans toutes les situations, y compris les pires. Il nous redit à tous : "Venez à ma suite… Je rendrai votre vie belle et féconde… " C’est ainsi que des hommes et des femmes sont devenus des témoins de l’Evangile. Ils ont consacré toute leur vie à cette mission. Ils n’ont pas eu peur d’affronter l’indifférence, la haine et les persécutions. Ils avaient la ferme conviction que rien ne pouvait les séparer de l’amour du Christ. Nous aussi, nous sommes tous appelés. Cet appel pressant c’est celui de l’amour. Pour répondre à cet appel, il nous faut sortir de nos petits bonheurs, de nos biens, de nos manques. L’important c’est de tendre vers ce qui est à venir. La première lecture nous raconte le témoignage de Jonas. Il est appelé par Dieu pour annoncer à la ville de Ninive que son péché entraînera sa destruction. Ninive est en Irak ; ce pays était déjà le pire ennemi d’Israël. Il l’avait écrasé d’une manière implacable. Or voilà que Dieu se préoccupe aussi du sort de Ninive. Il demande à Jonas de porter un ultimatum à cette ville. Après de nombreuses aventures, le prophète y va avec la peur au ventre. Il annonce à cette ville que dans quarante jours, elle sera détruite. "Les gens de Ninive crurent en Dieu. Ils annoncèrent un jeûne, et tous, du plus grand au plus petit, prirent un vêtement de deuil." Jonas pensait assister à la destruction de Ninive. Mais Dieu renonce à son projet. Il ne veut pas la mort du pécheur. Ce qu’il veut, c’est qu’il se convertisse et qu’il vive. La bonne nouvelle est pour tous, y compris pour nos pires ennemis. Comme Jonas, nous devons apprendre à les regarder avec le regard de Dieu, un regard plein d’amour. Comme les apôtres et comme Jonas, nous sommes tous appelés par le Seigneur. Bien sûr, tous n’ont pas à quitter leur métier pour aller annoncer l’Evangile. Mais nous sommes tous appelés à suivre Jésus. Tout au long de notre vie, nous sommes appelés à prendre des décisions importantes. Quand cela arrive, nous devons chercher à connaître accomplir ce que Dieu attend de nous. Tout cela, nous le faisons à la lumière du grand commandement que Jésus nous a laissés : "Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force." Plus tard, il nous recommandera de ne pas nous laisser "envahir par les soucis de la vie, les séductions de la richesse et autres convoitises" qui étouffent la Parole de Dieu et l’empêche de produire du fruit.

Dimanche 29 Janvier 2012, quatrième dimanche du temps Ordinaire

Dimanche 29 Janvier 2012

Jésus parle et agit avec autorité

La liturgie de ce dimanche nous adresse un message d’espérance très fort. Elle nous révèle un Dieu passionné par l’humanité qu’il veut sauver. La première lecture nous rapporte une parole de Moïse à son peuple : "Au milieu de vous, parmi vos frères, le Seigneur fera se lever un prophète comme moi, et vous l’écouterez" (Dt 18). Tout au long des siècles, Dieu en a envoyé des prophètes. Il lui fallait mettre son peuple en garde contre l’idolâtrie, les injustices et les divers abus possibles. Il lui fallait également réagir contre l’ignorance religieuse et la méconnaissance de la Parole de Dieu. L’Evangile nous révèle que Jésus est ce prophète annoncé par Moïse. Il est un prophète puissant par ses paroles et ses actions. Son enseignement est nouveau. Saint Marc nous le dit : "Il enseignait en homme qui a autorité." L’Evangile de Matthieu insiste encore plus fortement sur ce point dans le sermon sur la montagne ; à plusieurs reprises, nous lisons cette parole du Christ : "vous avez appris qu’il a été dit aux anciens… Moi je vous dis…" L’enseignement de Jésus est vraiment nouveau. Il ne se contente pas de répéter ce qu’il a étudié. Il parle avec l’autorité de Dieu. L’Eglise d’aujourd’hui a reçu pour mission d’annoncer cette parole de Dieu. Dans un monde enchaîné par la haine, la violence, l’égoïsme, la précarité, c’est plus que jamais nécessaire. Ce monde a besoin d’entendre une parole qui libère et qui redonne espérance. Nous sommes tous envoyés pour crier la bonne nouvelle à temps et à contretemps. Bien sûr, cela doit se faire dans le respect des personnes. Il serait mal venu de les culpabiliser avec un évangile qui parle du pardon. On ne peut pas non plus l’imposer de manière autoritaire. Ce serait contraire à Jésus qui dit : "Si tu veux…" Quand il appelle, il attend une réponse libre et généreuse.

Dimanche 5 Février 2012, 5è dimanche du temps ordinaire

Dimanche 5 Février 2012, cinquième dimanche du temps ordinaire

Comme le dimanche dernier Jésus poursuit aussi aujourd’hui son ministère de salut. L’évangéliste Marc nous propose de suivre Jésus toute une journée jusqu’à l’aube le lendemain matin. C’est un jour de Sabbat c’est-à-dire la samedi, jour consacré au Seigneur. Jésus rejoint les fidèles à la synagogue. Il y vient pour prier et enseigner. Et le lendemain, bien avant l’aube, il se retire dans un endroit désert pour prier. A travers ce choix, c’est une leçon qu’il nous donne. Il voudrait nous apprendre à toujours commencer toutes nos journées par un temps de prière. C’est absolument indispensable si nous voulons qu’elles soient vraiment ajustées à l’amour du Père. La journée de Jésus continue par une visite chez Simon. Or la belle-mère de ce dernier est malade. Jésus la prend par la main et la fait lever. C’est l’image de ce qu’il veut faire pour chacun de nous lorsque nous sommes paralysés par la fièvre du péché. Il est proche de nous par son Incarnation. Il reste présent tous les jours par ses sacrements. Il nous nourrit de sa Parole et de son Eucharistie. C’est ainsi qu’il continue à nous prendre par la main. En ce jour, nous lui demandons qu’il nous donne de garder notre main dans la sienne et de nous laisser guérir par lui. Il veut nous remettre debout pour que, nous aussi, nous puissions servir. Lorsque la chose vient à se savoir, de nombreux malades et possédés sont amenés à Jésus. Saint Marc nous dit que "la ville entière se presse à sa porte". Avec une attention infatigable, Jésus se met au service de ces malades et de ces possédés. Il les guérit de leur mal. Le même Jésus se fait proche de toutes les détresses qui accablent notre monde d’aujourd’hui. Des hommes, des femmes et des enfants sont douloureusement éprouvés par la maladie et la souffrance. Beaucoup s’interrogent : Pourquoi moi ? La question n’est pas nouvelle. Bien avant Jésus, la première lecture nous raconte la situation de Job. C’est le cri douloureux d’un homme cruellement éprouvé qui n’attend plus rien de la vie. Mais si nous lisons le livre de Job jusqu’au bout, nous voyons que finalement sa révolte n’aura pas le dernier mot. Malgré tout ce mal qui l’accable, il garde sa confiance en Dieu jusqu’au bout. C’est vrai que la prière de Job commence par un cri de révolte. Mais à la fin, cette plainte se fait prière. Job entre progressivement dans une autre manière de voir. Cette prière l’a aidé à s’ajuster à Dieu. Il nous arrive d’entendre des personnes qui disent : "Je suis tellement fatigué que je n’arrive plus à prier." Job nous apprend que lorsque tout va mal, nous pouvons toujours crier vers le Seigneur. C’est ce que nous montre le psaume 129 : "Des profondeurs je crie vers toi Seigneur… que ton oreille se fasse attentive au cri de ma prière." De nombreux textes d’Évangile nous montrent que Jésus est saisi de pitié devant toutes les souffrances qu’il rencontre. Lui-même nous adresse un appel à être solidaire de celui qui souffre. Il veut nous apprendre à ouvrir notre cœur au monde entier.

Dimanche 12 Février 2012, sixième dimanche du temps ordinaire B

Dimanche 12 Février 2012, sixième dimanche du temps ordinaire

« Si tu le veux tu peux me purifier », crie le lépreux à Jésus venu restaurer en l’homme l’image divine. Non seulement Jésus lui étend la main, mais il le guérit complètement dans l’âme et dans le corps. L’évangéliste Marc montre Jésus et le malade brisant toutes les barrières imposées par la loi. Il nous montre Jésus qui circule dans les lieux inhabités, là précisément où sont les lépreux. Il ne craint pas de prendre le risque de les rencontrer ; et c’est ce qui arrive : "Un lépreux vient trouver Jésus ; il tombe à genoux et le supplie : Si tu le veux, tu peux me purifier". Jésus aurait dû s’écarter loin de cet homme. La loi de Moïse le lui imposait. Mais quand nous lisons les évangiles, nous voyons que Jésus ne se dérobe jamais à la souffrance et au mal. Il veut communier à la détresse de l’homme pour le libérer. Il est le bon Pasteur qui ne cesse de partir à la recherche de la brebis perdue. Le lépreux dont nous parle l’évangile reconnaît son impureté, son péché. Mais en se tournant vers le Christ, il a confiance. Il est sûr qu’il peut être purifié. Il nous faut reconnaître l’audace de cet homme dont le contact rendait impur. Mais avec Jésus, c’est la pureté qui devient contagieuse et non la lèpre. En le touchant, Jésus ne devient pas lépreux. C’est le lépreux qui devient pur au contact de la divinité de Jésus. Voilà une bonne nouvelle de la plus haute importance pour notre monde d’aujourd’hui. Ce que Jésus a fait autrefois en terre de Palestine, il le continue aujourd’hui. Il nous rejoint dans toutes les lèpres qui bouleversent notre vie et celle de notre monde : lèpres corporelles, les maladies, les cancers, le sida, l’alcoolisme, la drogue… Il y a aussi les lèpres psychologiques et morales qui ont fait des nœuds dans les cœurs : nous pensons aux divorces, aux avortements. Nous chrétiens, nous n’oublions pas la lèpre du péché qui nous ronge et nous enferme sur nous-mêmes. Quelle que soit notre situation, l’évangile de ce jour nous montre un lépreux qui nous apprend à nous tourner avec confiance vers le Seigneur. Lui seul connaît vraiment notre détresse et peut nous relever. Aujourd’hui, Jésus nous entraîne vers l’essentiel l’amour du prochain. Il se fait proche de celui qui est dans le besoin pour le restaurer dans sa dignité. Depuis notre baptême, nous sommes membres du Corps du Christ. Nous avons tous pour mission d’être Jésus auprès des autres. Nous sommes tous appelés à aimer et à rayonner son amour audacieux et libre. En ce dimanche, nous pensons à tous ceux qui sont au service de la santé et qui donnent le meilleur d’eux-mêmes à cette cause : le Service Évangélique des malades, les aumôneries d’hôpitaux, de cliniques et de maisons de retraite, les médecins, les infirmiers et infirmières, les familles et même les malades. A travers tous ces gestes d’accueil et de service des uns et des autres, c’est l’amour du Christ qui doit rayonner. Saint Paul nous fait entendre le message qu’il adressait aux chrétiens de Corinthe : "Mon modèle c’est le Christ." Cette parole caractérise tout chrétien. Comme lui, nous avons tous à prendre le Christ pour modèle. La loi d’amour qu’il est venu instaurer est bien plus forte que tous les interdits imposés par la société. Quand Jésus touche le lépreux, c’est Dieu qui abolit toutes les distances. C’est le Père qui se fait proche pour le remettre dans le monde de la vie et des autres.

Dimanche 19 Février 2012, 7è Dimanche du temps ordinaire Année B

Dimanche 18 Février 2012, 7è Dimanche du temps ordinaire B

Contemplons la foi des porteurs

Jésus, voyant leur foi, dit au paralysé : "Tes péchés sont pardonnés." Comprenons bien, il ne s’agit pas de la foi du paralysé mais de celle des porteurs. C’est grâce à eux que cet homme est sauvé. C’est important aussi pour nous : quand le prêtre est appelé pour donner le sacrement des malades à une personne éprouvée par la maladie, cette dernière n’est pas toujours consciente. Bien souvent, elle n’est pas en état de comprendre ce qui se passe. Mais le plus important c’est l’attitude de l’entourage. C’est la foi et la prière des porteurs qui sauve le malade. Leur mission, notre mission à tous, c’est de l’amener à Jésus. L’apôtre Paul nous le dit à sa manière : "Portez les fardeaux les uns des autres." Et pourtant, si nous y regardons de près, nous voyons bien que cette foi des porteurs pose un problème. En amenant le paralysé à Jésus, ils s’adressent à lui comme à un guérisseur. Encore aujourd’hui, ils sont nombreux ceux qui courent vers ceux qui ont des pouvoirs. Aujourd’hui, Jésus voudrait nous inviter à faire un pas de plus sur le chemin de la foi. Il ne se contente pas de répondre à l’attente des hommes. Il a bien plus et bien mieux à donner. Il commence par le pardon (le "don par-dessus tout") C’est ainsi que se réalise la prophétie d’Isaïe (1ère lecture). C’était l’annonce d’un monde nouveau pour les captifs en exil. Dieu leur donne son pardon gratuitement et sans mérite. La justice de Dieu c’est de pardonner.

Si Jésus commence par donner le pardon c’est parce que le péché est le premier de tous les malheurs. Le premier mal de cet infirme ce n’est pas d’être immobilisé par sa paralysie. Le plus grave c’est d’être cloué dans son mal intérieur. C’est vrai aussi pour chacun de nous. Nous pouvons être paralysés par la rancune, l’égoïsme, l’orgueil. Nous devenons alors incapables d’aller vers les autres, incapables d’aimer, de partager, de pardonner. Un geste de paix nous libèrerait, mais nous n’y arrivons pas. Oui, une fois ou l’autre, nous nous reconnaissons tous, dans ce paralysé. C’est alors que nous pouvons nous demander qui sont nos porteurs. Nous n’en avons pas toujours conscience : quand tout va mal, il y a des personnes qui peuvent nous apporter à Jésus. Elles voient ce qui ne va pas bien dans notre vie ; elles souhaiteraient que nous soyons plus vivants et plus saints. Ces porteurs, c’est la famille, la communauté paroissiale, une communauté religieuse, un groupe de prière, des collègues, des voisins… En nous portant dans leur prière, Ils ont compris que le Christ seul peut nous libérer de nos péchés ; ces péchés paralysent la libre circulation de l’amour entre les hommes. Ils ratatinent les cœurs endurcis par l’égoïsme. Seul l’Amour peut vaincre le péché et redonner vie aux hommes. L’évangile de ce jour se termine par un appel : "Prends ton brancard et rentre chez toi." C’est une manière de remettre les choses à leur juste place. Jésus ne veut pas que nous dépendions des objets. C’est eux qui doivent dépendre de nous. Jusque là, l’homme paralysé était dépendant de son brancard. Désormais, c’est le brancard qui est remis entre les mains de l’homme. Cette guérison c’est l’image de ce qui se passe dans le pardon : nous sommes libérés de ce péché qui paralyse notre cœur. Avec toute la communauté chrétienne, nous pouvons nous remettre en marche sur le chemin que le Christ nous a ouvert. Nous devenons disponibles aux appels de l’Esprit Saint. Ce pardon nous rend libres pour aimer Dieu car la santé de l’âme c’est d’abord l’amour de Dieu.

Dimanche 19 Février 2012, 7è Dimanche du temps ordinaire Année B

Dimanche 18 Février 2012, 7è Dimanche du temps ordinaire B

Contemplons la foi des porteurs

Jésus, voyant leur foi, dit au paralysé : "Tes péchés sont pardonnés." Comprenons bien, il ne s’agit pas de la foi du paralysé mais de celle des porteurs. C’est grâce à eux que cet homme est sauvé. C’est important aussi pour nous : quand le prêtre est appelé pour donner le sacrement des malades à une personne éprouvée par la maladie, cette dernière n’est pas toujours consciente. Bien souvent, elle n’est pas en état de comprendre ce qui se passe. Mais le plus important c’est l’attitude de l’entourage. C’est la foi et la prière des porteurs qui sauve le malade. Leur mission, notre mission à tous, c’est de l’amener à Jésus. L’apôtre Paul nous le dit à sa manière : "Portez les fardeaux les uns des autres." Et pourtant, si nous y regardons de près, nous voyons bien que cette foi des porteurs pose un problème. En amenant le paralysé à Jésus, ils s’adressent à lui comme à un guérisseur. Encore aujourd’hui, ils sont nombreux ceux qui courent vers ceux qui ont des pouvoirs. Aujourd’hui, Jésus voudrait nous inviter à faire un pas de plus sur le chemin de la foi. Il ne se contente pas de répondre à l’attente des hommes. Il a bien plus et bien mieux à donner. Il commence par le pardon (le "don par-dessus tout") C’est ainsi que se réalise la prophétie d’Isaïe (1ère lecture). C’était l’annonce d’un monde nouveau pour les captifs en exil. Dieu leur donne son pardon gratuitement et sans mérite. La justice de Dieu c’est de pardonner.

Si Jésus commence par donner le pardon c’est parce que le péché est le premier de tous les malheurs. Le premier mal de cet infirme ce n’est pas d’être immobilisé par sa paralysie. Le plus grave c’est d’être cloué dans son mal intérieur. C’est vrai aussi pour chacun de nous. Nous pouvons être paralysés par la rancune, l’égoïsme, l’orgueil. Nous devenons alors incapables d’aller vers les autres, incapables d’aimer, de partager, de pardonner. Un geste de paix nous libèrerait, mais nous n’y arrivons pas. Oui, une fois ou l’autre, nous nous reconnaissons tous, dans ce paralysé. C’est alors que nous pouvons nous demander qui sont nos porteurs. Nous n’en avons pas toujours conscience : quand tout va mal, il y a des personnes qui peuvent nous apporter à Jésus. Elles voient ce qui ne va pas bien dans notre vie ; elles souhaiteraient que nous soyons plus vivants et plus saints. Ces porteurs, c’est la famille, la communauté paroissiale, une communauté religieuse, un groupe de prière, des collègues, des voisins… En nous portant dans leur prière, Ils ont compris que le Christ seul peut nous libérer de nos péchés ; ces péchés paralysent la libre circulation de l’amour entre les hommes. Ils ratatinent les cœurs endurcis par l’égoïsme. Seul l’Amour peut vaincre le péché et redonner vie aux hommes. L’évangile de ce jour se termine par un appel : "Prends ton brancard et rentre chez toi." C’est une manière de remettre les choses à leur juste place. Jésus ne veut pas que nous dépendions des objets. C’est eux qui doivent dépendre de nous. Jusque là, l’homme paralysé était dépendant de son brancard. Désormais, c’est le brancard qui est remis entre les mains de l’homme. Cette guérison c’est l’image de ce qui se passe dans le pardon : nous sommes libérés de ce péché qui paralyse notre cœur. Avec toute la communauté chrétienne, nous pouvons nous remettre en marche sur le chemin que le Christ nous a ouvert. Nous devenons disponibles aux appels de l’Esprit Saint. Ce pardon nous rend libres pour aimer Dieu car la santé de l’âme c’est d’abord l’amour de Dieu.

Temps de carême : Mercredi des cendres

Temps de carême : Mercredi des cendres

Le mercredi des cendres

« Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle » Le mercredi des cendres nous introduit dans le temps liturgique appelé : Carême dont le but est de préparer tous les croyants à la fête de la Pâques qui célèbre et actualise le mystère de la résurrection du Christ, mystère central de la foi de l’année liturgique. Dans la richesse de ses éléments, le temps de carême invite à centrer sur soi la parole de Dieu, cette parole qui appelle à la conversion « déchirez vos coeurs et non point vos vêtements » annonce le prophète Joël. Le sens fondamental de cette exhortation montre que la conversion et le repentir sont avant tout un changement intérieur de l’homme avant d’être une expression rituelle externe. Le mal est dans le coeur avant de se traduire en actes. Les pratiques de pénitence doivent exprimer la conversion du coeur, car les faux- semblants ne trompent pas Dieu. La conversion doit être consciente et radicale. Le coeur auquel on fait appel, représente l’homme qui réfléchit et prend des décisions avec responsabilité. En ce jour les croyants sont conviés à un moment de recueillement et de réflexion avant d’entreprendre le chemin vers la Pâques du Seigneur qui par l’intermédiare de son prophète Joël, de saint Paul et de Jésus lui-même, rappelle à tous le monde le but à atteindre, les moyens à mettre en oeuvre et l’esprit dans lequel il faut cheminer. Un intinéraire de conversion à Dieu dont le péché a éloigné est tracé pour tous : « pitié Seigneur, pour ton peuple » (Jl 2,12-18 ; « au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu. Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a pour nous identifé au péché des hommes, afin que grâce à lui, nous soyons identifiés à la justice de Dieu » (2Co 5,2-6,2). Jeûne, prière et aumône, les trois oeuvres traditionnelles de ce temps doivent être vécues en se gardant de toute hypocrisie : « Evitez d’agir devant les hommes pour vous faire remarquer ». Vivre ces oeuevres devant Dieu et pour Dieu seul, voilà le seul chemin de la vraie récompense divine, autrement tout tombe dans la vanité et parce que « Dieu voit ce que tu fais dans le secret » (Mt 6,1-6.16-18). Au-delà de tout, il faut confesser son appartenance au peuple des pécheurs, en recevant les cendres pour sortir du tombeau avec le Christ, lui vainqueur du péché et de la mort. Il faut se laisser réconcilier avec soi-même, avec le prochain et avec Dieu pour s’ouvrir à la grâce du pardon acquis par le Christ qui a pris sur lui le péché du monde pour nous identifiés à la justice, à la sainteté de Dieu. « Au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu » (2Co 5,20). Comme nous le recommande le synode sur : La Réconciliation, Justice et Paix, notre médiation durant ce temps, sera concentrée sur des pensées sur la réconciliation : réconciliation avec nous-même, réconciliation avec les autres, réconciliation avec Dieu, réconciliation avec les pauvres.

Temps de carême : Jeudi après les cendres

Temps de carême : Jeudi après les cendres méditaion sur la confession

« Si celui qui a péché garde le silence et ne fait pas pénitence ni ne veut avouer sa blessure à son frère ou à son maître, son maître et son frère qui ont la langue pour le soigner ne pourront pas facilement lui être de quelques secours. Il en va ainsi, en effet, quand un malade a honte de déclarer sa blessure au médecin ; la médecine ne soigne pas ce qu’elle ignore » Saint Jérôme.

Temps de carême : vendredi après les cendres

Temps de carême : vendredi après les cendres

« L’aveu en même temps est reconnaissance. Par la faute, l’unité de l’homme est atteinte. Sa relation à lui-même, aux autres, à Dieu est brisée et devient méconnaissable. Avouer, c’est reconnaître : c’est avant tout se reconnaître, se relier à nouveau à soi-même, aux autres et à Dieu. C’est donc apprendre à se connaître soi-même. L’aveu est le début d’une reconnaissance des relations constitutives de l’homme dont celle de l’homme à lui-même » Cardinal G. DANNEELS.

Temps de carême : samedi après les cendres

Temps de carême : samedi après les cendres

« L’aveu donne à son tour une connaissance approfondie de la faute. Ce n’est que lorsque l’on prend la faute sur les lèvres pour la dire qu’on la connaît. On la connaît en la reconnaissant. Par la distance que crée le langage par rapport à la réalité passée de la faute, celle-ci trouve sa vérité complète. On la connaît telle qu’elle est. » Cardinal G. DANNEELS.

Dimanche 26 Février 2012, premier dimanche de carême Année B, dimanche des tentations

Dimanche 26 Février 2012, Premier dimanche de carême Année B, dimanche des tentations

Jésus tenté par le Satan nous appelle à la conversion

Depuis mercredi dernier, nous sommes entrés dans le temps du Carême, quarante jours de cheminement avec Dieu à travers les oeuvres de pénitence : jeûne, prière, aumône. Ainsi nous pourrons redécouvrir dans nos vies, la présence de Dieu, le visage de Dieu. Ce Dieu qui fait alliance avec les hommes. C’est le message de la première lecture : Dieu apparaît comme unique. Il a le souci de communiquer avec l’humanité. Il s’engage en faisant alliance. L’arc en ciel que tous peuvent voir en est le signe. Dieu créateur veut se faire partenaire de l’homme et devenir son compagnon de route. Il veut partager sa vie. Vivre le carême c’est regarder vers ce Dieu, c’est prendre conscience de sa présence active, de son engagement ferme et de son amour indéfectible. Si nous comprenons bien cela et si nous l’intégrons dans notre vie, notre carême sera rempli de cette présence de Dieu. La première lettre de saint Pierre nous invite à faire un pas de plus. Elle nous montre Jésus Christ et Sauveur. C’est par sa mort et sa résurrection que nous sommes introduits auprès de Dieu. Désormais, plus personne ne reste prisonnier de la mort. Mais n’oublions pas, si le Christ nous sauve, il ne nous sauve pas sans nous. Vivre le carême c’est s’engager fermement sur le chemin qu’il nous ouvre, c’est se mettre à l’écoute de Dieu. C’est à ce prix que nous pourrons entrer dans l’alliance de Pâques. L’évangile de sait Marc nous montre que ce chemin de conversion est un combat contre les forces du mal. Après son passage à travers les eaux du Jourdain, Jésus se retrouve quarante jours au désert. Cet épisode nous rappelle le passage du Jourdain au temps de Moïse ; le peuple d’Israël est resté quarante ans au désert. C’est aussi dans le désert que Jésus se retrouve "propulsé" par l’Esprit. C’est comme une force contraignante qui pousse Jésus à affronter Satan. La présence de l’Esprit en Jésus l’oblige à se dévoiler. Satan se trouve contraint de l’affronter sans échappatoire possible. On comprend mieux la hâte de l’Esprit et de Jésus. Pour que le règne de Dieu arrive, il faut déposséder celui qui se croit le maître du monde. Il faut remporter sur lui la victoire décisive. Marc ne se donne même pas la peine de désigner le vainqueur. La suite de l’évangile va nous rapporter des expulsions de démons. Désormais avec Jésus, l’adversaire est définitivement vaincu. Quand saint Marc écrit son évangile, les chrétiens sont persécutés. La victoire du Christ sur les forces du mal est une bonne nouvelle qui vient raviver leur espérance et la nôtre. Quand tout va mal, il est là. Nous pouvons toujours compter sur sa présence et son amour. Il est urgent que tous puissent entendre et accueillir cette bonne nouvelle. Immédiatement après les tentations, Jésus part pour la Galilée et se met à annoncer l’Evangile de Dieu. Il appelle les hommes à la conversion et à la foi : "Les temps sont accomplis, le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à la bonne nouvelle." Cet appel nous est également adressés à tous au début de ce Carême. Nous avons tous besoin de prier pour une conversion continuelle. Se convertir c’est laisser de côté certaines choses secondaires et nous diriger avec fermeté vers ce Dieu qui n’a jamais cessé de nous aimer. Lui seul peut nous donner le bonheur véritable.

27 Février 2012, Lundi de la première semaine du temps de carême : Méditation

27 Février 2012, Lundi de la première semaine du temps de carême : Méditation

« Par l’aveu humble, le pécheur brise l’isolement dans lequel il s’est enfermé par la faute, pour accéder ainsi à l’univers de l’amour. Pour la première fois, il retrouve les relations fondamentales de son existence : il retrouve soi-même, il retrouve l’autre ; il retrouve le monde, même l’univers tout entier, enfin il retrouve Dieu » Cardinal G. DANNEELS.

28 Février 2012, Mardi de la première semaine du temps de carême

28 Février 2012, Mardi de la première semaine du temps de carême

« Le Seigneur veut que vous lui déclariez vos fautes, non pour apprendre que vous êtes coupables, puisqu’il le sait lui-même, mais pour que vous appreniez ainsi quelle dette il vous remet » Saint Jean CHRYSOSTOME

29 Février 2012, Mercredi de la première semaine du temps de carême

29 Février 2012, Mercredi de la première semaine du temps de carême : Méditation

« Nous sommes devenus une Eglise de pécheurs. Sans la confession, l’Eglise serait comme une ville sans pompiers. Ne forcez personne à se confesser ; si quelqu’un vient de lui-même, c’est qu’il y a le feu chez lui ; et si vous vous apercevez que rien ne brûle, envoyez promener la personne, mais faites attention : il y a aussi le feu sacré, le feu dévorant de la perfection, et pour celui-là aussi, la confession est nécessaire ; mais dans ce cas, vous n’avez qu’à faire tomber la cendre, vous comprenez ? » Stefan ANDRES.

1er Mars 2012, Jeudi de la première semaine du temps de carême

1er Mars 2012, Jeudi de la première semaine du temps de carême

« Je dois faire un aveu et ce n’est pas ici l’aveu du prêtre, mais du pénitent ; j’ai toujours considéré le sacrement de pénitence comme une grâce extraordinaire de Dieu, jamais comme un fardeau ; j’ai toujours considéré la présence physique du prêtre écoutant mon aveu et prononçant sur moi la parole du pardon comme une chance, jamais comme une exigence difficile à tolérer » Bernard JOZAN

Vendredi de la 3ème Semaine de Carême

VENDREDI III

Textes du jour :
- 1ère lecture : Os 14, 2-10
- Psaume : 80, 6c-8a, 8bc-9, 10-11ab, 14.17
- Évangile : Mc 12, 28b-34

Thème du jour :miséricorde et amour de son prochain comme Dieu nous aime.

Parole du jour :

"Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui. L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices." (Mc 12, 32-33)

Méditation :Parabole du bon Samaritain (Luc 10,25-37)

Pour Jésus dans l’embarras un docteur de la loi lui posa cette question : « Maître, que dois-je faire pour recevoir en partage la vie éternelle ? » Jésus lui demanda : « Dans la Loi qu’y a- t-il d’écrit ? Que lis-tu ? » L’autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force, et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même. » Jésus lui dit : « Tu as bien répondu. Fais ainsi et tu auras la vie. » Mais lui, voulant montrer qu’il était u homme juste, dit à Jésus : « Et qui donc est mon prochain ? » Jésus reprit : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l’avoir dépouillé, roué de coups, s’en allèrent en le laissant à moitié mort. Par hasard un prêtre descendait par ce chemin ; il vit l’homme et passa à bonne distance. Un lévite de même arriva en ce lieu ; il vit l’homme et passa à bonne distance. Mais un Samaritain qui était en voyage arriva près de l’homme : il le vit et fut pris de pitié. Il s’approcha, banda ses plaies en y versant de l’huile et du vin, le chargea sur sa propre monture, le conduisit à une auberge et prit soin de lui. "Le lendemain, tirant deux pièces d’argent, il les donna à l’aubergiste et lui dit : "Prends soin de lui, et si tu dépenses quelque chose de plus, c’est moi qui te le rembourserai quand je repasserai."

Lequel des trois, à ton avis, s’est montré le prochain de l’homme qui était tombé sur les bandits ? " Le légiste répondit : " C’est celui qui a fait preuve de bonté envers lui. " Jésus lui dit : " Va et, toi aussi, fais de même. "

Prière personnelle :

Ce voisin de palier que je ne voudrais pas croiser, cette fille-mère du quartier que je préfèrerais ignorer, ce chômeur qui trouble notre quiétude, cet étranger qui perturbe nos habitudes, tous ceux qui risquent de nous déranger… Et si, un jour, je décide de devenir leur prochain qui leur tend la main !

2 Mars 2012, Vendredi de la première semaine du temps de carême 2 Mars 2012, Vendredi de la première semaine du temps de carême

2 Mars 2012, Vendredi de la première semaine du temps de carême

« Ermite, j’ai fini par accepter le sacerdoce à cause des urgences et avant tout pour donner le pardon de Dieu. Souvent je me suis trouvé dans des situations où je ne pouvais rien donner à mon interlocuteur, si ce n’est le pardon de Dieu. L’absoudre était la seule manière de le libérer, de lui enlever ces chaînes d’acier qui le retenaient à son passé. Or, n’étant pas prêtre, je ne pouvais le faire. Il me fallait, si j’ose dire, de médecin devenir chirurgien, afin de pouvoir pratiquer cette petite opération chirurgicale du pardon, un peu comme pour l’accidenté que l’on a relevé sur le bord de la route, et qu’on opère sur-le-champ pour qu’il ne meurt pas. Il y a ainsi des confessions qui sont de l’ordre de l’intervention chirurgicale urgente » Daniel ANGE.

2 Mars 2012, Vendredi de la première semaine du temps de carême

2 Mars 2012, Vendredi de la première semaine du temps de carême

« Ermite, j’ai fini par accepter le sacerdoce à cause des urgences et avant tout pour donner le pardon de Dieu. Souvent je me suis trouvé dans des situations où je ne pouvais rien donner à mon interlocuteur, si ce n’est le pardon de Dieu. L’absoudre était la seule manière de le libérer, de lui enlever ces chaînes d’acier qui le retenaient à son passé. Or, n’étant pas prêtre, je ne pouvais le faire. Il me fallait, si j’ose dire, de médecin devenir chirurgien, afin de pouvoir pratiquer cette petite opération chirurgicale du pardon, un peu comme pour l’accidenté que l’on a relevé sur le bord de la route, et qu’on opère sur-le-champ pour qu’il ne meurt pas. Il y a ainsi des confessions qui sont de l’ordre de l’intervention chirurgicale urgente » Daniel ANGE

3 Mars 2012, Samedi de la première semaine du temps de carême

3 Mars 2012, Samedi de la première semaine du temps de carême

« C’est un sacrement capital. Le prêtre est seul capable de dire à quelqu’un : lève-toi et marche ! Seul il peut ressusciter un mort spirituel. Seul il peut dynamiser cet énorme rocher que le pécheur porte sur les épaules et qui l’écrase : sa culpabilité. Brader le sacrement de la réconciliation est extrêmement grave ; c’est fermer un homme dans son enfer intérieur. J’ai été souvent témoin de résurrections spirituelles ultra-rapides, grâce au pardon sacramentel ». Daniel ANGE

4 Mars 2012, deuxième dimanche de carême, dimanche de la transfiguration Année B

4 Mars 2012, deuxième dimanche de carême, dimanche de la transfiguration Année B

Contemplons sur le mont Tabor la gloire du Fils de Dieu L’appel du prophète Joël le mercredi des Cendres continue de résonner dans nos coeurs : "Revenez à moi de tout votre cœur" ; les lectures de ce dimanche nous parlent précisément de ce retour à Dieu comme d’un vrai chemin de conversion. Elles nous amènent au sommet d’une montagne. Dans le premier texte, il s’agit de la montagne de Moriah ; c’est le lieu du sacrifice d’Abraham. Dans l’Evangile, c’est le Tabor, lieu où Jésus a été transfiguré devant ses disciples les plus proches. Et dans la seconde lecture, l’apôtre Paul nous renvoie à la montagne du Calvaire. C’est là que Jésus a été livré et crucifié pour nous. Pourquoi cette insistance sur la montagne ? Il faut savoir que dans le monde de la Bible, c’est un lieu symbolique très fort. C’est le lieu par excellence de la rencontre avec Dieu. C’est là que Dieu s’est manifesté à Moïse. Il lui parlait "face à face, comme on parle à un ami". Le prophète Elie y a également fait l’expérience de Dieu. Dans l’évangile, nous voyons Jésus se retirer sur la montagne, loin de la foule, de préférence la nuit. C’était pour lui un lieu de rencontre privilégié avec le Père dans une prière silencieuse. Et puis, nous n’oublions pas la montagne des béatitudes. Jésus y a proclamé des paroles très fortes d’amour et de vie. Il nous faut donc bien comprendre que l’important, c’est de prendre de la hauteur par rapport à ce que nous vivons. Trop souvent, nous nous laissons accaparer par les soucis de la vie, les problèmes matériels. Et nous avons du mal à entendre les appels du Seigneur qui nous invite à venir à lui. Le Carême c’est un temps de retraite. Nous sommes en marche vers la Pâque du Christ. Le grand message de ces lectures c’est toujours un appel à avancer. Dans l’évangile de ce jour, la réalité dépasse tout ce qu’on aurait pu imaginer : Jésus amène trois de ses disciples sur une montagne. Saint Marc nous dit qu’il fut transfiguré devant eux. Il est tout entier donné dans sa prière à son Père. Il se montre avec toute la chaleur et l’incandescence de son amour. Moïse et Elie sont là. Moïse représente la loi et Elie les prophètes. Ils se rejoignent dans cette rencontre avec Dieu. Cette rencontre veut préparer les disciples à ce qui va suivre. Aujourd’hui, ils voient son visage transfiguré. Dans quelques jours, ils le verront défiguré. Ils sont invités à lui faire confiance quoi qu’il arrive. Vivre le Carême, c’est gravir la montagne et se mettre à l’écoute de Jésus. On n’y parvient pas tout de suite. Il faut de la patience et du courage. Il faut monter pour contempler les choses. Gravir la montagne c’est prendre le temps de l’écoute, c’est se réserver chaque jour du temps pour la prière. Si nous ne gravissons pas cette montagne avec Jésus, nous manquerons quelque chose d’absolument essentiel. Comme pour les trois disciples, Jésus veut nous libérer du sommeil de l’individualisme et de la tristesse. Il est urgent que nous mettions le Christ au centre de notre vie. en ce temps de retour à Dieu, temps de conversion, temps de notre transfiguration personnelle.

5 Mars 2012,Lundi de la deuxième semaime du carême

5 Mars 2012,Lundi de la deuxième semaime du carême UNE PARABOLE DE LA RÉCONCILIATION Du frère qui était perdu... « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : "Père, donne-moi la part de fortune qui me revient" », raconte Jésus en décrivant la dramatique histoire de ce jeune : le départ de la maison paternelle vers l’aventure, le gaspillage de tous ses biens dans une vie dissolue et vide, les jours sombres de l’éloignement et de la faim, mais plus encore de la dignité perdue, de l’humiliation et de la honte, et enfin la nostalgie de sa maison, le courage d’y revenir, l’accueil du père. Celui-ci n’avait certes pas oublié son fils, il lui avait même conservé intactes son affection et son estime. Aussi l’avait-il toujours attendu, et maintenant il l’embrasse, tout en donnant le signal de la grande fête du retour de « celui qui était mort et qui est revenu à la vie, qui était perdu et qui a été retrouvé ». RECONCILIATIO ET PAENITENTIA DE JEAN-PAUL II

6 Mars 2012, Mardi de la deuxième semaine du carême

6 Mars 2012, Mardi de la deuxième semaine du carême

« L’homme - tout homme - est ce fils prodigue : séduit par la tentation de se séparer de son Père pour vivre dans l’indépendance sa propre existence ; tombé dans la tentation ; déçu par le vide qui, comme un mirage, l’avait fasciné ; seul, déshonoré, exploité alors qu’il cherche à se bâtir un monde entièrement à soi ; travaillé, même au fond de sa misère, par le désir de revenir à la communion avec son Père. Comme le père de la parabole, Dieu guette le retour du fils, l’embrasse à son arrivée et prépare la table pour le banquet des retrouvailles où le Père et les frères célèbrent a reconciliation.Ce qui frappe le plus dans la parabole, c’est l’accueil de fête et d’amour du père à son fils qui revient, signe de la miséricorde de Dieu, toujours prêt à pardonner. Disons-le tout de suite : la réconciliation est principalement un don du Père céleste ». RECONCILIATIO ET PAENITENTIA DE

7 Mars 2012, Mercredi de la deuxième semaine du carême

7 Mars 2012, Mercredi de la deuxième semaine du carême

... au frère resté à la maison « Mais la parabole met aussi en scène le frère aîné qui refuse de prendre sa place au banquet. Il reproche à son jeune frère ses égarements, et à son père l’accueil qu’il lui a réservé alors qu’à lui-même, sobre et travailleur, fidèle à son père et à sa maison, jamais il n’a été accordé - dit-il - de festoyer avec ses amis. C’est là un signe qu’il ne comprend pas la bonté de son père. Tant que ce frère, trop sûr de lui-même et de ses mérites, jaloux et méprisant, rempli d’amertume et de colère, ne s’est pas converti et réconcilié avec son père et son frère, le banquet n’est pas encore pleinement la fête de la rencontre et des retrouvailles ». RECONCILIATIO ET PAENITENTIA DE JEAN-PAUL II

DU SACREMENT DE PENITENCE ET DE LA RECONCILIATION

Une bonne confession exige cinq étapes obligatoires à savoir :

  1. l’Examen de conscience,
  2. la contrition,
  3. l’aveu,
  4. l’absolution
  5. et la satisfaction.

1- Examen de conscience

Avant toute bonne confession, le pénitent doit faire son examen de conscience qui consiste à questionner sa vie passée vis-à-vis de Dieu, du prochain et de l’Eglise pour rechercher sincèrement ses péchés dans les 10 commandements de Dieu, dans les 07 péchés capitaux, dans les 06 commandements de l’Eglise et dans ses devoirs chrétiens, conjugaux, professionnaux etc…. Il ne s’agit pas d’une introspection psychologique angoissée, mais la confrontation sincère et sereine avec la loi morale intérieure, avec les normes évangéliques, proposées par l’Eglise, avec Jésus le Christ Lui-même, notre Maître et notre modèle de vie, et avec le Père céleste, qui nous appelle au bien et à la perfection. A la suite de ce exercice, le pénitent est sûr de ses péchés, leur nombre et leur degré de gravité. Notons que l’examen de conscience se fait après avoir imploré l’assistance de l’Esprit Saint qui éclaire les consciences.

2- La contrition

A la fin de l’examen de conscience le pénitent doit regretter tous ces péchés : c’est la contrition. La contrition est une douleur de l’âme et une détestation du péché commis, avec la volonté de ne plus pécher à l’avenir. Elle est composée de trois actes de volonté qui se réunissent en un seul : douleur de l’âme, détestation, résolution. Elle est le premier et le plus nécessaire élément du sacrement de pénitence et a été une considération indispensable pour le pardon des péchés (D 897). La contrition salutaire doit être intérieure (acte d’intelligence et de volonté), surnaturelle (produite par la grâce), universelle (s’étend à tous les péché commis), souveraine (détestation du péché). On distingue une contrition parfaite, celle produite par l’amour parfait de Dieu et une contrition imparfaite produite par l’amour imparfait de Dieu. Le pénitent connaît ses péchés et les a regrettés. Il passe maintenant chez le prêtre pour les confesser.

3- La confession (l’aveu) : elle est exigée

La confession ou l’aveu est l’accusation faite par le pénitent de ses péchés devant un prêtre autorisé, pour obtenir de lui le pardon de Dieu en vertu du pouvoir des clefs. Elle est prescrite du droit divin et nécessaire au salut. Son objet est : les péchés graves, les péchés véniels. Ici on ne doit pas cacher consciemment un péché sous prétexte qu’on a honte de le dire. Tous les péchés doivent êtres confessés directement et clairement sans ambigüité. A la fin de l’aveu, le pénitent écoute attentivement les conseils du prêtre et la pénitence à faire : c’est la satisfaction

4- L’absolution

C’est la forme du sacrement. Cette étape est réservée au prêtre confesseur. La formule sacramentelle produit, en union avec les actes du pénitent, la rémission des péchés. Elle est composée d’une formule déprécative (’’Que Dieu…..paix’’) et d’une formule indicative (’’Et moi….péchés’’). Le pénitent contrit et converti entre en contact avec la puissance et la miséricorde de Dieu. Le pénitent peut se retirer pour accomplir la pénitence : C’est la satisfaction.

5- La satisfaction

La satisfaction est l’acte final qui couronne le signe sacramentel de la pénitence. C’est l’accomplissement des œuvres de pénitence imposées aux pénitents pour expier les peines temporelles dues aux péchés, qui subsistent encore après le pardon de la faute et la remise de la peine éternelle. Elle opère ex opere operato la rémission des peines temporelles et la guérison de l’affaiblissement des mauvais penchants. Elle ne doit pas seulement se limiter ou se réduire à quelques formules à réciter, mais consister dans les œuvres de culte, de charité, de miséricorde et de réparation. Le pécheur pardonné prend l’engagement personnel de commencer une vie nouvelle.

Cher jeune, combien de fois confesses-tu par an ? Par semestre ? Par trimestre ? Si nous nous reconnaissons pécheurs tous les jours, il est souhaitable de se confesser régulièrement. Se confesser par exemple une fois par mois serait l’idéal. C’est pour la santé de notre vie spirituelle et pour le salut de notre âme. Il faut une âme sainte (un esprit saint) dans un corps saint.

Malheureusement, dans notre monde sécularisé, envahi par la psychologie, nous faisons tout ce que nous pouvons pour nous persuadé que le péché n’existe pas. Le mal existe, le péché existe. Si non pourquoi alors Jésus a-t-il souffert et est-il mort sur la croix ? Dieu a envoyé son Fils dans le monde pour nous sauver et nous racheter du péché. Le premier don offert par Jésus à ces disciples après la résurrection est bel et bien le pouvoir de pardonner les péchés : Jn 20, 19-23.

Mon frère, ma sœur, n’oublie surtout pas ta confession pascale. Réconcilies-toi avec Dieu, avec l’Eglise et avec ton prochain.

