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INHUMATION DU PERE MOULERO EN IMAGES

UN PARCOURS ATYPIQUE ( SUITE)

Qu’est-ce que cela a changé pour vous de devenir catholique ?

RB : J’aimais Jésus, mais je l’aimais mal ; Jésus sans Marie ce n’est pas Jésus. C’est comme enlever une partie de la communion des saints et de la famille. C’est Marie qui fait le catalyseur pour comprendre ce qu’est la famille de Dieu qui est l’Eglise. Aujourd’hui, la Vierge Marie est tout pour moi. Et quand je prie le Rosaire, j’ai une vraie relation d’intimité avec Marie. « Une goutte de Vierge Marie vaut mieux que 25 ans de vie pentecôtiste ! ».

Et puis j’ai vraiment découvert l’Amour. J’avais le cœur de Jésus, mais il n’était pas transpercé. Il fallait qu’une flèche d’amour le perce. Et petit à petit, Dieu l’a transformé. Je me suis mis à aimer non seulement mon petit monde évangélique, mais à éprouver un grand amour pour les musulmans, les baptistes, les méthodistes... Je ne pensais plus que le monde était perdu. Et aujourd’hui, je peux annoncer l’Amour.

Qu’est ce qui a changé pour votre famille ?

RB : Tout a été bouleversé dans notre vie ; avec ma femme on est tombé amoureux de Marie, on a commencé à la prier, à méditer le Rosaire. La dimension d’amitié avec Marie, nous a amenés à tous les saints, à Thérèse, et 1 an plus tard on est devenu catholiques. Mon fils, intrigué par la conversion de ses parents, a voulu savoir. Alors, il est allé seul dans une église catholique, pour faire lui-même l’expérience de Jésus, indépendamment de nous. Et aujourd’hui, il est devenu prêtre ! Il est à Rome, au Vatican.

Avez-vous des regrets d’être catholique aujourd’hui ?

RB : Non ! Même si j’ai perdu 640 et plus de 1000 amis personnels, j’ai gagné le Christ !

Quels sont pour vous les trésors de l’Eglise Catholiques ?

RB : Les deux trésors de l’Eglise sont l’Esprit-Saint et la Croix. J’ai compris que l’Esprit-Saint aide à porter la croix. Je suis aussi très touché par la beauté de l’Église. L’Église catholique est comme un jardin ! Car dans l’Église, il y a la plénitude de ce que Dieu a voulu pour l’homme. Dans le Jardin, il y a le jardinier et le maître du Jardin. Le maître du Jardin, c’est Dieu lui-même : Père, Fils et Saint-Esprit. Le jardinier, c’est le pape, les évêques et les prêtres- j’ai d’ailleurs une très grande admiration pour Benoît XVII - non pas pour nous contrôler, mais pour nous donner un cadre dans lequel nous pouvons vivre pleinement notre liberté de fils et de filles de Dieu. Non pas pour nous contraindre, mais pour nous libérer et nous permettre de ne pas aller dans les buissons empoisonnés où nous nous abîmerions.

Accepteriez-vous de venir au Bénin pour participer à l’Evangélisation ?

RB : Oui. A condition d’être invité par l’Evêque et avec la permission des responsables de la Communauté de l’Emmanuel. Pour moi l’obéissance à l’Eglise est quelque chose de très important.

C’est-à-dire ?

RB : Le siège physique de l’Église, c’est Rome. C’est Dieu qui l’a choisi. Je l’accepte ou je le rejette. Ce n’est pas une affaire politique, c’est une affaire de vie. Si on va à Rome, qu’on entre dans la basilique Saint-Pierre et qu’on ne ressent pas la richesse du cœur de l’Église, c’est qu’on n’a pas eu vraiment cette rencontre avec l’amour de l’Église et qu’on a besoin d’une conversion. Moi, à Rome, mon cœur me dit que je suis chez moi, à la maison. Au fond de nous, il y a un « oui » ou un « non » à l’Église, s’il y a un « non », c’est qu’il y a quelque part une blessure, une ignorance ou qu’il y a eu un problème de transmission de la foi. Nos aînés n’ont pas su nous transmettre la joie de vivre comme catholique.

Mais ça peut se régler avec un peu de recherche, de désir et de prière. Moi, par le porte-à-porte, je rencontre des milliers de personnes dans le monde entier. Et à chaque fois que ma route croise celle d’un catholique blessé - et il y en a beaucoup -, avec un peu de compréhension et d’écoute les a priori sur l’Église tombent. Et dès qu’ils rencontrent vraiment Jésus et Marie, tout rentre dans l’ordre.

En tout cas, je ne crois pas que l’on puisse vivre pleinement avec Jésus et Marie et rejeter l’Église. Ce n’est pas possible. On ne peut pas séparer la tête du corps et penser que l’on peut vivre sans le corps. Ça ne fonctionne pas.

Quel est votre dernier mot ?

RB : Il faut annoncer Jésus ! Si nous n’annonçons pas Jésus, les pierres crieront : « Jésus est la solution » ! Dieu se sert de tous ceux qui veulent l’annoncer. Aujourd’hui c’est un vrai problème ; Les catholiques n’annoncent pas assez notre richesse. Et puisqu’on ne l’annonce pas, on ne l’apprécie plus. La solution, c’est l’évangélisation. L’Eglise doit évangéliser. C’est plus qu’urgent, sinon, je vous le certifie, le monde va devenir évangélique. Ça devrait être une obsession pour chacun de nous. Moi, c’est toute ma vie. Jour et nuit, je ne pense qu’à ça. Quand on va chez les gens avec humilité et miséricorde, ils nous accueillent. Le problème, c’est qu’il n’y a que les Mormons et les Témoins de Jéhovah qui visitent ainsi nos voisins et arpentent nos rues. Il faut faire du porte-à-porte, amener physiquement Jésus chez les gens. J’en fais depuis trente-quatre ans, et personne ne m’a jamais claqué la porte au nez. Les gens sont là... Ils attendent. Il faut y aller.

Monsieur Richard Borgman, nous vous remercions vraiment de tout cœur pour ce témoignage et nous espérons vraiment vous recevoir très prochainement au Bénin. Prions pour voir se développer le même esprit d’évangélisation chez beaucoup de jeunes.

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Père Nestor ATTOMATOUN

Collège Catholique de Porto-Novo

Le cours secondaire Notre Dame de lourdes

Création

Institution Diocésaine d’éducation et de formation des jeunes, le cours secondaire Notre Dame de Lourdes a ouvert ses portes pour la première fois à la rentrée scolaire 1957-1958 sur autorisation N°418/MIP du 09 Octobre 1957. Ladite autorisation était adressée par Mr Oké ASSOGBA, Ministre de l’Instruction Publique, de la jeunesse et des sports, au Révérend Père Berthe représentant des Ecoles Catholiques du Dahomey. Cette autorisation a été confirmée par l’Arrêté N°001/MIP-O du 06 Janvier 1958.

Grâce à la qualité de la formation qui y est donnée, l’Etablissement est plus connu après sa création sous le nom de son célèbre et charismatique Directeur, le révérend père Francis BREGAIN : Collège BREGAIN A partir des deux classes classiques initiales, l’institution a pris son envol et a contribué à la formation de nombreuses générations de cadres et personnalités bien connues.

Développement

Après le départ du Père BREGAIN, son successeur immédiat, le Révérend Père Pierre LECLAINCHE est venu donner un nouvel essor à l’Etablissement par la création de la branche industrielle de la formation. Les blocs de la scierie-menuiserie et mécanique étaient installés.

Prise en charge par l’Etat révolutionnaire

Avec les événements d’octobre 1972 et la prise en charge du système éducatif par l’état révolutionnaire l’Etablissement a connu sa traversée du désert. Il est vrai que pendant cette période les secteurs administratif et commercial ont été développés par la création des séries G1, G2 et G3. Mais les infrastructures de l’institution ont connu une régression inquiétante par faute d’entretien. De même, les archives de la maison ont miraculeusement disparu.

Rétrocession par l’Etat

Dans un tel contexte, la décision du conseil des ministres (N°44/SGG/REL) du 15 Novembre 1990 autorisant la réouverture des Etablissements scolaires confessionnels est arrivée comme une planche de salut pour relever ce qui tendait vers la ruine. Depuis cette réouverture, l’Institution Diocésaine a pris une nouvelle envergure sous la houlette du Directeur National de l’Enseignement Catholique, le Révérend Père Epiphane AHOUANSE, du Directeur du Collège, ‘Feu’ Louis HOUNKPONOU et de toute l’Administration. Elle s’est hissée parmi les toutes premières au niveau national en matière de résultats aux examens nationaux et surtout par rapport à la rigueur quant à la discipline qui y règne.

Sites et groupes pédagogiques

  1. Il est important de souligner que cette Institution d’éducation et de formation s’étend désormais sur trois sites dans la ville de Porto-Novo. Le premier site communément appelé Maison- Mère avec un effectif mixte qui avoisine 1200 élèves depuis trois rentrées scolaires. Il comporte une trentaine de groupes pédagogiques.
  2. Le site de DANGBEKLOUNON, exclusivement féminin accueille plus de 300 élèves réparties dans 9 groupes pédagogiques.
  3. Enfin le site de DOWA ; le dernier à ouvrir ses portes en cette année scolaire 2010- 2011 accueille plus de 150 élèves filles et garçons dans 5 groupes pédagogiques.

Personnel d’encadrement

Le Collège est dirigé par une équipe de Pères comprenant un Directeur, des censeurs et un aumônier. L’encadrement est assuré par un personnel enseignant d’environ 150 professeurs toutes catégories confondues et un personnel de service et de soutien de 30 agents environ. A la suite de ‘feu HOUNKPONOU Louis, le Collège a été successivement dirigé par les Pères Clément SOFONNOU, Modeste DOHOU. Le Père Vincent MASSOLOKONON en est l’actuel Directeur.

Cours Secondaire Notre Dame de Lourdes Equipe dirigeante Directeur : Père Vincent MASSOLOKONON

MAISON-MERE

Censeur : Père Rodrigue HOUNKONNOU

Préfet de discipline : Mr COSSI Cunégonde

Préfet de discipline adjoint : Mr Gilles KOTINGAN

Intendant : Mr Ange AHOUANSE

ANNEXE DANGBEKLOUNON

Censeur : Père Julien SOSSOU

Préfète de discipline : Sœur Arlette GOMEZ

Intendante : Mme Marcelline AKUESSON

ANNEXE DOWA

Censeur : Père Gualbert DOSSOU KOKO

Préfet de discipline : Mr Roger BOTON

Intendante : Mme Doris GLODJINON

Aumônier des élèves : Père Elzéar ADOUNKPE

Stagiaire : Abbé Yves OLOROUNTO

Père HOUNKONNOU Rodrigue

Fête Patronale du Collège Notre-Dame : Les rideaux sont tombés.

Il sonnait 8h00 le mercredi 16 Février dernier quand la cour du site du collège catholique de Dowa commençait à grouiller de monde. Des élèves habillés pour la circonstance en uniformes d’EPS avaient répondu massivement à la première activité de la journée : le géant carnaval à travers la ville. A 09 heures très précises, le père Directeur, l’abbé Vincent MASSOLOKONON avec à ses côtés les pères Rodrigue HOUNKONNOU, Elzéar ADOUNKPE et Gualbert DOSSOU-KOKO et l’abbé stagiaire Yves OLOROUNTO, a prononcé la prière du lancement du carnaval, et le cortège des élèves s’est alors ébranlé vers la Maison Mère au son de la fanfare, de la musique traditionnelle communément appelée « Kaka ». Le soleil qui était ardent et accablant ce jour-là, n’a pas réussi à décourager, encore moins, à démobiliser les élèves prêts à tout pour aller jusqu’au bout. Dans une ambiance euphorique, les élèves ont marché, chanté, dansé, crié de joie et battu des mains à travers les grandes rues menant de Dowa à la Maison Mère.

L’après midi de ce même jour a été marqué par deux matchs de football sur le terrain de l’Ecole Primaire publique EFF-COOP(Effort et Coopération) et un match de basketball sur les installations du Lycée Toffa 1er. Le premier match qui opposait les élèves des promotions quatrième et troisième à ceux de la promotion terminale, s’est achevé par un score de un but partout donnant lieu à l’épreuve des tirs au but à l’issue de laquelle l’expérience des aînés a parlé plus fort que le dynamisme des plus jeunes. Le second match, le match le plus attendu de l’après midi auquel a pris part une impressionnante foule de curieux élèves venus non seulement pour supporter les leurs, mais aussi et surtout pour découvrir de quoi sont capables leurs professeurs sur l’aire de jeu, opposait les professeurs à l’équipe de football du collège. Il s’est soldé par un score nul de 3 buts partout au grand étonnement des élèves et à la grande satisfaction des professeurs. Au basket ball, l’équipe féminine du collège a été tenue en échec par son homologue du CEG AGBOKOU avec un score de 41 buts à 36. La dernière activité qui a retenu l’attention dans la soirée, fut la brillante présentation de la pièce théâtrale « le trône royal » de Monseigneur Nicodème BARRIGAH, par les élèves du collège. Des ballets et des interprétations ont ponctué la présentation de cette pièce.

Jeudi 17Février 2011 La deuxième journée des festivités a débuté par une conférence débat sur la sécurité routière animée par la compagnie des sapeurs pompiers de Porto-Novo. L’occasion a été propice pour les élèves d’entendre de voix indiquée, les dispositions sécuritaires pour un heureux trajet Maison-Ecole-Maison et d’être instruits, avec démonstrations à l’appui, des attitudes a avoir quand on est témoin d’un accident de circulation. L’après-midi, la principale activité qui a mobilisé un monde considérable dans l’enceinte du collège, a été l’élection Miss élégance édition 2011 entrecoupée de chorographie et d’interprétations. Ce jeu qui est à sa deuxième édition au Collège Notre Dame, vise à sélectionner au terme d’une série d’épreuves, le meilleur élève, propre, cultivé, courtois, attentif, prudent, discipliné, élégant et s’exprimant aisément. Les trois meilleurs aussi bien chez les filles que chez les garçons, ont été décorés et récompensés.

Vendredi 18 Février 2011 Le programme des activités a subi une légère modification. La distribution des prix aux meilleurs élèves de l’année scolaire écoulée, initialement prévue pour la fin de la bénédiction du site, a précédé la célébration eucharistique. Le point culminant des festivités marquant la fête patronale du collège à été la célébration eucharistique présidée par Monseigneur notre évêque à la quelle a participé plusieurs invités, plusieurs parents d’élèves, le collège des professeurs et la quasi-totalité des élèves. Dans son homélie, Monseigneur, a d’abord relevé avec clarté et netteté le lien qui unit la patrone du collège, Marie Notre Dame de Lourdes à Sainte Bernadette SOUBIROUS, celle que fête l’Eglise en ce jour du 18 Février Sainte Bernadette SOUBIROU à qui Marie est apparue et a révélé son son plus beau titre : « Je suis l’Immaculée Conception ». Il s’est ensuite adressé aux professeurs et au personnel administratif qu’il a salués et félicités pour leur engagement à servir l’Eglise à travers l’enseignement et leur à demander d’être tous et chacun des modèles vivants pour leurs apprenants. Monseigneur s’est enfin adressé aux élèves qu’il a invités à s’ouvrir à l’éducation qui leur est proposée et à faire leur, cette phrase de Marie aux serviteurs à Cana en Galilée : « Faites tout ce qu’il vous dira ». La célébration eucharistique a pris fin avec la bénédiction de la statue de Sainte Bernadette SOUBIROU sous le patronage de qui Monseigneur a placé la chapelle du site de Dowa, et la Bénédiction du site tout entier. La fête s’est poursuivie avec le partage du pain et de la coupe d’amitié et de fraternité sur chaque site. L’heure est à la joie, à la fête, et aux réjouissances. Nous voudrions ici remercier tous ceux qui ont œuvré à la beauté et à la réussite de cette fête. Tous les élèves du collège à chaque niveau et sur chaque site. Tous les professeurs avec à leur tête leurs représentants : Monsieur GODONOU François, professeur de Mathématiques, et Monsieur MISSAHOGBE Godfroy, professeur de Philosophie. Tous les membres de l’administration, les préfets de discipline, les intendants, les secrétaires, le personnel d’entretien et de soutien. Nous n’oublierons pas tous les pères à qui nous rendons un vibrant hommage : le père Directeur, l’abbé Vincent MASSOLOKONON. Le Père aumônier, l’abbé Elzéar ADOUNKPE, les Pères censeurs Julien SOSSOU, Gualbert DOSSOU-KOKO et Rodrigue HOUNKONNOU, et le stagiaire canonique, l’abbé Yves OLOROUNTO. Que la Vierge Marie, Notre Dame de Lourdes honorée et Célébrée à travers cette fête, obtienne pour chacun et tous, grâces et bénédictions, amen !

Père Rodrigue S. HOUNKONNOU / Collège Notre Dame de Lourdes

Les OPM et le rôle des animateurs.

Les OPM (Oeuvres Pontificales Missionnaires) comprennent 4 branches. Pour une bonne animation missionnaire, le rôle des animateurs est très déterminant.

Introduction

« Allez donc, dans toutes les nations faites des disciples » (Mt 28,19). Ce mandat du Christ aux apôtres révèle la nécessité pour tous les chrétiens d’annoncer la Bonne Nouvelle à tous les âges, à toutes les couches. C’est du reste ce à quoi participent déjà le Pape, les évêques, les prêtres, les religieuses, les religieux et les laïcs, chacun selon son charisme. Ailleurs, ce service de la Bonne Nouvelle est mieux organisé et conduit surtout par le laïcat qui l’étend au monde catholique tout entier. Dans cette logique, sont nées les Œuvres Pontificales Missionnaires (OPM) grâce à l’esprit missionnaire des fondateurs et fondatrices charismatiques.

I- QUE SONT LES OPM ?

Lorsque nous parlons des OPM, nous les distinguons de l’OPM (Organe Présidentiel de Médiation) que dirige le Professeur Albert TEVOEDJRE au Bénin. Les OPM : les Œuvres Pontificales Missionnaires sont avant tout un esprit, un mouvement catholique, une entreprise ou une institution spirituelle.

  1. Lorsqu’on parle des Œuvres, cela sous-entend une action, une activité, un travail, une tâche à accomplir. Les OPM sont donc une institution qui vit parce qu’elle se donne à faire.
  • Elles sont Pontificales, parce que c’est d’abord l’œuvre du Pape qui a authentifié ses charismes, les a adoptés et leur a conféré un caractère universel.
  • Elles sont Missionnaires, parce qu’elles s’occupent surtout de la mission évangélisatrice que Jésus a confiée à ses disciples : « Allez donc, dans toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit » (Mt 28,19-20).

II- LES QUATRES (4) DIFFERENTES COMPOSANTES DES OPM

Les Œuvres Pontificales Missionnaires sont constituées de grandes institutions bien différentes de part leurs structures et charismes mais complémentaires étant toutes au service de la même et unique mission du Christ et de l’Eglise. Nous avons donc :

1- Les Œuvres Pontificales Missionnaires de la propagation de la foi (P.F) Elles sont fondées le 3 mai 1822 par Pauline JARICOT (1799-1862) qui a été touchée par le manque de missionnaires. Elles s’attèlent à la formation missionnaire des jeunes et s’intéressent beaucoup à promouvoir la dimension missionnaire de la famille. Elles ont aussi pour préoccupation de travailler les hommes à vivre en communion avec le Christ dans son Eglise, à participer à l’annonce de l’Evangile par leur savoir-être et leur savoir-faire. Ces moyens spirituels sont :

  • Lectio Divina,
  • l’adoration eucharistique
  • et le rosaire missionnaire.

Elles œuvrent pour l’extension de l’Eglise dans le monde par le financement des œuvres religieuses, la construction des églises, des presbytères, et autres projets diocésains. NB : C’est la quête impérée de l’avant dernier dimanche du mois d’octobre qui est leur source de financement. Elle est répartie sur tous les continents selon les besoins de chaque Eglise

2- Les Œuvres Pontificales Missionnaires de Saint Pierre Apôtre (SPA)

Elles sont fondées en France en 1889 par Jeanne BIGARD (1859-1934). Elles travaillent pour l’éducation et la formation du Clergé local.

  • Par des moyens spirituels, elles prient incessamment pour les vocations sacerdotales, favorisent la communication, les visites et les contacts entre le centre d’éducation et de formation des églises.
  • Matériellement, avec les quêtes impérées du quatrième dimanche de Pâques (dimanche des Vocations) elles accordent des subsides ordinaires à nos séminaires et les aide à réaliser certains projets de construction ou de réfection de bâtiment dans les pays de mission. Par des personnes généreuses, elles adoptent les aspirants au sacerdoce.

3- Les Œuvres Pontificales de l’Enfance Missionnaires.

Officiellement, elles sont fondées en mai 1843 par Mgr August de FORBIN JANSON (1785-1844) avec les conseils de Pauline JARICOT. La clef de voûte des Œuvres Pontificales de l’Enfance Missionnaires est le rôle particulier des « petits enfants » face à l’annonce du royaume. L’intuition de Mgr August de FORBIN JANSON fut de créer un mouvement d’enfants chrétiens pour aider les enfants païens à trouver le Seigneur et à les sauver de la mort grâce au baptême et une éducation chrétienne.

  • Elles ont une dévotion particulière pour l’enfant Jésus, frère de tous les enfants du monde ;
  • Elles participent fréquemment à l’Eucharistie pour être en communion sincère avec Jésus et avec tous les enfants du monde ;
  • Elles récitent un Ave Maria par jour à la Maman de Jésus pour tous les enfants souffrants et ayant besoin d’aide ;
  • Elles assurent la préparation par la prière et le chant pour annoncer la Naissance de l’Enfant Jésus (ce qu’on pourrait appeler des enfants)
  • Elles organisent la célébration de la Journée Mondiale de l’Enfance Missionnaire tous les 06 janvier de chaque année.
  • Matériellement elles assurent le programme spécifique de préparation des dirigeants et animateurs des Œuvres Pontificales de l’Enfance Missionnaires et sensibilisation des évêques des pays qui en font partie. Elles soutiennent de diverses manières les enfants pauvres du monde et participent aux activités en faveur des enfants pour qu’il leur soit permis de naître, pour qu’ils ne soient pas exploités à des fins économiques et sexuelles et pour que soit offerte la pleine disponibilité à accueillir les enfants immigrés ou réfugiés.

Avec les quêtes impérées de l’Epiphanie, elles financent des projets d’éducation et d’assistance à l’Enfance Missionnaire dans le monde : construction des internats, des orphelinats, des pouponnières, et autres structures qui accueillent les enfants.

4- L’Union Pontificale Missionnaire

Selon l’intention de son fondateur, le Bienheureux Paolo Manna (1872-1952), elle se propose de sensibiliser le clergé aux problèmes de Mission afin qu’il fasse naître chez les chrétiens une plus vaste conscience missionnaire et provoquer une augmentation du nombre des vocations. Ses moyens spirituels sont :

  • méditer l’Ecriture Sainte pour comprendre le plan du salut et connaître la nature missionnaire de l’Eglise ;
  • lire et étudier les documents du Concile Vatican II et les encycliques missionnaires du Pape ;
  • prier le Maître de la moisson d’envoyer les ouvriers à sa moisson ;
  • célébrer les fêtes missionnaires.

C’est à elle qu’est réservée la quête du Jeudi Saint comme source de financement.

Voilà ce que les différents fondateurs et différentes fondatrices de ces diverses institutions nous ont laissé comme héritage. Quel doit être aujourd’hui notre rôle afin de poursuivre leur œuvre missionnaire ?

III- RÔLE DES ANIMATEURS

Il est tout simple. Aujourd’hui, les animateurs doivent se mettre dans l’esprit des fondateurs et des fondatrices de ses diverses composantes. Se laisser guider par l’esprit missionnaire et créer les voies et les moyens pour sa réussite en communion parfaite avec l’Eglise et ses institutions. Le souci de tout animateur est de chercher à éveiller le sens missionnaire chez les enfants dont il a la charge non pas avec des moyens extraordinaires mais avec ceux dont on dispose.

  • Le premier moyen doit être celui spirituel. Dans ce cas, l’animateur doit amener les enfants à aimer les choses spirituelles : la messe, les prières, les sessions et autres rencontres de formation spirituelle, la lecture fréquente de la Parole de Dieu, l’adoration. C’est que les enfants vont puiser l’énergie spirituelle et physique nécessaire pour porter la Bonne Nouvelle aux autres enfants.
  • L’animateur doit aussi chercher à éveiller chez les enfants, le sens de solidarité, de partage, de fraternité et autres vertus pouvant les aider à être de bons citoyens et de bons fidèles pour la nation et pour l’Eglise. Par exemple il serait bon que les amateurs fassent comprendre aux enfants que tous les mouvements d’enfants, malgré leur autonomie, appartiennent à une même famille nommée Enfance Missionnaire et qu’ils doivent travailler dans une parfaite communion.

Les animateurs sont d’abord des éducateurs sur tous les plans. Mais en réalité tous les animateurs jouent déjà leur rôle, quand ils organisent les diverses formations pour les enfants ; quand ils les visitent, quand ils organisent des fêtes avec eux.

Je ne peux que vous encourager et vous dire félicitation.

Conclusion

Par notre baptême, nous sommes tous missionnaires et par conséquent nous faisons tous partie de la grande famille des OPM. Nous sommes appelés à apporter la Bonne Nouvelle de Jésus dans le monde entier. Mais avant d’être missionnaire ad extra, soyons d’abord missionnaire ad intra, c’est-à-dire chez soi : dans son foyer, dans sa famille, dans son service, à l’école, sur ma paroisse dans mon milieu d’action, sans attendre ni récompense, ni félicitation car ma seule et valable récompense est mon entrée dans le Royaume des cieux. « Allez donc, dans toutes les nations faites des disciples » (Mt 28,19).

Père Georges GAYET, gayetleparisien@yahoo.fr, 0022997263154.

42ème Assemblée Générale de l’UCB : MESSAGE FINAL

Au terme de la 42ème Assemblée Générale de l’UCB au Grand Séminaire SAINT GALL de Ouidah, le secrétaire général de l’Union a prononcé le message final que voici. C’était au terme de la messe de clôture à la Basilique de Ouidah.

En ces débuts de l’an du Seigneur 2011, il n’est plus aucun Béninois qui ne sache que l’Église-famille de Dieu au Bénin vit le jubilé des 150 ans de son évangélisation par la Société de Missions Africaines (SMA). À la vue de la présente concélébration, on se doute bien que les prêtres du Bénin veulent manifester leur participation joyeuse et engagée à cette jubilation nationale. Oui, l’Union du Clergé Béninois (UCB), en chœur avec tous les chrétiens Béninois, veut profiter elle aussi, de toutes les grâces que Dieu réserve à ses enfants du Bénin en cette année de grâce et de mémoire. C’est pourquoi, en venant nombreux à leur rendez-vous annuel de fraternité et de travail, la 42ème Assemblée Générale, environ 500 confrères ont choisi de réinvestir à nouveau frais l’histoire des missionnaires SMA et d’esquisser le bilan de leurs œuvres d’évangélisation, afin de poursuivre avec eux et à leur suite, l’héritage de leur zèle pastoral, de leur générosité dans la foi et l’espérance, héritage laissé entre nos mains autochtones depuis plus de 50 ans. On aura compris que le thème de nos assises reprend celui du jubilé : « 150 ans d’évangélisation du Bénin : héritiers et bâtisseurs d’avenir ». Ainsi donc, après la soirée du lundi 31 janvier 2011, occupée à l’accueil et à l’installation des confrères sous les bons auspices de l’équipe diocésaine de l’archidiocèse de Cotonou qui nous reçoit, nous nous sommes mis au travail dès le mardi 1er février. La messe d’ouverture a été présidée par le Père Michel L’HOSTIS, Supérieur Régional des Pères SMA, qui a dit toute son émotion et sa grande joie d’y avoir été convié, pour la première fois dans l’histoire de l’UCB. La mission commencée humblement dans une espérance tenace, nous disait-il, doit se poursuivre aujourd’hui devant les attentes de tous ces peuples qui ont faim et soif de la Parole de Dieu. Puis dans cette matinée du mardi, nous avons procédé à l’ouverture officielle de notre assemblée, en présence quelques autorités administratives ou de leurs représentants ; et nous avons échangé les nouvelles de nos services dans les différents diocèses de mission et de provenance, tout en accueillant les nouveaux prêtres de l’année 2010. L’après-midi de ce jour nous a réunis autour du Père Alphonse QUENUM, notre aîné, qui, avec ses compétences de théologien et d’historien, a dessiné pour l’assemblée de ses frères dans le sacerdoce, trois figures, trois portraits saisissants des missionnaires qu’il a connus (Mgr STEINMETZ, Mgr PARISOT et le Père Francis AUPIAIS) et dont il a tiré des leçons de vie.

Le 2ème jour, mercredi 02 février, fête de la Présentation de notre Seigneur Jésus au temple et journée mondiale de la vie consacrée, a été pour nous, l’occasion de redécouvrir nos confrères Béninois prêtres religieux ou membres d’une société de vie apostolique ; ils sont membres de l’UCB ; ils étaient à l’honneur en cette fête de la vie consacrée et ils nous ont parlé de leur présence et de leur apostolat au Bénin. C’est d’ailleurs pour honorer ceux des formateurs du clergé qui appartiennent à l’un ou l’autre de ces familles de prêtres que nous avons invité à la présidence de la messe de la Chandeleur (Présentation du Seigneur), notre aîné, le Père Jean-Benoît GNAMBODE, prêtre de la Compagnie de Saint-Sulpice et Recteur du Sanctuaire National Marial de Dassa-Zoumè ; il nous a gratifiés d’une prompte disponibilité. L’occasion était tout aussi belle pour relire l’histoire de l’intervention des Prêtres de Saint Sulpice dans la formation du clergé de notre pays ; belle histoire qu’a repris pour nous, le Père Julien ZOSSOU, lui-même Sulpicien. Les prêtres ont aussi besoin des grâces des pèlerinages fixés pour les croyants béninois en cette année jubilaire. C’est pourquoi, par bus entiers, nous avons effectué notre pèlerinage sur les paroisses de Grand-Popo et d’Agoué où nous avons visité en pensée et dans la prière, nos Pères dans la foi et prié sur leurs lieux de repos. Nous étions des pèlerins heureux, car en ces lieux mémorables, Mgr AGBANOU, l’évêque de Lokossa, les chrétiens et les autorités administratives surtout à Grand-Popo, nous ont réservé un accueil digne des ministres du Christ ; ils nous ont donné le verre d’eau dont le Christ lui-même a parlé dans l’évangile ; que le Seigneur le leur rende au centuple comme Il a promis. Le soir venu, au retour du pèlerinage, les prêtres musiciens de l’UCB ont fait briller de tous leurs feux, pour leurs frères, les talents de chants que Dieu leur a confiés. Ce matin, troisième jour de nos travaux, l’assemblée s’est nourrie des dons avérés du Père Julien Efoé PENOUKOU en matière de compréhension et d’accompagnement des fidèles engagés en politique. Cet univers, chacun le sait, a besoin des lumières de la foi et de l’éthique chrétienne pour poursuivre et atteindre authentiquement le bien commun surtout en ces temps d’élections. Nous ne pouvons passer sous silence, le passage bref mais intense de la délégation du bureau de l’union des femmes catholiques : avec leurs accents de mères et protectrices de la vie, elles ont réussi à nous persuader de la nécessité d’être de leur combat pour la paix des prochaines échéances électorales, par les moyens de la prières, le jeûnes et le geste symbolique du don de l’eau, cette source de vie, symbole de paix, qui n’a ni religion ni patrie. Après le bilan de nos assises et les projections sur l’avenir de nos futures assemblées, nous avons pris le temps d’écouter nos Pères évêques : Mgr Michaël BLUME, Nonce apostolique près le Bénin et le TOGO, qui nous a adressé ses encouragements et ses exhortations de Père ; Mgr Pascal N’KOUE, évêque chargé des séminaires et du Clergé et Mgr Victor AGBANOU, évêque de Lokossa qui ont honoré de leur présence paternelle, nos travaux de ce jour. C’est le moment de remercier l’équipe de l’union diocésaine de l’archidiocèse de Cotonou qui nous ont fourni les conditions d’une belle assemblée ; le Recteur du Grand Séminaire saint Gall et toute son équipe sacerdotale et ses séminaristes qui nous ont prêté leur séminaire et qui ont tout donné pour faciliter nos assises. Que Dieu lui-même soit leur récompense. La présente messe pontificale, présidée par le Père de ces lieux, Mgr Antoine GANYE, archevêque de Cotonou, et concélébrée par le clergé béninois, en présence du peuple de Dieu de Ouidah, nous donne de rendre grâce à Dieu pour nos missionnaires, ceux qui se reposent de leur labeur, et ceux qui sont encore à la tâche aux côtés de leurs frères diocésains ou religieux. Nous rendons grâce pour nos aînés dans le sacerdoce qui ont pris la relève des missionnaires ; nous rendons grâce pour la jeune génération qui arrose le jeune arbre de l’évangile afin que le Seigneur lui donne la croissance et les fruits espérés pour le salut de tous. Demain matin, nous repartons sur les divers lieux de nos labeurs et de nos semailles. Priez le Maître de la moisson pour qu’il fasse de nous, de robustes ouvriers, bâtisseurs de son Royaume.

Basilique de OUIDAH, le 03 Février 2011

Père Macaire G. THON Secrétaire National par Intérim

COMMUNIQUE FINAL DES DIRECTEURS NATIONAUX DES OPM

Au terme de leur sixième session régionale,tenue à Atropocodji du 07 au 12 février 2011, les directeurs nationaux des OPM de l’Afrique francophone ont donné un communiqué final qui comporte les recommandations faites et les résolutions prises pour une meilleure animation missionnaire.

COMMUNIQUE FINAL

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Réunis du 7 au 12 février 2011 au Centre d’Accueil et de Spiritualité Saint Jean Eudes d’Atropocodji à Cotonou au Bénin, les Directeurs Nationaux des Œuvres Pontificales Missionnaires (OPM) de l’Afrique francophone des pays suivants : Bénin, Burkina Faso-Niger, Burundi, Cameroun, Centrafrique, Congo Brazzaville, Congo Démocratique, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée Conakry, Mali, Rwanda, Sénégal-Mauritanie, Tchad et Togo se sont penchés sur le thème : « La Fraternité évangélique : Clé de la solidarité entre les pasteurs, les religieux pour la réussite de l’animation missionnaire. »

Autour de ce thème, il y a eu trois grandes conférences dont on retient dont voici la substance : - Les fondamentaux de la fraternité évangélique axés sur la relation entre Dieu et les hommes et entre les hommes eux-mêmes. Les exigences de la vie fraternelle basée sur le Christ se résument dans l’amour : Amour de Dieu et amour du prochain. Concernant la finalité de la vie fraternelle une insistance a été faite sur le témoignage. Cette vie est le signe de l’incorporation de la vie des disciples à celle du Christ.
- La solidarité et l’esprit fraternel chez l’africain sont un label toutefois ils comportent des limites pour la réussite de l’animation missionnaire. - Les lieux et les modes de collaboration ou de solidarité entre les prêtres et les religieux, religieuses dans l’animation missionnaire doivent etre multipliés et renforcés davantage. Au terme de ces conférences, les recommandations et résolutions ont été prises :

1. RECOMMANDATIONS : a. Pour une bonne solidarité fraternelle, les agents de l’animation missionnaire doivent être convaincus que les exigences de l’amour de Dieu et du prochain ne suppriment pas les différences mais se vivent dans la complémentarité réciproque. b. Tous les agents de la mission évangélisatrice doivent être convaincus que leur solidarité fraternelle a pour base l’Eglise-famille de Dieu qui est le lien privilégié de leur unité et de leur communion. c. Il convient de combattre les barrières entre prêtres et religieux (ses) et favoriser une meilleure communion dans la collaboration. d. L’auto-prise en charge matérielle étant une préoccupation nécessaire pour les Eglises particulières d’Afrique, l’inculturation authentique va de pair avec la solidarité envers l’Eglise universelle par des liens de solidarité et de communion. e. Pour une meilleure collaboration entre les prêtres et les religieux (ses), les directeurs nationaux des Œuvres Pontificales Missionnaires de l’Afrique francophone sont d’avis que des actions suivantes favorisent leur solidarité : participation aux commissions diocésaines et paroissiales, préparation des grandes fêtes, élaboration des plans pastoraux, des sorties, sessions, récollections et pèlerinages. f. Les responsables des agents de l’Evangélisation sont appelés à combattre les obstacles qui freinent l’animation missionnaire entre prêtres et religieux (ses) : incompréhension, manque de dialogue, conflit d’autorité, manque de communication, manque de justice dans le traitement, imprécision des contrats et des cahiers de charge.

2. RESOLUTIONS :

a. Les directeurs nationaux des OPM s’engagent à la promotion des initiatives visant la collaboration entre évêques et prêtres, religieux (ses) et laïcs dans le cadre de la diffusion de la Bonne Nouvelle du Salut. b. Les directeurs nationaux des OPM se préoccupent de la mise en place des structures nationales, diocésaines et paroissiales des OPM, en vue d’une bonne animation missionnaire. c. Les directeurs nationaux des OPM s’engagent à renforcer la coopération entre les différentes directions nationales d’Afrique par des échanges d’expériences et l’utilisation de nouvelles technologies de l’information. d. Les directeurs nationaux des OPM de l’Afrique francophone souhaitent vivement la mise en place d’une seule entité africaine (fusion avec l’Afrique anglophone et lusophone).

A l’issue de leur session les Directeurs Nationaux des OPM de l’Afrique Francophone remercient le Nonce Apostolique près le Bénin et le Togo, Son Excellence Monseigneur Michael August BLUME qui nous a invités à faire un dépassement de soi par rapport à la générosité ordinaire des organismes publics pour arriver à la gratuité animée et guidée par la parole d’amour du Christ. Leur remerciement va à l’endroit de l’Eglise-famille de Dieu qui est au Bénin qui célèbre ses 150 ans d’Evangélisation. Ils remercient de tout cœur la Conférence des évêques du Bénin et particulièrement Son Excellence Paul Kouassivi VIEIRA, évêque de DJOUGOU, Président de la Commission Episcopale chargé des Missions et des pèlerinages, pour sa présence effective et sa participation active à leurs réflexions. Ils manifestent leur reconnaissance aux Secrétariats Généraux des OPM de Rome représentés par Mlle J. Baptistine RALAMBOARISON, Secrétaire Générale de l’Œuvre Pontificale de la Sainte Enfance. Ils remercient tous les différents recteurs des grands séminaires du Bénin, les pères de l’archidiocèse de Cotonou, les Conférences des Supérieurs Majeurs du Bénin, les directeurs diocésains des OPM du Bénin et des autres pays pour leur présence à cette session. Ils remercient aussi le responsable du centre d’accueil et de spiritualité Saint Jean Eudes, le Père Franck M. AGBOWAI et tout le personnel pour leur disponibilité. Notre profonde et sincère gratitude va au Père Jacques Mahougnon AGOSSOU, Directeur national des OPM du Bénin pour la préparation et l’organisation de cette session. Que Marie, Mère de la Mission, nous garde et intercède pour nous afin de concrétiser les fruits de cette session.

Fait à Cotonou, le 12 Février 2011.

Les Directeurs Nationaux des OPM de l’Afrique francophone

La procession des oblats

En plus de la traditionnelle hostie offrande que sont le vin et eau, les ciboires et calices, il y avait aussi :

  • Un panier d’igname et de manioc. Ce sont des tubercules. L’igname est l’un des aliments de base dans les régions du nord-Bénin, jusque dans les régions des collines de Dassa ; le manioc dont on tire différentes farines (tapioca, gari etc est cultivé un peu partout au Bénin, mais surtout dans la moitié sud du pays. L’un et l’autre se cultivent aussi dans différents pays du continent : Nigeria, Cameroun, Côte d’Ivoire, Ghana, Togo …
  • Un panier de régime de palme. Le palmier est un arbre important pour le peuple béninois. Tout est utile dans cet arbre. Il est principalement cultivé dans le sud du pays jusqu’à la limite de Savè. On tire de ses graines deux types d’huile ; d’où son nom courant de palmier à huile. Le tronc est utilisé dans les charpentes traditionnelles, et les branchages dans la vannerie. Le palmier est symbole du don total, de la disponibilité totale à Dieu qui peut tout utiliser de nous pour sa gloire.
  • Un panier de régime de bananes plantains, fruit succulent surtout cultivé au sud du Bénin et dans les régions bien arrosées et le long des cours d’eau. Le bananier symbolise la renaissance perpétuelle. C’est le plant qui, en mourant, laisse toujours des rejetons.
  • Il y avait aussi un papier d’ananas. C’est un fruit à régime qu’on rencontre au sud du Bénin. Il est cultivé principalement dans les régions de la dépression de la Lama, de Sèhouè.
  • Un panier de coton. Le coton est la principale culture de rente et d’exportation. Il se cultive du nord au sud, mais beaucoup plus au nord qu’au sud.
  • Une nappe tissée avec le logo de la visite du saint Père et le nom du pape dans une calebasse ciselée à la manière peuhl.
  • Enfin un couple de colombes blanches en cage, symbole de paix dont nous avons tant besoin.
HOMELIE DE BENOIT VI A LA MESSE DE CLÔTURE DES JMJ 2011

Chers jeunes,

Avec la célébration de l’Eucharistie, nous arrivons au moment culminant de ces Journées Mondiales de la Jeunesse. En vous voyant ici, venus en grand nombre de tous les horizons, mon cœur est plein de joie, pensant à l’affection spéciale avec laquelle Jésus vous regarde. Oui, le Seigneur vous aime et il vous appelle ses amis (cf. Jn 15, 15). Il vient à votre rencontre et il désire vous accompagner dans votre cheminement pour vous ouvrir les portes d’une vie pleine et vous faire participants de sa relation intime avec le Père. Pour notre part, conscients de la grandeur de son amour, nous désirons répondre avec grande générosité à cette marque de prédilection par la résolution de partager aussi avec les autres la joie que nous avons reçue. Certes ! Ils sont nombreux de nos jours, ceux qui se sentent attirés par la figure du Christ et désirent mieux le connaître. Ils perçoivent qu’Il est la réponse à leurs multiples inquiétudes personnelles. Cependant, qui est-Il réellement ? Comment est-il possible que quelqu’un qui a vécu sur la terre il y a tant d’années, ait quelque chose à voir avec moi aujourd’hui ?

Dans l’Évangile que nous avons écouté (cf. Mt 16, 13-20), il y a comme deux manières distinctes de connaître le Christ qui nous sont présentées. La première consiste dans une connaissance externe caractérisée par l’opinion commune. À la demande de Jésus : « Le Fils de l’homme, qui est-il, d’après ce que disent les hommes ? », les disciples répondent : « Pour les uns, il est Jean Baptiste, pour d’autres, Elie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes ». C’est-à-dire qu’on considère le Christ comme un personnage religieux supplémentaire qui s’ajoute à ceux connus. S’adressant ensuite personnellement aux disciples, Jésus leur demande : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Pierre répond avec des paroles qui sont la première profession de foi : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! » La foi va au-delà des simples données empiriques ou historiques ; elle est la capacité de saisir le mystère de la personne du Christ dans sa profondeur.

Mais, la foi n’est pas le fruit de l’effort de l’homme, de sa raison, mais elle est un don de Dieu : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux ». Elle a son origine dans l’initiative de Dieu, qui nous dévoile son intimité et nous invite à participer à sa vie divine même. La foi ne fournit pas seulement des informations sur l’identité du Christ, mais elle suppose une relation personnelle avec Lui, l’adhésion de toute la personne, avec son intelligence, sa volonté et ses sentiments, à la manifestation que Dieu fait de lui-même. Ainsi, la demande de Jésus : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? », pousse en fin de compte les disciples à prendre une décision personnelle par rapport à Lui. La foi et la suite (sequela) du Christ sont étroitement liées. Et, comme elle suppose suivre le Maître, la foi doit se consolider et croître, devenir profonde et mûre, à mesure qu’elle s’intensifie et que se fortifie la relation avec Jésus, l’intimité avec Lui. Même Pierre et les autres apôtres ont eu à avancer sur cette voie, jusqu’à ce que leur rencontre avec le Seigneur ressuscité leur ouvre les yeux sur une foi plénière.

Chers jeunes, aujourd’hui, le Christ vous pose également la même demande qu’il a faite aux apôtres : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Répondez-lui avec générosité et courage comme il convient à un cœur jeune tel que le vôtre. Dites-lui : Jésus, je sais que tu es le Fils de Dieu, que tu as donné ta vie pour moi. Je veux te suivre avec fidélité et me laisser guider par ta parole. Tu me connais et tu m’aimes. J’ai confiance en toi et je remets ma vie entre tes mains. Je veux que tu sois la force qui me soutienne, la joie qui ne me quitte jamais.

Dans sa réponse à la confession de Pierre, Jésus parle de l’Église : « Et moi, je te déclare : ‘Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église’ ». Que signifie cela ? Jésus bâtit l’Église sur le rocher de la foi de Pierre qui confesse la divinité du Christ. Oui ! L’Église n’est pas une simple institution humaine, comme n’importe quelle autre, bien plus elle est étroitement unie à Dieu. Le Christ lui-même se réfère à elle comme « son » Église. On ne peut pas séparer le Christ de l’Église, comme on ne peut pas séparer la tête du corps (cf. 1Co 12, 12). L’Église ne vit pas par elle-même, mais elle vit par le Seigneur. Il est présent au milieu d’elle, et lui donne vie, aliment et force.

Chers jeunes, permettez-moi, en tant Successeur de Pierre, de vous inviter à renforcer cette foi qui nous a été transmise depuis les Apôtres, à mettre le Christ, le Fils de Dieu, au centre de votre vie. Mais permettez-moi aussi de vous rappeler que suivre Jésus dans la foi c’est marcher avec Lui dans la communion de l’Église. On ne peut pas suivre Jésus en solitaire. Celui qui cède à la tentation de marcher « à son propre compte » ou de vivre la foi selon la mentalité individualiste qui prédomine dans la société, court le risque de ne jamais rencontrer Jésus Christ, ou de finir par suivre une image fausse de Lui.

Avoir la foi, c’est s’appuyer sur la foi de tes frères, et que ta foi serve également d’appui pour celle des autres. Je vous exhorte, chers jeunes : aimez l’Église qui vous a engendrés dans la foi, vous a aidés à mieux connaître le Christ et vous a fait découvrir la beauté de son amour. Pour la croissance de votre amitié avec le Christ, il est fondamental de reconnaître l’importance de votre belle insertion dans les paroisses, les communautés et les mouvements, ainsi que l’importance de la participation à l’Eucharistie dominicale, de la réception fréquente du sacrement du pardon, et de la fidélité à la prière et à la méditation de la Parole de Dieu.

De cette amitié avec Jésus naîtra aussi l’élan qui porte à témoigner la foi dans les milieux les plus divers, y compris ceux dans lesquels il y a refus ou indifférence. On ne peut pas rencontrer le Christ et ne pas le faire connaître aux autres. Ne gardez donc pas le Christ pour vous-mêmes. Transmettez aux autres la joie de votre foi. Le monde a besoin du témoignage de votre foi, il a certainement besoin de Dieu. Je pense que votre présence ici, jeunes venus des cinq continents, est une merveilleuse preuve de la fécondité du mandat de Jésus donné à l’Église : « Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création » (Mc 16, 15). À vous aussi incombe le devoir extraordinaire d’être des disciples et des missionnaires du Christ dans d’autres terres et pays où se trouve une multitude de jeunes qui aspirent à de très grandes choses et qui, découvrant dans leurs cœurs la possibilité de valeurs plus authentiques, ne se laissent pas séduire par les fausses promesses d’un style de vie sans Dieu.