Père Georges Willibrord GAYET, gayetleparisien@yahoo.fr

9 Mars 2012, Vendredi de la deuxième semaine du carême

9 Mars 2012, Vendredi de la deuxième semaine du carême

« La parabole du fils prodigue est avant tout l’histoire ineffable du grand amour d’un Père - Dieu - qui offre à son fils, revenu à lui, le don de la pleine réconciliation. Mais en évoquant, sous la figure du frère aîné, l’égoïsme qui divise les frères entre eux, elle devient aussi l’histoire de la famille humaine ; elle décrit notre situation et montre le chemin à parcourir. Le fils prodigue, dans son ardent désir de conversion, de retour dans les bras de son père et de pardon, représente ceux qui ressentent au fond de leur conscience la nostalgie d’une réconciliation à tous les niveaux et sans réserve, et qui sont intimement persuadés qu’elle n’est possible que si elle découle d’une réconciliation première et fondamentale, celle qui, de l’éloignement où il se trouve, amène l’homme à l’amitié filiale avec Dieu dont il reconnaît la miséricorde infinie. Mais, lue dans la perspective de l’autre fils, la parabole peint la situation de la famille humaine divisée par les égoïsmes, elle met en lumière la difficulté de satisfaire le désir et la nostalgie d’être d’une même famille réconciliée et unie, et elle rappelle donc la nécessité d’une profonde transformation des cœurs pour redécouvrir la miséricorde du Père et pour vaincre l’incompréhension et l’hostilité entre frères ». RECONCILIATIO ET PAENITENTIA DE JEAN-PAUL II

10 Mars 2012, samedi de la deuxième semaine du carême

10 Mars 2012, samedi de la deuxième semaine du carême

« A la lumière de cette inépuisable parabole de la miséricorde qui efface le péché, l’Eglise, accueillant l’appel qu’elle contient, comprend sa mission d’œuvrer, à la suite du Seigneur, pour la conversion des cœurs et la réconciliation des hommes avec Dieu et entre eux, ces deux réalités étant intimement liées ». RECONCILIATIO ET PAENITENTIA DE JEAN-PAUL II

Dimanche 11 Mars 2012, troisième dimanche de carême Année B

Dimanche 11 Mars 2012, troisième dimanche de carême Année B

Le Temple nouveau, c’est le corps du Christ

Les appels très forts à la conversion depuis les premiers jours de ce carême, continuent de résonner en nous "Les temps sont accomplis. Convertissez-vous et croyez à l’évangile." Ne laissons pas passer ce temps sans réponse de notre part. Le Carême est un temps favorable pour rentrer en nous-mêmes, temps de longue retraite spirituelle . Il ne s’agit pas d’accomplir des performances spirituelles extérieures et extraordinaires. Le plus important c’est d’accueillir le Seigneur et de lui redonner toute sa place dans notre vie ; c’est la conversion intérieure, la conversion du coeur. Dans le livre de l’Exode. Le Peuple Hébreu, esclave en Égypte, vient de passer la Mer Rouge. Dans sa marche sur la montagne du Sinaï, Dieu donne les dix commandements à Moïse, dix paroles de vie. Trois sont orientées vers les relations avec Dieu et sept vers celles avec nos frères. Pour bien vivre avec Dieu, il faut bien vivre avec nos frères. Dans notre monde bouleversé par tant de haine, de violences et de guerres, il est urgent de remettre ces repères en valeur. Nous ne pouvons pas dire que nous aimons Dieu si nous n’aimons pas nos frères. Il nous appartient d’éliminer de notre vie tout ce qui est égoïsme, rancune, critique négative et toutes les formes de méchanceté. C’est ainsi que nous apprendrons à vivre en vrais disciples du Christ. Dans sa lettre aux Corinthiens, l’apôtre Paul nous dit jusqu’où va cet amour : "Nous proclamons un Messie crucifié." Pour les gens de Corinthe, c’était de la folie. Mais ce qui est folie aux yeux des hommes est sagesse de Dieu. L’amour vrai ne se contente pas d’un à peu près. Ce serait bien d’y repenser durant notre retraite du Carême. Aimer, c’est tout donner, c’est se donner. Jésus nous apprend qu’il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. C’est en levant les yeux vers le Christ en croix que nous commençons à comprendre la grandeur et la folie de cet amour. L’Évangile nous rappelle un autre aspect de cette conversion qui nous est demandée. Cela se passe au Temple de Jérusalem. Jésus chasse les vendeurs ainsi que leurs brebis et leurs bœufs. Pourtant, ce commerce était bien commode car il permettait de trouver sur place tout ce qu’il fallait pour offrir des sacrifices. Mais Jésus ne veut pas que la Maison de son Père devienne une maison de trafic. Comprenons bien : Le Temple c’est d’abord le lieu de la présence de Dieu. De même, nos églises doivent être des lieux de prière et de rencontre avec Dieu. Nous faisons tout pour qu’elles soient belles et accueillantes et nous avons raison. Mais il y a un autre marché auquel nous devons faire très attention : c’est celui qui se déroule à l’intérieur de nos cœurs. C’est en effet notre cœur qui est le temple véritable où Dieu veut habiter. Or, trop souvent, nous sommes englués dans la recherche de nos intérêts personnels à n’importe quel prix. Il y a des herbes vénéneuses qui s’appellent l’arrogance, la voracité, l’insatiabilité. Tout cela ne peut nous rendre heureux ; bien au contraire, cela ne fait que rendre notre vie et celle des autres de plus en plus amère. C’est de tout cela que nous avons à nous libérer si nous voulons faire de la Maison du Père une demeure digne de ce nom. Cette maison du Père est désormais le corps du Christ, le Nouveau Temple, l’Eglise de Dieu.

12 Mars 2012, lundi de la troisième semaine du carême Année B

12 Mars 2012, lundi de la troisième semaine du carême Année B

Dans la lumière du Christ réconciliateur

. « Comme il résulte de la parabole du fils prodigue, la réconciliation est un don de Dieu, une initiative de Dieu. Or notre foi nous enseigne que cette initiative se concrétise dans le mystère du Christ rédempteur, réconciliateur, du Christ qui libère l’homme du péché sous toutes ses formes. Le même saint Paul n’hésite pas à synthétiser dans cette tâche et dans cette fonction la mission incomparable de Jésus de Nazareth, Verbe et Fils de Dieu fait homme ». RECONCILIATIO ET PAENITENTIA DE JEAN-PAUL II

Jeudi de la 3ème Semaine de Carême

JEUDI III

Textes du jour :
- 1ère lecture : Jr 7, 23-28
- Psaume : 94, 1-2, 6-7ab, 7d-9a
- Évangile : Lc 11, 14-23

Thème du jour : miséricorde et unité du peuple de Dieu rassemblé

Parole du jour  : "Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse." (Lc 11, 17.23)

Méditation : Paraboles et la brebis et de la drachme perdues (Luc 15,1-10) Les collecteurs d’impôts et les pécheurs s’approchaient tous de lui pour l’écouter. Et les Pharisiens et les scribes murmuraient ; ils disaient : " Cet homme-là fait bon accueil aux pécheurs et mange avec eux ! " Alors il leur dit cette parabole :

" Lequel d’entre vous, s’il a cent brebis et qu’il en perde une, ne laisse pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller à la recherche de celle qui est perdue jusqu’à ce qu’il l’ait retrouvée ? Et quand il l’a retrouvée, il la charge tout joyeux sur ses épaules, et, de retour à la maison, il réunit ses amis et ses voisins, et leur dit : "Réjouissez-vous avec moi, car je l’ai retrouvée, ma brebis qui était perdue ! " Je vous le déclare, c’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion.

"Ou encore, quelle femme, si elle a dix pièces d’argent et qu’elle en perde une, n’allume pas une lampe, ne balaie la maison et ne cherche avec soin jusqu’à ce qu’elle l’ait retrouvée ? "Et quand elle l’a retrouvée, elle réunit ses amies et ses voisines, et leur dit : "Réjouissez-vous avec moi, car je l’ai retrouvée, la pièce que j’avais perdue !"

C’est ainsi, je vous le déclare, qu’il y a de la joie chez les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. "

Prière personnelle : Seigneur, accorde-moi cette intime et divine conviction que tout homme est unique. Alors j’aurai le courage de sortir de mes clochers pour oser rencontrer tant d’hommes et de femmes, exclus, déçus,sceptiques ou hostiles qui vivent en marge de toute religion.

13 Mars 2012, mardi de la troisième semaine du carême Année B

13 Mars 2012, mardi de la troisième semaine du carême Année B

Dans la lumière du Christ réconciliateur

Nous aussi, nous pouvons partir de ce mystère central de l’économie du salut, point clé de la christologie de l’Apôtre. « Si, étant ennemis, nous fûmes réconciliés à Dieu par la mort de son Fils - écrit-il aux Romains - , combien plus, une fois réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie, et pas seulement cela, mais nous nous glorifions en Dieu par notre Seigneur Jésus Christ par qui dès à présent nous avons obtenu la réconciliation ». Puisque donc « Dieu ... nous a réconciliés avec Lui par le Christ », Paul se sent poussé à exhorter les chrétiens de Corinthe : « Laissez-vous réconcilier avec Dieu »(23) RECONCILIATIO ET PAENITENTIA DE JEAN

14 Mars 2012, mercredi de la troisième du carême Année B

14 Mars 2012, mercredi de la troisième du carême Année B

Dans la lumière du Christ réconciliateur

« Saint Paul encore nous permet d’élargir à des dimensions cosmiques notre vision de l’œuvre du Christ lorsqu’il écrit qu’en lui le Père s’est réconcilié toutes les créatures, celles du ciel et celles de la terre(25). On peut vraiment dire du Christ Rédempteur que, « au temps de la colère, il a été fait réconciliation »(26) et que, s’il est « notre paix »(27), il est aussi notre réconciliation.C’est à juste titre que sa passion et sa mort, sacramentellement renouvelées dans l’Eucharistie, sont appelées par la liturgie « sacrifice qui réconcilie »(28) : qui réconcilie avec Dieu et avec les frères, puisque Jésus lui-même enseigne que la réconciliation fraternelle doit s’effectuer avant le sacrifice ». RECONCILIATIO ET PAENITENTIA DE JEAN-PAUL II

15 Mars 2012, Jeudi de la troisième semaine du carême Année B

15 Mars 2012, Jeudi de la troisième semaine du carême Année B

Dans la lumière du Christ réconciliateur

Face au tableau douloureux des divisions et des difficultés de la réconciliation entre les hommes, j’invite justement à regarder le mystère de la Croix comme le plus haut drame dans lequel le Christ perçoit en profondeur - et en éprouve la souffrance - la tragédie même de l’homme séparé de Dieu, au point de s’écrier avec les paroles du psalmiste : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »(30), et réalise en même temps notre réconciliation. Le regard fixé sur le mystère du Golgotha doit nous rappeler sans cesse la dimension « verticale » de la division et de la réconciliation dans le rapport homme-Dieu qui, dans une vision de foi, l’emporte toujours sur la dimension « horizontale », c’est-à-dire sur la réalité de la division et sur la nécessité de la réconciliation entre les hommes. Nous savons en effet qu’une telle réconciliation entre eux n’est et ne peut être que le fruit de l’acte rédempteur du Christ, mort et ressuscité pour vaincre le règne du péché, rétablir l’alliance avec Dieu et abattre ainsi le « mur de séparation »(31) que le péché avait élevé entre les hommes. RECONCILIATIO ET PAENITENTIA DE JEAN-PAUL II

16 Mars 2012, Vendredi de la troisième semaine du carême Année B

16 Mars 2012, Vendredi de la troisième semaine du carême Année B

L’Eglise réconciliatrice

« Comme le disait saint Léon le Grand en parlant de la passion du Christ - « tout ce que le Fils de Dieu a fait et enseigné pour la réconciliation du monde, nous ne le connaissons pas seulement par l’histoire du passé, mais encore nous en éprouvons l’efficacité par ses œuvres présentes »(32). La réconciliation, réalisée dans son humanité, nous la sentons dans l’efficacité des mystères sacrés célébrés par son Eglise, pour laquelle il s’est livré lui-même et qu’il a établie comme signe et en même temps instrument de salut.C’est ce qu’affirme saint Paul quand il écrit que Dieu a fait participer les Apôtres du Christ à son œuvre de réconciliation. « Dieu - dit-il - nous a confié le ministère de la réconciliation... et la parole de réconciliation »(33). RECONCILIATIO ET PAENITENTIA DE JEAN-PAUL II

17 Mars 2012, samedi de la troisième du carême Année B

17 Mars 2012, samedi de la troisième du carême Année B

Dans les mains et sur la bouche des Apôtres, ses messagers, le Père, dans sa miséricorde, a placé un ministère de réconciliation, qu’ils accomplissent d’une manière singulière, en vertu du pouvoir d’agir au nom du Christ, in persona Christi. Mais c’est aussi à toute la communauté des croyants, à l’ensemble de l’Eglise qu’est confiée la parole de réconciliation, c’est-à-dire la tâche de faire tout ce qui est possible pour témoigner de la réconciliation et pour la réaliser dans le monde.On peut dire qu’en définissant l’Eglise comme « le sacrement, c’est-à-dire à la fois le signe et le moyen de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain » et en signalant comme sa fonction propre celle d’obtenir la « pleine unité dans le Christ » pour tous les « hommes, désormais plus étroitement unis entre eux par divers liens ... »(34), le Concile Vatican II reconnaissait lui aussi que l’Eglise doit surtout tendre à ramener les hommes à la pleine réconciliation. RECONCILIATIO ET PAENITENTIA DE JEAN-PAUL II

Vendredi de la 3ème Semaine de Carême

VENDREDI III

Textes du jour :
- 1ère lecture : Os 14, 2-10
- Psaume : 80, 6c-8a, 8bc-9, 10-11ab, 14.17
- Évangile : Mc 12, 28b-34

Thème du jour :miséricorde et amour de son prochain comme Dieu nous aime.

Parole du jour : "Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui. L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices." (Mc 12, 32-33)

Méditation : Parabole du bon Samaritain (Luc 10,25-37)

Pour Jésus dans l’embarras un docteur de la loi lui posa cette question : « Maître, que dois-je faire pour recevoir en partage la vie éternelle ? » Jésus lui demanda : « Dans la Loi qu’y a- t-il d’écrit ? Que lis-tu ? » L’autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force, et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même. » Jésus lui dit : « Tu as bien répondu. Fais ainsi et tu auras la vie. » Mais lui, voulant montrer qu’il était u homme juste, dit à Jésus : « Et qui donc est mon prochain ? »

Jésus reprit : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l’avoir dépouillé, roué de coups, s’en allèrent en le laissant à moitié mort. Par hasard un prêtre descendait par ce chemin ; il vit l’homme et passa à bonne distance. Un lévite de même arriva en ce lieu ; il vit l’homme et passa à bonne distance. Mais un Samaritain qui était en voyage arriva près de l’homme : il le vit et fut pris de pitié. Il s’approcha, banda ses plaies en y versant de l’huile et du vin, le chargea sur sa propre monture, le conduisit à une auberge et prit soin de lui. "Le lendemain, tirant deux pièces d’argent, il les donna à l’aubergiste et lui dit : "Prends soin de lui, et si tu dépenses quelque chose de plus, c’est moi qui te le rembourserai quand je repasserai." Lequel des trois, à ton avis, s’est montré le prochain de l’homme qui était tombé sur les bandits ? "

Le légiste répondit : " C’est celui qui a fait preuve de bonté envers lui. " Jésus lui dit : " Va et, toi aussi, fais de même. "

Prière personnelle :

Ce voisin de palier que je ne voudrais pas croiser,

cette fille-mère du quartier que je préfèrerais ignorer,

ce chômeur qui trouble notre quiétude,

cet étranger qui perturbe nos habitudes,

tous ceux qui risquent de nous déranger…

Et si, un jour, je décide de devenir leur prochain qui leur tend la main !

18 Mars 2012, quatrième dimanche de carême Année B

18 Mars 2012, quatrième dimanche de carême Année B

Dieu nous appelle, la parole de Dieu nous interpelle en ce temps de longue retraite spirituelle, temps de conversion et de retour à Dieu : « Revenez à moi de tout votre cœur…déchirez vos coeurs et non vos vêtements. Convertissez-vous et Croyez à la bonne nouvelle car le royaume des cieux est tout prche ». La 1ère lecture nous rappelle que le peuple "multipliait les infidélités en imitant les sacrilèges des nations païennes." Ce constat est toujours actuel. Nous vivons dans un monde imprégné par l’indifférence et l’incroyance. Nos idoles d’aujourd’hui, nous les connaissons bien, c’est l’argent roi, la course au profit, le désir de paraître. Nous oublions alors que Dieu nous a donné ce monde pour que nous y vivions ensemble comme des frères. Au lieu de cela, nous assistons à une montée de la violence, de l’exclusion et du racisme. Chaque jour, nous sommes horrifiés par les souffrances causées par les guerres. Mais en ce temps du carême, Dieu nous offre son amour généreux. Alors que la situation semble désespérée, il intervient pour nous offrir le Salut et la joie. Le second livre des Chroniques nous montre toute la générosité et la patience de Dieu. Il ne cesse de nous envoyer des messagers pour nous indiquer le vrai chemin de la conversion. C’est à ce prix que nous trouverons la paix et la joie. S’il agit ainsi c’est parce qu’il aime son peuple. "Je ne veux pas la mort du pécheur, dit-il, mais qu’il se convertisse et qu’il vive." Voilà un appel auquel nous sommes invités à répondre de toute urgence. Malheureusement, nous dit le livre des Chroniques, le peuple n’a pas écouté les appels de son Dieu. Son péché l’a entraîné à la catastrophe. Le Temple de Jérusalem a été détruit par l’armée étrangère. Les habitants de Ninive ont été déportés à Babylone Où Ils sont devenus esclaves du roi et de ses fils. Mais malgré son péché, Dieu n’abandonne pas son peuple. Il reste toujours fidèle à son amour. Plus tard, l’apôtre Paul dira : "Là où le péché a abondé, la grâce a surabondé". Dans la seconde lecture, l’apôtre Paul insiste précisément sur cette bonne nouvelle : "Dieu est riche en miséricorde. A cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts par suite de nos fautes, il nous a fait revivre avec le Christ." Voilà cette bonne nouvelle qui nous est annoncée tout au long du carême. Dieu est amour. Il nous aime tous d’un amour passionné. Mais rien ne sera possible sans notre réponse personnelle. Dieu fait sans cesse le premier pas vers nous. Son grand projet c’est de rassembler toute l’humanité en Jésus Christ. C’est pour cette raison que Paul annonce l’Évangile aux Juifs et aux païens. L’évangile fait allusion à un événement qui s’est passé au temps de Moïse. Les hébreux avaient récriminé une fois de plus contre Dieu. Ils ont été mordus par des serpents venimeux et beaucoup sont morts. Ils sont alors convaincus qu’ils sont punis à cause de leur péché. Ils demandent à Moïse d’intercéder auprès de Dieu. Moïse s’est fabriqué un serpent de bronze et l’a dressé au sommet d’un mât. Celui qui le regardait était sauvé. Il ne s’agissait d’un acte de foi au Dieu unique. Dans le langage de la Bible, le verbe regarder signifie adorer. En regardant le serpent de bronze, c’est Dieu qu’on adorait. l’Évangile nous invite à "regarder" vers le Fils de l’homme élevé sur la croix. Nous nous tournons vers lui car la croix est la manifestation la plus grande de l’amour de Dieu. Cet amour a pour origine le cœur du Père qui veut notre Salut. Il ne s’agit pas du salut de quelques-uns, mais celui de toute l’humanité. C’est là tout l’enjeu du Carême : lever les yeux vers le Seigneur, le crucifié qui de sa croix nous attire à lui.

19 Mars 2012, lundi de la quatrième seqmaine du carême Année B

19 Mars 2012, lundi de la quatrième seqmaine du carême Année B

"L’Eglise est réconciliatrice parce qu’elle proclame le message de la réconciliation, comme elle l’a toujours fait au cours de son histoire depuis le Concile apostolique de Jérusalem(36) jusqu’au dernier Synode des évêques et au récent Jubilé de la Rédemption. L’originalité de cette proclamation réside dans le fait que, pour l’Eglise, la réconciliation est étroitement liée à la conversion du cœur : c’est là le chemin nécessaire vers l’entente entre les êtres humains ". RECONCILIATIO ET PAENITENTIA DE JEAN-PAUL II

20 Mars 2012, mardi de la quatrième semaine du carême Année B

20 Mars 2012, mardi de la quatrième semaine du carême Année B

« L’Eglise est aussi réconciliatrice parce qu’elle montre à l’homme les chemins et lui offre les moyens pour atteindre la quadruple réconciliation susdite. Les chemins sont justement la conversion du cœur et la victoire sur le péché, que ce soit l’égoïsme ou l’injustice, la domination orgueilleuse ou l’exploitation d’autrui, l’attachement aux biens matériels ou la recherche effrénée du plaisir. Les moyens sont l’écoute fidèle et attentive de la Parole de Dieu, la prière personnelle et communautaire, et surtout les sacrements, véritables signes et instruments de réconciliation, parmi lesquels se distingue à cet égard celui qu’à juste titre nous appelons le sacrement de la Réconciliation, ou de la Pénitence, sur lequel je reviendrai par la suite ». RECONCILIATIO ET PAENITENTIA DE JEAN-PAUL II

21 Mars 2012, mercredi de la quatrième semaine du carême Année B

21 Mars 2012, mercredi de la quatrième semaine du carême Année B

L’Eglise réconciliée « 9. Mon vénéré prédécesseur Paul VI a eu le mérite de faire clairement comprendre que, pour être évangélisatrice, l’Eglise doit commencer par se montrer elle-même évangélisée, c’est-à-dire ouverte au message intégral et plénier de la Bonne Nouvelle de Jésus Christ pour l’écouter et la mettre en pratique(37). Moi-même, reprenant et ordonnant dans un document les réflexions de la quatrième Assemblée générale du Synode des évêques, j’ai parlé d’une Eglise qui se catéchise dans la mesure où elle fait elle-même la catéchèse(38) ». RECONCILIATIO ET PAENITENTIA DE JEAN-PAUL II

22 Mars 2012, jeudi de la quatrième semaine du carême Année B

22 Mars 2012, jeudi de la quatrième semaine du carême Année B

« Je n’hésite pas à reprendre ici le parallèle, pour autant qu’il s’applique à notre sujet, afin d’affirmer que l’Eglise, pour être réconciliatrice, doit commencer par être une Eglise réconciliée. Il y a, sous-jacente à cette affirmation simple et linéaire, la conviction que l’Eglise, pour annoncer la réconciliation au monde et la lui proposer toujours plus efficacement, doit devenir toujours davantage une communauté (fût-ce le « petit troupeau » des premiers temps) de disciples du Christ, unis dans l’effort pour se convertir continuellement au Seigneur et vivre comme des hommes nouveaux dans l’esprit et la pratique de la réconciliation ». RECONCILIATIO ET PAENITENTIA DE JEAN-PAUL II

23 Mars 2012, vendredi de la quatrième semaine du carême Année B

23 Mars 2012, vendredi de la quatrième semaine du carême Année B

« Face à nos contemporains si sensibles à ce que démontrent les témoignages concrets de vie, l’Eglise est appelée à donner l’exemple de la réconciliation d’abord en son sein ; et à cette fin, nous devons tous œuvrer pour pacifier les esprits, modérer les tensions, surmonter les divisions, soigner les blessures éventuellement provoquées entre frères lorsque s’accentuent les divergences de choix dans le domaine de la simple opinion, et essayer au contraire d’être unis dans ce qui est essentiel pour la foi et la vie chrétienne, selon le vieil adage : In dubiis libertas, in necessariis unitas, in omnibus caritas ». RECONCILIATIO ET PAENITENTIA DE JEAN-PAUL II

24 Mars 2012, samedi de la quatrième semaine du carême Année B

24 Mars 2012, samedi de la quatrième semaine du carême Année B

« Selon ce critère, l’Eglise doit également rendre réelle sa dimension œcuménique. En effet, pour être entièrement réconciliée, elle sait qu’il lui faut avancer dans la recherche de l’unité entre ceux qui s’honorent de s’appeler chrétiens mais sont séparés entre eux, même au niveau des Eglises ou des Communions, et séparés de l’Eglise de Rome. Celle-ci recherche une unité qui, pour être le fruit et l’expression d’une véritable réconciliation, n’entend se fonder ni sur la dissimulation des points qui divisent ni sur des compromis d’autant plus faciles qu’ils sont superficiels et fragiles. L’unité doit être le résultat d’une vraie conversion de tous, du pardon réciproque, du dialogue théologique et des relations fraternelles, de la prière, de la pleine docilité à l’action de l’Esprit Saint, qui est aussi Esprit de réconciliation ». RECONCILIATIO ET PAENITENTIA DE JEAN-PAUL II

25 Mars 2012, cinquième dimanche de carême Année B

25 Mars 2012, cinquième dimanche de carême Année B

Durant ces 40 jours, sans cesse le Seigneur à traver sa parole nous appelle à venir à lui, à nous convertir, à le contempler pour notre transfiguration. Dans la première lecture, le prophète nous fait découvrir que le Seigneur a fait alliance avec son peuple qui n’a pas respecté le contrat. Il a préféré faire confiance à d’autres divinités ou même à sa propre force. En se détournant de son Dieu, il rejette sa protection ; il court à sa perte. La tentation est grande de se tourner vers d’autres dieux qui s’appellent argent, recherche du pouvoir, désir de posséder toujours plus. Mais le prophète continue à nous renvoyer à l’essentiel : le Seigneur mettra sa loi au fond de nous-mêmes. C’est en nous tournant vers lui que nous trouverons le vrai bonheur. Dans l’évangile de ce dimanche, nous voyons cette promesse en train de se réaliser. Quelques grecs venus à Jérusalem vont trouver Philippe pour lui dire : Nous voudrions voir Jésus. Ce dernier va le dire à André et tous deux vont le dire à Jésus. Ces Grecs, ce sont des étrangers. A travers eux, c’est toute l’humanité qui s’exprime. Elle dit sa soif de l’essentiel comme le psalmiste mon âme a soif du Dieu vivant. Comme Philippe et André, nous venons à Jésus pour lui présenter tous ces hommes et femmes en quête de vérité. C’est cela qui doit orienter notre prière. "Nous voudrions voir Jésus." Nous voudrions voir celui qui parle comme aucun homme ne l’a jamais fait, celui qui a "les parole de la Vie Eternelle". Un jour, à Nazareth, il a annoncé qu’il est venu apporter la bonne nouvelle aux petits, aux pauvres et aux exclus. En lisant les évangiles, nous voyons également qu’il fait miséricorde aux pécheurs. Avec lui, le chemin du salut est ouvert à tous. Lui-même nous dit qu’il n’est pas venu pour juger le monde mais pour le sauver. Pour nous comme pour ces grecs, l’important c’est de venir à lui. Il est toujours là pour nous accueillir et nous redire son amour. Mais la réponse de Jésus à cette demande déconcerte : "Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il donne beaucoup de fruit." En réalité, ces paroles rapportent la pleine réponse aux Grecs : ils veulent voir Jésus ; or voilà qu’il leur montre quelqu’un qui donne sa vie par amour, quelqu’un qui veut être le grain pour donner beaucoup de fruit. Et il explique : "quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes." Il accepte d’être élevé sur la croix pour attirer tous les hommes et les élever vers le Père par obéissance. La lettre aux Hébreux nous dit précisément que Jésus ressuscité est l’intermédiaire parfait qui nous mène vers Dieu. La mort de Jésus était une offrande parfaite pour nous entrainer vers lui : "Il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du Salut éternel." En présentant à Dieu sa prière, Jésus montre que sa souffrance n’est pas subie mais offerte à Dieu pour le salut de tous les hommes. Comme les grecs dont nous parle l’évangile de ce dimanche, nous allons à Jésus car ses paroles sont celles de la Vie Éternelle. Être chrétien, c’est suivre Jésus sur le chemin de l’amour et du don de soi, en imitant le Christ dans son obéissance parfaite au Père.

26 Mars 2012, lundi de la cinquième semaine du carême Année B

26 Mars 2012, lundi de la cinquième semaine du carême Année B La réconciliation vient de Dieu « Dieu est fidèle à son dessein éternel même quand l’homme, poussé par le Mauvais(43) et entraîné par son orgueil, abuse de la liberté qui lui a été donnée pour aimer et rechercher généreusement le bien, refusant ainsi d’obéir à son Seigneur et Père ; et aussi quand l’homme, au lieu de répondre par l’amour à l’amour de Dieu, s’oppose à lui comme à un rival, se leurrant lui-même et présumant de ses forces, pour en arriver à la rupture des rapports avec celui qui l’a créé. Malgré cette prévarication de l’homme, Dieu reste fidèle dans l’amour. Certes, le récit du paradis terrestre nous fait méditer sur les funestes conséquences du rejet du Père, qui se traduit par le désordre interne de l’homme et par la rupture de l’harmonie entre l’homme et la femme, entre un frère et l’autre(44). La parabole évangélique des deux fils qui, d’une manière différente, s’éloignent de leur père, creusant un abîme entre eux, est elle aussi significative. Le refus de l’amour paternel de Dieu et de ses dons d’amour est toujours à la racine des divisions de l’humanité ». RECONCILIATIO ET PAENITENTIA DE JEAN-PAUL II

27 Mars 2012, mardi de la cinquième semaine du carême Année B

27 Mars 2012, mardi de la cinquième semaine du carême Année B

« Mais nous savons que Dieu, « riche en miséricorde »(45), telle père de la parabole, ne ferme son cœur à aucun de ses enfants. Il les attend, les cherche, les rejoint là où le refus de la communion les enferme dans l’isolement et la division, les appelle à se regrouper autour de sa table, dans la joie de la fête du pardon et de la réconciliation.Cette initiative de Dieu se concrétise et se manifeste dans l’acte rédempteur du Christ, qui rayonne dans le monde grâce au ministère de l’Eglise ». RECONCILIATIO ET PAENITENTIA DE JEAN-PAUL

28 Mars 2012, mercredi de la cinquième semaine du carême Année B

28 Mars 2012, mercredi de la cinquième semaine du carême Année B

« En eflet, selon notre foi, le Verbe de Dieu s’est fait chair et est venu habiter la terre des hommes : il est entré dans l’histoire du monde, l’assumant et la récapitulant en lui-même(46). Il nous a révélé que Dieu est amour et il nous a donné le « commandement nouveau »(47) de l’amour, nous communiquant en même temps la certitude que le chemin de l’amour s’ouvre à tous les hommes, que n’est donc pas vain l’effort tendant à instaurer la fraternité universelle(48). Ayant vaincu, par sa mort sur la croix, le mal et la puissance du péché, par son obéissance pleine d’amour il a apporté le salut à tous et il est devenu pour tous « réconciliation ». En lui, Dieu s’est réconcilié l’homme. » RECONCILIATIO ET PAENITENTIA DE JEAN-PAUL II

29 Mars 2012, Jeudi de la cinquième semaine du carême Année B

29 Mars 2012, Jeudi de la cinquième semaine du carême Année B

« L’Eglise, poursuivant l’annonce de la réconciliation proclamée par le Christ dans les villages de Galilée et de toute la Palestine(49), ne cesse d’inviter l’humanité entière à se convertir et à croire à la Bonne Nouvelle. Elle parle au nom du Christ, faisant sien l’appel de l’Apôtre Paul que nous avons déjà rappelé : « Nous sommes ... en ambassade pour le Christ ; c’est comme si Dieu exhortait par nous. Nous vous en supplions au nom du Christ : laissez-vous réconcilier avec Dieu »(50). RECONCILIATIO ET PAENITENTIA DE JEAN-PAUL II

30 Mars 2012. vendredi de la cinquième semaine du carême Année B

30 Mars 2012. vendredi de la cinquième semaine du carême Année B

« Celui qui accepte cet appel entre dans l’économie de la réconciliation et fait l’expérience de la vérité contenue dans cette autre annonce de saint Paul selon laquelle le Christ « est notre paix, lui qui des deux peuples n’en a fait qu’un, détruisant la barrière qui les séparait, la haine .... pour faire la paix et les réconcilier tous les deux avec Dieu »(51). Si ce texte concerne directement le dépassement de la division religieuse entre Israël, en tant que peuple élu de l’Ancien Testament, et les autres peuples, tous appelés à faire partie de la Nouvelle Alliance, il contient néanmoins l’affirmation de la nouvelle universalité spirituelle, voulue par Dieu et réalisée par lui grâce au sacrifice de son Fils, le Verbe fait homme, sans limite ni exclusion d’aucune sorte, pour tous ceux qui se convertissent et croient au Christ. Nous sommes donc tous appelés à bénéficier des fruits de cette réconciliation voulue par Dieu : tous les hommes, tous les peuples ». RECONCILIATIO ET PAENITENTIA DE JEAN-PAUL II .

31 Mars 2012, samedi de la cinquième semaine du carême Année B

31 Mars 2012, samedi de la cinquième semaine du carême Année B

L’Eglise, grand sacrement de réconciliation

« L’Eglise a la mission d’annoncer cette réconciliation et d’en être le sacrement dans le monde. Sacrement, c’est-à-dire signe et instrument de réconciliation, l’Eglise l’est à divers titres, qui n’ont pas tous la même valeur mais qui, tous, convergent vers l’obtention de ce que l’initiative divine de miséricorde veut accorder aux hommes. Elle l’est avant tout par son existence même de communauté réconciliée, qui témoigne dans le monde de l’œuvre du Christ et la représente ». RECONCILIATIO ET PAENITENTIA DE JEAN-PAUL II

1er Avril 2012, dimanche des rameaux et de la passion

1er Avril 2012, dimanche des rameaux et de la passion

Le dimanche des rameaux nous introduit pleinement dans la semaine sainte avec au centre le Christ notre Rédempteur. C’est lui que nous sommes invités à suivre jusqu’au bout. C’est en regardant vers sa croix que nous comprenons à quel point il nous a aimés. Nous ne devons jamais oublier que sa Passion a été une Passion d’amour. Si Jésus a été condamné, c’est parce que les hommes ont préféré les sacrifices de la loi à la miséricorde. C’est aussi à cause du manque de foi de ceux qui s’estiment justes. Ainsi celui qui ne choisit pas l’amour finit par devenir complice du mal. Nous aussi, au cours de cette semaine sainte, nous pourrons pleurer en demandant pardon de tous nos péchés. Plus un amour est grand, plus nous comprenons ce qui l’offense. C’est en regardant vers la croix du Christ que nous comprenons cela. Nous pouvons aussi nous émouvoir de tant de drames qui accablent les plus pauvres. Avec Jésus, nous pouvons choisir d’aimer. Comme il l’a fait pour Pierre et pour les apôtres, il est toujours là pour nous relever, nous redonner sa confiance et nous envoyer en mission. Nous sommes tout au long de cette semaine, invités à méditer l’évangile à contemler le Christ, à demeurer avec Jésus. Nous le suivrons dans ses diverses étapes : le Jeudi Saint, nous célèbrerons l’institution de l’Eucharistie et du sacerdoce ; le Vendredi Saint, nous suivrons Jésus jusqu’au pied de la croix. Puis au cours de la veillée pascale, nous célèbrerons sa victoire sur la mort et le péché. Avec lui, le mal ne peut avoir le dernier mot. Par sa Passion et par sa croix, le Christ nous ouvre un chemin vers résurrection et la vie éternelle. Le Christ entre en Jérusalem pour le salut de toute l’humanité.

Dimanche 8 Avril 2012, dimanche de pâques

Dimanche 8 Avril 2012, dimanche de pâques

Après les événements du vendredi saint, qui pourrait penser à la résurrection du Christ ? Mais voici que la vie a vaincu la mort, Dieu le Père a ressuscité Jésus des motrs, Il est vivant, Alléluia, le cri de la victoire de la vie sur la mort ; un acte essentiellement de la foi. Qu’est-ce que donc la résurrection ? Nous avons tous en tête que Pâque c’est la résurrection du Christ, son passage de la mort à la vie. Nous l’avons appris au catéchisme et on nous le redit chaque année. Mais le risque est grand de n’en rester qu’à une connaissance intellectuelle. Chacun peut s’interroger : qu’en est-il dans notre vie ? Est-ce que nous avons vraiment expérimenté cette présence de Jésus ressuscité, celle qui nous fait passer du doute à la foi ? Quand on a fait cette expérience de la rencontre avec Jésus ressuscité, plus rien n’est comme avant. Ils sont nombreux ceux qui ont pu dire : "Il a changé ma vie." Tout au long de ce temps de Pâques, nous entendrons des récits d’apparitions de Jésus ressuscité à ses disciples. Il les rejoint pour raffermir leur foi. Ils en ont été complètement transformés. Le même Christ nous rejoint aujourd’hui pour nous inviter à sortir du doute. Il est présent dans l’Eucharistie qui nous rassemble. Des baptêmes ont été célébrés cette nuit. D’autres le sont aujourd’hui et tout au long de ce temps pascal. Tout cela nous dit que Jésus veut être avec nous dans tout ce que nous vivons. Il veut être présent dans nos joies et nos peines, dans nos gestes de solidarité, dans notre travail et nos loisirs. Rien de ce que nous vivons ne peut lui être étranger. Cette fête de Pâques est pour nous un appel à vivre en ressuscités. Jésus nous ouvre le chemin. Avec lui, nous pouvons dire aux autres qu’ils peuvent aussi se relever, qu’ils peuvent aussi marcher vers la lumière. Ils sont tous enfants de Dieu. Ils sont tous appelés à vivre auprès de lui pour toujours. Un jour, Jésus a dit qu’il n’est pas venu pour juger le monde mais pour le sauver. C’est de cela que nous avons à témoigner. C’est notre mission et notre responsabilité. La bonne nouvelle de ce jour c’est que Dieu n’est pas du côté du mal, de la souffrance et de la mort ; il est du côté de la vie, du côté des vivants. Si nous sommes atteints par la maladie ou la souffrance, il faut se dire qu’elle ne vient pas de Dieu. Un Dieu amour ne peut être que du côté de la vie. A travers la résurrection de Jésus, les apôtres découvrent que Dieu est plus fort que la mort. Ils se disent alors : Si Dieu est plus fort que la mort, s’il est capable de ressusciter son Fils, cela change tout pour nous. Dans notre lutte contre les forces du mal, nous sommes assurés de gagner. Dans le fait de la résurrection, les disciples trouvent une assurance formidable pour leur propre vie. Ils sont prêts à affronter toutes les souffrances, les tortures et même la mort plutôt que de renier leur foi. Pour eux, la mort est un passage vers une vie autre qu’ils ont touchée en la personne de Jésus. Tout cela nous renvoie à notre vie de croyants. Etre croyants, ce n’est pas se faire une petite idée en se disant : "je crois qu’il y a quelque chose la haut." Ce n’est pas cela, même si nous le pensons. Etre croyants, c’est croire en Jésus ressuscité ; cela change toute notre existence. A partir de ce moment-là, nous allons avoir un plus grand réalisme. Nous ne pourrons jamais nous boucher les yeux devant le mal du monde. Au contraire, nous nous engagerons à le combattre comme Jésus l’a fait. D’autre part, nous irons avec cette assurance qu’avec Jésus, nous sommes gagnants. Ca peut changer aujourd’hui et ça continuera à changer. Le monde nouveau est commencé. Tout est recréé en Jésus, Nouvel Adam.

15 Avril 2012, dimanche de la divine miséricorde

15 Avril 2012, dimanche de la divine miséricorde

Ce dimanche de Pâques est pour toute l’Eglise celui de la divine miséricorde, fête instituée par le pape Jean Paul II le 30 avril 2000 à l’occasion de la canonisation de Sœur Faustine. Et conformément aux demandes du Seigneur, elle est célébrée tous les ans le premier dimanche après Pâques. Ce thème de la miséricorde est remarquable dans la liturgie de ce jour. Le texte du livre des Actes des Apôtres nous dit que les premiers chrétiens vivaient "d’un seul cœur" et "d’une seule âme". Dans cette communauté, tout se partage. Les apôtres sont devenus de vrais témoins de la résurrection. Tout est devenu merveilleux. Si les choses sont ainsi, ce n’est pas à cause de leurs mérites, mais parce qu’au départ, le Seigneur leur a fait miséricorde. Voilà un message très important pour nous. Quand tout va bien et que nous sommes fiers de notre réussite, nous ne devons pas oublier que rien ne serait possible sans la miséricorde du Seigneur. Le psaume 117 nous invite précisément à rendre grâce au Seigneur pour cette miséricorde : "Rendrez grâce au Seigneur, il est bon ! Eternel est son amour." Si Dieu s’est manifesté comme libérateur et sauveur, c’est parce qu’il nous aime. Il nous a tant aimés qu’il nous a donné son Fils unique. Jésus se présente à nous comme celui qui est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus. Il veut que notre destin soit divin. C’est cette miséricorde du Seigneur que nous fêtons en ce temps de Pâques. Saint Jean nous montre qu’ en raison de sa grande miséricorde, le Christ nous a libérés de nos péchés ; il nous a fait entrer dans une vie nouvelle, la vie de Dieu. Nous sommes invités à donner notre foi au Christ ressuscité, vainqueur du monde par sa mort et sa résurrection. C’est un combat de tous les jours contre les forces du mal. Dans l’évangile de Jean , nous sommes plus que jamais dans la miséricorde de Jésus. Rappelons-nous : quelques jours plus tôt, Judas l’a trahi ; Pierre l’a renié. Tous l’ont abandonné. Et maintenant, ils se cachent, ils s’enferment ; en effet, ils ont peur d’être recherchés par ceux qui ont condamné leur Maître. Or voilà que Jésus ressuscité les rejoint. Il aurait pu leur faire des reproches. Or c’est la paix qu’il leur apporte. Cette paix c’est le pardon, c’est la réconciliation. Avec Jésus ressuscité, le mal ne peut avoir le dernier mot. C’est la miséricorde qui triomphe. Voilà une bonne nouvelle très importante pour nous : quand nous nous sommes détournés du Seigneur, il est toujours là ; il ne cesse de nous rejoindre pour nous apporter sa paix.

Dimanche 22 Avril 2012, troisième dimanche de Pâques

Dimanche 22 Avril 2012, troisième dimanche de Pâques

Il nous faut grandir dans Grandir dans la foi au Christ ressuscité...

Les disciples rentrant d’Emmaüs, rapportent l’expérience faite avec le ressuscité à leurs compagnons qui demeuraient incrédules, frappés de stupeur et de doutes et pourtant le Christ est vivant. C’est ainsi que sans cesse, Jésus ne cesse de nous rejoindre tout au long de notre vie. Il connaît toutes les faiblesses de nos vies. Il sait combien nous sommes troublés face au mal qui accable notre monde. Comme les disciples, nous avons peut-être tendance à nous enfermer, à verrouiller nos portes. La tentation est grande de rester entre chrétiens, loin des attaques du monde. Mais le Seigneur nous rejoint dans nos peurs. Comme pour les disciples, ses premières paroles sont un message de paix. Quand l’amertume et l’inquiétude prennent le dessus, il vient nous rassurer, nous redonner force et courage. La paix qu’il nous donne vient nous renouveler. Elle nous donne un cœur neuf qui régénère ce qui est vieux. Elle nous redonne vie et espérance à la vie pour toujours. C’est en Jésus que nous trouvons cette paix du cœur. Quelqu’un a dit : "C’est la paix entre le ciel et la terre." C’est ce don que le Christ continue à nous faire à chaque célébration eucharistique. Et quand le prêtre nous dit à la fin de la messe "Allez dans la paix du Christ", c’est pour nous inviter à le partager. C’est grâce à ce don de la paix que les apôtres ont pu devenir des témoins de la foi. Dans le livre des Actes des Apôtres, nous voyons Pierre proclamant la foi qui est en eux. S’adressant aux gens de son pays, il leur annonce Jésus ressuscité. Ce témoignage nous a été transmis de génération en génération. Il nous appartient de transmettre le flambeau, pas seulement aux croyants mais à tous ceux et celles qui se trouvent sur notre route. Jésus a voulu que la bonne nouvelle soit proclamée au monde entier.

« Le chemin de la paix, c’est le dialogue »

« Le chemin de la paix, c’est le dialogue », affirme le pape François en saluant un groupe de responsables chrétiens et musulmans, ce 3 décembre 2014.

Le pape a en effet reçu les participants au "IIIe Sommet de responsables chrétiens et musulmans" (III Summit of Christian and Muslim Leaders), parrainé par le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, ce mercredi matin, avant l’audience générale.

Il les a remerciés d’être venus et de lui rendre visite : « J’apprécie cela ». Pour le pape, cette initiative aide « à rendre la fraternité plus forte » : « Je vous remercie pour votre travail, pour ce que vous faites pour mieux se comprendre mutuellement », a-t-il ajouté.

Mais il a surtout exprimé sa gratitude pour leur action en faveur de la paix : « C’est cela le chemin de la paix : le dialogue. Merci beaucoup... » a conclu le pape.

Lors de l’audience générale qu’il a présidé place Saint-Pierre à 10h, le pape est revenu sur les moments marquants de son voyage apostolique en Turquie (28-30 novembre), notamment ses rencontres avec les autorités du pays à majorité musulmane (98%).

« Avec les autorités nous avons parlé de la violence... J’ai insisté sur la nécessité que les chrétiens et musulmans s’engagent ensemble pour la solidarité, pour la paix et la justice, en affirmant que tout État doit assurer aux citoyens et aux communautés religieuses une réelle liberté de culte », a-t-il déclaré.

Le pape a évoqué à ce propos sa rencontre du matin : « Aujourd’hui, avant d’aller saluer les malades, j’ai rencontré un groupe de chrétiens et de musulmans qui participent à une réunion organisée par le dicastère pour le dialogue interreligieux, présidé par le cardinal Tauran ».

« Eux aussi ont exprimé ce désir de poursuivre dans ce dialogue fraternel entre catholiques, chrétiens et musulmans », a-t-il confié.

« Les bonnes relations et le dialogue entre leaders religieux revêtent une grande importance. Ils représentent un message clair adressé aux communautés respectives, pour exprimer que le respect mutuel et l’amitié sont possibles, malgré les différences », avait souligné le pape lors de son discours à l’autorité religieuse turque (Diyanet) le 28 novembre.

Il avait ajouté : « chaque initiative de dialogue authentique est signe d’espérance pour un monde qui a tant besoin de paix, de sécurité et de prospérité ».

Dimanche 22 Avril 2012, troisième dimanche de Pâques

Dimanche 22 Avril 2012, troisième dimanche de Pâques

Il nous faut grandir dans Grandir dans la foi au Christ ressuscité...

Les disciples rentrant d’Emmaüs, rapportent l’expérience faite avec le ressuscité à leurs compagnons qui demeuraient incrédules, frappés de stupeur et de doutes et pourtant le Christ est vivant. C’est ainsi que sans cesse, Jésus ne cesse de nous rejoindre tout au long de notre vie. Il connaît toutes les faiblesses de nos vies. Il sait combien nous sommes troublés face au mal qui accable notre monde. Comme les disciples, nous avons peut-être tendance à nous enfermer, à verrouiller nos portes. La tentation est grande de rester entre chrétiens, loin des attaques du monde. Mais le Seigneur nous rejoint dans nos peurs. Comme pour les disciples, ses premières paroles sont un message de paix. Quand l’amertume et l’inquiétude prennent le dessus, il vient nous rassurer, nous redonner force et courage. La paix qu’il nous donne vient nous renouveler. Elle nous donne un cœur neuf qui régénère ce qui est vieux. Elle nous redonne vie et espérance à la vie pour toujours. C’est en Jésus que nous trouvons cette paix du cœur. Quelqu’un a dit : "C’est la paix entre le ciel et la terre." C’est ce don que le Christ continue à nous faire à chaque célébration eucharistique. Et quand le prêtre nous dit à la fin de la messe "Allez dans la paix du Christ", c’est pour nous inviter à le partager. C’est grâce à ce don de la paix que les apôtres ont pu devenir des témoins de la foi. Dans le livre des Actes des Apôtres, nous voyons Pierre proclamant la foi qui est en eux. S’adressant aux gens de son pays, il leur annonce Jésus ressuscité. Ce témoignage nous a été transmis de génération en génération. Il nous appartient de transmettre le flambeau, pas seulement aux croyants mais à tous ceux et celles qui se trouvent sur notre route. Jésus a voulu que la bonne nouvelle soit proclamée au monde entier.

29 Avril 2012, Dimanche du Bon Pasteur et prière pour les vocations

29 Avril 2012, Dimanche du Bon Pasteur et prière pour les vocations

Quand Jésus affirme être « le bon Pasteur », il se présente comme modèle à suivre pour cuex qui sont intitués bergers du peuple de Dieu. Cela il le montre essentiellement dans sa mission de salut. Il s’emplie à le dire aux faux prophètes, aux pharisiens, aux docteurs de la loi. Berger au coeur tendre et compatissant, Il instruit ses disciples lents à comprendre, il guérit les malades, libère les possédés montrant le règne de Dieu présent en sa personne. Tout ceci est accompli dans la souffrance. Au moment de la Passion, ce sera l’abandon du Père au Jardin des Oliviers, le reniement de Pierre, le baiser de Judas. Tout au long de son ministère, il a dû affronter l’incrédulité, la mauvaise foi et les attaques de toutes sortes jusqu’à la mort, car il est le bon berger qui donne sa vie pour ses brebis. Bon berger, il n’hésite pas à quitter la bergerie pour aller à la rencontre des brebis perdues. Il part de nuit comme de jour pour les retrouver. Jésus expose sa vie pour protéger ses brebis. Il va jusqu’au bout en se donnant totalement à ceux qui viennent l’arrêter. Il donne sa vie pour le salut du monde. Lui-même a dit : "Ma vie, nul ne la prend, mais c’est moi qui la donne." En lisant cet évangile, nous devons faire un pas de plus. Jésus notre berger nous confie les uns aux autres. L’Eglise est le prolongement du Christ sur la terre. Comme lui, nous sommes amenés à quitter nos bergeries pour aller à la rencontre des autres. Etre disciple du Christ c’est une grande aventure ; ce n’est pas de tout repos. La tentation est grande de refermer sa porte et de rester bien au chaud à l’intérieur. Mais nous ne pouvons pas nous enfermer dans la nostalgie du passé. La bonne nouvelle de l’Evangile doit être annoncée aux pauvres et aux exclus dans le monde entier ; la moisson est abondante mais les ouvriers sont peu nombreux.

6 Mai 2012, cinquième dimanche de Pâques

6 Mai 2012, cinquième dimanche de Pâques

La vraie vigne

Si le dimanche dernier Jésus s’est défini comme le bon Berger, aujourd’hui, le Christ utilise l’image de la vigne. La véritable vigne c’est Jésus. Son Père est le vigneron. Les disciples sont des sarments. Ces derniers ne pourront porter du fruit que s’ils demeurent rattachés au cep. C’est pour nous que Jésus ajoute : « Ce qui glorifie mon Père c’est que vous portiez du fruit en abondance. » Ces fruits que Dieu attend de nous c’est d’abord notre amour de tous les jours pour tous ceux et celles qui nous entourent. C’est une attention toute particulière aux petits, aux pauvres, aux exclus qui sont de plus en plus nombreux en cette période de crise. Nous ne devons jamais oublier qu’ils ont la première place dans le cœur de Dieu. Si nous les rejetons, nous nous coupons de Jésus lui-même. Nous chrétiens, nous sommes associés au Christ par la foi et par le baptême. Nous sommes envoyés par lui pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres, pour être les témoins et les messagers de son amour auprès de tous ceux qui nous entourent. Cette mission ne pourra porter du fruit que si nous sommes reliés au Christ comme le sarment est relié au cep. « Demeurez en moi comme moi je demeure en vous », nous dit Jésus. Demeurer cela signifie habiter quelque part et y rester. Nous chrétiens, nous sommes des hommes et des femmes demeurent dans le Christ et qui l’accueillent dans leur vie. En étant reliés à lui comme le sarment au cep de vigne, nous recevons la sève qui nous fait vivre, celle de son amour. Cet amour, nous le recevons de Dieu pour le transmettre aux autres tout au long de la semaine. L’évangile nous dit que pour produire du fruit, la vigne a besoin d’être taillée. A la bonne saison, le vigneron sacrifie un certain nombre de pousses latérales pour améliorer la récolte. Il accepte de perdre pour gagner. Ces images empruntées à l’art du vigneron nous rappellent plusieurs paroles de Jésus que nous retrouvons tout au long des évangiles. En effet, de nombreux textes nous parlent de renoncement, de rupture. Quand Jésus appelle des disciples, ces derniers doivent tout laisser derrière eux. Au jeune homme riche qui lui demande ce qu’il doit faire pour avoir en héritage la Vie éternelle, Jésus répond : « Va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel ; puis viens et suis-moi. » (Marc 10) Un autre jour, il recommande à ses disciples de prendre la dernière place pour être premiers. A plusieurs reprises, il les met en garde contre le danger des richesses. Nous convertir à Jésus Christ c’est nous libérer de toutes ces chaînes qui nous empêchent d’aller à lui. L’évangile est une rude école d’émondage, il nous invite à pratiquer des coupes sombres dans nos vies, à nous libérer de notre orgueil et de notre égoïsme, à nous désencombrer du superflu qui nous paralyse. Si nous acceptons tous ces renoncements, c’est en vue d’un bien supérieur. Ce qui est premier dans l’image de la vigne c’est que la sève puisse circuler. C’est elle qui alimente les sarments porteurs de raisins. Elle irrigue tout l’organisme de la vigne. Les sarments coupés n’ont plus de sève. Ils dépérissent et on les brûle. Pour l’évangile, la sève c’est le lien vital qui relie les disciples au Maître. C’est cela qui nous permet de demeurer en Jésus et de porter du fruit. Ceux qui se coupent de lui vont à la dérive. Ceux qui restent reliés à lui bénéficient du ressourcement permanent assuré par la sève. Nous porterons du fruit en écoutant Dieu, en ayant foi en Jésus, en observant les commandements, en étant serviteurs, en priant, en accueillant l’Esprit Saint.

13 Mai 2012, sixième dimanche de pâques Année B

13 Mai 2012, sixième dimanche de pâques Année B

Au coeur de la liturgie de ce dimanche se trouve essentiellement développé, le thème de l’amour : "Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour." Cet amour nous vient du Père. Pour nous atteindre, il passe par le cœur de Jésus. Et il ne demande qu’à passer par le nôtre pour se communiquer à tous ceux et celles qui nous entourent. Jésus nous communique cet amour qui est en Dieu pour le rayonner autour de nous. Grâce à lui et avec lui, nous pouvons travailler à la construction d’un monde plus juste et plus fraternel. Cette mission doit être le principal but de notre vie. Il s’agit de mettre plus d’amour et plus de fraternité autour de nous. Cela doit commencer à l’intérieur de nos familles et dans toutes nos relations. Des familles, des voisins qui n’arrivent pas à s’entendre, cela n’est pas acceptable. C’est un contre témoignage. Il est absolument essentiel de ne jamais oublier cette parole du Seigneur : "Demeurez dans mon amour." Demeurer, cela veut dire : "Installez-vous et restez-y." Si nous baignons dans cet amour de Dieu, nous ne pourrons plus regarder les autres comme des étrangers mais comme des frères. Dans la seconde lecture, saint Jean insiste très fortement sur ce commandement : "Celui qui aime est fils de Dieu." Le grand désir de Jésus c’est que son amour se répande des plus proches jusqu’aux plus lointains. En venant à l’Eucharistie, nous accueillons cet amour qui vient de Dieu. En Jésus, il se donne à nous pour que nous vivions. Il ne cesse jamais de faire le premier pas vers nous. Nous n’aurons jamais fini de contempler ses merveilles dans l’histoire de notre monde et dans notre vie. Jésus vient nous combler de sa joie. Le vrai Dieu c’est celui qui veut nous combler de sa joie. Cette joie, c’est le fruit de son amour. C’est la joie exubérante que nous trouvons chez les apôtres après la Pentecôte. Et nous-mêmes, au jour de notre baptême, nous avons été plongés dans cet océan d’amour qui est en Dieu, Père, Fils et Saint Esprit. Il est essentiel pour nous d’y rester immergés tout au long de notre vie. Dieu se donne, il fait alliance, mais rien ne sera possible si nous n’accueillons pas librement ce don de Dieu. Dieu nous a créés à son image et à sa ressemblance. Nous ne pourrons accéder à cette image et à cette ressemblance qu’en aimant comme il aime. En lisant l’Evangile, nous comprenons que cela va jusqu’au don de sa vie : "Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime." C’est en levant les yeux vers la croix que nous commençons à comprendre cela : "Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés."

20 Mai 2012, septième dimanche de Pâques

20 Mai 2012, septième dimanche de Pâques

L’Ascension de notre SeigneurJésus le jeudi dernier, était sa dernière apparition à ses disciples. Il disparaît à leur regard dans les cieux. Désormais, c’est le temps de l’Eglise qui commence, c’est le temps de la mission. Les disciples qui ont suivi Jésus pendant trois ans sont appelés à devenir des apôtres. Ils seront envoyés dans le monde entier pour être les messagers de la bonne nouvelle. Nous sommes bénéficiaires de leur témoignage ; nous avons à transmettre le flambeau autour de nous. Le Seigneur compte sur nous pour transmettre sa parole. La première lecture nous montre que ce témoignage a besoin d’une communauté organisée. Judas n’est plus là. Après avoir trahi Jésus, il a mis fin à ses jours. Lors d’un rassemblement de la communauté, Pierre se lève et prend la parole. Il explique ce qu’ils vont faire pour remplacer Judas. Il faut le remplacer par un témoin de la résurrection. Il n’est pas question de voter. On va simplement tirer au sort en demandant à Dieu de manifester ainsi sa volonté. C’est Mathias qui est choisi pour être associé aux onze apôtres. Ce passage du livre des Actes des Apôtres nous rappelle que l’Esprit Saint est très présent dans la vie de son Eglise. Il ne cesse d’éclairer sa route et il continue à agir pour faire de nous des hommes et des femmes de foi, témoins de Jésus. Dans la seconde lecture, saint Jean nous rappelle que pour ce témoignage, il est indispensable d’être en communion avec Dieu. Il ne peut y avoir de vie chrétienne authentique sans amour. Cet amour nous vient de Dieu et s’enracine dans la foi au Fils de Dieu. Le vrai chrétien c’est celui qui est fidèle à la foi enseignée depuis le commencement et à la pratique de l’amour fraternel. C’est à cela que le monde peut le reconnaître. Et c’est l’Esprit Saint qui nous permet de donner ce témoignage. Personne n’a jamais vu Dieu. Mais la foi nous permet de le reconnaître dans l’amour que nous avons pour les autres. L’Evangile de saint Jean nous rapporte la grande prière de Jésus au moment de passer de ce monde à son Père. Nous y entendons des paroles fortes : "Garde mes disciples dans la fidélité à ton nom !" La fidélité est au cœur de cette prière. Elle est demandée comme une grâce car elle est bien fragile. C’est important car il ne peut y avoir de véritable amour que dans la durée. La mission des disciples, notre mission à tous, c’est d’être des témoins authentiques de Dieu parmi les hommes. S’adressant à son Père, Jésus lui demande de protéger les siens dans cette mission difficile. Ils seront affrontés aux persécutions, à la dérision, à l’indifférence. Mais le Seigneur veille sur nous et rien ne peut nous séparer de son amour.

27 Mai 2012, Dimanche de Pentecôte Année B

27 Mai 2012, Dimanche de Pentecôte Année B

Esprit de Pentecôte

Viens Esprit qui renouvelle et refait toutes choses nouvelles

En ce jour, nous sommes invités à sortir du bruit et de l’agitation pour retrouver le sens chrétien de cette fête : le cinquantième jour après Pâques, les apôtres se trouvaient réunis au Cénacle : soudain, ils entendent un grand bruit, "pareil à celui d’un violent coup de vent". C’est la promesse de Jésus qui se réalise. Il donne son Esprit Saint aux apôtres puis à toute l’église. Dans la première lecture, Saint Luc nous le présente comme un feu. Ce feu nous dit l’amour passionné de Dieu pour les hommes. C’est aussi la Lumière de celui qui nous enseignera toutes choses. Grâce à lui, nous comprenons mieux les paroles du Christ. Ce feu et cette lumière ne demandent qu’à se communiquer au monde entier. Dieu nous donne sa force et son Esprit Saint pour faire connaître Jésus et son Evangile à tous. Sa parole n’est plus inscrite sur la pierre mais dans les cœurs. En réponse à ce récit des Actes des apôtres, nous avons le psaume 103 : il s’agit d’un chant de louange : "Tu envoies ton souffle… Tu renouvelles la face de la terre…" Nous chantons le Seigneur pour toutes ses merveilles. Dans le prolongement de Pâques, la Pentecôte c’est la naissance d’une nouvelle création. Cela a commencé par un grand brassage entre Juifs, Partes, Mèdes, Elamites, habitants de la Judée, de Rome ; tous entendaient dans leur langue les merveilles de Dieu. Nos assemblées sont aussi un brassage de gens divers. Elles sont le signe de l’Eglise universelle. Actuellement, dans le monde entier, tous entendent le message de l’Évangile dans leur langue. C’est ainsi que l’Eglise se construit. En ce jour, nous rendons grâce au Seigneur pour cette merveille. Dans sa lettre aux Galates, saint Paul nous invite à marcher sous la conduite de l’Esprit. C’est à cette condition que notre vie chrétienne pourra tenir la route. Vivre sous la conduite de l’Esprit, c’est donner du temps à Dieu, c’est aller à la seule source spirituelle capable d’arroser notre cœur. L’Esprit Saint est une force qui nous transforme. Elle donne amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi. C’est grâce à lui que nous pouvons nous ouvrir à Dieu. La Pentecôte, c’est la fête de l’humanité née de l’Esprit. C’est de cela que nous avons à témoigner par notre vie et nos paroles. L’Evangile nous présente l’Esprit Saint sous d’autres aspects : il est le Défenseur contre le mal. Comme Jésus, les apôtres auront à souffrir de la persécution. Ils seront conduits devant les tribunaux. Mais le Seigneur ne les abandonne pas. Il ne les laisse pas orphelins. Il leur promet un autre défenseur qui sera toujours avec eux. Grâce à lui, les apôtres pourront parler avec assurance devant ceux-là mêmes qui ont mis Jésus en croix. Il suffit de relire le livre des Actes des apôtres pour se rendre compte de la force de ce témoignage. Comme les apôtres, nous avons besoin de quelqu’un pour prendre notre défense. Dans un monde où la foi des chrétiens est souvent tournée en dérision, il est là pour nous rappeler les paroles de Jésus : "Ne craignez pas ceux qui peuvent tuer le corps"… "Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. Le Seigneur ne nous abandonne jamais, même dans les situations les plus désespérées. Rien ne peut l’empêcher de faire en sorte que le témoignage des chrétiens porte du fruit. Nous en avons des exemples extraordinaires en Corée du Nord, en Chine et dans divers pays où les chrétiens sont persécutés. Viens Esprit Saint, que nous puissions te rendre témoignage jusqu’au bout.

3 Juin 2012, Dimanche de la Sainte Trinité

3 Juin 2012, Dimanche de la Sainte Trinité

Contemplons le mystère du Dieu Un et Trine

Quand nous proclamons le Credo, nous disons : "Je crois en Dieu le Père… Je crois en Jésus Christ… je crois en l’Esprit Saint…" Cette profession de foi est proclamée tous les ans au cours de la veillée pascale. C’est dans cette foi de l’Eglise que nous avons tous été baptisés. Avant de quitter ce monde, Jésus a donné cette consigne aux apôtres : "Allez, enseignez toutes les nations, baptisez-les au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit." Cette révélation du Dieu Trinité s’est faite progressivement au cours des siècles. La première lecture de ce dimanche est un extrait du livre du Deutéronome ; au moment où le peuple hébreu se prépare à entrer dans la Terre promise, Moïse lui rappelle l’essentiel de la foi : "Dieu est unique." Il leur dit en particulier : "Le Seigneur est Dieu, là-haut dans la ciel comme ici-bas sur la terre. Il n’y en a pas d’autre." Ce témoignage va très loin : Dieu c’est quelqu’un ; ce n’est pas une force de la nature comme le tonnerre ou un phénomène naturel. Le plus merveilleux dans cette révélation c’est que Dieu s’est engagé envers son peuple. Il l’a sorti de l’esclavage d’Égypte ; il lui a fait traverser la mer Rouge ; il l’a conduit dans le désert. Au moment où ce texte est proclamé, les hébreux se préparent à le faire entrer dans la Terre promise. Ce texte nous révèle donc un Dieu libérateur qui fait alliance avec son peuple. Cette bonne nouvelle vaut aussi pour nous aujourd’hui. Comme au temps de Moïse, Dieu voit la misère de son peuple. Il voit les méfaits de l’argent roi, de l’égoïsme, des guerres. Il voit la souffrance de ceux qui sont accablés par la misère. Comme autrefois, il continue à nous dire son désir de libérer son peuple. Et il compte sur nous pour que nous donnions le meilleur de nous-mêmes à cette mission. vvvvDans sa lettre aux Romains, Saint Paul nous aide à faire un pas de plus. Il nous invite à appeler Dieu "Père", à être des fils de Dieu et à nous laisser conduire par l’Esprit. A travers tout cela, nous découvrons un Dieu qui nous aime au point de faire de nous ses enfants. Si Dieu établit avec nous des relations d’amour c’est parce qu’il est lui-même amour. Saint Paul nous annonce que nous sommes héritiers de Dieu parce que nous sommes membres de sa famille. Voilà un message de la plus haute importance. Il vient nous rappeler que nous ne devons pas avoir peur de Dieu car nous sommes ses enfants bien aimés. Nous avons beaucoup à faire pour corriger l’image que nous nous faisons de lui. Il sera toujours bien au-delà de tout ce que nous pourrons dire ou écrire de lui. vvvL’évangile de saint Matthieu nous invite à suivre Jésus sur la montagne. Pour le monde de la Bible, la montagne c’est un symbole très fort. Elle rappelle celle du Sinaï où Dieu s’est manifesté à Moïse. C’est le lieu de la rencontre avec Dieu. Elle invite à la foi. C’est là que les apôtres ont pu vaincre leurs doutes. Et surtout, elle invite à l’adoration. Les apôtres se sont prosternés devant Jésus. Cette adoration consiste à reconnaître Dieu pour ce qu’il est.

10 Juin 2012, Dimanche du Corpus Domini

10 Juin 2012, Dimanche du Corpus Domini

Fête du corps et du sang du Christ

« Ceci est mon corps, ceci est mon sang »

Dans La première lecture, Le peuple hébreu se trouve rassemblé devant Moïse : pour sceller l’alliance avec Dieu. Moïse utilise du sang : "voici le sang de l’alliance que sur la base de toutes ces paroles, Dieu a conclue avec vous." Comprenons bien, ce n’est pas nous qui faisons alliance avec Dieu mais l’inverse ; c’est lui qui fait le premier pas et qui s’engage. Le rite du sang signifie que cet engagement est "à la vie et à la mort". Dieu reste toujours fidèle à sa promesse. En réponse, le peuple s’engage à rester fidèle à la Parole de Dieu. Plus tard, Jésus se présentera comme le nouveau Moïse ; il sera le parfait médiateur entre Dieu et les hommes. Ses paroles seront celles de la Vie éternelle. Il nous obtiendra la libération définitive, non pas avec le sang des taureaux mais avec son propre sang. La lettre aux hébreux nous rappelle ce qui se passe dans la nouvelle alliance entre Dieu et les hommes : par la venue de Jésus Christ, sa mort sur la croix et sa résurrection, les rites de l’ancienne alliance sont dépassés. Ils ne sont pas périmés comme une chose que l’on jette. Ils étaient là pour annoncer une réalité bien plus grande : désormais, c’est Jésus qui porte à son plein achèvement les rites de l’ancienne alliance. En lui, c’est Dieu qui tient parole. Jésus n’offre pas le sang d’un animal mais son propre sang pour le salut de tous les hommes. A chaque Eucharistie c’est comme si nous assistions "en direct" au moment où Jésus fait le don de sa vie. Il n’y a qu’un sacrifice unique et définitif de Jésus. Quand nous sommes à la messe, c’est à ce sacrifice que nous assistons, à l’offrande de Jésus et à sa mort sur la croix. Nous assistons aussi à la victoire de l’amour sur la mort et nous en recevons les fruits. L’évangile nous rapporte le dernier repas de Jésus. C’est son repas d’adieu. Il choisit le jour où l’on commémorait la libération d’Egypte au temps de Moïse. Mais aujourd’hui, ce n’est plus de cela qu’il s’agit. Ce qui compte c’est la réalité nouvelle. Le véritable Agneau mangé et immolé, c’est Jésus lui-même. Il se livre pour libérer l’humanité toute entière de tout ce qui l’éloigne de Dieu. Le Pain Eucharistique n’est pas fait seulement pou être adoré : il nous est donné pour être nourriture. C’est ainsi que nous entrons dans la communion avec Dieu. Nous n’oublions pas que nous sommes engagés "à la vie et à la mort." Communier à la coupe, c’est accueillir la vie que le Christ nous donne par sa mort violente sur la croix. C’est aussi s’engager à se mettre à sa suite, donc être prêts nous aussi à donner notre vie.

Chaque fois que nous allons communier, nous recevons la vie du Christ. L’amour qui le conduit à se donner est éternellement présent. A chaque messe, il nous est manifesté. Il est rendu présent à nos yeux. A chaque messe, je peux dire : C’est aujourd’hui que cela se passe. Mais il y a une chose qu’il ne faut jamais oublier : Jésus a livré son Corps et versé son sang pour nous et pour la multitude. Cela signifie que nous ne pouvons pas être en communion avec lui sans l’être avec nos frères et nos sœurs. Si nous avons des problèmes avec quelqu’un, il faut d’abord se réconcilier. Etre disciple du Christ, c’est aimer comme lui et avec lui. Cela peut aller jusqu’au don de notre propre vie.

17 Juin 2012, onzième dimanche du temps ordinaire Année B

17 Juin 2012, onzième dimanche du temps ordinaire Année B

ESPÉRER CONTRE TOUTE ESPÉRANCE

Les textes de ce dimanche nous enseignent comment Dieu agit au coeur de toute la création. Il permet la croissance de toute chose à travers sa parole de salut. Comme le disait un jour l’apôtre Pierre, les paroles du Seigneur sont celles de la Vie Éternelle. Elles nous redisent inlassablement l’amour de Dieu pour nous et pour le monde. La première lecture est un texte du prophète Ézéchiel. Il nous ramène à une période où tout va mal. Les habitants de Jérusalem ont été déportés à Babylone. Le prophète a assisté impuissant à la chute totale de son pays. Pour le peuple, c’est une catastrophe irrémédiable. Mais le prophète, lui-même exilé, intervient de la part de Dieu. Il lui annonce que le Seigneur Dieu est capable de relever son peuple et de lui offrir un avenir sûr et merveilleux. Rien ne peut ébranler sa foi au Dieu Sauveur. La petite parabole du rameau qui devient un cèdre veut redonner espoir et ténacité aux exilés. Elle est également destinée à raviver notre espérance quand tout va mal. En réponse à cette lecture, nous avons le psaume 91. Il nous faut précisément chanter la fidélité permanente et sûre du Seigneur. Nous pouvons toujours compter sur lui, même dans les situations les plus dramatiques. Même si tout semble perdu, rien ne peut nous séparer de l’amour qui est en Dieu. Ce serait bien si nous pouvions reprendre ce psaume dans la semaine pour en faire notre prière du matin ou du soir. Les psaumes ont été la prière des croyants de l’Ancien Testament. Ils sont devenus la prière de Jésus puis celle des communautés chrétiennes. Nous ne devons pas hésiter à nous associer à cette prière. L’apôtre Paul s’adresse à la communauté de Corinthe. Les chrétiens qui y vivent sont affrontés à bien des difficultés. Mais ils gardent "pleine confiance au Seigneur". Pour l’instant, ils sont comme en exil. Ils cheminent dans la foi sans voir. Mais cet exil ne durera pas toujours. Le Seigneur nous prépare une demeure éternelle. Nous nous y préparons en nous efforçant de plaire au Seigneur. Un jour, nous aurons à lui rendre compte de notre vie. Lui, le juste juge, appréciera la conduite de chacun. Il accordera la couronne à ceux qui auront accompli leur course jusqu’au bout. Ce qui compte, c’est que nous soyons pour toujours avec le Christ. Ce message a de quoi nous réconforter dans les épreuves du temps présent. L’évangile de Marc va dans le même sens. Il s’adresse à des chrétiens désemparés. Ces derniers trouvent que le règne de Dieu tarde à venir : faut-il toujours espérer un Royaume fantôme ? Aujourd’hui, Marc leur rappelle les paroles de Jésus autrefois. Il leur parle d’une semence qui germe et qui grandit toute seule. C’est une manière de dire que le Royaume de Dieu est en gestation ; il faudra du temps avant qu’il n’apparaisse clairement aux yeux de tous. Il vient aussi sûrement que le temps de la moisson. La parabole de la petite graine qui devient un arbre est là pour raviver la foi des croyants. Quand la mission devient difficile, il nous est bon de nous rappeler cette parabole. Dans son discours, Jésus précise que cette graine, c’est "la plus petite des semences de la terre". C’est la logique même de Dieu. Jésus lui-même s’est fait le plus petit et le plus pauvre. Il a été enterré au tombeau. Mais sa résurrection a été le point de départ de la naissance de l’Église. Celle-ci a commencé petitement avec, un groupe d’hommes insignifiants. Mais ce qui est folie aux yeux des hommes est sagesse de Dieu. Nous voyons des statistiques qui s’effondrent, mais rien ne peut empêcher Dieu d’être à l’œuvre. Cet évangile nous rejoint dans les questions que nous nous posons : "Comment se fait-il qu’après tant d’années de prédication, le monde soit encore si rempli de méchanceté ?" Jésus nous répond en nous disant que le Royaume de Dieu est semblable à une petite graine mise en terre qui pousse et produit son fruit. Avec lui, le mal qui nous accable n’aura pas le dernier mot. La souveraineté de Dieu sur le mal est désormais définitive. Tout cela ne nous dispense pas de nos responsabilités. Jésus nous envoie dans le monde pour y répandre le bon grain, celui de la foi, de l’amour, de la paix. Cette semence, nous la répandons par nos paroles. Nous sommes envoyés pour dire et témoigner. Mais le plus important c’est que notre vie soit éclairée par notre foi et vivifiée par l’amour de Dieu. Le Seigneur nous demande de semer, mais c’est lui qui donne à la semence de pousser et de donner du fuit.

1 Juillet 2012, treizième dimanche du temps ordinaire Année B

1 Juillet 2012, treizième dimanche du temps ordinaire Année B

Dieu est l’Auteur de toute vie comment peut-Il créer la mort ? Le livre de la Sagesse proclame avec force : « Dieu n’a pas fait la mort ; Il a crée toutes choses pour qu’elles subsistent ; ce qui naît dans le monde est bienfaisant et on n’y trouve pas le poison qui fait mourir ; la puissance de la mort ne règne pas sur la terre, car la justice est immortelle ». De cet extrait sort une vérité fondamentale que Dieu, source de toute vie est ennemi de la mort. Dieu tient à ce que les hommes vivent. La mort est entrée dans le monde par jalousie du démon. Il faut donc s’abandonner au Christ dans la foi en choisissant la vie avec Lui. Puisque le Christ est venu sur la terre annoncer un message de vie, afin d’éliminer tout ce qui empêche une personne de vivre en plénitude comme le cas de la femme hémorroïsse, ou encore arracher l’homme à la mort comme le cas de la fille de Jaïre. En demandant une collecte en faveur de l’église de Jérusalem, Saint Paul promeut la vie en prenant l’exemple du Christ, qui de condition riche qu’il était, s’est fait pauvre pour nous enrichir ; car en fait il faut s’occuper des pauvres non en paroles, mais en actes. Le fait de ne pas lutter contre la pauvreté en légitimant l’injustice ou les inégalités, signifie choisir la mort. Devant les dégâts de la mort, Jésus nous demande de croire seulement comme Il le dit à Jaïre. Il faut avoir foi en Lui, l’Auteur de la vie. « Moi je suis la résurection et la vie ; qui croit en moi même s’il meurt vivrà » Jn 11,25. La vraie foi est celle capable de mouvoir les choses impossiles à l’homme. Ainsi grâce à la foi, le deuil dans la maison de Jaïre se transforme en joie.

8 Juillet 2012, quatorzième dimanche du temps ordinaire Année B

8 Juillet 2012, quatorzième dimanche du temps ordinaire Année B

« Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa famille et sa propre maison » Le message de l’évangile n’est pas toujours accueilli. Les envoyés de Dieu sont souvent affrontés à l’indifférence ou aux moqueries. Dans certains pays, ils sont arrêtés et mis en prison. Mais rien ni personne ne peut les empêcher de témoigner de l’espérance qui les anime. La Parole de Dieu doit être annoncée à temps et à contretemps dans le monde entier. C’est ce qui se passe dans l’évangile qui vient d’être proclamé. Nous y voyons Jésus revenu à Nazareth. A l’époque, ce n’était qu’un simple village où tout le monde se connaissait. Jésus y avait passé trente années de sa vie dans le silence d’une vie ordinaire. En grandissant, il avait appris le métier de charpentier. Personne n’imaginait qu’il pouvait être autre chose qu’un simple petit artisan. C’est vrai pour nous aussi. Nous croyons bien connaître les gens et nous avons tendance à les classer et à les enfermer dans des catégories dont ils ne peuvent sortir. Mais un jour, Jésus est parti. Il a quitté sa famille et ses amis pour accomplir la mission que le Père lui a confiée. Il s’est mis à parcourir toute la Galilée et même au-delà. Il enseignait tous ceux qui venaient à lui ; il guérissait les malades. On venait de partout pour écouter l’enseignement nouveau qu’il donnait. Dans l’évangile de ce jour, nous le voyons revenir à Nazareth. Il ne veut pas laisser de côté ceux parmi lesquels il a vécu. Le jour du Sabbat, il se rend donc à la Synagogue comme tout bon juif pratiquant. Là, il leur partage ce qui remplit son cœur. Mais les gens ne comprennent pas. Cet homme n’est que le fils du charpentier. Il n’est pas différent d’eux. Ceux qui l’entendent n’acceptent pas qu’il puisse leur parler avec autorité de leur vie et de leur conduite. Qui est-il pour se mettre au dessus des autres et prétendre les enseigner ? Jésus constate qu’un prophète n’est méprisé que dans son pays et sa propre famille. A ce sujet, une précision s’impose : le prophète ce n’est pas celui qui prédit l’avenir. C’est d’abord quelqu’un qui parle de la part de Dieu ; c’est celui qui dénonce le péché de son peuple et l’invite à se convertir. Les prophètes d’autrefois ont eu beaucoup à souffrir. La première lecture nous montre Ezéchiel face à un peuple rebelle et obstiné. Pour lui, cela n’a pas été facile. Mais rien ne peut l’arrêter dans sa mission : "qu’ils écoutent ou qu’ils n’écoutent pas, ils sauront qu’il y a un prophète au milieu d’eux." L’apôtre Paul est également affronté à de grandes épreuves. Il est accablé de difficultés et d’humiliations de toutes sortes. "Ce sont des gifles de Satan" dit-il. Mais le Seigneur lui a répondu : "Ma grâce te suffit." Quoi qu’il arrive, l’amour de Dieu est toujours présent ; il nous est acquis une fois pour toutes. Ce qui nous est demandé, c’est tout simplement de l’accueillir de bon coeur. Cela ne sera possible que si nous arrêtons de nous enfoncer dans nos certitudes. Le Seigneur est là pour nous montrer le chemin. Il veut chaque jour nous encourager à faire un pas de plus sur le chemin de la conversion. La bonne nouvelle de ce dimanche, c’est cette présence du Seigneur. Comme à la synagogue de Nazareth, il nous rejoint pour nous annoncer la bonne nouvelle de l’Evangile. Ses paroles sont parfois déroutantes mais ce sont celles de la Vie éternelle. C’est lui que nous sommes invités à suivre et à écouter. Il vient à nous pour nous révéler la Vérité sur Dieu, sur nous-mêmes et sur notre monde. Parfois ce message dérange parce qu’il vient bousculer nos habitudes, nos traditions et nos idées. Mais cette vérité, nous devons l’accueillir parce qu’elle vient de Dieu et parce qu’elle nous est transmise par l’Église.

15 Juillet 2012, quinzième dimanche du temps ordinaire Année B

15 Juillet 2012, quinzième dimanche du temps ordinaire Année B

« En ce temps-là, Jésus appelle ses disciples et les envoya deux par deux »

La première lecture et l’évangile concentrent notre méditation sur la mission de l’envoyé de Dieu. Mais l’envoyé de Dieu ne reçoit pas toujours un bon accueil comme le rapporte Amos expulsé du lieu de sa prédication par le prêtre Amazias de Béthel « Va-t-ten d’ici avec tes visions, enfuis-toi au pays de Juda ». Mais lui-même ne manque pas de montrer l’origine divine de sa mission qu’il était bouvier et soignait les figuiers quand le Seigneur l’a appelé « va, tu seras prophète pour mon peuple Israël ». La mission des douze est aussi d’origine divine puisque c’est Jésus qui les envoie. Après avoir institué les douze comme groupe organique disctinct des autres, Jésus les envoie deux par deux pour annoncer ensemble l’évangile, pour s’entraidre et vivre la charité.

"Jésus appelle les Douze et pour la première fois, il les envoie deux par deux." Pourquoi deux par deux ? C’est une manière de rappeler que les commandements de la charité sont deux : l’amour de Dieu et l’amour du prochain. Celui qui n’a pas la charité n’est pas qualifié pour entreprendre un ministère de prédication. Comprenons bien : Jésus nous envoie porter au monde un message d’amour. Nous devons en donner le témoignage par notre amour fraternel. C’est là le premier moyen d’apostolat ; et c’est le plus efficace : "On vous reconnaîtra pour mes amis si vous vous aimez les uns les autres. Chacun de nous peut s’interroger : où en sommes-nous ? La mission a besoin du témoignage de foyers unis, de voisinage solidaire et compréhensif et de chrétiens vivant en frères entre eux. Il ne les envoie pas vides, Il les munit du pouvoir sur les démons. La mission consiste : à chasser les démons, à annoncer l’évangile de la venue du règne et à guérir les malades. Autrement ils prolongent la mission du Christ venu délivrer l’homme du démon, annoncer le règne de Dieu et prêcher la conversion à tous, guérir les malades. Ainsi ils sont bénis de Dieu d’être choisis pour la mission, manifestant alors l’identité et la dignité du croyant dans le Christ-Jésus. En toute confiance, ils pourront accomplir la mission de Dieu en révélant la puissance de vie divine demeurant en eux.

22 Juillet 2012, seizième dimanche du temps ordinaire Année B

22 Juillet 2012, seizième dimanche du temps ordinaire Année B

Les textes de ce dimanche nous invitent à méditer sur la relation Berger, disciples et foules. En effet après leur première mission, Jésus invite les siens à se reposer un peu « venez à l’écart dans un endroit désert et reposez-vous un peu » ou voyant les foules Jésus fut saisi de pitiè pour eux parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Dans la première lecture, Dieu par la bouche du prophète Jérémie, s’en prend aux mauvais pharisiens qui conduisent mal le peuple. Dieu leur révèle qu’en fait, que c’est lui le Vrai Berger, le Bon Pasteur, les brebis sont à lui. Il s’agit bien comme brebis, la maison d’Israël et tous les hommes et femmes pour lesquels Jésus est mort et à qui on annonce la Bonne Nouvelle du salut. L’appartenance des disciples et des hommes en général à Jésus, le rend sensible à leur fatigue, leurs souffrances et à leur misère. Lui qui n’a pas hésité à répandre son sang sur la croix, opérer la double réconciliation des païens et du peuple de l’alliance. On comprend que Jésus demande aux siens de venire se reposer un peu à l’écart. Cela se comprend : tous doivent se reposer du travail pour reprendre ensuite des forces afin de reprendre à nouveau le travail. Mais l’invitation de Jésus a une signification encore plus profonde qui marque un aspect spécifique de la fatigue du disciple : c’est le fait que Jésus les invite à prendre le repos ensemble avec lui. Refaire les énergies ne doit pas être seulement corporel, psycologique et naturel, mais aussi et surtout spirituel et christologique. L’énergie du disciple lui vient surtout de son intimité avec Jésus. D’ailleurs dans sa formule d’institution l’évangéliste Marc écrit : Il en institua douze pour être avec Lui Cf. Mc 3,14. Le fait de se reposer avec Jésus précède la mission d’annonce de l’évangile, de chasser les démons et de guérir les malades. Vivre avec Jésus est une loi indispensable pour la réussite de la mission, car c’est Jésus qui est au début et à la fin de toute mission. Se reposer avec Jésus, vivre avec lui, c’est reprendre le contact avec la source de la vie divine, avec l’origine de la vie divine, avec le Fils de Dieu, avec Dieu lui-même.

29 Juillet 2012, dixeptième dimanche du temps ordinaire Année B

29 Juillet 2012, dixeptième dimanche du temps ordinaire Année B

Jusqu’ici nous avons écouté le récit de l’évangile de Marc. Aujourd’hui, la liturgie nous fait méditer le texte de Saint Jean sur le discours du Pain de Vie. La première lecture avec son récit de la multiplication opérée par Elisée est une annonce prophétique du fait advenu dans l’évangile au sujet de la multiplication du pain opérée par Jésus. L’évangile vient comme une réponse à la prophétie du prophète Elisée où l’auteur du quatrième évangile fait de la multipicaion des pains, une initiative voulue pa le Christ même pour nous instruire sur son enseignementau sujet du sacrement de son corps à manger et de son sang à boire. En réalité, l’homme de Dieu Elisée fit manger une foule considérable en annonçant que selon la parole de Dieu « on mangera et il en restera », aussi le Seigneur fit-il de même, en faisant asseoir une foule et la fit manger. Il demande ensuite aux disciples de ramasser les morceaux restant ; ce qui fait dire aux tèmoins « C’est vraiment lui le grand prophète ». C’est lui le prophète équiparé à Moïse, Celui qui devait venir dans le monde. La multiplication du pain et des poissons a une place importante chez Jean comme dans les évangiles synoptiques ; elle marque le sommet du mystère de Jésus en Galilée ; cela marque aussi le moment décisif pour l’option de foi pour Jésus ou non. Tout se déroule dans le contexte de pâque et le pain offert par le Christ Lui-même sera la nouvelle pâque où voyant les foules, le Maître pose la question de la nécessité de donner à mager. Pourtant le Seigneur savait ce qu’Il allait faire, lui qui connaît tout. Seulement qu’Il pose la question au disciple pour voir sa manière de résoudre le problème ; ce qui va contribuer à montrer plutôt la grandeur du miracle : on en mangea et il en resta « ramassez les morceaux qui restent pour que rien ne soit perdu ».

Dimanche 5 Août 2012

Dimanche 5 Août 2012

Mon père vous donne le vrai Pain du ciel

Comme le dimanche dernier, l’évangéliste Jean continue de nous instruire sur le pain de vie. L’Évangile de ce dimanche suite au récit de la multiplication des pains ; Jésus vient de nourrir une foule affamée. Pour tous ces pauvres gens c’est quelque chose d’extraordinaire. Ils pensent avoir trouvé en lui le roi qui répondra à tous leurs besoins. Mais Jésus ne l’entend pas ainsi. Ce n’est pas sa mission. Il a beaucoup mieux à proposer. C’est important pour nous aussi : en effet, nos prières se limitent souvent à des demandes matérielles terre-à-terre. Nous oublions alors ce qui est bien plus important. Et c’est cela que Jésus voudrait nous faire découvrir.

Tout d’abord, pour échapper à l’enthousiasme des foules, Jésus se retire sur "l’autre rive" du lac. Cette "autre rive" c’est un symbole biblique très important. Il ne s’agit pas seulement de l’autre côté. Passer sur "l’autre rive" c’est renoncer à la facilité et se mettre sur le chemin que Dieu nous montre. Jésus a renoncé à la royauté terrestre ; il n’a pas voulu des prestiges ni des honneurs. Il s’est retiré loin de la foule pour rejoindre son Père dans le silence et la prière. Les foules sont parties à la recherche de Jésus. Elles sont également passées sur l’autre rive. Mais elles se sont trompées de rive. Le vrai passage que Jésus attend de nous, c’est celui de la foi et de l’amour. Il nous faut quitter la rive de notre confort et de nos certitudes et rejoindre celle de la vérité de l’Évangile. Ceux et celles qui ont répondu à l’appel du Christ ont renoncé à une vie facile. La grande priorité ce n’est pas les biens que nous possédons ni ceux que nous voulons posséder. Jésus voit tous ces gens qui travaillent dur pour leur nourriture corporelle. Or c’est "une nourriture périssable pour une vie périssable". Aujourd’hui, il voudrait leur révéler une autre nourriture, un pain "venu du ciel" pour la Vie Éternelle. C’est là que Jésus voudrait les éveiller à cet autre pain. Il nous parle du "vrai pain", "le pain de Dieu", "le pain de vie", "le pain venu du ciel". Ce n’est pas comme la manne que les anciens ont mangée dans le désert au temps de Moïse. Le seul vrai pain, c’est Jésus. Il est le pain du ciel, celui qui donne la vie. Cette nourriture largement offerte à tous c’est d’abord la parole de Jésus : "L’homme ne vit pas seulement de pain mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu (Dt. 8. 3). Jésus est également nourriture par son Corps et son Sang donnés en nourriture lors de la célébration Eucharistique.

12 Août 2012, 19è semaine du temps Ordinaire Année B

12 Août 2012, 19è semaine du temps Ordinaire Année B

« Lève-toi et mange, autrement le chemin sera trop long pour toi » dit l’ange à Elie. Il s’agit ici d’ un moment important de la vie du prophète Elie. Quand nous lisons l’ensemble de son histoire dans la Bible, nous découvrons en lui un homme courageux et même téméraire. Son grand souci c’était de ramener le peuple d’Israël à la fidélité au seul vrai Dieu. Pour lui, c’était comme une passion dévorante. Toute sa vie est devenue une lutte contre les faux dieux. Se sentant menacé, il a dû s’enfuir. Dans la lecture de ce dimanche, nous le voyons abattu par une profonde dépression. Mais Dieu n’abandonne jamais les siens. Il envoie à Elie le pain qui lui donnera des forces pour continuer son exode. La bonne nouvelle de ce dimanche, c’est que Dieu continue à faire de même pour nous : il nous donne le pain dont nous avons besoin pour notre route. Ce pain, c’est parfois une bonne parole, un message, une parole d’Evangile qui nous parle, une rencontre… Dieu met toujours sur notre route les personnes ou les signes qui nous aident à avancer. Mais le vrai pain pour la route nous le trouvons surtout dans l’assemblée du dimanche. Le Christ est le pain de la route par sa parole et par son Eucharistie. Elie a marché 40 jours pour rencontrer Dieu. Ces quarante jours c’est le symbole de toute une vie. Nous chrétiens, nous avons besoin de cette nourriture que Dieu nous donne pour parcourir cet itinéraire. La deuxième lecture a également écrite en période de persécution. Quand Paul écrit sa lettre aux Ephésiens, il est prisonnier. Aux communautés qui souffrent de la persécution, il rappelle leur baptême. Il les invite à vivre dans l’amour et l’unité. Ce qui est important, c’est d’imiter Dieu. C’est en lui seul que nous trouvons notre joie et notre bonheur, même dans les moments les plus difficiles. Rejetons l’isolement qui fait mourir et recherchons la communion qui fait vivre. Si nous le suivons, il nous aidera à apprécier les choses simples de la vie. Cet évangile est un appel à chercher Jésus. Il n’est pas seulement l’homme de Nazareth que tous connaissent. Il ne faut pas voir que son état civil. Le Christ se présente à tous comme "le pain descendu du ciel." Il est le plus beau cadeau que Dieu ait pu faire à l’humanité. Jésus se donne pour que nous puissions vivre éternellement. C’est un cadeau imprévu et inattendu. Nous n’avons rien fait pour le mériter. Il s’agit d’un don gratuit de Dieu. Nous n’avons qu’à l’accueillir et cela suppose de notre part un acte de foi. Mais ce n’est pas si facile d’adhérer à ce message si déconcertant. C’est ainsi que Jésus nous révèle qui il est en vérité. Et cette révélation va provoquer une crise. Il y a ceux qui croient à cette annonce inouïe, et ceux qui n’y croient pas. Cet évangile nous rejoint dans nos doutes, nos questions. Aujourd’hui comme autrefois, beaucoup ne voient en Jésus que le côté humain et ils ont du mal a reconnaître sa divinité. Cet évangile voudrait nous inviter à sortir de nos certitudes et de ce que nous croyons savoir sur Jésus. Aujourd’hui, il se présente à nous comme "le pain du ciel" c’est-à-dire une nourriture pour notre route. Il nous dit qu’il faut le "manger". Venir à lui, c’est croire à sa Parole, manger sa parole, l’accueillir en nous comme celui qui vient au plus intime de nous-mêmes de la part de Dieu. La foi implique donc un choix, un saut vers l’inconnu. Elle est un risque à prendre. Arrêtons de raisonner et de nous en tenir aux évidences. Aujourd’hui, le Christ nous appelle à une démarche de confiance. Nous avons à choisir entre la vie et la mort. Choisissons donc la vie qui vient de Dieu. Accueillons sa parole, même si elle vient nous bousculer. Chaque dimanche, le Seigneur vient nous rassembler pour nous nourrir de cette parole et de son Eucharistie. En nous rassemblant autour de lui, il nous invite à renouveler le choix de la confiance éperdue en ce Dieu amour. En accueillant cette nourriture que Dieu nous donne, nous pourrons continuer notre route avec plus de force et de courage. Mais si Dieu se donne à nous, c’est aussi pour nous renvoyer auprès de tous ceux que nous rencontrerons sur notre route. Toutes les semaines, l’actualité nous donne des nouvelles dramatiques. Ouvrons nos yeux, nos cœurs et nos mains à tous ceux et celles qui sont douloureusement éprouvés par la guerre, la maladie et les souffrances de toutes sortes. En venant nous nourrir du Corps et du Sang du Christ, nous nous engageons à être les témoins de l’espérance qui nous anime.