Chers jeunes, je prie pour vous avec toute l’affection de mon cœur. Je vous confie à la Vierge Marie, pour qu’elle vous accompagne toujours de son intercession maternelle et vous enseigne la fidélité à la Parole de Dieu. Je vous demande également de prier pour le Pape afin que, comme Successeur de Pierre, il puisse continuer à affermir ses frères dans la foi. Puissions-nous tous dans l’Église, pasteurs et fidèles, nous rapprocher davantage chaque jour du Seigneur, afin de croître en sainteté de vie et nous donnerons ainsi un témoignage efficace que Jésus est vraiment le Fils de Dieu, le Sauveur de tous les hommes et la source vive de leur espérance. Amen.

LES DIFFERENTES FORMES DE JEÛNE

Il y a diverses manières de jeûner, car il y a plusieurs manières de s’abstenir de nourriture.

Le temps de carême est l’un des temps forts de l’année liturgique et très favorable pour la conversion des uns et des autres. Pendant ce temps, certains exercices spirituels sont très indispensables pour la sanctification des chrétiens : le jeûne, la prière et l’aumône.

Le jeûne est un mot traditionnel du langage chrétien. Il concerne un des besoins fondamentaux qu’aucune évolution culturelle ne pourra faire dépasser. Malgré notre rapport à la nourriture qui ne peut être évacué, parce que régulé par la raison, le jeûne interpelle la liberté de l’homme. L’homme peut décider de se priver de la nourriture pour des raisons diverses. Le jeûne qui peut être défini comme une abstention de nourriture peut prendre diverses formes et peut varier d’une personne à une autre parce qu’il y a plusieurs manière de s’abstenir de nourriture.

  • 1- On peut choisir de jeûner en réduisant au maximal la nourriture jusqu’à se contenter de temps à autres de quelques dattes et d’un peu d’huile pour les grandes occasions. Cette forme de jeûne correspond aux jeûnes de certains courants ascétiques. Sans trop exagérer, les chrétiens qui le peuvent, peuvent faire cette forme de jeûne.
  • 2- Une autre forme de jeûne peut consister à retarder le repas. Selon le temps liturgique, le premier repas ne se prenait qu’après tel ou tel office, parfois après Vêpres, c’est-à-dire à la tombée du jour. Jusque-là on restait à jeun. Cette forme de jeûne est celui qui se répandit le plus dans l’Eglise. Elle nous met en état d’attente, de rester un temps sur sa faim, de maintenir une distance entre le besoin et sa satisfaction. Cela permet une ouverture à autre chose : « L’homme ne vit pas seulement du pain, mais de toute parole sortie de la bouche de Dieu » (Mt 4,4). De fait, cette manière de jeûner est pratiquée surtout dans les temps forts de la vie chrétienne : l’Avent et le Carême, pendant lesquels la Parole de Dieu est plus longuement méditée.
  • 3- Une autre forme d’abstention de nourriture est l’abstinence ou l’abstention de viande. On peut se refuser la viande pendant le temps de carême parce que, à certains endroits et dans certains contextes, le fait de prendre la viande renvoi souvent à des occasions de fête. Cela retourne l’homme à sa condition alimentaire originelle. En effet d’après la Bible, l’homme a été créé végétarien. Mais après le déluge, provoqué par le débordement de la violence humaine, Dieu accorde aux hommes de tuer les animaux en d’en faire leur nourriture.
  • 4- On peut aussi jeûner par abstention totale de nourriture solide, avec absorption d’eau seulement : « le jeûne à l’eau ». Cette forme de jeûne demande des précautions médicales qui ne sont pas à la portée de tous. De plus, si les premiers jours sont difficiles, il peut se produire ensuite un temps d’euphorie psychologiquement dangereux en atténuant le besoin conscient de nourriture. Tout dépend des motivations et des objectifs du sujet.
  • 5- Plus couramment se pratique aussi une autre forme de jeûne : la suppression d’un repas, occasionnellement ou à des dates fixes, de préférence le repas du soir. Le temps de ce repas sera surtout consacré à la prière personnelle ou communautaire. Son équivalence financière est souvent donnée en aide aux dépourvus. C’est la forme de jeûne la plus adaptée aux conditions de vie du plus grand nombre.

Père Georges Willibrord GAYET.

PELERINAGE JUBILAIRE DU DOYENNE D’AVRANKOU AUX PIEDS DE LA VIERGE.

Dans le cadre du Jubilé des 150 ans d’évangélisation du Bénin par les SMA, les fidèles du doyenné d’Avrankou dans le diocèse de Porto-Novo avec leurs pasteurs ont effectué un pèlerinage communautaire pour accueillir les grâces de ce grand événement. Le samedi 12 mars, près de 1500 fidèles catholiques venus des paroisses St Michel d’Avrankou, St Vincent de Tchaada, Notre Dame de l’Assomption de Kouti, St Matthieu de Gbozounmè et St François-Xavier de Daagbé, dans une haute ferveur spirituelle, prirent d’assaut Maria Tokpa. Les exercices spirituels commencent autour de 08H30 avec l’accueil, l’installation des pèlerins et des chants de louange pour laisser place au chemin de croix à partir de 09H.

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Au chemin de la croix

La possibilité était aussi offerte pour ceux qui le désiraient de vivre le sacrement de pénitence et de réconciliation auprès de l’un ou l’autre des prêtres du doyenné, aidés par des confrères des paroisses de la ville de Porto-Novo. « Marie, Etoile de l’évangélisation » est le thème développer par l’abbé Sébastien MEDEDJI, curé de la paroisse Immaculée Conception de Mededjonou. Dans sa communication, il a bien montré la place qu’a occupée Marie dans le processus d’évangélisation du genre humain. Toute la vie de Marie a consisté à annoncer et porter le Christ aux hommes et donner le Verbe du Père à l’humanité. A partir de certains événements marquant la vie de Marie (Annonciation, Visitation, Noces de Cana etc), le prédicateur a amené les pèlerins à chercher à imiter Marie dans son « Fiat ». Aujourd’hui encore, Marie nous donne toujours son Fils si nous savons recourir à son intercession.

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Bénédiction des pèlerins par les prêtres

La grand-messe a commencé à 11H30, concélébrée par les 10 prêtres du doyenné et présidée par le père V. Frumence. Dans son homélie, ce dernier a montré les débuts de l’évangélisation au Bénin, les fruits de cette évangélisation et quelle doit être notre réponse aujourd’hui en mettant l’accent sur la mission à Porto-Novo. Reprenant le thème du jubilé, il a expliqué que le chrétien doit rendre compte de son espérance par un témoignage de vie conforme à l’évangile. Si nous sommes les fruits de l’évangélisation par les premiers missionnaires, les pionniers, nous devons nous aussi porter beaucoup de fruits pour les générations prochaines. C’est cela aussi être bâtisseurs d’avenir.

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Vue partielle des pèlerins : Les jeunes
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Vue partielle des pèlerins : les jeunes
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Vue partielle des pèlerins : les jeunes

A la fin de l’eucharistie, il y a eu un temps de repos, de rafraichissement et de déjeuner pris sur le pouce. Les pèlerins se sont à nouveau rassemblés autour du Maitre du temps et de l’histoire exposé sur l’autel pour un temps d’adoration communautaire suivie de la bénédiction. C’est par la consécration des pèlerins à la Vierge de « Maria Tokpa », la prière du Jubilé des 150 ans que prit fin ce pèlerinage. L’abondance des grâces qui en découlent sanctifie le peuple chrétien dans son ensemble pour une vivante espérance dont il doit rendre compte tous les jours de son pèlerinage terrestre.

Abbé Apollinaire DAH-HLOHOUNON. Vicaire à St Michel d’Avrankou.

Pélérinage diocésain à Maria-Tokpa : Mgr RIOCREUX en parle sur son blog personnel.

Dimanche 20 Février, Porto Novo, capitale politique du Bénin. A l’invitation de Mgr René Marie Ehouzou, je préside un pèlerinage à Maria Tokpa, au centre de cette ville typiquement africaine, proche du Nigéria. Mon ami - et grand frère puisqu’il m’a imposé les mains comme co-consécrateur en 2003- était heureux de ma présence pour ce rassemblement diocésain qui a lieu chaque année en février, pour la fête Notre Dame de Lourdes. Comme toujours, en pareille circonstance, je m’attendais à une foule, me souvenant du grand rassemblement à Porto Novo pour les ordinations le 15 Août 2009, lors de mon dernier séjour. Mais ce fut au delà de ce que je pouvais imaginer. 5000 fidèles peut-être plus, et 70 prêtres, jeunes pour la plupart, magnifiquement habillés de chasubles "africaines". De fait, ce pèlerinage diocésain lancé en 1955, est un rendez vous régulier de tout le peuple de Dieu. Je dis bien tout, car toutes les générations sont là, notamment les bébés et les enfants dans les bras des mamans. Mon compagnon de voyage, Mgr

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A gauche Mgr Charrier ; à droite Mgr Riocreux, crosse en main

Bernard Charrier, évêque de Tulle qui découvre le Bénin est émerveillé. Je le suis aussi.

Accueilli chaleureusement par Mgr Ehouzou, rappelant mes origines dans le centre de la France, lieu des missionnaires des missions africaines de Lyon, nous entrons dans une superbe liturgie dans un recueillement saisissant. Parole de Dieu en langues locales dont le yoruba et proclamation de l’Evangile de ce 7ème dimanche. Dans l’homélie, je souligne combien l’Evangile est exigeant en nous appelant à la perfection et à la sainteté, puis j’évoque longuement l’histoire de l’évangélisation du Bénin en cette année du 150ème, en mentionnant Mgr Chausse, notre compatriote, arrivé en1871 à Porto Novo et à Lagos, premier évêque de cette ville du Nigéria. Joie pour moi de citer quelques phrases glanés dans sa correspondance familiale : "Laisse moi te dire, mon cher frère, que je jouis de la plus excellente santé, sous le soleil brûlant de ma chère Afrique, ma patrie adoptive. Que Dieu en soit béni" (15 Déc. 1874) ou encore : "Ici, le missionnaire ne recueille pas toujours le fruit de ces labeurs, mais il sait qu’il plante pour l’avenir". Phrase prémonitoire comme nous le constatons 140 ans plus tard. Et je poursuis en demandant si je puis chanter la chanson composée pour cet évêque, au moment de son ordination en 1891. Fort de cet appui, je chante en patois un des couplets de cette chanson évoquant le berger de Marlhes devenu pasteur d’une Eglise naissante : "Et toi, mon seigneur et mon frère, tu as changé ton bâton". A la suite de cette longue réflexion, deux prêtres viennent traduire mes propos en deux langues locales. Long silence permettant une réflexion intérieure tout en contemplant cette assemblée impressionnante, oubliant chaleur et soleil (les visages suent avec les 30° de ce jour !). Après la communion, Mgr Ehuzu nous invite à la bénédiction avec le Saint Sacrement... comme à Lourdes. D’abord les malades, puis les enfants, les familles, les nombreuses religieuses. Je suis bouleversé en voyant ces visages d’enfants et de fidèles de tous âges. Tout se termine dans une joyeuse pagaille à l’africaine. La messe et ce qui a suivi ont duré...4 Heures. C’est l’habitude en Afrique ! Dans une même action de grâces, j’ai dans la mémoire ce premier évêque, Mgr Chausse et le diacre Ange, originaire de Porto Novo, dont je rencontre les parents après la messe. Lecteur, tu l’as compris, c’est toujours une joie pour moi de venir en Afrique ! Particulièrement en cette année des 150 ans de l’Eglise au Bénin et de la visite de Benoit XVI dans ce pays du 18 au 20 Novembre prochain. Nous en reparlerons ! Thème de cette année : "150 ans d’évangélisation au Bénin : Chrétien, rends compte de ton espérance"

Du blog personnel de Mgr RIOCREUX et illustré par nos photos.

2ème JOURNEE DE LA CAMPAGNE DIOCESAINE DE SENSIBILISATION AU JUBILE DES 150 ANS.

Dans le cadre de la sensibilisation organisée pour le jubilé des 150 ans d’évangélisation de notre pays par les SMA, trois doyennés étaient retenus pour la 2nde journée de la tournée ce 20 mars 2011 : St Michel d’Avrankou, Ste Famille d’Adjarra et Notre Dame de Lourdes de Dangbo.

Pour représenter les cinq paroisses du doyenné que sont Avrankou, Kouti, Gbozounmè, Tchaada et Daagbé, 45 fidèles ont répondu au rendez-vous d’Avrankou. A Adjarra ils étaient 64 venus reprensenter les paroisse de Mededjonou, Malanwi, Wadon, Missérété et Adjarra. |

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Séance de sensibilsation à Avrankou
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Séance de sensibilsation à Adjarra
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Les délégués attentifs à l’instruction

La prière a ouvert les travaux. Dans une première partie, les membres de la délégation ont suivi avec attention l’instruction sur le sens du jubilé et l’historique de certaines célébrations qui ont marqué la vie de l’Eglise.

Dans un second temps, on leur présenta l’histoire de l’évangélisation à Porto-Novo.

Enfin on leur a communiqué les dates des célébrations nationales et diocésaines.

  • Après le lancement à Agoué,
  • nous nous réunirons à la Plage de Ouidah pour le Jubilé des Jeunes du 8 au 10 Avril 2011, en souvenir de l’arrivée des premiers missionnaires : les pères BORGHERO et FERNANDEZ, le 18 Avril 1861.
  • Ensuite, l’Eglise Famille de Dieu au Bénin se retrouvera aux pieds de la Vierge Marie à la grotte d’Arigbo de Dassa-Zounmè du 19 au 21 Août 2011.
  • L’année Jubilaire sera clôturée par la visite du Pape Benoît XVI du 18 au 20 Novembre 2011.
  • Mais auparavant, nous allons accueillir dans le diocèse, la croix du Jubilé du 06 au 20 Mai
  • et célébrer le baptême de 150 enfants à la cathédrale Notre Dame de l’Immaculée Conception de Porto-Novo.

La 3ème et dernière journée aura lieu le samedi 26 mars dans les doyennés de Djrègbé, Ekpè, Notre Dame et Sainte Anne (Porto-Novo).

La Rédaction.

DIMANCHE DES RAMEAUX 2011 : HOMELIE DU PAPE BENOIT XVI

Chers frères et sœurs, Chers jeunes !

Chaque année, le dimanche des Rameaux, nous sommes à nouveau émus de gravir avec Jésus le mont vers le sanctuaire, et de l’accompagner tout au long de ce chemin vers le haut. En ce jour, sur toute la face de la terre et à travers tous les siècles, jeunes et personnes de tout âge l’acclament en criant : « Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »

Mais que faisons-nous vraiment lorsque nous nous insérons dans une telle procession - parmi la foule de ceux qui montaient avec Jésus à Jérusalem et l’acclamaient comme roi d’Israël ? Est-ce quelque chose de plus qu’une cérémonie, qu’une belle coutume ? Cela a-t-il quelque chose à voir avec la véritable réalité de notre vie, de notre monde ? Pour trouver la réponse, nous devons avant tout clarifier ce que Jésus lui-même a, en réalité, voulu et fait. Après la profession de foi, que Pierre avait faite à Césarée de Philippe, à l’extrême nord de la Terre Sainte, Jésus s’était mis en route, en pèlerin, vers Jérusalem pour les fêtes de la Pâque. Il est en chemin vers le Temple dans la Cité Sainte, vers ce lieu qui, pour Israël, garantissait de façon particulière la proximité de Dieu à l’égard de son peuple. Il est en chemin vers la fête commune de la Pâque, mémorial de la libération d’Égypte et signe de l’espérance dans la libération définitive. Il sait qu’une nouvelle Pâque l’attend et qu’il prendra lui-même la place des agneaux immolés, s’offrant lui-même sur la Croix. Il sait que, dans les dons mystérieux du pain et du vin, il se donnera pour toujours aux siens, il leur ouvrira la porte vers une nouvelle voie de libération, vers la communion avec le Dieu vivant. Il est en chemin vers la hauteur de la Croix, vers le moment de l’amour qui se donne. Le terme ultime de son pèlerinage est la hauteur de Dieu lui-même, à laquelle il veut élever l’être humain.

Notre procession d’aujourd’hui veut donc être l’image de quelque chose de plus profond, l’image du fait qu’avec Jésus, nous nous mettons en route pour le pèlerinage : par la voie haute vers le Dieu vivant. C’est de cette montée dont il s’agit. C’est le chemin auquel Jésus nous invite. Mais comment pouvons-nous maintenir l’allure dans cette montée ? Ne dépasse-t-elle pas nos forces ? Oui, elle est au-dessus de nos propres possibilités. Depuis toujours, les hommes ont été remplis - et aujourd’hui ils le sont plus que jamais - du désir d’"être comme Dieu", d’atteindre eux-mêmes la hauteur de Dieu. Dans toutes les inventions de l’esprit humain, on cherche, en fin de compte, à obtenir des ailes pour pouvoir s’élever à la hauteur de l’Être, pour devenir indépendants, totalement libres, comme Dieu l’est. Nombreuses sont les choses que l’humanité a pu réaliser : nous sommes capables de voler. Nous pouvons nous voir, nous écouter et nous parler d’un bout à l’autre du monde. Toutefois, la force de gravité qui nous tire vers le bas est puissante. Avec nos capacités, ce n’est pas seulement le bien qui a grandi. Les possibilités du mal ont aussi augmenté et se présentent comme des tempêtes menaçantes au dessus de l’histoire. Nos limites aussi sont restées : il suffit de penser aux catastrophes qui, ces derniers mois, ont affligé et continuent d’affliger l’humanité.

Les Pères ont dit que l’homme se tient au point d’intersection entre deux champs de gravitation. Il y a d’abord la force de gravité qui tire vers le bas - vers l’égoïsme, vers le mensonge et vers le mal ; la gravité qui nous abaisse et nous éloigne de la hauteur de Dieu. D’autre part, il y a la force de gravité de l’amour de Dieu : le fait d’être aimé de Dieu et la réponse de notre amour nous attirent vers le haut. L’homme se trouve au milieu de cette double force de gravité et tout dépend de sa fuite du champ de gravitation du mal pour devenir libre de se laisser totalement attirer par la force de gravité de Dieu, qui nous rend vrais, nous élève, nous donne la vraie liberté.

Après la Liturgie de la Parole, au début de la Prière eucharistique durant laquelle le Seigneur vient au milieu de nous, l’Eglise nous adresse l’invitation : "Sursum corda - Élevons notre cœur !" Selon la conception biblique et la façon de voir des Pères, le cœur est le centre de l’homme où s’unissent l’intellect, la volonté et le sentiment, le corps et l’âme. Ce centre, où l’esprit devient corps et le corps devient esprit ; où volonté, sentiment et intellect s’unissent dans la connaissance de Dieu et dans l’amour pour lui. Ce "cœur" doit être élevé. Mais encore une fois : tout seuls, nous sommes trop faibles pour élever notre cœur jusqu’à la hauteur de Dieu. Nous n’en sommes pas capables. Justement l’orgueil de pouvoir le faire tout seuls nous tire vers le bas et nous éloigne de Dieu. Dieu lui-même doit nous tirer vers le haut, et c’est ce que le Christ a commencé sur la Croix. Il est descendu jusqu’à l’extrême bassesse de l’existence humaine, pour nous tirer en haut vers lui, vers le Dieu vivant. Il est devenu humble, nous dit la deuxième Lecture. Ainsi seulement notre orgueil pouvait être surmonté : l’humilité de Dieu est la forme extrême de son amour, et cet amour humble attire vers le haut.

Le Psaume de procession 24, que l’Église nous propose comme « cantique de montée » pour la Liturgie d’aujourd’hui, indique quelques éléments concrets, qui appartiennent à notre montée et sans lesquels nous ne pouvons être élevés vers le haut : les mains innocentes, le cœur pur, le refus du mensonge, la recherche du visage de Dieu. Les grandes conquêtes de la technique ne nous rendent libres et ne sont des éléments du progrès de l’humanité que si elles sont unies à ces attitudes - si nos mains deviennent innocentes et notre cœur pur, si nous sommes à la recherche de la vérité, à la recherche de Dieu lui-même, et si nous nous laissons toucher et interpeller par son amour. Tous ces éléments de la montée sont efficaces seulement si nous reconnaissons avec humilité que nous devons être attirés vers le haut ; si nous abandonnons l’orgueil de vouloir nous-mêmes nous faire Dieu. Nous avons besoin de lui : il nous tire vers le haut, étant soutenus par ses mains - c’est-à-dire dans la foi - il nous donne la juste orientation et la force intérieure qui nous élève vers le haut. Nous avons besoin de l’humilité de la foi qui cherche le visage de Dieu et se confie à la vérité de son amour.

La question de savoir comment l’homme peut arriver en haut, devenir pleinement lui-même et vraiment semblable à Dieu, a depuis toujours occupé l’humanité. Elle a été discutée avec passion par les philosophes platoniciens du troisième et quatrième siècle. Leur question centrale était : comment trouver des moyens de purification, par lesquels l’homme puisse se libérer du lourd poids qui le tire vers le bas et s’élever à la hauteur de son être véritable, à la hauteur de la divinité. Pendant un certain temps, dans sa quête du droit chemin, saint Augustin a cherché un soutien dans ces philosophies. Mais à la fin il dut reconnaître que leur réponse n’était pas suffisante, qu’avec leurs méthodes, il ne serait pas vraiment parvenu à Dieu. Il dit à leurs représentants : Reconnaissez donc que la force de l’homme et de toutes ses purifications ne suffit pas pour le porter vraiment à la hauteur du divin, à la hauteur qui lui est appropriée. Et il dit qu’il aurait désespéré de lui-même et de l’existence humaine, s’il n’avait pas trouvé Celui qui fait ce que nous-mêmes nous ne pouvons faire ; Celui qui nous élève à la hauteur de Dieu, malgré toute notre misère : Jésus Christ qui, de Dieu, est descendu vers nous, et dans son amour crucifié, nous prend par la main et nous conduit vers le haut.

Nous allons en pèlerinage avec le Seigneur vers le haut. Nous sommes à la recherche d’un cœur pur et de mains innocentes, nous sommes à la recherche de la vérité, nous cherchons le visage de Dieu. Nous manifestons au Seigneur notre désir de devenir justes et nous le prions : Attire-nous vers le haut ! Rends-nous purs ! Fais que soit valable pour nous la parole que nous chantons dans le Psaume de procession ; que nous puissions appartenir à la génération qui cherche Dieu, « qui recherche ta face, Dieu de Jacob » (Ps 24, 6). Amen.

Sa Sainteté Benoit XVI.

JEAN PAUL II ET L’ISLAM : Témoignage de Mohammad Al-Sammak

Mohammad Al-Sammak est conseiller politique du grand mufti au Liban.

Pour la première fois après 34 ans d’interruption, un train a franchi les portes du Vatican. C’était le 24 janvier 2002. La gare du Vatican étant sans électricité, il a fallu activer un train spécial à locomotive pour traîner le train du pape jusqu’à la première station électrique de Rome, qui se trouvait 2 kilomètres plus loin environ.

Il avait fallu préparer six wagons pour transporter le pape et ses invités - et j’étais l’un d’eux - jusqu’à Assise, au tombeau de saint François, le tout premier chrétien à être entré en débat théologique avec des Oulémas musulmans. C’était pendant la guerre des francs - les croisades - à Damiette en Egypte. Et c’est probablement pour cette raison que le pape défunt a choisi Assise pour lancer en 1986 son initiative mondiale de dialogue entre les religions. C’est de là-bas aussi qu’il a voulu consacrer cette initiative en 2002. Et le pape actuel, Benoît XVI, prépare en ce moment une rencontre de dialogue en souvenir de cette initiative.

A Assise, Jean Paul II a lancé un appel à toute l’humanité, affirmant que « le plein rétablissement de l’ordre moral et social brisé, passe par une harmonisation entre la justice et le pardon, car les piliers de la vraie paix sont la justice et cette forme particulière de l’amour qu’est le pardon ». Et en s’inspirant du prophète Isaïe, le pape a dit que « la paix en vérité c’est faire valoir la justice ».

Selon le pape défunt « le terrorisme est fils d’un fondamentalisme fanatique, qui naît de la conviction de pouvoir imposer à tous l’acceptation de sa propre conception de la vérité. Alors qu’au contraire, à supposer même que l’on ait atteint la vérité - et c’est toujours d’une manière limitée et perfectible -, on ne peut jamais l’imposer à d’autres. Le respect de la conscience d’autrui, dans laquelle se reflète l’image même de Dieu permet seulement de proposer la vérité aux autres, auxquels appartient ensuite la responsabilité de l’accueillir. Prétendre imposer à d’autres par la violence ce que l’on considère comme la vérité signifie violer la dignité de l’être humain et, en définitive, porter atteinte à Dieu dont il est l’image ».

La première fois que j’ai rencontré Jean-Paul II c’était en 1987 lors de sa visite officielle à Malte. C’était la première fois qu’un pape visitait cette île nation. A ce moment-là je participais à un congrès international dans la capitale, La Valette. L’archevêque de la ville m’a présenté au pape avec d’autres participants qui provenaient soit de pays arabes soit de pays occidentaux. A peine l’archevêque eut-il prononcé mon nom et celui de mon pays de provenance, le pape prit ma main dans les siennes et me dit : « du Liban ?... et que faites-vous pour le Liban ? » et ma réponse immédiate fut : « Et vous, que faites-vous pour le Liban ? ».

A cette époque-là, la guerre civile au Liban était dans une de ses phases de destruction. Les victimes tombaient en pleine rue, les maisons s’écroulaient sous la violence des bombardements, et les fermes brûlaient avec tout ce qu’il y avait dedans, bétail et récoltes.

Le pape fut surpris par ma réponse, et le visage un peu rougi me répondit : « Vous verrez ce que nous ferons pour le Liban... mon fils, le moment n’est pas venu d’en dire plus ».

Sept ans après cette rencontre, en 1994, un synode spécial pour le Liban fut convoqué au Vatican, voulu par le pape qui insistait pour que des représentants de toutes les confessions musulmanes au Liban y participent, et pas seulement comme observateurs, mais comme participants à part entière. Cette invitation était une nouveauté absolue dans l’histoire des synodes au Vatican. Aucun musulman n’avait jamais été invité jusqu’ici à participer à un synode spécial pour l’Asie ou pour l’Afrique.

A la séance d’ouverture, je me suis approché du pape et lui ai demandé : « Vous souvenez-vous de notre conversation à Malte ? ». Il me répondit : « Quelle conversion ? »

Je lui répondis : « celle sur le Liban ». Immédiatement, ses yeux se sont mis à briller et il m’a serré la main en me disant : « C’est vous ! Je ne me souviens pas de votre nom. Pardonnez-moi. Mais je n’ai jamais oublié cette rapide conversation. Je suis très heureux de la participation musulmane au synode. Et je suis particulièrement heureux de vous voir ici avec nous ».

Le synode pour le Liban a duré un mois entier, et j’y ai participé pendant trois semaines. Je rencontrais le pape deux fois par jour, une fois le matin et une fois l’après-midi. Et à chaque fois il se montrait très affectueux et très aimable.

Lors d’un dîner privé dans ses appartements, au Vatican, où nous étions seulement huit, je fus surpris d’une très noble initiative du pape qui avait insisté pour qu’il y ait de l’eau et du jus d’orange sur la table, par respect pour notre sensibilité islamique.

Un vendredi, lors du synode, j’ai fais passé une note écrite au secrétaire général du synode, le cardinal Schotte, l’informant que j’aurais quitté la salle du synode pour me rendre à la mosquée, demandant à ce que mon absence des rencontres ce jour-là ne soit pas mal interprétée.

Le cardinal avait acquiescé exprimant son accord, mais aussitôt après, il avait jugé bon de faire part du contenu de la note au pape qui était assis à côté de lui, et, après un bref échange de paroles avec le Saint-Père, il s’était approché du micro et avait informé les participants du contenu de la note, ajoutant : « Le Saint-Père souhaite que nos hôtes musulmans (et nous étions trois, avec le juge Abbas Halabi représentant de la confession druze, et Saed El-Maula, représentant du conseil suprême chiite) prient pour la bonne réussite du synode ».

C’était un geste inouï à tous les niveaux. Le pape, chef de l’Église catholique, qui demande à un musulman de prier pour la réussite d’une rencontre chrétienne, réunie au Vatican sous la présidence même du pape et en présence de nombreux cardinaux, patriarches et évêques !

Pendant le dîner dont je parlais tout à l’heure, Jean-Paul II m’a raconté l’histoire de la construction de la mosquée et du centre islamique de Rome. Il m’a dit que le maire de la capitale italienne était venu le voir avec une lettre officielle des ambassadeurs des nations islamiques reportant leur désir commun de construire une mosquée, et lui avait demandé son avis. Non seulement le pape avait donné son accord, mais il avait demandé au maire d’offrir le terrain pour y construire la mosquée et le centre culturel gratuitement.

Et quand il s’est rendu au Liban en mai 1997, où il a présenté l’exhortation apostolique, fruit ultime des travaux du synode spécial pour le Liban, il a consacré toute son attention sur l’unité nationale entre les musulmans et les chrétiens, insistant sur l’importance de renforcer les liens entre arabes musulmans et chrétiens, et sur le rôle particulier que devraient jouer les chrétiens libanais pour ressouder ces liens. Ce jour-là, il déclara que le Liban était plus qu’un pays, qu’il était un message. Et que nous revenait à nous Libanais, le devoir d’être à la hauteur de ce noble message.

Concernant les relations islamo-chrétiennes de manière générale, le pape a fait plusieurs démarches qui ont jeté des ponts de compréhension réciproque et de fraternité sans précédents. Pensez, par exemple, qu’il avait pour principe général de ne jamais faire le lien entre aucune religion et le terrorisme. Imaginez s’il n’avait pas invité à une rencontre islamo-chrétienne de haut niveau au Vatican pour déclarer que la religion - toute religion - était séparée du terrorisme. Et que l’islam donc n’est pas source de terrorisme. Imaginez s’il avait fait le contraire, assumant les positions de certains pasteurs du sionisme messianique aux Etats-Unis comme Jerry Followell, Franklin Graham, Batt Robertson, Hall Lindsay et d’autres... Imaginez s’il s’était tout simplement tu, et que son silence ait été interprété comme une confirmation tacite. Où en seraient les relations islamo-chrétiennes aujourd’hui ?

Imaginez si le pape ne s’était pas opposé à la guerre anglo-américaine contre l’Irak. Imaginez s’il n’avait pas dit que celle-ci était immorale et injustifiée. Imaginez si, au contraire, il s’était prononcé comme le voulaient Washington et Londres. Que serait-il arrivé aux relations islamo-chrétiennes ?

Il est triste et honteux que, malgré tout cela, les chrétiens au Moyen-Orient, mais surtout les chrétiens en Irak, soient agressés et persécutés. Même lorsque l’ancien président américain Georges Bush a dit que la guerre en Irak était une nouvelle croisade, le pape a réaffirmé que celle-ci était contraire aux valeurs chrétiennes.

Pendant un quart de siècle il s’est prodigué à réaliser les recommandations du Concile Vatican II, qui sont devenues des principes phares pour la vie de l’Église, surtout au niveau des relations entre les catholiques et les autres religions et confessions. Jean-Paul II est à l’origine de nombreuses initiatives qui ont jeté des ponts de respect mutuel avec les fidèles des autres religions.

Le pape défunt nous a laissé un précieux héritage auquel nous devons rester fidèles et auquel nous ne pouvons tourner le dos, que nous ne pouvons pas jeter aux oubliettes. Une manière de lui être fidèles est de continuer à collaborer ensemble, chrétiens et musulmans, au Liban, dans le monde arabe et dans les diverses sociétés en Orient et en Occident, afin que nos relations puissent grandir sur les bases de l’amour et du respect réciproque. Je crois que Jean-Paul II avait compris, avec une profonde spiritualité, la phrase du Christ dans l’Évangile de Jean : « J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie » (10,16). Il avait compris, grâce à sa foi pure, le sens de l’existence d’autres brebis, soit l’existence de l’autre, et le sens des nuances dans la foi en un Dieu unique. Ainsi, son ouverture à l’autre et son respect étaient chez lui l’expression de son acceptation de la diversité et de son respect pour la variété. Voilà comment il a ouvert une nouvelle page éclatante de l’histoire des rapports islamo-chrétiens, y apposant sa signature spécifique de l’amour. Aujourd’hui encore nous avons besoin de lire cette page et de nous enrichir de tout ce quelle renferme de spiritualité et d’amour !

La santé du pape n’était pas toujours bonne. Il ressentait souvent les effets d’un accident qu’il avait subi durant son travail dans une mine en Pologne, quand il était encore jeune. Puis il a eu deux fractures à l’épaule et à la jambe alors qu’il faisait du ski. Et puis il a eu une grave maladie aux intestins et une autre maladie aux articulations. Mais il avait combattu avec succès tous ces maux jusqu’à ce que la maladie de Parkinson ne le frappe. Sans aucun doute, l’attentat qu’il a subi de la part d’un jeune turc travaillant pour les services secrets bulgares, à l’époque du communisme, a augmenté les effets négatifs de toutes ces maladies. Les mesures de sécurité furent dès lors renforcées lors de ses déplacements et visites internationales, mais lui atténuait la portée de ces mesures en disant : je n’ai pas été l’objet d’attentats mis à part sur la Place Saint-Pierre ! Et il avait reconnu être sorti vivant de cet attentat grâce à Notre-Dame Maryam (la Vierge Marie, ndt). C’est la raison pour laquelle il s’est adressé à elle à travers une très belle prière de remerciements au sanctuaire de Fatima au Portugal.

Chaque fois que je viens en visite à Rome, je me rends sur sa tombe au Vatican, je m’arrête pieusement au pied de celle-ci et je dis : Pardonnez-moi, monsieur. J’ai vu ce que vous avez fait pour le Liban ... mais j’ai honte de vous raconter ce que nous avons fait nous.

[Traduction : Robert Cheaib, Isabelle Cousturié]

BEATIFICATION DE JEAN-PAUL II : Un témoignage de guérison miraculeuse.
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Soeur Marie Simon Pierre, la miraculée.

J’étais atteinte d’une maladie de PARKINSON diagnostiquée en juin 2001, celle-ci était latéralisée à gauche ; ce qui m’handicapait beaucoup, étant gauchère. La maladie évoluait doucement au début mais, au bout de 3 ans les symptômes s’amplifiaient, accentuant les tremblements, les raideurs, les douleurs, les insomnies... A partir du 2 avril 2005 la maladie me ravageait de semaine en semaine, je me voyais diminuer de jour en jour, je ne pouvais plus écrire, étant gauchère ou si je le faisais, j’étais difficilement lisible. Conduire ne m’était quasiment plus possible hormis sur des trajets très courts car ma jambe gauche connaissait des périodes de « blocage » et la raideur ne facilitait pas la conduite. Il me fallait de plus en plus de temps pour accomplir mon travail. Celui-ci était devenu très difficile, travaillant en milieu hospitalier. J’étais fatiguée et épuisée.

Après l’annonce du diagnostic, j’avais beaucoup de difficulté à regarder Jean-Paul II à la télévision. Cependant, j’étais très proche de lui par la prière et je savais que lui pouvait comprendre ce que je vivais. De même, j’admirais sa force et son courage qui me stimulaient pour me battre et aimer cette souffrance, car sans amour cela n’avait pas de sens. Je peux dire que c’était un combat au quotidien mais mon seul désir était de le vivre dans la foi et d’adhérer avec amour à la volonté du Père.

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Soeur Marie Simon Pierre, la miraculée.

A Pâques 2005, je voulais regarder notre Saint Père Jean-Paul II à la télévision car je savais intérieurement que ce serait la dernière fois que je pourrais le voir. Toute la matinée, je me suis préparée à cette rencontre sachant que cela serait très difficile pour moi (il me renvoyait à ce que je serais dans quelques années). Cela était dur pour moi étant relativement jeune. Mais un imprévu dans le service ne me permit pas de le revoir.

Puis, le 2 avril 2005 au soir, nous étions réunies en communauté pour vivre en direct avec ROME la veillée de prière sur la Place Saint Pierre grâce à la chaîne de télévision française du diocèse de Paris (KTO). Avec mes Sœurs, nous avons appris en direct le décès de Jean-Paul II. Pour moi, tout a basculé, c’était l’effondrement, je venais de perdre un ami, celui qui me comprenait et me donnait la force d’avancer. Dans les jours qui suivirent, je ressentis comme un grand vide mais en même temps j’avais la certitude qu’il était toujours présent.

Le 13 mai, en la fête de Notre Dame de Fatima, le Pape Benoît XVI rend officielle la dispense pour l’ouverture du Procès de Béatification de Jean-Paul II. A partir du 14 mai, mes Sœurs de toutes les communautés de France et d’Afrique ont prié par l’intercession de Jean-Paul II pour demander ma guérison. Elles prieront sans relâche jusqu’à l’annonce de ma guérison.

J’étais à ce moment-là en vacances. Mon temps de repos terminé, je rentre ce 26 mai, complètement épuisée par la maladie. Or, depuis ce 14 mai, un verset de l’Evangile de Saint Jean m’habite : « Si tu crois, tu verras la Gloire de Dieu ».

Le 1er juin, je n’en peux plus, je lutte pour avancer et tenir debout.

Le 2 juin après-midi, je vais trouver ma supérieure pour lui demander d’arrêter mon activité professionnelle. Celle-ci, me demande de tenir encore un peu jusqu’à mon retour de Lourdes au mois d’août et elle ajoute : « Jean-Paul II n’a pas dit son dernier mot. » Au cours de cette rencontre avec ma supérieure, Jean-Paul II était présent à notre échange, échange qui s’est déroulé dans la paix et la sérénité. Elle me tend un stylo et me demande d’écrire « Jean-Paul II », il est 17 heures. Avec beaucoup de difficultés, j’écris « Jean-Paul II ». Devant l’écriture illisible nous restons un long moment en silence. La fin de la journée se déroule comme les autres.

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Soeur Marie Simon Pierre, la miraculée.

Après la prière du soir de 21 heures, je repassai par mon bureau puis regagnai ma chambre. Il était entre 21h30 et 21h45. J’ai ressenti alors le désir de prendre un stylo pour écrire. Un peu comme si quelqu’un me disait : « prends ton stylo et écris. » A ma grande surprise, l’écriture était très lisible. Je ne compris pas très bien et je me couchai. Cela faisait exactement 2 mois que Jean-Paul II nous avait quitté pour la Maison du Père. A 4h30, je me réveillais, stupéfaite d’avoir dormi. D’un bond, je sortais de mon lit, mon corps n’était plus endolori, plus aucune raideur et intérieurement je n’étais plus la même.

Puis, un appel intérieur, une force me poussait à aller prier devant le Saint-Sacrement. Je descendis à l’oratoire. Je priais devant le Saint Sacrement. Une grande paix m’enveloppait, une sensation de bien-être. Quelque chose de trop grand, un mystère difficile à expliquer avec des mots. Ensuite, toujours devant le Saint-Sacrement, je méditais les mystères lumineux de Jean-Paul II.

Puis, à 6 heures, je suis sortie pour rejoindre mes sœurs à la Chapelle pour un temps d’oraison suivi de l’Eucharistie. J’avais environ 50 mètres à parcourir et là je me suis aperçue que mon bras gauche balançait à la marche contrairement à d’habitude où celui-ci restait immobile le long de mon corps. Je remarquais aussi une légèreté dans tout mon corps, une souplesse que je ne connaissais plus depuis longtemps. Au cours de cette Eucharistie, j’étais habitée par une grande joie et une grande paix. C’était le 3 juin, fête du Cœur Sacré de Jésus. A la sortie de la messe, j’étais convaincue que j’étais guérie... ma main ne tremblait plus du tout. Je partis écrire de nouveau et à midi j’arrêtai brutalement tous mes médicaments.

Le 7 juin, je me suis rendue comme prévu chez le neurologue qui me suivait depuis 4 ans. Celui-ci a constaté avec surprise la disparition de tous les signes alors que je ne prenais plus de traitement depuis 5 jours. Dès le lendemain, ma supérieure générale a confié notre action de grâce à toutes les communautés. Toute la congrégation a alors commencé une neuvaine d’action de grâce à Jean-Paul II.

Cela fait maintenant 10 mois que j’ai cessé tout traitement. J’ai repris une activité normale, j’écris sans aucune difficulté, je conduis de nouveau et sur de très longues distances. Je peux dire que cela est comme une seconde naissance, une nouvelle vie car rien n’est plus comme avant.

Aujourd’hui, je peux dire qu’un ami est parti loin de notre terre et est cependant si proche maintenant de mon cœur. Il a fait grandir en moi le désir de l’adoration du Saint Sacrement. Et l’amour de l’Eucharistie qui ont une place primordiale dans ma vie de chaque jour. Ce que le Seigneur m’a donné de vivre par l’intercession de Jean-Paul II est un grand mystère difficile à expliquer avec des mots, tellement c’est grand, tellement c’est fort ...mais rien est impossible à Dieu.

Oui, « si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ».

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Soeur Marie Simon Pierre, la miraculée.

Sœur Marie Simon-Pierre

(Témoignage partagé avec la cause de béatification de Jean-Paul II)

SAINTE THERESE QUITTE LA TERRE SAINTE APRES 10 SEMAINES DE PELERINAGE

Du 16 mars au 1er juin 2011, les reliques de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face ont séjourné en Terre sainte.

UN COMMENTAIRE DU VENI CREATOR

Viens Esprit Créateur

« Le chant prépare le cœur à recevoir l’Esprit-Saint. Dieu descend dans un cœur qui chante ». Si cette conviction de Saint Louis-Marie Grignon de Montfort, se vérifie pour toutes les hymnes traditionnelles de l’Eglise en général, elle s’applique davantage au Veni Creator. C’est par ce cantique que s’ouvrent les cérémonies solennelles de l’Eglise. C’est le chant que les chrétiens conscients que « toutes les assemblée d’hommes dont le Saint Esprit ne se mêle pas ne fait rien de bon », prennent pour implorer l’assistance divine sur leurs activités.

La beauté de ce merveilleux chant hautement inspiré, n’est pas seulement exprimée par son apaisante et priante mélodie mais surtout par la force des paroles capables de provoquer dans le chantre une effusion de l’Esprit.

On comprend pourquoi plusieurs auteurs spirituels se sont intéressés au commentaire de cette hymne. Cet article s’inspire de l’un des plus anciens commentaires, celui du Père DOHET, un Jésuite belge. Nous l’offrons à tous en médiation sur le site du diocèse, mais plus particulièrement aux membres des mouvements charismatiques qui ont compris que le « but de la vie chrétienne, c’est l’acquisition du Saint Esprit ».

Le Veni Creator comprend trois parties qui se partagent les sept strophes de l’hymne. Notre commentaire s’articulera autour de la première strophe qui fait l’essentiel de la première partie de l’hymne. Nous ferons avant tout, un petit historique de l’hymne suivi de sa présentation générale.

1- Le Veni Creator et son histoire.

A qui revient la paternité de ce chant ? A l’Esprit-Saint dira-t-on, puisque l’Esprit est à l’origine de toute vraie inspiration. Mais le Saint-Esprit sans mode d’opération, utilise des instruments. Ainsi, le Veni Creator fut longtemps attribué à tort à Charlemagne. Mais aujourd’hui, l’auteur du Veni Creator est connu. C’est le moine Raban Maur, un Bénédictin de l’abbaye de Fulda (Allemagne) qui l’a composé. L’hymne date au plus tard de la fin du IXe siècle.

2- L’hymne et ses composantes.

L e Veni Creator est « d’une belle frappe d’expression, en dépit de quelques chevilles pour le mètre. Mais son rythme régulier lui imprime peut-être une allure uniforme, qui berce notre dévotion. » L’hymne telle que composée se prête à un jeu scénique, dans le genre des mystères religieux du moyen âge, dont voici les trois parties :

L’invitation : La première strophe de l’hymne est une invitation de l’hôte intérieur. L’âme qui prie invite l’Esprit Créateur à entrer chez elle.

Veni, creator spiritus, Venez, Esprit créateur Mentes tuorum visita Visitez les âmes de tes fidèles, Imple superna gratia Emplissez de grâce céleste Quae tu creasti pectora Les cœurs que vous avez créés.

Nous reviendrons sur cette invitation.

La louange (Strophe 2 et 3) Après cette grande invitation remplie du profond désir de l’âme de recevoir l’Esprit Saint, dans la foi, l’orant sent la venue de l’Esprit et il l’interpelle en le saluant avec effusion de ses qualités et de ses titres.

Qui diceris paraclitus On vous appelle Paraclet Altissimi donum Dei Don du Dieu Très-Haut, Fons vivus, ignis, charitas Source vive, feu, charité Et spiritalis unctio. Et onction spirituelle.

Tu septiformis munere, Vous vous donnez sous 7 formes Digitus paternae dexterae, Doigt de la droite du Père Tu rite promissum Patris, Objet de sa promesse formelle, Sermone ditans guttura, Auteur de la parole inspirée.

La prière (4e ,5e, 6e)

C’est à cette étape que l’âme qui chante le Veni creator laisse jaillir sa prière. Elle lui expose sous forme de prière de demande, les grâces qu’elle espère recueillir de sa visite

Accede lumen sensibus, Allumez votre lumière à nos yeux, Infunde amorem cordibus Infusez l’amour dans nos cœurs. Infirma nostri corporis Secourez notre faiblesse corporelle Virtute firmans perpeti. Par votre force constante.

Hostem repellas longius Refoulez l’ennemi loin de nous Pacemque dones protinus ; Et donnez-nous tôt la paix ; Ductore sic te praevio, Qu’ainsi guidés par vous Vitemus omne noxium. Nous soyons saufs de tout mal.

Per te sciamus da Patrem, Faites-nous connaître le Père, Noscamus atque Filium Faites-nous connaître le Fils Teque utriusque Spiritum En vous, l’Esprit de l’un et de l’autre, Credamus omni tempore Que nous croyions toujours.

La Doxologie (7e Strophe)

Comblée par la présence de l’Hôte divin, l’âme jubile et entre dans une profonde adoration en chantant la gloire de l’Auguste Trinité.

Deo Patri sit gloria Gloire soit à Dieu le Père, Et Filio qui a mortuis Et au Fils ressuscité de la mort Surrexit ac Paraclito Et au Paraclet In saeculorum saecula Dans les siècles éternels.

3- La valeur spirituelle de l’hymne

Notre commentaire s’intéresse uniquement à la première strophe. Nous nous donnons pour tâche de faire goûté au lecteur une infirme partie de la richesse spirituelle de notre hymne.

La première strophe de l’hymne en constitue le prologue qui décrit l’attitude intérieure d’attente de l’orant. En effet, celui qui prie le Veni Creator, ouvre grandement son cœur, il invite l’Esprit-Saint à venir le ‘’visiter’’, non d’une visite de passage et les mains vides, mais qu’Il s’arrête chez lui et s’attarde à le ‘’remplir’’ jusqu’à déborder de ses grâces. Le premier mot de l’orant part comme une flèche : Veni, Venez ! Par ce cri d’appel, il désire ardemment la visite divine et, parce qu’il la désire, il se livre déjà tout entier à son hôte. Il veut que l’Esprit-Saint entre de plain-pied chez lui sans rencontrer d’obstacles.

Sur ces simples données, nous pouvons indiquer les sentiments requis pour prier avec fruit le Veni Creator. Ce n’est pas une âme triste, gémissante qui entonne le Veni Creator car le cri d’appel que lance l’âme ne s’élève pas vers Dieu comme un cri d’alarme ou comme un appel de secours. Il ne s’agit pas de l’appel du De Profondis dont les premiers mots font éclater la grande souffrance du Psalmiste. Dans le Veni Creator, l’homme, se voit à deux pas de son Dieu. Elle est heureuse et épanouie non seulement parce que son désir est sur le point d’être exaucé, mais aussi parce qu’elle a conscience d’être pour l’Esprit, une amie, une privilégiée.

Le Veni Creator, est en fait une prière de chrétien à qui les merveilles de la grâce divine sont déjà familières. On penserait bien volontiers à Elisabeth, la mère de Jean-Baptiste, l’une des premières personnes à faire l’expérience de l’effusion de l’Esprit-Saint. Elisabeth, nous dit l’Evangéliste, fut à cet instant « remplie de l’Esprit-Saint ». Son attitude intérieure se résume en « une allégresse frémissante de désir et de ravissement ». Cela dit, on comprend que le Veni Creator est le cantique d’une âme accueillante, qui, loin d’opposer le moindre obstacle volontaire aux nouvelles effusions de la grâce, s’ouvre largement à celles-ci.

C’est l’Esprit Créateur que l’orant invoque en premier. De tous les traits de l’Esprit, il ne retient d’abord que celui-là, dont dérivent les autres invocations qui vont suivre. Il faut remarquer que l’œuvre créatrice de l’Esprit est saluée dans un sens très spécial. Sans doute, la création de l’univers et de l’homme ayant été essentiellement, une œuvre d’amour, il est permis de l’attribuer à L’Esprit-Saint, bien que les trois personnes de la Sainte Trinité y aient concouru en un acte unique : Le Père par sa puissance, le Fils par sa sagesse, l’Esprit par son amour. Cependant, dans notre hymne, ce n’est pas précisément de la création du monde qu’il s’agit : l’Esprit est salué Créateur, en tant qu’il a créé notre âme surnaturelle, quae tu creasti pectora. Et en effet, comme saint Paul l’atteste formellement, c’est la présence vivante du Saint-Esprit.

Puisse ce modeste commentaire, faire vivre le Saint-Esprit en nous, lui qui, d’esclaves que nous étions, nous transforme en « enfants » adoptifs du Père céleste » ; c’est lui qui opère en nous une véritable « nouvelle création ». De telle sorte que, pour nous avoir élevés à l’ordre divin en tirant de notre néant naturel, le Saint-Esprit a mérité une seconde fois, et d’une manière infiniment plus merveilleuse encore que la première, son titre de créateur.

Nous percevons donc le magnifique ensemble de sentiments qui anime celui qui entonne le Veni Creator qui en définitive est le cantique de l’âme accueillante, laquelle, loin d’opposer le moindre obstacle volontaire aux nouvelles effusions de la grâce, s’ouvre largement à celles-ci.

Que la Vierge Marie, l’Epouse du Saint-Esprit nous aide à entrer dans ces dispositions pour une grande effusion de l’Esprit.

Bonne fête de la Pentécôte.

Père Nestor ATTOMATOUN

Aumônier diocésain du Renouveau.

MESSAGE DU PAPE A DE NOUVEAUX AMBASSADEURS

Le pape Benoît XVI a reçu en audience jeudi 09 juin les nouveaux ambassadeurs de six pays, dont le Ghana.

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,

C’est avec joie que je vous reçois ce matin au Palais apostolique pour la présentation des Lettres qui vous accréditent comme Ambassadeurs extraordinaires et plénipotentiaires de vos pays respectifs auprès du Saint-Siège : la Moldavie, la Guinée Equatoriale, le Belize, la République arabe syrienne, le Ghana et la Nouvelle Zélande. Je vous remercie pour les paroles courtoises que vous venez de m’adresser de la part de vos Chefs d’Etat respectifs. Veuillez, je vous prie, leur transmettre en retour mes salutations déférentes et mes vœux respectueux pour leurs personnes et pour la haute mission qu’ils accomplissent au service de leur pays et de leur peuple. Je désire également saluer par votre intermédiaire toutes les autorités civiles et religieuses de vos nations, ainsi que l’ensemble de vos compatriotes. Mes prières et mes pensées se tournent naturellement aussi vers les communautés catholiques présentes dans vos pays.

Puisque j’ai l’opportunité de rencontrer chacun d’entre vous de manière particulière, je désire maintenant parler plus largement. Le premier semestre de cette année a été marqué par d’innombrables tragédies qui ont touché la nature, la technique et les peuples. L’ampleur de telles catastrophes nous interroge. C’est l’homme qui est premier, il est bon de le rappeler. L’homme, à qui Dieu a confié la bonne gestion de la nature, ne peut pas être dominé par la technique et devenir son sujet. Une telle prise de conscience doit amener les Etats à réfléchir ensemble sur l’avenir à court terme de la planète, face à leurs responsabilités à l’égard de notre vie et des technologies. L’écologie humaine est une nécessité impérative. Adopter en tout une manière de vivre respectueuse de l’environnement et soutenir la recherche et l’exploitation d’énergies propres qui sauvegardent le patrimoine de la création et sont sans danger pour l’homme, doivent être des priorités politiques et économiques. Dans ce sens, il s’avère nécessaire de revoir totalement notre approche de la nature. Elle n’est pas uniquement un espace exploitable ou ludique. Elle est le lieu natif de l’homme, sa "maison" en quelque sorte. Elle nous est essentielle. Le changement de mentalité dans ce domaine, voire les contraintes que cela entraine, doit permettre d’arriver rapidement à un art de vivre ensemble qui respecte l’alliance entre l’homme et la nature, sans laquelle la famille humaine risque de disparaître. Une réflexion sérieuse doit donc être conduite et des solutions précises et viables doivent être proposées. L’ensemble des gouvernants doit s’engager à protéger la nature et l’aider à remplir son rôle essentiel pour la survie de l’humanité. Les Nations Unies me semblent être le cadre naturel d’une telle réflexion qui ne devra pas être obscurcie par des intérêts politiques et économiques aveuglément partisans, afin de privilégier la solidarité par rapport à l’intérêt particulier.

Il convient aussi de s’interroger sur la juste place de la technique. Les prouesses dont elle est capable vont de pair avec des désastres sociaux et écologiques. En dilatant l’aspect relationnel du travail à la planète, la technique imprime à la mondialisation un rythme particulièrement accéléré. Or, le fondement du dynamisme du progrès revient à l’homme qui travaille, et non à la technique qui n’est qu’une création humaine. Miser tout sur elle ou croire qu’elle est l’agent exclusif du progrès, ou du bonheur, entraîne une chosification de l’homme qui aboutit à l’aveuglement et au malheur quand celui-ci lui attribue et lui délègue des pouvoirs qu’elle n’a pas. Il suffit de constater les "dégâts" du progrès et les dangers que fait courir à l’humanité une technique toute-puissante et finalement non maîtrisée. La technique qui domine l’homme, le prive de son humanité. L’orgueil qu’elle engendre a fait naître dans nos sociétés un économisme intraitable et un certain hédonisme qui détermine subjectivement et égoïstement les comportements. L’affaiblissement du primat de l’humain entraîne un égarement existentiel et une perte du sens de la vie. Car la vision de l’homme et des choses sans référence à la transcendance déracine l’homme de la terre et, plus fondamentalement, en appauvrit l’identité même. Il est donc urgent d’arriver à conjuguer la technique avec une forte dimension éthique, car la capacité qu’a l’homme de transformer, et, en un sens, de créer le monde par son travail s’accomplit toujours à partir du premier don originel des choses fait par Dieu (Jean-Paul II Centesimus annus, 37). La technique doit aider la nature à s’épanouir dans la ligne voulue par le Créateur. En travaillant ainsi, le chercheur et le scientifique adhèrent au dessein de Dieu qui a voulu que l’homme soit le sommet et le gestionnaire de la création. Des solutions basées sur ce fondement protégeront la vie de l’homme et sa vulnérabilité, ainsi que les droits des générations présentes et à venir. Et l’humanité pourra continuer de bénéficier des progrès que l’homme, par son intelligence, parvient à réaliser.

Conscients du risque que court l’humanité face à une technique vue comme une "réponse" plus efficiente que le volontarisme politique ou le patient effort d’éducation pour civiliser les mœurs, les gouvernants doivent promouvoir un humanisme respectueux de la dimension spirituelle et religieuse de l’homme. Car la dignité de la personne humaine ne varie pas avec la fluctuation des opinions. Respecter son aspiration à la justice et à la paix permet la construction d’une société qui se promeut elle-même, quand elle soutient la famille ou qu’elle refuse, par exemple, le primat exclusif de la finance. Un pays vit de la plénitude de la vie des citoyens qui le composent, chacun étant conscient de ses propres responsabilités et pouvant faire valoir ses propres convictions. Bien plus, la tension naturelle vers le vrai et vers le bien est source d’un dynamisme qui engendre la volonté de collaborer pour réaliser le bien commun. Ainsi la vie sociale peut s’enrichir constamment en intégrant la diversité culturelle et religieuse par le partage de valeurs, source de fraternité et de communion. La vie en société devant être considérée avant tout comme une réalité d’ordre spirituel, les responsables politiques ont la mission de guider les peuples vers l’harmonie humaine et vers la sagesse tant désirées, qui doivent culminer dans la liberté religieuse, visage authentique de la paix.

Alors que vous débutez votre mission auprès du Saint-Siège, je tiens à vous assurer, Excellences, que vous trouverez toujours auprès de mes collaborateurs l’écoute attentive et l’aide dont vous pourrez avoir besoin. Sur vous-même, sur vos familles, sur les membres de vos Missions diplomatiques et sur toutes les nations que vous représentez, j’invoque l’abondance des Bénédictions divines.

EXHORTATION

Christ Roi ! Christ Victoire !

C’est cela notre salutation ordinaire. Nous nous saluons en célébrant la victoire du Christ et sa royauté. Mais aujourd’hui nous aurons une nouvelle salutation, puisque l’Esprit fait toutes choses nouvelles. Nous allons célébrer par notre salutation, Celui qui est Vivant à Jamais. Voici le nouveau cri de salutation :

  • Jésus est Vivant / Il est réellement Vivant.
  • Dieu est Vivant/ Il est vraiment Vivant.
  • Christ est Vivant/ Il est Toujours Vivant.

Chers frères et sœurs, Heureux êtes-vous pour votre présence ici ce matin. Heureux êtes –vous, membres des divers groupes de prière, venus fêter avec nous. Heureux êtes-vous, habitant de Vakon Azohouè, vous avez la crainte de Dieu à qui vous avez cédé une place à Dieu. Nous sommes rassemblés ce matin pour fêter. A Porto-Novo, nous aimons la fête. Quand les bâches s’élèvent quelque part, on s’attend à une grande fête. Mais la fête de ce jour, est d’un autre ordre. C’est la fête de Dieu. Personne n’assiste au divin festin sans être comblés. Mais à deux conditions :

  • amener son bol,
  • et ce bol doit être vide.

Si votre récipient est déjà rempli de votre personne, Dieu ne peut plus rien vous donner. Dieu veut nous combler. Le Seigneur a dit à Sainte Catherine de Sienne, « fais toi capacité, je me ferai torrent de grâce ». Chers frères et sœurs, que chacun présente son assiette à Dieu en lui demandant de la remplir. Cela dit, il y a des gens qui regrettent de n’avoir pas amené un assez grand récipient. Soyez sans crainte, Dieu sait ce qu’il faut pour chacun. Avec mon introduction, vous avez l’entrée, allons directement au plat de résistance.

Dieu nous nourrit par sa parole. C’est la nourriture dont nous avons le plus besoin car « l’homme ne vit pas seulement du pain mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu ». Ouvrons nos oreilles et nos cœurs pour entendre la parole. Chant d’acclamation :

Lecture : Ac 1,12-14. « Ils retournèrent à Jérusalem…" La scène se passe au jour de l’ascension. Les Disciples ont perdu de nouveau Jésus. Après 40 jours de joie, qui les consolent de leur grande détresse, les voilà à nouveau sans Jésus. Ils ont perdu à nouveau Jésus. La grande espérance semble s’évanouir. C’est ce que chacun de nous vit dans sa vie spirituelle : les moments de consolation, où on vit de la présence de Jésus et des moments de désolation où Jésus semble absent alors qu’il est présent. Car il a bien promis d’être avec nous jusqu’à la fin des temps. Quelle étape vivez-vous en ce moment ? Les anciens bergers qu’on ne retrouve plus. Vous qui vivez la désolation, le Seigneur vous console.

La nuit de la foi existe : les apôtres ont vécu 10 jours de nuit totale de la foi, avant la Pentecôte. Mère Térésa a vécu des années de sécheresse. Que faisons-nous au cœur de nos nuits de foi ? Nous courrons à droite et à gauche, jusqu’à ce que le jour nous surprenne. Car, il n’y a pas de nuit sans jour. (Témoignage : la femme qui a prié 25 ans pour la conversion de son mari. C’est sa fidélité qui a converti son mari) Que faire quand nous perdons Jésus ?

Il faut s’attacher à sa Mère. Celle qui l’a perdu aussi, et qui détient le secret pour retrouver Jésus. La Vierge a perdu Jésus et l’a cherché avec une angoisse mortelle. La Vierge nous donne le précieux conseil fruit de son expérience : il est important de vite prendre conscience que Jésus n’est plus avec nous. Dans la nuit de la foi, certaines personnes se fabriquent le Jésus de leur foi.

De plus, n’allons pas chercher d’abord Jésus dans la caravane des Hommes, parmi les amis, les parents, autrement dit dans le service des pauvres. Jésus lui-même nous a averti : « les pauvres, vous les aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours avec vous » (Jn 12,18) Aujourd’hui beaucoup de chrétiens dans la nuit de la foi, se ferment à toute quête spirituelle de Jésus et s’adonnent aux œuvres sociales. Voyez le nombre d’ONG qui sont créés au nom de Jésus. Il y a de quoi halluciner en voyant dans le journal officiel, le nombre d’associations portant le nom de Jésus. Je vous cite quelques-uns : MAPC (Ministère d’action de prière en Christ), MAP (Ministère d’Action de Prière.)

Chers amis, ne faisons pas fausse route, retournons à Jérusalem, entrons dans l’espérance avec Marie. Il faut surtout obéir à la Parole de Jésus. Le Seigneur leur a ordonné de ne pas quitter Jérusalem avant la venue de l’Esprit, comme Lui-même avait attendu le signe du Jourdain pour commencer sa mission.

Que font les apôtres en arrivant à Jérusalem ? « Ils montèrent à l’étage de la maison c’est là qu’ils se tenaient tous » Dans quelle maison sont-ils montés ? La même maison que celle de la Sainte Cène. Remarquez bien que le cénacle est une maison de prière marquée par la forte présence des Apôtres et de la Vierge Marie. On peut prier dans les maisons, (exemple maison de la mère de Jean-Marc) sous le regard des autorités ecclésiastiques. Attention aux nouveaux cénacles, cercle de la voyance et de l’ésotérisme. Les miracles opérés dans ces lieux ne sauraient venir du Seigneur. Lorsqu’on vous invite à prier dans les maisons, vérifier si celui qui vous invite est en lien avec l’église catholique et s’il y a la Vierge Marie. (La vraie, la mère de Jésus, mère de l’Eglise). Voilà un grand point de vigilance pour nous membres du Renouveau. Informons nos curés de tout, invitez-les même dans les groupes de vie où maisonnées.

Luc prend soin de nous redonner les noms des apôtres ceux là qui sont les fruits de la prière du Christ. Mais comment les cite-t-il ? « Pierre, Jean, Jacques, André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu.. » L’ordre des citations est significatif. Luc a changé d’ordre. Il ne cite plus les frères ensemble : Pierre était avec André, maintenant, il le met avec Jean, son compagnon de mission. Pourquoi cela ? Parce que dans l’évangile de Luc (6, 14), c’était le lien de sang qui était mise en exergue. Mais ici, c’est le lien de foi, de mission qui compte. On verra juste après, Pierre et Jean, allant prier ensemble au temple. Ils sont allés ensemble en Samarie. Est-ce que nous croyons vraiment que le lien du baptême est plus fort que celui du sang ? On entend parfois certains insensés affirmer que le sang est plus épais que l’eau du Baptême. Cela me fait penser au séminariste rejeté par sa famille pour sa foi, il a été accueilli par des chrétiens jusqu’à son ordination. Je pense aussi à celui qui laissait entendre que lorsque quelque chose lui arrive, la première personne qu’il faut appeler, ce sont ses frères de communauté. On raconte qu’au Nigéria, après des assemblées de prières, il y a des coups de poing sauvages entre les frères. Quelle fraternité formons-nous ?

Nous avons raison de nous appeler frère et sœur, nous le sommes vraiment dans le Seigneur. Comment-est-ce que je vis la fraternité ? Jean et Pierre ont une valeur symbolique pour les mouvements charismatiques. Pierre représente l’institution et Jean les charismes. (Cf Discours de Benoît XVI sur : Institution et Charisme).

Contemplons un peu la figure de Jean. Nous fêtons la Pentecôte dans le mois du Sacré-Cœur, il importe donc de méditer sur l’expérience pentecostale de l’apôtre du cœur de Jésus. L’apôtre Jean et l’effusion de l’Esprit… Le fondateur de l’Emmanuel a l’habitude de dire que saint Jean est le charismatique qui a réussi. Jean a posé sa tête sur le cœur de Jésus et s’est rempli de l’amour du Seigneur, donc de l’Esprit saint. Il y a donc un lien entre le Sacré-Cœur et l’effusion.

Dans la Bible, le cœur est considéré comme un réceptacle de l’Esprit. En hébreux, le premier sens du mot hébreux qui désigne l’esprit, c’est ruah, « souffle ». Ce sont les poumons qui sont des réceptacles des poumons. Et l’hébreu ne fait pas de différence entre le poumon et le cœur.

Jean a fait l’expérience de l’effusion à la croix. C’est l’Esprit symbolisé par l’eau du côté transpercé du Christ qu’il a reçu… Parlant de saint Jean, un chant m’est venu sur les lèvres : oofèmi o. Notre monde a besoin des charismatiques comme St Jean qui reconnaît rapidement le Seigneur, même dans les évènements difficiles de la vie. En cela, il est l’apôtre de l’espérance. Lisez un peu l’Apocalypse et vous verrez comment Jean perçoit Dieu dans l’expérience.

« D’un seul cœur, ils participaient à la prière… » Soulignons ensemble l’importance de la prière ensemble. L’image de St François de Sales. La prière en famille est une force. L’église commence en famille. « Avec quelques femmes dont Marie, mère de Jésus, et ses frères » Remarquez que la place de la Vierge Marie semble ici bien discrète. Elle n’a pas le même relief que lui donne l’évangile johannique « près de la croix de Jésus ». Pourtant, la vision lucanienne rejoint celle de Jean : au moment où va s’enfanter le corps vivant de Jésus dans l’humanité par le don de l’Esprit Saint, elle est présente comme celle qui met Dieu au monde. La Constitution dogmatique Lumen Gentium souligne bien ce rôle de la Vierge : « Marie, elle aussi implorait par ses prières le don de Esprit qui à l’annonciation l’avait pris sous son ombres » (LG VIII, n° 4) Chers amis du Renouveau, attachons-nous à le Vierge pour une réelle effusion de l’Esprit. Car Lorsque le Saint Esprit trouve Marie dans une âme, il vole pour se poser sur cette âme. Et maintenant, d’un cœur ferme, honorons notre mère en prenant un extrait de notre prière à Notre Dame de l’Evangélisation : « Marie, Etoile de l’Evangélisation, accompagne tous tes enfants appelés à vivre dans la plénitude de l’Esprit pour la nouvelle évangélisation. Prie pour nous afin que nous soyons de vrais témoins du Christ, soumis à l’autorité de l’Eglise, qui annoncent avec audace Jésus, l’unique Sauveur du monde. Dans nos paroisses et dans nos communautés de base, obtiens-nous de devenir des artisans d’unité et d’harmonie, de cohésion et de paix, des serviteurs disciplinés, nourris de l’eucharistie…Vierge immaculée, apprends-nous à vivre de la Parole de Dieu dans la Bible et à mettre en pratique les commandements. Ainsi nous pourrons proclamer dans la puissance de l’Esprit-Saint, l’amour, la victoire et la gloire de Jésus ressuscité. Amen.

Père Nestor ATTOMATOUN,

Aumônier diocésain du Renouveau Charismatique Catholique.

HOMELIE DU PAPE BENOÎT XVI POUR LA MESSE DE PENTECÔTE.

Chers frères et sœurs !

Nous célébrons aujourd’hui la grande solennité de la Pentecôte. Si, en un certain sens, toutes les solennités liturgiques de l’Eglise sont grandes, celle de la Pentecôte l’est d’une manière particulière, parce qu’elle marque, au bout de cinquante jours, l’accomplissement de l’événement de la Pâque, de la mort et de la résurrection du Seigneur Jésus, à travers le don de l’Esprit du Ressuscité. L’Eglise nous a préparés à la Pentecôte dans les jours précédents, à travers sa prière, avec l’invocation répétée et intense à Dieu pour obtenir une effusion renouvelée de l’Esprit Saint sur nous. L’Eglise a revécu ainsi ce qui est advenu à ses origines, lorsque les Apôtres, réunis au Cénacle de Jérusalem, « étaient assidus à la prière avec quelques femmes, dont Marie mère de Jésus, et avec ses frères » (Ac 1, 14). Ils étaient réunis dans l’attente humble et confiante que s’accomplisse la promesse du Père qui leur avait été communiquée par Jésus : « C’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés sous peu de jours... vous allez recevoir une force, celle de l’Esprit Saint qui descendra sur vous » (Ac 1, 5.8).

Dans la liturgie de la Pentecôte, au récit des Actes des Apôtres sur la naissance de l’Eglise (cf. Ac 2, 1-11), correspond le Psaume 103 que nous avons écouté, une louange de toute la création, qui exalte l’Esprit Créateur qui a fait toute chose avec sagesse : « Que tes œuvres sont nombreuses, Seigneur ! toutes avec sagesse tu les fis, la terre est remplie de ta richesse... A jamais soit la gloire du Seigneur, que le Seigneur se réjouisse en ses œuvres ! » (Ps 103, 24.31). Ce que veut nous dire l’Eglise est ceci : l’Esprit créateur de toutes les choses, et l’Esprit Saint que le Christ a fait descendre du Père sur la communauté des disciples, sont un et identique : création et rédemption s’appartiennent réciproquement et constituent, en profondeur, un unique mystère d’amour et de salut. L’Esprit Saint est avant tout Esprit Créateur et donc la Pentecôte est aussi fête de la création. Pour nous chrétiens, le monde est le fruit d’un acte d’amour de Dieu, qui a fait toute chose et duquel Il se réjouit parce que « cela est bon », « cela est très bon », comme le dit le récit de la création (cf. Gn 1, 1-31). Dieu n’est pas le totalement Autre, innommable et obscur. Dieu se révèle, il a un visage, Dieu est raison, Dieu est volonté, Dieu est amour, Dieu est beauté. La foi dans l’Esprit Créateur et la foi dans l’Esprit que le Christ Ressuscité a donné aux Apôtres et donne à chacun de nous, sont alors inséparablement liées.

La deuxième lecture et l’Evangile d’aujourd’hui nous montrent ce lien. L’Esprit Saint est Celui qui nous fait reconnaître en Christ le Seigneur, et nous fait prononcer la profession de foi de l’Eglise : « Jésus est Seigneur » (cf. 1 Co 12, 3b). Seigneur est le titre attribué à Dieu dans l’Ancien Testament, titre qui dans la lecture de la Bible prenait la place de son nom imprononçable. Le Credo de l’Eglise n’est rien d’autre que le développement de ce qui est dit à travers cette simple affirmation : « Jésus est Seigneur ». De cette profession de foi, saint Paul nous dit qu’il s’agit précisément de la parole et de l’œuvre de l’Esprit. Si nous voulons être dans l’Esprit Saint, nous devons adhérer à ce Credo. En le faisant nôtre, en l’acceptant comme notre parole, nous accédons à l’œuvre de l’Esprit Saint. L’expression « Jésus est Seigneur » peut se lire dans les deux sens. Elle signifie : Jésus est Dieu, et dans le même temps : Dieu est Jésus. L’Esprit Saint éclaire cette réciprocité : Jésus a une dignité divine et Dieu a le visage humain de Jésus. Dieu se montre en Jésus et il nous donne ainsi la vérité sur nous-mêmes. Se laisser éclairer en profondeur par cette parole, tel est l’événement de la Pentecôte. En récitant le Credo nous entrons dans le mystère de la première Pentecôte : après le désordre de Babel, de ces voix qui crient l’une contre l’autre, a lieu une transformation radicale : la multiplicité se fait unité multiforme, à travers le pouvoir unificateur de la Vérité grandit la compréhension. Dans le Credo qui nous unit de tous les coins de la Terre, qui, à travers l’Esprit Saint, fait en sorte que l’on se comprenne même dans la diversité des langues, à travers la foi, l’espérance et l’amour, se forme la nouvelle communauté de l’Eglise de Dieu.

Le passage évangélique nous offre ensuite une merveilleuse image pour éclairer le lien entre Jésus, l’Esprit Saint et le Père : l’Esprit Saint est représenté comme le souffle de Jésus Christ ressuscité (cf. Jn 20, 22). L’évangéliste Jean reprend ici une image du récit de la création, là où il est dit que Dieu souffla dans les narines de l’homme une haleine de vie (cf Gn 2, 7). Le souffle de Dieu est vie. Aujourd’hui, le Seigneur souffle dans notre âme la nouvelle haleine de vie, l’Esprit Saint, son essence la plus intime, et il l’accueille de cette manière dans la famille de Dieu. A travers le baptême et la confirmation nous est fait ce don de manière spécifique, et à travers les sacrements de l’Eucharistie et de la pénitence, il se répète continuellement : le Seigneur souffle dans notre âme une haleine de vie. Tous les sacrements, chacun à leur manière, communiquent à l’homme la vie divine, grâce à l’Esprit Saint qui œuvre en eux.

Dans la liturgie d’aujourd’hui nous saisissons encore un lien supplémentaire. L’Esprit Saint est Créateur, il est en même temps Esprit de Jésus Christ, mais de façon à ce que le Père, le Fils et l’Esprit Saint soient un seul et unique Dieu. Et à la lumière de la première Lecture nous pouvons ajouter : l’Esprit Saint anime l’Eglise. Elle ne dérive pas de la volonté humaine, de la réflexion, de l’habileté de l’homme ou de sa grande capacité d’organisation, car s’il en était ainsi, elle se serait déjà éteinte depuis longtemps, comme toute chose humaine passe. L’Eglise en revanche est le Corps du Christ, animé par l’Esprit Saint. Les images du vent et du feu, utilisées par saint Luc pour représenter la venue de l’Esprit saint (cf. Ac 2, 2-3), rappellent le Sinaï, où Dieu s’est révélé au peuple d’Israël et lui avait concédé son alliance ; « la montagne du Sinaï était toute fumante – lit-on dans le Livre de l’Exode –, parce que le Seigneur y était descendu dans le feu » (19, 18). En effet, Israël fêta le cinquantième jour après Pâques, après la commémoration de la fuite d’Egypte, comme la fête du Sinaï, la fête du Pacte. Quand saint Luc parle de langues de feu pour représenter l’Esprit Saint, on rappelle l’antique Pacte, établi sur la base de la Loi reçue par Israël sur le Sinaï. Ainsi, l’événement de la Pentecôte est représenté comme un nouveau Sinaï, comme le don d’un nouveau Pacte où l’alliance avec Israël est étendue à tous les peuples de la Terre, où tombent toutes les barrières de l’ancienne Loi et apparaît son cœur le plus saint et immuable, c’est-à-dire l’amour, que l’Esprit Saint justement communique et diffuse, l’amour qui embrasse toute chose. Dans le même temps, la Loi s’élargit, s’ouvre, tout en devenant plus simple : c’est le Nouveau Pacte, que l’Esprit « écrit » dans les cœurs de ceux qui croient dans le Christ. L’extension du Pacte à tous les peuples de la Terre est représentée par saint Luc à travers une énumération de populations considérables pour l’époque (cf. Ac 2, 9-11). A travers une chose très importante nous est ainsi communiquée que l’Eglise est catholique dès le premier moment, que son universalité n’est pas le fruit de l’agrégation successive de différentes communautés. Dès le premier instant, en effet, l’Esprit Saint l’a créée comme l’Eglise de tous les peuples ; elle embrasse le monde entier, dépasse toutes les frontières de race, de classe, de nation : elle abat toutes les barrières et unit les hommes dans la profession du Dieu un et trine. Dès le début, l’Eglise est une, catholique et apostolique : c’est sa vraie nature et elle doit être reconnue comme telle. Elle est sainte non pas grâce à la capacité de ses membres, mais parce que Dieu lui-même, avec son Esprit, la crée, la purifie et la sanctifie toujours.

Enfin l’Evangile d’aujourd’hui nous offre cette très belle expression : « Les disciples furent remplis de joie à la vue du Seigneur » (Jn 20, 20). Ces paroles sont profondément humaines. L’Ami perdu est à nouveau présent, et qui était jusque là bouleversé se réjouit. Mais celle-ci nous dit bien davantage. Parce que l’Ami perdu ne vient pas d’un lieu quelconque, mais de la nuit de la mort : et Il l’a traversée ! Il n’est plus un parmi d’autres, mais il est l’Ami et en même temps Celui qui est la Vérité qui fait vivre les hommes ; et ce qu’il donne n’est pas une joie quelconque, mais c’est la joie même, don de l’Esprit saint. Oui, il est bon de vivre parce que je suis aimé, et c’est la Vérité qui m’aime. Les disciples furent remplis de joie, en voyant le Seigneur. Aujourd’hui, à la Pentecôte, cette expression nous est destinée aussi, parce que dans la foi nous pouvons Le voir ; dans la foi Il vient parmi nous et à nous aussi Il nous montre ses mains et son côté, et nous en sommes remplis de joie. C’est pourquoi nous voulons prier : Seigneur, montre-toi ! Fais-nous le don de ta présence, et nous aurons le don le plus beau : ta joie. Amen !

L’ARCHEVEQUE ET LE PALLIUM

Le mercredi 29 juin 2011, en la solennité des Apôtres Pierre et Paul, le Pape Benoît XVI a donné le pallium à l’archevêque de Cotonou, qui est un évêque métropolitain. Nous profitons de cette occasion pour explique ce qu’est un métropolitain et le sens du pallium.

Le terme métropolitain évoque en nous l’idée d’une métropole. Celle-ci est communément la grande ville dans un pays ou une grande puissance ayant des colonies. Ainsi par exemple quand les habitants de l’Île de la Réunion veulent parler de la France aujourd’hui, ils l’appellent la Métropole. Aller en métropole signifie pour eux, aller en France.

En droit canonique, le métropolitain est l’évêque du diocèse qui est à la tête d’une province ecclésiastique. Les diocèses de la province sont dits suffragants. Le métropolitain porte le titre d’archevêque. Selon le canon 435, la charge du métropolitain n’est pas élective ou variable mais elle est liée à un siège épiscopal déterminé ou approuvé par le Pape. Le Bénin a deux sièges métropolitains : les archidiocèses de Cotonou et de Parakou.

Pendant des siècles, le pouvoir du métropolitain a été très ample. Mais dans la législation actuelle, il a une compétence de vigilance et de suppléance pour garantir le bon fonctionnement des diocèses suffragants. Cependant il ne peut directement intervenir dans leur gouvernement interne. Il lui appartient de veiller à ce que la foi et la discipline ecclésiastique soient observées soigneusement ; d’effectuer la visite canonique si le suffragant la néglige avec l’accord préalable du Saint Siège ; de nommer l’administrateur diocésain si celui-ci n’a pas été élu conformément aux dispositions du droit (cc. 436 ; 421 § 2 ; 425 § 1). Ses autres attributions sont de caractère judiciaire et liturgique : le diocèse d’appel des diocèses suffragants est le tribunal du siège métropolitain (c. 1438).

Le métropolitain peut célébrer les fonctions sacrées dans tous les diocèses suffragants, après avoir averti l’évêque diocésain s’il s’agit d’une Cathédrale. Le signe du pouvoir du métropolitain est le pallium.

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Le Pallium de l’archevêque

Il s’agit d’un vêtement à col circulaire semi-rigide, tissé de laine blanche d’agneaux porté autour des épaules (sur la chasuble), avec deux pendants, l’un sur la poitrine et l’autre sur le dos, orné de six croix et des franges noires. Le port du pallium symbolise un lien personnel et institutionnel avec le pape.

Selon le canon 437, le Métropolitain est tenu par l’obligation, dans les trois mois à partir de la consécration épiscopale, ou s’il a été déjà consacré, à partir de la provision canonique, de demander lui-même ou par procureur au Pontife Romain le pallium. Il peut porter le pallium selon les lois liturgiques, dans toute église de la province ecclésiastique qu’il préside, mais absolument pas hors de celle-ci, même pas avec l’autorisation de l’Évêque diocésain. Si le Métropolitain est transféré à un autre siège métropolitain, il a besoin d’un nouveau pallium.

Notre prière se fait fervente pour Mgr Antoine GANYE, Archevêque de Cotonou qui a reçu à Rome le pallium des mains de sa Sainteté le pape Benoît XVI, le mercredi 29 juin 2011, en la solennité des bienheureux Apôtre Pierre et Paul. Nous portons aussi dans nos prières Mgr Pascal N’KOUE, administrateur apostolique du diocèse de Natitingou et Archevêque de Parakou. Tous deux représentent pour l’Eglise de notre pays de grandes figures, à cause des fonctions qui sont les leurs comme évêques diocésains et comme métropolitains.

Notre Eglise locale doit revaloriser le rôle de ses deux sièges métropolitains pour qu’ils soient effectivement au service de la foi et de la discipline ecclésiastique, deux aspects de l’Eglise qui semblent se ternir aujourd’hui.

Plusieurs demandent encore après la mort du Cardinal Bernardin GANTIN : "Quand notre Eglise locale aura-t-elle un autre Cardinal ?". Certains disent même que la visite du Pape au Bénin nous apportera le nom de ce nouveau cardinal béninois. Il est permis de rêver grand, dans la foi en l’Eglise. Mais il faut être réaliste, car la visite pastorale au Bénin n’est pas l’officialisation de la nomination d’un nouveau Cardinal. Le Bénin ne dispose d’ailleurs d’aucun siège cardinalice. Certes, rien n’est impossible à Dieu. Mais la chose qui importe et compte est que tous les fidèles béninois vivent pleinement leur foi en Dieu, en l’Eglise, en ses pasteurs et témoigne de la charité envers le frère pour vivre dans l’espérance de la vie bienheureuse.

Père Jacques Mahougnon AGOSSOU

Canoniste

MOT D’ACCUEIL : CONGRES ANNUEL DES CATECHISTES / 2011.

Bien chers amis catéchistes, la Divine Providence nous a encore réunis pour la première Session du Congrès diocésain annuel des agents pastoraux efficaces que vous êtes dans la Catéchèse.

Au nom de l’évêque, du Père André DESSOU, Directeur Diocésain de la Catéchèse

et du Père Robert AGBOTON, Curé de la Paroisse Saint Hubert de Missérété,

de votre indigne serviteur Romain AHOLOU

et des délégués des différents Doyennés ici représentés,

je nous souhaite une fois encore la bienvenue à notre rencontre de donner et de recevoir située en plein cœur de la célébration du Jubilé des 150 ans d’Evangélisation du Bénin.

Soyez sans crainte, vos époux et épouses, vos enfants, vos amis, vos proches, votre champ, vos activités de tout genre prévues pour ce week-end, que vous aviez généreusement laissés pour un temps soit peu pour vous ressourcer en vue d’une efficacité plus grande dans votre ministère, Dieu s’en charge et s’en occupe plus merveilleusement que vous-mêmes.

Soyez en remerciés et félicités. Que Dieu vous bénisse et vous comble des grâces de son Esprit Saint, l’agent principal de toute évangélisation.

Invoquons-le pour qu’il renouvelle en chacun de nous la grâce de l’onction spirituelle. Car « Tout ceux qu’anime l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu… vous avez reçu un esprit de fils adoptifs qui nous fait nous écrier « Abba ! Père ! » « L’Esprit en personne se joint à notre esprit pour attester que nous sommes enfants de Dieu. Enfants et donc héritiers ; héritiers de Dieu et cohéritiers du Christ, puisque nous souffrons avec lui pour être aussi glorifiés avec lui » Rom. 8, 14-17

L’ECONOMIE SACRAMENTELLE (Suite)

II L’EXPERIENCE DU RESSUSCITE : MODE DE PRESENCE SACRAMENTELLE Les sacrements constituent le lieu de la rencontre spirituelle de l’homme avec Dieu. Puisque l’on ne rencontre pas Dieu directement, ils établissent un lien entre l’homme et Dieu, que l’on appelle médiation. Parler de médiation, c’est dire que les sacrements sont bien autre chose que des simples moyens que Dieu aurait trouvés pour entrer en contact avec l’homme. Ils sont bien autre chose que des purs intermédiaires dont on pourrait se passer. Ils sont pour nous aujourd’hui l’expression de l’Alliance que Dieu a voulu conclure avec les hommes : Médiation, Alliance, deux mots-clefs que l’auteur de l’Epitre aux Hébreux emploie pour nous faire comprendre l’originaire du mode de notre rencontre avec Dieu. A présent le Christ a obtenu un ministère d’autant plus élevé que meilleure est l’ALLIANCE dont il est le MEDIATEUR, et fondé sur de meilleures promesses… Héb.8, 6

Dans le même ordre d’idée, le Christ emploie une image très simple, belle et vraie dans sa réalité : « Je suis le chemin ». Reconnaître le Christ comme Chemin, c’est le reconnaître Médiateur entre Dieu et les hommes, c’est reconnaitre alors que, sur le chemin des hommes aujourd’hui, les sacrements, signes de la présence spirituelle du Christ, sont le lieu de la rencontre entre Dieu et les hommes. « Je bâtirai mon Eglise. »

Les Apôtres, les disciples, tous ces compagnons de la vie de Jésus, hommes et femmes, ceux que nous connaissons par les évangiles et ceux que l’Evangile ne nomme pas, tous les premiers témoins de la Résurrection firent cette expérience extraordinaire : ce Jésus de Nazareth avec qui ils avaient marché sur les routes de Palestine, ils le rencontraient maintenant d’une manière qui leur paraissait insolite au cours de ces apparitions dont ils furent témoins. Ensemble ces hommes et ces femmes ont fait cette expérience. C’est la bouleversante expérience du Christ ressuscité partagée fraternellement qui les rassemble en communauté. Voici alors que peu à peu ces petites communautés chrétiennes prennent un visage d’Eglise. Il apparaît qu’elles deviennent l’Eglise, ce lieu de l’Alliance, porteuse des sacrements qui maintenant, dans la continuité de l’histoire, les signes par lesquels les premiers témoins de la Résurrection ont pu reconnaître le Ressuscité.

Sur ce fondement, le Christ a bâti son Eglise, s’appuyant sur les Apôtre, les envoyant baptiser toutes les nations. Depuis, toute l’Eglise est signe du Christ. C’est en ce sens que l’on parle de l’Eglise-Sacrement : par tout ce qu’elle est, par tout ce qu’elle fait, par la Parole qu’elle annonce, les sacrements qu’elle célèbre dans sa liturgie, elle est toujours la médiation de cette rencontre des hommes avec Dieu. Part de l’humanité…

Que voulons-nous dire en effet lorsque nous parlons du mystère de l’Eglise et de l’Eglise sacrement du salut ? L’Eglise n’est pas le monde tout entier, mais elle est bien dans le monde ; bien plus, elle est faite de la chair du monde dans tous les sens du mot. Elle n’est pas l’humanité entière, mais elle est humaine, dans tous les sens du mot. Elle est faite d’hommes qui vivent dans l’univers et participent à l’histoire, avec leur existence et leurs projets, leurs joies et leurs espoirs, leurs souffrances et leurs déceptions, leurs solidarités et leurs luttes. Elle est « part de l’humanité », disait Mgr Coffy. Mais il ajoutait : »qui confesse que Dieu est intervenu dans l’histoire en son Fils Jésus de Nazareth, mort et ressuscité » et « qui demeure tendue vers le Royaume ». Assemblée des évêques à Lourdes, 1973

1. L’Eglise-Sacrement

En référence à l’Eglise-Sacrement, nous découvrons à travers tous les signes sacramentels, la présence du Ressuscité agissant aujourd’hui par l’Esprit. Faire cette expérience d’Eglise, c’est faire la même expérience que nos premiers frères dans la foi. Toujours à la recherche de ce Dieu caché, mais tellement là, toujours remplie de cette expérience de pouvoir rencontrer Celui que les disciples d’Emmaüs ont aperçu comme « proche et distant », l’Eglise nous révèle la nature de la foi chrétienne : elle est spécifiquement SACRAMENTELLE.

  • Par lui, avec lui, en lui…
  • C’est en Christ que Dieu a voulu tout récapituler Eph.1, 10
  • C’est en Christ que nous ne formons qu’un seul corps Rom. 12,5
  • C’est en Christ que nous ne formons plus qu’un Gal.3, 28
  • C’est en Christ que Dieu s’est réconcilié le monde 2Cor.5, 19
  • C’est en Christ que l’amour de Dieu s’est manifesté Rom.8, 39
  • C’est en Christ que nous sommes une création nouvelle 2Cor.5, 17

2. La naissance de la foi et la rencontre du Christ Par les sacrements nous accueillons la présence de Jésus ressuscité dans notre vie quotidienne. Par eux le Christ nous appelle à revivre la découverte faite par les premiers disciples. Marie –Madeleine au tombeau reconnaît le Seigneur dans celui qu’elle avait pris d’abord pour un jardinier. Pierre et ses amis ont repris la pêche sur le lac de Tibériade lorsqu’une présence mystérieuse se manifeste sur la rive. Il leur faudra du temps pour découvrir que c’est le Maître. Il en est de même pour les apôtres réunis au Cénacle. Et les yeux des pèlerins d’Emmaüs ne s’ouvrent qu’à la fraction du pain. Cette rencontre du Christ est si importante qu’il nous faut prendre au sérieux ces hommes et ces femmes témoins privilégiés de cette réalité inouïe. Notre expérience personnelle sera sans doute différente de la leur et pourtant très proche. Jésus ressuscite ne se manifeste pas à nos yeux dans sa réalité visible et pourtant le chemin que nous avons à parcourir pour reconnaître sa présence est semblable à celui des premiers témoins. Ils ont eu un « passage » à faire. Jésus en effet est le même avant et après sa résurrection et pourtant il est aussi tout autre. Le ressuscité du matin de pâque est bien celui qui marchait sur les routes de Galilée et cependant on ne le reconnaît pas facilement. Nous sommes invités à un passage semblable en vivant les sacrements. Ils nous appellent à reconnaître la présence du Christ dans notre vie et celle-ci s’en trouve transformée. Nous ne découvrons le Seigneur qu’en l’accueillant. Nous restons les mêmes et nous devenons autres.

En relisant les pages d’Evangile qui racontent les apparitions du Christ, on découvre facilement une parenté entre elles. Pour faciliter les choses nous partirons de l’histoire des pèlerins d’Emmaüs. C’est là que se dévoile le mieux la structure sous-jacente à tous ces récits. De plus il paraît évident que Luc a conservé ce témoignage pour qu’il puisse servir à toutes les générations chrétiennes comme un enseignement sur l’eucharistie. L’eucharistie est en effet une véritable rencontre du Christ vivant, mais, d’une façon analogue, on peut en dire autant de chacun des sacrements. Dans les pages qui vont suivre, lorsque nous étudierons l’un après l’autre chacun des sept sacrements, nous aurons toujours comme ligne directrice la comparaison que l’on peut faire dans chaque cas avec l’aventure des pèlerins d’Emmaüs : pour être clair, il paraît nécessaire de nous arrêter suffisamment sur ce récit et d’en faire ressortir la structure. Entre le moment où ces hommes marchent, découragés, sur la route qui les éloigne de Jérusalem et celui où ils se trouvent rassemblés avec les autres disciples une lente évolution se fait jour. Essayons d’en repérer les étapes ; elles sont au nombre de quatre. On soulignera en même temps les ressemblances avec les autres récits d’apparitions. On verra ainsi se dessiner les étapes identiques que vit tout homme quand les sacrements viennent lui révéler la présence du Seigneur.

3. Les disciples d’Emmaüs

« Et voici que ce même jour, deux d’entre eux faisaient route vers un village du nom d’Emmaüs, à soixante stades de Jérusalem, et ils s’entretenaient de tout ce qui s’était passé. Or, tandis qu’ils devisaient et discutaient ensemble, Jésus en personne s’approcha et fit route avec eux ; mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. Il leur dit : « Quels sont donc ces propos que vous échangez en marchant ? » Et ils s’arrêtèrent, le visage morne. Lc. 24, 13-17

  • PREMIERE ETAPE : « Jésus s’approche et fit route avec eux. » Ce n’est pas l’homme qui va à la rencontre du Christ, c’et l’inverse. On est surpris de le trouver là où on ne l’attendait pas. Chacun court à ses préoccupations et ne pense pas que le Seigneur peut venir au devant de lui. Les pèlerins d’Emmaüs rentraient chez eux, Marie-Madeleine pleurait un mort, les apôtres reprenaient la pêche sur le lac de Tibériade. Plus tard, Paul partait à Damas pour une opération de police. Au détour du chemin, le Seigneur est là. Il se mêle à notre vie quotidienne. Il parle avec les disciples d’Emmaüs. Il questionne Marie-Madeleine. Il attend sur la rive le retour de la pêche. Et pourtant, comme le soulignent les Evangiles, ses proches eux-mêmes ne le reconnaissent pas immédiatement. Aujourd’hui encore le Seigneur attend l’homme sur son chemin, et souvent nos yeux sont empêchés de le reconnaître. Les sacrements vont apparaître comme une lumière pour nous révéler la présence de Celui qui trop souvent passe inaperçu. L’un d’eux, nommé Cléophas, lui répondit : « Tu es bien le seul habitant de Jérusalem à ignorer ce qui s’est passé ces jours-ci ! » « Quoi donc ? » leur dit- il. Ils lui répondirent : « Ce qui est advenu à Jésus le Nazarénien, qui s’est montré un prophète puissant en œuvres et en paroles devant Dieu et devant tout le peuple, comment nos grands prêtres et nos chefs l’ont livré pour être condamné à mort et l’ont crucifié. Nous espérions, nous, que c’était lui qui délivrait Israël ; mais avec tout cela, voilà deux jours que ces choses se sont passés ! Quelques femmes qui sont des nôtres nous ont, il est vrai, bouleversé. S’étant rendues de grand matin au tombeau, et n’y ayant pas trouvé son corps, elles sont revenues nous dire que des anges même leur étaient apparus, qui le déclarent vivant. Quelques- uns des nôtres sont allés au tombeau et ont trouvé les choses comme les femmes avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu ! » Lc. 24,18-24
  • DEUXIEME ETAPE : « Il leur interpréta les Ecritures. » Comment avancer dans la reconnaissance du Ressuscité sans accepter de confronter sa vie avec la Parole de Dieu. Ainsi fit Jésus avec les compagnons d’Emmaüs : « Il leur interpréta dans les Ecritures ce qui le concernait » (Lc. 24,17). Les disciples avaient vécu avec Jésus, ils avaient lui un passé commun. Tout ce qui le concerne, les concerne. En se révélant dans l’Ecriture, le Christ éclaire en même temps ce qu’ils sont en train de vivre avec lui. Le Seigneur fit de même avec les Apôtres réunis au Cénacle : « Telles sont bien les paroles que je vous ai dites quand j’étais avec vous… et il leur ouvrit l’esprit à l’intelligence de l’Ecriture » (Lc. 24,44-45) Pas de vie sacramentelle sans référence à la Parole de Dieu. Le Seigneur qui agit dans les sacrements est le même que celui qui nous parle dans l’Evangile. Si nous écoutons sa Parole, elle nous transforme. Transfigurée, notre vie devient révélation de sa présence.