19 Août 2012, 20è dimanche du temps ordinaire Année B

19 Août 2012, 20è dimanche du temps ordinaire Année B

Le pain de la vie éternelle donne au croyant le don divin de la Sagesse "L’homme sans intelligence" dont nous parle la première lecture, c’est chacun de nous quand nous comptons sur nos seules ressources. Nous n’accédons à la sagesse que par un don gratuit de Dieu. L’important c’est d’accepter son invitation : quittez votre folie. Suivez le chemin de l’intelligence". C’est aussi cette même recommandation que nous adresse saint Paul dans la seconde lecture : "Ne vivez pas comme des fous, mais comme des sages". C’est toute l’opposition entre "dame folie" et "dame sagesse" dont nous parle la première lecture. Saint Paul sait que les chrétiens d’Ephèse ont beaucoup à faire pour quitter leurs habitudes anciennes. C’est en se laissant remplir par le souffle de l’Esprit de Dieu qu’ils deviendront de vrais "sages". Il s’agit pour chacun de nous de suivre "la volonté du Seigneur" et de se laisser transformer par son amour. L’évangile va encore plus loin. Après la multiplication des pains, les Galiléens ont reconnu en Jésus "le grand prophète". Mais ils étaient bien au dessous de la réalité. Un prophète c’est quelqu’un qui parle au nom de Dieu et de sa part. or Jésus est bien plus qu’un prophète : il est LA Parole même de Dieu incarné ; il est celui qui comble la faim spirituelle de l’homme. Il est celui qui donne la vraie vie. Bien sûr, il y avait eu la manne au temps de Moïse. Mais ce n’était qu’une pâle image de ce que Jésus vient annoncer : "Au désert, vos pères ont mangé la manne et ils sont morts ; mais ce pain-là, celui qui vient du ciel, celui qui le mange ne mourra pas." C’est un nouveau pas dans la Révélation : Jésus va nous dire comment il nourrit le monde : une parole, on la lit ; on essaie de la comprendre et d’y conformer sa vie. Mais Jésus va bien plus loin ; il parle de chair à manger et de nourriture : "le pain que je donnerai, c’est ma chair donnée pour que le monde ait la vie". On comprend la réaction des juifs : "Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger ?" mais Jésus insiste : "Si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’Homme et si vous ne buvez pas son sang, vous n’aurez pas la vie." Il ne leur donne pas d’explication mais il les invite à s’ouvrir à la foi.

26 Août 2012,21èdimanche du temps ordinaire Année B

26 Août 2012,21èdimanche du temps ordinaire Année B

Choisir de suivre le Seigneur

Les textes de ce dimanche nous invitent à choisir pour ou contre Dieu. C’est cet appel que nous retrouvons dès la première lecture. Josué s’adresse à son peuple pour le mettre face à ses responsabilités. Le Seigneur l’a libéré de l’esclavage d’Egypte. Il a fait alliance avec lui sur la montagne du Sinaï ; aujourd’hui chacun doit choisir : suivre le Seigneur ou revenir vers les dieux païens ; c’est un choix entre la vie ou la mort. Le peuple répond : "Plutôt mourir que de servir d’autres dieux." Le peuple de Josué avait choisi de suivre le Seigneur. Mais les générations suivantes ont fini par se détourner de lui. Elles se sont tournées vers les dieux païens. Et c’est encore souvent ce qui se passe dans notre monte actuel. Depuis bien avant la venue de Jésus, ce texte est là pour ramener les croyants au cœur de la foi et les inviter à suivre celui qui est "le chemin, la vérité et la vie." Ce qu’il ne faut jamais oublier, c’est que notre Dieu a fait le premier pas vers nous. Il est venu à notre rencontre. Il nous a envoyé son Fils Jésus qui nous a ouvert le chemin de la Vie éternelle. Pour nous en parler, l’apôtre Paul utilise l’image du couple humain. Cet amour vécu par un homme et une femme est une image de l’amour de Dieu pour l’humanité. Leur vocation dans le mariage c’est de refléter l’amour du Christ pour l’Eglise, l’amour de Dieu pour l’ensemble de l’humanité. Paul présente l’Eglise comme l’épouse du Christ. Elle a été voulue et sauvée au prix de sa propre vie. Elle n’existe que par lui. Dans le monde actuel, beaucoup se disent déçus par elle. Mais ils doivent savoir que quitter l’Eglise c’est quitter le Christ. C’est d’ailleurs ce que nous constatons dans l’Evangile : Saint Jean nous dit que "les disciples murmuraient". L’histoire se renouvelle ; autrefois, Moïse avait connu les récriminations de son peuple : les hébreux murmuraient contre lui et contre Dieu. Avec Jésus, c’est la même chose. La foule avait bénéficié de sa bonté. Pour elle, il a multiplié les pains. Tout au long de ces dernières semaines, nous avons écouté son discours sur le Pain de Vie. Jésus cherchait à conduire ses auditeurs plus loin et plus haut, vers le Royaume du Père. Mais ils n’acceptent pas ce discours. Oubliant tout ce qu’il avait fait pour eux, beaucoup s’en allèrent. Aujourd’hui Jésus nous dit des choses très importantes qui concernent la foi : la foi des disciples et la nôtre. Il nous dit d’abord que la foi c’est un don de Dieu : "Nul ne peut venir à moi si mon Père ne l’attire". L’Esprit seul peut nous permettre d’aller à Dieu. Cela ne veut pas dire que certains sont choisis et d’autres pas. Dans son immense amour, Dieu nous appelle tous. C’est à tous qu’il fait le don de la foi. Ce don, nous l’avons tous reçu. Mais qu’est-ce que nous en faisons ? La foi est aussi un geste libre, une démarche libre, personnelle de chacun de nous. Et cette démarche ne se situe pas au niveau du raisonnement. La démarche de la foi c’est "marcher avec". C’est ce qui est proposé aux gens qui sont face à Jésus. Au moment où saint Jean rédige son Evangile, on constate chez les chrétiens une certaine lassitude. Certains d’entre eux s’en vont et reprennent leurs anciennes croyances. Cette tentation est aussi parfois la nôtre. Beaucoup sont déçus par le message de l’Eglise et finissent par se retirer. Mais l’Eglise ne peut renier le cœur de l’Evangile ni l’adapter. Elle est envoyée pour annoncer l’Evangile du Christ tel qu’il nous a été transmis. Vivre en chrétien, c’est choisir les paroles de Jésus qui sont "Esprit et vie". "Voulez-vous partir vous aussi ?" C’est également la question que le Christ nous pose aujourd’hui. La réponse de Pierre a été spontanée : "Seigneur, à qui pourrions-nous aller ? Tu as les Paroles de la Vie éternelle". Tu es le Saint de Dieu. Toi seul donnes un sens à notre vie. Même si je ne comprends pas toujours ta façon de faire, si parfois tes paroles me dépassent, je m’en remets à ton amour. Je veux me laisser guider par toi.

ALLOCUTION DU NOUVEL ADMINISTRATEUR

Chers frères et sœurs bien aimés du Seigneur,

Je remercie très filialement le très saint Père qui a mis sa confiance en moi en me confiant l’administration apostolique de ce diocèse de Porto-Novo.

Mgr René-Marie EHOUZOU est resté fidèle à la foi catholique qui nous est venue du fonds des âges et qui a traversé plus de 20 siècles d’existence.

Il a offert ses souffrances et sa mort même pour la sanctification des prêtres, en particulier tous les prêtres de son diocèse. On l’a suffisamment dit et répété depuis la semaine dernière, exaltant ses qualités et surtout son attachement à Jésus-Christ, à Marie, à l’Eglise et son amour pour sainte Thérèse.

Maintenant, il s’agit pour nous de vivre notre vie de foi au quotidien : une foi rigoureuse et disciplinée. Tous ensemble, prêtres, religieux et religieuses, chrétiens fidèles, laïcs, devant le noce apostolique, en présence des successeurs des apôtres, nos évêques, nous confessons encore notre foi catholique et nous promettons au pape une humble, priante et filiale obéissance à l’Eglise, parce que nous croyons qu’il tient la place du Christ au milieu de nous et préside à la charité universelle.

Encore une fois, nous exprimons nos sincères et profondes condoléances à tous les membres de la famille de sang de Mgr René-Marie EHOUZOU. L’épreuve qui les a frappés en particulier de plein fouet est crucifiante. Que le Seigneur les réconforte pour leur donner la force de réconforter les autres.

Merci à vous tous qui êtes venus si nombreux assister aux obsèques de notre père évêque ! Merci surtout à vous qui êtes venus de très loin, du Canada, de la France, de l’Italie, des pays d’Afrique et de toutes les régions de notre pays. Que le Seigneur vous comble tous et chacun à la mesure infinie de son cœur qui nous aime toujours. Et que Notre Dame de toute tendresse nous console tous et chacun dans cette épreuve qui nous frappe tous.

Tenons-nous coude à coude dans la fidélité et à sa Parole et marchons vers ce Royaume où le Père des miséricordes nous attend pour nous donner la récompense du bon et fidèle serviteur ! Amen !

Chers frères et sœurs bien aimés du Seigneur,

Je remercie très filialement le très saint Père qui a mis sa confiance en moi en me confiant l’administration apostolique de ce diocèse de Porto-Novo.

Mgr René-Marie EHOUZOU est resté fidèle à la foi catholique qui nous est venue du fonds des âges et qui a traversé plus de 20 siècles d’existence.

Il a offert ses souffrances et sa mort même pour la sanctification des prêtres, en particulier tous les prêtres de son diocèse. On l’a suffisamment dit et répété depuis la semaine dernière, exaltant ses qualités et surtout son attachement à Jésus-Christ, à Marie, à l’Eglise et son amour pour sainte Thérèse.

Maintenant, il s’agit pour nous de vivre notre vie de foi au quotidien : une foi rigoureuse et disciplinée. Tous ensemble, prêtres, religieux et religieuses, chrétiens fidèles, laïcs, devant le noce apostolique, en présence des successeurs des apôtres, nos évêques, nous confessons encore notre foi catholique et nous promettons au pape une humble, priante et filiale obéissance à l’Eglise, parce que nous croyons qu’il tient la place du Christ au milieu de nous et préside à la charité universelle.

Encore une fois, nous exprimons nos sincères et profondes condoléances à tous les membres de la famille de sang de Mgr René-Marie EHOUZOU. L’épreuve qui les a frappés en particulier de plein fouet est crucifiante. Que le Seigneur les réconforte pour leur donner la force de réconforter les autres.

Merci à vous tous qui êtes venus si nombreux assister aux obsèques de notre père évêque ! Merci surtout à vous qui êtes venus de très loin, du Canada, de la France, de l’Italie, des pays d’Afrique et de toutes les régions de notre pays. Que le Seigneur vous comble tous et chacun à la mesure infinie de son cœur qui nous aime toujours. Et que Notre Dame de toute tendresse nous console tous et chacun dans cette épreuve qui nous frappe tous.

Tenons-nous coude à coude dans la fidélité et à sa Parole et marchons vers ce Royaume où le Père des miséricordes nous attend pour nous donner la récompense du bon et fidèle serviteur ! Amen !

LA GRACE DE DIEU

1. La grâce de Dieu qui, à notre baptême, fait de nous ses enfants, est toujours à l’œuvre dans notre croissance, dans l’Église du Christ. Son action montre toute son efficacité non seulement dans les sacrements, mais aussi dans le temps que nous vivons, notamment les moments privilégiés de notre marche chrétienne comme le temps de l’Avent. Vous comprenez alors que je puisse saisir l’occasion de notre entrée dans ce temps de grâce de l’Avent 2012 pour m’adresser à vous et vous saluer dans la foi qui nous unit au Christ et dans la même espérance en notre Dieu dont les œuvres de merveille se renouvellent toujours, car Il est Amour.

Père Jean Benoit GNAMBODE,

Administrateur apostolique

1. La grâce de Dieu qui, à notre baptême, fait de nous ses enfants, est toujours à l’œuvre dans notre croissance, dans l’Église du Christ. Son action montre toute son efficacité non seulement dans les sacrements, mais aussi dans le temps que nous vivons, notamment les moments privilégiés de notre marche chrétienne comme le temps de l’Avent. Vous comprenez alors que je puisse saisir l’occasion de notre entrée dans ce temps de grâce de l’Avent 2012 pour m’adresser à vous et vous saluer dans la foi qui nous unit au Christ et dans la même espérance en notre Dieu dont les œuvres de merveille se renouvellent toujours, car Il est Amour.

Père Jean Benoit GNAMBODE,

Administrateur apostolique

LA GRACE DE DIEU

Vous comprenez alors que je puisse saisir l’occasion de notre entrée dans ce temps de grâce de l’Avent 2012 pour m’adresser à vous et vous saluer dans la foi qui nous unit au Christ et dans la même espérance en notre Dieu dont les œuvres de merveille se renouvellent toujours, car Il est Amour. 2. C’est ce Dieu, le même hier, aujourd’hui et toujours, qui a inspiré à notre bien-aimé Pape Benoît XVI de proposer à l’Église universelle une Année de la Foi, du 11 Octobre 2012 au 24 Novembre 2013, pour que, nous convertissant authentiquement au Seigneur, nous mettions en lumière de façon toujours plus évidente « la joie et l’enthousiasme renouvelé de la rencontre avec le Christ. »

Vous comprenez alors que je puisse saisir l’occasion de notre entrée dans ce temps de grâce de l’Avent 2012 pour m’adresser à vous et vous saluer dans la foi qui nous unit au Christ et dans la même espérance en notre Dieu dont les œuvres de merveille se renouvellent toujours, car Il est Amour. 2. C’est ce Dieu, le même hier, aujourd’hui et toujours, qui a inspiré à notre bien-aimé Pape Benoît XVI de proposer à l’Église universelle une Année de la Foi, du 11 Octobre 2012 au 24 Novembre 2013, pour que, nous convertissant authentiquement au Seigneur, nous mettions en lumière de façon toujours plus évidente « la joie et l’enthousiasme renouvelé de la rencontre avec le Christ. »

LA GRACE DE DIEU

Pour nous, chrétiens d’Afrique, l’invitation du Pape sonne comme un prolongement de l’Exhortation Apostolique post-synodale Africae munus où le Saint Père nous engageait à une authentique conversion lorsqu’il affirmait que, « par la grâce de leur baptême, les chrétiens sont invités à renoncer aux tendances nocives dominantes de leur époque et de leur milieu et à aller à contre-courant » . Nous nous souvenons également que, sur la même problématique, Mgr Antoine GANYE, archevêque de Cotonou et Président de la Conférence Episcopale du Bénin, dans sa lettre pastorale « l’amour du Christ nous presse » a peint la situation de la foi dans notre pays en ces termes : « Le peuple auquel notre message de la foi est destiné est pris souvent dans des épreuves de vie où il ne semble pas trouver du côté de l’Église un langage approprié à sa situation. Désemparé, il se tourne souvent vers les pratiques traditionnelles ou il se laisse prendre au piège des nombreux marchands d’illusion qui lui proposent leurs recettes miracles. »

Pour nous, chrétiens d’Afrique, l’invitation du Pape sonne comme un prolongement de l’Exhortation Apostolique post-synodale Africae munus où le Saint Père nous engageait à une authentique conversion lorsqu’il affirmait que, « par la grâce de leur baptême, les chrétiens sont invités à renoncer aux tendances nocives dominantes de leur époque et de leur milieu et à aller à contre-courant » . Nous nous souvenons également que, sur la même problématique, Mgr Antoine GANYE, archevêque de Cotonou et Président de la Conférence Episcopale du Bénin, dans sa lettre pastorale « l’amour du Christ nous presse » a peint la situation de la foi dans notre pays en ces termes : « Le peuple auquel notre message de la foi est destiné est pris souvent dans des épreuves de vie où il ne semble pas trouver du côté de l’Église un langage approprié à sa situation. Désemparé, il se tourne souvent vers les pratiques traditionnelles ou il se laisse prendre au piège des nombreux marchands d’illusion qui lui proposent leurs recettes miracles. »

LA GRÂCE DE DIEU

L’Année de la Foi est donc la bienvenue pour recueillir les orientations de Africae munus, les approfondir et les monnayer dans notre vie quotidienne. Pour Benoît XVI, en effet, « la contribution des chrétiens, en Afrique, ne sera décisive que si l’intelligence de la foi aboutit à l’intelligence de la réalité. Et pour cela, l’éducation à la foi est indispensable » . Notre diocèse de Porto-Novo, accueillant fidèlement cette injonction, a choisi, en étroite ligne avec le Motu Proprio Porta Fidei, comme thème de son année pastorale 2012-2013 : Enracinés dans la Parole de Dieu, et à l’école de Marie, vivons notre foi chrétienne catholique. Souffrez, chers frères dans le Sacerdoce, et chers fils et filles de Dieu, que je souligne ici, à partir de ce thème, l’importance, au quotidien, de la Parole de Dieu et la place de la Vierge Marie dans notre vie de foi.

L’Année de la Foi est donc la bienvenue pour recueillir les orientations de Africae munus, les approfondir et les monnayer dans notre vie quotidienne. Pour Benoît XVI, en effet, « la contribution des chrétiens, en Afrique, ne sera décisive que si l’intelligence de la foi aboutit à l’intelligence de la réalité. Et pour cela, l’éducation à la foi est indispensable » . Notre diocèse de Porto-Novo, accueillant fidèlement cette injonction, a choisi, en étroite ligne avec le Motu Proprio Porta Fidei, comme thème de son année pastorale 2012-2013 : Enracinés dans la Parole de Dieu, et à l’école de Marie, vivons notre foi chrétienne catholique. Souffrez, chers frères dans le Sacerdoce, et chers fils et filles de Dieu, que je souligne ici, à partir de ce thème, l’importance, au quotidien, de la Parole de Dieu et la place de la Vierge Marie dans notre vie de foi.

LA GRACE DE DIEU

Le Pape Benoît XVI n’a eu de cesse, depuis son accession au trône de Saint Pierre, de nous rappeler que c’est seulement la Parole de Dieu qui fait de ceux et celles qui en vivent d’authentiques témoins de Dieu. Cette conviction transparaît dans tous ses écrits et il a même consacré à la Parole de Dieu dans la vie et la mission de l’Église un Synode pour rappeler l’impérieux devoir du disciple à écouter le Christ qui appelle à travers sa Parole. C’est ainsi que dans l’Exhortation Apostolique post-synodale Verbum Domini , il affirme avec force que « l’Église est fondée sur la Parole de Dieu, elle en naît et en vit ».

Le Pape Benoît XVI n’a eu de cesse, depuis son accession au trône de Saint Pierre, de nous rappeler que c’est seulement la Parole de Dieu qui fait de ceux et celles qui en vivent d’authentiques témoins de Dieu. Cette conviction transparaît dans tous ses écrits et il a même consacré à la Parole de Dieu dans la vie et la mission de l’Église un Synode pour rappeler l’impérieux devoir du disciple à écouter le Christ qui appelle à travers sa Parole. C’est ainsi que dans l’Exhortation Apostolique post-synodale Verbum Domini , il affirme avec force que « l’Église est fondée sur la Parole de Dieu, elle en naît et en vit ».

LA GRACE DE DIEU

Dans nos familles et communautés chrétiennes, que ce temps de l’Avent soit un moment de grâce, d’écoute et de méditation de la Parole de Dieu, quotidiennement. Car « la foi découle du fait d’écouter la Parole de Dieu. » Les efforts entrepris par les différents groupes de traduction des textes liturgiques dans notre diocèse ont favorisé l’accès d’un plus grand nombre à la compréhension des Saintes Écritures. Grâce aux textes sacrés publiés aussi par l’Alliance Biblique du Bénin, nombre de nos fidèles découvrent la solidité d’une foi nourrie par la Parole de Dieu. Le temps est plus que jamais venu, pour nous, d’aller plus loin dans les traductions, l’alphabétisation dans nos langues et les séances de partage d’Evangile entre chrétiens, dans les communautés de base, sous la conduite éclairée des prêtres. C’est alors que la foi de chaque croyant sera une réponse effective et personnelle à la Parole de Dieu. C’est cet enracinement dans la Parole de Dieu qui favorise « l’obéissance de la foi » chez le chrétien et je souhaite que nous y progressions tous, à l’école de Marie, notre Mère.

Dans nos familles et communautés chrétiennes, que ce temps de l’Avent soit un moment de grâce, d’écoute et de méditation de la Parole de Dieu, quotidiennement. Car « la foi découle du fait d’écouter la Parole de Dieu. » Les efforts entrepris par les différents groupes de traduction des textes liturgiques dans notre diocèse ont favorisé l’accès d’un plus grand nombre à la compréhension des Saintes Écritures. Grâce aux textes sacrés publiés aussi par l’Alliance Biblique du Bénin, nombre de nos fidèles découvrent la solidité d’une foi nourrie par la Parole de Dieu. Le temps est plus que jamais venu, pour nous, d’aller plus loin dans les traductions, l’alphabétisation dans nos langues et les séances de partage d’Evangile entre chrétiens, dans les communautés de base, sous la conduite éclairée des prêtres. C’est alors que la foi de chaque croyant sera une réponse effective et personnelle à la Parole de Dieu. C’est cet enracinement dans la Parole de Dieu qui favorise « l’obéissance de la foi » chez le chrétien et je souhaite que nous y progressions tous, à l’école de Marie, notre Mère.

LA GRACE DE DIEU

1. Mère de tous les croyants, Marie est pour le Chrétien un modèle de Foi et de persévérance. Dans les incompréhensions, difficultés et souffrances qui ont pu jalonner sa vie de Mère, et jusqu’au Golgotha, elle a cru en la Parole de Dieu et lui est restée fidèle, gardant et méditant tout dans son cœur . C’est donc avec la Vierge que chacun de nous peut et doit apprendre à cheminer comme chrétien, comme témoin du Christ, capable de s’investir dans l’œuvre de l’évangélisation.

Mère de tous les croyants, Marie est pour le Chrétien un modèle de Foi et de persévérance. Dans les incompréhensions, difficultés et souffrances qui ont pu jalonner sa vie de Mère, et jusqu’au Golgotha, elle a cru en la Parole de Dieu et lui est restée fidèle, gardant et méditant tout dans son cœur . C’est donc avec la Vierge que chacun de nous peut et doit apprendre à cheminer comme chrétien, comme témoin du Christ, capable de s’investir dans l’œuvre de l’évangélisation.

LA GRACE DE DIEU

Notre diocèse a l’heureuse habitude, depuis maintenant plus de 50 ans, d’une dévotion collective et personnelle à la Vierge Marie, notamment à Maria-Tokpa. Ce grand lieu de prière, après tous les soins que chacun de nos Pères dans la Foi lui a donné, mérite toujours que nous lui consacrions une attention particulière. Ensemble, nous nous investirons à le réaménager afin que nous y vivions mieux nos grands rassemblements de pèlerinage diocésain. La présence régulière de prêtres pour l’écoute et l’accompagnement des pèlerins individuels favorisera, j’en suis convaincu, un meilleur apprentissage de l’esprit de Foi de Marie. Pour tout cela, la prière et le don de chacun sont requis, et nous croyons que la Vierge qui sait présenter nos besoins à Jésus, son Fils, nous obtiendra aussi la force de pouvoir accomplir toute œuvre à la Gloire de Dieu : « Faites tout ce qu’il vous dira » .

Notre diocèse a l’heureuse habitude, depuis maintenant plus de 50 ans, d’une dévotion collective et personnelle à la Vierge Marie, notamment à Maria-Tokpa. Ce grand lieu de prière, après tous les soins que chacun de nos Pères dans la Foi lui a donné, mérite toujours que nous lui consacrions une attention particulière. Ensemble, nous nous investirons à le réaménager afin que nous y vivions mieux nos grands rassemblements de pèlerinage diocésain. La présence régulière de prêtres pour l’écoute et l’accompagnement des pèlerins individuels favorisera, j’en suis convaincu, un meilleur apprentissage de l’esprit de Foi de Marie. Pour tout cela, la prière et le don de chacun sont requis, et nous croyons que la Vierge qui sait présenter nos besoins à Jésus, son Fils, nous obtiendra aussi la force de pouvoir accomplir toute œuvre à la Gloire de Dieu : « Faites tout ce qu’il vous dira » .

LA GRACE DE DIEU

Le Concile Vatican II dont nous célébrons le jubilé d’or, rappelle en effet, combien fut grand le mérite de la Bienheureuse Vierge Marie : « (…) gardant fidèlement l’union avec son Fils jusqu’à la croix où, non sans un dessein divin, elle était debout , souffrant cruellement avec son Fils unique, associée d’un cœur maternel à son sacrifice, donnant à l’immolation de la victime, née de sa chair, le consentement de son amour, pour être, enfin, par le même Christ Jésus mourant sur la croix, donnée comme sa Mère au disciple »

Le Concile Vatican II dont nous célébrons le jubilé d’or, rappelle en effet, combien fut grand le mérite de la Bienheureuse Vierge Marie : « (…) gardant fidèlement l’union avec son Fils jusqu’à la croix où, non sans un dessein divin, elle était debout , souffrant cruellement avec son Fils unique, associée d’un cœur maternel à son sacrifice, donnant à l’immolation de la victime, née de sa chair, le consentement de son amour, pour être, enfin, par le même Christ Jésus mourant sur la croix, donnée comme sa Mère au disciple »

LA GRACE DE DIEU

Notre Père évêque défunt, Mgr René-Marie EHOUZOU, dans ce haut lieu de spiritualité, nous a adressé par courrier, le 14 Septembre dernier, un message officiel qu’il convient de considérer maintenant comme son testament spirituel, dans lequel, prenant lui-même la pleine mesure de l’immensité de l’amour du Christ qui a souffert et qui est mort et ressuscité pour nous, a demandé que nous prions pour lui afin qu’il unisse mieux ses souffrances à celles du Christ pour la sanctification de notre Église et de chacun de ses fils et filles.

Notre Père évêque défunt, Mgr René-Marie EHOUZOU, dans ce haut lieu de spiritualité, nous a adressé par courrier, le 14 Septembre dernier, un message officiel qu’il convient de considérer maintenant comme son testament spirituel, dans lequel, prenant lui-même la pleine mesure de l’immensité de l’amour du Christ qui a souffert et qui est mort et ressuscité pour nous, a demandé que nous prions pour lui afin qu’il unisse mieux ses souffrances à celles du Christ pour la sanctification de notre Église et de chacun de ses fils et filles.

LA GRACE DE DIEU

Chers frères dans le Sacerdoce, il y a une grâce d’état que l’on reçoit avec l’appel à entrer dans le mystère de la croix et à donner sa vie. La croix est le chemin incontournable de la suite du Christ. Quelles que soient les modalités selon lesquelles elle s’offre à nous, elle est le moyen de la communion avec Jésus dans un don réciproque. C’est sûrement dans cette ligne que nous est proposé depuis maintenant une dizaine d’années d’aller vivre nos temps de recollection au Centre de Chemin de Croix à Gbodjè.

Chers frères dans le Sacerdoce, il y a une grâce d’état que l’on reçoit avec l’appel à entrer dans le mystère de la croix et à donner sa vie. La croix est le chemin incontournable de la suite du Christ. Quelles que soient les modalités selon lesquelles elle s’offre à nous, elle est le moyen de la communion avec Jésus dans un don réciproque. C’est sûrement dans cette ligne que nous est proposé depuis maintenant une dizaine d’années d’aller vivre nos temps de recollection au Centre de Chemin de Croix à Gbodjè.

LA GRACE DE DIEU

En ce lieu, je souhaite que les sacrifices auxquels consentent les institutions, les doyennés, les paroisses, les hommes de bonne volonté se poursuivent afin que l’Évangile de la Passion du Christ soit lu dans l’art de la représentation matérielle pour mieux toucher notre sensibilité et éveiller notre spiritualité ; et que nous envisagions d’y bâtir également des infrastructures qui nous attirent à y passer de longs moments de prière. Car c’est dans la prière que le chrétien comprend et dépasse le scandale du mal et de la souffrance ; prière à Jésus souffrant, prière à Marie, Notre- Dame des douleurs.

En ce lieu, je souhaite que les sacrifices auxquels consentent les institutions, les doyennés, les paroisses, les hommes de bonne volonté se poursuivent afin que l’Évangile de la Passion du Christ soit lu dans l’art de la représentation matérielle pour mieux toucher notre sensibilité et éveiller notre spiritualité ; et que nous envisagions d’y bâtir également des infrastructures qui nous attirent à y passer de longs moments de prière. Car c’est dans la prière que le chrétien comprend et dépasse le scandale du mal et de la souffrance ; prière à Jésus souffrant, prière à Marie, Notre- Dame des douleurs.

LA GRACE DE DIEU

Et la véritable prière qui guérit est celle-là qui fait du pardon reçu de Dieu et du pardon offert au prochain le chemin de la purification et de la sanctification C’est pourquoi Jésus peut nous enseigner solennellement : « Quand donc tu vas présenter ton offrande à l’autel, si là tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse-là ton offrande, devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère ; viens alors présenter ton offrande. » Dans l’Exhortation Apostolique post-synodale Africae munus , le Pape Benoît XVI a souligné à propos du pardon et de la réconciliation que « c’est la grâce de Dieu qui nous donne un cœur nouveau et qui nous réconcilie avec lui et avec nos frères » .C’est Lui l’origine de la force qui nous porte vers le prochain pour faire de nous, comme le dit admirablement Saint Paul, des « ambassadeurs de la réconciliation » de Dieu. Je souhaite que les sacrements de réconciliation qu’organiseront les doyennés, en ce temps de l’Avent 2012, soient aussi des temps de grâce, pour notre renouvellement à la source intarissable de la Miséricorde de Dieu, afin que nos familles, nos communautés sacerdotales, religieuses et ecclésiales, nos associations et aumôneries vivent Noël et en éprouvent une joie profonde et durable.

Et la véritable prière qui guérit est celle-là qui fait du pardon reçu de Dieu et du pardon offert au prochain le chemin de la purification et de la sanctification C’est pourquoi Jésus peut nous enseigner solennellement : « Quand donc tu vas présenter ton offrande à l’autel, si là tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse-là ton offrande, devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère ; viens alors présenter ton offrande. » Dans l’Exhortation Apostolique post-synodale Africae munus , le Pape Benoît XVI a souligné à propos du pardon et de la réconciliation que « c’est la grâce de Dieu qui nous donne un cœur nouveau et qui nous réconcilie avec lui et avec nos frères » .C’est Lui l’origine de la force qui nous porte vers le prochain pour faire de nous, comme le dit admirablement Saint Paul, des « ambassadeurs de la réconciliation » de Dieu. Je souhaite que les sacrements de réconciliation qu’organiseront les doyennés, en ce temps de l’Avent 2012, soient aussi des temps de grâce, pour notre renouvellement à la source intarissable de la Miséricorde de Dieu, afin que nos familles, nos communautés sacerdotales, religieuses et ecclésiales, nos associations et aumôneries vivent Noël et en éprouvent une joie profonde et durable.

LA GRACE DE DIEU

En vérité, lorsque la vie du croyant se renouvelle ainsi à la source du pardon, elle croît ; et son témoignage devient crédible. Nous ne devons jamais l’oublier, si notre être chrétien est né de la Passion-Mort-Résurrection du Christ, ce qui nous donne de grandir, c’est la grâce qui naît de la qualité de notre foi au don de Jésus qui se renouvelle dans le Saint Sacrifice de la Messe. Comme dit le Saint Père, « notre foi grandit et se renforce seulement en croyant » . C’est en approfondissant notre foi, une foi convenablement célébrée dans la liturgie, que nous faisons vraiment œuvre de théologie, autrement dit, que notre vie dit Dieu de façon authentique et crédible.

En vérité, lorsque la vie du croyant se renouvelle ainsi à la source du pardon, elle croît ; et son témoignage devient crédible. Nous ne devons jamais l’oublier, si notre être chrétien est né de la Passion-Mort-Résurrection du Christ, ce qui nous donne de grandir, c’est la grâce qui naît de la qualité de notre foi au don de Jésus qui se renouvelle dans le Saint Sacrifice de la Messe. Comme dit le Saint Père, « notre foi grandit et se renforce seulement en croyant » . C’est en approfondissant notre foi, une foi convenablement célébrée dans la liturgie, que nous faisons vraiment œuvre de théologie, autrement dit, que notre vie dit Dieu de façon authentique et crédible.

LA GRACE DE DIEU...

C’est là le chemin que nous trace le Saint Père quand il nous engage, dans Africae munus, à une éducation de la Foi. Le contenu de cette éducation est tout donné dans le Catéchisme de l’Église Catholique dont nous célébrons, en cette année de la foi, le 20ème anniversaire de la publication par le Bienheureux Pape Jean-Paul II. Chacun des articles de notre CREDO y est expliqué et nous pouvons en comprendre l’enracinement dans les Saintes Écritures de même que le développement théologique qui en a été fait à travers l’histoire de notre Église. Je recommande à tous les catéchistes de participer activement à toutes les formations organisées à leur intention et aux jeunes de vivre pleinement les moments de récollection qui leur seront proposés au cours de cette année. Que tous, nous avancions avec courage, en nous laissant dire par le Christ, comme à ses Apôtres, « n’ayez pas peur ! »

C’est là le chemin que nous trace le Saint Père quand il nous engage, dans Africae munus, à une éducation de la Foi. Le contenu de cette éducation est tout donné dans le Catéchisme de l’Église Catholique dont nous célébrons, en cette année de la foi, le 20ème anniversaire de la publication par le Bienheureux Pape Jean-Paul II. Chacun des articles de notre CREDO y est expliqué et nous pouvons en comprendre l’enracinement dans les Saintes Écritures de même que le développement théologique qui en a été fait à travers l’histoire de notre Église. Je recommande à tous les catéchistes de participer activement à toutes les formations organisées à leur intention et aux jeunes de vivre pleinement les moments de récollection qui leur seront proposés au cours de cette année. Que tous, nous avancions avec courage, en nous laissant dire par le Christ, comme à ses Apôtres, « n’ayez pas peur ! »

LA GRACE DE DIEU...

C’est là le chemin que nous trace le Saint Père quand il nous engage, dans Africae munus, à une éducation de la Foi. Le contenu de cette éducation est tout donné dans le Catéchisme de l’Église Catholique dont nous célébrons, en cette année de la foi, le 20ème anniversaire de la publication par le Bienheureux Pape Jean-Paul II. Chacun des articles de notre CREDO y est expliqué et nous pouvons en comprendre l’enracinement dans les Saintes Écritures de même que le développement théologique qui en a été fait à travers l’histoire de notre Église. Je recommande à tous les catéchistes de participer activement à toutes les formations organisées à leur intention et aux jeunes de vivre pleinement les moments de récollection qui leur seront proposés au cours de cette année. Que tous, nous avancions avec courage, en nous laissant dire par le Christ, comme à ses Apôtres, « n’ayez pas peur ! »

C’est là le chemin que nous trace le Saint Père quand il nous engage, dans Africae munus, à une éducation de la Foi. Le contenu de cette éducation est tout donné dans le Catéchisme de l’Église Catholique dont nous célébrons, en cette année de la foi, le 20ème anniversaire de la publication par le Bienheureux Pape Jean-Paul II. Chacun des articles de notre CREDO y est expliqué et nous pouvons en comprendre l’enracinement dans les Saintes Écritures de même que le développement théologique qui en a été fait à travers l’histoire de notre Église. Je recommande à tous les catéchistes de participer activement à toutes les formations organisées à leur intention et aux jeunes de vivre pleinement les moments de récollection qui leur seront proposés au cours de cette année. Que tous, nous avancions avec courage, en nous laissant dire par le Christ, comme à ses Apôtres, « n’ayez pas peur ! »

LA GRACE DE DIEU...

Si « la foi grandit et se renforce en croyant », retenons également que « la foi sans la charité ne porte pas de fruit » . Il s’agit d’abord et avant tout de la charité vécue comme vertu théologale, dont la force est en Dieu qui nous a aimés le premier. C’est en réponse à son amour que nous devons l’aimer, Lui, de « tout notre cœur, de toute notre force, de toute notre âme et de toute notre intelligence » et aimer le prochain comme nous-mêmes. Notre amour pour le prochain s’inspire, lui aussi, de l’amour et de l’attention du Christ pour chacun, particulièrement pour les pauvres, dans leurs besoins matériels, culturels et spirituels. En méditant Mathieu 25,31-46, nous pouvons nous rendre compte, encore aujourd’hui, que les pauvres nous sont confiés et que, sur cette responsabilité, Dieu nous jugera. La visite du Cardinal Robert SARAH, Président du Conseil Pontifical Cor Unum, au Liban du 7 au 10 novembre 2012, comme envoyé spécial du Pape Benoît XVI, pour manifester la charité de l’Église catholique au peuple syrien est une indication pour nous de la nécessité d’ouvrir nos cœurs à la souffrance de tout homme. C’est là une dimension de la mission qui caractérise la foi catholique que nous professons. Et le Pape Benoit XVI lui-même, dès les premières pages de l’encyclique Caritas in veritate, avait déjà souligné que « la charité est la voie maîtresse de la doctrine sociale de l’Église. Toute responsabilité et tout engagement définis par cette doctrine sont imprégnés de l’amour qui, selon l’enseignement du Christ, est la synthèse de toute la Loi »

Si « la foi grandit et se renforce en croyant », retenons également que « la foi sans la charité ne porte pas de fruit » . Il s’agit d’abord et avant tout de la charité vécue comme vertu théologale, dont la force est en Dieu qui nous a aimés le premier. C’est en réponse à son amour que nous devons l’aimer, Lui, de « tout notre cœur, de toute notre force, de toute notre âme et de toute notre intelligence » et aimer le prochain comme nous-mêmes. Notre amour pour le prochain s’inspire, lui aussi, de l’amour et de l’attention du Christ pour chacun, particulièrement pour les pauvres, dans leurs besoins matériels, culturels et spirituels. En méditant Mathieu 25,31-46, nous pouvons nous rendre compte, encore aujourd’hui, que les pauvres nous sont confiés et que, sur cette responsabilité, Dieu nous jugera. La visite du Cardinal Robert SARAH, Président du Conseil Pontifical Cor Unum, au Liban du 7 au 10 novembre 2012, comme envoyé spécial du Pape Benoît XVI, pour manifester la charité de l’Église catholique au peuple syrien est une indication pour nous de la nécessité d’ouvrir nos cœurs à la souffrance de tout homme. C’est là une dimension de la mission qui caractérise la foi catholique que nous professons. Et le Pape Benoit XVI lui-même, dès les premières pages de l’encyclique Caritas in veritate, avait déjà souligné que « la charité est la voie maîtresse de la doctrine sociale de l’Église. Toute responsabilité et tout engagement définis par cette doctrine sont imprégnés de l’amour qui, selon l’enseignement du Christ, est la synthèse de toute la Loi »

LA GRACE DE DIEU...

Il me paraît alors urgent que nos Communautés se réorganisent, se restructurent pour trouver le minimum qui nous permette, toujours, d’être d’authentiques témoins du Christ par la charité. L’un des aspects de la restructuration à laquelle je nous invite est la création et l’installation d’un Comité pour les Affaires Économiques dans toutes les communautés paroissiales de notre diocèse, ainsi que le stipule le canon 537 du Code de Droit Canonique et que le recommande le Saint Père dans Africae munus . Le grand intérêt que nous tirerons de la bonne administration des biens de nos paroisses et institutions est la solidarité qui doit exister entre tous les agents pastoraux (prêtres, religieux et religieuses), partout où ils se trouvent, pour leur subsistance et leur juste rémunération.

Il me paraît alors urgent que nos Communautés se réorganisent, se restructurent pour trouver le minimum qui nous permette, toujours, d’être d’authentiques témoins du Christ par la charité. L’un des aspects de la restructuration à laquelle je nous invite est la création et l’installation d’un Comité pour les Affaires Économiques dans toutes les communautés paroissiales de notre diocèse, ainsi que le stipule le canon 537 du Code de Droit Canonique et que le recommande le Saint Père dans Africae munus . Le grand intérêt que nous tirerons de la bonne administration des biens de nos paroisses et institutions est la solidarité qui doit exister entre tous les agents pastoraux (prêtres, religieux et religieuses), partout où ils se trouvent, pour leur subsistance et leur juste rémunération.

LA GRACE DE DIEU...

C’est le lieu de féliciter et d’encourager la belle pratique dénommée « Pain de Monseigneur » qui a cours dans notre diocèse. Je vous exhorte donc à l’intensifier en gardant toujours à l’esprit, qu’au-delà de la modestie de l’image choisie, cette opération contribuera à soutenir financièrement :
-  Les prêtres et les religieuses envoyés en mission pastorale ou d’études ;
-  Les communautés paroissiales dans le besoin ;
-  L’Evêque dans l’accomplissement de la charité à l’égard des personnes les plus démunies en cas d’urgence.

C’est le lieu de féliciter et d’encourager la belle pratique dénommée « Pain de Monseigneur » qui a cours dans notre diocèse. Je vous exhorte donc à l’intensifier en gardant toujours à l’esprit, qu’au-delà de la modestie de l’image choisie, cette opération contribuera à soutenir financièrement :
-  Les prêtres et les religieuses envoyés en mission pastorale ou d’études ;
-  Les communautés paroissiales dans le besoin ;
-  L’Evêque dans l’accomplissement de la charité à l’égard des personnes les plus démunies en cas d’urgence.

LA REVELATION DE DIEU... (2)

2. En Grec, « Phainô » signifie « faire briller », « rendre visible », et de là « porter à la connaissance » ; tandis qu’ « epi » renvoie à l’idée de surface. « Epiphanie », c’est donc faire apparaître, manifester quelque chose qui était auparavant scellé. Le mouvement propre à l’épiphanie, c’est le passage de ce qui était caché à ce qui est désormais connu : c’est en somme un synonyme de révélation. Pour dire vrai, c’est tout l’Evangile qui est épiphanie, en ce qu’il réalise progressivement et la manifestation de l’identité réelle de Jésus et la révélation du Père en son mystère. Aussi tout le cycle liturgique devient-il épiphanie en ce que, non seulement il nous fait apparaître, mais encore nous rend présent le mystère de l’Economie divine dans sa miséricordieuse dispensation. Pour qui est familier de la Bible, l’Evangile des mages que nous méditons en cette fête renvoie à une foule de textes de l’Ancien Testament relatifs au Messie annoncé et attendu. Et voici que celui à qui sont offerts les trésors des nations païennes est indiqué comme ce Messie. Que des païens viennent le voir, se prosterner devant lui et lui offrir un tribut, c’est un signe éloquent pour les juifs : oui, en cet enfant, c’est bien le Messie attendu qui est adoré.

2. En Grec, « Phainô » signifie « faire briller », « rendre visible », et de là « porter à la connaissance » ; tandis qu’ « epi » renvoie à l’idée de surface. « Epiphanie », c’est donc faire apparaître, manifester quelque chose qui était auparavant scellé. Le mouvement propre à l’épiphanie, c’est le passage de ce qui était caché à ce qui est désormais connu : c’est en somme un synonyme de révélation. Pour dire vrai, c’est tout l’Evangile qui est épiphanie, en ce qu’il réalise progressivement et la manifestation de l’identité réelle de Jésus et la révélation du Père en son mystère. Aussi tout le cycle liturgique devient-il épiphanie en ce que, non seulement il nous fait apparaître, mais encore nous rend présent le mystère de l’Economie divine dans sa miséricordieuse dispensation. Pour qui est familier de la Bible, l’Evangile des mages que nous méditons en cette fête renvoie à une foule de textes de l’Ancien Testament relatifs au Messie annoncé et attendu. Et voici que celui à qui sont offerts les trésors des nations païennes est indiqué comme ce Messie. Que des païens viennent le voir, se prosterner devant lui et lui offrir un tribut, c’est un signe éloquent pour les juifs : oui, en cet enfant, c’est bien le Messie attendu qui est adoré.

LA GRACE DE DIEU...