TROISIEME ETAPE : « Il fallait que le Christ mourût. » « Ne fallait- il pas que le Christ endurât ces souffrances pour entrer dans sa gloire ? » (Lc. 24,26). Dans les récits d’apparitions, le Mystère pascale est ainsi évoqué. Entre le soir du Jeudi Saint et le matin de Pâques, Jésus a vécu un abîme : il est passé par la mort. Comment ceux qui l’avaient connu avant pourraient- ils le reconnaître après s’ils n’acceptent pas de faire le même chemin que lui ? Toute reconnaissance est à ce prix. Il en est de même pour nous. Il y aura toujours pour reconnaître le Christ sur notre chemin, un passage par la mort. C’est cela la foi. Voilà la loi du grain de blé. Tombé enterre, il meurt pour porter su fruit. Si la loi de Pâques ne s’inscrit pas dans notre vie, il nous devient impossible de rejoindre le Christ ressuscité et de le reconnaître. Chaque sacrement, on le verra par la suite, implante le Mystère pascal dans les réalités de notre vie. Il exige que nous acceptions dans la liberté ce retournement, cette conversion, qui seul ouvre à une vie nouvelle. « Celui qui perd sa vie, la trouve. » Alors il leur dit : « Esprit sans intelligence, lents à croire tout ce qu’ont annoncé les Prophètes ! Ne fallait- il pas que le Christ endurât ces souffrances pour entrer dans sa gloire ? » Et commençant par Moïse et parcourant tous les Prophètes, il leur interpréta dans toutes les Ecritures ce qui le concernait. Quand ils furent près du village où ils se rendaient, il fit semblant d’aller plus loin. Mais ils le pressèrent en disant : « Reste avec nous, car le soir tombe et le jour déjà touche à son terme. » Il entra donc pour rester avec eux. Or, une fois à table avec eux, il prit le pain, dit la bénédiction, puis le rompit et le leur donna. Leurs yeux s’ouvrirent et ils le reconnurent… mais il avait disparu de devant eux. Et ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était- il pas tout brûlant au-dedans de nous, quand il nous parlait en chemin et qu’il nous expliquait les Ecritures ? » Lc.24, 25-32

QUATRIEME ETAPE : « Il le reconnurent à la fraction du pain » La reconnaissance du Ressuscité s’achève par un signe donné par le Seigneur pour l’authentifier. Au soir d’Emmaüs, c’est la fraction du pain. Nous pouvons retrouver d’autres signes dans les récits d’apparitions. Ils veulent toujours dire : « C’est bien moi ! » Pour Marie, c’est simplement un mot, une intonation, une façon de dire « Marie ». Elle découvre alors que c’est le Seigneur et non pas le jardinier comme elle l’avait cru d’abord. Au bord du lac Jésus cuire des poissons, comme il avait l’habitude de le faire avec ses amis. Aussi quand il invite les disciples à manger, personne n’ose plus lui demander qui il est : « Car ils savaient bien que c’était le Seigneur » (Jn. 21,12). Au Cénacle, Jésus dit : « Regardez mes mains et mes pieds ; c’est bien moi ! » Les Apôtres ont pu relier le passé au présent car ces signes deviennent évocateurs de ce qu’ils ont déjà vécu : on se reconnaît. Par le signe sacramentel ceux qui n’ont pas vécu en Palestine avec Jésus de Nazareth vont pouvoir le reconnaître à leur tour. Dans l’Eglise, pour fonder notre foi, il n’y a pas d’autres apparitions de Jésus ressuscité. Par les sacrements, il se révèle à nous, et nous pouvons dire : « C’est bien lui ! ».

La reconnaissance explicite dans la foi à besoin de signes précis, elle a besoin de repères, ce sont les sacrements. Un autre récit de saint Luc peut nous guider pour faire le passage nécessaire entre l’expérience des premiers témoins de la résurrection et la nôtre. Il s’agit du baptême d’un haut fonctionnaire de la reine d’Ethiopie (Acte des Apôtres, ch.8). Une étude comparée de ce récit et de celui d’Emmaüs montre que l’on y retrouve la même structure. Mais cette fois, c’est un chrétien, le diacre Philippe qui tient la place du Christ. Philippe, poussé par l’Esprit va au devant de l’eunuque. Il fait route avec lui, il lui explique les Ecritures. Le texte d’Isaïe auquel il est fait allusion permet à Philippe d’annoncer la mort et la résurrection du Christ, le Mystère pascal. La rencontre se termine par un signe, le signe sacramentel, le baptême. Ainsi aujourd’hui le chrétien est appelé à être témoin pour que ses frères, les hommes, puissent reconnaître sur leur chemin la présence du Ressuscité.

La première tâche de l’Eglise La signification même de l’incarnation est que le divin entre par la porte d’étable de l’histoire humaine ordinaire et de l’expérience de tous les jours. C’est que dans un homme et en tant qu’homme que des hommes ont pu apercevoir le Fils de Dieu. La première tâche de l’Eglise dans notre génération est peut- être de rendre à nouveau possible une telle rencontre. Car l’effet du travail de l’Eglise a été de dépouiller le Christ de son incognito. Elle l’a affiché aux yeux des hommes comme Fils de Dieu sans leur permettre de le rencontrer comme Fils de l’homme. C’était une approche déductive, et non pas inductive, qui leur présentait dès le départ les réponses qu’ils devaient accepter s’ils voulaient croire. Ils n’étaient pas appelés à trouver la réponse par eux-mêmes, à découvrir la révélation dans la relation, comme les premiers disciples ont dû le faire, avant, et encore une fois après la Résurrection. Si les gens de notre époque doivent reconnaître Jésus comme « le chemin, la vérité et la vie », comme la définition et la justification de leur vie, ils doivent le découvrir comme tel « dans la rue ». Ils doivent être rencontrés par la vérité là où ils sont. John A.T. ROBINSON

3. La découverte d’un Dieu qui agit

Rencontrer Jésus Christ ressuscité, c’est découvrir la source de l’action de Dieu dans le monde : « Dieu l’a ressuscité des morts ». Ainsi les sacrements nous invitent à nous décentrer de nous-mêmes. Par eux nous accueillons la puissance de Dieu manifestée dans la résurrection de Jésus Christ. Ce qu’il a fait pour son Fils, il le fait encore pour nous. Les sacrements nous font entrer dans le monde de la Résurrection. Nous ne pouvons pas avoir une idée préconçue sur la Résurrection et l’appliquer ensuite à ce qui est arrivé à Jésus après sa mort. Nous sommes invités à découvrir la Résurrection à partir d’une démarche inverse : nous commençons d’abord par percevoir la merveille de l’action de Dieu, ce qui s’est passé pour Jésus, puis nous appelons cet acte unique : Résurrection. Ceux qui ont rencontré le Ressuscité ont été mis en face d’un agir de Dieu dans lequel ils allaient être pris eux-mêmes. Ils reçurent « l’Esprit ». Pour nous aujourd’hui, l’action de Dieu ne cesse pas. Les sacrements en sont les émergences visibles et sûres dans la foi. Le monde des sacrements est un lieu de relation entre Dieu et l’homme. C’est cette relation qui est efficace. Dieu s’engage et son engagement ne fait jamais défaut. Ni l’action de Dieu seul, ni la seul action de l’homme n’est efficace, mais celle de l’alliance entre les deux. Dans cette alliance, nous sommes incorporés à Jésus Christ, nous faisons corps avec lui. Cette relation est réalisée par l’Esprit même de Dieu, l’Esprit-Saint, source de toute efficacité. Le sacrement permet de « situer » la manière dont Dieu agit, il est le repère de cette efficacité. Toutes choses nouvelles Je vis un ciel nouveau, une nouvelle terre. La Cité Sainte descendait de chez Dieu, Belle comme la jeune mariée parée pour son époux.

Et j’entendis une voix proclamer : « Voici la demeure de Dieu avec les hommes. Ils seront son peuple, et lui- avec- eux sera leur Dieu. Il essuiera toutes larmes de leurs yeux. Plus de cri, plus de peine, plus de mort : Le monde ancien n’est plu ! » Alors celui qui est Premier déclara : « Voici que tout est neuf. Voici que je fais toutes choses nouvelles. Oui cela est sûr et vrai. Je suis l’Alpha et l’Oméga, Je suis l’origine et la fin. A celui qui a soif je donnerai, Sans retour, une source de vie. Je serai son Dieu et il sera mon fils. » Apoc. 21,1-7

4. Cette rencontre du Ressuscité nous ouvre à une vie nouvelle En ressuscitant son Fils, Dieu inaugure un monde nouveau dans l’Esprit-Saint, un monde nouveau déjà là et annoncé comme une promesse par le sacrement. Tout est là, tout viendra, rien n’est encore joué. Vivre les sacrements nous invite à découvrir la richesse de nos expériences humaines quand elles sont vécues avec le Christ ressuscité. Quand nous confessons notre foi, nos questions d’hommes deviennent signes du sens de nos vies. Le sacrement est alors affirmation de l’œuvre de Dieu dans le monde, annonce de salut universel, participation actuelle à l’acte de Dieu ressuscitant Jésus. Désormais, pour le chrétien, il n’y a plus de désespérance possible : l’échec, la souffrance, le mal, la mort ne sont plus le dernier mot des choses. « Morts avec le Christ nous ressusciterons avec lui. » C’est le temps de l’Esprit. …L’Espérance aspire au face à face : un jour la vision rendra tout signe, tout sacrement inutile. Celui-ci n’est qu’un chemin. La louange, l’action de grâce, seront alors plénières. Dès aujourd’hui, d’eucharistie en eucharistie, de sacrement en sacrement, le corps du Christ se construit dans le monde. Tant que le monde ne refusera pas l’espérance, les chrétiens célèbreront les sacrements de leur foi. La raison d’être de l’Eglise est de laisser transparaître à travers son action, ses paroles et ses célébrations, le visage de Celui qui rend l’homme fidèle à lui-même parcs qu’il lui donne d’accomplir ce qu’il est en vérité : image et ressemblance. Jésus en a institué Sept que nous allons parcourir à travers l’Enseignement doctrinal du Catéchisme de l’Eglise Catholique

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Sources  : La Bible de Jérusalem ; La Bible des Peuples ; Le Catéchisme de l’Eglise Catholique et son Compendium ; Le Vocabulaire de Théologie Biblique ; Dossiers de Catéchèse sur les sacrements ; La célébration des Sacrements ; Le livre des sacrements.

L’ECONOMIE SACRAMENTELLE (Suite et fin)

III LES SEPT SACREMENTS DE L’EGLISE

· Par sa vie, sa mort et sa résurrection, le Christ nous donne accès aux biens éternels. « Dans les sacrements, l’Eglise reçoit déjà une anticipation de la vie éternelle, tout en demeurant « dans l’attente de la bienheureuse espérance et de la manifestation de la gloire de notre Dieu et Seigneur Jésus Christ » (Tt2, 13) » (C.C.E.C.n°232) · Nous pouvons déjà goûter dès ici-bas les « fruits de la Rédemption du Christ ». En célébrant les sacrements, l’Eglise nous les communique. C’est le Christ lui-même qui agit à travers les sacrements administrés par les ministres de l’Eglise. C’est pourquoi les sacrements sont efficaces en eux-mêmes « indépendamment de la sainteté personnelle du ministre ; toutefois les fruits du sacrement dépendent aussi des dispositions de ceux qui les reçoivent ». Les sacrements sont des actes du Christ confiés à l’Eglise pour son édification (Cf. C.C.E.C.n°220 ; 225 ; 226 ; 229).

Ce sont « des signes sensibles et efficaces de la grâce, institués par le Christ et confiés à l’Eglise, par lesquels nous est donnée la vie divine. Ils sont au nombre de sept : le Baptême, la Confirmation, l’Eucharistie, la Pénitence, l’Onction des malades, l’Ordre et le Mariage. » (C.C.E.C. n°224).

Les signes et les gestes, qu’accompagnent les paroles dans sacrements, proviennent de plusieurs sources : « certains proviennent de la création (la lumière, l’eau, le feu, le pain, le vin, l’huile) ; d’autre encore, de l’histoire du salut dans l’Ancienne Alliance (les rites de la Pâque, les sacrifices, l’imposition des mains, les consécrations). De tels signes, dont certains sont prescrits et immuables, assumés par le Christ, sont porteurs de l’action du salut et de la sanctification. » (C.C.E.C. n°238). Les signes qui sont susceptibles de changement sont modifiés selon le juste jugement de l’Eglise ‘‘ qui a le pouvoir et parfois le devoir de (les) adapter aux cultures des différents peuples’’ (C.C.E.C. n°249). Les Pères de l’Eglise ont unanimement reconnu la vérité fondamentale selon laquelle les sacrements de l’Eglise sont nécessaires au salut du genre humain. Signes de l’alliance et du culte en esprit et en vérité, ils sont des gestes du Christ qui vient à notre rencontre. Par ces actes, le Christ délivre du mal, guérit, pardonne, sanctifie, rend l’espoir, la vie et le bonheur. En exhortant à chercher le Royaume de Dieu et sa perfection, le Christ entretient et développe la vie de sa famille, l’Eglise. L’Eglise est le dépositaire des sacrements institués par le Christ pour le bonheur de l’homme et de tout homme, créé à l’image et à la ressemblance de Dieu. Les sacrements ne sont pas des gestes magiques qui sauvent l’homme sans son action propre, mais des rencontres entre Dieu et l’homme dans l’amour par la foi. C’est pour cela que la liturgie de chaque sacrement de l’Eglise Catholique présent toujours quatre (4) éléments :

La Parole de Dieu qui montre l’initiative de Dieu et qui fait appel à l’homme à vivre l’alliance avec Dieu

La profession de foi qui est la réponse de l’homme à cet appel et qui engage l’homme à vivre ce qui est célébré Le Signe sacramentel qui est un geste accompagné d’une parole ü L’action de grâce de toute la communauté réunie qui reconnaît les merveilles de Dieu. Les différents sacrements peuvent être classés en 3 catégories :

Les sacrements de l’initiation chrétienne : Baptême, Confirmation et Eucharistie. Les sacrements de la guérison : Pénitence et Onction des malades. Les sacrements au service de la communion et de la mission : Ordre et Mariage.

· Le rite essentiel du sacrement du Baptême consiste « à plonger dans l’eau le candidat ou à verser de l’eau sur sa tête, en prononçant l’invocation : au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. » (C.C.E.C.n°256). · Quant au sacrement de la Confirmation, toute personne déjà baptisée ‘‘ peut et doit le recevoir, et cela une seule fois. Pour le recevoir efficacement, le baptisé doit être en état de grâce.’’ Pour l’administrer, l’évêque ou le prêtre délégué utilise le Saint-chrême. Le ministre impose les mains au confirmand et prononce les paroles sacramentelles propres au sacrement lorsqu’il fait l’onction sur le front du baptisé en disant : « Sois marqué de l’Esprit Saint, le don de Dieu » (Cf. C.C.E.C. n°267 ; 270). · « L’Eucharistie est le sacrifice même du Corps et du Sang du Seigneur Jésus, qu’il a instituée pour perpétuer au long des siècles jusqu’à son retour le sacrifice de la croix, confiant ainsi à son Eglise signe de le mémorial de sa Mort et de sa Résurrection. L’Eucharistie est le signe de l’unité, le lien de la charité, le repas pascal, où l’on reçoit le Christ, où l’âme est comblée de grâce et où est donné le gage de la vie éternelle. » (C.C.E.C. n°271) · Les éléments essentiels du sacrement de la Réconciliation encore appelé Sacrement de Pénitence, du Pardon, de la Confession, de la Conversion) sont au nombre de deux : -les actes accomplis (examen de conscience, contrition, confession, satisfaction) par l’homme qui se converti sous l’action de l’Esprit Saint et l’absolution du prêtre qui, au nom du Christ, accorde le pardon et précise les modalités de la satisfaction. (Cf. C.C.E.C.n°302.303). · Tout fidèle baptisé peut recevoir le sacrement de l’Onction des malades lorsqu’il commence à se trouver en danger de mort en raison de la maladie ou de son âge. Le même fidèle peut le recevoir de nouveau plusieurs fois, si l’on constate une aggravation de la maladie ou dans le cas d’une autre maladie grave. La célébration du sacrement (qui ne peut être administré que par les Evêques ou les prêtres) doit être précédée, si possible, de la confession individuelle du malade. (Cf. C.C.E.C. n°316 ; 317). · « Le Viatique est l’Eucharistie reçue par ceux qui vont quitter cette vie terrestre et qui préparent leur passage vers la vie éternelle. Reçue au moment de passer de ce monde au Père, la Communion au Corps et au Sang du Christ mort et ressuscité est semence de vie éternelle et puissance de résurrection. » (C.C.E.C.n°320). · Le sacrement de l’Ordre comprend trois degrés : l’épiscopat, le presbytérat et le diaconat. · Ne peut recevoir validement le sacrement de l’Ordre qu’un baptisé de sexe masculin jugé apte par l’Eglise. Pour l’épiscopat, le célibat est toujours requis. Dans les Eglises Catholiques de rite latin, sont acceptés ordinairement au presbytérat des hommes croyants qui vivent dans le célibat et qui veulent garder » à causse du royaume des ceux » (Mt 19 ; 12).Cette discipline vaut pour les diacres ordonnés en vue presbytérat. Quant aux diacres permanents ; il leur est permis de se marier avant l’ordination. Dans les Eglises catholiques de rite oriental ; des hommes mariés peuvent être ordonnés prêtres ; mais on n’accepte pas le mariage après l’ordination. Des hommes déjà mariés peuvent eux aussi accéder diaconat permanent. (Cf.C.C.E.C. n°332-334). · « L’union matrimoniale de l’homme et de la femme, fondée et structurée par les lois du Créateur, est ordonnée par nature à la communion et au bien des conjoints, à la génération et à l’éducation des enfants. Selon le plan originel de Dieu, l’union matrimoniale est indissoluble, comme Jésus Christ l’a affirmé : « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas » (Mc10, 9) (C.C.E.C. n°338)

Conclusion

En définitive, Dieu veut entrer en communion avec tous les hommes. Notre cœur est sans repos tant qu’il ne se tourne vers Dieu. Notre vie est modelée intérieurement par la communion avec la Trinité Sainte et les Sacrements au long de toute notre existence. Pour vivre, entretenir, célébrer et témoigner de cette alliance partout au long de la vie, les chrétiens qui ont fait l’expérience du Ressuscité à l’instar des premiers disciples se rassemblent dans le souvenir de Jésus et l’attente de son retour. Ils accueillent dans l’eau du baptême leurs nouveaux frères. Ils se laissent pénétrer par l’Esprit au sept dons sacrés. A la fraction du pain, ils n’ont qu’un seul cœur, une seule âme et un seul esprit en formant dans l’unité une seule et même famille. Ils sont renouvelés par le pardon et la réconciliation. Le Christ victorieux du mal, de la souffrance et de la mort vient les consoler et les guérir dans la maladie. Ils vivent le mariage dans l’union de Dieu. Ils reçoivent et collaborent avec les serviteurs et servantes de tous.

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Sources : La Bible de Jérusalem ; La Bible des Peuples ; Le Catéchisme de l’Eglise Catholique et son Compendium ; Le Vocabulaire de Théologie Biblique ; Dossiers de Catéchèse sur les sacrements ; La célébration des Sacrements ; Le livre des sacrements.

Abbé Romain AHOLOU,

Aumônier diocésain de la Catéchèse et Curé de Gbozounmè.

LE PERE HERVE GBENOU S’EN EST ALLE POUR LES NOCES ETERNELLES.

Il a rendu l’âme mercredi 13 juillet 2011. Nos vives condoléances à tous ceux qui l’ont connu. Prions pour le repos de son âme !

Né en 1973, il est le benjamin d’une fratrie de sept enfants. De mère protestante et de père catholique, il a été élevé dans une foi chrétienne œcuménique. Après le Bac, il s’est tourné vers la sociologie. Mais le Seigneur l’attendait au carrefour. Rentrée au séminaire, il suivit sa formation en vue du sacerdoce. Il est ordonné prêtre le 17 août 2002. Après quelques années de ministère dans le diocèse, la France l’accueille en 2005. Il fit un an en Ardèche dans la Communauté des Chanoines de Saint Augustin. Dès septembre 2006, il est vicaire à Magny et continue sa formation en théologie de la spiritualité à l’Institut Catholique de Paris.

Pourquoi a-t-il voulu devenir prêtre ?

« Pour être heureux et pour être utile. »

Sa devise :

  • "O Croix, je vous porterai.
  • Jésus Christ, je vous suivrai.
  • Marie je vous aimerai.
  • Saint Paul je vous ressemblerai.
  • Tous les saints, je vous rejoindrai".

En septembre 2009, il a regagné le Bénin. Curé fondateur de la paroisse Sacré-Cœur de Wadon dans le doyenné d’Adjarra (Diocèse de Porto-Novo), il a rendu l’âme ce matin mercredi 13 juillet 2011. Nous le recommandons vivement à vos ferventes prières.

Ressembler à Saint Paul , voilà ce qu’a été son idéal de vie et son ambition.

La messe de requiem a lieu à la paroisse Sacré-Cœur de Wadon le 20 juillet 2011 à 09H. Il y sera inhumé.

Père Christian DOSSOU, Curé doyen d’Adjarra

PROGRAMME DES OBSEQUES DU PERE HERVE GBENOU
  1. Mercredi 13 juillet 2011 : 19H00  : Messe présidée par Mgr EHOUZOU.
  2. Jeudi 14 juillet 2011 : 19H00 : Messe présidée par le Père Bienvenue KOUKPO.
  3. Vendredi 15 juillet 2011 : 19H00  : Messe présidée par le Père Axel CHEKETE.
  4. Samedi 16 juillet 2011 : 19H00  : Messe par le doyenné d’Avrankou. Présidée par le Père V. Frumence
  5. Dimanche 17 juillet 2011 : 18H00  : Messe présidée par le Père Ghislain MAFORIKAN.
  6. Lundi 18 juillet 2011 : 19H00  : Messe présidée par le Père Maxime NEGUY.
  7. Lundi 18 juillet 2011:18H00 : Veillée de prière et messe sur la paroisse St Etienne d’Adjohoun.

MARDI 19 JUILLET 2011

Horaires / Messe ou Veillée Chorales / Célébrant Associations / Mouvements de tour
21H Messe : Ste ANNE Animée par Adjogan (Paroisse de Wadon)
22H - 23H Veillée / Chorale Adjogan (Paroisse de Wadon) St Antoine de Padoue, Ste Rita, Scouts et Guides
23H - 24H Veillée / Chorale Sèhouégnon (Paroisse de Wadon) Sacré-Cœur, Ste Thérèse, Groupe du Chemin de Croix

MERCREDI 20 JUILLET 2011

Horaires / Messe ou veillée Chorales / Célébrant Associations / Mouvements de tour
00H - 01H Messe / Prêtres de la Promotion 2002 animée par la chorale Hanyé (Paroisse de Wadon)
02H - 03H Veillée / Chorale du Renouveau Charismatique (Wadon) Fraternité du saint Esprit, St Joseph, les Marguillers
03H - 04H Veillée / Chorale des jeunes (Paroisse de Wadon) Ste Marthe, Sainte Trinité
04H - 05H Messe / Paroisse de Wadon et doyenné d’Adjarra. Animée par l’Union des Chorales de Jeunes du doyenné d’Adjarra
05H - 06H Veillée / Chorale Yorouba (Paroisse Wadon) Ste Thérèse de l’Enfant Jésus, St Enfant Jésus de Prague, Madeb, Lecteurs.
05H30 Arrivée et accueil du corps
06H - 07H Messe / Paroisse d’Adjohoun / Animée par la chorale Yorouba (Paroisse de Wadon)
07H - 09H Chapelet médité Conseil Pastoral
09H Office des défunts Prêtres, religieux, religieuses etc
10H00 MESSE DE REQUIEM Suivie de l’inhumation sur la Paroisse SACRE-CŒUR de Wadon

Le Père Hervé GBENOU reposera au milieu du peuple qu’il aimait tant et pour lequel il a TOUT donné

Père V. Frumence

SEIGNEUR, NE NOUS DONNEZ PAS QUE DES PRÊTRES ; DONNEZ-NOUS DE SAINTS PRÊTRES.

Le mercredi 20 Juillet en la Paroisse Sacré-Cœur de Wadon, tout le diocèse de Porto-Novo éploré, s’est réuni en une Eucharistie solennelle et priante autour des précieux restes du Bien aimé Père GBENOU Hervé Vihotogbé, décédé une semaine plutôt.

Sous la présidence de l’ordinaire du lieu, Mgr René-Marie EHOUZOU, entouré de ses vicaires généraux, du Père Julien Efoé Penoukou premier recteur du Grand Séminaire de Tchanvédji, du délégué national de l’UCB, du curé doyen d’Adjarra,du vicaire de la paroisse de Wadon et d’un parterre impressionnant de prêtres et de religieuses venus de tous les coins du diocèse et du pays, la messe de requiem fut animée par les chorales française, grégorienne, yorouba et ajogan.

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Mgr Ehouzou, entouré de quelques prêtres.
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Vue partielle des prêtres concélébrants.
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Vue partielle des prêtres concélébrants.
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Vue partielle de la famille Gbénou

Le curé de la cathédrale Père André Dessou dans sa brillante homélie exhorta le peuple de Dieu à la foi et l’espérance qui d’ailleurs semblaient sourdre des cœurs et se répandre sur les visages malgré quelques larmes vite essuyées. Oui ! les nombreux regards croisés dans toute l’assemblée, étaient remplis de fierté, de courage et d’espérance : la graine semée en terre est une bonne graine qui a donné, donne et donnera encore du fruit pour Wadon et le diocèse. Après la prière de la postcommunion, la lecture des lettres de condoléances et oraisons funèbres, l’absoute dite par Mgr, le père Firmin Loko, curé de la paroisse saint Paul de Dowa entouré des promotionnaires du défunt et des autres prêtres présida à la prière de mise en terre qui eut lieu, sur la paroisse même dans le sanctuaire que le Père Hervé contre vents et marées a lutté pour implanter en un temps record.

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Vue partielle des religieuses
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Vue partielle des fidèles.
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Vue partielle des fidèles.

Une chose demeure réelle, un sentiment vif et grand reste dans le cœur de chacun : c’est vraiment un prêtre qui est mort. Un intercesseur pour les hommes auprès de Dieu par Marie et un serviteur de Dieu auprès des hommes. Oui Père Hervé GBENOU a incarné sa devise jusqu’au bout :

  • O Croix, je vous porterai,
  • Jésus-Christ, je vous suivrai,
  • Marie, je vous aimerai,
  • Saint Paul, je vous ressemblerai,
  • Tous les saints, je vous rejoindrai.

Etre prêtre, et heureux de le demeurer, aller à l’essentiel, porter le Christ en nous et le donner au monde, oui il le faut. Vite et bien fait. Oui il le faut. Car le temps est court et nos jours s’en vont.

Père Hervé priez pour nous.

Père Elzéar ADOUNKPE

BIENTÔT 14 NOUVEAUX LEVITES DANS LA VIGNE DU SEIGNEUR A PORTO-NOVO.

Pour l’annonce de l’Evangile,

pour le salut des âmes

et pour la gloire de Dieu,

Son excellence Mgr René-Marie EHOUZOU, évêque de Porto-Novo ordonnera prêtres de Jésus-Christ pour l’Eglise

David ABIODOUN Paroisse Saint Michel de Kraké
Ghislain AGOGNON Paroisse Saint Etienne d’Adjohoun
Bienvenue AHOUANDJINOU Paroisse Sainte de Pobé
Anicet AHOUMENOU Paroisse Sacré-Cœur de Porto-Novo
Robert DJOSSOU Paroisse Sainte Famille d’Adjarra
Victor DJOSSOU Paroisse Saint Sacrement d’Agblangandan
Desmond DOHOU Paroisse Saint Sacrement d’Agblangandan
Gildas EDOKPON Paroisse Sacré-Cœur de Porto-Novo
Anatole FADEYI Paroisse Sainte Famille d’Adjarra
Pascal HODONOU Paroisse Saint François-Xavier de Porto-Novo
Matthieu HOUNTON Paroisse Sainte Famille d’Adjarra
Daniel LAHADE Paroisse Sainte Claire de Kétou
Cyrille OKPELOU Paroisse Coeur Immaculé de Marie d’Ita-Djèbou
Laurent SOUNOUVOU Paroisse Saints Pierre et Paul de Porto-Novo

La messe d’ordination a lieu le lundi 15 août 2011 à 10H à la cathédrale de l’Immaculée Conception de Porto-Novo dont c’est la 69ème année de consécration.

EXHUMATION, TRANSFERT ET INHUMATION DU PERE MOULERO.

  • Lundi 15 août 2011 17H00 : Vêpres (corps présent) à la Cathédrale. 17H30 : Inhumation à la cathédrale de porto-Novo.
UN PARCOURS ATYPIQUE

Quand 3 prêtres béninois rencontrent un ancien pasteur évangélique !

Richard Borgman a été Pasteur évangélique, pentecôtiste pendant plus de trente ans en Afrique et aux États-Unis. Cet Américain est devenu catholique en 1999. Aujourd’hui ce « Jésus freak », comme on le surnomme (doux-dingue de Jésus) parcourt le monde pour évangéliser, en faisant du porte-à-porte, avec comme arme un gros chapelet. Il est en ce moment à Paray-le-Monial. C’est ainsi qu’avec le Père Philippe HANTO et le Père Dieudonné ALANTEKPO, de passage dans la Cité du Sacré-Cœur, j’ai pu le rencontrer et échanger avec lui ! Avec son doux accent américain et une joie profonde, il nous a livré son cheminement. Voici en quelques questions-réponses, le fruit de notre fructueux échange !

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur vous ?

RB : Aujourd’hui ma femme et moi sommes membres de la Communauté de l’Emmanuel, mais j’ai donc été Pasteur Pentecôtiste pendant 25 ans. C’est ma femme, qui la première est devenue Pentecôtiste. Du jour au lendemain, je ne l’ai plus reconnue ! Elle était remplie d’amour, elle avait une patience surnaturelle, et souriait tout le temps, au point d’attraper des crampes aux joues ! Mais malgré tout elle ne supportait plus mon caractère cassant et ma dureté. Je n’arrivais pas à communiquer avec elle, et nous traversions de sérieux problèmes de couple. J’avais d’ailleurs beaucoup de mal à manifester mon affection à tous mes proches. En la voyant si transformée, et pour sauver notre mariage, j’ai voulu comprendre et je me suis rendu à une assemblée pentecôtiste. A ma prière, Jésus est venu dans ma vie, tout en douceur et ma vie a changé. C’était la joie ! J’avais envie d’arrêter les gens dans la rue, de chanter à tous : Jésus est la solution !

Désormais, ma vie c’était l’évangélisation ; et changeant de cap, je suis devenu pasteur évangélique. Et me voilà pasteur, notamment pendant 17 ans en Côte-d’Ivoire, pays voisin du Bénin, et fondateur d’une soixantaine d’églises évangéliques.

Comment êtes vous devenu catholique ?

RB : J’avais l’Esprit-Saint, mais le langage de la Croix m’était étranger. J’avais choisis le Saint-Esprit et laissé la Croix. J’étais plein de zèle, je prêchais bien, mais je n’enseignais pas l’amour. Je sentais pourtant que Jésus me demandait ce que j’appelle la « bonté douce »et je n’arrivais pas à la vivre, à la donner. J’avais toujours les mêmes problèmes relationnels, le même manque de compassion et d’affection envers mes proches. J’avais un véritable blocage et j’en souffrais.

Un jour, Dieu m’a amené à ce cri et à cette prière : « Seigneur, s’il te plaît, montre-moi la solution pour cette maladie de l’âme qui me ronge ». Et dès que j’ai dit ça, à l’instant même où je l’ai dit, je me suis retrouvé devant la mort de Jésus, à coté de Jésus sur la Croix comme le bon larron !

Et Jésus m’a dit : « Ton problème, Richard, c’est que tu as la haine de ta mère, cette femme qui t’a mis au monde et t’a abandonné ». C’était une psychanalyse gratuite à la Croix ! Ce fut la révélation de ma vie ! À cet instant, j’ai tout compris ! Tout compris de ma blessure ! Je me protégeais par peur de la séparation, je ne pouvais pas donner mon cœur même à ma propre épouse !

Et Jésus a ajouté : « Et tu as la haine envers ma mère : Marie ». Là j’ai eu un choc ! Je n’avais jamais pensé à Marie !

Justement, pouvez-vous nous parler de Marie ?

RB : En un mot, je suis tombé amoureux de Marie ! Vraiment, avant ce jour, je n’avais jamais pensé à Marie. Pourtant j’avais déjà découvert au cours de ces années africaines, en travaillant auprès des catholiques : la compassion, la miséricorde, mais aussi l’Eucharistie, le pape Jean-Paul II, Marthe Robin... Mais Marie, je n’avais jamais pensé à elle. Et là j’ai compris, après cette « psychanalyse », que la transformation en moi de l’amertume en miséricorde se ferait à travers Marie et le Christ crucifié. J’avais 51 ans et je pleurais comme un enfant car je sentais que pour la première fois de ma vie je pourrais aimer avec un amour plein de tendresse, de bonté et de douceur, de cette « bonté-douce ». Et que ce serait grâce à Marie. Et Jésus a ajouté : « Richard, Voici ta mère ». « Je partage ma mère avec toi. » Alors, j’ai dit « oui » à Marie, et Marie m’a dit « oui ». Je ne comprenais plus rien à toute ma théologie, mais je m’en fichais. Quand tu es amoureux, tout peut se régler !

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Père Nestor Attomatoun, Communauté de l’Emmanuel

DISCOURS DE Mr. HOSSOU EMALIN EPIPHANE

A l’issue de la messe "corps présent" célébrée le 14 août 2001 en la cathédrale de Porto-Novo, sur les précieux restes du Père Thomas Houéssou Mouléro DJOGBENOU, un de ses neuveux a prononcé le discours suivant.

Excellence, Mgr Michael BLUME , Nonce apostolique près le Bénin et le Togo Excellence, Monseigneur René-Marie EHOUZOU, Evêque de Porto-Novo Révérends Pères, Révérendes Sœurs. Peuple de Dieu accouru de partout. Chers Frères et Sœurs en Christ.

Au nom de la grande famille DJOGBENOU et des familles alliées, je vous salue. Je ne prononcerai pas l’oraison funèbre de notre Père en Christ. Des voix plus autorisées que la mienne l’ont fait. Cependant j’emprunte au Psalmiste ces paroles fortes qui caractérisent l’apostolat du Père Thomas Houéssou Mouléro DJOGBENOU.

« Seigneur, je n’ai pas le cœur fier ni le regard ambitieux ; Je ne poursuis, ni grands desseins, ni merveilles, qui me dépassent. Non ! Mais je tiens mon âme tranquille et silencieuse ; Mon âme est en moi comme un enfant, comme un petit enfant contre sa mère. » Psaume 13O

Louons le Seigneur des Seigneurs, Don du Père, du Fils et du Saint Esprit. Grâces et louanges Te soient rendues en ce grand jour voulu par Toi, par ton Eglise, par l’Eglise-Famille du Bénin du Nord au Sud, d’Est en Ouest et notamment par l’Eglise-Famille du Diocèse de Porto-Novo.

J’adresse de sincères remerciements à tout le Clergé du Bénin, digne héritier dans le Sacerdoce de la graine mise en terre en ce jour béni du 15 Août 1928 et qui a donné des fruits en abondance et en qualité.

Merci à toutes les autorités administratives et politiques non seulement pour leur présence à cet événement du souvenir et de la vénération mais pour leur implication dans sa réalisation.

Grand et sincère merci à vous Excellence Monseigneur René-Marie EHOUZOU. Grâce à vous tous, la prophétie du Père Thomas Houéssou Mouléro DJOGBENOU se réalise aujourd’hui, 36 ans après son rappel à la félicité de Dieu.

« Je serai parti, vous ferez de moi ce que vous voudrez » avait-il prédit. Et ce que nous voulons ardemment, de toute notre âme, s’accomplit en ce jour.

Nous ne savons comment remercier Notre Unique Sauveur, sinon par la glorification de son très Saint Nom.

Lors du Centenaire de l’Eglise Sainte Thérèse d’Avila de Kétou, son Excellence Monseigneur Marcel AGBOTON avait dit avec justesse et à propos : « Père Mouléro appartient à l’Eglise et non à la famille de sang ». Il nous avait demandé de commencer à l’invoquer dans nos prières. J’ajouterai dans nos ’’cœur à cœur’’ avec l’Unique Médiateur, le Christ.

La célébration d’aujourd’hui nous réconcilie avec nous-mêmes, avec la mémoire de notre vénérable Père et celle de notre fraternité dans le Christ.

Que notre Très Chère Maman du Ciel, la Vierge Marie, Mère de l’Eglise remercie avec nous en ce jour, mêlé de Magnificat, son Fils, notre Unique Rédempteur.

Qu’elle nous aide à être fidèles à notre baptême, en l’Eglise et dans l’Eglise-Famille du Bénin.

Le Père MOULERO Thomas DJOGBENOU aimait à chanter : « Le Seigneur est mon Père, mon seul appui… » En son honneur, entonnons ce cantique.

Le Seigneur est mon Père, mon seul appui Je me repose et j’espère toujours en lui

Dieu, qui donnes aux bois la verdure Aux passereaux leur nourriture Aux roses des champs leur couleur Dieu qui sur chaque créature Répand sa bonté sans mesure Pourrait-il oublier mon cœur

Père Mouléro Thomas Djogbénou, prie pour nous. Axaodi ! Amen ! Alléluia

Vive l’Eglise sans frontière Vive l’Eglise du Bénin Vive l’Eglise-Famille du Diocèse de Porto-Novo.

Je vous remercie.

EXAMENS CANONIQUES POUR LES PRÊTRES DE PORTO-NOVO ORDONNES LE 15 AÔUT 2011.

En conformité aux dispositions du canon 970 du CIC 83, les prêtres ordonnés en la Cathédrale N.D de l’Immaculée Conception de Porto-Novo le 15.08.2011 sont invités à se présenter à l’Examen Canonique le lundi 26 septembre 2011 à partir de 09 h précises en vue de recevoir la faculté d’entendre les confessions. Cet examen aura lieu à l’évêché de Porto-Novo.

Il portera entre autres sur diverses questions de théologie sacramentaire et de droit canonique à savoir :

  • Nature et célébration ou pratique de tous les sacrements ;
  • Conséquences ou effets juridiques des sacrements ;
  • Peuple de Dieu dans le concile Vatican II et dans le nouveau code de droit canonique.

Les candidats seront surtout soumis à des cas pratiques. Sera aussi vérifiée leur aptitude à dire la messe dans les langues liturgiques reconnues dans notre Eglise particulière .

Courage et bonne chance !

Congrès annuel des catéchistes : Edition 2013

Le congrès des catéchistes a lieu cette année

- 1/ A Ouando du Vendredi 20 au Dimanche 22 Septembre 2013

Thème : Les Aspects canoniques du Mariage

  • A/ Vendredi 20 Septembre 2013

- 15H-16H : Arrivée & Installation des Catéchistes des Doyennés de

  • Dangbo,
  • Azowlissè,
  • Avrankou,
  • Adjarra,
  • Missérété,
  • Porto-Novo,
  • Djèrègbé
  • et Ekpè.

- 16H30 : Exposition du Saint Sacrement- Chapelet : Méditation des Mystères Douloureux par les doyennés de Dangbo et d’Azowlissè -Sacrement de Réconciliation

- 18H00 : Messe d’Ouverture à l’Eglise

- 19H00-20H : Synthèse des travaux en Carrefour sur l’année de la foi

- 20H-20H45 : Repas

- 20H45- 21H30 : Préparation de la messe du Samedi

- 21H30- 22H30 : Suite des Confessions puis Prière du Soir par les Doyennés de Porto-Notre Dame et Porto-Novo Sainte Anne.

  • B/ Samedi 21 Septembre 2013

- 05H30- 06H30 : Levée/ Toilette/ Nettoyage

- 06H30 : Prière du Matin : Méditation des Mystères Joyeux par les Doyennés de Missérété et d’Adjarra.

- 07H00-08H00 : Messe

- 08h00-09H00 : Petit Déjeuner

- 09H30-11H30 : Conférence sur les Aspects canoniques du Mariage par le Père Jacques AGOSSOU

- 11H30-12H30 : Travaux en Carrefour

- 12H45- 13H00 : Prière du milieu du Jour par le Doyenné d’Avrankou.

- 13H00- 15H00 : Repas / Repos

- 15H00- 16H00 : Compte Rendu des Travaux en Carrefour

- 16H00-17H30 : Panel sur ‘l’Amour à l’épreuve du temps’ (Adultes)

et la Préparation au Mariage avec les jeunes par la Communauté de l’Emmanuel et l’A.C.F

- 17H30-18H00 : Entretien avec Monseigneur l’Administrateur

- 18H00 – 20H00 : Enseignement et Débat par le Père Paul APKLOGAN sur les valeurs familiales

- 20H00-20H45 : Repas

- 20H45- 21H30 : Film sur ‘le Cri silencieux’

- 21H30- 22H30 : Rencontres suivies de la Prière du Soir

  • C/ Dimanche 22 Septembre 2013

- 07H00 : Prière Personnelle

- 08H00 : Petit Déjeuner

- 09H00 : Sensibilisation sur la PFN (Planification Familiale Naturelle) par Mme Epiphania GBAGUIDI

- 10H00 : Evaluation & Perspectives d’avenir

- 11H30 : Messe

- 13H00 : Repas

- 14H30 : Nettoyage puis Départ à 15H00

N.B : Prière apporter Bible, Carnet de notes & matériels de couchage

Réunion de préparation avec les responsables ou délégués de chaque paroisse, le Jeudi 12 Septembre 2013 à 17H00 au Centre Pastoral de Ouando

Direction diocésaine de la catéchèse

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Homélie de Mgr Gnambode à la fête de la Croix Glorieuse

Samedi 14 Septembre 2013

MESSE EN L’HONNEUR DE LA CROIX GLORIEUSE DU CHRIST

Au Sanctuaire de la Croix Glorieuse de Gbojè

Textes : Nombres 21, 4-9 et Jean 3, 13-17

Chers Pères concélébrants,

Chers religieux et religieuses,

Chers séminaristes,

Frères et sœurs, fils et filles bien aimés de Dieu,

Je dois vous dire, tout mon bonheur, de vous voir nombreux, ici dans ce sanctuaire, en ce jour où notre Eglise nous fait célébrer la Croix glorieuse de Notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. Avec Maria-Tokpa, ce sanctuaire constitue un poumon spirituel pour notre vie de foi et notre marche, dans la fidélité au Christ Jésus. En nous invitant, dimanche dernier seulement, à prendre notre croix pour marcher à sa suite, si nous voulons être ses disciples, Jésus ne nous indique-t-il pas ainsi que la seule route qui conduise à la gloire de la Résurrection reste le chemin de la Croix ?

Oui ! Chers frères et sœurs, soyez les bienvenus ici. Ici où se dresse devant nous le signe de notre espérance du Royaume. Ensemble nous contemplons Jésus dont la Parole que nous venons d’entendre nous éclaire sur la conscience que Jésus-Christ a lui-même du sens de sa mission. Dans l’obéissance au Père, par amour pour Lui et pour nous, il est descendu dans notre humanité pour y vivre les souffrances d’une passion que lui a valu la faute des hommes. Ceci va le conduire jusqu’à la mort. Il y fait face, de façon responsable et volontaire, pour être celui par qui Dieu sauve tous les hommes. Le bois de la croix devient le signe du salut des hommes. « Notre fierté, c’est la Croix du Christ. Sauvés par Lui, nous vivons ressuscités. »

Chers confrères et chrétiens mes frères, En ce 14 Septembre 2013, nous célébrons le cinquante huitième (58ème) anniversaire de la création de notre diocèse. C’est un réel motif d’action de grâce, en ce lieu où nous découvrons le sens du véritable lien entre nos vies et celle du Christ, d’une part, entre notre Eglise diocésaine et le Christ, « Tête et Pasteur », d’autre part. Comme je l’ai écrit dans « La Grâce de Dieu », « ce lien réside dans la part de souffrance que chacun prend, en tant que disciple, pour sa sanctification et pour la Gloire de Dieu ». Je vous remercie tous et je félicite tous les efforts en cours pour que ce sanctuaire resplendisse de la clarté de la Croix du Christ. Que la grâce de sa lumière éclaire nos vies et nous protège de tout danger et de tout mal. Amen !

En ce lieu, aujourd’hui, nous remercions Dieu qui nous donne de consolider la marche de nos fils en route vers le sacerdoce de Jésus-Christ. Certains seront bientôt admis comme candidats officiels au sacerdoce, à travers le rite d’admission et le port de la soutane. Je les exhorte à prendre la juste mesure de l’importance de cette étape qui signe leur option pour une vie à la lumière du Christ : « L’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau », nous avertit Jésus. Aimez ce que vous devenez ! Aimez votre soutane. Elle vous distingue et grâce à elle, le Christ vous protège.

D’autres séminaristes, plus en avance dans leur marche, recevront la mission du service de la Parole et de l’Eucharistie. L’institution de ces services auxquels vous êtes appelés, chers abbés, vous établit dans une charge stable et vous renvoie à des responsabilités qui débordent le cadre des célébrations liturgiques. C’est ainsi que, par exemple, le lecteur est appelé à veiller à la préparation des autres fidèles qui, occasionnellement, doivent lire la Sainte Ecriture ; de même celui qui est institué acolyte doit-il, en plus de ses fonctions liturgiques, veiller à la préparation des autres fidèles qui seraient appelés à aider le prêtre ou le diacre dans la célébration ou à les remplacer dans la présidence de l’assemblée ou la visite des malades. Il est aussi responsable de la formation de ses frères et sœurs à la prière.

Chers fils, vous le remarquez, votre mission est grande, déjà, dans l’Eglise. Vivez-la, pleinement, comme service, c’est-à-dire comme des personnes qui aiment le Christ, présent dans son Eglise. C’est dans ce service que nous découvrons combien, Dieu, par nous, continue de sauver notre monde. Notre foi en Jésus Sauveur est la sève de ce service. C’est à travers nos personnes de serviteurs que la grâce de la Croix glorieuse sera accueillie par nos frères et sœurs. Convainquons-nous de ce qu’a dit notre Pape émérite Benoît XVI, en 2012, au sanctuaire de la Verna, en Italie : « La Croix glorieuse du Christ résume les souffrances du monde, mais elle est surtout le signe tangible de l’amour, mesure de la bonté de Dieu envers l’homme. Ce n’est qu’en se laissant illuminer par la lumière de Dieu que l’homme et la nature peuvent être rachetés, que la beauté peut finalement refléter la splendeur du visage du Christ, comme la lune reflète le soleil. En jaillissant de la Croix glorieuse, le sang du Crucifié recommence à vivifier les os desséchés de l’Adam qui est en nous, pour que chacun retrouve la joie de se mettre en marche vers la sainteté, de monter vers le Haut, vers Dieu. »

Chrétiens mes frères et sœurs, notre pèlerinage est aussi l’occasion annuelle que nous saisissons pour manifester notre affection particulière vis-à-vis de nos frères et sœurs malades, de nos frères et sœurs les pauvres, de nos frères et sœurs les prisonniers. C’est le sens du don que la Caritas nous invite annuellement à faire, en nature comme en espèce. En plaçant cette démarche communautaire sous le signe de cette fête, nous réaffirmons notre foi en Jésus mort pour nous sauver sur le bois de la croix. De malédiction la croix de Jésus est devenue signe de bénédiction parce qu’elle est le lieu de la Révélation et de la communication de l’Amour, un amour victorieux des plus grandes luttes dont celles de la faim et de la maladie ; un amour victorieux de l’échec apparent ; un amour victorieux des contradictions les plus profondes. Et pour cause, cet Amour nous réconcilie avec Dieu. Rendons grâce à Dieu notre Père par son Fils Jésus dont l’Esprit nous fait vivre comme témoins sur nos chemins de souffrances dans l’espérance de la victoire définitive de Dieu.

Qu’Il nous bénisse tous ! Amen !

Mgr Jean-Benoît GNAMBODE,

Administrateur Apostolique de Porto-Novo

AUX PRÊTRES CONCELEBRANTS LORS DE LA PROCHAINE VISITE DU PAPE AU BENIN.

La Conférence Épiscopale du Bénin (CEB) demande à tous les prêtres qui veulent concélébrer avec le Saint-Père de se munir d’une aube digne (aube-coule ou une autre aube) qui s’ajuste bien à la taille et qui cache parfaitement le cou (voir les photos des modèles proposés). L’étole sera offerte sur place. Nul ne sera admis à concélébrer en portant l’étole sur la seule soutane ou l’habit religieux ordinaire. Cette concélébration exige le port d’un badge nominal fourni par la CEB. Pour l’obtenir, il faut :

  • 1-S’inscrire auprès de son Délégué diocésain de l’UCB (Union du Clergé béninois) ou de son supérieur hiérarchique (pour les ordres religieux) qui transmettra au secrétariat de l’évêché propre ; c’est le secrétariat de la curie diocésaine (ou de l’ordre religieux) qui transmettra la liste visée au Secrétariat de la CEB, avec les documents et renseignements suivants :
  • 2- Une photo d’identité (Nom et prénoms au verso)
  • 3- Nom et prénom du prêtre
  • 4- Date et lieu de Naissance
  • 5- Date d’ordination
  • 6- Diocèse d’origine et diocèse de mission
  • 7- Pays
  • 8- Celebret (pour les prêtres non béninois)

Les listes doivent être envoyées au Secrétariat de la CEB au plus tard le 15 octobre 2011 pour les prêtres qui viennent de l’étranger, et le 20 septembre 2011 pour les prêtres béninois.
- les badges seront remis à chaque concélébrant sur présentation d’une pièce d’identité en cours de validité, par le comité diocésain au collège Aupiais à Cotonou à partir du Lundi 14 novembre 2011 à 9h jusqu’au samedi 19 novembre 2011 minuit.

Autres informations : Tous les prêtres, religieux et religieuses, séminaristes et novices sont conviés à la rencontre du Saint-Père au grand séminaire Saint Gall de Ouidah le samedi 19 novembre 2011 ; ils seront munis du billet d’entrée sécurisé qui leur sera donné ; la mise en place sera terminée pour 10h00.

PRESENTATION DU PROGRAMME DE LA VISITE DU PAPE AU BENIN

Présentation du Programme de la visite du Pape par le Nonce Apostolique M. BLUME : Cotonou, le 28 septembre 2011 dans la salle de communication aménagée à cet effet à la paroisse Saint Michel. C’était au cours d’un point de presse.

A 51 jours de l’arrivée du Saint-Père, j’ai l’honneur de vous présenter le programme de son voyage.

Les deux premiers mots du titre du programme indiquent la particularité de sa présence parmi nous : un voyage apostolique du Successeur de l’Apôtre Saint Pierre à qui le Seigneur Jésus a donné la charge de confirmer, d’encourager ses frères et sœurs dans la foi. Le voyage est apostolique en même temps en référence à la mission d’annoncer l’Evangile au monde entier et de faire de toutes les nations des disciples, bien sûr non pas dans le sens d’imposer la foi mais de laisser parler la douce vérité du Christ qui attire à Lui, tous. La visite est la couronne de la célébration du 150è anniversaire du début de l’évangélisation du Bénin et un encouragement à la poursuivre avec un élan renouvelé.

Dans ce contexte, il faudrait aussi rappeler que le Saint-Siège et le Bénin célèbrent quarante ans de relations diplomatiques, ce dialogue et cette coopération parmi les nations pour leur bien commun et pour la paix du monde entier. L’approche du Saint-Siège en ce domaine est aussi marquée par la mission apostolique, promouvant la liberté de la religion et la conviction que le Christ n’enlève rien à notre liberté ou à notre humanité ; au contraire, il les porte à la perfection voulue par Dieu.

Vous pouvez aussi constater dans le titre que le cœur de cette visite est la « signature et la publication » de l’Exhortation Apostolique post-Synodale de la Seconde Assemblée spéciale pour l’Afrique du Synode des Evêques. C’était au Cameroun pendant sa visite apostolique que le Saint-Père avait confié, aux Evêques d’Afrique, le document de travail intitulé « L’Église en Afrique au service de la réconciliation, de la justice et de la paix. ‘Vous êtes le sel de la terre […] Vous êtes la lumière du monde’ » (Mt 5, 13.14). Le Synode a discuté ce thème pendant le mois d’octobre 2009. Maintenant c’est au Bénin que le Saint-Père va présenter, aux Pères Evêques de tout le continent africain, les fruits de ce Synode, l’Exhortation Apostolique qui en est un résumé et l’interprétation officielle qui servira comme guide pastorale pour toute l’Eglise Famille de Dieu qui est en Afrique.

La cérémonie solennelle de la signature aura lieu samedi le 19 novembre dans la basilique historique de l’Immaculée Conception à Ouidah, où les premiers missionnaires sont arrivés il y a plus de 150 ans, et la publication, à la messe de la Solennité du Christ-Roi au Stade de l’amitié, où le Saint-Père remettra l’Exhortation aux représentants de toutes les Conférences épiscopales d’Afrique. Le Saint-Père restera avec nous 49 heures et 30 minutes, un week end très chargé, pendant lequel tant de Béninois et d’amis des pays voisins le verront et l’écouteront. Il prononcera un total de neuf discours qui mériteront notre réflexion, notre prière et notre action. Au sujet des discours, il faut noter que le programme publié par le Saint-Siège n’inclut que les discours du Pape. Il y aura aussi d’autres discours prononcés par d’éminents personnages du Bénin.

Le Saint-Père rencontrera à différentes occasions le Président de la République, les membres du gouvernement, les représentants des institutions de la République, le corps diplomatique, les représentants des principales religions et des milliers et des milliers de personnes qui l’accueilleront : Catholiques (évêques, prêtres, religieux et religieuses, séminaristes, d’innombrables fidèles laïcs) pour ne pas parler de tant d’autres personnes de bonne volonté. Après son arrivée, il rencontrera un groupe de fidèles avec des évêques et des prêtres à la Cathédrale Notre Dame à Cotonou et il prononcera un bref discours.

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Vue partielle des hommes de médias et invités

Samedi à la rencontre à la Présidence, le Saint-Père s’adressera aux personnes qui sont les plus engagées dans la vie publique. On peut s’attendre à un discours qui touchera des thèmes très importants de ce domaine, par exemple, la vie publique, la foi religieuse, la culture, la liberté et la dignité humaine ainsi que les thèmes du Synode. A Ouidah, il passera un moment de prière devant le tombeau du Cardinal Bernardin Gantin. Il faudrait rappeler ici que le Cardinal Gantin et le Cardinal Ratzinger (maintenant Pape Benoît XVI) ont été créés Cardinaux pendant le même consistoire et que les deux ont coopéré étroitement ensemble durant 25 ans. On note dans la même chapelle un symbole de la présence missionnaire au Bénin, le tombeau de Mgr Louis Parisot, SMA, premier Archevêque de Cotonou que le jeune Mgr Gantin assistait en qualité de son Evêque auxiliaire. Notre Cardinal Gantin est un des fruits du Grand Séminaire Saint Gall et avait toujours un amour pour cette institution de formation sacerdotale. Là, le Saint-Père parlera en particulier aux Prêtres, aux séminaristes et aux membres des instituts de la vie consacrée. Comme je viens de le mentionner, on va célébrer à la Basilique de Ouidah la signature de l’Exhortation Apostolique.

Samedi dans l’après-midi, le Saint-Père va visiter une œuvre sociale de l’Eglise pour honorer et encourager non seulement le Foyer « Paix et Joie » des Sœurs Missionnaires de la Charité, mais aussi tous les chrétiens engagés dans le service des pauvres, des malades et des handicapés. Les enfants du Foyer sont un symbole de cette réalité : ils sont des enfants abandonnés, des enfants infectés du SIDA, des enfants qui ont besoin d’une assistance spéciale, surtout de l’amour. Dans le monde, les enfants sont malheureusement souvent maltraités par la traite des enfants, par des abus divers, par le labeur forcé, et tant de plus petits innocents sont tués chaque jour par l’avortement. L’attention du Saint-Père à ce groupe du Foyer est une expression de sa sollicitude et de celle de toute l’Eglise aux plus petits de nos sociétés, les petits que Jésus aime. Samedi soir, le Saint-Père recevra la CEB, les Evêques qui l’ont invité et qui recevront bien sûr un message d’encouragement dans leur ministère pastoral.

Que Dieu bénisse tous ceux qui contribuent à sa réalisation.

Le Nonce Apostolique Près le Bénin et le Togo.

LE CHAPELET SAUVEUR.

Le mois d’octobre est encore traditionnellement appelé "le mois du Rosaire".u 1er au 31 octobre, en famille, en association comme en église on les chrétiens catholiques s’adonnent à prier Dieu par Marie. Que Marie nous soutienne à accroitre notre dévotion mariale en ce mois. Qu’elle nous conduise à son Fils. Amen.

Notre Grand-père était ardoisier. Chaque matin, il se rendait à son travail, à pied, en récitant son chapelet. A cette époque, il n’y avait pas encore d’autobus. Il y mettait une demi-heure pour l’aller et autant pour le retour. Il employait son temps à prier.

Un matin, après avoir fait un assez long parcours il se rend compte qu’il a oublié son chapelet. Que faire ? Continuer la route ou retourner aller le chercher ? Sa décision est vite prise. Il retourne à la maison en courant, puis revient en toute hâte. Il se hâte donc, mais en vain : il arrive sur les lieux avec dix minutes de retard. Là, ses compagnons de travail devaient l’attendre, car, comme responsable il avait les clefs du chantier. Ensemble, ils se rendent à la mine.

Juste avant de descendre, ils entendent un vacarme de tonnerre. Les hommes se regardent terrifiés. Quelque chose a dû s’effondrer. La montagne a dû s’affaisser. Grâce à Dieu, aucun ouvrier ne se trouvait dans la mine. Après un premier contrôle, on constate que d’énormes blocs de rochers se sont détachés à l’intérieur et ont obstrué plusieurs galeries ...

Si, ce jour-là, grand-père n’avait pas été en retard, beaucoup d’ouvriers n’auraient pas survécu à ce malheur. Lui non plus ! Dans cet événement, tous ont reconnu la protection de Dieu et de la Sainte Vierge. Lorsqu’en rentrant, grand-père m’a raconté la nouvelle, je tremblais de tous mes membres.

Depuis ce temps, le chapelet est à l’honneur dans notre famille. N’oublions pas qu’il nous a préservés de bien des malheurs.

Inge Kowalski, dans "Retendes Gottes volk", Receuilli et traduit par Fr. Albert Pfleger, mariste, pour le Recueil marial. Source : Marie de Nazareth.

HOMELIE A LA MESSE DE LA FÊTE PATRONALE DE LA JEUNESSE A ST FRANÇOIS XAVIER

Très révérend Père J-Aurélien LEMONDO, Curé de la Paroisse St François-Xavier,

Très révérends Pères concélébrants Norbert et Virgile,

Chers jeunes, venus des quatre coins de notre diocèse,

Chers jeunes de la Chorale Ste Thérèse de l’Enfant Jésus,

Chrétiens mes frères et sœurs,

Plus personne n’ignore l’événement qui nous rassemble ici en ce 1er Octobre où l’Eglise fait mémoire d’une figure de sainteté désormais trop bien connue dont la jeunesse n’a fait que resplendir davantage ses vertus. Il s’agit, vous vous en doutez, de celle que l’on a appelée sans exagération « la plus grande sainte des temps modernes », plus connue sous le nom de « Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face » ou « sainte Thérèse de Lisieux ».

Avoir un saint patron, comme nous l’avons désormais, de quelle utilité cela pourrait-il être pour une personne, une association, une corporation… ? En essayant de répondre à cette question, nous pouvons situer l’utilité à trois niveaux : Occasion de fête et de bilan ; Avoir un modèle à imiter ; Bénéficier d’une aide spirituelle. Oui, comme vous le savez, avoir un saint patron offre souvent l’occasion d’une fête, celle du saint ou de la sainte. Tout le monde le sait. Et personne ne le sait mieux que les groupes ou associations dans nos paroisses qui ne manquent presque jamais ces occasions de fête.

Dans le meilleur des cas, cette fête patronale offre aussi le cadre d’un bilan, d’une évaluation du chemin parcouru ensemble ou individuellement ; de quoi se redonner des repères sûrs afin de se remettre dans la bonne direction.

 Avoir un saint patron offre aussi un exemple à suivre ou un modèle à imiter. Vous savez bien qu’en matière d’éducation, comme l’écrivait Pierre Corneille dans le Cid, « un prince dans un livre apprend mal son devoir ; les exemples vivants sont d’un autre pouvoir ». Pour nous, Thérèse reste bien imitable. A 24 ans seulement, elle a achevé sa course sur terre et a laissé son nom à l’histoire et à l’histoire de l’Eglise. C’est vous dire, frères et sœurs, que vous n’avez pas à attendre un trop grand âge pour vous imposer admirablement à l’histoire. Et n’allez surtout pas imaginer que c’est seulement en faisant de grandes choses qu’on s’impose à l’histoire : inventer des vaccins ou des médicaments, des machines ou des appareils ; être prix Nobel ou Ballon d’or, construire des routes, bâtir des ponts… C’est avant tout par la qualité de votre vie, une vie vertueuse ; la vertu pouvant s’entendre comme « l’habitude à faire le bien ». Les vertus de Sainte Thérèse sont entre autres : une grande confiance en Dieu, la joie, la douceur, l’obéissance, une patience héroïque, et surtout l’amour et l’humilité, … En tout cela Sainte Thérèse reste un modèle à notre portée, entre autres dans la mise en pratique de l’Evangile de ce jour : « Si vous ne changez pas pour devenir petit comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux. Mais celui qui se fera petit comme cet enfant c’est celui-là qui entrera dans le Royaume des cieux ».

En ce sens, je dirai de façon peut-être impropre que si la théorie des Ecritures telle que contenue dans la Bible nous est difficile à imiter, c’est dans la vie des saints que nous en retrouvons la mise en pratique qui nous convainc alors de la possibilité et nous présente des façons bien simples d’appliquer ces Ecritures.

 Avoir un saint patron offre enfin et par-dessus tout une aide spirituelle. Un saint est un intercesseur auprès de Dieu pour ses frères les hommes, pour tous ceux qui recourent à ses prières. C’est le lieu de mieux prendre conscience de cette phrase du symbole des Apôtres que nous récitons : « Je crois … en la communion des saints ». Si nous savons que notre force humaine ne peut suffire à marcher sur le chemin de la vie parfaite, nos frères les saints, ayant déjà réussi à parcourir ce chemin difficile, pourront nous aider de leurs grâces, si nous les prions.

 Pour nous aujourd’hui, si cette fête patronale ne nous offre pas forcément l’occasion d’un bilan (parce que celui-ci se fera à divers niveaux), elle porte surtout la volonté de marquer chaque année un nouveau départ dans nos activités. Elle nous remettra souvent aussi sous les yeux ce modèle de sainteté qu’est Thérèse, proche de nous par l’âge et dans le temps. Pour cela à partir d’aujourd’hui je vous exhorte et vous encourage, à chercher à mieux connaitre Sainte Thérèse, individuellement ou par petits groupes, afin de pouvoir imiter ses vertus. Enfin, pour tendre résolument à la sainteté comme elle, nous avons aussi à l’invoquer de faire descendre sur nous cette pluie de grâces qu’elle a promise. Continuons donc de l’invoquer dans cette Eucharistie.

P Aurel AVOCETIEN

INCENDIE DANS LES LOCAUX DE LA CONFERENCE EPISCOPALE DE MALAWI

Un incendie s’est déclaré dans les locaux de la Conférence épiscopale du Malawi, détruisant les bureaux des évêques et les logements des prêtres. Il n’est pas exclu, selon le secrétaire général de l’épiscopat, le père Geoge Buloya, qu’il s’agisse d’un acte criminel.

Selon des détails fournis à l’association internationale Aide à l’Eglise en détresse (AED), le feu se serait déclaré, le 9 décembre dernier, dans la chambre d’un prêtre, se propageant ensuite dans les bureaux, déserts à ce moment-là et donc sans faire de victime. Le Père Buleya a souligné qu’à l’heure actuelle, il ne peut être donné aucune précision sur la cause de cet incendie, mais il pourrait cependant s’agir d’un acte criminel. Ces derniers temps, rapporte l’AED, il arrive que de plus en plus souvent des personnes ayant critiqué le gouvernement soient victimes d’incendies suspects.

L’Église catholique aurait récemment exprimé, et à plusieurs reprises, des critiques à l’encontre du gouvernement. Par ailleurs, la conférence épiscopale aurait publié l’année dernière une lettre pastorale dans laquelle elle reprocherait au gouvernement « de ne pas œuvrer pour le bien des hommes ». Depuis, a commenté le Père Buloya, « le rayon d’action de l’Église se serrait resserré ».

L’AED dit également disposer d’informations selon lesquelles la dernière assemblée plénière de la Conférence épiscopale du Malawi aurait été infiltrée par des « indicateurs » chargés de sonder l’Eglise. Situé au sud-est de l’Afrique, le Malawi compte près de 15 millions d’habitants, dont environ 4,6 millions de catholiques. Au total, presque 80 % de la population est chrétienne. Environ 13% des croyants sont musulmans, et quelque 7% se réclament des religions traditionnelles africaines.

Source : (ZENIT.org)

LA LETTRE APOSTOLIUQE DE BENOIT XVI : Porta Fidei

Pour l’année 2012 / 2013, le pape Benoit XVI a fait publier une lettre apostolique. En voici le texte intégral.

1. « La porte de la foi » (cf. Ac 14, 27) qui introduit à la vie de communion avec Dieu et permet l’entrée dans son Église est toujours ouverte pour nous. Il est possible de franchir ce seuil quand la Parole de Dieu est annoncée et que le cœur se laisse modeler par la grâce qui transforme. Traverser cette porte implique de s’engager sur un chemin qui dure toute la vie. Il commence par le baptême (cf. Rm 6, 4), par lequel nous pouvons appeler Dieu du nom de Père, et s’achève par le passage de la mort à la vie éternelle, fruit de la résurrection du Seigneur Jésus qui, par le don de l’Esprit Saint, a voulu associer à sa gloire elle-même tous ceux qui croient en lui (cf. Jn 17, 22). Professer la foi dans la Trinité – Père, Fils et Saint-Esprit – équivaut à croire en un seul Dieu qui est Amour (cf. 1 Jn 4, 8) : le Père, qui dans la plénitude des temps a envoyé son Fils pour notre salut ; Jésus-Christ, qui dans le mystère de sa mort et de sa résurrection a racheté le monde ; le Saint-Esprit, qui conduit l’Église à travers les siècles dans l’attente du retour glorieux du Seigneur.

2. Depuis le commencement de mon ministère comme Successeur de Pierre, j’ai rappelé l’exigence de redécouvrir le chemin de la foi pour mettre en lumière de façon toujours plus évidente la joie et l’enthousiasme renouvelé de la rencontre avec le Christ. Dans l’homélie de la messe pour l’inauguration de mon pontificat je disais : « L’Église dans son ensemble, et les pasteurs en son sein, doivent, comme le Christ, se mettre en route, pour conduire les hommes hors du désert, vers le lieu de la vie, vers l’amitié avec le Fils de Dieu, vers celui qui nous donne la vie, la vie en plénitude »1. Il arrive désormais fréquemment que les chrétiens se préoccupent davantage pour les conséquences sociales, culturelles et politiques de leur engagement, continuant à penser la foi comme un présupposé évident du vivre en commun. En effet, ce présupposé non seulement n’est plus tel mais souvent il est même nié2. Alors que dans le passé il était possible de reconnaître un tissu culturel unitaire, largement admis dans son renvoi aux contenus de la foi et aux valeurs inspirées par elle, aujourd’hui il ne semble plus en être ainsi dans de grands secteurs de la société, en raison d’une profonde crise de la foi qui a touché de nombreuses personnes.

3. Nous ne pouvons accepter que le sel devienne insipide et que la lumière soit tenue cachée (cf. Mt 5, 13-16). Comme la samaritaine, l’homme d’aujourd’hui peut aussi sentir de nouveau le besoin de se rendre au puits pour écouter Jésus qui invite à croire en lui et à puiser à sa source, jaillissante d’eau vive (cf. Jn 4, 14). Nous devons retrouver le goût de nous nourrir de la Parole de Dieu, transmise par l’Église de façon fidèle, et du Pain de la vie, offerts en soutien de tous ceux qui sont ses disciples (cf. Jn 6, 51). L’enseignement de Jésus, en effet, résonne encore de nos jours avec la même force : « Travaillez non pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure en vie éternelle » (Jn 6, 27). L’interrogation posée par tous ceux qui l’écoutaient est la même aussi pour nous aujourd’hui : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » (Jn 6, 28). Nous connaissons la réponse de Jésus : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qui l’a envoyé » (Jn 6, 29). Croire en Jésus Christ est donc le chemin pour pouvoir atteindre de façon définitive le salut.

4. A la lumière de tout ceci j’ai décidé de promulguer une Année de la foi. Elle commencera le 11 octobre 2012, lors du cinquantième anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II, et se terminera en la solennité de Notre Seigneur Jésus-Christ Roi de l’univers, le 24 novembre 2013. Le 11 octobre 2012, aura lieu aussi le vingtième anniversaire de la publication du Catéchisme de l’Église catholique, texte promulgué par mon Prédécesseur, le Bienheureux Pape Jean-Paul II3, dans le but d’exposer à tous les fidèles la force et la beauté de la foi. Ce document, fruit authentique du Concile Vatican II, fut souhaité par le Synode extraordinaire des Évêques de 1985 comme instrument au service de la catéchèse4 et fut réalisé grâce à la collaboration de tout l’épiscopat de l’Église catholique. Et j’ai précisément convoqué l’Assemblée générale du Synode des Évêques, au mois d’octobre 2012, sur le thème de La nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne. Ce sera une occasion propice pour introduire la structure ecclésiale tout entière à un temps de réflexion particulière et de redécouverte de la foi. Ce n’est pas la première fois que l’Église est appelée à célébrer une Année de la foi. Mon vénéré Prédécesseur, le Serviteur de Dieu Paul VI en avait décidée une semblable en 1967, pour faire mémoire du martyre des Apôtres Pierre et Paul à l’occasion du dix-neuvième centenaire de leur témoignage suprême. Il la pensa comme un moment solennel pour que dans toute l’Église il y eut « une profession authentique et sincère de la même foi » ; en outre, il voulut que celle-ci soit confirmée de manière « individuelle et collective, libre et consciente, intérieure et extérieure, humble et franche »5. Il pensait que de cette façon l’Église tout entière pourrait reprendre « une conscience plus nette de sa foi, pour la raviver, la purifier, la confirmer et la proclamer »6. Les grands bouleversements qui se produiront en cette Année, ont rendu encore plus évidente la nécessité d’une telle célébration. Elle s’est conclue par la Profession de foi du Peuple de Dieu7, pour attester combien les contenus essentiels qui depuis des siècles constituent le patrimoine de tous les croyants ont besoin d’être confirmés, compris et approfondis de manière toujours nouvelle afin de donner un témoignage cohérent dans des conditions historiques différentes du passé.

5. Pour certains aspects, mon Vénéré Prédécesseur a vu cette Année comme une « conséquence et une exigence de l’après-Concile »8, bien conscient des graves difficultés du temps, surtout en ce qui concerne la profession de la vraie foi et sa juste interprétation. J’ai considéré que faire commencer l’Année de la foi en coïncidence avec le cinquantième anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II peut être une occasion propice pour comprendre que les textes laissés en héritage par les Pères conciliaires, selon les paroles du bienheureux Jean Paul II, « ne perdent rien de leur valeur ni de leur éclat. Il est nécessaire qu’ils soient lus de manière appropriée, qu’ils soient connus et assimilés, comme des textes qualifiés et normatifs du Magistère, à l’intérieur de la Tradition de l’Église… Je sens plus que jamais le devoir d’indiquer le Concile comme la grande grâce dont l’Église a bénéficié au vingtième siècle : il nous offre une boussole fiable pour nous orienter sur le chemin du siècle qui commence »9. Moi aussi j’entends redire avec force tout ce que j’ai eu à dire à propos du Concile quelques mois après mon élection comme Successeur de Pierre : « Si nous le lisons et le recevons guidés par une juste herméneutique, il peut être et devenir toujours davantage une grande force pour le renouveau, toujours nécessaire, de l’Église »10.

6. Le renouveau de l’Église passe aussi à travers le témoignage offert par la vie des croyants : par leur existence elle-même dans le monde les chrétiens sont en effet appelés à faire resplendir la Parole de vérité que le Seigneur Jésus nous a laissée. Justement le Concile, dans la Constitution dogmatique Lumen gentium affirmait : « Tandis que le Christ, ‘saint, innocent, sans tâche’ (He 7, 26), n’a pas connu le péché (cf. 2 Co 5, 21), venant seulement expier les péchés du peuple (cf. He 2, 17), l’Église, elle, qui enferme des pécheurs dans son propre sein, est donc à la fois sainte et appelée à se purifier, et poursuit constamment son effort de pénitence et de renouvellement. ‘L’Église avance dans son pèlerinage à travers les persécutions du monde et les consolations de Dieu’, annonçant la croix et la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne (cf. 1 Co 11, 26). La vertu du Seigneur ressuscité est sa force pour lui permettre de vaincre dans la patience et la charité les afflictions et les difficultés qui lui viennent à la fois du dehors et du dedans, et de révéler fidèlement au milieu du monde le mystère du Seigneur, encore enveloppé d’ombre, jusqu’au jour où, finalement, il éclatera dans la pleine lumière »11.

Dans cette perspective, l’Année de la foi est une invitation à une conversion authentique et renouvelée au Seigneur, unique Sauveur du monde. Dans le mystère de sa mort et de sa résurrection, Dieu a révélé en plénitude l’Amour qui sauve et qui appelle les hommes à convertir leur vie par la rémission des péchés (cf. Ac 5, 31). Pour l’Apôtre Paul, cet Amour introduit l’homme à une vie nouvelle : « Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême dans la mort, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle » (Rm 6, 4). Grâce à la foi, cette vie nouvelle modèle toute l’existence humaine sur la nouveauté radicale de la résurrection. Dans la mesure de sa libre disponibilité, les pensées et les sentiments, la mentalité et le comportement de l’homme sont lentement purifiés et transformés, sur un chemin jamais complètement terminé en cette vie. La « foi opérant par la charité » (Ga 5, 6) devient un nouveau critère d’intelligence et d’action qui change toute la vie de l’homme (cf. Rm 12, 2 ; Col 3, 9-10 ; Ep 4, 20-29 ; 2 Co 5, 17).

7. « Caritas Christi urget nos » (2 Co 5, 14) : c’est l’amour du Christ qui remplit nos cœurs et nous pousse à évangéliser. Aujourd’hui comme alors, il nous envoie par les routes du monde pour proclamer son Évangile à tous les peuples de la terre (cf. Mt 28, 19). Par son amour, Jésus-Christ attire à lui les hommes de toutes générations : en tous temps il convoque l’Église lui confiant l’annonce de l’Évangile, avec un mandat qui est toujours nouveau. C’est pourquoi aujourd’hui aussi un engagement ecclésial plus convaincu en faveur d’une nouvelle évangélisation pour redécouvrir la joie de croire et retrouver l’enthousiasme de communiquer la foi est nécessaire. L’engagement missionnaire des croyants, qui ne peut jamais manquer, puise force et vigueur dans la redécouverte quotidienne de son amour. En effet, la foi grandit quand elle est vécue comme expérience d’un amour reçu et quand elle est communiquée comme expérience de grâce et de joie. Elle rend fécond, parce qu’elle élargit le cœur dans l’espérance et permet d’offrir un témoignage capable d’engendrer : en effet elle ouvre le cœur et l’esprit de tous ceux qui écoutent à accueillir l’invitation du Seigneur à adhérer à sa Parole pour devenir ses disciples. Les croyants, atteste saint Augustin, « se fortifient en croyant »12. Le saint Évêque d’Hippone avait de bonnes raisons pour s’exprimer de cette façon. Comme nous le savons, sa vie fut une recherche continuelle de la beauté de la foi jusqu’à ce que son cœur ne trouve le repos en Dieu13. Ses nombreux écrits, dans lesquels sont expliquées l’importance de croire et la vérité de la foi, demeurent jusqu’à nos jours comme un patrimoine de richesse inégalable et permettent encore à de nombreuses personnes en recherche de Dieu de trouver le juste parcours pour accéder à la « porte de la foi ».

Donc, la foi grandit et se renforce seulement en croyant ; il n’y a pas d’autre possibilité pour posséder une certitude sur sa propre vie sinon de s’abandonner, dans un crescendo continu, entre les mains d’un amour qui s’expérimente toujours plus grand parce qu’il a son origine en Dieu.

8. En cette heureuse occasion, j’entends inviter les confrères Évêques du monde entier à s’unir au Successeur de Pierre, en ce temps de grâce spirituelle que le Seigneur nous offre, pour faire mémoire du don précieux de la foi. Nous voudrons célébrer cette Année de manière digne et féconde. La réflexion sur la foi devra s’intensifier pour aider tous ceux qui croient au Christ à rendre plus consciente et à revigorer leur adhésion à l’Évangile, surtout en un moment de profond changement comme celui que l’humanité est en train de vivre. Nous aurons l’opportunité de confesser la foi dans le Seigneur ressuscité dans nos cathédrales et dans les églises du monde entier ; dans nos maisons et auprès de nos familles, pour que chacun ressente avec force l’exigence de mieux connaître et de transmettre aux générations futures la foi de toujours. Les communautés religieuses comme celles des paroisses, et toutes les réalités ecclésiales anciennes et nouvelles, trouveront la façon, en cette Année, de rendre une profession publique du Credo.

9. Nous désirons que cette Année suscite en chaque croyant l’aspiration à confesser la foi en plénitude et avec une conviction renouvelée, avec confiance et espérance. Ce sera aussi une occasion propice pour intensifier la célébration de la foi dans la liturgie, et en particulier dans l’Eucharistie, qui est « le sommet auquel tend l’action de l’Église, et en même temps la source d’où découle toute sa force »14. En même temps, nous souhaitons que le témoignage de vie des croyants grandisse en crédibilité. Redécouvrir les contenus de la foi professée, célébrée, vécue et priée15, et réfléchir sur l’acte lui-même par lequel on croit, est un engagement que chaque croyant doit faire sien, surtout en cette Année.

Ce n’est pas par hasard que dans les premiers siècles les chrétiens étaient tenus d’apprendre de mémoire le Credo. Ceci leur servait de prière quotidienne pour ne pas oublier l’engagement pris par le baptême. Avec des paroles denses de signification saint Augustin le rappelle quand dans une Homélie sur la redditio symboli, la remise du Credo, il dit : « Le symbole du saint témoignage qui vous a été donné à tous ensemble et que vous avez récité aujourd’hui chacun en particulier, est l’expression de la foi de l’Église notre mère, foi établie solidement sur le fondement inébranlable, sur Jésus-Christ Notre Seigneur …On vous a donc donné à apprendre et vous avez récité ce que vous devez avoir toujours dans l’âme et dans le cœur, répéter sur votre couche, méditer sur les places publiques, ne pas oublier en prenant votre nourriture, murmurer même intérieurement durant votre sommeil »16.

10. Je voudrais, à ce point, esquisser un parcours qui aide à comprendre de façon plus profonde non seulement les contenus de la foi, mais avec ceux-ci aussi l’acte par lequel nous décidons de nous en remettre totalement à Dieu, en pleine liberté. En effet, il existe une unité profonde entre l’acte par lequel on croit et les contenus auxquels nous donnons notre assentiment. L’Apôtre Paul permet d’entrer à l’intérieur de cette réalité quand il écrit : « La foi du cœur obtient la justice, et la confession des lèvres le salut » (Rm, 10, 10). Le cœur indique que le premier acte par lequel on vient à la foi est don de Dieu et action de la grâce qui agit et transforme la personne jusqu’au plus profond d’elle-même.

L’exemple de Lydie est tout à fait éloquent à ce sujet. Saint Luc raconte que Paul, alors qu’il se trouvait à Philippes, alla un samedi annoncer l’Évangile à quelques femmes ; parmi elles se trouvait Lydie et « le Seigneur lui ouvrit le cœur, de sorte qu’elle s’attacha aux paroles de Paul » (Ac 16, 14). Le sens renfermé dans l’expression est important. Saint Luc enseigne que la connaissance des contenus à croire n’est pas suffisante si ensuite le cœur, authentique sanctuaire de la personne, n’est pas ouvert par la grâce qui permet d’avoir des yeux pour regarder en profondeur et comprendre que ce qui a été annoncé est la Parole de Dieu.

Professer par la bouche, à son tour, indique que la foi implique un témoignage et un engagement publics. Le chrétien ne peut jamais penser que croire est un fait privé. La foi, c’est décider d’être avec le Seigneur pour vivre avec lui. Et ce « être avec lui » introduit à la compréhension des raisons pour lesquelles on croit. La foi, parce qu’elle est vraiment un acte de la liberté, exige aussi la responsabilité sociale de ce qui est cru. L’Église au jour de la Pentecôte montre avec toute évidence cette dimension publique du croire et du fait d’annoncer sans crainte sa propre foi à toute personne. C’est le don de l’Esprit Saint qui habilite à la mission et fortifie notre témoignage, le rendant franc et courageux.

La profession de la foi elle-même est un acte personnel et en même temps communautaire. En effet, c’est l’Église le premier sujet de la foi. Dans la foi de la communauté chrétienne chacun reçoit le baptême, signe efficace de l’entrée dans le peuple des croyants pour obtenir le salut. Comme atteste le Catéchisme de l’Église catholique : « ‘Je crois’ ; c’est la foi de l’Église professée personnellement par chaque croyant, principalement lors du Baptême. ‘Nous croyons’ : c’est la foi de l’Église confessée par les Évêques assemblés en Concile ou, plus généralement, par l’assemblée liturgique des croyants. ‘Je crois’ : c’est aussi l’Église, notre Mère, qui répond à Dieu par sa foi et qui nous apprend à dire : ‘Je crois’, ‘Nous croyons’ »17.

Comme on peut l’observer, la connaissance des contenus de foi est essentielle pour donner son propre assentiment, c’est-à-dire pour adhérer pleinement avec l’intelligence et la volonté à tout ce qui est proposé par l’Église. La connaissance de la foi introduit à la totalité du mystère salvifique révélé par Dieu. L’assentiment qui est prêté implique donc que, quand on croit, on accepte librement tout le mystère de la foi, parce que Dieu lui-même qui se révèle et permet de connaître son mystère d’amour, est garant de sa vérité18.

D’autre part, nous ne pouvons pas oublier que dans notre contexte culturel de nombreuses personnes, bien que ne reconnaissant pas en soi le don de la foi, sont quand même dans une recherche sincère du sens ultime et de la vérité définitive sur leur existence et sur le monde. Cette recherche est un authentique « préambule » à la foi, parce qu’elle met en mouvement les personnes sur le chemin qui conduit au mystère de Dieu. La raison de l’homme elle-même, en effet, porte innée l’exigence de « ce qui a de la valeur et demeure toujours »19. Cette exigence constitue une invitation permanente, inscrite de façon indélébile dans le cœur humain, à se mettre en chemin pour trouver Celui que nous ne chercherions pas s’il n’était pas déjà venu à notre rencontre20. La foi nous invite justement à cette rencontre et nous y ouvre pleinement.

11. Pour accéder à une connaissance systématique des contenus de la foi, tous peuvent trouver dans le Catéchisme de l’Église catholique une aide précieuse et indispensable. Il constitue un des fruits les plus importants du Concile Vatican II. Dans la Constitution apostolique Fidei depositum signée, et ce n’est pas par hasard, à l’occasion du trentième anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II, le Bienheureux Jean-Paul II écrivait : « Ce Catéchisme apportera une contribution très importante à l’œuvre de renouveau de toute la vie ecclésiale… Je le reconnais comme un instrument valable et autorisé au service de la communion ecclésiale et comme une norme sûre pour l’enseignement de la foi »21.

C’est justement sur cet horizon que l’Année de la foi devra exprimer un engagement général pour la redécouverte et l’étude des contenus fondamentaux de la foi qui trouvent dans le Catéchisme de l’Église catholique leur synthèse systématique et organique. Ici, en effet, émerge la richesse d’enseignement que l’Église a accueilli, gardé et offert au cours de ses deux mille ans d’histoire. De la sainte Écriture aux Pères de l’Église, des Maîtres de théologie aux Saints qui ont traversé les siècles, le Catéchisme offre une mémoire permanente des nombreuses façons dans lesquelles l’Église a médité sur la foi et produit un progrès dans la doctrine pour donner certitude aux croyants dans leur vie de foi.

Dans sa structure elle-même, le Catéchisme de l’Église catholique présente le développement de la foi jusqu’à toucher les grands thèmes de la vie quotidienne. Page après page on découvre que tout ce qui est présenté, n’est pas une théorie, mais la rencontre avec une Personne qui vit dans l’Église. À la profession de foi, en effet, succède l’explication de la vie sacramentelle, dans laquelle le Christ est présent, agissant et continue à construire son Église. Sans la liturgie et les sacrements, la profession de foi n’aurait pas d’efficacité, parce qu’elle manquerait de la grâce qui soutient le témoignage des chrétiens. De la même manière, l’enseignement du Catéchisme sur la vie morale acquiert toute sa signification s’il est mis en relation avec la foi, la liturgie et la prière.

12. En cette Année, par conséquent, le Catéchisme de l’Église catholique, pourra être un véritable instrument pour soutenir la foi, surtout pour tous ceux qui ont à cœur la formation des chrétiens, si déterminante dans notre contexte culturel. Dans ce but, j’ai invité la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, en accord avec les Dicastères compétents du Saint-Siège, à rédiger une Note, par laquelle offrir à l’Église et aux croyants quelques indications pour vivre cette Année de la foi de manière plus efficace et appropriée, au service du croire et de l’évangélisation.

En effet, la foi, se trouve être soumise plus que dans le passé à une série d’interrogations qui proviennent d’une mentalité changée qui, particulièrement aujourd’hui, réduit le domaine des certitudes rationnelles à celui des conquêtes scientifiques et technologiques. Toutefois, l’Église n’a jamais eu peur de montrer comment entre foi et science authentique il ne peut y avoir aucun conflit parce que les deux, même si c’est par des chemins différents, tendent à la vérité22.

13. Il sera décisif au cours de cette Année de parcourir de nouveau l’histoire de notre foi, laquelle voit le mystère insondable de l’entrelacement entre sainteté et péché. Alors que la première met en évidence le grand apport que les hommes et les femmes ont offert à la croissance et au développement de la communauté par le témoignage de leur vie, le second doit provoquer en chacun une sincère et permanente œuvre de conversion pour faire l’expérience de la miséricorde du Père qui va à la rencontre de tous.

En ce temps nous tiendrons le regard fixé sur Jésus Christ « à l’origine et au terme de la foi » (He 12, 2) : en lui trouve son achèvement tout tourment et toute aspiration du cœur humain. La joie de l’amour, la réponse au drame de la souffrance et de la douleur, la force du pardon devant l’offense reçue et la victoire de la vie face au vide de la mort, tout trouve son achèvement dans le mystère de son Incarnation, du fait qu’il s’est fait homme, qu’il a partagé avec nous la faiblesse humaine pour la transformer par la puissance de sa résurrection. En lui, mort et ressuscité pour notre salut, trouvent pleine lumière les exemples de foi qui ont marqué ces deux mille ans de notre histoire de salut.

Par la foi, Marie a accueilli la parole de l’Ange et elle a cru à l’annonce qu’elle serait devenue Mère de Dieu dans l’obéissance de son dévouement (cf. Lc 1, 38). Visitant Elisabeth elle éleva son cantique de louange vers le Très-Haut pour les merveilles qu’il accomplissait en tous ceux qui s’en remettent à lui (cf. Lc 1, 46-55). Avec joie et anxiété elle met au jour son fils unique, maintenant intacte sa virginité (cf. Lc 2, 6-7). Comptant sur Joseph son Époux, elle porta Jésus en Égypte pour le sauver de la persécution d’Hérode (cf. Mt 2, 13-15). Avec la même foi elle a suivi le Seigneur dans sa prédication et elle demeura avec lui jusque sur le Golgotha (cf. Jn 19, 25-27). Avec foi Marie goûta les fruits de la résurrection de Jésus et, conservant chaque souvenir dans son cœur (cf. Lc 2, 19.51), elle les transmit aux Douze réunis avec elle au Cénacle pour recevoir l’Esprit-Saint (cf. Ac 1, 14 ; 2, 1-4).

Par la foi, les Apôtres laissèrent tout pour suivre le Maître (cf. Mc 10, 28). Ils crurent aux paroles par lesquelles il annonçait le Royaume de Dieu présent et réalisé dans sa personne (cf. Lc 11, 20). Ils vécurent en communion de vie avec Jésus qui les instruisait par son enseignement, leur laissant une nouvelle règle de vie par laquelle ils auraient été reconnus comme ses disciples après sa mort (cf. Jn 13, 34-35). Par la foi, ils allèrent dans le monde entier, suivant le mandat de porter l’Évangile à toute créature (cf. Mc 16, 15) et, sans aucune crainte, ils annoncèrent à tous la joie de la résurrection dont ils furent de fidèles témoins.

Par la foi, les disciples formèrent la première communauté regroupée autour de l’enseignement des Apôtres, dans la prière, dans la célébration de l’Eucharistie, mettant en commun tout ce qu’ils possédaient pour subvenir aux besoins des frères (cf. Ac 2, 42-47).

Par la foi, les martyrs donnèrent leur vie, pour témoigner de la vérité de l’Évangile qui les avait transformés et rendus capables de parvenir au don le plus grand de l’amour avec le pardon de leurs propres persécuteurs.

Par la foi, des hommes et des femmes ont consacré leur vie au Christ, laissant tout pour vivre dans la simplicité évangélique l’obéissance, la pauvreté et la chasteté, signes concrets de l’attente du Seigneur qui ne tarde pas à venir. Par la foi, de nombreux chrétiens ont promu une action en faveur de la justice pour rendre concrète la parole du Seigneur venu annoncer la libération de l’oppression et une année de grâce pour tous (cf. Lc 4, 18-19).

Par la foi, au cours des siècles, des hommes et des femmes de tous les âges, dont le nom est inscrit au Livre de vie (cf. Ap 7, 9 ; 13, 8), ont confessé la beauté de suivre le Seigneur Jésus là où ils étaient appelés à donner le témoignage de leur être chrétiens : dans la famille, dans la profession, dans la vie publique, dans l’exercice des charismes et des ministères auxquels ils furent appelés.

Par la foi, nous vivons nous aussi : par la reconnaissance vivante du Seigneur Jésus, présent dans notre existence et dans l’histoire.

14. L’Année de la foi sera aussi une occasion propice pour intensifier le témoignage de la charité. Saint Paul rappelle : « Maintenant donc demeurent foi, espérance, charité, ces trois choses, mais la plus grande d’entre elles, c’est la charité » (1 Co 13, 13). Avec des paroles encore plus fortes – qui depuis toujours engagent les chrétiens – l’Apôtre Jacques affirmait : « A quoi cela sert-il, mes frères, que quelqu’un dise : ‘J’ai la foi’, s’il n’a pas les œuvres ? La foi peut-elle le sauver ? Si un frère ou une sœur sont nus, s’ils manquent de leur nourriture quotidienne, et que l’un d’entre vous leur dise : ‘Allez en paix, chauffez-vous, rassasiez-vous’, sans leur donner ce qui est nécessaire à leur corps, à quoi cela sert-il ? Ainsi en est-il de la foi : si elle n’a pas les œuvres, elle est tout à fait morte. Au contraire, on dira : ‘Toi, tu as la foi, et moi, j’ai les œuvres ? Montre-moi ta foi sans les œuvres ; moi c’est par les œuvres que je te montrerai ma foi’ » (Jc 2, 14-18).

La foi sans la charité ne porte pas de fruit et la charité sans la foi serait un sentiment à la merci constante du doute. Foi et charité se réclament réciproquement, si bien que l’une permet à l’autre de réaliser son chemin. En effet de nombreux chrétiens consacrent leur vie avec amour à celui qui est seul, marginal ou exclus comme à celui qui est le premier vers qui aller et le plus important à soutenir, parce que justement en lui se reflète le visage même du Christ. Grâce à la foi nous pouvons reconnaître en tous ceux qui demandent notre amour, le visage du Seigneur ressuscité. « Dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 40) : ces paroles du Seigneur sont un avertissement à ne pas oublier et une invitation permanente à redonner cet amour par lequel il prend soin de nous. C’est la foi qui permet de reconnaître le Christ et c’est son amour lui-même qui pousse à le secourir chaque fois qu’il se fait notre prochain sur le chemin de la vie. Soutenus par la foi, regardons avec espérance notre engagement dans le monde, en attente « d’un ciel nouveau et d’une terre nouvelle où résidera la justice » (2 Pi 3, 13 ; cf. Ap 21, 1).

15. Parvenu désormais au terme de sa vie, l’Apôtre Paul demande à son disciple Timothée de « rechercher la foi » (2 Tm 2, 22) avec la même constance que lorsqu’il était jeune (cf. 2 Tm 3, 15). Entendons cette invitation adressée à chacun de nous, pour que personne ne devienne paresseux dans la foi. Elle est une compagne de vie qui permet de percevoir avec un regard toujours nouveau les merveilles que Dieu réalise pour nous. Engagée à saisir les signes des temps dans l’aujourd’hui de l’histoire, la foi incite chacun de nous à devenir signe vivant de la présence du Ressuscité dans le monde. Ce dont le monde aujourd’hui a particulièrement besoin c’est du témoignage crédible de tous ceux qui, éclairés dans l’esprit et dans le cœur par la Parole du Seigneur, sont capables d’ouvrir le cœur et l’esprit de beaucoup au désir de Dieu et de la vraie vie, celle qui n’a pas de fin.