Pour finir, c’est à Dieu que je voudrais recommander le ministère de chacun des prêtres de ce diocèse dont Dieu m’a fait, par pure grâce et appel de l’Église, l’Administrateur Apostolique. Par la prière de la Vierge Marie dont nous sommes les enfants de prédilection, que chacun progresse dans la vie de foi et y entraîne ses frères et sœurs. Comme l’Apôtre Paul à Philémon, je vous dis : « Frères, tout ce qu’il y a de vrai, d’honorable, tout ce qui est juste, pur, digne d’être aimé, tout ce qui est vertueux et digne d’éloge, faites-en l’objet de vos pensées. Et le Dieu de paix sera toujours avec vous. »

Pour finir, c’est à Dieu que je voudrais recommander le ministère de chacun des prêtres de ce diocèse dont Dieu m’a fait, par pure grâce et appel de l’Église, l’Administrateur Apostolique. Par la prière de la Vierge Marie dont nous sommes les enfants de prédilection, que chacun progresse dans la vie de foi et y entraîne ses frères et sœurs. Comme l’Apôtre Paul à Philémon, je vous dis : « Frères, tout ce qu’il y a de vrai, d’honorable, tout ce qui est juste, pur, digne d’être aimé, tout ce qui est vertueux et digne d’éloge, faites-en l’objet de vos pensées. Et le Dieu de paix sera toujours avec vous. »

LA REVELATION DE DIEU... (1)

A l’occasion de la Solennité de l’Epiphanie, l’Administrateur Apostolique de Porto-Novo, Mgr Jean Benoit GNAMBODE a adressé un message aux prêtres, religieux, religieuses, fidèles chrétiens et hommes de bonne volonté.

1. La révélation de Dieu a atteint, pour nous, sa plénitude dans la manifestation de son Fils dont nous avons célébré la Nativité il y a seulement quelques jours. En effet, « dans le passé, Dieu a parlé à nos pères par les prophètes, sous des formes fragmentaires et variées ; mais, dans les derniers temps, dans ces jours où nous sommes, Il nous a parlé par un Fils qu’Il a établi héritier de toutes choses, et par qui Il a créé les mondes. » Ce qu’il a ainsi plu à Dieu de réaliser se dévoile progressivement à l’intelligence de notre foi à travers les mystères de la vie de Jésus comme l’Epiphanie que la Liturgie dans notre Eglise catholique nous donne de célébrer en ce jour du 6 Janvier 2013. A l’occasion de cette fête, si chère et particulière à notre diocèse de Porto-Novo, en vous réitérant mes vœux de Joyeux Noël et d’une heureuse et sainte Année, je voudrais partager avec vous tous, chers frères dans le sacerdoce et vous, fils et filles de Porto-Novo, ma méditation sur le sens de cette fête pour notre Eglise....

LA REVELATION DE DIEU... (3)

3. La nature des dons infléchit tout de même l’idée qu’on pouvait faire de ce Messie et ce, en deux sens tellement opposés qu’il est à craindre que la figure n’en sorte inintelligible. Comme l’affirme, en effet, la Liturgie, « le trésor proclame le roi, le parfum odorant de l’encens de Saba s’adresse à Dieu, tandis que la myrrhe annonce la poussière du sépulcre » (Hymne). Que l’or soit offert au Messie, descendant du roi David et appelé de ce fait à régner sur Israël, quoi d’étonnant ! Mais qu’on lui offre simultanément cet encens qui ne brûle que sur l’autel du Dieu vivant et cette myrrhe qui sert à embaumer les corps, c’est à la fois scandaleux et contradictoire. Scandaleux, car le Roi n’est tout au plus que « Lieutenant » de Dieu et non pas Dieu lui-même. Contradictoire parce que Dieu n’a pas de corps et qu’en conséquence, il ne peut mourir. POURTANT, C’EST BIEN DE CELA QU’IL S’AGIT. Le Christ Jésus reçoit l’offrande d’or en tant que Roi messianique, l’encens en tant que Dieu et la myrrhe en tant que mortel, solidaire de ceux qu’il vient sauver par l’étrange cohabitation de l’Incarnation. La venue des mages éclaire donc le « Mystère du Christ » dont parle Saint Paul dans sa lettre aux Ephésiens

3. La nature des dons infléchit tout de même l’idée qu’on pouvait faire de ce Messie et ce, en deux sens tellement opposés qu’il est à craindre que la figure n’en sorte inintelligible. Comme l’affirme, en effet, la Liturgie, « le trésor proclame le roi, le parfum odorant de l’encens de Saba s’adresse à Dieu, tandis que la myrrhe annonce la poussière du sépulcre » (Hymne). Que l’or soit offert au Messie, descendant du roi David et appelé de ce fait à régner sur Israël, quoi d’étonnant ! Mais qu’on lui offre simultanément cet encens qui ne brûle que sur l’autel du Dieu vivant et cette myrrhe qui sert à embaumer les corps, c’est à la fois scandaleux et contradictoire. Scandaleux, car le Roi n’est tout au plus que « Lieutenant » de Dieu et non pas Dieu lui-même. Contradictoire parce que Dieu n’a pas de corps et qu’en conséquence, il ne peut mourir. POURTANT, C’EST BIEN DE CELA QU’IL S’AGIT. Le Christ Jésus reçoit l’offrande d’or en tant que Roi messianique, l’encens en tant que Dieu et la myrrhe en tant que mortel, solidaire de ceux qu’il vient sauver par l’étrange cohabitation de l’Incarnation. La venue des mages éclaire donc le « Mystère du Christ » dont parle Saint Paul dans sa lettre aux Ephésiens.

LA REVELATION DE DIEU... (4)

4. Comme sacrement et instrument de salut aujourd’hui, l’Eglise accueille et manifeste Dieu aux hommes ; autrement dit, l’Epiphanie rappelle à l’Eglise son être et sa mission. Le Pape Benoît XVI nous l’a d’ailleurs bien notifié à l’occasion de l’Epiphanie 2006 : « Dans le contexte liturgique de l’Epiphanie, disait-il, se manifestent également le mystère de l’Eglise et sa dimension missionnaire. Celle-ci est appelée à faire resplendir dans le monde la lumière du Christ en la reflétant en elle-même comme la lune reflète la lumière du soleil. » L’Eglise est donc cette communauté qui, continuellement, au cours de son Histoire, doit rendre manifeste le Mystère de Jésus et donc le Mystère de Dieu et le Mystère de l’Homme. C’est pour accomplir efficacement cette mission que le Concile Vatican II, il y a cinquante ans, a encouragé l’annonce de l’Evangile dans l’esprit même de l’Incarnation . On y a compris la nécessité de l’enracinement culturel du message de salut, sous la responsabilité des Conférences Episcopales de sorte que toute apparence de syncrétisme soit repoussée et que la vie chrétienne soit « ajustée au génie et au caractère de chaque culture. »

Nous pouvons croire que c’est ce souci qui a animé le Père Francis Aupiais lorsque, devenu en 1919, Père Supérieur de la mission de Porto-Novo et vicaire général de Mgr STEINMETZ , il entreprit de faire de l’Epiphanie un « cérémonialisme » . La fête de l’Epiphanie devrait lui fournir « l’opportunité de réaliser à propos d’un épisode de l’histoire sainte une sorte de mise en scène théâtrale aux vertus pédagogiques, où la caractéristique de la dramaturgie consistait en une audacieuse ‘africanisation’ de l’adoration des rois mages » Ceci fut considéré comme la première tentative d’inculturation. Et pour ce faire, le Père Aupiais a bénéficié de la collaboration originale de son ami Zounon Mêdjè, conteur très réputé. C’est avec ce non-chrétien, qu’il écrivit sa pièce de théâtre « Solennité de l’Epiphanie : le mystère de la Nativité » . Le Père Joseph HUCHET, témoin de cette fête en 1947, alors qu’on la célébrait déjà depuis 25 ans, dit qu’elle était bien adaptée pour « attirer les païens, en particulier les ‘Gouns’ fortement ancrés dans le fétichisme » . Cette célébration, hier plus qu’aujourd’hui, attirait du monde devant les représentations des acteurs choisis et entraînés. Les longues processions dans les rues de la ville dans la soirée donnaient l’occasion de chanter et de danser à la gloire du Messie Sauveur. 4. Comme sacrement et instrument de salut aujourd’hui, l’Eglise accueille et manifeste Dieu aux hommes ; autrement dit, l’Epiphanie rappelle à l’Eglise son être et sa mission. Le Pape Benoît XVI nous l’a d’ailleurs bien notifié à l’occasion de l’Epiphanie 2006 : « Dans le contexte liturgique de l’Epiphanie, disait-il, se manifestent également le mystère de l’Eglise et sa dimension missionnaire. Celle-ci est appelée à faire resplendir dans le monde la lumière du Christ en la reflétant en elle-même comme la lune reflète la lumière du soleil. » L’Eglise est donc cette communauté qui, continuellement, au cours de son Histoire, doit rendre manifeste le Mystère de Jésus et donc le Mystère de Dieu et le Mystère de l’Homme. C’est pour accomplir efficacement cette mission que le Concile Vatican II, il y a cinquante ans, a encouragé l’annonce de l’Evangile dans l’esprit même de l’Incarnation . On y a compris la nécessité de l’enracinement culturel du message de salut, sous la responsabilité des Conférences Episcopales de sorte que toute apparence de syncrétisme soit repoussée et que la vie chrétienne soit « ajustée au génie et au caractère de chaque culture. »

Nous pouvons croire que c’est ce souci qui a animé le Père Francis Aupiais lorsque, devenu en 1919, Père Supérieur de la mission de Porto-Novo et vicaire général de Mgr STEINMETZ , il entreprit de faire de l’Epiphanie un « cérémonialisme » . La fête de l’Epiphanie devrait lui fournir « l’opportunité de réaliser à propos d’un épisode de l’histoire sainte une sorte de mise en scène théâtrale aux vertus pédagogiques, où la caractéristique de la dramaturgie consistait en une audacieuse ‘africanisation’ de l’adoration des rois mages » Ceci fut considéré comme la première tentative d’inculturation. Et pour ce faire, le Père Aupiais a bénéficié de la collaboration originale de son ami Zounon Mêdjè, conteur très réputé. C’est avec ce non-chrétien, qu’il écrivit sa pièce de théâtre « Solennité de l’Epiphanie : le mystère de la Nativité » . Le Père Joseph HUCHET, témoin de cette fête en 1947, alors qu’on la célébrait déjà depuis 25 ans, dit qu’elle était bien adaptée pour « attirer les païens, en particulier les ‘Gouns’ fortement ancrés dans le fétichisme » . Cette célébration, hier plus qu’aujourd’hui, attirait du monde devant les représentations des acteurs choisis et entraînés. Les longues processions dans les rues de la ville dans la soirée donnaient l’occasion de chanter et de danser à la gloire du Messie Sauveur.

4. Comme sacrement et instrument de salut aujourd’hui, l’Eglise accueille et manifeste Dieu aux hommes ; autrement dit, l’Epiphanie rappelle à l’Eglise son être et sa mission. Le Pape Benoît XVI nous l’a d’ailleurs bien notifié à l’occasion de l’Epiphanie 2006 : « Dans le contexte liturgique de l’Epiphanie, disait-il, se manifestent également le mystère de l’Eglise et sa dimension missionnaire. Celle-ci est appelée à faire resplendir dans le monde la lumière du Christ en la reflétant en elle-même comme la lune reflète la lumière du soleil. » L’Eglise est donc cette communauté qui, continuellement, au cours de son Histoire, doit rendre manifeste le Mystère de Jésus et donc le Mystère de Dieu et le Mystère de l’Homme. C’est pour accomplir efficacement cette mission que le Concile Vatican II, il y a cinquante ans, a encouragé l’annonce de l’Evangile dans l’esprit même de l’Incarnation . On y a compris la nécessité de l’enracinement culturel du message de salut, sous la responsabilité des Conférences Episcopales de sorte que toute apparence de syncrétisme soit repoussée et que la vie chrétienne soit « ajustée au génie et au caractère de chaque culture. »

Nous pouvons croire que c’est ce souci qui a animé le Père Francis Aupiais lorsque, devenu en 1919, Père Supérieur de la mission de Porto-Novo et vicaire général de Mgr STEINMETZ , il entreprit de faire de l’Epiphanie un « cérémonialisme » . La fête de l’Epiphanie devrait lui fournir « l’opportunité de réaliser à propos d’un épisode de l’histoire sainte une sorte de mise en scène théâtrale aux vertus pédagogiques, où la caractéristique de la dramaturgie consistait en une audacieuse ‘africanisation’ de l’adoration des rois mages » Ceci fut considéré comme la première tentative d’inculturation. Et pour ce faire, le Père Aupiais a bénéficié de la collaboration originale de son ami Zounon Mêdjè, conteur très réputé. C’est avec ce non-chrétien, qu’il écrivit sa pièce de théâtre « Solennité de l’Epiphanie : le mystère de la Nativité » . Le Père Joseph HUCHET, témoin de cette fête en 1947, alors qu’on la célébrait déjà depuis 25 ans, dit qu’elle était bien adaptée pour « attirer les païens, en particulier les ‘Gouns’ fortement ancrés dans le fétichisme » . Cette célébration, hier plus qu’aujourd’hui, attirait du monde devant les représentations des acteurs choisis et entraînés. Les longues processions dans les rues de la ville dans la soirée donnaient l’occasion de chanter et de danser à la gloire du Messie Sauveur.

LA REVELATION DE DIEU... (5)

5. L’initiative du Révérend Père Aupiais devait être poursuivie par tous les évangélisateurs, en particulier par le clergé autochtone. C’est ici le lieu de rendre hommage à nos Pères dans la foi et à nos aînés dans le sacerdoce qui ont œuvré dans ce sens : Les Pères Michel HOUNGBEDJI, Antoine DOSSOU, Laurent SAH, Michel AHODANTIN, Mgr Noël BOUCHEIX et Mgr Vincent MENSAH à qui nous devons d’avoir réussi, non sans peines, à toujours faire célébrer la fête populaire de l’Epiphanie au jour d’incidence fixée par la sainte Liturgie de notre Eglise. Nous ne saurions oublier le zèle et l’abnégation de tant de fidèles laïcs qui n’avaient, à la limite, d’autres raisons d’être chrétiens que leur engagement pour la fête de l’Epiphanie. Après tant d’années d’organisation et de célébration de l’Epiphanie à Porto-Novo, et en cette Année de la Foi, il me paraît utile de nous exhorter à revenir sur l’essentiel de cette fête afin de faire des réjouissances populaires auxquelles elle donne lieu une occasion de grande évangélisation. Ceci est d’autant plus urgent que dans son Exhortation Apostolique post-synodale Africae munus, le Saint Père a grandement insisté sur « l’inculturation de l’Evangile et l’évangélisation de la culture » déjà évoquée dans Ecclesia in Africa. Ceci passe par une identification rigoureuse des « aspects de la culture qui font obstacle à l’incarnation des valeurs de l’Evangile tout comme ceux qui les promeuvent » . Bien entendu, nous rejoignons ici le sens donné au mot culture par le dictionnaire des mots de la foi chrétienne : « l’on nomme couramment culture, en Sociologie, l’ensemble des modèles de comportement et d’expression, des schèmes de pensée, des normes morales et des échelles de valeurs qui sont admis dans une société ou un groupe donné et qui règlent l’interaction des individus qui les composent » . Ce sens a été synthétisé et approfondi par le Concile Vatican II qui a désigné la culture comme « tout ce par quoi l’homme affine et développe les multiples capacités de son esprit et de son corps ; s’efforce de soumettre l’univers par la connaissance et le travail ; humanise la vie sociale… » C’est à la culture de Porto-Novo que le message de « l’Evangile de l’Epiphanie » est adressé pour la transformer de l’intérieur, c’est-à-dire pour la rendre capable de structurer pour Dieu des hommes et des femmes « à son image et à sa ressemblance » . Percevoir ainsi la mission de l’évangélisation de notre culture accroît notre responsabilité de pasteurs et de fidèles laïcs appelés au dialogue d’interculturalité où le Christ Jésus doit être reconnu et adoré comme le seul universel concret. C’est grâce à Lui que se fait, avec la certitude de la victoire, le combat contre les forces négatrices et inhibitrices des valeurs culturelles qui développent l’homme. La fête de l’Epiphanie le révèle ainsi quand, par la puissance du Saint Esprit, les mages sont guidés à retourner chez eux sans passer chez Hérode qui avait le vil dessein de tuer le Nouveau-né.

5. L’initiative du Révérend Père Aupiais devait être poursuivie par tous les évangélisateurs, en particulier par le clergé autochtone. C’est ici le lieu de rendre hommage à nos Pères dans la foi et à nos aînés dans le sacerdoce qui ont œuvré dans ce sens : Les Pères Michel HOUNGBEDJI, Antoine DOSSOU, Laurent SAH, Michel AHODANTIN, Mgr Noël BOUCHEIX et Mgr Vincent MENSAH à qui nous devons d’avoir réussi, non sans peines, à toujours faire célébrer la fête populaire de l’Epiphanie au jour d’incidence fixée par la sainte Liturgie de notre Eglise. Nous ne saurions oublier le zèle et l’abnégation de tant de fidèles laïcs qui n’avaient, à la limite, d’autres raisons d’être chrétiens que leur engagement pour la fête de l’Epiphanie. Après tant d’années d’organisation et de célébration de l’Epiphanie à Porto-Novo, et en cette Année de la Foi, il me paraît utile de nous exhorter à revenir sur l’essentiel de cette fête afin de faire des réjouissances populaires auxquelles elle donne lieu une occasion de grande évangélisation. Ceci est d’autant plus urgent que dans son Exhortation Apostolique post-synodale Africae munus, le Saint Père a grandement insisté sur « l’inculturation de l’Evangile et l’évangélisation de la culture » déjà évoquée dans Ecclesia in Africa. Ceci passe par une identification rigoureuse des « aspects de la culture qui font obstacle à l’incarnation des valeurs de l’Evangile tout comme ceux qui les promeuvent » . Bien entendu, nous rejoignons ici le sens donné au mot culture par le dictionnaire des mots de la foi chrétienne : « l’on nomme couramment culture, en Sociologie, l’ensemble des modèles de comportement et d’expression, des schèmes de pensée, des normes morales et des échelles de valeurs qui sont admis dans une société ou un groupe donné et qui règlent l’interaction des individus qui les composent » . Ce sens a été synthétisé et approfondi par le Concile Vatican II qui a désigné la culture comme « tout ce par quoi l’homme affine et développe les multiples capacités de son esprit et de son corps ; s’efforce de soumettre l’univers par la connaissance et le travail ; humanise la vie sociale… » C’est à la culture de Porto-Novo que le message de « l’Evangile de l’Epiphanie » est adressé pour la transformer de l’intérieur, c’est-à-dire pour la rendre capable de structurer pour Dieu des hommes et des femmes « à son image et à sa ressemblance » . Percevoir ainsi la mission de l’évangélisation de notre culture accroît notre responsabilité de pasteurs et de fidèles laïcs appelés au dialogue d’interculturalité où le Christ Jésus doit être reconnu et adoré comme le seul universel concret. C’est grâce à Lui que se fait, avec la certitude de la victoire, le combat contre les forces négatrices et inhibitrices des valeurs culturelles qui développent l’homme. La fête de l’Epiphanie le révèle ainsi quand, par la puissance du Saint Esprit, les mages sont guidés à retourner chez eux sans passer chez Hérode qui avait le vil dessein de tuer le Nouveau-né.

LA REVELATION DE DIEU... (8)

8. Dans la personne de la Vierge Marie dont la profonde attitude de foi est caractérisée par la méditation de la Parole de Dieu, nous avons un modèle. Toute vraie inculturation est manifestation, révélation du sens profond des saintes Ecritures. Comment pouvons-nous y parvenir si nous-mêmes ne sommes imprégnés de la Parole de Dieu ? Comme je l’écrivais dans mon message pour le temps de l’Avent, « la lecture, l’écoute, la méditation de la Parole de Dieu donnent au chrétien d’asseoir sa vie sur le Roc qu’est le Christ et d’avoir un Guide sûr dans le discernement quotidien qu’exige chacune de ses décisions. » En observant la Vierge Marie devant l’Enfant Jésus dans la crèche, on est touché par son silence. Ce silence est caractéristique de sa vie. C’est dans ce silence qu’elle adore la Parole éternelle. En voyant devant ses yeux, en ses bras, la Parole substantielle du Père être muette et réduite au silence par l’état de son enfance, elle rentre en un nouveau silence et y est transformée à l’image du Verbe incarné qui est son Fils et son Dieu. Et « la vie de la Vierge Marie se passe ainsi de silence en silence, de silence d’adoration en silence de transformation, son esprit et ses sens conspirant également à former et à perpétuer en elle cette vie de silence » Voilà notre modèle en cette Année de la Foi, à Porto-Novo. Voilà tracé, par elle, le chemin de notre transformation pour réussir l’évangélisation de notre culture. C’est à elle que je nous confie, reprenant la prière de la consécration de notre diocèse à son Cœur Immaculé. Qu’elle nous accompagne et nous soutienne. Amen !

8. Dans la personne de la Vierge Marie dont la profonde attitude de foi est caractérisée par la méditation de la Parole de Dieu, nous avons un modèle. Toute vraie inculturation est manifestation, révélation du sens profond des saintes Ecritures. Comment pouvons-nous y parvenir si nous-mêmes ne sommes imprégnés de la Parole de Dieu ? Comme je l’écrivais dans mon message pour le temps de l’Avent, « la lecture, l’écoute, la méditation de la Parole de Dieu donnent au chrétien d’asseoir sa vie sur le Roc qu’est le Christ et d’avoir un Guide sûr dans le discernement quotidien qu’exige chacune de ses décisions. » En observant la Vierge Marie devant l’Enfant Jésus dans la crèche, on est touché par son silence. Ce silence est caractéristique de sa vie. C’est dans ce silence qu’elle adore la Parole éternelle. En voyant devant ses yeux, en ses bras, la Parole substantielle du Père être muette et réduite au silence par l’état de son enfance, elle rentre en un nouveau silence et y est transformée à l’image du Verbe incarné qui est son Fils et son Dieu. Et « la vie de la Vierge Marie se passe ainsi de silence en silence, de silence d’adoration en silence de transformation, son esprit et ses sens conspirant également à former et à perpétuer en elle cette vie de silence » Voilà notre modèle en cette Année de la Foi, à Porto-Novo. Voilà tracé, par elle, le chemin de notre transformation pour réussir l’évangélisation de notre culture. C’est à elle que je nous confie, reprenant la prière de la consécration de notre diocèse à son Cœur Immaculé. Qu’elle nous accompagne et nous soutienne. Amen !

LA REVELATION DE DIEU... (6)

6. En nous engageant dans notre responsabilité à faire de l’Epiphanie, à Porto-Novo, une occasion d’évangélisation authentique, nous donnerons une nouvelle impulsion à une initiative vieille de 90 ans. Nous rejoindrons sur le chemin de leur quête « de nombreuses personnes qui, bien que ne reconnaissant pas en soi le don de la foi, sont quand même dans une recherche sincère du sens ultime de la vérité définitive sur leur existence et sur le monde. » Je suggère alors que tous les Comités d’organisation de la fête de l’Epiphanie sur les paroisses du diocèse fassent l’objet d’une plus grande attention des prêtres et que les acteurs des représentations soient choisis parmi les chrétiens pour redonner à ce qui est dit et fait la révérence due à la Parole de Dieu et aux Mystères de la vie de Notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. Je souhaite particulièrement que, pour toute adaptation, l’on se souvienne qu’en matière d’inculturation dans notre diocèse, il existe une réglementation encore en vigueur. Et à cet effet, il serait bienfaisant de se référer au décret et aux décisions du premier Synode diocésain de Porto-Novo.

6. En nous engageant dans notre responsabilité à faire de l’Epiphanie, à Porto-Novo, une occasion d’évangélisation authentique, nous donnerons une nouvelle impulsion à une initiative vieille de 90 ans. Nous rejoindrons sur le chemin de leur quête « de nombreuses personnes qui, bien que ne reconnaissant pas en soi le don de la foi, sont quand même dans une recherche sincère du sens ultime de la vérité définitive sur leur existence et sur le monde. » Je suggère alors que tous les Comités d’organisation de la fête de l’Epiphanie sur les paroisses du diocèse fassent l’objet d’une plus grande attention des prêtres et que les acteurs des représentations soient choisis parmi les chrétiens pour redonner à ce qui est dit et fait la révérence due à la Parole de Dieu et aux Mystères de la vie de Notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. Je souhaite particulièrement que, pour toute adaptation, l’on se souvienne qu’en matière d’inculturation dans notre diocèse, il existe une réglementation encore en vigueur. Et à cet effet, il serait bienfaisant de se référer au décret et aux décisions du premier Synode diocésain de Porto-Novo.

LA REVELATION DE DIEU... (7)

7. Mais comme le dit le Saint Père, c’est l’Esprit Saint qui est « l’authentique protagoniste de l’inculturation. C’est lui qui préside de manière féconde au dialogue entre la Parole de Dieu qui s’est révélée dans le Christ, et les requêtes les plus profondes qui jaillissent de la multiplicité des hommes et des cultures. » C’est la puissance de ce même Esprit que j’invoque sur nous tous afin que dans la préparation des futures célébrations de l’Epiphanie, nous osions « séparer le bon grain de l’ivraie » pour, d’une part, présenter à Dieu les éléments culturels porteurs de valeurs et, d’autre part, laisser le feu de l’Esprit Saint brûler tous les germes contraires à l’Evangile. C’est là également une exigence de la foi au Christ que nous soyons responsables du devenir de notre culture qu’il nous appartient d’ordonner à l’annonce du salut de sorte que la connaissance graduelle que nos enfants, élèves et catéchumènes, acquièrent du monde, de la vie et de l’homme, soit illuminée par la foi .

7. Mais comme le dit le Saint Père, c’est l’Esprit Saint qui est « l’authentique protagoniste de l’inculturation. C’est lui qui préside de manière féconde au dialogue entre la Parole de Dieu qui s’est révélée dans le Christ, et les requêtes les plus profondes qui jaillissent de la multiplicité des hommes et des cultures. » C’est la puissance de ce même Esprit que j’invoque sur nous tous afin que dans la préparation des futures célébrations de l’Epiphanie, nous osions « séparer le bon grain de l’ivraie » pour, d’une part, présenter à Dieu les éléments culturels porteurs de valeurs et, d’autre part, laisser le feu de l’Esprit Saint brûler tous les germes contraires à l’Evangile. C’est là également une exigence de la foi au Christ que nous soyons responsables du devenir de notre culture qu’il nous appartient d’ordonner à l’annonce du salut de sorte que la connaissance graduelle que nos enfants, élèves et catéchumènes, acquièrent du monde, de la vie et de l’homme, soit illuminée par la foi .

Chrétiens et musulmans pour une société meilleure

Rencontre de dialogue en Iran avec le card. Tauran
- « Le dialogue constructif entre chrétiens et musulmans joue un rôle crucial pour construire une société meilleure », affirment les participants à la IXe réunion de dialogue entre le Centre iranien pour le dialogue interreligieux de « l’Islamic Culture and Relations Organization » (ICRO) et le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, organisée les 25 et 26 novembre 2014 à Téhéran.

L’événement était présidé conjointement par M. Abouzar Ebrahimi Turkaman, président de l’ICRO, et par le cardinal Jean-Louis Tauran, président du dicastère romain.

Les participants se sont penchés sur le thème « Chrétiens et musulmans en dialogue constructif pour le bien de la société » avec des exposés sur « la spiritualité : sa nature, le rôle et les méthodes de sa promotion » ; « les médias : leur rôle dans la promotion de la culture du dialogue » ; « les valeurs religieuses : une réponse à l’extrémisme et à la violence ».

À la fin de la réunion, les participants ont publié ensemble cette déclaration :

1. Les deux décennies de dialogue entre les deux institutions ont fourni l’occasion d’une meilleure connaissance et compréhension mutuelle.

2. Les participants ont souligné que le dialogue constructif entre chrétiens et musulmans joue un rôle crucial pour construire une société meilleure.

3. La spiritualité est à la fois un don de Dieu et le fruit d’une aventure humaine conduisant à la vérité.

4. Une véritable spiritualité permet de reconnaître la présence et l’action de Dieu en nous et dans le monde.

5. Les médias sont appelés à jouer un rôle spécifique dans la promotion de relations positives entre chrétiens et musulmans.

6. Les participants ont condamné toutes formes d’extrémisme et de violence, en particulier lorsqu’ils sont commis au nom de la religion.

La prochaine rencontre aura lieu à Rome en 2016, et sera précédée par une réunion préparatoire en 2015.

La délégation de l’ICRO était composée du Dr Turkaman, du Dr Qahraman Suleimani, du Dr Ali Mohammad Helmi, de l’ayatollah Seyed Mostafa Mohageg Damad, de l’ayatollah Ali Akbar Rashad, de l’hojat al-islam Aboulhusein Khosrowpanah, de l’hojat al-islam Aboulhasan Nawab, de l’hojat al-islam Shahryar Shojaeipour, du Dr Emad Afrough, du Dr Abdolrahim Gavahi, de Mme Haideh Rostamabadi, de M. Ali Reza Gorbanpour. L’hojat al-islam Ali Younesi, Conseiller spécial du président pour les minorités ethniques et des affaires religieuses, est intervenu lors de la rencontre.

Du côté de l’Église catholique, étaient présents le cardinal Tauran, le P. Miguel Ángel Ayuso Guixot, MCCJ, secrétaire du dicastère, Mgr Khaled Akasheh, chef de bureau pour l’Islam, Mgr Ramzi Garmou, archevêque chaldéen de Téhéran, Mgr Neshan Karakéhéyan, le P. Paul Lawlor, O.P., M. Michel Roy, secrétaire général de Caritas Internationalis, le Prof. Michele Zanzucchi, directeur de la revue Città Nuova du mouvement des Focolari, Soeur Nora Ishoui, M. Majdi Dayyat, président du Centre Notre-Dame de la Paix (OLOPC) de Amman, M. George Darash et M. Nagui Rizk.

Une étude approfondie

Les artisans du dialogue islamo-chrétien sont appelés à « une étude approfondie, parce que l’approximation et l’improvisation peuvent être contre-productifs » : « Il faut un engagement continu et dans la durée », déclare le pape François en recevant les participants au congrès de l’Institut pontifical d’études arabes et d’islamologie (PISAI), le 24 janvier 2015.

Le congrès international, intitulé "Étudier et comprendre la religion de l’autre" (22-24 janvier) a notamment présenté le travail du PISAI, pour marquer le 50e anniversaire de son ouverture à Rome (1964-2014), après une activité en Tunisie (1926-1964).

Saluant « cet Institut très précieux » et « les pas accomplis dans le dialogue interreligieux », le pape a souhaité que le PISAI « ne trahisse jamais son objectif premier d’écoute et de dialogue, fondé sur une identité claire, sur la recherche passionnée, patiente et rigoureuse de la vérité et de la beauté ».

« Au commencement du dialogue, il y a la rencontre... sur cette route, l’exercice de l’écoute est essentiel », a-t-il précisé.

Le dialogue interreligieux exige aussi « une formation adaptée » : il s’agit de « ne pas tomber dans le piège d’un syncrétisme conciliant » et de ne pas se limiter « à accepter tout ce qui est dit superficiellement, donnant lieu à des stéréotypes et des idées préconçues ».

Le pape a encouragé à « aller rechercher les sources, à colmater les lacunes, à analyser l’étymologie, à proposer une herméneutique du dialogue », à travers « une approche scientifique ».

« L’antidote le plus efficace contre toute forme de violence est l’éducation à la découverte et l’acceptation de la différence en tant que richesse et fécondité », a-t-il aussi souligné.

Discours du pape François à la Communauté du PISAI

Messieurs les Cardinaux, Chers frères évêques et prêtres, Frères et sœurs,

Je vous accueille avec plaisir au terme du congrès organisé pour commémorer le cinquantième anniversaire de la création à Rome de l’Institut pontifical d’études arabes et d’islamologie. Je remercie le cardinal Grocholewski pour les paroles qu’il m’a adressées en votre nom, ainsi que le cardinal Tauran pour sa présence.

Pendant ces dernières années, malgré les incompréhensions et difficultés, il y a eu des pas en avant dans le dialogue interreligieux, y compris avec les fidèles de l’islam. Sur cette route, l’exercice de l’écoute est essentiel. Dans un processus de compréhension réciproque et de cohabitation pacifique, il n’est pas seulement une condition nécessaire, mais aussi un devoir pédagogique afin d’être « capables de reconnaître les valeurs des autres, de comprendre les préoccupations sous jacentes à leurs plaintes, et de mettre en lumière les convictions communes » (Exhort. ap. Evangelii gaudium, 253). A la base de tout ceci, une formation adaptée est nécessaire pour que, fort de sa propre identité, l’on puisse grandir dans la connaissance réciproque.

Il faut faire attention à ne pas tomber dans le piège d’un syncrétisme conciliant mais, au final, vide et avant coureur d’un totalitarisme sans valeurs (Ibid, 251, 253). Une approche accommodante facile, « qui dit oui à tout pour éviter les problèmes » (Ibid, 251), finit par être « une manière de tromper l’autre et de nier le bien qu’on a reçu comme un don à partager généreusement » (Ibid). En premier lieu, ceci nous invite à retourner vers les fondamentaux.

Quand nous accostons une personne qui confesse avec conviction sa propre religion, son témoignage et sa pensée nous interpellent et nous portent à nous interroger sur notre propre spiritualité. Au commencement du dialogue, il y a donc la rencontre. Par elle se crée la première connaissance de l’autre. Si l’on part du principe de l’appartenance commune à la nature humaine, on peut dépasser les préjudices, les erreurs et on peut commencer à comprendre l’autre selon une perspective nouvelle.

L’histoire de l’Institut pontifical d’études arabes et d’islamologie va justement dans cette direction. On ne se limite pas à accepter tout ce qui est dit superficiellement, donnant lieu à des stéréotypes et des idées préconçues. Le travail académique, fruit d’un labeur quotidien, consiste à aller rechercher les sources, à colmater les lacunes, à analyser l’étymologie, à proposer une herméneutique du dialogue. Et, à travers une approche scientifique inspirée par l’étonnement et la surprise, ce travail capable de ne pas perdre la boussole du respect mutuel et de l’estime réciproque. Avec ces préalables, on s’approche de l’autre sur la pointe des pieds sans soulever la poussière qui brouille la vue.

Les cinquante années du PISAI à Rome – après les premiers développements en Tunisie, grâce à la grande œuvre des Missionnaires d’Afrique – démontrent combien l’Église universelle, dans l’ambiance de renouveau post-conciliaire, a compris la nécessité d’un institut explicitement dédié à la recherche et à la formation d’artisans du dialogue avec les musulmans. Peut-être plus que jamais aujourd’hui, on perçoit un tel besoin, parce que l’antidote le plus efficace contre toute forme de violence c’est l’éducation à la découverte et l’acceptation de la différence en tant que richesse et fécondité.

Un tel objectif n’est pas simple mais il naît et mûrit à partir d’un grand sens des responsabilités. Le dialogue islamo-chrétien, en particulier, exige de la patience et de l’humilité qui accompagnent une étude approfondie, parce que l’approximation et l’improvisation peuvent être contre-productifs ou, du moins, cause de désagréments et d’embarras. Il faut un engagement continu et dans la durée afin de ne pas se laisser surprendre sans préparation dans les diverses situations et les différents contextes. Pour cette raison il faut une préparation spécifique, qui ne se limite pas à l’analyse sociologique, mais qui ait les caractéristiques d’un chemin parmi des personnes appartenant aux religions qui, même de manière différente, se réfèrent à la paternité spirituelle d’Abraham. La culture et l’éducation ne sont pas du tout secondaires dans un vrai processus d’approche de l’autre qui respecte en chaque personne « sa vie, son intégrité physique, sa dignité et les droits qui en découlent, sa réputation, sa propriété, son identité ethnique et culturelle, ses idées et ses choix politiques » (Message pour la fin du Ramadan, 10 juillet 2013).

Parmi les institutions académiques du Saint Siège, cet Institut est très précieux, il a besoin d’être encore plus connu. Mon désir est qu’il devienne toujours un point de référence pour la formation des chrétiens qui travaillent dans le domaine du dialogue interreligieux, sous l’égide de la Congrégation pour l’éducation catholique et en étroite collaboration avec le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux. Sur le chemin d’approfondissement de la vérité, vers le plein respect de la personne et de sa dignité, puisse le PISAI instaurer une fructueuse collaboration avec les autres Institutions pontificales, avec les centres d’étude et de recherche, aussi bien chrétiens que musulmans, répartis dans le monde entier.

Dans la joie de ce jubilé je souhaite à la communauté du PISAI de ne jamais trahir l’objectif premier d’écoute et de dialogue, fondé sur une identité claire, sur la recherche passionnée, patiente et rigoureuse de la vérité et de la beauté, mise par le Créateur dans le cœur de chaque homme et femme, et réellement visible dans toutes les expressions religieuses authentiques. S’il vous plaît, je vous demande de prier pour moi et de tout cœur je vous bénis.

Pape François

Créer une culture de paix

Nous commençons à réfléchir ce soir sur ce que nous voulons dire exactement par « culture de paix ». Peut-être est-il utile de rappeler que les principaux mouvements pour la paix du vingtième siècle sont nés des horreurs de deux guerres mondiales dévastatrices.

Heureusement, la majeure partie d’entre nous, nés après la fin de la Seconde guerre mondiale, n’a pas dû souffrir directement des conséquences de la guerre. Dans ma famille, je suis le premier à ne pas être parti à la guerre : mon père a combattu pendant la Seconde guerre mondiale, et son père avant lui, mon grand-père, a combattu lors de la Première guerre mondiale. Certes, la paix est plus que l’absence de guerre, comme nous l’a rappelé le concile Vatican II (Gaudium et Spes, 78), mais c’est un point de départ nécessaire pour la création d’une culture de paix. Malheureusement, cette année, et même récemment, nous avons rappelé le 70ème anniversaire de la fin de la Seconde guerre mondiale, qui a été la guerre la plus destructrice et dévastatrice de toute l’histoire de l’humanité. Considérons la dimension de cette destruction en termes de vie perdues et de vies détruites, et il est utile de rappeler que tout s’est déroulé dans le court espace de six années, de 1939 à 1945.

Ce qui est encore plus terrible, c’est de penser qu’une telle guerre extrêmement destructrice a eu lieu une génération à peine après la fin de la Première guerre mondiale, la fameuse Grande guerre, la guerre qui devait mettre fin à toutes les guerres. En réalité, non seulement on échoua à mettre fin à toutes les guerres, mais beaucoup pensent que les termes en lesquels celle-ci a été conclue ont inéluctablement conduit à la Seconde guerre mondiale. L’année dernière a marqué le premier centenaire du début de cette Première guerre et pendant toutes ces années, nous évoquons et nous faisons mémoire de tous les événements tragiques d’une guerre condamnée en 1917 par le pape Benoît XV comme « le massacre inutile ». Benoît XV, élu en septembre 1914, était conscient du « massacre inutile » de la guerre qui était déjà en cours quand il lança un appel pour la paix le 1er novembre 1914, avec sa première encyclique Ad Beatissimi Apostolorum : « Le terrible fantôme de la guerre domine partout, et il n’y a presque pas d’autre pensée qui occupe les esprits maintenant. Des nations grandes et florissantes sont là sur les champs de bataille. Quel n’est pas notre étonnement de les voir, si bien équipées de ces horribles moyens que le progrès de l’art militaire a inventés, se combattre dans de gigantesques massacres ? Aucune limite aux ruines, aucune aux massacres : chaque jour la terre est abreuvé de sang nouveau et se couvre de morts et de blessés. Et qui dirait que ces peuples, armés l’un contre l’autre, descendent d’un même ancêtre, qu’ils sont tous de la même nature, et qu’ils font tous partie de la même société humaine ? Qui verrait en eux des frères, des enfants d’un unique Père, qui est aux cieux ? » (Pape Benoît XV, Lettre encyclique Ad Beatissimi Apostolorum, 1er novembre 1914).

Moins de vingt-cinq ans plus tard, l’histoire s’est répétée : une autre pape à peine élu, le pape Pie XII cette fois, écrit lui aussi sa première encyclique, Summi Pontificatus, aussitôt après que la guerre a éclaté : « Vénérables Frères, l’heure à laquelle vous parvient Notre première Encyclique est, à bien des égards, une véritable hora tenebrarum (cf. Luc, XXII, 53), où l’esprit de la violence et de la discorde verse sur l’humanité la sanglante coupe de douleurs sans nom. Est-il nécessaire de vous assurer que Notre cœur paternel, dans son amour compatissant, est tout près de ses fils, et plus spécialement de ceux qui sont éprouvés, opprimés, persécutés ? Les peuples entraînés dans le tragique tourbillon de la guerre n’en sont peut-être encore qu’au commencement des douleurs (Mt, XXIV, 8) ; mais déjà dans des milliers de familles règnent la mort et la désolation, les lamentations et la misère. Le sang d’innombrables êtres humains, même non combattants, élève un poignant cri de douleur, spécialement sur une nation bien-aimée, la Pologne qui, par sa fidélité à l’Église, par ses mérites dans la défense de la civilisation chrétienne, inscrits en caractères indélébiles dans les fastes de l’histoire, a droit à la sympathie humaine et fraternelle du monde, et attend, confiante dans la puissante intercession de Marie Auxilium Christianorum, l’heure d’une résurrection en accord avec les principes de la justice et de la vraie paix. » (Pape Pie XII, Lettre encyclique Summi Pontificatus, 20 octobre 1939).

Même si le pape Benoît XV, en 1914, parlait des « plus terribles armes [de la] science militaire moderne », il n’aurait certainement pas pu prévoir le cataclysme des destructions des bombes atomiques, lancées du ciel en août 1945. L’immense amplitude d’une telle destruction a inauguré la nouvelle époque de la guerre moderne des armes nucléaires. Et elles ne sont en rien comparables à ce que nous avons aujourd’hui.

Il est juste que nous évoquions les horreurs de la guerre pour ne pas oublier le « massacre inutile », pour ne pas oublier que cela pourrait facilement « arriver de nouveau ; il est juste que nous évoquions les morts, pour ne pas oublier leur sacrifice, mais surtout nous faisons mémoire afin que soient épargnées aux générations présentes et futures les horreurs de la guerre. Il y a à peine quelques semaines, nous avons rappelé le centenaire du début de la campagne de Gallipoli, qui causa la perte de 100.000 vies des deux parties, et nous avons aussi rappelé la terrible tragédie qui a touché le peuple arménien. Cet acte de faire mémoire est crucial pour créer une culture de paix ; en vérité, pour le dire en termes religieux, c’est un examen de conscience collectif afin que les péchés de l’humanité ne se répètent pas. Dans son message aux participants à la Rencontre internationale de la paix à Anvers, en septembre 2014, organisée pour commémorer le centenaire du début de la Première guerre mondiale, le pape François rappelait aux participants que « cet anniversaire peut nous enseigner que la guerre n’est jamais un moyen satisfaisant de réparer les injustices… et crée des conditions pour des injustices et des conflits encore plus grands. » Rappeler les atrocités passées de la guerre, cependant, signifie aussi défier le présent. À ce propos, le pape François s’est adressé aux hommes et aux femmes de bonne volonté en tout lieu, leur demandant de ne pas rester passifs devant les « innombrables conflits et guerres, déclarées et non déclarées qui frappent aujourd’hui notre famille humaine, marquant la vie tant des jeunes que des personnes âgées, envenimant des relations séculaires de coexistence entre différents groupes ethniques et religieux, et contraignant à l’exil des familles et des communautés tout entières » (Message du pape François aux participants à la Rencontre internationale pour la paix, organisée par la Communauté de Sant’Egidio, Anvers, 7-9 septembre 2014).

Le « caractère inévitable de la guerre » est un des motifs récurrents qui mine la création d’une culture de la paix, et succomber à ce « caractère inévitable » signifie adhérer à une culture de guerre et de mort, qui attend avec un cynisme cruel « la paix » qui découle de l’anéantissement total et de la destruction de l’autre. La logique de la guerre totale ne peut aboutir qu’à l’échec, puisque quel serait le trophée de la victoire si tout est détruit ? La guerre a de nombreuses formes : guerres froides, conflits latents et guerre par procuration. Sur tous les continents, nous voyons toutes les formes de guerres. Tant qu’elles ne nous touchent pas directement, il existe le risque que le monde se contente de gérer le caractère inévitable de la guerre, quand le conflit semble insoluble ou, pire encore, quand il semble que la guerre soit nécessaire pour le résoudre. La guerre, comme nous l’a redit maintes fois le pape François, « n’est jamais nécessaire, ni inévitable » puisqu’il existe une autre voie : « la voie du dialogue, de la rencontre et de la recherche sincère de la vérité » (ibid.)

Ainsi, nous avons beaucoup à apprendre du passé. La semaine dernière, au terme de l’audience générale du mercredi, en rappelant le soixante-dixième anniversaire de la fin de la Seconde guerre mondiale en Europe, le pape François a prié pour que « la société humaine apprenne des erreurs du passé et que, face aux conflits actuels qui déchirent certaines parties du monde, tous les responsables civils s’engagent dans la recherche du bien commun et dans la promotion de la culture de la paix » (cf. Appel du pape François, Audience générale du 6 mai 2015). S’il est important de regarder les « erreurs du passé », nous devons tourner les yeux aussi sur les succès du passé et, en particulier, sur la Constitution des Nations Unies en 1945. Le préambule de la Charte des Nations Unies affirme que la raison principale de la fondation de l’organisation est de « préserver les générations futures du fléau de la guerre qui deux fois en l’espace d’une vie humaine a infligé à l’humanité d’indicibles souffrances » et les nations du monde se sont engagées « pratiquer la tolérance, à vivre en paix l’un avec l’autre dans un esprit de bon voisinage, à unir nos forces pour maintenir la paix et la sécurité internationales ». La Charte poursuit en affirmant que son objectif premier et sa fin sont de « maintenir la paix et la sécurité internationales ». La fondation des Nations Unies a été et demeure une institution et un instrument importants pour le maintien et la promotion de la paix et son préambule indique dans un langage simple et clair les objectifs de la paix et de l’harmonie dans le monde. Je n’ai pas l’intention de faire un récit de l’histoire des Nations Unies ni de passer en revue ses différents efforts pour préserver et promouvoir la paix dans les soixante-dix dernières années ; toutefois, je pense qu’il est utile d’évoquer une initiative particulière du système des Nations Unies qui est liée à notre réflexion et à notre discussion ici ce soir. Malgré l’importance des accords politiques et économiques et les activités de la diplomatie internationale pour résoudre les disputes et maintenir la paix entre les nations, la paix est, en dernière analyse, édifiée sur un sens plus profond de la coopération et de la solidarité. En fin de compte, la paix est un objectif spirituel et la constitution fondatrice de l’UNESCO (l’Organisation éducative, scientifique et culturelle des Nations Unies) a reconnu précisément à travers son affirmation que « les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans leur esprit que doivent être élevées les défenses de la paix ».

Le préambule de la constitution fondatrice de l’UNESCO encourage à regarder cela de manière approfondie étant donné qu’elle a identifié comme causes de guerre l’ignorance, le soupçon et la méfiance entre les peuples, tandis que la guerre qui venait de finir en 1945 « a été rendue possible par le reniement de l’idéal démocratique de dignité, d’égalité et de respect de la personne humaine et par la volonté de lui substituer, en exploitant l’ignorance et le préjugé, le dogme de l’inégalité des races et des hommes ». Comme le suggère le nom même de l’organisation, l’ignorance et le préjugé devraient être combattus par la promotion de la culture et de l’éducation considérées comme « des devoirs sacrés » indispensables pour la dignité humaine : « la dignité de l’homme exigeant la diffusion de la culture et l’éducation de tous en vue de la justice, de la liberté et de la paix, il y a là, pour toutes les nations, des devoirs sacrés à remplir dans un esprit de mutuelle assistance ». Le Préambule reconnaît en outre les limites de la « paix basée exclusivement sur les accords politiques et économiques des gouvernements ». En effet, il souligne que seule la paix « fondée sur la solidarité intellectuelle et morale de l’humanité » sera capable d’assurer « l’adhésion unanime, durable et sincère des peuples ».

Au mandat de l’UNESCO de promouvoir une « culture de paix », un élan ultérieur est donné par la décision de l’Assemblée générale des Nations Unies de déclarer les dix premières années du XXIème siècle comme « Décennie internationale pour la promotion d’une culture de paix et de non-violence pour les enfants du monde », en confiant la coordination à l’UNESCO. Actuellement, en tant que faisant partie de son mandat, l’UNESCO promeut la Décennie internationale pour le rapprochement des cultures (2013-2022).

Si l’on réfléchit au rôle des Nations Unies, et de l’UNESCO en particulier, de promouvoir une culture de paix, ce qui ressort est que, alors que l’éducation, la connaissance et la culture ont un rôle important, il existe une prise de conscience croissante de l’importance des valeurs religieuses dans la création d’une culture de paix. En effet, les religions sont représentées dans les domaines de l’éducation et de la culture dans de nombreux pays et peut-être que les organisations religieuses peuvent être les premières, et même les seules responsables dans ces domaines. Mais en elles-mêmes et par elles-mêmes, l’éducation et la culture ne sont pas une fin, mais un moyen pour quelque chose qui est au-delà de nous, à savoir la dimension spirituelle de l’existence humaine. L’aspiration universelle à la paix en est certainement la preuve. Par conséquent, il semble évident qu’il y a une dimension religieuse pour encourager et promouvoir ces valeurs qui sont essentielles pour créer une culture de la paix. Peut-être est-ce cela les « devoirs sacrés » auxquels se réfère la Charte de la constitution de l’UNESCO ? Le fait que 84% de la population mondiale se décrive comme appartenant à une religion et que, dans la grande majorité des nations, les croyants représentent plus de 95%, suggérerait que les religions ont indubitablement un rôle important à jouer dans la création d’une culture de paix. Cette capacité à croire représente un énorme potentiel pour l’avenir de l’humanité. Croire en Dieu est croire que l’humanité a été créée par et pour un bien plus élevé. La foi religieuse ne diminue pas le potentiel de l’humanité ; au contraire, elle rend l’humanité capable de réaliser pleinement son propre potentiel. L’appel religieux aide l’humanité dans sa capacité à faire la paix et cette paix est possible !

En discutant du rôle de la religion dans la création d’une culture de paix, nous devrions garder à l’esprit l’accusation souvent entendue selon laquelle les religions sont causes de guerre et de conflit, et l’affirmation utopique qu’un monde sans religion serait un monde sans conflits. De telles affirmation ne tiennent même pas devant la plus simple critique : pour commencer, la majeure partie des conflits, qu’ils soient politiques ou économiques, n’a rien à voir avec la religion et bien souvent, ils ont opposé des coreligionnaires. Même lorsqu’un conflit semble être de nature religieuse, une analyse plus fine confirme en général qu’il y a d’autres éléments, qu’ils soient ethniques ou culturels, qui en sont la cause première. Il reste toutefois une question importante qu’il faut aborder : la religion peut être manipulée – et elle l’est – pour justifier l’extrémisme et la violence. Lorsque cela se produit, les responsables religieux doivent être prêts, et sans équivoques, à condamner l’usage de la religion pour justifier la violence et la guerre. Le pape François a été très clair sur ce point. Pendant sa visite en Albanie, en septembre 2014, il a déclaré ce qui suit : « [Nous devons] … refuser avec résolution comme non vraies, parce que non dignes de Dieu ni de l’homme, toutes ces formes [de religions et d’éthiques] qui représentent un usage déformé de la religion. La religion authentique est source de paix et non de violence ! Personne ne peut utiliser le nom de Dieu pour commettre de la violence ! Tuer au nom de Dieu est un grand sacrilège ! Discriminer au nom de Dieu est inhumain… Ce qui nous rapproche c’est la route de la vie ; c’est la bonne volonté de partir de sa propre identité pour faire du bien aux frères et aux sœurs. Faire du bien ! Et ainsi, comme frères nous marchons ensemble. »

(Pape François,

Rencontre avec les responsables des diverses confessions religieuses,

Tirana, 21 septembre 2014).

Heureux qui sème la paix au quotidien !

Messieurs les Membres de la Présidence de la Bosnie-Herzégovine,

Monsieur le Président de tour,

Membres du Corps Diplomatique,

Chers frères et sœurs,

Je remercie vivement les membres de la Présidence de la Bosnie-Herzégovine pour l’aimable accueil, et en particulier pour les cordiales paroles de bienvenue qui m’ont été adressées au nom de tous par Monsieur le Président de tour Mladen Ivanić. C’est pour moi un motif de joie de me trouver dans cette ville qui a tant souffert des conflits sanglants du siècle dernier et qui est redevenue un lieu de dialogue et de cohabitation pacifique.

Sarajevo et la Bosnie-Herzégovine revêtent une signification spéciale pour l’Europe et pour le monde entier. Depuis des siècles, sur ces territoires sont présentes des communautés qui professent des religions diverses et appartiennent à diverses ethnies et cultures, dont chacune est riche de ses caractéristiques distinctives et jalouse de ses traditions spécifiques, sans que cela ait empêché pendant longtemps l’instauration de relations réciproques amicales et cordiales.

Même la structure architectonique de Sarajevo en porte des traces visibles et consistantes, puisque dans son tissu urbain émergent, à peu de distance les unes des autres, des synagogues, des églises et des mosquées, à tel point que la ville a reçu l’appellation de ‘‘Jérusalem de l’Europe’’. En effet, elle représente un carrefour de cultures, de nations et de religions ; et ce rôle demande de construire toujours de nouveaux ponts, de soigner et de réparer ceux qui existent, pour que soit assurée une communication facile, sûre et civilisée.

Nous avons besoin de communiquer, de découvrir les richesses de chacun, de valoriser ce qui nous unit et de regarder les différences comme des possibilités de croissance dans le respect de tous. Un dialogue patient et confiant est nécessaire, en sorte que les personnes, les familles et les communautés puissent transmettre les valeurs de leur propre culture et accueillir le bien provenant de l’expérience des autres.

De cette façon, les graves blessures du passé récent peuvent aussi se cicatriser et l’on peut regarder le futur avec espérance, en faisant face, avec l’esprit libéré des peurs et des rancœurs, aux problèmes quotidiens que chaque communauté civile est appelée à affronter.

Je suis venu comme pèlerin de paix et de dialogue, 18 ans après la visite historique de saint Jean-Paul II, qui a eu lieu à moins de deux ans de la signature des Accords de Paix de Dayton. Je suis heureux de voir les progrès accomplis, pour lesquels il faut remercier le Seigneur et de nombreuses personnes de bonne volonté. Mais il est important de ne pas se contenter de ce qui a été réalisé jusqu’à présent, mais de chercher à faire d’autres pas afin de renforcer la confiance et de créer des occasions en vue d’accroître la connaissance et l’estime mutuelles. Pour favoriser ce parcours, la proximité et la collaboration de la Communauté internationale sont fondamentales, en particulier celles de l’Union Européenne et de tous les pays ainsi que des Organisations présentes et opérant sur le territoire de la Bosnie-Herzégovine.

La Bosnie-Herzégovine est en effet partie intégrante de l’Europe ; ses succès et ses drames s’insèrent de plein droit dans l’histoire des succès et des drames européens, et ils constituent en même temps un sérieux avertissement à réaliser des efforts pour que les processus de paix engagés deviennent toujours plus solides et irréversibles.

Dans cette terre, la paix et la concorde entre Croates, Serbes et Bosniaques, les initiatives destinées à les accroître davantage, les relations cordiales et fraternelles entre musulmans, juifs et chrétiens, revêtent une importance qui va bien au-delà de ses frontières. Elles témoignent au monde entier que la collaboration entre diverses ethnies et religions en vue du bien commun est possible, qu’un pluralisme de cultures et de traditions peut subsister et donner vie à des solutions originales et efficaces des problèmes, que même les blessures les plus profondes peuvent se guérir, grâce à un parcours qui purifie la mémoire et donne espérance pour l’avenir.

Pour nous opposer avec succès à la barbarie qui voudrait faire de toute différence l’occasion et le prétexte de violences toujours plus féroces, nous avons tous besoin de reconnaître les valeurs fondamentales de la commune humanité, valeurs au nom desquelles on peut et on doit collaborer, construire et dialoguer, pardonner et grandir, en permettant à l’ensemble des diverses voix de former un chant noble et harmonieux, au lieu de hurlements fanatiques de haine.

Les responsables politiques sont appelés à la noble tâche d’être les premiers serviteurs de leurs communautés à travers une action qui sauvegarde d’abord et avant tout les droits fondamentaux de la personne humaine, parmi lesquels se distingue celui de la liberté religieuse.

Ainsi, il sera possible de construire, grâce à un engagement concret, une société plus pacifique et plus juste, en cherchant des solutions, avec l’aide de chaque composante, aux multiples problèmes de la vie quotidienne du peuple.

Pour que cela se réalise, l’égalité effective de tous les citoyens devant la loi et dans son application est indispensable, quelle que soit leur appartenance ethnique, religieuse et géographique : ainsi, tous sans distinction se sentiront pleinement participants de la vie publique et, en jouissant des mêmes droits, ils pourront activement apporter leur contribution spécifique au bien commun.

Messieurs et Mesdames,

L’Église catholique, mue par l’enseignement et l’exemple de son divin Maître, Jésus, participe, par la prière et l’action de ses fidèles comme de ses institutions, à l’œuvre de reconstruction matérielle et morale de la Bosnie-Herzégovine, en partageant ses joies et ses préoccupations, avec le désir de témoigner activement de sa proximité particulière envers les pauvres et les nécessiteux.

Le Saint-Siège se félicite du chemin parcouru ces dernières années et assure de sa sollicitude dans la promotion de la collaboration, du dialogue et de la solidarité, en sachant que la paix et l’écoute réciproque dans une cohabitation civilisée et ordonnée sont les conditions indispensables d’un développement authentique et durable. Il souhaite vivement que la Bosnie-Herzégovine, grâce à l’apport de tous, après que les nuages noirs de la tempête se sont finalement éloignés, puisse poursuive la route entreprise, en sorte que, après l’hiver glacial, fleurisse le printemps.

Avec ces sentiments, j’implore du Très-Haut paix et prospérité pour Sarajevo et pour toute la Bosnie-Herzégovine.

Pape François

PRIERE INTERRELIGIEUSES

Prière interreligieuse

Dieu tout-puissant et éternel, Père bon et miséricordieux ; Créateur du ciel et de la terre, de toutes les choses visibles et invisibles ; Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob, Roi et Seigneur du passé, du présent et de l’avenir ; seul juge de tous les hommes, qui récompense tes fidèles par la joie éternelle !

Nous, descendants d’Abraham selon la foi en toi, Dieu unique, juifs, chrétiens et musulmans, nous sommes humblement devant toi et nous te prions avec confiance pour ce pays, la Bosnie-Herzégovine, afin que puissent y habiter en paix et dans l’harmonie les hommes et les femmes croyants de diverses religions, nations et cultures.

Nous te prions, ô Père, pour que cela advienne dans tous les pays du monde !

Renforce en chacun de nous la foi et l’espérance, le respect réciproque et l’amour sincère pour tous nos frères et sœurs.

Fais qu’avec courage, nous nous engagions à construire la justice sociale, à être des hommes de bonne volonté, remplis de compréhension réciproque et de pardon, artisans patients de dialogue et de paix.

Que toutes nos pensées, nos paroles et nos œuvres, soient en harmonie avec ta sainte volonté.

Que tout soit en ton honneur et à ta gloire, et pour notre salut. Louange et gloire éternelle à toi, notre Dieu !

Amen.

Prépâration au Carême ; Temps de miséricorde

« Puisse le Carême de cette Année Jubilaire être vécu plus intensément comme un temps fort pour célébrer et expérimenter la miséricorde de Dieu. Combien de pages de l’Ecriture peuvent être méditées pendant les semaines du Carême, pour redécouvrir le visage miséricordieux du Père ! Nous pouvons nous aussi répéter avec Michée : Toi, Seigneur, tu es un Dieu qui efface l’iniquité et pardonne le péché. De nouveau, tu nous montreras ta miséricorde, tu fouleras aux pieds nos crimes, tu jetteras au fond de la mer tous nos péchés ! (cf. 7, 18-19) »

Pour répondre à l’invitation du Saint Père, la communauté de l’Emmanuel en union avec le service presse du diocèse, vous propose ce parcours pour vous aider à faire de votre carême un temps de grâce et de conversion à l’école du cœur de Jésus.

« Puisse le Carême de cette Année Jubilaire être vécu plus intensément comme un temps fort pour célébrer et expérimenter la miséricorde de Dieu. Combien de pages de l’Ecriture peuvent être méditées pendant les semaines du Carême, pour redécouvrir le visage miséricordieux du Père ! Nous pouvons nous aussi répéter avec Michée : Toi, Seigneur, tu es un Dieu qui efface l’iniquité et pardonne le péché. De nouveau, tu nous montreras ta miséricorde, tu fouleras aux pieds nos crimes, tu jetteras au fond de la mer tous nos péchés ! (cf. 7, 18-19) »

Pour répondre à l’invitation du Saint Père, la communauté de l’Emmanuel en union avec le service presse du diocèse, vous propose ce parcours pour vous aider à faire de votre carême un temps de grâce et de conversion à l’école du cœur de Jésus.

L’entrée en carême

Que les quatre premiers jours soit une préparation du cœur pour vivre intensément ce temps de carême. Nous vous proposons à cet effet l’exercice de la prière du cœur à vivre à la lumière de la liturgie de parole avec le témoignage du pape François.

Exercice Spirituel : La prière du cœur.

Explication de la prière du cœur :

Encore appelée prière de Jésus, la prière du cœur, est une façon de prier qui peut être pratiquée très facilement dans la vie quotidienne de chacun et chacune et qui peut aider à vivre notre vie quotidienne en union avec le Seigneur. Diverses formules de prières courtes ont été utilisées pour cette pratique, mais l’une d’entre elles s’est progressivement imposée à partir des Ve – VIIe siècles jusqu’à devenir la formule traditionnelle de la prière de Jésus : « Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu Vivant, prends pitié de moi, pécheur. »

Pour notre entrée en carême nous prenons la prière du cœur avec cette formule. Nous proposerons pour chaque jour à quelle intention cette prière est destinée.

Témoin de la miséricorde : Pape François

Le témoignage du pape François sur la prière du pauvre : « Le Seigneur nous regarde, il nous regarde le premier. C’est ce que j’expérimente devant le tabernacle. Quand je vais prier, le soir, devant le Seigneur. Quelquefois, je m’endors un peu. Mais lui, il me comprend. Et je ressens un tel réconfort quand je pense qu’il me regarde. » (Veillée de Pentecôte, Rome, Samedi 18 mai 2013)

MERCREDI DES CENDRES

- 1ère lect. : Jl 2,12-18
- Ps : Ps 50, 3-4, 5-6ab, 12-13, 14.17
- 2e lect. : 2 Co 5,20 - 6,2
- Évangile : Mt 6,1-6.16-18

Thème du jour : Misère et miséricorde

Parole de Dieu :« Revenez à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil ! Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour… » Jl 2, 12

Méditation : Nous sommes de pauvres types. Notre vie est cendres et poussière. La liturgie de ce jour met en lumière notre condition de pécheur qui confesse extérieurement sa faute devant le Seigneur et exprime ainsi notre volonté de conversion intérieure motivée par l’espérance de la miséricorde. Le serviteur de Dieu Pierre Goursat a une vive conscience de notre pauvreté devant Dieu.

« Tant qu’on ne s’est pas rendu compte qu’on est un pauvre type, on n’a rien compris. Nous sommes de pauvres types. Et plus on est de pauvres types, plus c’est merveilleux. Parce que cela nous donne l’humilité, cela nous humilie, et c’est seulement dans l’humilité qu’on reçoit le Saint-Esprit. Alors essayons d’avoir l’humilité. (…) L’Esprit-Saint nous transforme ! On est des « pauvres types », mais si on demande au Seigneur de changer notre cœur, petit à petit, il nous transforme, il nous change, il nous met une charité très grande dans le cœur. (…) Le Seigneur choisit un pauvre type, il sait ce qu’il fait. (…) Je pensais que c’était le Seigneur qui agissait, et que j’étais tellement un pauvre type que les gens se rendraient compte que ce n’était pas moi, mais le Seigneur qui agissait. Alors, j’étais très tranquille. Et c’est pour cela que j’ai pris la place derrière le troupeau ». Pierre Goursat

- Petite Décision : Faire l’examen de conscience dans la journée et offrir sa prière du cœur pour la conversion personnelle.

JEUDI après les Cendres

- 1ère lecture : (Dt 30, 15-20)
- Psaume : 1, 1-2, 3, 4.6
- Evangile : Lc 9, 22-25)

Thème du jour : miséricorde, chemin de vie et de bonheur à l’école de Notre Dame de Lourdes

Parole de Dieu : « Vois ! Je mets aujourd’hui devant toi ou bien la vie et le bonheur, ou bien la mort et le malheur. » Dt 30,15

Marie a dit à Bernadette : « Je ne vous promets pas le bonheur de ce monde, mais de l’autre »

Méditation  : Chères familles, le Seigneur connaît nos fatigues : il les connaît ! Et il connaît les poids de notre vie. Mais le Seigneur connaît aussi notre profond désir de trouver la joie du repos !

Vous vous rappelez ? Jésus a dit : « que votre joie soit complète » (Jn 15, 11). Jésus veut que notre joie soit complète.

Il l’a dit aux apôtres et il nous le répète aujourd’hui. Alors, ceci est la première chose que, ce soir, je veux partager avec vous, et c’est une parole de Jésus : Venez à moi, familles du monde entier – dit Jésus – et je vous donnerai le repos, afin que votre joie soit complète. Et cette parole de Jésus, portez-la chez vous, portez-la dans votre cœur, partagez-la en famille.

Il nous invite à venir à lui pour nous donner, pour donner à tous la joie. Pape François, Discours aux familles, 26 octobre 2013.

Petite Décision : Offrir sa prière du cœur pour une famille en difficulté et leur envoyé à la fin de la journée une parole de consolation et d’espérance.

Vendredi après les cendres

- 1ère lecture : (Is 58, 1-9a)
- Psaume : 50 (51), 3-4, 5-6ab, 18-19
- Evangile : (Mt 9, 14-15)

Thème du jour : miséricorde et jeûne, jeûner en vérité

Parole de Dieu : « Le jeûne qui me plaît, n’est-ce pas ceci : […] N’est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, accueillir chez toi les pauvres sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable ? » Is 58.

Méditation : « J’ai un grand désir que le peuple chrétien réfléchisse durant le Jubilé sur les œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles. Ce sera une façon de réveiller notre conscience souvent endormie face au drame de la pauvreté, et de pénétrer toujours davantage le cœur de l’Evangile, où les pauvres sont les destinataires privilégiés de la miséricorde divine. La prédication de Jésus nous dresse le tableau de ces œuvres de miséricorde, pour que nous puissions comprendre si nous vivons, oui ou non, comme ses disciples. Redécouvrons les œuvres de miséricorde corporelles : donner à manger aux affamés, donner à boire à ceux qui ont soif, vêtir ceux qui sont nus, accueillir les étrangers, assister les malades, visiter les prisonniers, ensevelir les morts.

Et n’oublions pas les œuvres de miséricorde spirituelles : conseiller ceux qui sont dans le doute, enseigner les ignorants, avertir les pécheurs, consoler les affligés, pardonner les offenses, supporter patiemment les personnes ennuyeuses, prier Dieu pour les vivants et pour les morts. » Bulle d’indiction du jubilé.

Petite Décision : choisir un pauvre qu’on aimerait inviter pour un repas, et offrir sa prière du cœur pour lui.

Samedi après les cendres

- 1ère lecture : (Is 58, 1-9a)
- Psaume : 50 (51), 3-4, 5-6ab, 18-19
- Evangile : (Mt 9, 14-15)

Thème du jour : miséricorde et justice

Parole du jour : « Ainsi parle le Seigneur : Si tu fais disparaître de chez toile joug, le geste accusateur, la parole malfaisante, si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires, et si tu combles les désirs du malheureux, ta lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera lumière de midi. » Is 58, 1-2

Méditation : « Je vous conjure de ne jamais dire du mal du prochain, ni rien qui tant soit peu le puisse offenser. Il ne faut pas toutefois favoriser le mal, le flatter ou le couvrir, mais parler rondement et dire franchement mal du mal, et blâmer les choses blâmables, quand l’utilité de celui de qui l’on parle le requiert ; car en cela, Dieu est glorifié.

"Quand nous regardons les actions du prochain, voyons-les dans le biais qui est le plus doux et quand nous ne pouvons excuser ni le fait ni l’intention de celui que, d’ailleurs, nous connaissons être bon, n’en jugeons point, mais ôtons cela de notre esprit et laissons le jugement à Dieu."

Quand nous ne pouvons excuser le péché (du prochain), rendons-le au moins digne de compassion, l’attribuant à la cause la plus supportable, comme à l’ignorance ou infirmité (...) Il faut le recommander à Notre Seigneur. » Saint François de Sales, à Sainte Jeanne de Chantal, 1605-1608.

Petite Décision : offrir sa prière du cœur pour une personne qu’on a critiqué et/ou pour quelqu’un qui nous a critiqué.

{{1ère semaine de Carême : La Miséricorde en famille.}}

1ère semaine de Carême : La Miséricorde en famille.

Exercice de la semaine : Le regard positif.

« A moins de regarder une personne et de voir la beauté en elle, nous ne pouvons l’aider en rien. On n’aide pas une personne en isolant ce qui ne va pas chez elle, ce qui est laid, ce qui est déformé.

Le Christ regardait toutes les personnes qu’il rencontrait, la prostituée, le voleur, et voyait la beauté cachée en eux.

C’était peut-être une beauté déformée, abîmée, mais elle était néanmoins beauté, et Il faisait en sorte que cette beauté rejaillisse. » (Anthony Bloom, moine orthodoxe, extrait de la revue "Ombres et Lumière", n° 114, juin 1996)

Toute cette semaine nous imiterons le Christ en posant un regard positif sur les personnes, sur les situations.

1er Dimanche de Carême

1er DIMANCHE de CAREME

Textes du jour :

- 1ère lecture : Dt 26, 4-10
- Psaume : Ps 90, 1-2, 10-11, 12-13, 14-15ab
- 2ème lecture : Rm 10, 8-13
- Évangile : Lc 4, 1-13

Thème du jour : miséricorde et foi

Parole du jour  : " c’est avec le cœur que l’on croit pour devenir juste, c’est avec la bouche que l’on affirme sa foi pour parvenir au salut." (Rm 10, 10)

Méditation : « Si tu avais vraiment la foi, tu ne chercherais pas à savoir où Je te conduis et comment Je te mène. Tu te laisserais faire, ou plutôt tu adhérerais d’avance à tout ce que J’ai rêvé pour toi. Et tu t’apercevras un jour que c’est infiniment plus beau que tu ne pouvais l’imaginer. Si tu avais vraiment la foi, tu ne pourrais plus te passer de Moi. Tu oublierais plus facilement ce que tu es, pour penser à ce que Je suis. Je deviendrais davantage le centre de tes préoccupations. Tu pourrais dire en toute vérité : "Les intérêts de Jésus, voilà ma vie ; la croissance de son amour dans les coeurs, voilà ce qui me touche et me fait vibrer..." Si tu avais vraiment la foi, tu ne t’inquiéterais ni du passé ou de l’avenir, ni de ta santé ou de ta maladie, ni de tes succès ou de tes échecs, tu Me laisserais te guider à ma guise selon mon plan sur toi au service de tes frères. La seule chose qui t’inquiéterait, c’est ce que Moi Je pense, ce que Moi Je veux de toi. »

P. Gaston Courtois, Coeur à coeur avec Jésus 3ème série, Fleurus, Paris, 1955.

Petite décision du jour : Faire mémoire de tout ce qui est positif dans la foi reçu des parents et en témoigner au cours de la journée.

Lundi de la 1ère semaine

LUNDI de la 1ère semaine

Textes du jour :

- 1ère lecture : Lv 19, 1-2.11-18

- Psaume : 18B, 8, 9, 10, 15

- Évangile : Mt 25, 31-46

Thème du jour : Miséricorde et compassion

Parole du jour : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.” (Mt 25, 40)

Méditation : Mère Térésa « Soyez bons et miséricordieux. Que personne ne vienne à vous sans repartir meilleur et plus joyeux. Soyez la vivante expression de la bonté de Dieu. Bonté sur votre visage, bonté dans vos yeux, bonté dans votre sourire, bonté dans votre accueil plein de chaleur. (…)

Dans le pauvre, nous touchons réellement le corps du Christ. Dans le pauvre, c’est le Christ affamé que nous nourrissons ; c’est le Christ nu que nous habillons ; c’est le Christ sans demeure que nous abritons.

Il ne s’agit pas seulement de faim de pain, de manque de vêtements ou de besoin d’une maison faite de briques. Aujourd’hui, le Christ a faim dans nos pauvres gens.

Mais même les riches ont faim d’amour, d’attention, faim d’être désirés, d’avoir quelqu’un qui soit leur ». Mère Térèsa

Petite décision du jour : Posez votre regard de compassion sur les personnes autour de vous et choisissez après un partage en famille sur les œuvres de miséricorde, la personne en qui Jésus s’identifie et veut être servi.

Mardi de la 1ère Semaine de Carême

MARDI de la 1ère semaine de Carême

Textes du jour :
- 1ère lecture : Is 55, 10-11
- Psaume : 33, 4-5, 6-7, 16-17, 18-19
- Évangile : Mt 6, 7-15

Thème du jour : miséricorde et confiance

Parole du jour : "votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé." (Mt 6, 8)

Méditation  : « Comme sainte Marguerite-Marie, entendez cent fois par jour Jésus vous dire : « laisse-moi faire ». Dans vos difficultés, dans vos problèmes, dans tout ce qui, dans votre vie quotidienne, est parfois si difficile, si angoissant, quand vous vous interrogez : « Que faire ? Comment faire ? » Ecoutez-le vous dire : « Laisse-moi faire ». Vous lui répondrez : « Merci pour tout, Jésus ». Et ce sera le plus beau dialogue d’amour d’une âme avec son Dieu tout-puissant et tout Amour.

Petite Thérèse en était venue à n’avoir plus d’autre désir que d’aimer Jésus à la folie : « (…) si le Seigneur me demandait de choisir, je ne choisirais rien, je ne veux que ce qu’il veut. C’est ce qu’il fait que j’aime. Je l’avoue, j’ai été longtemps à m’établir à ce degré d’abandon ; maintenant j’y suis, le Seigneur m’a prise et m’a posée là ».

Comme je demande au Seigneur qu’il vous prenne…et qu’il vous pose là, au fond de son Cœur. Cet abandon si simple, c’est la cime de la sainteté.

Jésus a toujours sa victoire quand il a votre abandon. Il n’a besoin que de cela pour réaliser les merveilles divines que son Cœur vous a préparées de toute éternité. » P. d’Elbée, Croire à l’Amour

Petite décision du jour : Posez un acte de confiance et d’espérance pour l’éducation d’un enfant difficile et adressez à cet enfant une parole d’encouragement.

Mercredi de la 1ère semaine de Carême

Textes du jour :

- 1ère lecture : Jon 3, 1-10
- Psaume : 50, 3-4, 12-13, 18-19
- Évangile : Lc 11, 29-32

Thème du jour : miséricorde et conversion

Parole du jour : " Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit." (Ps 50, 12)

Méditation : « Le soins que nous devons avoir en nos affaires sont choses bien différentes de la sollicitude, souci et empressement. Soyez donc soigneuse et diligente en toutes les affaires que vous aurez en charge, car Dieu vous les ayant confiées, veut que vous en ayez un grand soin ; mais s’il est possible, n’en soyez pas en sollicitude et souci, c’est-à-dire, ne les entreprenez pas avec inquiétude, anxiété et ardeur. Ne vous empressez point à la besogne, car toute sorte d’empressement trouble la raison et le jugement, et nous empêche même de bien faire la chose à laquelle nous nous empressons.

Quand Notre-Seigneur reprend sainte Marthe, il dit : « Marthe, Marthe, tu es en souci et tu te troubles pour beaucoup de choses ». Voyez-vous, si elle eût été simplement soigneuse, elle ne fût point troublée ; mais parce qu’elle était en souci et inquiétude, elle s’empresse et se trouble, et c’est en quoi Notre-Seigneur la reprend. Les bourdons font bien plus de bruit et sont bien plus empressés que les abeilles, mais ils ne font que la cire et non point le miel : ainsi ceux qui s’empressent d’un souci cuisant et d’une sollicitude bruyante, ne font jamais ni beaucoup, ni bien.

Les mouches ne nous inquiètent pas par leur effort mais par la multitude : ainsi les grandes affaires ne nous troublent pas tant comme les menues, quand elles sont en grand nombre. Recevez donc les affaires qui vous arriveront en paix, et tachez de les faire par ordre, l’une après l’autre ; car si vous les voulez faire tout à coup ou en désordre, vous vous forcerez et fatiguerez votre esprit ; et pour l’ordinaire, vous demeurerez accablée sous la presse, et sans résultat. » Saint François de Sales, Introduction à la vie dévote, III,10.

Petite décision du jour : Noter sur papier la préoccupation où le souci de la journée et chaque fois qu’on y pense, répéter avec foi : Jésus j’ai confiance en toi.

Jeudi de la 1ère semaine de Carême

Jeudi : Sainte Bernadette

Textes du jour :
- 1ère lecture : Est 4, 17
- Psaume : 137, 1-2a, 2bc-3, 7c-8
- Évangile : Mt 7, 7-12

Thème du jour : miséricorde et demande

Parole du jour : "Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira. En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira." (Mt 7, 7-8)

Méditation : « Celui qui a aimé le monde au point de lui donner son Fils unique, que pourrait-il nous refuser ? Il sait bien mieux que nous de quoi nous avons besoin pour le corps et pour l’âme : il veut être prié, mais il nous reprochera seulement de ne pas demander assez, et il ne donnera pas une pierre à son fils qui lui demande du pain. Et s’il faut qu’il sévisse pour nous empêcher de courir à notre à notre perte, c’est son cœur qui arme son bras : il mesure les coups, et dès qu’il le jugera bon, il essuiera nos larmes et versera le baume sur la blessure. Croyons à l’amour de Dieu pour nous, et ne doutons jamais du cœur de notre Père.

C’est notre Rédempteur qui veille sur nous, il est plus qu’un frère, plus qu’un incomparable ami, c’est le médecin de nos âmes, notre sauveur par état. Il est venu sauver le monde de ses péchés, guérir les maladies spirituelles, nous apporter la vie et une vie plus abondante, allumer sur la terre le feu du ciel. Nous sauver, voilà son rôle, sa mission sa raison d’être ; réussir dans cette mission, voilà sa gloire et son bonheur. Pourrait se désintéresser de nous ? » Vital Lehodey, Le Saint de l’Abandon, I, III-IV

Petite décision : Rendre grâce au Seigneur pour toutes les demandes exaucées et demander une vie de famille plus miséricordieuse.

Vendredi de la 1ère semaine de Carême

Textes du jour :
- 1ère lecture : Ez 18, 21-28
- Psaume : 129, 1-2, 3-4, 5-6ab, 7bc-8
- Évangile : Mt 5, 20-26

Thème du jour : miséricorde et réconciliation

Parole du jour : " Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande." (Mt 5, 23-24)

Méditation : « Le Christ nous demande donc deux choses : condamner nos péchés, pardonner ceux des autres, faire la première chose à cause de la seconde, qui sera alors plus facile, car celui qui pense à ses péchés sera moins sévère pour son compagnon de misère.

Et pardonner non seulement de bouche, mais « du fond du coeur », pour ne pas tourner contre nous-mêmes le fer dont nous croyons percer les autres.

Quel mal peut te faire ton ennemi, qui soit comparable à celui que tu te fais toi-même ?… Si tu te laisses aller à l’indignation et à la colère, tu seras blessé non par l’injure qu’il t’a faite, mais par le ressentiment que tu en as.

Ne dis donc pas : « Il m’a outragé, il m’a calomnié, il m’a fait quantité de misères. » Plus tu dis qu’il t’a fait du mal, plus tu montres qu’il t’a fait du bien, puisqu’il t’a donné occasion de te purifier de tes péchés. Ainsi, plus il t’offense, plus il te met en état d’obtenir de Dieu le pardon de tes fautes. Car si nous le voulons, personne ne pourra nous nuire ; même nos ennemis nous rendent ainsi un grand service… Considère donc combien tu retires d’avantages d’une injure soufferte humblement et avec douceur ». Saint Jean Chrysostome (v.345-407), Homélies sur saint Matthieu, n°61 (trad. Véricel, L’Evangile commenté).

Petite décision : Organiser une soirée de réconciliation en famille où chacun demande pardon à une personne et lui dit une de ces qualités.

Samedi de la 1ère semaine de Carême

Textes du jour  :

- 1ère lecture : Dt 26, 16-19
- Psaume : 118, 1-2, 4-5, 7-8
- Évangile : Mt 5, 43-48

Thème du jour : miséricorde et amour

Parole du jour : " Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ;" (Mt 5, 44-45)

Méditation : De Saint Augustin.

"Comme hommes de miséricorde, ayez donc compassion d’autrui, car, par cela même que vous aimerez vos ennemis, vous aimerez vos frères. […] Je me demande pour quel motif tu aimes un ennemi : pourquoi l’aimes-tu ? […] Souhaite-lui de partager avec toi le bonheur de la vie éternelle ; souhaite-lui d’être ton frère. Si l’amour, que tu as pour ton ennemi, te porte à désirer qu’il soit ton frère, tu aimes donc un frère en l’aimant. En lui, tu n’affectionnes pas ce qu’il y a, mais ce que tu voudrais y rencontrer. Si je ne me trompe, j’ai déjà proposé cette comparaison à votre charité : Un arbre vigoureux est déposé sur une place publique ; il vient d’être abattu, il est encore enveloppé de son écorce : en le voyant, un ouvrier habile l’aime ; j’ignore ce qu’il veut en faire. Mais l’ouvrier n’aime pas cet arbre en ce sens que celui-ci doive toujours rester le même. Il le voit tel qu’il sera quand il aura été travaillé, et non tel qu’il est dans ses affections : il aime ce qu’il deviendra, et non ce qu’il est présentement. C’est de la même manière que Dieu aime les pécheurs. Nous disons que Dieu a aimé les pécheurs, car il a dit : « Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin du médecin, mais les malades. » (Mt 9, 12).

Nous étions pécheurs ; nous a-t-il aimés en ce sens que nous devions persévérer dans le péché ? Nous étions comme un arbre ramené de la forêt ; il était, lui, comme un ouvrier habile : il nous a vus, et il a pensé, non pas à ce que nous étions, mais à ce qu’il ferait de nous. Il en est ainsi de toi. Tu vois que ton ennemi te fait opposition, qu’il te fait du mal, qu’il te blesse par des propos piquants, qu’il t’accable d’affronts, et te poursuit de sa haine : à ces marques, tu reconnais qu’il est homme. Tu vois tous ces procédés haineux qui te viennent de l’homme, et, en même temps, tu aperçois en lui la créature de ton Dieu. En tant qu’homme créé, il est l’oeuvre de Dieu ; mais comme ton ennemi, il est l’auteur de ses iniques procédés : s’il te porte envie, il est responsable de ses actes. Que dis-tu en toi-même ? Seigneur, soyez indulgent à son égard, pardonnez-lui ses péchés, inspirez-lui la crainte, changez-le. […] Saint Augustin – Commentaire sur la 1ère Epître de Saint Jean - § 8, 10.

Petite décision : Redire pour une personne qui nous a offensé la prière conseillée par St Augustin : Seigneur, soyez indulgent à son égard, pardonnez-lui ses péchés, inspirez-lui la crainte, changez-le.

2ème semaine de Carême

2ème semaine de Carême : La Miséricorde au travail.

Exercice Spirituel : Petits sacrifices d’amour.

(A l’école du serviteur de Dieu Pierre Goursat)

« Faire un petit sacrifice d’amour, c’est accomplir volontairement, par amour du Seigneur, tel ou tel petit acte de la vie et le Lui offrir. Ce sera aussi accepter et offrir par amour, à telle ou telle intention, un désagrément ou une contrariété. Alors peu à peu, on vit toute sa vie ordinaire uni à Jésus : avec Lui, on apprend à se donner par amour. » Pierre Goursat, Paroles Chap5.

2ème Dimanche de Carême

DIMANCHE II Saint Pierre Damien, docteur de l’Église

Textes du jour :
- 1ère lecture : Gn 15, 5-12.17-18
- Psaume : 26, 1, 7-8, 9abcd, 13-14
- 2ème lecture : Ph 3, 17–4, 1
- Évangile : Lc 9, 28b-36

Thème du jour : Dimanche, jour du Seigneur, jour de miséricorde.

Parole du jour : Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil ; mais, restant éveillés, ils virent la gloire de Jésus" (Lc 9, 32)

Méditation : « Le jour du Seigneur - ainsi que fut désigné le dimanche dès les temps apostoliques (1) - a toujours été particulièrement honoré dans l’histoire de l’Église, à cause de son lien étroit avec le cœur même du mystère chrétien… C’est un jour qui se trouve au cœur même de la vie chrétienne. Si, depuis le début de mon pontificat, je ne me suis pas lassé de répéter : « N’ayez pas peur ! Ouvrez toutes grandes les portes au Christ ! »,(9) je voudrais aujourd’hui vous inviter tous avec insistance à redécouvrir le dimanche : N’ayez pas peur de donner votre temps au Christ ! Oui, ouvrons notre temps au Christ, pour qu’il puisse l’éclairer et l’orienter. C’est lui qui connaît le secret du temps comme celui de l’éternité, et il nous confie « son jour » comme un don toujours nouveau de son amour. La redécouverte de ce jour est la grâce à implorer, non seulement pour vivre pleinement les exigences propres de la foi, mais aussi pour donner une réponse concrète aux aspirations les plus vraies de tout être humain. Le temps donné au Christ n’est jamais un temps perdu, mais plutôt un temps gagné pour l’humanisation profonde de nos relations et de notre vie ». Jean-Paul II, Dies Domini, n° 1 et 7.

Petite décision :prendre la décision de la fidélité à la prière du soir et fixer à l’instant les temps de prière pour la semaine.

Lundi de la 2ème semaine de Carême

LUNDI II : La chaire de Saint Pierre (fête)

Textes du jour :

- 1ère lecture : 1 P 5, 1-4
- Psaume : 22, 1-3a.3b-4.5.6
- Évangile : Mt 16, 13-19

Thème du jour :Jésus, Visage miséricordieux du Père.

Parole du jour : "Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »" (Mt 16, 15)

Méditation : « Jésus-Christ est le visage de la miséricorde du Père. Le mystère de la foi chrétienne est là tout entier. Devenue vivante et visible, elle atteint son sommet en Jésus de Nazareth. Le Père, « riche en miséricorde » (Ep 2, 4) après avoir révélé son nom à Moïse comme « Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de vérité » (Ex 34, 6) n’a pas cessé de faire connaître sa nature divine de différentes manières et en de nombreux moments. Lorsqu’est venue la « plénitude des temps » (Ga 4, 4), quand tout fut disposé selon son dessein de salut, il envoya son Fils né de la Vierge Marie pour nous révéler de façon définitive son amour. Qui le voit a vu le Père (cf. Jn 14, 9). A travers sa parole, ses gestes, et toute sa personne,[1] Jésus de Nazareth révèle la miséricorde de Dieu…. Nous avons toujours besoin de contempler le mystère de la miséricorde. Elle est source de joie, de sérénité et de paix ». Pape François, Misericordiae Vultus, N° 1 et 2.

Petite décision : Faire un petit sacrifice de lecture spirituelle de 10 à 15 mn sur le thème de divinité de Jésus.

Mardi de la 2ème Semaine de Carême

MARDI de la 2ème Semaine de Carême

Textes du jour :

- 1ère lecture : Is 1, 10.16-20
- Psaume : 49, 7ab.8, 13-14, 16bc-17, 21abc.23ab
- Évangile : Mt 23, 1-12

Thème du jour : l’humilité, chemin de miséricorde (1ère partie)

Parole du jour : "Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé." (Mt 23, 12)

Méditation : Pierre Goursat p. 285 « Je crois que l’ascenseur le plus extraordinaire c’est l’humilité. Alors pour acquérir l’humilité, il faut faire des actes d’humilité. Et pour faire des actes d’humilité, souvent il y a des humiliations. Alors notre amour-propre en prend un bon. Alors, il faut commencer par de toutes petites choses ! Parce que nous sommes très sensibles de ce côté- là…Rassurez-vous, si vous êtes dans l’humilité, si on vous prend pour un imbécile, si on vous prend pour une idiote, n’importe quoi, vous dites : ‘’Seigneur, je t’offre tout ça,… Comme disait saint Bernadette, ‘’ il faut beaucoup d’humiliations pour avoir un peu d’humilité. Quelquefois c’est un peu moins d’humiliations et beaucoup plus d’humilité, ça dépend des uns et des autres mais en fait c’est ça le trésor » Pierre Goursat, Paroles

Petite décision :Faire l’effort de vaincre son orgueil en posant un petit acte d’amour (sourire, petite attention), envers un collègue où un patron qui nous humilie.

Mercredi de la 2ème Semaine de Carême

Je viens de constater que jusqu’à présent le nom de l’administrateur est toujours maintenu alors que depuis 3 mois il y a un évêque nommé et consacré

MERCREDI de la 2ème Semaine de Carême

Textes du jour :
- 1ère lecture : Jr 18, 18-20
- Psaume : 30 (31), 5-6, 14, 15-16
- Évangile : Mt 20, 17-28

Thème du jour : l’humilité, chemin de miséricorde (2ème partie)

Parole du jour :"Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur ; et celui qui veut être parmi vous le premier sera votre esclave. Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude." (Mt 20, 26-28)

Méditation : le contact de l’eucharistie. Pierre G 282 « L‘eucharistie où jésus se fait si petit et si proche est un endroit privilégié pour demander et découvrir l’humilité. Il faut vraiment avoir une grande charité et une grande humilité. C’est le Seigneur qui doit nous la donner. Pour ça, il faut la demander aux pieds du tabernacle, à l’eucharistie. Vraiment on le sent profondément. Seigneur, apprends-nous à devenir humble, doux et humble de cœur. ‘’Cœur de Jésus doux et humble, rends notre cœur semblable au tien’’. C’est ça notre vocation ! Et tout ça se prend dans les grâces d’adoration » Pierre Goursat,

Petite décision :Faire l’effort d’être à l’heure à la messe et présenter au seigneur un point d’orgueil de votre vie pendant l’offertoire puis rendre grâce pour la grâce d’humilité obtenue après la communion.

JEUDI de la 2ème Semaine de Carême

JEUDI de la 2ème Semaine de Carême

Textes du jour :
- 1ère lecture : Jr 17, 5-10
- Psaume : 1, 1-2, 3, 4.6
- Évangile : Lc 16, 19-31

Thème du jour :miséricorde et bonheur

Parole du jour : "Mon enfant, répondit Abraham, rappelle- toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance." (Lc 16, 25)

Méditation : Dans le pauvre, nous touchons réellement le corps du Christ. Dans le pauvre, c’est le Christ affamé que nous nourrissons ; c’est le Christ nu que nous habillons ; c’est le Christ sans demeure que nous abritons. Il ne s’agit pas seulement de faim de pain, de manque de vêtements ou de besoin d’une maison faite de briques. Aujourd’hui, le Christ a faim dans nos pauvres gens. Mais même les riches ont faim d’amour, d’attention, faim d’être désirés, d’avoir quelqu’un qui soit leur. Mère Teresa

Petite décision : Payer sa dîme et s’acquitter d’une promesse faite à un pauvre.