« Que la Parole du Seigneur accomplisse sa course et soit glorifiée » (2 Th 3, 1) : puisse cette Année de la foi rendre toujours plus solide la relation avec le Christ Seigneur, puisque seulement en lui se trouve la certitude pour regarder vers l’avenir et la garantie d’un amour authentique et durable. Les paroles de l’Apôtre Pierre jettent un dernier rayon de lumière sur la foi : « Vous en tressaillez de joie, bien qu’il vous faille encore quelque temps être affligés par diverses épreuves, afin que, bien éprouvée, votre foi, plus précieuse que l’or périssable que l’on vérifie par le feu, devienne un sujet de louange, de gloire et d’honneur, lors de la Révélation de Jésus Christ. Sans l’avoir vu vous l’aimez ; sans le voir encore, mais en croyant, vous tressaillez d’une joie indicible et pleine de gloire, sûrs d’obtenir l’objet de votre foi : le salut des âmes » (1 Pi 1, 6-9). La vie des chrétiens connaît l’expérience de la joie et celle de la souffrance. Combien de saints ont vécu la solitude ! Combien de croyants, même de nos jours, sont éprouvés par le silence de Dieu alors qu’ils voudraient écouter sa voix consolante ! Les épreuves de la vie, alors qu’elles permettent de comprendre le mystère de la croix et de participer aux souffrances du Christ (cf. Col 1, 24), sont un prélude à la joie et à l’espérance où conduit la foi : « Lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort » (2 Co 12, 10). Nous croyons avec une ferme certitude que le Seigneur Jésus a vaincu le mal et la mort. Avec cette confiance assurée nous nous en remettons à lui : présent au milieu de nous, il vainc le pouvoir du malin (cf. Lc 11, 20) et l’Église, communauté visible de sa miséricorde, subsiste en lui comme signe de la réconciliation définitive avec le Père.

Confions à la Mère de Dieu, proclamée « bienheureuse parce qu’elle a cru » (Lc 1, 45), ce temps de grâce.

Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 11 octobre 2011, en la septième année de mon Pontificat.

BENEDICTUS PP. XVI

UN PRETRE ASSASSINE AUX PHILIPINES

Le père Fausto Tentorio, missionnaire italien de l’Institut pontifical des missions étrangères (PIME) dans la grande île de Mindanao (sud des Philippines) a été tué le 17 octobre devant sa paroisse, rapporte l’agence missionnaire Fides.

Le missionnaire se rendait à une rencontre des prêtres du diocèse de Kidapawan, lorsqu’il a été assailli par deux hommes armés qui ont ouvert le feu de sang froid, à la tête et dans le dos. Le prêtre a été porté à l’hôpital (à Antipa, soit environ 20 kms du lieu du crime) mais les médecins n’ont pu que constater le décès.

Lorsque la nouvelle est parvenue à Kidapawan, l’évêque, Mgr Romulo De La Cruz, « horrifié et sans parole », et son confrère, le père Vettorello, sont retournés à Arakan avant d’accourir à l’hôpital. La dépouille mortelle du missionnaire se trouve désormais dans sa paroisse, où les fidèles la veille, en priant de manière ininterrompue.

L’homicide « est une surprise pour tous », déclare le Père Vettorello à Fides. « Nous vivons une phase de tension particulière, comme par le passé. Certes, l’action missionnaire comporte toujours des risques mais le père Tentorio n’avait pas d’ennemis et il ne m’a jamais dit avoir reçu des menaces pas plus qu’il n’existe un épisode éclatant pouvant justifier ce crime. Il était par ailleurs très avisé et très prudent. Le Père Tentorio s’occupait de l’apostolat parmi les populations tribales. Mais, avant d’entreprendre un programme ou un projet, il tâtait le terrain pour comprendre de possibles difficultés grâce à du personnel local ».

Le confrère déclare : « Il a dédié toute sa vie au service de l’alphabétisation et du développement des indigents connus sous le nom de lumads, en particulier au sein de la tribu des manobo. Ce sont des populations pauvres et marginalisées. Il a réalisé des programmes de scolarisation, construit des conduites hydrauliques afin de fournir de l’eau potable aux villages et aux champs. Il a activé des cours de formation. De cette manière, il rendait son témoignage chrétien d’amour et de service du prochain, des pauvres ».

Dans cette œuvre, note le père Vettorello, peut-être « est-il possible que surviennent des problèmes relatifs à la possession de terres, à des conflits entre agriculteurs, à des disputes entre tribus différentes. Mais personne ne pouvait s’attendre à un événement tragique de ce type. Je suis convaincu que le sang du père Fausto est le sang d’un martyr qui donnera de bons fruits pour la mission aux Philippines ».

Le père Tentorio, qui se trouvait aux Philippines depuis 1978, œuvrait au sein du diocèse de Kidapawan depuis 1980. Il était, au moment de sa mort, directeur diocésain de l’apostolat des lumads. Il est le troisième missionnaire italien de l’Institut pontifical des missions étrangères assassiné à Mindanao après les pères Tullio Favali – tué en 1985 toujours à Kidapawan – et Salvadore Carzedda – assassiné en 1992 à Zamboanga City.

Source : Zenith

1ERE REUNION DU DOYENNE D’AVRANKOU

Après la session du presbyterium les 17, 18 et 19 derniers pour la rentrée pastorale 2011 / 2011, le doyenné d’Avrankou, comprenant les paroisses saint Michel (Avrankou), Saint Vincent (Tchaada), Notre Dame de l’Assomption (Kouti), saint Matthieu (Gbozounmè) et saint François-Xavier (Daagbé), ont tenu leur 1ère réunion décanale sur la paroisse saint Vincent de Tchaada le 25 octobre 2011 sous la présidence du curé doyen Frumence V.

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Equipe sacerdotale du doyenné d’Avrankou

L’office des lectures et celui du milieu du jour ont été priés devant le saint sacrement exposé pour ouvrir et clore la session. Puis entre les deux divers points inscrits à l’ordre du jour ont été abordé et traité. Mot d’accueil du curé doyen, compte rendu de la dernière réunion, répartition et attribution de diverses responsabilités, tour de table pour la vie paroissiale, visite du pape au Bénin, la préparation du temps de l’avent, les confessions pour Noël etc sans oublier le chapitre des divers.

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Vue partielle des confrères lors de la réunion

Il faut signaler que c’est une ambiance aussi bien détendue que grave et sérieuse que cela s’est déroulé avec la participation effective des uns et des autres. Tout est donc mis en place pour une année pastorale fructueuse.

Que l’Esprit nous y aide.

V. Frumence.

DISCOURS DE BENOIT XVI LE 27 OCTOBRE 2011 A ASSISE

Sous l’initiative du Pape Jean-Paul II et ce, depuis 25 ans (1986), croyants et non-croyants se réunissent à Assise pour prier et réfléchir pour la Paix. Cette année, Benoit XVI a prononcé ce discours.

Chers frères et sœurs, Responsables et Représentants des Églises et des Communautés ecclésiales et des Religions du monde, Chers amis,

Vingt-cinq années se sont écoulées depuis que le bienheureux Pape Jean-Paul II a invité pour la première fois des représentants des religions du monde à Assise pour une prière pour la paix. Que s’est-il passé depuis ? Où en est aujourd’hui la cause de la paix ? Alors la grande menace pour la paix dans le monde venait de la division de la planète en deux blocs s’opposant entre eux. Le symbole visible de cette division était le mur de Berlin qui, passant au milieu de la ville, traçait la frontière entre deux mondes. En 1989, trois années après Assise, le mur est tombé – sans effusion de sang. Subitement, les énormes arsenaux, qui étaient derrière le mur, n’avaient plus aucune signification. Ils avaient perdu leur capacité de terroriser. La volonté des peuples d’être libres était plus forte que les arsenaux de la violence. La question des causes de ce renversement est complexe et ne peut trouver une réponse dans de simples formules. Mais à côté des faits économiques et politiques, la cause la plus profonde de cet événement est de caractère spirituel : derrière le pouvoir matériel il n’y avait plus aucune conviction spirituelle. La volonté d’être libres fut à la fin plus forte que la peur face à la violence qui n’avait plus aucune couverture spirituelle. Nous sommes reconnaissants pour cette victoire de la liberté, qui fut aussi surtout une victoire de la paix. Et il faut ajouter que dans ce contexte il ne s’agissait pas seulement, et peut-être pas non plus en premier lieu, de la liberté de croire, mais il s’agissait aussi d’elle. Pour cette raison nous pouvons relier tout cela de quelque façon aussi à la prière pour la paix.

Mais qu’est ce qui est arrivé par la suite ? Malheureusement nous ne pouvons pas dire que depuis lors la situation soit caractérisée par la liberté et la paix. Même si la menace de la grande guerre n’est pas en vue, toutefois, malheureusement, le monde est plein de dissensions. Ce n’est pas seulement le fait que ici et là à maintes reprises des guerres ont lieu – la violence comme telle est potentiellement toujours présente et caractérise la condition de notre monde. La liberté est un grand bien. Mais le monde de la liberté s’est révélé en grande partie sans orientation, et même elle est mal comprise par beaucoup comme liberté pour la violence. La dissension prend de nouveaux et effrayants visages et la lutte pour la paix doit tous nous stimuler de façon nouvelle.

Cherchons à identifier d’un peu plus près les nouveaux visages de la violence et de la dissension. À grands traits – à mon avis – on peut identifier deux typologies différentes de nouvelles formes de violence qui sont diamétralement opposées dans leur motivation et qui manifestent ensuite dans les détails de nombreuses variantes. Tout d’abord il y a le terrorisme dans lequel, à la place d’une grande guerre, se trouvent des attaques bien ciblées qui doivent toucher l’adversaire dans des points importants de façon destructrice, sans aucun égard pour les vies humaines innocentes qui sont ainsi cruellement tuées ou blessées. Aux yeux des responsables, la grande cause de la volonté de nuire à l’ennemi justifie toute forme de cruauté. Tout ce qui dans le droit international était communément reconnu et sanctionné comme limite à la violence est mis hors jeu. Nous savons que souvent le terrorisme est motivé religieusement et que justement le caractère religieux des attaques sert de justification pour la cruauté impitoyable, qui croit pouvoir reléguer les règles du droit en faveur du « bien » poursuivi. Ici la religion n’est pas au service de la paix, mais de la justification de la violence.

La critique de la religion, à partir des Lumières, a à maintes reprises soutenu que la religion fut cause de violence et ainsi elle a attisé l’hostilité contre les religions. Qu’ici la religion motive de fait la violence est une chose qui, en tant que personnes religieuses, doit nous préoccuper profondément. D’une façon plus subtile, mais toujours cruelle, nous voyons la religion comme cause de violence même là où la violence est exercée par des défenseurs d’une religion contre les autres. Les représentants des religions participants en 1986 à Assise entendaient dire – et nous le répétons avec force et grande fermeté : ce n’est pas la vraie nature de la religion. C’est au contraire son travestissement et il contribue à sa destruction. Contre ceci, on objecte : mais d’où savez-vous ce qu’est la vraie nature de la religion ? Votre prétention ne dérive-t-elle pas peut-être du fait que parmi vous la force de la religion s’est éteinte ? Et d’autres objecteront : mais existe-t-il vraiment une nature commune de la religion qui s’exprime dans toutes les religions et qui est donc valable pour toutes ? Nous devons affronter ces questions si nous voulons contester de façon réaliste et crédible le recours à la violence pour des motifs religieux. Ici se place une tâche fondamentale du dialogue interreligieux – une tâche qui doit être de nouveau soulignée par cette rencontre. Comme chrétien, je voudrais dire à ce sujet : oui, dans l’histoire on a aussi eu recours à la violence au nom de la foi chrétienne. Nous le reconnaissons, pleins de honte. Mais il est absolument clair que ceci a été une utilisation abusive de la foi chrétienne, en évidente opposition avec sa vraie nature. Le Dieu dans lequel nous chrétiens nous croyons est le Créateur et Père de tous les hommes, à partir duquel toutes les personnes sont frères et sœurs entre elles et constituent une unique famille. La Croix du Christ est pour nous le signe de Dieu qui, à la place de la violence, pose le fait de souffrir avec l’autre et d’aimer avec l’autre. Son nom est « Dieu de l’amour et de la paix » (2 Co 13, 11). C’est la tâche de tous ceux qui portent une responsabilité pour la foi chrétienne, de purifier continuellement la religion des chrétiens à partir de son centre intérieur, afin que – malgré la faiblesse de l’homme – elle soit vraiment un instrument de la paix de Dieu dans le monde.

Si une typologie fondamentale de violence est aujourd’hui motivée religieusement, mettant ainsi les religions face à la question de leur nature et nous contraignant tous à une purification, une seconde typologie de violence, à l’aspect multiforme, a une motivation exactement opposée : c’est la conséquence de l’absence de Dieu, de sa négation et de la perte d’humanité qui va de pair avec cela. Les ennemis de la religion – comme nous l’avons dit – voient en elle une source première de violence dans l’histoire de l’humanité et exigent alors la disparition de la religion. Mais le « non » à Dieu a produit de la cruauté et une violence sans mesure, qui a été possible seulement parce que l’homme ne reconnaissait plus aucune norme et aucun juge au-dessus de lui, mais il se prenait lui-même seulement comme norme. Les horreurs des camps de concentration montrent en toute clarté les conséquences de l’absence de Dieu.

Toutefois, je ne voudrais pas m’attarder ici sur l’athéisme prescrit par l’État ; je voudrais plutôt parler de la « décadence » de l’homme dont la conséquence est la réalisation, d’une manière silencieuse et donc plus dangereuse, d’un changement du climat spirituel. L’adoration de l’argent, de l’avoir et du pouvoir, se révèle être une contre-religion, dans laquelle l’homme ne compte plus, mais seulement l’intérêt personnel. Le désir de bonheur dégénère, par exemple, dans une avidité effrénée et inhumaine qui se manifeste dans la domination de la drogue sous ses diverses formes. Il y a les grands, qui avec elle font leurs affaires, et ensuite tous ceux qui sont séduits et abîmés par elle aussi bien dans leur corps que dans leur esprit. La violence devient une chose normale et menace de détruire dans certaines parties du monde notre jeunesse. Puisque la violence devient une chose normale, la paix est détruite et dans ce manque de paix l’homme se détruit lui-même.

L’absence de Dieu conduit à la déchéance de l’homme et de l’humanisme. Mais où est Dieu ? Le connaissons-nous et pouvons-nous Le montrer de nouveau à l’humanité pour fonder une vraie paix ? Résumons d’abord brièvement nos réflexions faites jusqu’ici. J’ai dit qu’il existe une conception et un usage de la religion par lesquels elle devient source de violence, alors que l’orientation de l’homme vers Dieu, vécue avec droiture, est une force de paix. Dans ce contexte, j’ai renvoyé à la nécessité du dialogue, et j’ai parlé de la purification, toujours nécessaire, de la religion vécue. D’autre part, j’ai affirmé que la négation de Dieu corrompt l’homme, le prive de mesures et le conduit à la violence.

À côté des deux réalités de religion et d’anti-religion, il existe aussi, dans le monde en expansion de l’agnosticisme, une autre orientation de fond : des personnes auxquelles n’a pas été offert le don de pouvoir croire et qui, toutefois, cherchent la vérité, sont à la recherche de Dieu. Des personnes de ce genre n’affirment pas simplement : « Il n’existe aucun Dieu ». Elles souffrent à cause de son absence et, cherchant ce qui est vrai et bon, elles sont intérieurement en marche vers Lui. Elles sont « des pèlerins de la vérité, des pèlerins de la paix ». Elles posent des questions aussi bien à l’une qu’à l’autre partie. Elles ôtent aux athées militants leur fausse certitude, par laquelle ils prétendent savoir qu’il n’existe pas de Dieu, et elles les invitent à devenir, plutôt que polémiques, des personnes en recherche, qui ne perdent pas l’espérance que la vérité existe et que nous pouvons et devons vivre en fonction d’elle. Mais elles mettent aussi en cause les adeptes des religions, pour qu’ils ne considèrent pas Dieu comme une propriété qui leur appartient, si bien qu’ils se sentent autorisés à la violence envers les autres. Ces personnes cherchent la vérité, elles cherchent le vrai Dieu, dont l’image dans les religions, à cause de la façon dont elles sont souvent pratiquées, est fréquemment cachée. Qu’elles ne réussissent pas à trouver Dieu dépend aussi des croyants avec leur image réduite ou même déformée de Dieu. Ainsi, leur lutte intérieure et leur interrogation sont aussi un appel pour nous les croyants, pour tous les croyants, à purifier leur propre foi, afin que Dieu – le vrai Dieu – devienne accessible. C’est pourquoi, j’ai invité spécialement des représentants de ce troisième groupe à notre rencontre à Assise, qui ne réunit pas seulement des représentants d’institutions religieuses. Il s’agit plutôt de se retrouver ensemble dans cet être en marche vers la vérité, de s’engager résolument pour la dignité de l’homme et de servir ensemble la cause de la paix contre toute sorte de violence destructrice du droit.

En conclusion, je voudrais vous assurer que l’Église catholique ne renoncera pas à la lutte contre la violence, à son engagement pour la paix dans le monde. Nous sommes animés par le désir commun d’être « des pèlerins de la vérité, des pèlerins de la paix ». Je vous remercie.

LA MESSE POUR LES VIVANTS ET POUR LES MORTS

Le mois de novembre est un mois privilégié pour penser à ceux qui nous ont quittés. Et la meilleure façon de leur témoigner notre affection est la prière et l’offrande de messes à leur intention.

Saint Jean Chrysostome disait à ses paroissiens : « Au lieu de pleurer ceux que vous avez perdus, secourez-les par des prières, par des aumônes, par de saintes oblations. Non ce n’est pas en vain que nous nous souvenons d’eux dans les divins mystères (c’est-à-dire la messe). Ce n’est pas en vain que nous approchons, en priant pour eux, de la table sacrée où repose l’Agneau qui porta le péché du monde. Nous avons confiance qu’ils reçoivent de là quelque soulagement. Non ce n’est pas sans motif que celui qui est debout à l’autel, au moment où s’accomplissent les redoutables mystères, élève la voix et dit : « Pour tous ceux qui se sont endormis en Jésus Christ, et pour ceux qui célèbrent leur mémoire » ; si cela n’avait pas d’objet, à quoi bon ce langage ? Nos cérémonies ne sont pas des fictions de théâtre, l’Esprit Saint lui-même y a tout réglé. »

Si, dans la pratique de l’Eglise, il est fortement recommandé de célébrer des messes pour les défunts, on peut cependant se demander : pourquoi est-il bon d’offrir l’Eucharistie pour leurs âmes ? Quels bienfaits les âmes des défunts peuvent-elles en retirer ?

Nicolas Buttet, dans son livre « L’Eucharistie à l’école des saints » donne des réponses claires. Nous nous inspirons ici de ses écrits et des points forts de son argumentaire pour répondre à ces questions. Cette de doctrine de l’Eglise, trouve son fondement dans le livre des Macchabées (2M 12, 44-45) où Judas Macchabée, sur la foi en la Résurrection, fit « faire ce sacrifice expiatoire pour les morts, afin qu’ils fussent délivrés de leurs péchés ». Car seuls, le sacrifice du Christ sur la Croix et sa miséricorde peuvent nous ouvrir les portes du Ciel. L’Eucharistie est donc offerte pour le salut des âmes des défunts.

Avec les premiers Pères, l’Eglise affirme cette doctrine. Aristide au IIème siècle disait aux chrétiens : « Si l’un des fidèles vient à mourir, procurez-lui le salut en célébrant l’Eucharistie… ». Plus tard, St Cyrille de Jérusalem exhorte les fidèles à prier « pour tous ceux qui se sont endormis avant nous, croyant qu’il y aura un très grand profit pour les âmes, en faveur desquelles la supplication est offerte, tandis que se trouve présente la sainte et redoutable Victime ».

St Jérôme insiste sur l’Eucharistie comme salut des âmes des défunts ; il disait que pour chaque messe célébrée dévotement, de nombreuses âmes quittent le purgatoire pour rejoindre le Ciel.

St Thomas d’Aquin viendra confirmer cette doctrine de l’Eglise, car dit-il : « Ce sacrifice est le meilleur moyen de libérer promptement les âmes souffrantes ».

Nous voyons donc que la Bible elle-même nous enseigne qu’il est bon de faire dire la messe pour les défunts et que leurs âmes en tirent le bénéfice suprême, l’entrée au Ciel.

Sainte Monique, mère de saint Augustin d’Hippone était si consciente de cela, qu’avant de mourir, elle ne demanda qu’une seule chose à ses fils : « vous souvenir de moi devant l’autel du Seigneur en quelque endroit que vous soyez ».

Dans l’histoire de l’Eglise, il y a ainsi de nombreux témoignages de saints ou de mystiques sur ce sujet. Dieu a donné à sainte Marie Madeleine de Pazzi de voir les âmes du Purgatoire monter au ciel à chaque messe…

Célébrer l’Eucharistie à l’intention des défunts, c’est aussi rappeler l’importance de la communion de toute l’Eglise ; les défunts ne sont pas en dehors de l’Eglise mais dans le Christ avec les vivants. Car, nous dit Nicolas Buttet : « Le Père veut tout rassembler sous un seul chef, son Fils ». C’est le mystère de la communion des saints. Et réunis par l’Eucharistie, nous pouvons intercéder les uns pour les autres. Il n’y a qu’une Eglise, ajoute Nicolas Buttet, « celle qui rassemble tous les enfants rachetés par le Sang du Christ : ceux qui militent encore sur la terre, ceux qui attendent dans une dernière préparation purificatoire la joie de voir Dieu face à face et ceux qui partagent avec tous les saints et les anges le bonheur du ciel. ».

Faire célébrer la messe pour les défunts est un véritable acte de foi. Et si l’Eucharistie célébrée pour les défunts est pour eux source de grande grâce, elle l’est aussi pour les vivants.

Voici pour illustrer ce propos cette belle histoire : abandonné par son père, un enfant livré à lui-même n’avait pour seule ressource que le fruit de son humble travail, gardien de pourceaux. Son père mourut mais il ne l’apprit que bien tard et ne put assister à ses obsèques. Un jour, l’enfant trouva un écu par terre et sa première réaction fut de courir à l’église faire dire une messe pour son père avec cet argent. Cet enfant s’appelait Pierre Damien, et devint cardinal ; il fut canonisé et déclaré docteurs de l’Eglise.

Oui la messe est célébrée pour les morts et pour les vivants. Laissons, pour conclure, la parole au Pape Benoit XV : « Le profit retiré de la messe est beaucoup plus utile aux vivants qu’aux défunts. Bien des gens, par oubli ou par ingratitude, se rendent souvent coupables en négligeant de faire célébrer la messe pour purifier les âmes de ceux qu’ils semblaient vraiment aimer ; mais il y en a beaucoup qui, au grave détriment de leur profit spirituel, ignorent que le sacrifice de leur la messe leur servira davantage s’ils le font célébrer de leur vivant au lieu de charger leurs héritiers, leurs parents et leurs amis de s’en acquitter après leur mort. »

Père Nestor ATTOMATOUN,

Communauté de l’Emmanuel

QUI EST LE PAPE ?

1- Le Pape est le successeur de Saint Pierre ; le représentant de Jésus-Christ sur la terre, et le Chef suprême de l’Église visible. Le Concile Vatican II en a parlé de façon remarquable dans la Constitution dogmatique sur l’Eglise : « L’Evêque de l’Eglise de Rome, en qui demeure la charge que le Seigneur a donnée d’une manière singulière à Pierre, premier des Apôtres, et qui doit être transmise à ces successeurs, est le chef du Collège des Evêques, Vicaire du Christ et Pasteur de l’Eglise toute entière sur cette terre ; c’est pourquoi il possède dans l’Eglise, en vertu de sa charge, le pouvoir ordinaire, suprême, plénier, immédiat et universel qu’il peut toujours exercer librement »

QUE DIT LA BIBLE SUR LE PAPE ?

2- Jésus Christ s’adressant à Pierre dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise ; et les puissances de la mort ne l’emporteront pas sur elle. Je te donne les clefs du Royaume des cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. » (Mt 16,17-19) Depuis, les papes continuent le travail de Pierre

QUELLE EST L’ORIGINE DU MOT "PAPE" ?

3- Le mot pape vient du grec « pappas » qui signifie papa.

POURQUOI LE PAPE EST-IL HABILLE EN ROUGE ?

4- Les symbolistes du Moyen-âge comparent l’Eglise à la colombe aux pattes rouges. Cela rappelle que l’Eglise, toute sainte dans son fondateur et par la grâce qui l’anime (le blanc) avance dans le siècle dans le sang des martyrs (le rouge).

POURQUOI LE PAPE PORTE-T-IL DES CHAUSSURES ROUGES ?

5- C’est en relation avec les pratiques liturgiques de l’Eglise, avec les différentes couleurs des chasubles que le prêtre revêt lors de la Sainte messe. Cette couleur change selon les occasions et les périodes liturgiques de l’année. Autrefois, chez le Pape, la couleur des chaussures variait et était assortie à celle des chasubles. Si la chasuble était verte, le Pape portait aussi des chaussures vertes, si elle était rouge, les chaussures étaient rouges. Donc, chaussures et chasuble avaient la même couleur. Avec le temps, la couleur rouge s’était imposée pour les chaussures, et c’est ainsi que depuis lors, le Pape porte des chaussures rouge sombre.

QUELLE EST L’EFFIGIE IMPRIMEE SUR L’ANNEAU PAPAL ?

6- L’effigie de l’anneau papal représente saint Pierre pêchant au filet dans sa barque. « L’anneau du pécheur » est en réalité une ’bague à sceller’, avec laquelle, autrefois, les documents importants et les archives étaient marqués d’un sceau, c’est-à-dire identifiés. Cependant, à l’origine, l’anneau du pécheur est inspiré d’un beau passage de l’Evangile, dans lequel Jésus commande à Pierre et aux apôtres de devenir des pécheurs d’hommes, "Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras" (Luc, 5). Par là, Jésus veut dire qu’ils doivent guider les hommes vers Lui. Cette bague doit ainsi renforcer sa fidélité au Christ, et lui rappeler sa responsabilité au sein de l’Eglise. L’anneau sera brisé au jour de la mort du Pontife.

QUELS SONT LES DIFFERENTS NOMS POUR DESIGNER LE PAPE ?

7- St Père, Sa Sainteté, Souverain Pontife, Vicaire du Christ. L’un des premiers titres des papes était « celui qui préside à la charité », à la révélation de l’amour de Dieu sur la terre.

QUELLES SONT LES 4 FONCTIONS DU PAPE ?

8- Le Pape est Evêque de Rome, Patriarche d’Occident, Pasteur de l’Eglise Universelle et Chef de la Cité du Vatican.

QUELS SONT LES DEVOIRS DU PAPE ?

9- Les devoirs du Pape sont d’enseigner, de gouverner et de sanctifier tous les membres de l’Église visible.

QUELS SONT LES POUVOIRS DU PAPE ?

10- Dans la limite de ses devoirs, les pouvoirs du Pape sont absolus sur tous les membres de l’Église visible : Évêques, Prêtres et Fidèles.

LE PAPE PEUT-IL SE TROMPER EN MATIERE DE DOCTRINE ET DE MORALE ?

11- Non, en matière de doctrine et de morale, le Pape ne peut pas se tromper, lorsqu’il engage son infaillibilité en tant que successeur de St. Pierre.

QUELS SONT LES DEVOIRS DU CLERGE ET DES FIDELES LAÏCS ENVERS LE PAPE ?

12- Les devoirs des Pasteurs et des Fidèles envers le Pape sont de l’aimer comme un père et de lui obéir en tout ce qu’il commande au nom de Jésus-Christ.

QUELLE EST L’IMAGE REPRESENTEE SUR L’INSIGNE DES PAPES ?

13- Les clés de saint Pierre. Jésus a voulu montrer à Pierre qu’il lui donnait l’autorité sur son Eglise. Il en a fait en quelque sorte le maître de maison. Il lui a dit : "Je te donnerai les clés du Royaume des cieux." C’est pour cela que l’insigne des papes représente deux clés croisées.

POURQUOI LE PAPE PORTE-IL UNE TIARE ?

14- La tiare est devenue l’emblème du St-Siège ; la tiare est remise au pape lors de son couronnement : « Recevez la tiare ornée de 3 couronnes et sachez que vous êtes le père des princes et des rois, recteur de l’Univers et sur Terre vicaire de Jésus-Christ notre Sauveur. » Elle symbolise aussi la triple royauté du pape sur l’Église universelle (militante, souffrante, triomphante).

QUE PORTE LE PAPE SUR LA TETE QUAND IL NE PORTE PAS LA TIARE ?

15- Une calotte blanche ou "barette", du latin « pileolus » ; elle ne sera ôtée que devant le Tout-Puissant. Notez que le Saint-Père a d’innombrables calottes à sa disposition car le vent les projette souvent au loin… !

QU’EST-CE QUE LE SAINT SIEGE ?

16- Le Saint Siège est l’État de la Cité du Vatican qui constitue le plus petit État du monde. Il est situé à Rome en Italie. Son rôle n’est ni politique ni économique. Par son indépendance, le Vatican permet au pape d’assurer l’unité spirituelle de toute l’église catholique.

LES PAPES ONT TOUJOURS VECU EN ITALIE ?

17- Non, les papes ont aussi vécu à Avignon, en France, dite la Cité des Papes.

POUR COMBIEN D’ANNEES LE PAPE EST-IL ELU ?

18- Jusqu’à sa mort.

QUELLES SONT LES COULEURS DU PAPE ?

19- Jaune et blanc

QUI A LANCE LES PREMIERES J M J ?

20- Le Pape Jean-Paul II en 1984

PROGRAMME DE LA FETE DIOCESAINE DES LECTEURS
  • 08H – 09H : Arrivée et installation
  • 09H – 09H30 : Répétition de l’hymne de l’ULEDIP
  • 09H 30 – 10H00 : Préparation pour la messe
  • 10H 00 – 12H00 : Messe suivie de l’allocution du vicaire général
  • 12H00 – 12H30 : Angelus suivi de l’hymne de l’ULEDIP
  • 12H30 – 13H00 : Allocution de la présidente de l’ULEDIP, Déclamation poétique (St Pierre et St Paul P / N) 1er sketch ( Sacré-Cœur P / N) et ballet (Pobé)
  • 13H00 – 14H00 : Repas + Animation du Père Paulin Gnansounou
  • 14H00 – 15H00 : Grande finale des meilleurs lecteurs
  • 15H00 – 15H30 : 2ème sketch (St François-Xavier P/N) et chorégraphie (St Hubert Missérété)
  • 15H30 – 16H00 : Délibération et remise des prix
  • 16H00 – 16H30 : Animation par le Père Paulin Gnansousou
  • 16H30 – 17H00 : Mot de fin et bénédiction par l’aumônier
  • 17H00 – 17H30 : Rangement et départ

BONNE FETE A TOUS

LA JOIE DE L’IMMACULEE

La joie de l’Immaculée. Où trouver la joie tant cherchée ? Où trouver cette neuvième béatitude dont parlait St Bonaventure ?

Qui est, après Jésus, l’être le plus joyeux au monde ? Qui jubile sous l’action du Saint Esprit ?

C’est sans nul doute la Vierge Marie.

En cette fête de l’Immaculée Conception, nous pouvons contempler la joie de Marie. Et ceci pour plusieurs raisons.

  • D’abord, à en croire Saint Maximilien Kolbe, l’Immaculée révèle l’Esprit Saint . Or nous savons que la joie est l’un des plus beaux fruits de l’Esprit. On comprend donc aisément que l’Esprit Saint ait gratifié son Épouse de cette grâce. Marie est donc la fleur de la joie parfaite.
  • Ensuite, Marie l’Immaculée est la « comblée de grâces » reconnue et célébrée par les anges envoyés par Dieu le Père. Autrement dit le « Réjouis-toi » est la première parole adressée par le Père à Marie par l’intermédiaire de l’Ange Gabriel. Jean Paul II exprime avec clarté la dimension joyeuse de la salutation angélique : « Par cette première parole adressé à Marie, le Père révèle son intention de communiquer la joie, la joie véritable et définitive, à l’humanité. La joie propre au Père, qui consiste à avoir son Fils près de lui, est offerte à tous, mais elle est tout d’abord confiée à Marie pour que, par elle, elle soit communiquée à la communauté humaine ».
  • Enfin, l’Immaculée est la joie de Dieu en tant que la nouvelle Eve. Une joie qui exprime la miséricorde de Dieu par sa puissance de guérison. Nous pouvons contempler ici l’Immaculée Notre Dame dont le sourire a guérit Ste Thérèse de l’Enfant Jésus, et qu’elle raconte avec beaucoup d’émotion : « …ce qui me pénétra jusqu’au fond de l’âme, dit-elle, ce fut le ravissant sourire de la Ste Vierge. Alors toutes mes peines s’évanouirent, deux grosses larmes jaillirent de mes paupières et coulèrent silencieusement sur mes joues, mais c’était des larmes d’une joie sans mélange... ».

Comment se manifeste la joie de Marie ?

C’est une joie intérieure, fruit de la méditation de la Parole. Marie « conservait tous les événements dans son cœur ».

Mais cette joie n’est pas qu’intérieure, elle est aussi extérieure et communicative.

Elisabeth pourrait en témoigner, elle qui la première entendit le Magnificat, la plus belle expression de la joie de Marie : « Exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse ». On se souvient que ce chant d’allégresse a pu convertir nombre de personnes, dont Paul Claudel, un 25 décembre 1886, à Notre Dame de Paris. Il en sortira avec cette conviction que : « La joie, c’est le premier et le dernier mot de l’Evangile ».

En contemplons l’Immaculée, laissons nous saisir par sa joie, car Marie est éducatrice à la joie. Elle nous enseignera à être heureux. Elle nous indiquera que la joie n’est pas d’abord le plaisir, qui en est parfois le principal obstacle, comme le confirme Jean Ladame : « Tel et tel ont connu les plus raffinées des jouissances, ils ont cherché leurs délices en toutes les nourritures terrestres, ils ont trempé les lèvres aux coupes de toutes les voluptés. De tout cela, pourtant, ils n’ont gardé qu’un écœurement profond. D’autres ont possédé la fortune, mais celle-ci n’a pas assouvi la fringale de leur cœur…d’autres ont gouverné, régi, dominé, ils se sont saoulé de gloire humaine…mais le bonheur n’est pas venu. » Les enfants de Marie sont à l’abri de ces quêtes infructueuses de la joie car Notre Dame leur apprend le secret de la joie parfaite, elle leur apprend aussi à conserver cette joie en la donnant aux autres, comme elle le fit elle-même pour sa cousine Elisabeth. « On ne possède bien en effet que ce que l’on distribue, poursuit Jean Ladame. On ne retient bien que ce que l’on livre. Si notre joie est authentique, elle sera contagieuse, éclairant le visage et le cœur d’autrui. »

Tel fut le témoignage des saints à l’école de la Vierge Marie qui rayonnaient leur soleil intérieur. Car l’Immaculée leur rappelle sans cesse cette forte parole du Christ : « Votre tristesse se changera en joie et celle-ci personne ne pourra vous la ravir. » Accueillons l’Immaculée chez nous, c’est elle qui « … nous conduit à la connaissance du secret de la joie chrétienne, en nous rappelant que le christianisme est avant tout euangelion, "bonne nouvelle", dont le centre, plus encore le contenu lui-même, réside dans la personne du Christ, le Verbe fait chair, l’unique Sauveur du monde ».

Père Nestor Attomatoun,

Communauté de l’Emmanuel

PROGRAMME PELERINAGE : MARIA-TOKPA 2013

PROGRAMME DU PELERINAGE

  • Samedi 16 février 2013 :
    - 16H00 : Confessions et dévotions individuelles
    - 18H00 : Procession aux flambeaux avec récitation du chapelet.
    - 19H00 : Messe par les nouveaux prêtres
    - 20H30 à 00H00 Adoration du Saint Sacrement par paroisse.
  • Dimanche 17 février 2013 : - 00H00 à 08H00 : Adoration du Saint Sacrement par paroisse.
08H30-09H30 Diverses dévotions : Adoration, chemin de croix et chapelet

- 09H30 : Reposition du Saint-Sacrement.
- 09H45 : Fin des confessions et préparation pour la Messe.
- 10H00 : Eucharistie pontificale.
- Bénédiction des malades.

LA PROGRESSION DES CATHOLIQUES EN AFRIQUE

Mark Riedemann de « Là où Dieu pleure » en coopération avec l’A.E.D. (Aide à l’Eglise en Détresse, www.aed-france.org) a interviewé le P. Gérard Chabanon, supérieur général des Missionnaires d’Afrique (M.Afr., Père Blanc).

Le nombre de catholiques Africains est en constante progression : ils étaient 2 millions en 1900, ils sont désormais 140 millions depuis l’an 2000.

Mark Riedemann - Quelles sont les communautés religieuses qui existent en Afrique et quelles sont celles qui prédominent ?

P. Gérard Chabanon - Les chrétiens représentent la plus grande communauté religieuse dans la plupart des pays d’Afrique, si vous mettez à part la partie Nord de l’Afrique qui est 100 % musulmane. L’Islam est la communauté qui arrive juste après. Ensuite, il y a la religion traditionnelle Africaine à laquelle nous n’avons pas assez prêté attention. En effet, cette religion a beaucoup d’adeptes et est de plus en plus influente dans la vie quotidienne des Africains qu’ils soient chrétiens, musulmans ou sans religion.

Le nombre de catholiques africains a augmenté de 6-7 %, à quoi attribuez-vous cette hausse ?

Il y a différentes raisons. L’éducation est sans doute la plus évidente. Les premiers missionnaires ont très rapidement créé des écoles dans lesquelles était enseignée la foi catholique. Par ailleurs, ils ont aussi joué un rôle social, dans les secteurs de la santé, de l’éducation, du développement de l’agriculture et beaucoup d’autres projets. Cela a, bien entendu, aidé les Africains. Ils ont vu que ce n’était pas juste une conquête coloniale. On a souvent dit sur les missionnaires : « Ils viennent, ils donnent la bible et ils retournent dans leur pays ». Or, dans la plupart des pays d’Afrique, les autochtones ont bien compris la bienveillance et l’aide apportée par les missionnaires.

D’ici à 2050, trois pays d’Afrique vont faire partie des dix plus grands pays catholiques du monde, le Congo, l’Ouganda et le Niger. L’Eglise catholique a-t-elle fait attention à cette montée du catholicisme en Afrique ?

L’Afrique est très appréciée par le pape Benoît XVI. Il aime y séjourner, visiter, parler et rester avec les Africains. Il est très aimé pour cela et je pense que cela a permis aux Africains de comprendre qu’ils font vraiment partie de l’Eglise catholique et qu’ils y tiennent une grande place.

Et le reste de l’Eglise prête-t-elle attention à l’Afrique ?

Il y a quelques problèmes quand les Africains s’installent en Europe. Des confrontations, des malentendus et des différents politiques avec les émigrés Africains donnent une mauvaise image de l’avenir. Le second problème est médiatique. La majorité des médias parlent de l’Afrique négativement : sida, violence raciste, conflit religieux, pauvreté, etc. Nous avons désormais la responsabilité en tant que missionnaires aujourd’hui de donner une belle image de l’Afrique. C’est ce qui arrive ici et la solidarité existe. Le souhait des Africains n’est pas de vivre dans la violence.

L’islam est un défi pour l’Eglise catholique. Un Africain sur trois se considère comme musulman. Comment l’Eglise catholique répond-t-elle à cette question de l’Islam ?

C’est un grand défi. L’islam ne grandit certainement pas aussi vite que ne le disent les médias, mais il grandit ! Il est soutenue par les pays riches du Moyen-Orient comme l’Arabie Saoudite ou les Emirats Arabes qui l’aident dans sa croissance et soutiennent financièrement ses projets religieux. Le point de vue des missionnaires, notamment des missionnaires nés en Algérie, pays musulman, est que le dialogue est la clé pour aider les chrétiens et les musulmans à vivre ensemble paisiblement. J’ai vu par exemple à Dar Es Salaam, en Tanzanie, trois ou quatre familles dont une ou deux était musulmane et l’autre chrétienne, vivre ensemble dans la même maison. Ils partageaient la même cuisine, la même salle de bain. C’est quelque chose qui doit se développer : la cohabitation pacifique.

Comment votre travail missionnaire a-t-il évolué ces dernières années ?

Si l’on analyse notre travail depuis le début, le contexte a changé de façon dramatique. Je dirai qu’à partir de 1868 jusqu’à la fin du 19e siècle à nos jours, nous avons vécu une transition entre le temps des colonies et le temps de l’indépendance de l’Afrique sur une période très courte. Ces changements sont dramatiques surtout chez les jeunes Africains. Pour nous, missionnaires, nous avons également à nous adapter à ce changement radical. L’indépendance leur a offert de nombreuses possibilités mais en même temps, des effets très négatifs sont apparus liés au transfert de notre culture dans leur histoire sans explication, ni discernement. Notre culture occidentale est simplement imposée par les médias.

Comment votre communauté des Pères Blancs s’est-elle développée en Afrique ?

80 à 85 % de nos postulants sont Africains. Nous avons maintenant plus ou moins, 200 frères Africains. La plupart de nos écoles de formation sont en Afrique. Il me semble que c’est un développement très important pour notre propre communauté qui était essentiellement européenne et canadienne et qui devient désormais Africaine. Nous constatons que petit à petit, les jeunes Africains prennent de plus en plus de responsabilités et deviennent des leaders dans notre communauté. C’est grâce à notre formation car c’est un des plus grand défi pour notre Eglise aujourd’hui : proposer des formations solides à nos prêtres. Vous avez dit que les séminaires sont complets mais j’entend beaucoup d’évêques qui espèrent des personnes formées pour accompagner spirituellement ces jeunes séminaristes. De notre côté, nous voulons garder de petits séminaires car nous pensons qu’il est important de connaître nos séminaristes pour les aider à discerner sur leur vocation. Par ailleurs, nous souhaitons leur donner la meilleure formation afin que, de retour en Afrique où ils seront nommés, ils puissent donner le meilleur d’eux-mêmes.

Source : ZENIT

UNE NAISSANCE QUI A CHANGE LE MONDE.

La Naissance de Jésus a-t-elle vraiment changé l’histoire de l’humanité ? Est-il vrai que les puissants et les populations ont tout de suite compris l’importance de cette naissance ? Pourquoi comptons-nous les jours de cette naissance ? Et quelle signification la crèche a-t-elle pour la vie de chacun ? Pour répondre à ces questions et à tant d’autres, ZENIT a interrogé le P. Pietro Messa, directeur de l’Ecole supérieure d’Etudes Médiévales et Franciscaines de l’université pontificale Antonianum.

Zenit - Quelle signification le personnage de Jésus a-t-il dans l’histoire et dans la crèche faite par saint François ?

P. Pietro Messa - Nous savons que les premiers chrétiens, qui étaient en effet tous de religion juive, observaient le sabbat, mais le lendemain, ils se réunissaient pour faire mémoire de la Résurrection. Donc, la première fête célébrée, et celle-ci par excellence, est la Pâque. Puis ils ont commencé à célébrer d’autres épisodes de la vie de Jésus comme sa naissance fixée le 25 décembre, soit le jour où, précédemment ils célébraient la naissance du « Sol invictus », le soleil non vaincu par les ténèbres. Le jour où, passant au solstice d’hiver, les journées commencent à se rallonger et la lumière prend le pas sur l’obscurité de la nuit. De la célébration, on passe aux représentations et aux pèlerinages à Bethléem. La cité du roi David dont descend Jésus.

Ce sont précisément les pèlerinages, à la fois expression et vecteur du lien avec les lieux de l’histoire terrestre de Jésus, qui ont été l’élément propulseur du récit et de la représentation de l’humanité de Jésus. Et c’est dans ce contexte que s’inscrit le désir de Frère François d’Assise manifesté aux habitants de Greccio, en 1233, de voir « avec les yeux du corps » comment l’Enfant Jésus a été couché dans une mangeoire entre l’âne et le bœuf.

Et ainsi, la nuit de Noël, dans une mangeoire, là où se trouvaient les deux animaux de la tradition, fut célébrée l’Eucharistie, permettant de voir « avec les yeux du corps » le pain et le vin consacré et de croire, grâce à l’Esprit saint, à la présence du Corps et du sang du Christ (pour un approfondissement, cf. U. Occhialini - P. Messa, « Il primo presepio del mondo » - « La première crèche du monde » , Ed. Porziuncola, Assise 2011).

Dans un monde sécularisé comme le nôtre aujourd’hui, la naissance de Jésus est banalisée et assimilée à un « mythe » auquel seuls les enfants peuvent croire. Pourquoi, selon les chrétiens, cette naissance a-t-elle changé le monde ?

Mais plus que le fait de croire qu’il s’agit d’un mythe, la pire démystification de Noël réside peut-être dans cette réduction que l’on fait de la fête de la bonté, de l’altruisme, d’une main tendue aux nécessiteux. Non pas que ces choses ne soient pas importantes ou présentes dans l’Evangile, mais le centre est que Jésus vient à nous parce qu’il a opté pour notre pauvreté. Il nous tend la main, jusqu’à l’accomplissement, quand son bras sera tendu sur la croix.

Comme disait la clarisse sœur Claire Tarcisia du Protomonastère Sainte Claire d’Assise, à la fin de son existence : « L’important dans la vie est d’aimer, mais surtout de se laisser aimer ! » Et Noël est un moment propice pour se laisser aimer. Et ceci n’engendre pas de la passivité parce que Jésus nous aime comme nous sommes, mais il ne nous laisse pas comme nous sommes, au contraire il nous transforme en êtres capables d’aimer de manière inventive et efficace. De cette façon-là, la rencontre avec sa Présence change et donne le départ à une nouvelle humanité.

Les chrétiens disent de Jésus qu’il est le Sauveur, pourquoi ?

Jésus de Nazareth, une ville selon certains d’où rien de bon ne pouvait venir – est passé par les routes de la Palestine et, comme pour d’autres personnes, on se demandait qui il était. Les réponses à de telles questions variaient, mais ceux qui ne se laissent pas enfermer dans leurs schémas prennent acte que chaque réponse résulte inadéquate ou mieux non exhaustive.

Et ainsi, peu à peu, on a fini par reconnaître qu’il était le Messie, ou plutôt oint du Très Haut et donc sauveur. Mais la personne de Jésus, même lorsque l’on atteint certaines certitudes définies dans les dogmes, continue de susciter des questions et, comme les saints le montrent, il y a toujours de quoi s’émerveiller, autrement dit de quoi s’arrêter et de le regarder avec stupeur.

La date, la Comète, les mages... Quels sont les éléments qui évoquent réellement les épisodes de son histoire ?

La vie de Jésus a sa place dans les coordonnées de l’histoire, soit dans l’espace et le temps : l’espace est celui de la Palestine et le temps est, comme on dit dans le Credo, « sous Ponce Pilate ». Mais cela ne suffit pas car beaucoup ont vu son humanité, ont écouté ses paroles, ont aussi admiré ses miracles, mais quelques uns seulement ont cru à sa divinité. Comme dit François d’Assise dans sa première admonition, les disciples ont vu « avec les yeux du corps » son humanité, mais ils ont cru à sa divinité. Chez Jésus il y a donc certainement une histoire, mais aussi quelque chose qui dépasse l’histoire. Voilà pourquoi cela est important, comme le rappelle Benoît XVI, qu’il y ait une raison ouverte au mystère et une foi raisonnable. Autrement nous tomberions dans le rationalisme ou dans le fidéisme.

Jésus est un événement raisonnable, mais qui dépasse la raison et quand la raison a la prétention de « com-prendre » tout, on tombe dans le rationalisme. Pareillement, quand la foi exclut l’histoire et l’investigation de la raison devient fidéisme, qui ouvre à toute dérive, même violente.

Qui d’autre, à part les chrétiens, a saisi l’importance de cette naissance survenue il y a plus de 2000 ans ?

Beaucoup de personnes, y compris les musulmans pour qui Jésus est un grand prophète. Mgr Luigi Padovese disait qu’à la messe de Noël en Turquie, il y avait aussi des musulmans, et dans une de ses homélies, inédite pour l’occasion, il a su saisir cette présence avec sagesse. Il a dit que tous étaient en fête pour la naissance de Jésus, pour certains parce qu’il était un grand prophète, pour les chrétiens parce qu’il était la manifestation de la miséricorde, voire présence de Dieu parmi les hommes car Fils de Dieu.