Samedi de la 2ème Semaine de Carême

SAMEDI II

Textes du jour :
- 1ère lecture : Mi 7, 14-15.18-20
- Psaume : 102, 1-2, 3-4, 9-10, 11-12
- Évangile : Lc 15, 1-3.11-32

Thème du jour :Miséricorde et péché.

Parole du jour : "“Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite- moi comme l’un de tes ouvriers.” Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers."

Méditation : Spiritualité du travail

Mes frères, le travail que nous faisons nous rappelle notre exil, notre pauvreté et notre iniquité. Pourquoi sommes-nous, tant que dure le jour, aux prises avec la mort, dans des jeûnes réitérés, dans des veilles fréquentes, dans les fatigues, et dans toutes sortes de peines ? Est-ce pour cela que nous avons été créés ? Non certes, car si l’homme est né pour le travail, ce n’est pas pour le travail qu’il a été créé. Sa naissance est dans le péché, voilà pourquoi elle est aussi dans le châtiment. Il nous faut tous gémir avec le Prophète, et dire : « J’ai été conçu dans l’iniquité, et c’est dans le péché que ma mère m’a conçu (Psal. L, 7). » Notre création était étrangère à l’une et à l’autre, car Dieu n’a pas plus fait la peine qu’il n’a fait. la faute, nous en avons d’ailleurs pour garant le témoignage même des Écritures, qui nous disent, en parlant de la mort, la plus grande de toutes les peines : « C’est par la jalousie du diable que la mort est entrée dans le monde (Sap. II, 24) ; » et ailleurs : « Ce n’est pas Dieu qui a fait la mort (Ibid. I, 13). » Aussi, de même que, pendant que les mains travaillent, 1’oeil ne se ferme pas, et l’oreille ne cesse point d’entendre, ainsi, et même à plus forte raison, pendant que notre corps travaille, notre âme doit-elle être tout entière à son couvre, et ne point se laisser aller au repos. Qu’elle se représente la cause de son travail, pendant qu’elle l’accomplit, afin que la peine qu’elle endure lui rappelle la faute pour laquelle elle l’endure, et qu’en voyant les bandages de ses blessures, elle songe aux blessures mêmes qui se cachent dessous. C’est, en effet, par ces pensées que nous nous humilions sous la main puissante de Dieu, et que notre âme, pleine d’une douce piété, se montre misérable à ses yeux. Voilà pourquoi l’Écriture nous dit : « Ayez pitié de votre âme, et vous plairez à Dieu. (Sermons divers de Saint Bernard. - TRENTE-NEUVIÈME SERMON. III.)

Petite décision : Noter toutes les structures de péché et les tentations liées à mon travail et discuter en avec son directeur spirituel.

Vendredi de la 2ème Semaine de Carême

VENDREDI II

Textes du jour :
- 1ère lecture : Gn 37, 3-4.12-13a.17b-28
- Psaume : 104, 4a.5a.6, 16-17, 18-19, 20-21
- Évangile : Mt 21, 33-43.45-46

Thème du jour :Miséricorde et Fraternité.

Parole du jour :Quel profil aurions-nous à tuer notre frère et à dissimuler sa mort ? Gn 37

Méditation : « Je vous dis de ne pas tenir tête au méchant ». Conseil difficile à suivre. Il se heurte en nous à un instinct puissant : ne pas se laisser faire, se venger. Jésus nous dit : non, essaie de devenir un non-violent. Qu’est-ce que cela signifie exactement ? On peut ne pas tenir tête au méchant par lâcheté, par résignation, pour ne pas avoir d’histoires. La non-violence, c’est autre chose : une étonnante et exigeante forme de combat pour rester coûte que coûte dans notre décision d’aimer, et pour aider l’adversaire à revenir dans l’amour. Amour pour le Christ. On veut imiter sa totale liberté dans une situation où on risque de la perdre en se laissant mener par la violence d’un autre : non, tu ne feras pas de moi un violent parce que même là j’aime assez le Christ pour rester calme.

Amour pour le frère méchant. On ne reste pas calme par dignité, simple maîtrise de soi ou peut être par mépris pour le violent. On veut rester aimant sous le choc de la violence ou de la menace pour essayer de gagner un frère au lieu de le laisser s’enfoncer un peu plus dans l’injustice et la méchanceté.

La non-violence conquiert trois richesses. Notre propre progrès en amour. Peut-être la conversion de notre frère. Et sûrement la création d’une ambiance plus fraternelle. La riposte engendre la spirale de la violence en nous-mêmes et autour de nous.

Mais la non-violence est une attitude héroïque qui exige beaucoup de lucidité et de force tranquille. Elle cherche pourquoi l’agresseur agit ainsi et comment on pourrait l’amener à changer. Souffleté, Jésus n’a pas tendu son autre joue, il a offert son calme et son amour. (Jn18,23) André Sève

Petite décision : Soutenir un frère victime de jalousie au travail.

3ème semaine de Carême : La Miséricorde et Parole de vie

3ème semaine de Carême : La Miséricorde et Parole de vie. (Témoignage de vie)

Pour témoigner de l’amour de Dieu au quotidien nous avons besoin de nous nourrir de sa parole, contempler son visage dans les Saintes Ecritures. Pour cette semaine, notre exercice spirituel est centré sur la parole de Dieu. Nous proposons la pratique traditionnelle de la Lectio Divina. C’est l’occasion pour lire et prier les paraboles comme le recommande le pape François.

A la place des méditations quotidiennes, nous proposerons un parabole. A la fin de la journée chacun compose une prière personnelle fruit de sa méditation. Cette prière remplace la petite décision. Nous indiquerons chaque jour une petite prière pour guider.

Exercice Spirituel : Lectio divina

Explication de la lectio divina : La lectio divina est une lecture priante des Écritures. Pour ce qui nous concerne, nous lisons dans notre Bible tous les jours, la parabole proposée. Ensuite, nous fermons la Bible en contemplant le visage du Christ qui se dégage de notre lecture. Puis nous nous interrogeons sur l’aujourd’hui de la parole, c’est-à-dire, ce que le Seigneur me demande aujourd’hui. Pour finir, nous composons une prière personnelle qui s’inspire de notre lectio.

3ème Dimanche de Carême

DIMANCHE III

Textes du jour :
- 1ère lecture : Ex 3, 1-8a.13-15
- Psaume : 102, 1-2, 3-4, 6-7, 8.11
- 2ème lecture : 1 Co 10, 1-6.10-12
- Évangile : Lc 13, 1-9

Thème du jour : miséricorde et tendresse de Dieu face à nos difficultés

Parole du jour : "Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour." (Ps 102, 8)

Méditation : Parabole des deux débiteurs insolvables(Luc 7,36-50)

Un Pharisien avait invité Jésus à manger avec lui. Jésus entra chez lui et prit place.Survint une femme de la ville, une pécheresse. Elle avait appris que Jésus mangeait chez le Pharisien, et elle Apportait un vase précieux plein de parfum.Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, à ses pieds, etses larmes moulaient les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et y versait le parfum.En voyant cela, le Pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même : « Si cet homme était un prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu’elle est : une pécheresse. »Jésus prit la parole : « Simon, j’ai quelque chose à te dire. Parle, Maître »

Jésus reprit :« Un créancier avait deux débiteurs ; le premier lui devait cinq cents pièces d’argent, l’autre cinquante. Comme ni l’un ni l’autre ne pouvait rembourser, il remit à tous deux leur dette. Lequel des deux l’aimera davantage ? »

Simon répondit : « c’est celui a qui il a remis avantage, il me semble.- tu as raison. », dit Jésus. Il se tourna vers la femme, en disant à Simon : « Tu vois cette femme ? Je suis entré chez toi, et tu ne m’as pas versé d’eau sur les pieds. Elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux. Tu ne m’as pas embrassé ; elle, depuis son entrée, n’a pas cessé d’embrasser mes pieds.je te le dis : si ses péchés, ses nombreux péchés sont pardonnés, c’est à cause de son grand amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour. » Puis il s’adressa à la femme : « Tes péchés sont pardonnés. » Les invités se dirent : « Qui est cet homme, qui va jusqu’à pardonner les péchés ? » Jésus dit alors à la femme : « Ta foi t’a sauvée. Va en paix ! »

Prière personnelle : Seigneur, donne-moi assez de foi pour croire que tu désires encore plus que moi que je déverrouille la porte de mon cœur dont je tiens moi-même la clef, de l’intérieur ! que tu désires que j’apprenne à nouveau à m’aimer puisqu’il est impossible d’aimer les autres quand on ne s‘aime plus soi-même !

Lundi de la 3ème semaine de Carême

LUNDI III

Textes du jour :
- 1ère lecture : 2 R 5, 1-15a
- Psaume : 41, 2, 3 ; 42, 3, 4
- Évangile : Lc 4, 24-30

Thème du jour : miséricorde de Dieu et purification par chacun des actes quotidiens

Parole du jour : " Les serviteurs de Naaman s’approchèrent pour lui dire : « Père ! Si le prophète t’avait ordonné quelque chose de difficile, tu l’aurais fait, n’est-ce pas ? Combien plus, lorsqu’il te dit : “Baigne-toi, et tu seras purifié.” »" (2R 5, 13)

Méditation : Parabole du gérant habile (Luc 16,1-13)

Jésus racontait à ses disciples cette parabole : « Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé parce qu’il gaspillait ses biens .Il le convoqua et lui dit : "Qu’est-ce que j’entends dire de toi ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car désormais tu ne pourras plus gérer mes affaires. " Le gérant pensa : "Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gérance ? Travailler la terre ? Je n’ai pas la force. Mendier ? J’aurais honte. Je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois renvoyer de ma gérance, je trouve des gens pour me recevoir. " Il fit alors venir,un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : "Combien dois-tu à mon maître ?-Cent barils d’huile. "Le gérant lui dit : "Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante." "Puis il demanda à un autre : "Et toi, combien dois-tu ? -Cent sacs de blé. " Le gérant lui dit : "Voici ton reçu, écris quatre-vingts. " Cet gérant malhonnête, le maitre fit on éloge : effectivement il s’était montré habile. En effet, ceux qui appartiennent à ce monde sont plus habiles vis-à-vis de leurs semblables que ceux qui appartiennent à la lumière. "Eh bien ! moi, je vous dis : faites-vous des amis avec l’argent trompeur pour qu’une fois celui-ci disparu, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles. "Celui qui est digne de confiance pour une toute petite affaire est digne de confiance aussi pour une grande ; et celui qui est trompeur pour une toute petite affaire est trompeur aussi pour une grande. Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’Argent trompeur, qui vous confiera le bien véritable ? Et si vous n’avez pas été dignes de confiance pour ce qui vous est étranger, qui vous donnera ce qui est à vous ? "Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l’Argent."

Prière personnelle : Seigneur, Accorde moi l’intelligence du cœur pour choisir en toute lucidité quel Maitre je veux servi, pour discerner ce qui est précieux à tes yeux.

Que ta bonne nouvelle éclaire et oriente l’usage que je fais de l’argent honnête habilement gagné.

Mardi de la 3ème Semaine de Carême

MARDI III

Textes du jour :
- 1ère lecture : Dn 3, 25.34-43
- Psaume : 24, 4-5ab, 6-7bc, 8-9
- Évangile : Mt 18, 21-35

Thème du jour : miséricorde et pardon

Parole du jour : "Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? » Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois sept fois." (Mt 18, 21-22)

Méditation :Parabole de l’enfant prodigue (Luc 15,11-32) Il dit encore : " Un homme avait deux fils. " Le plus jeune dit à son père : "Père, donne-moi la part de bien qui doit me revenir. " Et le père leur partagea son avoir. " Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout réalisé, partit pour un pays lointain et il y dilapida son bien dans une vie de désordre. Quand il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans l’indigence. Il alla se mettre au service d’un des citoyens de ce pays qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre des gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui en donnait. "Rentrant alors en lui-même, il se dit : "Combien d’ouvriers de mon père ont du pain de reste, tandis que moi, ici, je meurs de faim !" Je vais aller vers mon père et je lui dirai : Père, j’ai péché envers le ciel et contre toi. "Je ne mérite plus d’être appelé ton fils. Traite-moi comme un de tes ouvriers." Il alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut pris de pitié : il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. "Le fils lui dit : "Père, j’ai péché envers le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d’être appelé ton fils... " "Mais le père dit à ses serviteurs : "Vite, apportez la plus belle robe, et habillez-le ; mettez-lui un anneau au doigt, des sandales aux pieds." Amenez le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, "car mon fils que voici était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé. " Et ils se mirent à festoyer. " Son fils aîné était aux champs. Quand, à son retour, il approcha de la maison, il entendit de la musique et des danses. Appelant un des serviteurs, il lui demanda ce que c’était. "Celui-ci lui dit : "C’est ton frère qui est arrivé, et ton père a tué le veau gras parce qu’il l’a vu revenir en bonne santé." Alors il se mit en colère et il ne voulait pas entrer. Son père sortit pour l’en prier ; "mais il répliqua à son père : "Voilà tant d’années que je te sers sans avoir jamais désobéi à tes ordres ; et, à moi, tu n’as jamais donné un chevreau pour festoyer avec mes amis." "Mais quand ton fils que voici est arrivé, lui qui a mangé ton avoir avec des filles, tu as tué le veau gras pour lui ! " "Alors le père lui dit : "Mon enfant, toi, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi." "Mais il fallait festoyer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et il est vivant, il était perdu et il est retrouvé. "

Prière personnelle : Accueillerais-je un jour cette surprenante révélation qui manifeste que le pardon est une fête de l’amour une nouvelle création de l’amour, une nouvelle création de l’homme, une danse qui transfigure le monde ? Tu es sorti le premier le premier pour partager avec tous les hommes, Fils cadet et fils ainé, un repas de fête, la fête du pardon, la fête de la vie la fête de l’amour qui ne désespère jamais

Mercredi de la 3ème Semaine de Carême

MERCREDI III

Textes du jour  :
- 1ère lecture : Dt4, 1.5-9
- Psaume : 147, 12-13, 15-16, 19-20
- Évangile : Mt 5, 17-19

Thème du jour :miséricorde et entraînement à faire le bien

Parole du jour : "Celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui- là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux." (Mt 5, 19)

Méditation :Parabole de l’ami importun (Luc 11,1-13) Il était un jour quelque part en prière. Quand il eut fini, un de ses disciples lui dit : "Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean l’a appris à ses disciples."

Il leur dit : " Quand vous priez, dites : Père, Fais connaître à tous qui tu es, Fais venir ton Règne,

Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour, Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes nous pardonnons à tous ceux qui ont des torts envers nous, Et ne nous conduis pas dans la tentation."

"Jésus leur dit encore : " Si l’un de vous a un ami et qu’il aille le trouver au milieu de la nuit pour lui dire : "Mon ami, prête-moi trois pains, parce qu’un de mes amis m’est arrivé de voyage et je n’ai rien à lui offrir ; et si l’autre, de l’intérieur, lui répond : "Ne m’ennuie pas ! Maintenant la porte est fermée ; mes enfants et moi nous sommes couchés ; je ne puis me lever pour te donner du pain ",

"je vous le déclare : même s’il ne se lève pas pour lui en donner parce qu’il est son ami, eh bien, parce que l’autre est sans vergogne, il se lèvera pour lui donner tout ce qu’il lui faut. "Eh bien, moi je vous dis : Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira.

En effet, quiconque demande reçoit, qui cherche trouve, et à qui frappe on ouvrira. Quel père parmi vous, si son fils lui demande un poisson, lui donnera un serpent au lieu de poisson ? Ou encore s’il demande un œuf, lui donnera-t-il un scorpion ?

Si donc vous, qui êtes mauvais, savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent. "

Prière personnelle  : Mon enfant,

Avant même que tu n’aies songé à moi,

J’avais, déjà, frappée à ta porte !

Bien avant que tu n’aies demandé, Je désirais depuis longtemps pouvoir te donner !

Avant même que tu ne commences à me chercher,

Je t’avais cherché le premier.

JEUDI de la 3ème Semaine de Carême

JEUDI III

Textes du jour :
- 1ère lecture : Jr 7, 23-28
- Psaume : 94, 1-2, 6-7ab, 7d-9a
- Évangile : Lc 11, 14-23

Thème du jour : miséricorde et unité du peuple de Dieu rassemblé

Parole du jour : "Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse." (Lc 11, 17.23)

Méditation :Paraboles et la brebis et de la drachme perdues (Luc 15,1-10)

Les collecteurs d’impôts et les pécheurs s’approchaient tous de lui pour l’écouter. Et les Pharisiens et les scribes murmuraient ; ils disaient : " Cet homme-là fait bon accueil aux pécheurs et mange avec eux ! " Alors il leur dit cette parabole :

" Lequel d’entre vous, s’il a cent brebis et qu’il en perde une, ne laisse pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller à la recherche de celle qui est perdue jusqu’à ce qu’il l’ait retrouvée ? Et quand il l’a retrouvée, il la charge tout joyeux sur ses épaules, et, de retour à la maison, il réunit ses amis et ses voisins, et leur dit : "Réjouissez-vous avec moi, car je l’ai retrouvée, ma brebis qui était perdue ! "

Je vous le déclare, c’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion. "Ou encore, quelle femme, si elle a dix pièces d’argent et qu’elle en perde une, n’allume pas une lampe, ne balaie la maison et ne cherche avec soin jusqu’à ce qu’elle l’ait retrouvée ?

"Et quand elle l’a retrouvée, elle réunit ses amies et ses voisines, et leur dit : "Réjouissez-vous avec moi, car je l’ai retrouvée, la pièce que j’avais perdue !" C’est ainsi, je vous le déclare, qu’il y a de la joie chez les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. "

Prière personnelle :

Seigneur, accorde-moi cette intime et divine conviction que tout homme est unique.

Alors j’aurai le courage de sortir de mes clochers pour oser rencontrer tant d’hommes et de femmes, exclus, déçus,sceptiques ou hostiles qui vivent en marge de toute religion.

Samedi de la 3ème Semaine de Carême

SAMEDI III

Textes du jour :

- 1ère lecture : Os 6, 1-6
- Psaume : 50, 3-4, 18-19, 20-21ab
- Évangile : Lc 18, 9-14

Thème du jour : demander la miséricorde de Dieu sur nos péchés

Parole du jour :

Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : “Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !” (Lc 18, 13)

Méditation : Parabole du pharisien du publicain (Luc 18,9-14)

Jésus dit une parabole pour certains hommes qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient tous les autres :

« Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était Pharisien et l’autre, publicain. Le Pharisien se tenait là priait ainsi : "Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes : voleurs, injustes, adultères, ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine, et je verse le dixième de tout ce que je gagne." Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel, mais il se frappait la poitrine en disant : "Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis !" Quand ce dernier rentra chez lui,c’est lui, je vous le déclare qui est devenu juste et non pas l’autre. »

Prière personnelle :

Seigneur, aide moi à comprendre que l’essentiel n’est pas d’abord de vouloir être vertueux de se sentir en règles devant la loi ni même d’avoir bonne conscience ! Aide moi à comprendre que l’essentiel n’est pas d’abord de me sentir coupable ou indigne ; Mais de me situer en vérité devant Toi.

4ème Semaine de Carême

4ème semaine de Carême : La Miséricorde en communauté.

Exercice Spirituel : Les maladies spirituelles.

Nous consacrons cette semaine, à la conversion du cœur, à la guérison intérieure nécessaire pour une bonne vie communautaire. Notre point d’effort sera l’examen intérieur des maladies spirituelles selon le discours du pape François à la curie romaine.

Nous appliquerons ce discours à la réalité communautaire. Nous présenterons chaque jour une maladie en guise de méditation et une décision personnelle pour améliorer la qualité de la vie communautaire. Explication des maladies spirituelles :

Les maladies sont les infirmités, les dysfonctionnements, les tentations qui empêchent tout corps, comme le corps humain de croître, d’accomplir sa mission et de porter du fruit. Selon le pape François, « Ce sont des maladies assez communes dans notre vie... Ce sont des maladies et des tentations qui affaiblissent notre service au Seigneur. Je crois que, à l’instar des Pères du désert qui en rédigeaient de tels, le « catalogue » de ces maladies nous aidera à nous préparer au sacrement de la réconciliation »

4ème Dimanche de Carême

DIMANCHE IV

Textes du jour :
- 1ère lecture : Jos 5, 9a.10-12
- Psaume : 33, 2-3, 4-5, 6-7
- 2ème lecture : 2 Co 5, 17-21
- Évangile : Lc 15, 1-3.11-32

Thème du jour : miséricorde et confession

Parole du jour : "Au nom du Christ, nous vous le demandons, laissez-vous réconcilier avec Dieu." (2 Co 5, 20)

Méditation : La maladie de la « pétrification » mentale et spirituelle.

Ceux qui en sont atteints possèdent un cœur de pierre et une « nuque raide » (Ac 7, 51-60). Ce sont ceux qui, chemin faisant, perdent leur sérénité intérieure, la vivacité et l’audace, et se cachent derrière leurs dossiers, devenant les « rois du formulaire » et non « des hommes de Dieu » (cf. He, 3, 12). Il est dangereux de perdre cette sensibilité humaine qui permet de pleurer avec ceux qui pleurent et de se réjouir avec ceux qui se réjouissent ! C’est la maladie de ceux qui perdent « les dispositions » de Jésus (cf. Ph 2, 5-11). Car, au fil du temps, leur cœur se durcit et devient incapable d’aimer inconditionnellement le Père et le prochain (cf. Mt 22, 34-40). Être chrétien, en fait, signifie avoir « les dispositions qui sont dans le Christ Jésus » (cf. Ph 2, 5), dispositions à l’humilité et au don, au détachement et à la générosité (9).

Petite décision  : Prendre le temps d’évaluer son degré de sensibilité et de compassion. Bien lire son mail et écouter les frères dans la journée pour exercer la compassion en priant pour eux.

Lundi de la 4ème semaine de Carême

LUNDI IV

Textes du jour :
- 1ère lecture : Is 65, 17-21
- Psaume : 29, 2a.3-4, 5-6, 9.12a.13cd
- Évangile : Jn 4, 43-54

Thème du jour : miséricorde et guérison.

Parole du jour  : « Parole du Seigneur. Oui, je vais créer un ciel nouveau et une terre nouvelle, on ne se rappellera plus le passé, il ne reviendra plus à l’esprit. Exultez sans fin, réjouissez-vous de ce que je vais créer » Is 65, 17.

Méditation : la maladie d’« Alzheimer spirituelle

C’est la maladie de l’oubli de « l’histoire du salut », de l’histoire personnelle avec le Seigneur, du « premier amour » (Ap 2, 4). Il s’agit d’un déclin progressif des facultés spirituelles qui, à plus ou moins long terme, provoque de graves handicaps chez la personne, la rendant incapable d’exercer une activité autonome. Celle-ci vit dans un état de dépendance absolue vis-à-vis de ses vues souvent imaginaires. Nous détectons cette maladie chez ceux qui ont perdu la mémoire de leur rencontre avec le Seigneur ; chez ceux qui ne perçoivent pas le sens historique de la vie ; chez ceux qui sont totalement dépendants de leur présent, de leurs passions, caprices et manies ; chez ceux qui construisent autour d’eux des murs et des habitudes et deviennent de plus en plus esclaves des idoles qu’ils ont sculptées de leurs propres mains.

Petite décision :Noter les grâces et les bienfaits reçus du Seigneur et partager avec les frères.

Mardi de la 4ème Semaine de Carême

MARDI IV : St. Jean de Dieu, fondateur des Frères Hospitaliers

Textes du jour :
- 1ère lecture : Ez 47, 1-9.12
- Psaume : 45, 2-3, 5-6, 8-9a.10a
- Évangile : Jn 5, 1-16

Thème du jour :Miséricorde et guérison

Parole du jour : Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps, lui dit : « Veux- tu être guéri ? » (Jn 5, 6)

Méditation  : La maladie de la schizophrénie existentielle

C’est la maladie de ceux qui ont une double vie, fruit de l’hypocrisie typique du médiocre et du vide spirituel progressif que les diplômes et les titres académiques ne peuvent combler. Une maladie qui frappe souvent ceux qui, abandonnant le service pastoral, se limitent aux tâches bureaucratiques et perdent ainsi le contact avec la réalité, avec les personnes concrètes. Ils créent ainsi un monde parallèle, à eux, où ils mettent de côté tout ce qu’ils enseignent sévèrement aux autres et où ils commencent à vivre une vie cachée et souvent dissolue. La conversion est assez urgente et indispensable pour lutter contre cette maladie extrêmement grave (cf. Lc 15, 11-32).

Petite décision : Au cours de l’adoration, faire un sérieux examen de conscience centrée sur les maladies spirituelle et écouter Jésus nous dire : « veux-tu guérir ? »

Mercredi de la 4ème Semaine de Carême

MERCREDI IV

Textes du jour :

- 1ère lecture : Is 49, 8-15
- Psaume : 144, 8-9, 13cd-14, 17-18
- Évangile : Jn 5, 17-30

Thème du jour :miséricorde et espérance

Parole du jour : « Ne soyez pas étonnés ; l’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix ; alors, ceux qui ont fait le bien sortiront pour ressusciter et vivre, ceux qui ont fait le mal, pour ressusciter et être jugés. » (Jn 5, 28-29)

Méditation : La maladie du visage lugubre. Elle est celle des personnes bourrues et revêches, qui estiment que pour être sérieux il faut porter le masque de la mélancolie, de la sévérité, et traiter les autres – surtout ceux que l’on considère comme inférieurs – avec rigidité, dureté et arrogance. En réalité, la sévérité théâtrale et le pessimisme stérile (12) sont souvent les symptômes d’un sentiment de peur et de d’insécurité. L’apôtre doit s’efforcer d’être une personne courtoise, sereine, enthousiaste et joyeuse qui transmet la joie quel que soit l’endroit où il se trouve. Un cœur empli de Dieu est un cœur heureux qui irradie et communique sa joie à tous ceux qui l’entourent : cela se voit tout de suite !

Ne perdons donc pas cet esprit joyeux, qui sait manier l’humour, et même l’autodérision, qui font de nous des personnes aimables même dans les situations difficiles (13). Comme une bonne dose d’humour sain nous fait du bien ! Réciter souvent la prière de saint Thomas More nous fera le plus grand bien : je le fais tous les jours, cela me fait du bien (14).

Petite décision :Prendre la décision d’être un témoin d’espérance et de joie en offrant et accueillant le sourire des frères et sœurs.

JEUDI de la 4ème Semaine de Carême

JEUDI IV

Textes du jour :
- 1ère lecture : Ex 32, 7-14
- Psaume : 105, 4ab.6, 19-20, 21-22, 23
- Évangile : Jn 5, 31-47

Thème du jour : Miséricorde et vaine gloire.

Parole du jour : La gloire, je ne la reçois pas des hommes ; d’ailleurs je vous connais : vous n’avez pas en vous l’amour de Dieu. (Jn 5, 41)

Méditation : La maladie de la rivalité et de la vanité

Quand l’apparence, les couleurs des vêtements, les signes honorifiques deviennent le premier objectif de la vie, et que l’on oublie les paroles de saint Paul : « Ne soyez jamais intrigants ni vaniteux, mais ayez assez d’humilité pour estimer les autres supérieurs à vous-mêmes. Que chacun de vous ne soit pas préoccupé de ses propres intérêts ; pensez aussi à ceux des autres » (Ph 2, 3-4). C’est la maladie qui nous pousse à être des hommes et des femmes faux et à vivre un faux « mysticisme », et un faux « quiétisme ». Paul lui-même les définit comme des « ennemis de la croix du Christ » parce qu’ils « mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte ; ils ne pensent qu’aux choses de la terre » (Ph 3, 18-19).

Petite décision :Chercher une occasion dans la journée pour exercer son humilité. Dire à un frère où à une sœur ses qualités.

Vendredi de la 4ème Semaine de Carême

VENDREDI IV

Textes du jour :
- 1ère lecture : Sg 2, 1a.12-22
- Psaume : 33, 17-18, 19-20, 21.23
- Évangile : Jn 7, 1-2.10.25-30

Thème du jour : MISERICORDE ET HAINE

Parole du jour : « On cherchait à l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui parce que son heure n’était pas encore venue » Jn 7, 30

Méditation : La Guerre entre nous.

« À l’intérieur du Peuple de Dieu et dans les diverses communautés, que de guerres ! Dans le quartier, sur le lieu de travail, que de guerres par envies et jalousies, et aussi entre chrétiens ! La mondanité spirituelle porte certains chrétiens à être en guerre contre d’autres chrétiens qui font obstacle à leur recherche de pouvoir, de prestige, de plaisir ou de sécurité économique. De plus, certains cessent de vivre une appartenance cordiale à l’Église, pour nourrir un esprit de controverse. Plutôt que d’appartenir à l’Église entière, avec sa riche variété, ils appartiennent à tel ou tel groupe qui se sent différent ou spécial.

Le monde est déchiré par les guerres et par la violence, ou blessé par un individualisme diffus qui divise les êtres humains et les met l’un contre l’autre dans la poursuite de leur propre bien-être. En plusieurs pays ressurgissent des conflits et de vieilles divisions que l’on croyait en partie dépassées. Je désire demander spécialement aux chrétiens de toutes les communautés du monde un témoignage de communion fraternelle qui devienne attrayant et lumineux. Que tous puissent admirer comment vous prenez soin les uns des autres, comment vous vous encouragez mutuellement et comment vous vous accompagnez : « À ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres » (Jn 13,35). C’est ce que Jésus a demandé au Père dans une intense prière : « Qu’ils soient un en nous, afin que le monde croie » (Jn 17,21). Attention à la tentation de l’envie ! Nous sommes sur la même barque et nous allons vers le même port ! Demandons la grâce de nous réjouir des fruits des autres, qui sont ceux de tous. » (Pape François, La joie de l’évangile, N° 98 et 99)

Petite décision : Préparer une démarche de réconciliation avec un frère en priant pour le frère. Faire le pas de la réconciliation à la prochaine occasion.

Samedi de la 4ème Semaine de Carême

SAMEDI IV

Textes du jour :
- 1ère lecture : Jr 11, 18-20
- Psaume : 7, 2-3, 9bc-10, 11-12a.18b
- Évangile : Jn 7, 40-53

Thème du jour : Miséricorde et martyr

Parole du jour : « Coupons l’arbre à la racine, retranchons-la de la terre des vivants, afin qu’on oublie jusqu’à son nom » Jr11, 19

Méditation : Le « marthalisme » (qui vient de Marthe)

C’est l’activité excessive. Elle concerne ceux qui se noient dans le travail et négligent inévitablement « la meilleure part » : s’asseoir aux pieds de Jésus (cf. Lc 10, 38-42). C’est pourquoi Jésus a demandé à ses disciples de « se reposer un peu » (cf. Mc 6, 31), car négliger le repos nécessaire conduit au stress et à l’agitation. Le temps du repos, pour celui qui a mené à bien sa mission, est une nécessité, un devoir, et doit être vécu sérieusement : en passant un peu de temps avec sa famille et en respectant les jours fériés comme des moments pour se ressourcer spirituellement et physiquement. Il faut retenir ce qu’enseigne Qohéleth : « Il y a un moment pour tout » (Qo 3, 1-15).

Petite décision :Pendre conscience que celui qui ne se repose pas fatigue les autres.

Réfléchir sur son hygiène de vie et prendre la décision de vite se coucher.

Semaine Sainte

Préparer votre semaine sainte. Décider comment la vivre : participation aux offices, temps d’adoration, chemin de croix etc...

Carême temps de la Miséricorde et de la Réconciliation.

Voici quelques-unes des 34 questions que le pape conseille aux fidèles de se poser avant une confession, pour un bon examen de conscience :

 Est-ce que je ne me tourne vers Dieu que quand j’ai besoin de lui ?

 Est-ce que je vais à la messe le dimanche et pour les grandes fêtes (solennités) ?

 Est-ce que je commence ma journée par une prière ?

 Est-ce que j’ai honte de montrer que je suis chrétien ?

 Est-ce que je me révolte parfois contre la volonté de Dieu ?

 Est-ce que je suis jaloux, colérique ou partial ?  Est-ce que je suis honnête et juste avec les autres, ou est-ce que j’alimente la « culture du déchet » ?

 Dans mon couple et ma famille, est-ce que j’applique l’enseignement des évangiles ?

 Est-ce que j’honore et respecte mes parents ?

 Est-ce que j’ai rejeté la vie à naître ? Ai-je écarté le don de la vie ? Ai-je aidé quelqu’un à le faire ?

 Est-ce que je respecte l’environnement ?

 Est-ce que je suis tantôt mondain, tantôt croyant ?

 Est-ce que j’abuse de la nourriture, de l’alcool, de la cigarette ou d’autres divertissements ?

 Ne suis-je pas trop préoccupé par mon bien-être physique et les biens que je possède ?  Comment est-ce que j’utilise mon temps ? Suis-je paresseux ?

 Est-ce que je cherche à être servi ?

 Est-ce que j’ai des désirs de revanche ? Est-ce que je garde des rancunes ?

 Suis-je doux, humble et bâtisseur de paix ?

Pape François

RETOUR

DIMANCHE DES RAMEAUX ET DE LA PASSION

DIMANCHE DES RAMEAUX ET DE LA PASSION

Textes du jour :
- Evangile des Rameaux : Lc 19, 28-40
- 1ère lecture : Is50, 4-7
- Psaume : 21, 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a
- 2ème lecture : Ph 2, 6-11
- Évangile : Lc 22, 14 – 23, 56

Thème du jour : Miséricorde et passion

Parole du jour  : « J’ai désiré d’un grand désir manger cette pâque avec vous avant de souffrir. » Jn 22,15

Méditation : « Ce n’est pas la souffrance qui sauve, fût-elle celle de Jésus, c’est son obéissance libre, dans l’amour, au projet du Père, à la volonté de son Père, "arracher les âmes à la mort et les nourrir quand elles ont faim" (ps 33,19), une obéissance sans faille, fût-elle de la pire souffrance.

Le monde aurait pu être sauvé sans la souffrance de la Croix mais non pas sans le "jusqu’au bout de l’Amour" que la Croix rend manifeste : "Tout Fils qu’il était, Il apprit de ce qu’il souffrit, l’obéissance (He 5,8).

Dans cette folie d’amour Dieu s’est livré en Jésus jusqu’à la mort. Marie est là………….. Marie entre dans la nuit... » (Georgette Blaquière, l’Évangile de Marie)

Suggestion de texte pour l’heure sainte : Lc 22, 14 – 23, 56

Lundi Saint

LUNDI SAINT

Textes du jour :
- 1ère lecture : Is 42, 1-7
- Psaume : 26, 1, 2, 3, 13-14
- Évangile : Jn 12, 1-11

Thème du jour : Miséricorde et amitié.

Parole du jour : « Marie versa le parfum sur les pieds de Jésus, qu’elle essuya avec ses cheveux. » Jn 12,1-11.

Méditation : « C’est du fond de son cœur que la pécheresse priait le Seigneur, dont les cœurs des hommes sont l’ouvrage. Elle reçut, en échange de son parfum corruptible, un parfum de vie, qui doit rester incorruptible pendant l’éternité. Quoique très grande, la suavité de son parfum n’était pas comparable à celle des paroles du Sauveur. Mais avec le parfum, elle offrit aussi son amour et reçut le pardon de ses fautes. Le Dieu Sauveur qui a la connaissance de l’avenir, justifia l’espérance d’une âme perdue, sans parler des fautes secrètes que cette femme héroïque avait commises ; Il ne fit attention qu’à son amour. » Saint Ephrem

Heure Sainte : Mt 26, 36-46

Lundi de la 5ème semaine de Carême

LUNDI V

Textes du jour :
- 1ère lecture : Dn 13, 1-9.15-17.19-30.33-62
- Psaume : 22, 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6
- Évangile : Jn 8, 12-20

Thème du jour : Miséricorde et jugement.

Parole du jour : « Vous vous jugez de façon purement humaine. Moi, je ne juge personne. » Jn 8, 12

Témoin du jour : Jacques Fresch. : Jacques Fesch est un criminel français condamné à mort pour un braquage commis le 25 février 1954 à Paris, suivi par le meurtre d’un gardien de la paix. Incarcéré à la prison de la santé durant trois ans. C’est dans cette prison qu’il fera une fulgurante ascension vers la sainteté en rencontrant le Seigneur et sa miséricorde. Il raconte lui-même son expérience : « Petit à petit, amené à réviser mes conceptions, je n’avais plus la certitude de l’inexistence de Dieu, je devenais réceptif sans pourtant avoir la foi. J’essayais de croire par la raison, sans prier ou si peu ! Et puis, au bout de huit mois de détention, il m’est arrivé une douleur affective très forte qui m’a fait beaucoup souffrir et brutalement, en quelques heures, j’ai possédé la foi, une certitude absolue. La grâce m’a visitée, une grande joie s’est emparée de moi et surtout une grande paix. Tout est devenu clair en quelques instants. J’ai maintenant la certitude de commencer à vivre pour la première fois, alors que je n’étais qu’un mort vivant. Mais que de drames pour en arriver là ! Que de mal ai-je pu faire autour de moi par mon égoïsme et mon inconscience ! C’est pour moi, la redécouverte de l’enfant prodigue : Dieu est un Père qui pardonne. Son amour est miséricordieux. N’a-t-il pas répondu à mes crimes par son amour ?

Pensée  : « Ce qui se passe n’est que miséricorde. Si je suis rejeté par les hommes c’est parce que le Seigneur veut me donner le plus grand des biens : la gloire dans le Christ ressuscité ».

Mardi de la 5ème Semaine de Carême

MARDI V

Textes du jour :
- 1ère lecture : Nb 21, 4-9
- Psaume : 101, 2-3, 16-18, 19-21
- Évangile : Jn 8, 21-30

Thème du jour : Miséricorde et croix

Parole du jour : « Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, vous comprendrez que moi JE SUIS. » Jn 8,21

Témoin du jour : Mgr François-Xavier NGUYEN VAN THUAN

Il est né au Vietnam en 1928. Ordonné prêtre en 1953, consacré évêque en 1967, il avait été nommé par Paul VI archevêque coadjuteur de Saigon en 1975. Mais après quelques mois, avec l’arrivé du régime communiste, il est arrêté et incarcéré. Il a vécu treize ans en prison sans avoir été jugé ni condamné. En 1994 il est nommé vice-président du conseil pontifical Justice et Paix. En 1998 il est nommé président de ce conseil où il succède au cardinal Etchegaray. Témoin de la croix du Christ en prison, il continue d’aimer ses ennemis. Mgr Van Thuan rapporte une expérience assez touchante. « Un gardien de prison m’a un jour demandé :
- Est-ce que vous m’aimez ?
- Oui, je vous aime.
- Mais nous vous avons gardé en prison tant d’années, sans jugement, sans condamnation, et vous nous aimez ? C’est impossible ! Ce n’est peut-être pas vrai !
- Voilà de nombreuses années que je suis avec vous, vous le voyez bien, c’est vrai.
- Quand vous serrez libéré, vous n’enverrez pas vos fidèles bruler nos maisons et tuer les membres de nos familles ?
- Non, même si vous voulez me tuer, moi je vous aime.
- Mais, pourquoi ?
- Parce que Jésus m’a appris à aimer tout le monde, même mes ennemis. Si je ne le fais pas, je ne suis plus digne d’être appelé chrétien . »

Petite décision : « Que l’on te loue ou que l’on te blâme, ne t’estime pas lésé ou enrichi. Seule une chose peut te porter tort : le péché. Une chose peut te rendre plus riche : la vertu. Ne te soucie pas du blâme ou de l’éloge. Les fusils de bois ne sont pas à craindre. On ne court pas après la fausse monnaie . »

Mercredi de la 5ème Semaine de Carême

MERCREDI V

Textes du jour :
- 1ère lecture : Dn 3, 14-20.91-92.95
- Psaume : Dn 3, 52, 53, 54, 55, 56
- Évangile : Jn 8, 31-42

Thème du jour : Miséricorde et courage.

Parole du jour : « Au milieu du feu, les trois jeunes gens bénissaient le Seigneur. Le roi les entendit chanter » Dn, 3, 14.

Saint du jour : Saint François d’Assise.

Méditation : La rencontre de Saint François avec le Sultan.

Nous vous présentons l’histoire de cette rencontre entre François d’Assise et le Sultan tel que rapporté par Saint Bonaventure qui a écrit sur la vie de François et approuvé en 1266 par l’Ordre des Frères Mineurs (ofm). Nous nous sommes permis d’apporter quelques changements au texte original afin de le rendre plus accessible.

Nous sommes en 1219."S’exposant avec courage aux dangers de tous les instants, François voulait se rendre chez le sultan de Babylone en personne. La guerre sévissait alors, implacable entre chrétiens et sarrazins, et les deux armées ayant pris position face à face dans la plaine, on ne pouvait sans risquer sa vie passer de l’une à l’autre.

Mais dans l’espoir d’obtenir sans tarder ce qu’il désirait, François résolut de s’y rendre. Après avoir prié, il obtint la force du Seigneur et, plein de confiance, chanta ce verset du Prophète : "Si j’ai à marcher au milieu des ombres de la mort, je ne craindrai aucun mal, car tu es avec moi".

S’étant adjoint pour compagnon frère Illuminé, homme d’intelligence et de courage, il s’était mis en route traversant la mer et se retrouvant dans le pays du sultan. Quelques pas plus loin, ils tombaient dans les avant-postes des sarrazins, et ceux-ci, plus rapides, se précipitèrent sur eux. Ils les accablèrent d’injures, les chargeant de chaînes et les rouant de coups. À la fin, après les avoir maltraités et meurtris de toutes manières, ils les amenèrent, conformément aux décrets de la divine Providence, en présence du sultan : c’était ce qu’avait désiré François.

Le prince leur demanda qui les envoyait, pourquoi et à quel titre, et comment ils avaient fait pour venir ; avec sa belle assurance, François répondit qu’il avait été envoyé d’au-delà des mers non par un homme mais par le Dieu très-haut pour lui indiquer, à lui et à son peuple, la voie du salut et leur annoncer l’Évangile qui est la vérité. Puis il prêcha au sultan Dieu Trinité et Jésus sauveur du monde, avec une telle vigueur de pensée, une telle force d’âme et une telle ferveur d’esprit qu’en lui vraiment se réalisait de façon éclatante ce verset de l’Évangile : "Je mettrai dans votre bouche une sagesse à laquelle tous vos ennemis ne pourront ni résister ni contredire".

Témoin en effet de cette ardeur et de ce courage, le sultan l’écoutait avec plaisir et le pressait de prolonger son séjour auprès de lui. Il offrit à François de nombreux et riches cadeaux que l’homme de Dieu méprisa comme de la boue : ce n’était pas des richesses du monde qu’il était avide, mais du salut des âmes.

Le sultan n’en conçut que plus de dévotion encore pour lui, à constater chez le saint un si parfait mépris des biens d’ici-bas. François quitta le pays du sultan escorté par ses soldats ".

Pensée : Prière pour la paix Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,

Là où est la haine, que je mette l’amour.

Là où est l’offense, que je mette le pardon.

Là où est la discorde, que je mette l’union.

Là où est l’erreur, que je mette la vérité.

Là où est le doute, que je mette la foi.

Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.

Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.

Là où est la tristesse, que je mette la joie.

O Seigneur, que je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler,

à être compris qu’à comprendre,

à être aimé qu’à aimer.

Car c’est en se donnant qu’on reçoit,

c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,

c’est en pardonnant qu’on est pardonné,

c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. »

JEUDI de la 5ème Semaine de Carême

JEUDI V

Textes du jour :

- 1ère lecture : Gn 17, 3-9
- Psaume : 104, 4-5, 6-7, 8-9
- Évangile : Jn 8, 51-59

Thème du jour : Miséricorde et paternité

Parole du jour : « Ton nom sera désormais Abraham, car je fais de toi, le père d’un grand nombre de peuples ». Gn 17,3

Saint du Jour : Thomas More.

Dans une lettre de saint Thomas more à sa fille, il apparait que la sainteté n’élimine pas les sentiments paternels, mais bien plutôt les affine et les approfondit. Voici un extrait de cette lettre « Tu me demande de l’argent, ma chère enfant, avec trop de timidité et d’hésitation. Ton père, tu le sais bien, est toujours prêt à t’en donner, et d’autant plus que ta lettre mériterait, non pas deux Philippes d’or pour chaque ligne comme le fit Alexandre pour les vers du poète Cherilus, mais, si ma bourse se mesurait à mes désirs, deux onces d’or pour chaque syllabe… « Pourtant je t’envoie juste ce que tu demandes. J’aurais bien ajouté quelque chose, mais si j’aime donner, j’aime aussi beaucoup que ma fille chérie me demande gentiment, comme elle sait le faire. Aussi dépêche-toi de dépenser cet argent (je suis certain que tu en feras bon emploie). Plus tôt tu reviendras à la charge, et plus je serai content . »

Petite décision : « Profitez de la paix qu’un heureux hasard vous donne ; cultivez le royaume de vos pères, faites-y fleurir le bonheur, la richesse et la force ; aimez vos sujets, et que leur amour fasse votre joie ; vivez en père au milieu d’eux, et ne commandez jamais en despote ; laissez là les autres royaumes, celui qui vous est échu en héritage est assez grand pour vous ” »

Vendredi de la 5ème Semaine de Carême

VENDREDI V

Textes du jour :
- 1ère lecture : Jr 20, 10-13
- Psaume : 17, 2-3, 4, 5-6, 7
- Évangile : Jn 10, 31-42

Thème du jour : Miséricorde et combat spirituel.

Parole du jour : Le Seigneur est avec moi, comme un guerrier redoutable : mes persécuteurs s’écrouleront, impuissants. Jr 20, 10.

Témoin du jour : Julius K. Nyerere.

Méditation : La politique et une œuvre de miséricorde et de combat. C’est le beau témoignage qu’a donné Julius, cet homme politique africain déclaré vénérable en 1994 par le pape Jean-PaulII. Nous reprenons quelques éléments de sa biographie.

Julius Kambarage Nyerere, était un petit instituteur devenu le premier président de la République unie de Tanzanie.

Issu d’une famille pauvre et païenne, Nyerere a demandé le baptême à l’âge adulte. Toujours vêtu sans façon, refusant de porter la cravate, il n’a jamais amassé de richesses et préférait séjourner dans sa petite maison de quartier plutôt que dans le vaste palais présidentiel. Nyerere se retirait fréquemment dans son village d’origine, où il travaillait de ses mains son potager.

Pour l’Eglise, c’est non seulement la rigueur morale de l’homme mais également sa pensée politique qui mérite l’intérêt, et en particulier son engagement pour les pauvres et les marginaux, son désir d’apporter l’égalité dans les structures sociales et dans la situation du peuple tanzanien. En 1967, Nyerere proclama la déclaration d’Arusha qui constitua dès lors la ligne politique de son gouvernement. Celui-ci choisit de sortir du sous-développement en adoptant une économie socialiste et en mobilisant les ressources matérielles mais surtout humaines du pays. Le socialisme de Nyerere refuse certains postulats marxistes, et notamment le principe de classes, préférant associer les hommes dans un effort communautaire pour leur apprendre à mieux vivre. De plus, Nyerere veut élever le niveau de vie mais s’oppose au modèle occidental de consommation.

Le socialisme auquel il croit doit être centré sur les gens. Le problème du développement, de l’autogestion et de l’équité a donc préoccupé Nyerere sa vie entière. Pour que l’augmentation du niveau de vie bénéficie à tous, il croit que le développement social et politique doit précéder le développement économique. Son modèle de développement met donc d’abord en avant l’importance des modes de vie, des valeurs, de l’émancipation des peuples, des droits individuels et collectifs.

Les paysans et les communautés les plus vulnérables et les plus pauvres vivant en milieu rural sont une priorité de Nyerere avec la création des villages Ujamaa autogérés, comprenant des écoles, des dispensaires, des magasins - coopératives et des champs communautaires.

Pour que les Tanzaniens se prennent en mains, il faut aussi donner à tous l’accès au savoir. En 1960, le taux d’analphabétisme est de 85%. Des campagnes sont lancées dans tout le pays pour apprendre à tous à lire et écrire, et même les personnes âgées bénéficient de cours du soir. Les écoles développent des pédagogies originales, utilisant par exemples des fermes et des ateliers, car pour Nyerere, la scolarité n’a pas pour unique but la formation théorique. Il veut une éducation populaire et craint les dangers de l’arrogance intellectuelle. En 1966, constatant lui-même ce sentiment de supériorité chez les étudiants, il décide de fermer l’unique université du pays. Lorsqu’elle rouvre l’année suivante, elle va devenir un lieu d’études et de débat qui va jouer un rôle considérable pour les intellectuels de la région et un lieu de rassemblement pour les étudiants issus des deux blocs occidental et communiste qui se partageait alors le monde.

Nyerere renoncera volontairement au pouvoir en 1985. Le taux d’alphabétisation était alors de 91 % et chaque enfant allait à l’école. Des dizaines de milliers d’ingénieurs, de médecins et d’enseignants étaient formés. Les services médicaux étaient payés collectivement par le biais des impôts et il n’y avait plus un seul paysan sans terre. Malgré son contexte régional explosif, sa diversité religieuse et sa mosaïque ethnique, Nyerere sut fonder l’unité de la Tanzanie et lui offrir le bien si précieux de la paix, paix qui dure aujourd’hui encore.

Pensée : Une Bonne politique est une œuvre de miséricorde.

Samedi de la 5ème Semaine de Carême : Saint Joseph

SAMEDI V : St Joseph (fête)

Textes du jour :
- 1ère lecture : 2 S 7, 4-5a.12-14a.16
- Psaume : 88, 2-3.4-5.27 et 29
- 2ème lecture : Rm 4, 13.16-18.22
- Évangile : Mt 1, 16.18-21.24a ou Lc 2, 41-51a

Thème du jour : Joseph un homme au cœur de Dieu.

Parole du jour : Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son Père. Lc 1,32

Méditation  : « Le silence dont Joseph s’enveloppe, son existence dans l’ombre du père céleste, sa mission de voiler pour un temps la virginité de Marie et la divinité de Jésus, tout a contribué à estomper le relief de sa personnalité. Il y a plus grave, les rêveries des apocryphes l’on complètement déformé. Il en résulte que nombre de gens considèrent Joseph comme « un brave homme », un peu simple, utilisé par Dieu pour les besoins de la cause.C’est un simple écran de protection, le factotum, l’homme de peine qui travaille pour les autres.

La réalité est tout autre. Joseph est le descendant de David ;il en a la délicatesse de sentiment et l’aristocratie du cœur. L’ange l’a salué « fils de David » comme il a salué Marie « pleine de grâce ». Le messager de Dieu donne à chacun le titre qui convient. Joseph a toujours deviné, au moment présent, le dessein de Dieu sur lui et sa famille.il est le serviteur de l’Esprit.

Joseph, sans aucun doute, avait hérité des vertus de sa race : courage, générosité, un je ne sais quoi de fier et de solitaire qui complète la grandeur de son âme. Le cœur du roi « ivre de Dieu » s’est retrouvé, et développé en son descendant. Le chef que Dieu donna à Marie et à Jésus avait une grande stature d’âme ; son silence est plein de grandeur. Joseph est un grand inspiré, un grand mystique. Comme tous les mystiques, il est le seul, sa bouche est close sur de magnifiques secrets. Ce silence était adoration de l’hôte intime de son cœur ; cette habitation divine dans le cœur de Joseph était plus mystérieuse encore que la naissance d’un Dieu dans son foyer . »

Pensée :Prière à saint Joseph pour une famille éprouvée .

Bienheureux Joseph, porte ton regard sur la famille (…), éprouvé par l’adversité. Aide-la à surmonter cette épreuve, que ce malheur serve à la purification de ses membres, en favorisant la prise de conscience de leurs faiblesses et la détermination de s’en affranchir. Qu’elle soit désormais « attentive à la parole de Dieu et elle trouvera le bonheur »(Pr 16,20).

Écoute ma supplication, Bienheureux Joseph ; ton intercession est puissante auprès du Seigneur. Souviens-toi des épreuves qui se sont abattus sur la Sainte Famille et que vous avez surmonté grâce à l’amour qui t’uni à Jésus et à Marie, ainsi qu’à votre foi inébranlable. Prends en main le sort de cette famille, par Jésus-Christ, Notre Seigneur, qui règne avec le père et le Saint Esprit. Amen

5ème Semaine de Carême

5ème semaine de Carême : La Miséricorde à l’école des saints.

Exercice Spirituel : Vie des saints.

Explication de l’exercice : Choisissez dans cette liste, un saint sur qui vous vous renseignerez en essayant d’imiter ses actes de miséricorde. Chaque jour nous proposerons soit la biographie où le témoignage personnelle d’un saint, d’un bienheureux où d’un témoin de la miséricorde, mort en odeur de sainteté.

A la place de la décision personnelle, nous noterons une pensée du saint proposée où une attitude à imiter.

Liste des Saints

- Maximilien Kolbe
- Louis et Zélie
- Jean-Paul II
- Jean XIII
- Marguérite-Marie
- Jean Bosco
- Jean Bosco
- Fransois-Xavier
- Dominique
- Josémaria Escriva
- Bernadette
- Maria Goreti
- Frédéric Ozanam
- Thérèse de l’Enfant Jésus
- François d’Assise
- Claire
- Benoît
- Martin de Tour…..

5ème Dimanche de Carême

DIMANCHE V

Textes du jour :
- 1ère lecture : Is 43, 16-21
- Psaume : 125, 1-2ab, 2cd-3, 4-5, 6
- 2ème lecture : Ph 3, 8-14
- Évangile : Jn 8, 1-11

Thème du jour : Miséricorde et bonté.

Parole du jour : Moi non plus, je ne te condamne pas, va et désormais ne pèche plus. Jn 8, 11

Saint du Jour : Claude la Colombière.

Jésus, vous êtes le seul et le véritable AMI « Vous prenez part à mes maux, Vous Vous en chargez , Vous avez le secret de me les tourner en bien. Vous m’écoutez avec Bonté lorsque je raconte mes afflictions et vous ne manquez jamais de les adoucir.

Je vous trouve toujours et en tout lieu ; Vous ne Vous éloignez jamais et si je suis obligé de changer de demeure, je ne laisse pas de vous trouver où je vais.

Vous ne vous ennuyez jamais de m’entendre ; Vous ne vous lassez jamais de me faire du bien. Je suis assuré d’être aimé, si je vous aime. Vous n’avez que faire de mes biens et Vous ne Vous appauvrissez point en me communiquant les vôtres.

Quelque misérable que je sois, un plus noble, un plus bel esprit, un plus saint même ne m’enlèvera point votre amitié ; et la mort qui nous arrache à tous les autres amis me doit réunir avec vous.

Toutes les disgrâces de l’âge ou de fortune ne peuvent Vous détacher de moi ; au contraire, je ne jouirai jamais de vous plus pleinement, vous ne serai jamais plus proche que lorsque tout me sera le plus contraire.

Pensée : « Vous soufflez mes défauts avec une patience admirable ; mes infidélités mêmes, mes ingratitudes ne vous blessent point tellement que Vous ne soyez toujours prêt à revenir si je veux.

Ô Jésus, accordez-moi de le vouloir afin que je sois tout à vous,pour le temps et pour l’éternité. Amen »

Mardi Saint

MARDI SAINT

Textes du jour :
- 1ère lecture : Is 49, 1-6
- Psaume : 70, 1-2, 3, 5a.6, 15ab.17
- Évangile : Jn 13, 21-33.36-38

Thème du jour : Miséricorde et trahison

Parole du jour  : « Amen, Amen, je vous le dis, l’un de vous me livrera » Jn 13, 22

Méditation : L’amour que tu as pu attendre de quelqu’un, ou donner à quelqu’un, n’a – t – il jamais connu la déception, le reniement, la trahison ?

Être trahi par quelqu’un qu’on aime ! Peu de blessures sont aussi profondes, aussi difficiles à cicatriser. Tout jeune que tu es, tu en sais sans doute quelque chose… Être trahi… Voir sa confiance trahie… Ici, reçois de Jésus-Amour un regard de pardon sur ceux qui t’ont ainsi déçu, renié, trahi…

Jésus a voulu être trahi, mais aussi renié. Et le pire : par celui sur qui il comptait le plus pour son Église : Pierre ! (…)

Et toi ? N’as-tu jamais rougi de Jésus devant des camarades, des filles, des profs…

Moi-même, je l’ai trahi, je l’ai renié ! C’était pendant mon service militaire. J’étais malade à l’hôpital, dans une chambrée de trente lits. Et lorsque l’aumônier est venu m’apporter Jésus, j’ai eu honte d’un Dieu aussi faible, aussi petit, sous la forme d’une petite hostie, tellement ridicule ! Je me suis enfoui sous mes couvertures pour que le prêtre ne me trouve pas. J’ai fui loin de Jésus. Une fraction de seconde après, je me suis ressaisi et je l’ai reçu. C’était un Mardi saint, le jour où l’Église se souvient du reniement de saint Pierre. J’ai renié mon Jésus, mais je sais que même cela, il me l’a pardonné… Oui, qui donc comme Pierre n’a jamais eu honte de lui ?

(…) Avoue que c’est réconfortant de se retrouver ainsi dans ceux qui n’ont pas vécu glorieusement la Passion, mais pauvrement, mais faiblement ! Quand tu dérapes, quand tu chutes, laisse les yeux de Jésus se poser sur toi…

Déverser en toi la tendresse de son pardon : n’est-ce pas un baiser d’amour ?

L’Amour en personne est donc humilié, bafoué, renié, trahi… Dis-moi franchement, voudrais-tu vraiment d’un autre Dieu ? D’un Dieu qui a été jusqu’à partager ce qui fait le plus mal au monde à un cœur humain, n’es-tu pas content, fier, heureux ? P. Daniel Ange.

Heure sainte : Mt 26, 36-46

Mercredi Saint

MERCREDI SAINT

Textes du jour :
- 1ère lecture : Is 50, 4-9a
- Psaume : 68, 8-10, 21-22, 31.33-34
- Évangile : Mt 26, 14-25

Thème du jour : Miséricorde et la non violence

Parole du jour  : « J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. » Is 50, 4-9.

Méditation  : Oui, mais en tout temps ? Quel que soit le poids de l’épreuve ? Non, je ne peux pas. Mon fardeau st si lourd que je ne peux pas. Et c’est vrai qu’humainement je ne peux pas, mais l’Esprit en moi le peut. "Le fruit de l’Esprit-Saint, c’est la joie." et la liberté (Ga 5,22).

Alors aujourd’hui je vais essayer de me mettre devant mon Dieu, mon Dieu vivant et vrai, livré pour moi, demeurant au coeur de ce monde dans la présence Eucharistique, caché mais vivant, dans son anéantissement et dans sa gloire. Je vais me mettre devant lui et je vais lui dire : "Mon Dieu, réjouis-moi, donne-moi ta joie."

Le verbe qui est traduit par "enlève" signifie littéralement "soulever", "prendre sur soi". Jésus est venu dans le monde avec une mission précise : le libérer de l’esclavage du péché, en se chargeant des fautes de l’humanité. De quelle façon ? En aimant. Il n’y a pas d’autre façon de vaincre le mal et le péché sinon avec l’amour qui pousse à donner sa vie pour les autres.

(…) Dans le Nouveau Testament, le terme "agneau" revient plusieurs fois et fait toujours référence à Jésus. Cette image de l’agneau pourrait surprendre ; en effet, un animal qui ne se caractérise pas par sa force et sa robustesse porte sur ses épaules un poids si oppressant.

L’agneau n’est pas un dominateur, mais il est docile ; il n’est pas agressif, mais pacifique ; il ne montre pas les griffes ou les crocs quelle que soit l’attaque, mais il supporte et est soumis. Et Jésus est ainsi ! Jésus est ainsi, comme un agneau.

Qu’est-ce que signifie pour l’Eglise, pour nous, aujourd’hui, d’être disciples de Jésus Agneau de Dieu ? Cela signifie mettre l’innocence à la place de la méchanceté, l’amour à la place de la force, l’humilité à la place de l’orgueil, le service à la place du prestige. C’est un gros travail ! Nous chrétiens, devons faire ceci : mettre l’innocence à la place de la méchanceté, l’amour à la place de la force, l’humilité à la place de l’orgueil, le service à la place du prestige. Être disciples de l’Agneau signifie non pas vivre comme une "citadelle assiégée", mais comme une ville sur un mont, ouverte, accueillante, solidaire. Cela veut dire non pas endosser des attitudes de fermeture, mais proposer l’Evangile à tous, en témoignant par notre vie que suivre Jésus nous rend plus libres et plus joyeux. Pape François, Angélus du 19 janvier 2014 Extraits

Heure sainte : Psaume 30 (31)

Jeudi Saint

JEUDI SAINT : La Cène du Seigneur

Textes du jour :
- 1ère lecture : Ex 12, 1-8.11-14
- Psaume : 115, 12-13, 15-16bc, 17-18
- 2ème lecture : 1 Co 11, 23-26
- Évangile : Jn13, 1-15

Thème du jour : L’Eucharistie, sacrement de miséricorde.

Parole du jour  : « Le Christ ayant les siens qui étaient dans le monde, Il les aima jusqu’au bout … » Jn 13, 1.

Méditation : La Communion nous donne la grâce de l’amour. Pour aimer Notre-Seigneur d’un amour d’amitié, il faut une grâce spéciale : JESUS, en venant en nous, apporte cette grâce en même temps qu’il en met l’objet en notre âme, c’est-à-dire lui-même. Notre-Seigneur de demande pas avant la Cène à ses disciples d’aimer comme il les avait aimés ; il ne leur dit pas encore : "Demeurez dans mon amour". C’était trop fort pour eux ; ils n’auraient pas compris. Mais après la Cène il ne dit plus seulement : "Aimez Dieu, aimez votre prochain" ; mais : "Aimez-moi d’un amour de frère, de familiarité ; d’un amour qui soit votre vie et la loi de votre vie."

[...]Après la Cène, Notre-Seigneur le dit à ses Apôtres : "Je ne vous appellerai plus mes serviteurs. - "Comment donc les appellerez-vous, Seigneur ? Gloire de Dieu, Force de Dieu, Médecine de Dieu, comme les Archanges ? - Non, plus que tout cela : je vous appellerai mes amis. Vous êtes mes amis, parce que tout ce que j’ai reçu de mon Père je vous l’ai donné ; vous êtes mes amis, parce que je vous ai confié mon secret royal.[...]

Plus vous communierez, plus votre amour s’enflammera, plus vous aurez le coeur large, plus votre affection deviendra tendre et brûlante parce que son foyer sera plus intense. JESUS dépose en nous sa grâce d’amour : il vient lui-même allumer en nos coeurs le foyer de l’incendie, il l’entretient par ses fréquentes visites, il fait l’expansion de cette flamme dévorante ; c’est vraiment le charbon ardent qui nous embrase (S. Jean Chrysostome). Et ce feu ne s’éteindra pas si nous le voulons ; car son foyer, ce n’est pas nous qui l’entretenons, c’est JESUS-CHRIST lui-même qui lui donne sa force et son action : ne l’étouffez pas volontairement par le péché, il brûlera sans s’éteindre jamais.

Pauvres chrétiens qui communiez une fois par an, qu’attendez-vous de là ? Mettez donc plus souvent votre petite flamme en contact avec cette fournaise ; faites-le tous les jours s’il le faut. Croyez-vous pouvoir brûler si vous n’entretenez pas votre foyer ? » Saint Pierre-Julien Eymard, La divine Eucharistie

Heure Sainte : Jn 13, 21-38.

Vendredi Saint

VENDREDI SAINT

Textes du jour :
- 1ère lecture : Is 52, 13 – 53, 12
- Psaume : 30 (31), 2ab.6, 12, 13-14ab, 15-16, 17.25
- 2ème lecture : He 4, 14-16 ; 5, 7-9
- Évangile : Jn 18, 1 – 19, 42

Thème du jour  : Avec le Serviteur de Dieu, Pierre Goursat, accompagnons Marie à la Croix.

Parole du jour : Jésus Sachant tout ce qui allait lui arriver, s’avança… Jn 18, 4.

Méditation : Nous venons à la Croix avec Marie première sauvée. Tout ce qu’a reçu Marie, toute grâce, si exceptionnelle qu’elle soit, lui vient par la Croix de Jésus. Elle est la créature en qui la miséricorde de Dieu s’est déployée avec le plus de liberté et de puissance. Marie au pied de la Croix nous conduit dans le mystère du Salut parce qu’elle y est entrée la première (…) … au cœur du Cœur du Christ, au cœur de l’Eglise, Marie de façon prééminente, à la mesure de son innocence, les saintes femmes et Jean, et beaucoup d’autres avec eux et auprès d’eux sont configurés à l’Amour offert pour le salut du monde. Nous qui avons été baptisés dans la mort et la résurrection du Christ, « si nous entendons sa voix, n’allons pas endurcir nos cœurs » (Ps 95,8).

Il nous faut oser nous approcher tout près de la Croix, nous tenir au cœur de l’unique Sacrifice représenté, ç’est à dire rendu présent dans l’Eucharistie, jusqu’à la fin du monde ; nous tenir là, dans l’adoration, au cœur du mystère du salut, dans la contemplation de l’Agneau livré, dont l’intercession permanente s’élève comme de la Croix. Marie est là, présente à la Présence. Elle nous prend par la main pour que nous nous glissions tout petits dans la grande intercession de Jésus, et nous apprend, selon la belle expression de Charles de Foucauld, « en imitation de Jésus-Sauveur, à faire du salut des hommes l’œuvre de notre vie ». Georgette Blaquière, L’Evangile de Marie

Heure Sainte : Mc 14, 32-42.

Aujourd’hui commence la neuvaine de la Divine miséricorde, nous vous proposons pour chaque jour les prières de la neuvaine pour nous préparer à la célébration de fête de la Divine miséricorde. Premier jour de la neuvaine : « Aujourd’hui, amène-Moi l’humanité entière, particulièrement les pécheurs. Immerge-les dans l’immensité de ma Miséricorde. Tu Me consoleras ainsi de cette amère tristesse dans laquelle Me plonge la perte des âmes ». Très Miséricordieux Jésus, dont le propre est d’avoir pitié de nous et de nous pardonner, ne regardez pas nos péchés, mais la confiance que nous avons en Votre infinie bonté. Recevez-nous dans la demeure de Votre Cœur Très Miséricordieux et ne permettez pas que nous en sortions pour l’éternité. Nous Vous en supplions par l’amour qui vous unit au Père et au Saint-Esprit. O Toute-puissante Miséricorde de Dieu, Secours du pécheur, Océan d’amour infini et de pitié, Vous venez en aide à ceux qui Vous prient avec humilité. Père Éternel, jetez un regard de Miséricorde sur toute l’humanité, et particulièrement sur les pauvres pécheurs, enfermés dans le Cœur Très Miséricordieux de Jésus. Par Sa douloureuse Passion, faites-nous Miséricorde afin que soit glorifié votre Toute-puissante Miséricorde dans les siècles des siècles. Amen.

Samedi Saint

SAMEDI SAINT :

Thème du jour : Marie, Mère de miséricorde

Méditation : Savais-tu, Marie, savais-tu lorsque tu as dit ’’oui’’, savais-tu que cela finirait ainsi ? Savais-tu que ce oui devant l’inconnu, savais-tu que tu aurais à le redire souvent ? Savais-tu qu’un glaive de douleur transpercerait ton cœur ? Il t’a fallu dire oui lorsqu’Il a quitté la maison en te laissant seule. Il t’a fallu supporter tout le mal qu’on disait de Lui. Tu as sans doute assisté à toutes ces querelles avec les pharisiens et tu L’as vu monter à Jérusalem où Il devait mourir. Savais-tu, Marie, savais-tu qu’un jour ces paroles déchireraient ton cœur : ’’Il mérite la mort !’’ Et tu L’as suivi pas à pas. Il avait une poutre sur le dos, il grimpait le mont Calvaire. Tu L’as vu fixé au gibet de la Croix, entre deux malfaiteurs. Et la foule ricanait. Et les soldats L’insultaient. Toi, tu ne Le quittais pas des yeux. Tu as senti son dernier souffle, tu as reçu son dernier soupir. Savais-tu, Marie, savais-tu que l’Enfant que tu portais sur tes genoux, savais-tu que cet Enfant que tu allaitais, savais-tu qu’un jour Il reposerait mort sur tes genoux ? Pouvais-tu savoir qu’une énorme pierre roulerait entre toi et Lui et qu’elle se refermerait sur la mort ? Et il t’a fallu encore dire oui. Chante, Marie, chante ! Chante à mon cœur la joie qui t’envahit. Il est Vivant, ton Fils pour toujours ! Chante, Marie, chante la joie de ton oui qui, chaque jour, désormais retentit. Chante, Marie, chante l’Amour que Dieu a mis dans ton cœur et dis-moi ton secret. Apprends-moi à dire oui dans la nuit et le doute. Rappelle-moi que, plus forte que la souffrance et la mort, la vie jaillira. Redis-moi que de oui en oui Dieu toujours plus loin m’appelle et qu’Il me fait marcher sur le chemin de l’Amour où souvent la souffrance à la joie est mêlée. Charles Delhez

Suggestion  : Préparer la veillée pascale en lisant ces textes de la liturgie.

VEILLÉE PASCALE
- 1ère lecture : (Gn 1, 1 – 2, 2)
- 1ère lecture : (Gn 1, 1.26-31a)
- Psaume : Ps 103 (104), 1-2a, 5-6, 10.12, 13-14ab, 24.35c
- Psaume : Ps 32 (33), 4-5, 6-7, 12-13, 20.22
- 2ème lecture : Sacrifice et délivrance d’Isaac, le fils bien-aimé (Gn 22, 1-18)
- Psaume : Ps 15 (16), 5.8, 9-10, 11
- 3ème lecture : (Ex 14, 15 – 15, 1a)
- Cantique : Ex 15, 1b, 2, 3-4, 5-6, 17-18
- 4ème lecture (Is 54, 5-14)
- Psaume : Ps 29 (30), 3-4, 5-6ab, 6cd.12, 13

Neuvaine à la Divine Miséricorde

Veillée pascale

Suggestion : Préparer la veillée pascale en lisant ces textes de la liturgie.

VEILLEE PASCALE

- 1ère lecture : (Gn 1, 1 – 2, 2)
- 1ère lecture : (Gn 1, 1.26-31a)
- Psaume : Ps 103 (104), 1-2a, 5-6, 10.12, 13-14ab, 24.35c
- Psaume : Ps 32 (33), 4-5, 6-7, 12-13, 20.22
- 2ème lecture : Sacrifice et délivrance d’Isaac, le fils bien-aimé (Gn 22, 1-18)
- Psaume : Ps 15 (16), 5.8, 9-10, 11
- 3ème lecture : (Ex 14, 15 – 15, 1a)
- Cantique : Ex 15, 1b, 2, 3-4, 5-6, 17-18
- 4ème lecture (Is 54, 5-14)
- Psaume : Ps 29 (30), 3-4, 5-6ab, 6cd.12, 13

Neuvaine à la Divine Miséricorde

Dimanche de Pâques

Alléluia, Christ est ressuscité, entrons dans la joie de la résurrection ; Joie d’être sauvé ! Savoure cette joie, partage-la ! Reste dans la joie tout au long du jour !

...et demain et toujours !

Parole du Jour : « Pourquoi chercher les vivants parmi les mort » Lc 24, 1

Méditation du jour :

Nous proposons ce joli bouquet spirituel composé de 10 fleurs-promesses-de-joie.

Cueillez les chaque jour, pour vivre la joie de pâque au quotidien !

- 1- La joie à Dieu, tu demanderas chaque matin fidèlement.
- 2- Calme et sourire montreras, même en cas de désagrément.
- 3- En ton cœur, tu te rediras : ’’Dieu qui m’aime est toujours présent’’
- 4- Sans cesse, tu t’appliqueras à voir le bon côté des gens.
- 5- La tristesse tu banniras de toi impitoyablement.
- 6- Plainte et critique éviteras ; Il n’est rien de plus déprimant.
- 7- A ton travail tu t’emploieras d’un cœur joyeux allègrement.
- 8- Aux visiteurs réserveras un accueil bienveillant.
- 9- Les souffrants réconforteras en t’oubliant totalement.
- 10- En répandant partout la joie, tu l’auras pour toi sûrement.

Père Gaston Courtois

Neuvaine à la Divine Miséricorde

Lundi dans l’octave de Pâques

- 1ère lecture : Ac 2, 14.22b- 33
- Psaume : 15 (16), 1-2a.5, 7-8, 9-10, 11
- Evangile : Mt 28, 8-15

Parole du jour : « Allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront » (Mt 28, 8-15)

Méditation : Marie Madeleine et l’annonce de l’amour

« Après sa conversion, Madeleine va entrer dans l’amour actif. C’est une grande leçon. Beaucoup de convertis en restent là. Ils veulent demeurer dans la paix d’une bonne conscience, avec la pratique des commandements. Ils n’osent pas suivre Jésus. Ils finissent par retomber. L’homme ne vit pas de larmes et de regrets. Vous avez brisé les objets auxquels votre coeur tenait tant, qui faisaient votre vie. Il faut les remplacer et vivre de la vie de Dieu. Vous restez aux genoux de Jésus ? Il se lève, suivez-le et marchez avec lui. Madeleine va donc suivre Jésus : jamais elle ne s’en séparera.

St Julien Eymard

Neuvaine à la Divine Miséricorde

Mardi dans l’octave de Pâques

Mardi dans l’octave de pâque :

- 1ère lecture : Ac 2, 36-41
- Psaume : 32 (33), 4-5, 18-19, 20.22
- Evangile : Jn 20, 11-18

Parole du jour :« “J’ai vu le Seigneur !”, et elle raconta ce qu’il lui avait dit » (Jn 20, 11-18)

Méditation  : Marie-Madeleine témoin de la miséricorde

Marie, celle dont nous parlons, peut ici comparaître en témoin de la miséricorde divine [...] C’est ainsi que le Dieu tout-puissant nous met partout devant les yeux des modèles à imiter, que partout il nous propose des exemples de sa miséricorde. Prenons donc en horreur les mauvaises actions, même celles que nous avons commises. Le Dieu tout-puissant oublie volontiers que nous avons été coupables ; il est prêt à compter notre pénitence pour de l’innocence. Si nous nous sommes souillés après les eaux salutaires [du baptême], renaissons par les larmes. [...] Notre Rédempteur consolera vos larmes d’un jour par une joie éternelle, lui qui, étant Dieu, vit et règne avec Dieu le Père dans l’unité du saint Esprit, dans tous les siècles des siècles. Amen.

Saint Grégoire le Grand (pape au VI° siècle) commente l’apparition du Seigneur ressuscité au tombeau (Jn 20, 11-18).

Neuvaine à la Divine Miséricorde

Mercredi dans l’octave de Pâques :

Mercredi dans l’octave de pâque :

- 1ère lecture : Ac 3, 1-10
- Psaume : 104 (105), 1-2, 3-4, 6-7, 8-9
- Evangile : Lc 24, 13-35

Parole du jour :Il se fit reconnaître par eux à la fraction du pain (Lc 24, 13-35)

Méditation : LES 4 SECRETS DE MARIE-MADELEINE

Marie Madeleine nous livre quatre secrets que je voudrais vous partager. La foi, comme la vie d’un être humain est en effet scandée par quatre étapes. La première étape de la vie, c’est la conception, fruit d’un amour entre deux êtres. Les évangiles…indiquent que Marie Madeleine a été libérée par Jésus de sept esprits mauvais (Lc 8, 2-3). Nous savons que le chiffre 7, dans l’Écriture, souligne la plénitude. Marie Madeleine était sous l’emprise du Mal. Son attachement au Christ a été le fruit de la délivrance. La libération intérieure est la signature de Dieu, depuis le temps de l’exode.

Marie Madeleine est une miraculée. Désormais, elle lie son existence à celle du Christ. Elle trouve en lui sa liberté. Dorénavant, sa vie ne se comprend que par la sienne. Après la fécondation, la deuxième étape de la croissance d’un être humain est celle de la gestation. À peine conçue comme un cadeau de Dieu, la foi doit grandir, mûrir, se déployer. C’est ce qui s’est passé avec Marie Madeleine. L’Évangile nous rapporte qu’elle faisait partie de l’entourage de Jésus, porteuse du témoignage vivant de la miséricorde de Dieu. C’est le temps de la catéchèse. Après l’ébranlement initial (que dans les Actes des Apôtres, on appelle le kérygme), Marie Madeleine doit « apprendre le Christ » (je reprends là une expression chère à Jean Paul II). Sa foi doit la configurer de jour en jour à celui que « son cœur aime ». Arrive alors un moment décisif dans l’expérience de Dieu : la foi parvient à un sommet, à une renaissance. L’Évangile le nomme « le Golgotha ». Pour donner la Vie, Jésus, librement, donne sa vie. On notera la présence fidèle de Marie Madeleine à la liturgie pascale de Jésus (Mc 15, 47).

Son attachement à Jésus est sans réserve, alors que les apôtres trahissent, renient ou abandonnent le Christ. Elle doit faire le deuil de Jésus, mais par un pressentiment prophétique, elle ne se résout pas à sa perte. La dépossession physique de Jésus relance sa quête de le trouver. Comme le tombeau, sa foi était devenue vide mais à l’appel de son nom, « Marie », voici qu’elle renaît. Jésus lui enjoint alors d’annoncer aux apôtres qu’il est vivant. La Madeleine entre dans la quatrième étape de la foi, celle de la maturité. En effet, la foi n’est pas simplement un renouveau au contact de Jésus ressuscité, elle doit se faire annonce, témoignage. Elle est appelée à s’exposer à tous. Le tombeau devient pour Marie Madeleine, un berceau. Celui d’une vocation insolite. Elle devient « l’Apôtre des apôtres », selon l’heureuse expression, et sa foi au Ressuscité grandit, tandis qu’elle la professe tout alentour. Monseigneur Rey

Neuvaine à la Divine Miséricorde

Jeudi dans l’octave de Pâques

Jeudi dans l’octave de pâque

- 1ère lecture : Ac 3, 11-26
- Psaume : Ps 8, 4-5, 6-7, 8-9
- Evangile :Lc 24, 35-48

Parole du jour  :« Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour » (Lc 24, 35-48)

Méditation :Marie-Madeleine et la grâce des larmes.

« Devant Jésus, Marie Madeleine ne dit pas : “j’ai échoué”. Étrange, non ? Elle pleure simplement. Et après lui avoir lavé les pieds avec ses larmes et les lui avoir essuyés avec ses cheveux, elle s’écrie : j’ai vu le Seigneur ! Vous voyez, parfois, dans notre vie, les lunettes pour voir Jésus, ce sont les larmes. Il y a des moments où seules les larmes nous préparent à voir Jésus. Dans notre vie, nous avons tous traversé des moments de joie, de douleur ou de tristesse […] Nous sommes tous passés par là. Mais – je vous pose la question – avons-nous pleuré ? Dans les moments les plus sombres, avons-nous pleuré, avons-nous eu ce don des larmes qui prépare les yeux à voir le Seigneur ? »

Pape François

Neuvaine à la Divine Miséricorde

Vendredi dans l’octave de Pâques

Vendredi dans l’octave de Pâques

- 1ère lecture : Ac 4, 1-12
- Psaume : 117 (118), 1-2.4, 22-24, 25-27a
- Evangile : Jn 21, 1-14

Parole du jour : « Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson » (Jn 21, 1-14)

Méditation :Marie Madeleine et l’humilité

Cette Sainte fut admirable en ceci, parce que dès l’instant de sa conversion jusqu’à la mort elle ne quitta point les pieds de son bon Maître. Je ne me souviens pas d’avoir vu en aucun lieu qu’elle soit jamais sortie de ces sacrés pieds : à sa conversion, elle entra par-derrière et se jetant à ses pieds, les lava de ses larmes et les essuya de ses cheveux (Lc VII,38) ; quand elle l’alla trouver au festin qui se fit après la résurrection de Lazare, elle portait le vase de parfums et onguent précieux et se prosterna encore à ses pieds. Il est vrai qu’une fois elle prit cette confiance amoureuse de répandre son nard et rompre son vase sur son auguste tête (Mt XXVI,7 ; Mc XIV,3), afin que de là il s’épanchât sur son corps sacré et descendit par tout ; mais elle s’était premièrement jetée à ses pieds, et puis elle y retourna aussitôt. A la mort du Sauveur, lorsqu’il fut attaché à la croix, elle demeura toujours sous ses pieds (Jn XIX,25), et quand on le descendit elle les gagna promptement. En sa résurrection elle se jeta tout aussi tôt à ses pieds (Jn XX,17), les lui voulant baiser comme de coutume ; en somme, elle ne les quitta jamais, mais elle y a constamment tenu son coeur et ses pensées, vivant en très profonde humilité et bassesse.

St François de Sales

Neuvaine à la Divine Miséricorde

Samedi dans l’octave de Pâques

Samedi dans l’octave de pâque

- 1ère lecture : Ac 4, 13-21
- Psaume : 117 (118), 1.14-15ab, 16-18, 19-21
- Evangile : Mc 16, 9-15

Parole du jour :« Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile » (Mc 16, 9-15

Méditation : "Jésus lui dit : Marie !" (Jn 20, 16) [...] C’est comme s’il lui disait clairement : "Reconnais donc celui qui te reconnaît." Il fut déclaré à un homme parfait lui aussi : "Je t’ai connu par ton nom." (Ex 33,12). Homme est notre nom commun à tous, Moïse est un nom propre, et le Seigneur lui affirme à juste titre qu’il le connaît par son nom [...] Et parce qu’elle s’entend ainsi appelée par son nom, Marie reconnaît son Créateur et l’appelle aussitôt "Rabboni", c’est-à-dire : "Maître" : il était à la fois celui qu’elle cherchait au-dehors, et celui qui au-dedans lui apprenait à chercher.. "Va vers mes frères et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. Marie Madeleine alla annoncer aux disciples qu’elle avait vu le Seigneur et qu’il lui avait dit ces choses." (Jn 20, 17-18) Voici que la faute du genre humain est détruite en la source même d’où elle était sortie. Puisqu’au paradis, c’est une femme qui a versé à l’homme [le poison de] la mort, c’est une femme aussi qui, venant du tombeau, annonce la vie aux hommes. [...]

Neuvaine à la Divine Miséricorde

Dimanche de la Divine Miséricorde

Dimanche de la Divine Miséricorde

- 1ère lecture : Ac 5, 12-16
- Psaume : Ps 117 (118), 2-4, 22-24, 25-27a
- 2ème lecture : Ap 1, 9-11a.12-13.17-19
- Evangile Jn 20, 19-31

Méditation :

« Comme le monde d’aujourd’hui a un besoin urgent de la miséricorde divine ! Du plus profond de leur souffrance, des hommes de tous continents implorent la miséricorde. (…) Dans ce sanctuaire, je consacre solennellement le monde à la miséricorde de Dieu, en formant le vœu profond que le message de Son amour miséricordieux, annoncé ici à sainte Faustine, touche tous les hommes de la terre et comble leurs cœurs d’espérance. Que le message qui émane de ce lieu, se répande partout dans tout notre pays natal et dans le monde entier. Puisse s’accomplir cette promesse de notre Seigneur Jésus Christ : "D’ici jaillira une étincelle qui préparera le monde pour mon retour à la fin des temps." Il nous incombe de raviver sans cesse cette étincelle de la grâce de Dieu et de transmettre au monde ce feu de la miséricorde. C’est dans la miséricorde de Dieu que le monde obtiendra la paix, et l’homme la béatitude ! À vous chers frères et sœurs, je confie cette tâche : soyez des témoins de la miséricorde ! »

St Jean-Paul II

Louange à la Divine miséricorde : nous vous proposons de prendre au cours de l’adoration la litanie de la Divine miséricorde.

Litanies de la Miséricorde divine Seigneur, prends pitié R./ Seigneur, prends pitié

Ô Christ, prends pitié R./ Ô Christ, prends pitié Seigneur, prends pitié R./ Seigneur, prends pitié

Miséricorde de Dieu qui jailli du sein du Père R./ J’ai confiance en toi !

Miséricorde de Dieu, attribut le plus haut de la divinité R./ J’ai confiance en toi !

Miséricorde de Dieu, mystère impénétrable R./ ...

Miséricorde de Dieu, source qui émanes du mystère de la Trinité

Miséricorde de Dieu, qu’aucune intelligence angélique ni humaine ne peut scruter

Miséricorde de Dieu, d’où provient toute vie et tout bonheur

Miséricorde de Dieu, plus sublime que les cieux

Miséricorde de Dieu, source de merveille étonnante

Miséricorde de Dieu, qui embrasse l’univers entier

Miséricorde de Dieu, qui descend dans le monde en la Personne du Verbe incarné

Miséricorde de Dieu, qui coule de la plaie ouverte du Cœur de Jésus

Miséricorde de Dieu, cachée dans le Cœur de Jésus pour nous

Miséricorde de Dieu, qui se manifeste de façon insondable dans l’institution de l’Eucharistie

Miséricorde de Dieu, qui a fondé l’Eglise sainte

Miséricorde de Dieu, qui a institué le Sacrement du Baptême

Miséricorde de Dieu, qui nous justifie dans le Christ Jésus

Miséricorde de Dieu, qui nous accompagne tout au long de notre vie

Miséricorde de Dieu, qui nous enveloppes spécialement à l’heure de notre mort

Miséricorde de Dieu, qui nous donne la vie éternelle

Miséricorde de Dieu, qui nous suit dans tous les instants de notre existence Miséricorde de Dieu, qui convertit les pécheurs endurcis

Miséricorde de Dieu, qui nous protège du feu de l’enfer

Miséricorde de Dieu, merveille pour les anges, mystère incompréhensible pour les saints

Miséricorde de Dieu, présente dans tous les mystères divins

Miséricorde de Dieu, qui nous relève de toute misère

Miséricorde de Dieu, source de toute notre joie

Miséricorde de Dieu, qui du néant nous appelles à l’existence

Miséricorde de Dieu, qui porte dans tes mains tout ce qui existe

Miséricorde de Dieu, qui mènes à sa perfection tout ce qui existe et existera

Miséricorde de Dieu, en qui nous sommes plongés

Miséricorde de Dieu, aimable réconfort des cœurs désespérés

Miséricorde de Dieu, en qui les cœurs reposent et en qui ceux qui sont troublés trouvent la paix

Miséricorde de Dieu, qui inspire l’espérance contre toute espérance

Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde, R./ Pardonne-nous, Seigneur

Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde, R./ Ecoute-nous, Seigneur

Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde, R./ Aie pitié de nous, Seigneur

Prions : Dieu éternel dont la Miséricorde est infinie et en qui le trésor de la compassion est inépuisable, regarde-nous avec bonté et comble-nous de ta Miséricorde afin que dans les moments difficiles, nous ne perdions ni courage ni espérance, mais qu’avec une confiance totale, nous nous soumettions à ta sainte volonté qui est Amour et Miséricorde. Amen.

Neuvaine à la Divine Miséricorde

Jubilé des 150 ans : Prêts ! Partez !

L’œuvre de l’évangélisation a commencé à Porto-Novo depuis l’an 1864. L’année 2014 marque les 150 ans de cette immense œuvre commencée avec les missionnaires de la Société des Missions Africaines (SMA) de Lyon. Certains aléas ont fait que c’est en cette année de grâce que se célèbrera le JUBILE des 150 ans d’évangélisation du diocèse de Porto-Novo. Cette même année, il se fait mémoire des 75 ans de la consécration (dédicace) de la cathédrale, Notre Dame de l’Immaculée Conception. Double évènement d’une seule et unique histoire ! Le dimanche 04 juin, son Excellence, Mgr Aristide GONSALLO, a officiellement lancé l’année de la célébration du Jubilé des 150 ans d’évangélisation du diocèse de Porto-Novo et celui des 75 ans de la dédicace de la cathédrale. Ce fut aussi la belle occasion de confirmer dans la foi catholique comme le lui recommande son épiscopat, des catéchumènes dument préparés par les pasteurs de la cathédrale.

Le Jubilé dans ses grands axes
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UNE CONFERENCE DE PRESSE ANNONCE LE DOUBLE JUBILE :

Ce mercredi 05 juillet 2017 a eu lieu une conférence de presse à la cathédrale Notre Dame de l’Immaculée Conception de Porto-Novo. Animée par le curé de la cathédrale le Père Charlemagne KOUDORHOT assisté de l’un de ses vicaires, le Père Cletus BOGNON, cet exercice a pour objectif de donner les informations nécessaires aux hommes et femmes du monde des médias afin que le Jubilé des 150 ans d’évangélisation et le 75ème anniversaire de la dédicace de la cathédrale puissent aller le plus loin possible.

Les fidèles de l’église Notre Dame de l’immaculée conception de Porto-Novo s’apprêtent à vivre un évènement important. Il s’agit en effet de la célébration du jubilé des 150 ans d’évangélisation et celle des 75 ans de la dédicace de l’église cathédrale. Ce double jubilé connaitra son épilogue le 25 novembre 2017 avec la solennité du Christ Roi

150 ans d’évangélisation, 150 ans de grâce pour les fidèles de la cathédrale de Porto-Novo et de tout le diocèse. La célébration du jubilé dans l’église catholique à son fondements dans la bible et la tradition de l’Eglise. S’appuyant sur plusieurs versets bibliques, le curé doyen de la Cathédrale de Porto-Novo, le Père Charlemagne KOUDHOROT a expliqué le sens et la portée de cette commémoration qui amène à maturité l’œuvre de l’évangélisation entreprise il y a 153 ans par les premiers missionnaires, les pères SMA venus sur la terre bénie de Porto-Novo. Plusieurs activités sont prévues dans le cadre de cette célébration dont le point culminant sera le 25 novembre prochain, jour de la célébration solennelle de la grande messe jubilaire des 150 ans d’évangélisation. Mais avant cette date, l’église va célébrer ses 75 ans de dédicace le 15 Août prochain. L’agenda prévoit aussi l’organisation le 04 octobre prochain d’une conférence pour la paix en mémoire de Saint François d’Assise assortie d’une marche pour la paix. Il a été aussi annoncé la célébration le 21 octobre 2017 de la journée missionnaire qui donnera l’opportunité selon le Père Charlemagne KOUDHOROT « d’exprimer à nos vaillants et intrépides missionnaires notre profonde gratitude ».

Sur le plan intellectuel, il est prévu l’organisation en novembre 2017 d’un colloque scientifique sur le thème « l’Eglise famille de Dieu à Porto-Novo réveille en toi le don de Dieu ». Selon le Père curé, ce colloque offrira l’occasion de faire le bilan de la mission d’évangélisation à Porto-Novo qui est, dira-t-il après Ouidah, la deuxième mission des Sociétés des Missions Africaines au Bénin. On notera aussi une forte implication du bas peuple dans ce jubilé car il sera initié une activité dénommée « Ecole de l’Eglise-famille de Dieu ». Cette activité porte l’ambition de raviver en chaque fidèle un regain de vitalité spirituelle a expliqué le Père KOUDHOROT avant d’indiquer que la célébration des 150 ans d’évangélisation se veut la reconnaissance de l’œuvre missionnaire par les petits fils qui veulent se la réapproprier à travers le symbolisme du logo des 150 ans et le calvaire en construction sur la paroisse. Ce calvaire sera le symbole de rencontre du dialogue interreligieux, de la réconciliation et de l’admiration a conclu le curé de la Cathédrale avant de dévoiler le logo des 150 ans à la presse.

A cette occasion, le logo du Jubilé a été présenté et expliqué. Les grands axes qui marquent la célébration du dit jubilé ont été aussi présentés. Comme le dirait l’autre : "A vos marques ! Prêts ! Partez !

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