Pourquoi une grande partie du monde a-t-elle fixé la date de cette naissance comme date à retenir ?

En 313, il y eut l’édit de Constantin qui, en un certain sens, marqua la fin des persécutions. Puis le christianisme est devenu la religion officielle. Et ainsi le calcul du temps commença lui aussi à être rythmé par sa naissance, reconnaissant en elle l’accomplissement des prophéties et promesses précédentes et le début d’une nouvelle ère. Pour reprendre les paroles du bienheureux Jean Paul II, elle est « le centre du cosmos et de l’histoire ».

Source : Zenit

PRINCE DE LA PAIX

POÈME AU DIVIN PRINCE

Prince du Royaume toujours espéré

Et pourtant déjà accordé.

Sacrement de l’Invisible,

Verbe et voix de l’indicible.

Roi sans palais, roi sans royaume

A la fois dépourvu et richissime.

Délivre nos cœurs suspendus aux cimes

De ce monde déchu où nos cœurs aspirent au Royaume

Innocence, puissance, simplicité et fragilité

S’épousent pour offrir et présenter

A nos yeux pauvres et mortels

Divinité et humanité en noces perpétuelles.

Noël ! Voici enfin sonner les glas

De l’attente des hommes de tous les temps.

Voici enfin dissipées les ténèbres d’antan.

Noël ! Premier jour d’une vie sans trépas.

Christ de toujours, enfant d’aujourd’hui,

Rabbi de bientôt, repère de tous les temps.

Repaire des pécheurs, toi l’A-JAMAIS-PRESENT,

Avocat des méprisés, plinthe de nos vies.

Emmanuel en ce monde du tragique humain

Où tout devrait conduire au Tout

Mais où la soif dure toujours ;

Tu nous connectes au magnifique divin.

Sœur Reine Lénina A. SETTON, (Notre Dame des Apôtres)

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SONNET DE NOEL

Nuit en pleine métamorphose Où l’humanité en divine osmose Retrouve enfin un regain A son existence en déclin.

Rencontre sublime et discrète Où se réalise silencieuse et complète L a promesse longtemps annoncée Et sans cesse en chacun renouvelée.

Nul roi, nul château, nul berceau Mais une grotte, une mangeoire, des animaux. Nulle guitare, nulle cithare, nulle lyre

Mais des voix, simples et méprisées pour dire En union avec la cohorte céleste, la louange Qu’en chœur et sans cesse chantent les anges.

Sœur Reine Lénina A. SETTON, (Notre Dame des Apôtres)

DIVISER LE NIGERIA EST UNE IDEE FOLLE ET INSENSEE

Dans le nord du Nigeria, l’état d’urgence a été proclamé le 31 décembre dernier, pour rétablir l’ordre dans les zones récemment frappées par des violences, qui ont culminé le jour de Noël par une série d’attentats à la bombe, attribuée à la secte extrémiste des Boko Haram.

L’attaque la plus meurtrière s’est produite à l’église catholique Sainte-Thérèse, à Madalla, tout près de la capitale Abuja, et a fait 37 morts et 57 blessés.

A Ebonyi, dans le sud-est du pays, ce sont au moins 50 personnes qui ont perdu la vie dans des conflits territoriaux interethniques.

« Le Nigeria est présenté comme un théâtre d’affrontement ouvert entre musulmans et chrétiens, mais ce n’est absolument pas vrai », a déclaré l’archevêque d’Abuja, dans un entretien à l’association internationale Aide à l’Eglise en Détresse (AED).

Réagissant aux rumeurs d’une possible division du Nigeria en deux Etats indépendants, séparant ainsi le nord musulman du sud chrétien, Mgr Onaiyekan, a déclaré qu’il « s’agit d’une idée folle et insensée qui plongerait la nation dans des problèmes vraiment plus graves ».

Pour l’archevêque, la division entre les deux communautés religieuses n’est pas si nette : « Musulmans et chrétiens cohabitent parfaitement. Ils vont à l’école ensemble, travaillent ensemble et servent l’armée ensemble », a-t-il dit.

Mgr Onaiyekan a désapprouvé notamment le portrait que les medias font des chrétiens et les propos et intentions qu’on leur attribue suite à ces attaques : « Dépeindre les fidèles comme des êtres sans défense face aux violences de la secte extrémiste des Boko Haram n’est pas bien », a-t-il dit, « tout comme il n’est pas bien de dire que les chrétiens sont prêts à se défendre par la force ».

« Les Boko Haram, a expliqué l’archevêque, sont des terroristes qui frappent quiconque entraverait leur chemin. Ils disent agir au nom de l’islam, mais tuer des innocents est totalement contraire à la religion islamique »

Mgr Onaiyekan a raconté à l’AED avoir reçu de nombreuses lettres de soutien de la part de fidèles musulmans et s’est dit reconnaissant de la visite de huit imams des grandes mosquées d’Abuja.

Il s’est ensuite adressé au gouvernement nigérian afin qu’il « soit fidèle à ses obligations envers les citoyens et garantisse leur sécurité » tout en mettant en garde les chrétiens contre toute revendication, leur rappelant que « Jésus ne veut pas de vengeance ».

Source : Zenit

DISCOURS DU PAPE BENOIT XVI AU CORPS DIPLOMATIQUE

Comme de tradition, l’ensemble du corps diplomatique accrédité au Saint Siège a rencontré le Saint Père en ce début d’année 2012.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Il m’est toujours particulièrement agréable de pouvoir vous accueillir, distingués Membres du Corps diplomatique accrédités près le Saint-Siège, dans le cadre splendide de cette salle royale, pour vous formuler personnellement des vœux fervents pour l’année qui commence. Je remercie tout d’abord votre Doyen, l’Ambassadeur Alejandro Valladares Lanza, ainsi que le vice Doyen, l’Ambassadeur Jean-Claude Michel, pour les paroles déférentes par lesquelles ils se sont fait les interprètes de vos sentiments et je salue de manière spéciale tous ceux qui participent pour la première fois à notre rencontre. À travers vous, mes souhaits s’étendent à toutes les Nations que vous représentez, avec lesquelles le Saint-Siège maintient des relations diplomatiques. C’est une joie pour nous que la Malaisie ait rejoint cette communauté au cours de l’année dernière. Le dialogue que vous entretenez avec le Saint-Siège favorise le partage d’impressions et d’informations, de même que la collaboration dans des domaines de caractère bilatéral ou multilatéral qui sont d’un intérêt particulier. Votre présence aujourd’hui rappelle l’importante contribution de l’Église à vos sociétés, dans des secteurs tels que l’éducation, la santé et l’assistance. Signes de la coopération entre l’Église catholique et les États sont les Accords qui ont été passés en 2011 avec l’Azerbaïdjan, le Monténégro et le Mozambique. Le premier a déjà été ratifié ; je souhaite qu’il en aille de même rapidement pour les deux autres et que l’on parvienne à la conclusion de ceux qui sont en cours de négociation. De même, le Saint-Siège désire tisser un dialogue fructueux avec les Organisations internationales et régionales et, dans cette perspective, je relève avec satisfaction que les pays membres de l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est (A.S.E.A.N.) ont accueilli la nomination d’un Nonce Apostolique accrédité près de cette organisation. Je ne peux omettre de mentionner que, au mois de décembre dernier, le Saint-Siège a renforcé sa longue collaboration avec l’Organisation Internationale pour les Migrations, en en devenant membre à part entière. Il s’agit-là d’un témoignage de l’engagement du Saint-Siège et de l’Église catholique aux côtés de la communauté internationale, dans la recherche de solutions adéquates à ce phénomène qui présente de multiples aspects, de la protection de la dignité des personnes au souci du bien commun des communautés qui les reçoivent et de celles dont elles proviennent.

Au cours de l’année qui vient de s’achever j’ai rencontré personnellement de nombreux Chefs d’État et de Gouvernement, comme aussi des représentants éminents de vos nations qui ont participé à la cérémonie de la Béatification de mon très aimé Prédécesseur, le Pape Jean-Paul II. Des Représentants de vos pays ont aussi été aimablement présents à l’occasion du soixantième anniversaire de mon Ordination sacerdotale. À eux tous, comme à ceux que j’ai rencontrés dans mes voyages apostoliques en Croatie, à Saint-Marin, en Espagne, en Allemagne et au Bénin, je renouvelle ma gratitude pour la délicatesse qu’ils m’ont manifestée. En outre, j’adresse une pensée particulière aux pays de l’Amérique Latine et des Caraïbes qui, en 2011, ont fêté le bicentenaire de leur indépendance. Le 12 décembre dernier, ils ont voulu souligner leur lien avec l’Église catholique et avec le successeur du Prince des Apôtres, en participant, avec des représentants éminents de la communauté ecclésiale et des autorités institutionnelles, à la célébration solennelle dans la Basilique Saint-Pierre, au cours de laquelle j’ai annoncé mon intention de me rendre prochainement au Mexique et à Cuba. Je désire enfin saluer le Sud-Soudan qui, en juillet dernier, s’est constitué en tant qu’État souverain. Je me félicite que ce pas ait été accompli pacifiquement. Hélas, tensions et affrontements se sont succédé ces derniers mois et je souhaite que tous unissent leurs efforts afin que, pour les populations du Soudan et du Sud Soudan, s’ouvre enfin une période de paix, de liberté et de développement.

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,

La rencontre d’aujourd’hui se déroule traditionnellement à la fin des festivités de Noël, où l’Église célèbre la venue du Sauveur. Il vient dans l’obscurité de la nuit, et pourtant sa présence est immédiatement source de lumière et de joie (cf. Lc 2, 9-10). Vraiment, le monde est sombre, là où il n’est pas éclairé par la lumière divine ! Vraiment le monde est obscur, là où l’homme ne reconnaît plus son lien avec le Créateur et, ainsi, met également en danger ses relations avec les autres créatures et avec la création elle-même. Le moment actuel est malheureusement marqué par un profond malaise et les diverses crises : économiques, politiques et sociales, en sont une expression dramatique.

À ce sujet, je ne peux pas ne pas mentionner, avant tout, les développements graves et préoccupants de la crise économique et financière mondiale. Celle-ci n’a pas frappé seulement les familles et les entreprises des pays économiquement plus avancés, où elle a trouvé son origine, créant une situation dans laquelle beaucoup, surtout parmi les jeunes, se sont sentis désorientés et frustrés dans leurs aspirations d’un avenir serein, mais elle a aussi profondément marqué la vie des pays en voie de développement. Nous ne devons pas nous décourager mais retracer résolument notre chemin, avec de nouvelles formes d’engagement. La crise peut et doit être un aiguillon pour réfléchir sur l’existence humaine et sur l’importance de sa dimension éthique, avant même de le faire sur les mécanismes qui gouvernent la vie économique : non seulement pour chercher à endiguer les pertes individuelles ou celles des économies nationales, mais pour nous donner de nouvelles règles qui assurent à tous la possibilité de vivre dignement et de développer leurs capacités au bénéfice de la communauté dans son ensemble.

Je désire ensuite rappeler que les effets de l’actuel moment d’incertitude touchent particulièrement les jeunes. De leur malaise sont nés les ferments qui, les mois derniers, ont investi, parfois durement, diverses régions. Je me réfère tout d’abord à l’Afrique du Nord et au Moyen-Orient, où les jeunes, qui souffrent entre autres de la pauvreté et du chômage et craignent l’absence de perspectives assurées, ont lancé ce qui est devenu un vaste mouvement de revendication de réformes et de participation plus active à la vie politique et sociale. Il est difficile actuellement de tracer un bilan définitif des récents événements et d’en comprendre pleinement les conséquences pour les équilibres de la Région. L’optimisme initial a cependant cédé le pas à la reconnaissance des difficultés de ce moment de transition et de changement, et il me semble évident que la voie adéquate pour continuer le chemin entrepris passe par la reconnaissance de la dignité inaliénable de toute personne humaine et de ses droits fondamentaux.

Le respect de la personne doit être au centre des institutions et des lois, il doit conduire à la fin de toute violence et prévenir le risque que l’attention due aux demandes des citoyens et la nécessaire solidarité sociale se transforment en simples instruments pour garder ou conquérir le pouvoir. J’invite la communauté internationale à dialoguer avec les acteurs des processus en cours, dans le respect des peuples et en étant consciente que la construction de sociétés stables et réconciliées, opposées à toute discrimination injuste, en particulier d’ordre religieux, constitue un horizon plus vaste et plus lointain que celui des échéances électorales. J’éprouve une grande préoccupation pour les populations des pays dans lesquels se poursuivent tensions et violences, en particulier la Syrie, où je souhaite une rapide fin des effusions de sang et le commencement d’un dialogue fructueux entre les acteurs politiques, favorisé par la présence d’observateurs indépendants. En Terre Sainte, où les tensions entre Palestiniens et Israéliens ont des répercussions sur les équilibres de tout le Moyen-Orient, il faut que les responsables de ces deux peuples adoptent des décisions courageuses et clairvoyantes en faveur de la paix. J’ai appris avec plaisir que, suite à une initiative du Royaume de Jordanie, le dialogue a repris ; je souhaite qu’il se poursuive afin que l’on parvienne à une paix durable, qui garantisse le droit des deux peuples à vivre en sécurité dans des États souverains et à l’intérieur de frontières sûres et internationalement reconnues. La Communauté internationale, de son côté, doit stimuler sa propre créativité et les initiatives de promotion de ce processus de paix, dans le respect des droits de chaque partie. Je suis aussi avec grande attention les développements en Irak, déplorant les attentats qui ont causé encore récemment la perte de nombreuses vies humaines, et j’encourage ses Autorités à poursuivre avec fermeté sur le chemin d’une pleine réconciliation nationale.

Le bienheureux Jean-Paul II rappelait que « la voie de la paix est aussi la voie des jeunes » (1), puisque ceux-ci sont « la jeunesse des nations et des sociétés, la jeunesse de toute famille et celle de l’humanité entière » (2). Les jeunes, donc, nous poussent à considérer sérieusement leurs demandes de vérité, de justice et de paix. Par conséquent c’est à eux que j’ai dédié le Message annuel pour la célébration de la Journée Mondiale de la Paix, intitulé Éduquer les jeunes à la justice et à la paix. L’éducation est un thème crucial pour toutes les générations, puisque d’elle dépend aussi bien le sain développement de chaque personne que l’avenir de toute la société. C’est pourquoi elle représente une tâche de première importance en un temps difficile et délicat. Outre un objectif clair, comme est celui de conduire les jeunes à une connaissance pleine de la réalité et donc de la vérité, l’éducation a besoin de lieux. Parmi ceux-ci figure en premier la famille, fondée sur le mariage d’un homme avec une femme. Il ne s’agit pas d’une simple convention sociale, mais bien de la cellule fondamentale de toute société. Par conséquent, les politiques qui portent atteinte à la famille menacent la dignité humaine et l’avenir même de l’humanité. Le cadre familial est fondamental dans le parcours éducatif et pour le développement même des individus et des États ; en conséquence il faut des politiques qui le valorisent et qui aident à la cohésion sociale et au dialogue. C’est dans la famille que l’on s’ouvre au monde et à la vie et, comme j’ai eu l’occasion de le rappeler au cours de mon voyage en Croatie, « l’ouverture à la vie est un signe de l’ouverture à l’avenir » (3). Dans ce contexte de l’ouverture à la vie, j’accueille donc avec satisfaction la récente sentence de la Cour de Justice de l’Union européenne, qui interdit de breveter les processus relatifs aux cellules souches embryonnaires humaines, comme aussi la Résolution de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, qui condamne la sélection prénatale en fonction du sexe.

Plus généralement, en regardant surtout le monde occidental, je suis convaincu que s’opposent à l’éducation des jeunes et par conséquent à l’avenir de l’humanité, les mesures législatives qui non seulement permettent, mais parfois même favorisent l’avortement, pour des motifs de convenance ou des raisons médicales discutables.

Continuant notre réflexion, un rôle tout autant essentiel pour le développement de la personne est rempli par les institutions éducatives : elles sont les premières instances à collaborer avec la famille et elles ont du mal à accomplir leur tâche propre si vient à manquer une harmonie d’objectifs avec la réalité familiale. Il faut mettre en œuvre des politiques de formation afin que l’éducation scolaire soit accessible à tous et qu’en plus de promouvoir le développement cognitif de la personne, elle prenne soin de la croissance harmonieuse de la personnalité, y compris son ouverture au Transcendant. L’Église catholique a toujours été particulièrement active dans le domaine des institutions scolaires et académiques, remplissant une œuvre appréciée à côté de celle des institutions étatiques. Je souhaite donc que cette contribution soit reconnue et valorisée aussi par les législations nationales.

Dans cette perspective, on comprend bien qu’une œuvre éducative efficace requiert également le respect de la liberté religieuse. Celle-ci est caractérisée par une dimension individuelle, ainsi que par une dimension collective et une dimension institutionnelle. Il s’agit du premier des droits de l’homme, parce qu’elle exprime la réalité la plus fondamentale de la personne. Trop souvent, pour des motifs divers, ce droit est encore limité ou bafoué. Je ne puis évoquer ce thème sans commencer par saluer la mémoire du Ministre pakistanais Shahbaz Bhatti, dont l’infatigable combat pour les droits des minorités s’est achevé par une mort tragique. Il ne s’agit pas, malheureusement, d’un cas unique. Dans de nombreux pays les chrétiens sont privés des droits fondamentaux et mis en marge de la vie publique ; dans d’autres ils souffrent des attaques violentes contre leurs églises et leurs habitations. Parfois, ils sont contraints à abandonner des pays qu’ils ont contribué à édifier, à cause des tensions continuelles et de politiques qui fréquemment les relèguent comme spectateurs secondaires de la vie nationale. Dans d’autres parties du monde, on trouve des politiques orientées à marginaliser le rôle de la religion dans la vie sociale, comme si elle était cause d’intolérance, plutôt que contribution appréciable dans l’éducation au respect de la dignité humaine, à la justice et à la paix. Le terrorisme motivé religieusement a fauché l’an passé également de nombreuses victimes, surtout en Asie et en Afrique, et c’est pourquoi, comme je l’ai rappelé à Assise, les responsables religieux doivent répéter avec force et fermeté que « telle n’est pas la vraie nature de la religion. C’est au contraire son antithèse, qui contribue à sa destruction » (4). La religion ne peut être utilisée comme prétexte pour mettre de côté les règles de la justice et du droit en faveur du « bien » qu’elle poursuit. Dans cette perspective, je suis fier de rappeler, comme je l’ai fait dans mon pays natal, que pour les Pères constituants de l’Allemagne la vision chrétienne de l’homme a été la vraie force inspiratrice, comme, du reste, elle l’a été pour les Pères fondateurs de l’Europe unie. Je voudrais mentionner aussi des signes encourageants dans le domaine de la liberté religieuse. Je me réfère à la modification législative grâce à laquelle la personnalité juridique publique des minorités religieuses a été reconnue en Géorgie ; je pense aussi à la sentence de la Cour européenne des droits de l’homme en faveur de la présence du Crucifix dans les salles de classes italiennes. Et justement je désire adresser à l’Italie une pensée particulière, en conclusion du cent-cinquantième anniversaire de son unification politique. Les relations entre le Saint-Siège et l’État italien ont traversé des moments difficiles après l’unification. Au cours du temps, cependant, la concorde et la volonté réciproque de coopérer ont prévalu, chacun dans son domaine propre, pour favoriser le bien commun. Je souhaite que l’Italie continue à promouvoir une relation équilibrée entre l’Église et l’État, constituant ainsi un exemple, auquel les autres nations puissent se référer avec respect et intérêt.

Sur le continent africain, que j’ai visité de nouveau en me rendant récemment au Bénin, il est essentiel que la collaboration entre les communautés chrétiennes et les Gouvernements aide à parcourir un chemin de justice, de paix et de réconciliation, où les membres de toutes les ethnies et de toutes les religions soient respectés. Il est douloureux de constater que, dans divers pays de ce continent, ce but est encore lointain. Je pense en particulier à la recrudescence des violences qui touche le Nigeria, comme l’ont rappelé les attentats commis contre plusieurs églises durant le temps de Noël, aux séquelles de la guerre civile en Côte d’Ivoire, à l’instabilité persistante dans la Région des Grands Lacs et à l’urgence humanitaire dans les pays de la Corne de l’Afrique. Je demande, une fois encore, à la Communauté internationale d’aider avec sollicitude à trouver une solution à la crise qui perdure depuis des années en Somalie.

Enfin, je tiens à souligner qu’une éducation correctement comprise ne peut que favoriser le respect de la création. On ne peut oublier les graves calamités naturelles qui, au cours de 2011, ont touché diverses régions du Sud-Est asiatique et les désastres écologiques comme celui de la centrale nucléaire de Fukushima au Japon. La sauvegarde de l’environnement, la synergie entre la lutte contre la pauvreté et celle contre les changements climatiques constituent des domaines importants pour la promotion du développement humain intégral. Par conséquent je souhaite que, suite à la XVIIème session de la Conférence des États Parties à la Convention de l’ONU sur les changements climatiques, qui s’est conclue récemment à Durban, la Communauté internationale se prépare à la Conférence de l’ONU sur le développement durable (« Rio + 20 ») comme une authentique « famille des nations » et, donc, avec un grand sens de la solidarité et de la responsabilité envers les générations présentes et celles du futur.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

La naissance du Prince de la paix nous enseigne que la vie ne finit pas dans le néant, que son destin n’est pas la corruption, mais l’immortalité. Le Christ est venu pour que les hommes aient la vie et l’aient en abondance (cf. Jn 10, 10). « C’est seulement lorsque l’avenir est assuré en tant que réalité positive que le présent devient aussi vivable » (5). Animé par la certitude de la foi, le Saint-Siège continue à donner sa propre contribution à la Communauté internationale, selon cette double intention que le Concile Vatican II – dont le cinquantième anniversaire a lieu cette année – a clairement définie : proclamer la grandeur suprême de la vocation de l’homme et la présence en lui d’un germe divin, et offrir à l’humanité une coopération sincère, qui instaure la fraternité universelle qui correspond à cette vocation (6). Dans cet esprit, je vous renouvelle à tous, aux membres de vos familles et à vos collaborateurs mes vœux les plus cordiaux pour la nouvelle année.

Merci pour votre attention.

VOUS ETES TOUTE BELLE

Vous êtes toute belle. Vous êtes toute belle, ô Marie, et il n’y a pas de tâche en vous. Qu’elle est belle, qu’elle est suave dans les délices votre conception immaculée !

Venez, venez du Liban ; venez, venez, vous serez couronnée !

Vous vous avancez comme une aurore toute rutilante,

Vous apportez les joies du salut.

Par vous s’est levé le Christ Dieu, Soleil de justice, ô brillante Porte de la lumière !

Comme le lis entre les épines, Ainsi entre les jeunes filles vous êtes la vierge bénie.

Votre vêtement brille blanc comme la neige,

Votre visage est comme le soleil.

Jardin fermé, Fontaine scellée, Mère de Dieu et Paradis de la grâce !

La pluie a cessé et disparu, l’hiver s’en est allé et déjà les fleurs ont apparu.

Sur notre terre une voix s’est fait entendre,

Voix très douce, voix de la tourterelle, voix de la colombe.

Prenez votre vol, ô colombe infiniment belle !

Levez-vous, hâtez-vous et venez !

Prière du XIV° siècle

RELIQUES DE SAINT JEAN BOSCO A PORTO-NOVO

Le diocèse de Porto-Novo accueille les reliques de Saint Jean Bosco les 07 et 08 Février 2012 selon le programme que voici :

PROGRAMME DE L’ACCUEIL DES RELIQUES DE SAINT JEAN BOSCO A PORTO-NOVO
  • A Cathédrale de Porto-Novo

Mardi 07 février 2012 : 16H00 : Arrivée des reliques de saint Jean Bosco de Parakou et accueil à la cathédrale Notre Dame de l’Immaculée Conception de Porto-Novo. 18H00 : Messe à la cathédrale.

  • B Paroisse Saint François Xavier de Porto-Novo

Du dimanche 29 janvier au 06 février 2012 :

Neuvaine de prière à Saint Jean Bosco au cours de la messe de 19H, sauf samedi 04 février (Messe à 06H 45) et dimanche (toutes les messes).

§ Mardi 07 février 2012 de 19H au mercredi 08 février à 06H :

Tour de prière et de louange par groupes, associations, quartiers et paroisses.

19H à 20H Père Fermin, enfants et chorale des enfants, Madeb, Ads Alavi, JM SFX, catéchumènes en français, station St Jean Bosco, de Tanmey, Vocation et Equipe de suivie des vocations.
20H à 21H Père Fermin, Jeunes et chorales des jeunes, Servants d’autel, Frères et sœurs de la jeunesse, Paroisse St Martin de Hounsa, Qtier Foun-Foun Sodji, Scouts et Association St Jude.
21H à 22H Père Fermin, chorale grégorienne, Paroisses Ss Pierre & Paul, Ste Anne, St Antoine de Padoue de GbGbodjè, St Paul de Dowa, SMO de Tokpota, Sacré-Cœur, Amis de Bancs, Fraternité St Esprit et Vie montante.
22H à 23H Père Fermin, SDB, SSCC, ADMA, Chorale Hanyé, Lecteurs français et goun, catéchumènes goun, Qtier Houinmè Gbèdjromede, St Enfant Jésus, Communauté Fraternelle Emmanuelle, Alphabétisation en français, catéchumènes fon.
23H à 00H Père Norbert, JM de l’Eucharistie, Chorale Adjogan, Groupe de l’Épiphanie, Fraternité Notre Dame du Sacré-Cœur, Catéchumènes goun, Qtier Oganla, St Christophe.
00H à 01H Père Norbert, Renouveau charismatique avec sa chorale, Qtier Houinmè Château d’eau, Marguilliers.
01H à 02H Père Jean, Communauté anglophone et leur chorale.
02H à 03H Père Jean, Adorateurs nocturnes, Qtier Foun foun Kogbomey, Chorale Yorouba, catéchumènes yorouba, Qtier Houinmè Ganto, Association St Joseph.
03H à 04H Père Jean, Chorale Sèxwegnon, Legion de Marie, Mille ave Maria, Ste Véronique, ND de Lourdes, Rosa Mystica, Amis du chemin de croix et du rosaire, St Martin de Porrès, Frères et sœurs en Christ, St Camille de Lellis.
04H à 05H Père Jean, Adorateurs nocturnes, Conseil pastoral, Divine miséricorde, ACF, Qtier Foun-foun Aganmalomè, Chorale Aluwasio, Association Ste Famille.
05H à 06H TOUT LE PEUPLE DE DIEU
06H Messe solennelle présidée par le Père Faustino Gracia, provincial des salésiens AFO.
ASSEMBLEE GENERALE DE L’UCB A DJOUGOU : 23 AU 27 JANVIER 2012

L’édition 2012 de ce grand rassemblement ecclésial des prêtres béninois se tient depuis ce lundi 23 janvier au Centre Saint Ambroise de Djougou autour du thème « Défis actuels et stratégies pour l’évangélisation du Bénin ». Durant 3 jours, les participants venus de tous les diocèses du Bénin et estimés à plus de 350 prêtres suivront plusieurs communications dont l’objectif est d’affermir en eux l’identité du prêtre dont l’Eglise-famille du Bénin a besoin aujourd’hui pour affronter les défis du temps présent. La messe d’ouverture des travaux a lieu ce matin. Elle fut présidée par Monseigneur Paul VIEIRA, évêque de Djougou qui avait à ses côtés le Père Antoine Sabi Bio, administrateur apostolique du diocèse de Natitingou. L’évêque de Djougou a traduit aux participants son désir de voir l’UCB devenir une véritable famille des prêtres béninois au Bénin. Il a vivement souhaité que les participants étudient le thème de leurs assises sous tous ses angles et avec beaucoup de compétence. Il est ensuite parti de ce thème pour préciser que les défis de la mission aujourd’hui sont l’annonce de l’évangile, le message à transmettre et le milieu à évangéliser. Pour lui, l’eucharistie est l’âme qui vivifie ces trois pôles de réflexion. Il a enfin demandé aux participants d’apprendre toujours à repartir du Christ en devenant des saints, c’est-à-dire des témoins qui rayonnent de l’esprit du sacrifice pour le salut des âmes.

Étaient présents à l’ouverture des travaux, le Maire de la Commune de Djougou Monsieur Bassabi Michael Djarra, les pasteurs des églises méthodistes de Djougou et de Natitingou, le Chef de brigade de la gendarmerie de Djougou et d’autres personnalités de marque. Dans son allocution, le Maire a remercié l’Eglise de sa contribution au développement du Bénin et à la consolidation de la démocratie.

Monseigneur Paul Vieira, à sa suite, précisera que si le pape Benoît XVI a choisi le Bénin pour sa 2eme visite apostolique en Afrique, c’est à cause de sa stabilité politique et la cohabitation pacifique entre les religions du pays. « Nous avons gagné la bataille mais c’est jour après jours que nous devrions remporter la victoire » a-t-il précisé pour suggérer à tous la vigilance accrue à tenir pour préserver cette cohabitation.

Les participants ont ensuite suivi avec beaucoup d’attention la vie des unions diocésaines. Ce fut l’occasion pour eux de rendre grâce au seigneur pour les merveilles qui se réalisent dans la vie des unions mais aussi de s’interroge sur les handicapes qui portent parfois un coup à certaines unions.

Dans l’après midi de ce lundi, les participants ont suivi la toute première communication de ces assises sur le thème « Réactualisation du plan pastoral d’action de la CERAO – horizon 2009 ». Cette communication leur fut donnée par Monsieur Jérôme Dandjinou. Fidèle engagé dont le franc parler n’est plus à démontrer, Jérôme Dandjinou est revenu sur la figure du témoin abordé par Monseigneur Paul Vieira. Il a indiqué aux participants qu’ils doivent inscrire le « management » au cœur de leur vie pastorale pour offrir des prestations de qualité aux fidèles. Ces prestations, il les situe au niveau de la vie de prière et de communion dans les fraternités, l’esprit de sacrifice, l’amour de la vérité et le renoncement. « Lorsque les bancs de derrière de votre église ou de votre chapelle commencent à être clairsemés, dites vous que cela a commencé dans l’esprit des fidèles qui, pendant longtemps se sont interrogés sur votre identité de prêtre béninois aujourd’hui comparée à celle du missionnaire d’hier » a-t-il précisé avant de conclure en ces termes « nous les fidèles, nous avons à être exigeants envers vous les prêtres pour la cause commune de notre sanctification à tous ». Après 2001 et 2006, c’est la 3eme fois que l’UCB tient ses assises dans le diocèse de Djougou.

Père Cyriaque Guédé.

Prêtre du diocèse de Djougou

MESSAGE DU PAPE BENOÎT XVI À L’OCCASION DE LA XXe JOURNÉE MONDIALE DU MALADE (11 FÉVRIER 2012)

« Relève-toi, va ; ta foi t’a sauvé » (Lc 17,19)

Chers frères et sœurs,

À l’occasion de la Journée Mondiale du Malade, que nous célébrerons le 11 février 2012 prochain, mémoire de Notre-Dame de Lourdes, je souhaite renouveler ma proximité spirituelle à tous les malades qui se trouvent dans des lieux de soins ou sont pris en charge par leurs familles, exprimant à chacun la sollicitude et l’affection de toute l’Église. Dans l’accueil généreux et aimant de chaque vie humaine et en particulier de celle qui est faible et malade, le chrétien exprime un aspect important de son témoignage évangélique, à l’exemple du Christ qui s’est penché sur les souffrances matérielles et spirituelles de l’homme pour le guérir.

1. En cette année qui constitue la préparation immédiate à la Journée Mondiale solennelle du Malade qui sera célébrée en Allemagne le 11 février 2013, et qui s’appuiera sur la figure évangélique emblématique du Bon Samaritain, (cf. Lc 10, 29-37), je voudrais mettre l’accent sur les "sacrements de guérison", c’est-à-dire sur le sacrement de la Pénitence et de la Réconciliation et sur l’Onction des malades, qui trouvent leur accomplissement naturel dans la communion eucharistique.

La rencontre de Jésus avec les dix lépreux, racontée dans l’évangile de saint Luc (cf. Lc 17, 11-19), et en particulier les paroles que le Seigneur adresse à l’un d’entre eux : « Relève-toi, va ; ta foi t’a sauvé ! » (v. 19), aident à prendre conscience de l’importance de la foi pour ceux qui, marqués par la souffrance et la maladie, s’approchent du Seigneur. Dans leur rencontre avec Lui, ils peuvent réellement faire l’expérience que celui qui croit n’est jamais seul ! En effet, Dieu, dans son Fils ne nous abandonne pas à nos angoisses et à nos souffrances, mais Il nous est proche, Il nous aide à les porter et Il désire nous guérir au plus profond de notre cœur (cf. Mc 2, 1-12).

La foi de l’unique lépreux qui - se voyant guéri, plein de surprise et de joie - revient immédiatement à Jésus, à la différence des autres, pour manifester sa reconnaissance, nous permet de percevoir que la santé recouvrée est le signe de quelque chose de plus précieux que la simple guérison physique ; elle est le signe du salut que Dieu nous donne dans le Christ. Ceci s’exprime dans les paroles de Jésus : ta foi t’a sauvé. Celui qui invoque le Seigneur dans la souffrance et la maladie est sûr que Son amour ne l’abandonne jamais, et que l’amour de l’Église, qui prolonge dans le temps Son œuvre de Salut, ne lui manquera jamais. La guérison physique, expression d’un salut plus profond, révèle ainsi l’importance que l’homme a aux yeux du Seigneur, dans la totalité de son âme et de son corps. Du reste, chaque sacrement exprime et réalise la proximité de Dieu lui-même, qui, d’une façon absolument gratuite, « nous touche au moyen des réalités matérielles…, en en faisant des instruments de la rencontre entre nous et Lui-même » (Homélie, Messe chrismale, 1er avril 2010). « L’unité entre création et rédemption est ainsi rendue visible. Les sacrements sont l’expression du caractère corporel de notre foi, qui embrasse la personne tout entière dans son corps et dans son âme » (Homélie, Messe chrismale, 21 avril 2011).

La tâche principale de l’Église est certainement l’annonce du Royaume de Dieu, « mais cette annonce doit elle-même constituer un processus de guérison "…panser les cœurs meurtris" (Is 61,1) » (ibid), selon la charge que Jésus a confiée à ses disciples (cf. Lc 9, 1-2 ; Mt 10, 1.5-14 ; Mc 6, 7-13). Le lien entre la santé physique et la guérison des blessures de l’âme nous aide donc à mieux comprendre "les sacrements de guérison".

2. Le sacrement de la Pénitence a souvent été au centre de la réflexion des Pasteurs de l’Église, en particulier du fait de sa grande importance sur le chemin de la vie chrétienne, puisque « toute l’efficacité de la Pénitence consiste à nous rétablir dans la grâce de Dieu et à nous unir à Lui dans une souveraine amitié » (Catéchisme de l’Église Catholique, n°1468). L’Église, en continuant de proclamer le message de pardon et de réconciliation de Jésus, ne cesse jamais d’inviter l’humanité tout entière à se convertir et à croire à l’Évangile. Elle fait sien l’appel de l’apôtre Paul : « Nous sommes donc en ambassade pour le Christ ; c’est comme si Dieu exhortait par nous. Nous vous en supplions au nom du Christ : laissez-vous réconcilier avec Dieu » (2 Co 5, 20). Durant sa vie, Jésus annonce et rend présente la miséricorde du Père. Il est venu non pour condamner mais pour pardonner et sauver, pour donner de l’espérance même dans les ténèbres les plus profondes de la souffrance et du péché, pour donner la vie éternelle ; ainsi dans le sacrement de la Pénitence, dans « le remède de la confession », l’expérience du péché ne dégénère pas en désespoir mais rencontre l’Amour qui pardonne et transforme (cf. Jean-Paul II, Exhortation apostolique postsynodale Reconciliatio et Paenitentia, n°31).

Dieu, « riche en miséricorde » (Ep 2,4), comme le père de la parabole évangélique (cf. Lc 15, 11-32) ne ferme son cœur à aucun de ses fils, mais Il les attend, les recherche, les rejoint là où le refus de la communion emprisonne dans l’isolement et la division, Il les appelle à se rassembler autour de sa table, dans la joie de la fête du pardon et de la réconciliation. Le temps de la souffrance, dans lequel pourrait surgir la tentation de s’abandonner au découragement et au désespoir, peut alors se transformer en temps de grâce pour rentrer en soi-même, et comme le fils prodigue de la parabole, pour réfléchir à sa vie, en y reconnaissant des erreurs et des échecs, pour éprouver la nostalgie de l’étreinte du Père, et reprendre le chemin vers sa maison. Lui, dans son grand amour, veille toujours et partout sur nos vies et nous attend pour offrir à chacun des enfants qui reviennent à Lui le don de la pleine réconciliation et de la joie.

3. La lecture des Évangiles fait clairement apparaître que Jésus a toujours manifesté une attention particulière aux malades. Il n’a pas seulement envoyé ses disciples soigner leurs blessures (cf. Mt 10,8 ; Lc 9,2 ; 10,9), mais il a aussi institué pour eux un sacrement spécifique : l’Onction des malades. La lettre de Jacques atteste la présence de ce geste sacramentel dès la première communauté chrétienne (cf. 5, 14-16) : dans l’Onction des malades, accompagnée de la prière des Anciens, l’Église tout entière confie les malades au Seigneur souffrant et glorifié pour qu’Il allège leurs peines et les sauve ; plus encore, elle les exhorte à s’unir spirituellement à la passion et à la mort du Christ, afin de contribuer ainsi au bien du Peuple de Dieu.

Ce sacrement nous amène à contempler le double mystère du Mont-des-Oliviers, où Jésus s’est trouvé dramatiquement confronté à la voie que lui indiquait le Père, celle de la Passion, de l’acte suprême d’amour, et l’a accueillie. Dans cette heure d’épreuve, Il est le médiateur, « en portant en lui-même, assumant en lui la souffrance et la passion du monde, la transformant en cri vers Dieu, la portant devant les yeux et entre les mains de Dieu, et la portant ainsi réellement au moment de la Rédemption » (Lectio Divina, Rencontre avec le clergé de Rome, 18 février 2010). Mais « le Jardin des Oliviers est aussi le lieu d’où Il est monté vers le Père ; c’est donc le lieu de la Rédemption… Ce double mystère du Mont-des-Oliviers est aussi sans cesse "actif" dans l’huile sacramentelle de l’Église… signe de la bonté de Dieu qui nous rejoint » (Homélie, Messe Chrismale, 1er avril 2010). Dans l’Onction des malades, la matière sacramentelle de l’huile nous est offerte, pourrait-on dire, « comme un remède de Dieu… qui à ce moment nous assure de sa bonté, nous offre force et consolation, mais qui, en même temps, au-delà du temps de la maladie, nous renvoie à la guérison définitive, à la résurrection (cf Jc 5,14) » (ibid).

Ce sacrement mérite aujourd’hui une plus grande considération, aussi bien dans la réflexion théologique que dans l’action pastorale auprès des malades. Puisque l’Onction des Malades valorise le contenu des prières liturgiques adaptées aux diverses situations humaines liées à la maladie, et pas seulement à la fin de la vie, elle ne doit pas être considérée comme un "sacrement mineur" par rapport aux autres. L’attention - et le soin pastoral - des malades si elle est, d’une part, le signe de la tendresse de Dieu pour celui qui souffre, constitue également, d’autre part, un bien spirituel pour les prêtres et la communauté chrétienne tout entière, prenant conscience que ce qui est fait au plus petit est fait à Jésus lui-même (cf Mt 25,40).

4. À propos des "sacrements de guérison", saint Augustin affirme : « Dieu guérit toutes tes maladies. N’aie donc pas peur : toutes tes maladies seront guéries… tu dois seulement Lui permettre de te soigner et tu ne dois pas repousser ses mains » (Exposé sur le Psaume 102, 5 : PL 36, 1319-1320). Il s’agit d’instruments précieux de la grâce de Dieu qui aident le malade à se conformer toujours plus pleinement au mystère de la mort et de la résurrection du Christ. En soulignant l’importance de ces deux sacrements, je voudrais insister aussi sur l’importance de l’Eucharistie. Reçue dans un temps de maladie, elle contribue de manière singulière à une telle transformation, en associant la personne qui se nourrit du Corps et du Sang de Jésus à l’offrande qu’Il a faite de Lui-même au Père pour le salut de tous. La communauté ecclésiale tout entière, et les communautés paroissiales en particulier doivent s’efforcer de garantir l’accès fréquent à la communion sacramentelle à ceux qui, pour raison de santé ou d’âge, ne peuvent se rendre dans un lieu de culte. Ces frères et sœurs ont ainsi la possibilité de renforcer leur relation avec le Christ crucifié et ressuscité, en participant à la mission même de l’Église, à travers leur vie offerte par amour pour le Christ. Dans cette perspective, il importe que les prêtres qui prêtent leur service dans les hôpitaux, dans les maisons de soins et chez les personnes malades, s’estiment de vrais "ministres des malades", signe et instrument de la compassion du Christ qui entend rejoindre toute personne marquée par la souffrance » (Message pour la XVIIIe Journée Mondiale du Malade, 22 novembre 2009).

La conformation au Mystère Pascal du Christ, qui se réalise également par la pratique de la Communion spirituelle, prend une signification toute particulière lorsque l’Eucharistie est administrée et reçue comme viatique. À un tel moment de la vie, la parole du Seigneur est encore plus parlante : « Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et je le ressusciterai au dernier jour » (Jn 6,54). De fait l’Eucharistie, surtout en tant que viatique, est – selon la définition de saint Ignace d’Antioche – « remède d’immortalité, antidote contre la mort » (Lettre aux Éphésiens, 20 : PG 5, 661), sacrement du passage de la mort à la vie, de ce monde au Père qui les attend tous dans la Jérusalem céleste.

5. Le thème de ce message pour la XXe Journée Mondiale du Malade, « Relève-toi, va ; ta foi t’a sauvé ! » oriente aussi vers la prochaine "Année de la Foi" qui commencera le 11 octobre 2012, et constituera une occasion propice et précieuse pour redécouvrir la force et la beauté de la foi, pour en approfondir les contenus et pour en témoigner dans la vie de tous les jours (cf. Lettre Apostolique Porta fidei, 11 octobre 2011). Je désire encourager les malades et les souffrants à trouver toujours un ancrage sûr dans la foi, en l’alimentant dans l’écoute de la Parole de Dieu, la prière personnelle et les Sacrements, et j’invite en même temps les pasteurs à être toujours plus disponibles pour les célébrer à l’intention des malades. À l’exemple du Bon Pasteur et comme guides du troupeau qui leur est confié, que les prêtres soient pleins de joie, attentifs aux plus faibles, aux simples, aux pécheurs, manifestant l’infinie miséricorde de Dieu par les paroles rassurantes de l’espérance (cf. saint Augustin, Lettre 95, 1 : PL 33, 351-352).

À tous ceux qui travaillent dans le monde de la santé, comme aussi aux familles qui voient dans leurs proches le visage souffrant du Seigneur Jésus, je renouvelle mes remerciements et ceux de l’Église parce que par leur compétence professionnelle et dans le silence, souvent sans même mentionner le nom du Christ, ils Le manifestent concrètement (cf. Homélie, Messe Chrismale, 21 avril 2011).

Vers Marie, Mère de miséricorde et Santé des malades, nous élevons notre regard confiant et notre prière. Puisse sa maternelle compassion, vécue à côté de son Fils mourant sur la Croix, accompagner et soutenir la foi et l’espérance de chaque personne malade et souffrante sur son chemin de guérison des blessures du corps et de l’esprit.

Je vous assure tous de mon souvenir dans la prière et j’adresse à chacun de vous une particulière Bénédiction apostolique.

Du Vatican, le 20 novembre 2011, en la Solennité de Notre Seigneur Jésus-Christ, Roi de l’Univers.

BENOÎT PP XVI

MESSAGE DE BENOIT XVI POUR LA JOURNEE MISSIONNAIRE MONDIALE 2012

Appelés à faire resplendir la Parole de vérité" : c’est le thème du message donné par le pape Benoit XVI pour la Journée Mondiale des Missions célébrée cette année le dimanche 21 octobre.

« Appelés à faire resplendir la Parole de vérité » Cf. (Lettre Apostolique Porta Fidei n. 6)

Chers frères et sœurs,

La célébration de la Journée Missionnaire mondiale se charge cette année d’une signification toute particulière. Le 50ème anniversaire du Décret conciliaire Ad gentes, l’ouverture de l’Année de la Foi et le Synode des Evêques sur la nouvelle évangélisation concourent à réaffirmer la volonté de l’Eglise de s’engager avec plus de courage et d’ardeur dans la missio ad gentes afin que l’Evangile parvienne jusqu’aux extrémités de la terre.

Le Concile œcuménique Vatican II, avec la participation des Evêques catholiques provenant de tous les coins du monde, a été un signe lumineux de l’universalité de l’Eglise, accueillant, pour la première fois, un si grand nombre de Pères conciliaires provenant d’Asie, d’Afrique, d’Amérique latine et d’Océanie. Des Evêques missionnaires et des Evêques autochtones, Pasteurs de communautés éparses parmi des populations non chrétiennes, qui portaient au sein de l’Assise conciliaire l’image d’une Eglise présente sur tous les continents et qui se faisaient interprètes des réalités complexes de ce qu’il était alors convenu d’appeler le « Tiers Monde ». Riches de l’expérience dérivant du fait d’être Pasteurs d’Eglises jeunes et en voie de formation, animés par la passion pour la diffusion du Royaume de Dieu, ils ont contribué de manière importante à réaffirmer la nécessité et l’urgence de l’évangélisation ad gentes, et donc à porter au centre de l’ecclésiologie la nature missionnaire de l’Eglise.

Ecclésiologie missionnaire

Cette vision n’a pas disparu aujourd’hui. Elle a même connu une féconde réflexion théologique et pastorale et, dans le même temps, elle se représente à nouveau avec un caractère d’urgence renouvelé parce que le nombre de ceux qui ne connaissent pas encore le Christ a augmenté : « Les hommes qui attendent le Christ sont encore en nombre incalculable », affirmait le Bienheureux Jean- Paul II dans son Encyclique Redemptoris missio à propos de la validité permanente du mandat missionnaire. Et il ajoutait : « Nous ne pouvons pas avoir l’esprit tranquille en pensant aux millions de nos frères et sœurs, rachetés eux aussi par le sang du Christ, qui vivent dans l’ignorance de l’amour de Dieu » (n° 86). Moi aussi, en convoquant l’Année de la Foi, j’ai écrit que le Christ « aujourd’hui comme alors, nous envoie par les routes du monde pour proclamer son Évangile à tous les peuples de la terre » (Lettre Apostolique Porta Fidei, 7). Proclamation qui, comme l’indiquait également le Serviteur de Dieu Paul VI dans l’Exhortation apostolique Evangelii nuntiandi, « n’est pas pour l’Eglise une contribution facultative : c’est le devoir qui lui incombe, par mandat du Seigneur Jésus, afin que les hommes puissent croire et être sauvés. Oui, ce message est nécessaire. Il est unique. Il ne saurait être remplacé » (n° 5). Nous avons donc besoin de reprendre le même élan apostolique des premières communautés chrétiennes qui, petites et sans défense, furent capables, par l’annonce et le témoignage, de diffuser l’Evangile dans l’ensemble du monde alors connu.

Il n’y a donc pas lieu de s’étonner du fait que le Concile Vatican II et le Magistère de l’Eglise qui l’a suivi insistent spécialement sur le mandat missionnaire que le Christ a confié à Ses disciples et qui doit constituer l’engagement de l’ensemble du Peuple de Dieu, des Evêques, des prêtres, des diacres, des religieux, des religieuses et des laïcs. La mission d’annoncer l’Evangile sur toute la terre appartient en premier lieu aux Evêques, directement responsables de l’évangélisation dans le monde, tant en qualité de membres du collège épiscopal que comme Pasteurs des Eglises particulières. En effet, ils « ont été consacrés non seulement pour un diocèse, mais pour le salut du monde entier » (Jean Paul II, Lettre Encyclique Redemptoris missio, 63), « prédicateur de la foi, qui amène au Christ de nouveaux disciples » (Ad gentes, 20) et rendent « visibles l’esprit et l’ardeur missionnaires du Peuple de Dieu, en sorte que le diocèse tout entier devient missionnaire » (ibid., 38).

La priorité est d’évangéliser

Le mandat de prêcher l’Evangile ne se limite donc pas pour un Pasteur, à l’attention accordée à la portion du Peuple de Dieu qui est confiée à ses soins pastoraux, ni à l’envoi de quelque prêtre ou laïc fidei donum. Il doit impliquer toute l’activité de l’Eglise particulière, tous ses secteurs, en bref tout son être et son agir. Le Concile Vatican II l’a indiqué clairement et le Magistère successif l’a réaffirmé avec force. Cela demande d’adapter constamment styles de vie, plans pastoraux et organisation diocésaine à cette dimension fondamentale de l’Eglise, en particulier au sein de notre monde en continuel changement. Et ceci vaut également pour les Instituts de Vie consacrée et les Sociétés de Vie apostolique tout comme pour les Mouvements ecclésiaux : tous les composants de la grande mosaïque de l’Eglise doivent se sentir fortement interpellés par le mandat du Seigneur de prêcher l’Evangile, afin que le Christ soit annoncé partout. Nous Pasteurs, religieux et religieuses ainsi que tous les fidèles dans le Christ, nous devons nous mettre sur les traces de Paul, qui, « prisonnier du Christ à cause de vous, païens... » (Ep 3, 1) a travaillé, souffert et lutté pour faire porter l’Evangile parmi les païens (Col 1, 24-29) sans économiser énergie, temps et moyens pour faire connaître le Message du Christ.

Aujourd’hui encore, la mission ad gentes doit être l’horizon constant et le paradigme de toute activité ecclésiale parce que l’identité même de l’Eglise est constituée par la foi dans le Mystère de Dieu qui est révélé par le Christ pour nous porter le Salut et par la mission de Lui rendre témoignage et de L’annoncer au monde jusqu’à Son retour. Comme Saint Paul, nous devons être attentifs à ceux qui sont loin, à ceux qui ne connaissent pas encore le Christ et n’ont pas encore fait l’expérience de la paternité de Dieu, bien conscients que « la coopération s’élargit aujourd’hui en prenant des formes nouvelles, qui comportent non seulement l’aide économique mais aussi la participation directe à l’évangélisation » (Jean Paul II, Lettre Encyclique Redemptoris missio, 82). La célébration de l’Année de la Foi et du Synode des Evêques sur la nouvelle évangélisation constitueront des occasions propices en vue de la relance de la coopération missionnaire, surtout dans cette seconde forme.

Foi et annonce

Le désir d’annoncer le Christ nous pousse à lire l’histoire pour y découvrir les problèmes, les aspirations et les espérances de l’humanité que le Christ doit guérir, purifier et remplir de Sa présence. Son message est en effet toujours actuel, il descend au cœur même de l’histoire et est capable d’apporter une réponse aux inquiétudes les plus profondes de tout homme. C’est pourquoi l’Eglise, dans tous ses composants, doit être consciente du fait que « les horizons immenses de la mission ecclésiale, la complexité de la situation présente demandent aujourd’hui des modalités nouvelles pour communiquer de façon efficace la Parole de Dieu » (Benoît XVI, Exhortation apostolique post-synodale Verbum Domini, 97). Ceci exige, d’abord et avant tout, une adhésion de foi renouvelée, personnelle et communautaire, à l’Evangile de Jésus Christ « en un moment de profond changement comme celui que l’humanité est en train de vivre » (Lettre Apostolique Porta Fidei, 8).

L’un des obstacles à l’élan de l’évangélisation est, en effet, la crise de foi non seulement du monde occidental mais d’une grande partie de l’humanité qui a pourtant faim et soif de Dieu et doit être invitée et conduite au pain de vie et à l’eau vive comme la Samaritaine qui se rend au puits de Jacob et dialogue avec le Christ. Ainsi que le raconte Saint Jean l’Evangéliste, l’histoire de cette femme est particulièrement significative (cf. Jn 4,1-30) : elle rencontre Jésus qui lui demande à boire mais lui parle ensuite d’une eau nouvelle, capable d’étancher sa soif pour toujours. Au départ, la femme ne comprend pas, elle reste au plan matériel mais, lentement, elle est conduite par le Seigneur à accomplir un chemin de foi qui la conduit à Le reconnaître comme étant le Messie. A ce propos, Saint Augustin affirme : « Après avoir reçu dans son coeur le Christ Notre-Seigneur, qu’aurait-elle de plus à faire [cette femme] que laisser là sa cruche et courir annoncer la bonne nouvelle ? (Homélie 15, 30).

La rencontre avec le Christ en tant que Personne vivante qui étanche la soif du cœur ne peut que conduire au désir de partager avec d’autres la joie de cette présence et de Le faire connaître afin que tous puissent en faire l’expérience. Il faut renouveler l’enthousiasme de communiquer la foi afin de promouvoir une nouvelle évangélisation des communautés et des Pays d’antique tradition chrétienne qui sont en train de perdre la référence à Dieu, de manière à redécouvrir la joie de croire. La préoccupation d’évangéliser ne doit jamais demeurer en marge de l’activité ecclésiale et de la vie personnelle du chrétien, mais elle doit les caractériser de manière forte en étant conscients du fait que nous sommes destinataires et, dans le même temps, missionnaires de l’Evangile. Le point central de l’annonce demeure toujours le même : le Kérygme du Christ mort et ressuscité pour le Salut du monde, le Kérygme de l’amour de Dieu absolu et total pour tout homme et pour toute femme, qui a culminé au travers de l’envoi du Fils éternel et unique, le Seigneur Jésus qui ne dédaigna pas de prendre la pauvreté de notre nature humaine, l’aimant et la rachetant du péché et de la mort en S’offrant Lui-même sur la croix.

La foi en Dieu, dans ce dessein d’amour réalisé dans le Christ, est tout d’abord un don et un mystère à accueillir dans le cœur et dans la vie et dont il faut toujours remercier le Seigneur. Mais la foi est un don qui nous est donné pour être partagé ; elle est un talent reçu afin qu’il porte du fruit ; elle est une lumière qui ne doit pas demeurer cachée mais illuminer toute la maison. Elle est le don le plus important qui nous a été fait au cours de notre existence et que nous ne pouvons pas conserver pour nous-mêmes.

L’annonce se fait charité

« Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile ! », disait l’Apôtre Paul (1 Co 9, 16). Cette parole résonne avec force pour tout chrétien et pour toute communauté chrétienne sur tous les Continents. Même pour les Eglises se trouvant dans les territoires de mission, Eglises pour la plupart jeunes, souvent de fondation récente, le caractère missionnaire est devenu une dimension naturelle même si elles-mêmes ont encore besoin de missionnaires. De nombreux prêtres, religieux et religieuses de tous les coins du monde, de nombreux laïcs et même des familles entières quittent leurs pays, leurs communautés locales et se rendent près d’autres Eglises pour témoigner et annoncer le Nom du Christ grâce auquel l’humanité trouve le Salut. Il s’agit d’une expression de profonde communion, de partage et de charité entre les Eglises afin que tout homme puisse écouter ou réécouter l’annonce qui guérit et s’approcher des Sacrements, source de la vraie vie.

Avec ce signe éminent de la foi qui se transforme en charité, je fais mémoire et remercie les Œuvres pontificales missionnaires, instrument de la coopération à la mission universelle de l’Eglise dans le monde. Au travers de leur action, l’annonce de l’Evangile se fait également intervention d’aide au prochain, justice envers les plus pauvres, possibilité d’instruction jusque dans les villages les plus perdus, assistance médicale dans des lieux reculés, émancipation de la misère, réhabilitation de ceux qui sont marginalisés, soutien au développement des peuples, dépassement des divisions ethniques, respect de la vie en chacune de ses phases.

Chers frères et sœurs, j’invoque sur l’œuvre d’évangélisation ad gentes, et en particulier sur ses ouvriers, l’effusion de l’Esprit Saint afin que la Grâce de Dieu la fasse cheminer avec plus de décision dans l’histoire du monde. Avec le Bienheureux Newmann, je voudrais prier : « Accompagne, ô Seigneur, Tes missionnaires dans les terres à évangéliser ; met les bons mots sur leurs lèvres ; rend leur travail fructueux ». Que la Vierge Marie, Mère de l’Eglise et Etoile de l’Evangélisation, accompagne tous les missionnaires de l’Evangile.

Du Vatican, le 6 janvier 2012, Solennité de l’Epiphanie du Seigneur

Benedictus PP. XVI

02 Février : Lettre ouverte aux religieux et religieuses.

Chères âmes consacrées,

en cette belle solennité de la Présentation du Seigneur, l’Eglise tout entière vous honore et célèbre « votre "Me voici !" inspiré de celui du Christ et de la Vierge Marie » ( Homélie de Jean Paul, Samedi 2 février 2002)

Pour partager avec vous la joie de votre oui, en cette solennité commémorant l’offrande de votre vie, je vous offre en marque de reconnaissance pour votre dévouement au service de l’Eglise, ce bouquet spirituel, extrait de l’homélie de Benoît XVI, à la Basilique Vaticane, le 2 février 2010 :

« Les personnes consacrées sont appelées d’une façon particulière à être des témoins de cette miséricorde du Seigneur, dans laquelle l’homme trouve son salut. Elles maintiennent vivante l’expérience du pardon de Dieu, parce qu’elles ont conscience d’être des personnes sauvées, d’être grandes quand elles se reconnaissent petites, de se sentir renouvelées et enveloppées de la sainteté de Dieu quand elles reconnaissent leur péché. C’est pourquoi, pour l’homme d’aujourd’hui aussi, la vie consacrée reste une école privilégiée de la "componction du cœur", de la reconnaissance humble de sa propre misère, mais pareillement, elle reste une école de la confiance dans la miséricorde de Dieu, dans son amour qui n’abandonne jamais. En réalité, plus on s’approche de Dieu, plus on est proche de Lui, plus on est utile aux autres. Les personnes consacrées font l’expérience de la grâce, de la miséricorde, et du pardon de Dieu non seulement pour elles-mêmes, mais aussi pour leurs frères, en étant appelées à porter dans leur cœur et dans la prière les angoisses et les attentes des hommes, spécialement de ceux qui sont loin de Dieu. En particulier, les communautés qui vivent en clôture, avec leur engagement spécifique de fidélité à "demeurer avec le Seigneur", à "demeurer au pied de la Croix", exercent souvent ce rôle de vicaire, unies au Christ de la Passion, en prenant sur elles les souffrances et les épreuves des autres et en offrant toute chose avec joie pour le salut du monde. »

Que la Vierge Marie fasse de vous des témoins de la miséricorde, des acteurs de la paix, de la justice et de la réconciliation, pour qu’au soir de votre vie vous entendiez le maitre vous dire : « serviteur, servante fidèle, entre dans la joie de ton maître. »

P Nestor Attomatoun,

curé de la Paroisse du Sacré Cœur Wadon

NECROLOGIE

Nous avons le regret de porter à votre connaissance le rappel à Dieu le 05 janvier 2012 de Monsieur HOUNGLONOU Sègbégnon Christophe, père de l’abbé Eugène HOUNGLONOU. Le programme des obsèques se présente comme suit :

Jeudi O2 février 2012 20H : Veillée de prières à l’église Saint Paul de Dowa à Porto-Novo. 21H : Messe à l’église Saint Paul de Dowa à Porto-Novo.

Vendredi 03 février 2012 20H : Veillée de prières à l’église Saint Paul de Dowa à Porto-Novo. 21H : Messe à l’église Saint Paul de Dowa à Porto-Novo.

Samedi 04 février 2012 07H : Exposition du corps et recueillement au domicile du défunt au quartier Gouako-Kotoklomè. 09H30 : Levée du corps au domicile du défunt et départ pour l’église.

10H30 : Messe d’enterrement et d’enlèvement de deuil à l’église Saint Paul de Dowa à Porto-Novo. Inhumation au cimetière de Danto.

Dimanche O5 février 11H : Messe d’action de grâce à l’église Saint Michel de Ouando. Son excellence Mgr René Marie EHOUZOU, le clergé de Porto-Novo et toute l’Eglise famille du diocèse de Porto-Novo présentent à l’abbé Eugène et à toute sa famille leurs condoléances émues.

JUBILE DES 150 ANS DE L’ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE : 1862 - 2012

CALENDRIER DES CÉLÉBRATIONS

  • Du 1er au 09 février 2012 Neuvaine préparatoire au jubilé dans toutes les écoles catholiques du Bénin.
  • Vendredi 10 février 201210H

1° Messe solennelle d’ouverture du jubilé à la Basilique de l’Immaculée Conception de Ouidah.

2° Publication de l’annuaire de l’enseignement catholique.

  • Samedi 11 février 2012 10H

1° Pose de la 1ère pierre du siège de la Direction nationale de l’Enseignement au quartier Ouenlinda à Porto-Novo en face de de la Direction des Examens et Concours (DEC).

2° Après-midi : Soirée récréative dans toutes les écoles du Bénin.

  • Dimanche 04 février 2012

Messe d’ouverture du jubilé dans chaque diocèse

  • Du mercredi 15 février au dimanche 06 mai 2012

Déroulement des tournois et autres compétions dans les écoles, au sein des diocèses et dans les provinces ecclésiastiques.

  • Deuxième quinzaine du mois d’avril Colloque. 08 mai 2012 Caravane des élèves à travers les villes de chaque diocèse.
  • Mercredi 09 mai 2012

Journée Internationale de l’Enseignement Catholique

Célébration dans chaque diocèse

Célébration Nationale à Parakou

  1. 09H : Mess pontificale
  2. 11H : Ballets, sketchs.
  3. 12H Pique-nique.
  4. 15H : Phase finale de la sélection de l’hymne de l’Enseignement Catholique.
  5. 16H : Phase finale des autres compétitions : football, basketball, volleyball...
  • Journée d’amitié et de réflexion avec les amicales des anciens élèves puis les personnes consacrées impliquées dans l’éducation et la formation des enfants et des jeunes.
  • Samedi 10 septembre 2012

Inauguration du siège de la Direction nationale de l’enseignement catholique à Porto-Novo.

  • Dimanche 10 février 2013

Messe de clôture du Jubilé à Porto-Novo.

MESSAGE DU PAPE BENOÎT XVI POUR CAREME 2012

Frères et sœurs, Le Carême nous offre encore une fois l’opportunité de réfléchir sur ce qui est au cœur de la vie chrétienne : la charité. En effet, c’est un temps favorable pour renouveler, à l’aide de la Parole de Dieu et des Sacrements, notre itinéraire de foi, aussi bien personnel que communautaire. C’est un cheminement marqué par la prière et le partage, par le silence et le jeûne, dans l’attente de vivre la joie pascale. Cette année, je désire proposer quelques réflexions à la lumière d’un bref texte biblique tiré de la Lettre aux Hébreux : « Faisons attention les uns aux autres pour nous stimuler dans la charité et les œuvres bonnes » (10, 24). Cette phrase fait partie d’une péricope dans laquelle l’écrivain sacré exhorte à faire confiance à Jésus Christ comme Grand prêtre qui nous a obtenu le pardon et l’accès à Dieu. Le fruit de notre accueil du Christ est une vie selon les trois vertus théologales : il s’agit de nous approcher du Seigneur « avec un cœur sincère et dans la plénitude de la foi » (v. 22), de garder indéfectible « la confession de l’espérance » (v. 23) en faisant constamment attention à exercer avec nos frères « la charité et les œuvres bonnes » (v. 24). Pour étayer cette conduite évangélique – est-il également affirmé -, il est important de participer aux rencontres liturgiques et de prière de la communauté, en tenant compte du but eschatologique : la pleine communion en Dieu (v. 25). Je m’arrête sur le verset 24 qui, en quelques mots, offre un enseignement précieux et toujours actuel sur trois aspects de la vie chrétienne : l’attention à l’autre, la réciprocité et la sainteté personnelle. 1. « Faisons attention » : la responsabilité envers le frère. Le premier élément est l’invitation à « faire attention » : le verbe grec utilisé est katanoein, qui signifie bien observer, être attentifs, regarder en étant conscient, se rendre compte d’une réalité. Nous le trouvons dans l’Évangile, lorsque Jésus invite les disciples à « observer » les oiseaux du ciel qui, bien qu’ils ne s’inquiètent pas, sont l’objet de l’empressement et de l’attention de la Providence divine (cf. Lc 12, 24), et à « se rendre compte » de la poutre qui se trouve dans leur œil avant de regarder la paille dans l’œil de leur frère (cf. Lc 6, 41). Nous trouvons aussi cet élément dans un autre passage de la même Lettre aux Hébreux, comme invitation à « prêter attention à Jésus » (3, 1), l’apôtre et le grand prêtre de notre foi. Ensuite, le verbe qui ouvre notre exhortation invite à fixer le regard sur l’autre, tout d’abord sur Jésus, et à être attentifs les uns envers les autres, à ne pas se montrer étrangers, indifférents au destin des frères. Souvent, au contraire, l’attitude inverse prédomine : l’indifférence, le désintérêt qui naissent de l’égoïsme dissimulé derrière une apparence de respect pour la « sphère privée ». Aujourd’hui aussi, la voix du Seigneur résonne avec force, appelant chacun de nous à prendre soin de l’autre. Aujourd’hui aussi, Dieu nous demande d’être les « gardiens » de nos frères (cf. Gn 4, 9), d’instaurer des relations caractérisées par un empressement réciproque, par une attention au bien de l’autre et à tout son bien. Le grand commandement de l’amour du prochain exige et sollicite d’être conscients d’avoir une responsabilité envers celui qui, comme moi, est une créature et un enfant de Dieu : le fait d’être frères en humanité et, dans bien des cas, aussi dans la foi, doit nous amener à voir dans l’autre un véritable alter ego, aimé infiniment par le Seigneur. Si nous cultivons ce regard de fraternité, la solidarité, la justice ainsi que la miséricorde et la compassion jailliront naturellement de notre cœur. Le Serviteur de Dieu Paul VI affirmait qu’aujourd’hui le monde souffre surtout d’un manque de fraternité : « Le monde est malade. Son mal réside moins dans la stérilisation des ressources ou dans leur accaparement par quelques-uns, que dans le manque de fraternité entre les hommes et entre les peuples » (Lett. enc. Populorum progressio [26 mars 1967], n. 66). L’attention à l’autre comporte que l’on désire pour lui ou pour elle le bien, sous tous ses aspects : physique, moral et spirituel. La culture contemporaine semble avoir perdu le sens du bien et du mal, tandis qu’il est nécessaire de répéter avec force que le bien existe et triomphe, parce que Dieu est « le bon, le bienfaisant » (Ps 119, 68). Le bien est ce qui suscite, protège et promeut la vie, la fraternité et la communion. La responsabilité envers le prochain signifie alors vouloir et faire le bien de l’autre, désirant qu’il s’ouvre lui aussi à la logique du bien ; s’intéresser au frère veut dire ouvrir les yeux sur ses nécessités. L’Écriture Sainte met en garde contre le danger d’avoir le cœur endurci par une sorte d’« anesthésie spirituelle » qui rend aveugles aux souffrances des autres. L’évangéliste Luc rapporte deux paraboles de Jésus dans lesquelles sont indiqués deux exemples de cette situation qui peut se créer dans le cœur de l’homme. Dans celle du bon Samaritain, le prêtre et le lévite « passent outre », avec indifférence, devant l’homme dépouillé et roué de coups par les brigands (cf. Lc 10, 30-32), et dans la parabole du mauvais riche, cet homme repu de biens ne s’aperçoit pas de la condition du pauvre Lazare qui meurt de faim devant sa porte (cf. Lc 16, 19). Dans les deux cas, nous avons à faire au contraire du « prêter attention », du regarder avec amour et compassion. Qu’est-ce qui empêche ce regard humain et affectueux envers le frère ? Ce sont souvent la richesse matérielle et la satiété, mais c’est aussi le fait de faire passer avant tout nos intérêts et nos préoccupations personnels. Jamais, nous ne devons nous montrer incapables de « faire preuve de miséricorde » à l’égard de celui qui souffre ; jamais notre cœur ne doit être pris par nos propres intérêts et par nos problèmes au point d’être sourds au cri du pauvre. À l’inverse, c’est l’humilité de cœur et l’expérience personnelle de la souffrance qui peuvent se révéler source d’un éveil intérieur à la compassion et à l’empathie : « Le juste connaît la cause des faibles, le méchant n’a pas l’intelligence de la connaître » (Pr 29, 7). Nous comprenons ainsi la béatitude de « ceux qui sont affligés » (Mt 5, 4), c’est-à-dire de ceux qui sont en mesure de sortir d’eux-mêmes pour se laisser apitoyer par la souffrance des autres. Rencontrer l’autre et ouvrir son cœur à ce dont il a besoin sont une occasion de salut et de béatitude. « Prêter attention » au frère comporte aussi la sollicitude pour son bien spirituel. Je désire rappeler ici un aspect de la vie chrétienne qui me semble être tombé en désuétude : la correction fraternelle en vue du salut éternel. En général, aujourd’hui, on est très sensible au thème des soins et de la charité à prodiguer pour le bien physique et matériel des autres, mais on ne parle pour ainsi dire pas de notre responsabilité spirituelle envers les frères. Il n’en est pas ainsi dans l’Église des premiers temps, ni dans les communautés vraiment mûres dans leur foi, où on se soucie non seulement de la santé corporelle du frère, mais aussi de celle de son âme en vue de son destin ultime. Dans l’Écriture Sainte, nous lisons : « Reprends le sage, il t’aimera. Donne au sage : il deviendra plus sage encore ; instruis le juste, il accroîtra son acquis » (Pr 9, 8s). Le Christ lui-même nous commande de reprendre le frère qui commet un péché (cf. Mt 18, 15). Le verbe utilisé pour définir la correction fraternelle – elenchein – est le même que celui qui indique la mission prophétique de la dénonciation propre aux chrétiens envers une génération qui s’adonne au mal (cf. Ep 5, 11). La tradition de l’Église a compté parmi les œuvres de miséricorde spirituelle celle d’« admonester les pécheurs ». Il est important de récupérer cette dimension de la charité chrétienne. Il ne faut pas se taire face au mal. Je pense ici à l’attitude de ces chrétiens qui, par respect humain ou par simple commodité, s’adaptent à la mentalité commune au lieu de mettre en garde leurs frères contre des manières de penser et d’agir qui sont contraires à la vérité, et ne suivent pas le chemin du bien. Toutefois le reproche chrétien n’est jamais fait dans un esprit de condamnation ou de récrimination. Il est toujours animée par l’amour et par la miséricorde et il naît de la véritable sollicitude pour le bien du frère. L’apôtre Paul affirme : « Dans le cas où quelqu’un serait pris en faute, vous les spirituels, rétablissez-le en esprit de douceur, te surveillant toi-même, car tu pourrais bien, toi aussi être tenté » (Ga 6, 1). Dans notre monde imprégné d’individualisme, il est nécessaire de redécouvrir l’importance de la correction fraternelle, pour marcher ensemble vers la sainteté. Même « le juste tombe sept fois » (Pr 24, 16) dit l’Écriture, et nous sommes tous faibles et imparfaits (cf.1 Jn 1, 8). Il est donc très utile d’aider et de se laisser aider à jeter un regard vrai sur soi-même pour améliorer sa propre vie et marcher avec plus de rectitude sur la voie du Seigneur. Nous avons toujours besoin d’un regard qui aime et corrige, qui connaît et reconnaît, qui discerne et pardonne (cf. Lc 22, 61), comme Dieu l’a fait et le fait avec chacun de nous. 2. « Les uns aux autres » : le don de la réciprocité. Cette « garde » des autres contraste avec une mentalité qui, réduisant la vie à sa seule dimension terrestre, ne la considère pas dans une perspective eschatologique et accepte n’importe quel choix moral au nom de la liberté individuelle. Une société comme la société actuelle peut devenir sourde aux souffrances physiques comme aux exigences spirituelles et morales de la vie. Il ne doit pas en être ainsi dans la communauté chrétienne ! L’apôtre Paul invite à chercher ce qui « favorise la paix et l’édification mutuelle » (Rm 14, 19), en plaisant « à son prochain pour le bien, en vue d’édifier » (Ibid.15, 2), ne recherchant pas son propre intérêt, « mais celui du plus grand nombre, afin qu’ils soient sauvés » (1 Co 10, 33). Cette correction réciproque et cette exhortation, dans un esprit d’humilité et de charité, doivent faire partie de la vie de la communauté chrétienne. Les disciples du Seigneur, unis au Christ par l’Eucharistie, vivent dans une communion qui les lie les uns aux autres comme membres d’un seul corps. Cela veut dire que l’autre m’est uni de manière particulière, sa vie, son salut, concernent ma vie et mon salut. Nous abordons ici un élément très profond de la communion : notre existence est liée à celle des autres, dans le bien comme dans le mal ; le péché comme les œuvres d’amour ont aussi une dimension sociale. Dans l’Église, corps mystique du Christ, cette réciprocité se vérifie : la communauté ne cesse de faire pénitence et d’invoquer le pardon des péchés de ses enfants, mais elle se réjouit aussi constamment et exulte pour les témoignages de vertu et de charité qui adviennent en son sein. « Que les membres se témoignent une mutuelle sollicitude » (cf.1 Co 12, 25), affirme saint Paul, afin qu’ils soient un même corps. La charité envers les frères, dont l’aumône – une pratique caractéristique du carême avec la prière et le jeûne – est une expression, s’enracine dans cette appartenance commune. En se souciant concrètement des plus pauvres, le chrétien peut exprimer sa participation à l’unique corps qu’est l’Église. Faire attention aux autres dans la réciprocité c’est aussi reconnaître le bien que le Seigneur accomplit en eux et le remercier avec eux des prodiges de grâce que le Dieu bon et tout-puissant continue de réaliser dans ses enfants. Quand un chrétien perçoit dans l’autre l’action du Saint Esprit, il ne peut que s’en réjouir et rendre gloire au Père céleste (cf. Mt 5, 16). 3. « pour nous stimuler dans la charité et les œuvres bonnes » : marcher ensemble dans la sainteté. Cette expression de la Lettre aux Hébreux (10, 24), nous pousse à considérer l’appel universel à la sainteté, le cheminement constant dans la vie spirituelle à aspirer aux charismes les plus grands et à une charité toujours plus élevée et plus féconde (cf.1 Co 12, 31-13, 13). L’attention réciproque a pour but de nous encourager mutuellement à un amour effectif toujours plus grand, « comme la lumière de l’aube, dont l’éclat grandit jusqu’au plein jour » (Pr 4, 18), dans l’attente de vivre le jour sans fin en Dieu. Le temps qui nous est accordé durant notre vie est précieux pour découvrir et accomplir les œuvres de bien, dans l’amour de Dieu. De cette manière, l’Église elle-même grandit et se développe pour parvenir à la pleine maturité du Christ (cf. Ep 4, 13). C’est dans cette perspective dynamique de croissance que se situe notre exhortation à nous stimuler réciproquement pour parvenir à la plénitude de l’amour et des œuvres bonnes. Malheureusement, la tentation de la tiédeur, de l’asphyxie de l’Esprit, du refus d’« exploiter les talents » qui nous sont donnés pour notre bien et celui des autres (cf. Mt 25, 25s) demeure. Nous avons tous reçu des richesses spirituelles ou matérielles utiles à l’accomplissement du plan divin, pour le bien de l’Église et pour notre salut personnel (cf. Lc 12, 21b ; 1 Tm 6, 18). Les maîtres spirituels rappellent que dans la vie de la foi celui qui n’avance pas recule. Chers frères et sœurs, accueillons l’invitation toujours actuelle à tendre au « haut degré de la vie chrétienne » (Jean-Paul II, Lett. ap. Novo millennio ineunte [6 janvier 2001], n.31). En reconnaissant et en proclamant la béatitude et la sainteté de quelques chrétiens exemplaires, la sagesse de l’Église a aussi pour but de susciter le désir d’en imiter les vertus. Saint Paul exhorte : « rivalisez d’estime réciproque » (Rm 12, 10). Face à un monde qui exige des chrétiens un témoignage renouvelé d’amour et de fidélité au Seigneur, tous sentent l’urgence de tout faire pour rivaliser dans la charité, dans le service et dans les œuvres bonnes (cf. He 6, 10). Ce rappel est particulièrement fort durant le saint temps de préparation à Pâques. Vous souhaitant un saint et fécond Carême, je vous confie à l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie et, de grand cœur, j’accorde à tous la Bénédiction apostolique.

Du Vatican, le 3 novembre 2011.

BENEDICTUS PP. XVI

SAINT JEAN BOSCO DANS LE DIOCESE DE PORTO-NOVO

Après le Mali, le Burkina Faso et le nord Togo, les reliques de saint Jean Bosco sont dans nos murs au Bénin. C’est le diocèse de Porto-Novo qui, à cœur joie, les accueille avant qu’elles ne poursuivent leur pérégrination à Lomé pour finir au Ghana.

Ce saint des temps modernes, ami particulier et sincère de la couche juvénile, ce pasteur hors pair, grand intercesseur des hommes et des femmes auprès de Dieu, ce dévot de la Vierge Marie, Auxiliatrice des chrétiens a reçu des fidèles du diocèse de Porto-Novo, le culte que la sainte Eglise recommande à ces enfants pour un de ses enfants qu’elle leur propose comme modèle.

16 heures sonnaient quand le véhicule qui transportait les reliques de ce saint franchit le carrefour Java Promo, non loin de l’assemblée nationale. Une haie de marée humaine l’attendait avec impatience. Parvenu devant le collège Notre Dame de Lourdes, il s’immobilisa ; on en fit descendre la voiturette qui renfermait les reliques. S’ébranla alors la procession qui devait conduire à la cathédrale. Hourrahs, vivats, ovations, applaudissements, exultations… c’est avec grande peine que forces de l’ordre, marguillers et scouts ont pu contenir le débordement de la foule. Personne ne voulait se faire conter l’évènement. Installées aux pieds de l’autel, les reliques furent vénérées avant que ne commence la célébration eucharistie ; une célébration priante, recueillie et fervente.

Mais c’est d’abord sur le parvis de l’église que le vicaire général, l’abbé Jules Dossah, au nom de l’évêque absent, et entouré des prêtres, accueillit les reliques. Au cours de la célébration eucharistique Ainsi donc en cet après-midi du 07 février, la cérémonie d’accueil a été marqué par la procession des reliques, le mot d’accueil du vicaire général, leur vénération, la célébration eucharistique, le mot de remerciement du Provincial des salésiens et le départ pour la paroisse saint François Xavier de Porto-Novo.

La veillée de prière, de louange jusqu’à l’aube constitue encore un moment important du séjour de saint Jean Bosco à Porto-Novo. Par quartier, associations, mouvement et groupes de prière, en famille, les fidèles se sont pressés toute la nuit autour des reliques. La célébration eucharistique de ce 08 février présidée par le provincial des salésiens en sera le point d’orgue.

Les reliques passeront au centre Madone à Tokpota. Une autre célébration eucharistique a eu lieu, présidée par le Nonce apostolique. Elles prendront la route de Cotonou.

Saint Jean Bosco a visité les fidèles de Porto-Novo. Il les quitte sans les laisser. Il est avec eux de façon invisible, certes, mais aussi de façon visible, sous les traits des missionnaires salésiens qui œuvrent inlassablement dans le diocèse. Puisse son passage redonner espoir et repères à la jeunesse.

V. Frumence

MESSAGE DU PAPE BENOÎT XVI POUR LE CAREME 2012

« Faisons attention les uns aux autres pour nous stimuler dans la charité et les œuvres bonnes » (He 10, 24)

Frères et sœurs, Le Carême nous offre encore une fois l’opportunité de réfléchir sur ce qui est au cœur de la vie chrétienne : la charité. En effet, c’est un temps favorable pour renouveler, à l’aide de la Parole de Dieu et des Sacrements, notre itinéraire de foi, aussi bien personnel que communautaire. C’est un cheminement marqué par la prière et le partage, par le silence et le jeûne, dans l’attente de vivre la joie pascale.

Cette année, je désire proposer quelques réflexions à la lumière d’un bref texte biblique tiré de la Lettre aux Hébreux : « Faisons attention les uns aux autres pour nous stimuler dans la charité et les œuvres bonnes » (10, 24). Cette phrase fait partie d’une péricope dans laquelle l’écrivain sacré exhorte à faire confiance à Jésus Christ comme Grand prêtre qui nous a obtenu le pardon et l’accès à Dieu. Le fruit de notre accueil du Christ est une vie selon les trois vertus théologales : il s’agit de nous approcher du Seigneur « avec un cœur sincère et dans la plénitude de la foi » (v. 22), de garder indéfectible « la confession de l’espérance » (v. 23) en faisant constamment attention à exercer avec nos frères « la charité et les œuvres bonnes » (v. 24). Pour étayer cette conduite évangélique – est-il également affirmé -, il est important de participer aux rencontres liturgiques et de prière de la communauté, en tenant compte du but eschatologique : la pleine communion en Dieu (v. 25). Je m’arrête sur le verset 24 qui, en quelques mots, offre un enseignement précieux et toujours actuel sur trois aspects de la vie chrétienne : l’attention à l’autre, la réciprocité et la sainteté personnelle.

1. « Faisons attention » : la responsabilité envers le frère.

Le premier élément est l’invitation à « faire attention » : le verbe grec utilisé est katanoein, qui signifie bien observer, être attentifs, regarder en étant conscient, se rendre compte d’une réalité. Nous le trouvons dans l’Évangile, lorsque Jésus invite les disciples à « observer » les oiseaux du ciel qui, bien qu’ils ne s’inquiètent pas, sont l’objet de l’empressement et de l’attention de la Providence divine (cf. Lc 12, 24), et à « se rendre compte » de la poutre qui se trouve dans leur œil avant de regarder la paille dans l’œil de leur frère (cf. Lc 6, 41). Nous trouvons aussi cet élément dans un autre passage de la même Lettre aux Hébreux, comme invitation à « prêter attention à Jésus » (3, 1), l’apôtre et le grand prêtre de notre foi. Ensuite, le verbe qui ouvre notre exhortation invite à fixer le regard sur l’autre, tout d’abord sur Jésus, et à être attentifs les uns envers les autres, à ne pas se montrer étrangers, indifférents au destin des frères. Souvent, au contraire, l’attitude inverse prédomine : l’indifférence, le désintérêt qui naissent de l’égoïsme dissimulé derrière une apparence de respect pour la « sphère privée ». Aujourd’hui aussi, la voix du Seigneur résonne avec force, appelant chacun de nous à prendre soin de l’autre. Aujourd’hui aussi, Dieu nous demande d’être les « gardiens » de nos frères (cf. Gn 4, 9), d’instaurer des relations caractérisées par un empressement réciproque, par une attention au bien de l’autre et à tout son bien. Le grand commandement de l’amour du prochain exige et sollicite d’être conscients d’avoir une responsabilité envers celui qui, comme moi, est une créature et un enfant de Dieu : le fait d’être frères en humanité et, dans bien des cas, aussi dans la foi, doit nous amener à voir dans l’autre un véritable alter ego, aimé infiniment par le Seigneur. Si nous cultivons ce regard de fraternité, la solidarité, la justice ainsi que la miséricorde et la compassion jailliront naturellement de notre cœur. Le Serviteur de Dieu Paul VI affirmait qu’aujourd’hui le monde souffre surtout d’un manque de fraternité : « Le monde est malade. Son mal réside moins dans la stérilisation des ressources ou dans leur accaparement par quelques-uns, que dans le manque de fraternité entre les hommes et entre les peuples » (Lett. enc. Populorum progressio [26 mars 1967], n. 66).

L’attention à l’autre comporte que l’on désire pour lui ou pour elle le bien, sous tous ses aspects : physique, moral et spirituel. La culture contemporaine semble avoir perdu le sens du bien et du mal, tandis qu’il est nécessaire de répéter avec force que le bien existe et triomphe, parce que Dieu est « le bon, le bienfaisant » (Ps 119, 68). Le bien est ce qui suscite, protège et promeut la vie, la fraternité et la communion. La responsabilité envers le prochain signifie alors vouloir et faire le bien de l’autre, désirant qu’il s’ouvre lui aussi à la logique du bien ; s’intéresser au frère veut dire ouvrir les yeux sur ses nécessités. L’Écriture Sainte met en garde contre le danger d’avoir le cœur endurci par une sorte d’« anesthésie spirituelle » qui rend aveugles aux souffrances des autres. L’évangéliste Luc rapporte deux paraboles de Jésus dans lesquelles sont indiqués deux exemples de cette situation qui peut se créer dans le cœur de l’homme. Dans celle du bon Samaritain, le prêtre et le lévite « passent outre », avec indifférence, devant l’homme dépouillé et roué de coups par les brigands (cf. Lc 10, 30-32), et dans la parabole du mauvais riche, cet homme repu de biens ne s’aperçoit pas de la condition du pauvre Lazare qui meurt de faim devant sa porte (cf. Lc 16, 19). Dans les deux cas, nous avons à faire au contraire du « prêter attention », du regarder avec amour et compassion. Qu’est-ce qui empêche ce regard humain et affectueux envers le frère ? Ce sont souvent la richesse matérielle et la satiété, mais c’est aussi le fait de faire passer avant tout nos intérêts et nos préoccupations personnels. Jamais, nous ne devons nous montrer incapables de « faire preuve de miséricorde » à l’égard de celui qui souffre ; jamais notre cœur ne doit être pris par nos propres intérêts et par nos problèmes au point d’être sourds au cri du pauvre. À l’inverse, c’est l’humilité de cœur et l’expérience personnelle de la souffrance qui peuvent se révéler source d’un éveil intérieur à la compassion et à l’empathie : « Le juste connaît la cause des faibles, le méchant n’a pas l’intelligence de la connaître » (Pr 29, 7). Nous comprenons ainsi la béatitude de « ceux qui sont affligés » (Mt 5, 4), c’est-à-dire de ceux qui sont en mesure de sortir d’eux-mêmes pour se laisser apitoyer par la souffrance des autres. Rencontrer l’autre et ouvrir son cœur à ce dont il a besoin sont une occasion de salut et de béatitude.

« Prêter attention » au frère comporte aussi la sollicitude pour son bien spirituel. Je désire rappeler ici un aspect de la vie chrétienne qui me semble être tombé en désuétude : la correction fraternelle en vue du salut éternel. En général, aujourd’hui, on est très sensible au thème des soins et de la charité à prodiguer pour le bien physique et matériel des autres, mais on ne parle pour ainsi dire pas de notre responsabilité spirituelle envers les frères. Il n’en est pas ainsi dans l’Église des premiers temps, ni dans les communautés vraiment mûres dans leur foi, où on se soucie non seulement de la santé corporelle du frère, mais aussi de celle de son âme en vue de son destin ultime. Dans l’Écriture Sainte, nous lisons : « Reprends le sage, il t’aimera. Donne au sage : il deviendra plus sage encore ; instruis le juste, il accroîtra son acquis » (Pr 9, 8s). Le Christ lui-même nous commande de reprendre le frère qui commet un péché (cf. Mt 18, 15). Le verbe utilisé pour définir la correction fraternelle – elenchein – est le même que celui qui indique la mission prophétique de la dénonciation propre aux chrétiens envers une génération qui s’adonne au mal (cf. Ep 5, 11). La tradition de l’Église a compté parmi les œuvres de miséricorde spirituelle celle d’« admonester les pécheurs ». Il est important de récupérer cette dimension de la charité chrétienne. Il ne faut pas se taire face au mal. Je pense ici à l’attitude de ces chrétiens qui, par respect humain ou par simple commodité, s’adaptent à la mentalité commune au lieu de mettre en garde leurs frères contre des manières de penser et d’agir qui sont contraires à la vérité, et ne suivent pas le chemin du bien. Toutefois le reproche chrétien n’est jamais fait dans un esprit de condamnation ou de récrimination. Il est toujours animée par l’amour et par la miséricorde et il naît de la véritable sollicitude pour le bien du frère. L’apôtre Paul affirme : « Dans le cas où quelqu’un serait pris en faute, vous les spirituels, rétablissez-le en esprit de douceur, te surveillant toi-même, car tu pourrais bien, toi aussi être tenté » (Ga 6, 1). Dans notre monde imprégné d’individualisme, il est nécessaire de redécouvrir l’importance de la correction fraternelle, pour marcher ensemble vers la sainteté. Même « le juste tombe sept fois » (Pr 24, 16) dit l’Écriture, et nous sommes tous faibles et imparfaits (cf.1 Jn 1, 8). Il est donc très utile d’aider et de se laisser aider à jeter un regard vrai sur soi-même pour améliorer sa propre vie et marcher avec plus de rectitude sur la voie du Seigneur. Nous avons toujours besoin d’un regard qui aime et corrige, qui connaît et reconnaît, qui discerne et pardonne (cf. Lc 22, 61), comme Dieu l’a fait et le fait avec chacun de nous.

2. « Les uns aux autres » : le don de la réciprocité.

Cette « garde » des autres contraste avec une mentalité qui, réduisant la vie à sa seule dimension terrestre, ne la considère pas dans une perspective eschatologique et accepte n’importe quel choix moral au nom de la liberté individuelle. Une société comme la société actuelle peut devenir sourde aux souffrances physiques comme aux exigences spirituelles et morales de la vie. Il ne doit pas en être ainsi dans la communauté chrétienne ! L’apôtre Paul invite à chercher ce qui « favorise la paix et l’édification mutuelle » (Rm 14, 19), en plaisant « à son prochain pour le bien, en vue d’édifier » (Ibid.15, 2), ne recherchant pas son propre intérêt, « mais celui du plus grand nombre, afin qu’ils soient sauvés » (1 Co 10, 33). Cette correction réciproque et cette exhortation, dans un esprit d’humilité et de charité, doivent faire partie de la vie de la communauté chrétienne. Les disciples du Seigneur, unis au Christ par l’Eucharistie, vivent dans une communion qui les lie les uns aux autres comme membres d’un seul corps. Cela veut dire que l’autre m’est uni de manière particulière, sa vie, son salut, concernent ma vie et mon salut. Nous abordons ici un élément très profond de la communion : notre existence est liée à celle des autres, dans le bien comme dans le mal ; le péché comme les œuvres d’amour ont aussi une dimension sociale. Dans l’Église, corps mystique du Christ, cette réciprocité se vérifie : la communauté ne cesse de faire pénitence et d’invoquer le pardon des péchés de ses enfants, mais elle se réjouit aussi constamment et exulte pour les témoignages de vertu et de charité qui adviennent en son sein. « Que les membres se témoignent une mutuelle sollicitude » (cf.1 Co 12, 25), affirme saint Paul, afin qu’ils soient un même corps. La charité envers les frères, dont l’aumône – une pratique caractéristique du carême avec la prière et le jeûne – est une expression, s’enracine dans cette appartenance commune. En se souciant concrètement des plus pauvres, le chrétien peut exprimer sa participation à l’unique corps qu’est l’Église. Faire attention aux autres dans la réciprocité c’est aussi reconnaître le bien que le Seigneur accomplit en eux et le remercier avec eux des prodiges de grâce que le Dieu bon et tout-puissant continue de réaliser dans ses enfants. Quand un chrétien perçoit dans l’autre l’action du Saint Esprit, il ne peut que s’en réjouir et rendre gloire au Père céleste (cf. Mt 5, 16).

3. « pour nous stimuler dans la charité et les œuvres bonnes » : marcher ensemble dans la sainteté.

Cette expression de la Lettre aux Hébreux (10, 24), nous pousse à considérer l’appel universel à la sainteté, le cheminement constant dans la vie spirituelle à aspirer aux charismes les plus grands et à une charité toujours plus élevée et plus féconde (cf.1 Co 12, 31-13, 13). L’attention réciproque a pour but de nous encourager mutuellement à un amour effectif toujours plus grand, « comme la lumière de l’aube, dont l’éclat grandit jusqu’au plein jour » (Pr 4, 18), dans l’attente de vivre le jour sans fin en Dieu. Le temps qui nous est accordé durant notre vie est précieux pour découvrir et accomplir les œuvres de bien, dans l’amour de Dieu. De cette manière, l’Église elle-même grandit et se développe pour parvenir à la pleine maturité du Christ (cf. Ep 4, 13). C’est dans cette perspective dynamique de croissance que se situe notre exhortation à nous stimuler réciproquement pour parvenir à la plénitude de l’amour et des œuvres bonnes.

Malheureusement, la tentation de la tiédeur, de l’asphyxie de l’Esprit, du refus d’« exploiter les talents » qui nous sont donnés pour notre bien et celui des autres (cf. Mt 25, 25s) demeure. Nous avons tous reçu des richesses spirituelles ou matérielles utiles à l’accomplissement du plan divin, pour le bien de l’Église et pour notre salut personnel (cf. Lc 12, 21b ; 1 Tm 6, 18). Les maîtres spirituels rappellent que dans la vie de la foi celui qui n’avance pas recule. Chers frères et sœurs, accueillons l’invitation toujours actuelle à tendre au « haut degré de la vie chrétienne » (Jean-Paul II, Lett. ap. Novo millennio ineunte [6 janvier 2001], n.31). En reconnaissant et en proclamant la béatitude et la sainteté de quelques chrétiens exemplaires, la sagesse de l’Église a aussi pour but de susciter le désir d’en imiter les vertus. Saint Paul exhorte : « rivalisez d’estime réciproque » (Rm 12, 10).

Face à un monde qui exige des chrétiens un témoignage renouvelé d’amour et de fidélité au Seigneur, tous sentent l’urgence de tout faire pour rivaliser dans la charité, dans le service et dans les œuvres bonnes (cf. He 6, 10). Ce rappel est particulièrement fort durant le saint temps de préparation à Pâques. Vous souhaitant un saint et fécond Carême, je vous confie à l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie et, de grand cœur, j’accorde à tous la Bénédiction apostolique.

Du Vatican, le 3 novembre 2011.

BENEDICTUS PP. XVI

HOMELIE A L’ORDINATION DE L’ABBE HYACINTHE TOFFOHOSSOU

Excellence Mgr Antoine GANYE, Chers Concélébrants, Chères Religieuses, Chers Séminaristes, Chers fils et filles bien aimés de Dieu, Cher Monsieur l’Abbé Hyacinthe,

Le Seigneur nous rassemble aujourd’hui pour une troisième fois dans cette paroisse Saint Hubert de Missérété pour célébrer son Sacerdoce dans l’ordination de l’Abbé Hyacinthe qui deviendra prêtre dans un instant par l’imposition de mes mains.

En effet, le tout premier événement du genre eut lieu ici même il y a 39 ans. C’était le 11 août 1973 que le Père Jean Benoît GNAMBODE, 1er prêtre de Missérété, recevait des mains de notre vénéré prédécesseur, Mgr Vincent MENSAH, l’onction sacerdotale. Il a fallu attendre 28 ans pour voir la 2nde ordination à Missérété. C’était le 29 décembre 2001, jour d’ordination du père Cosme TOVIZOUNKOU, 2ème prêtre de la localité. Et aujourd’hui, 11 ans après l’ordination du père Cosme, le Seigneur confère la grâce sacerdotale à un autre fils du Diocèse, venu d’ailleurs, il est de la paroisse de Pobè.

Jour de joie pour Missérété, mais aussi jour de joie pour notre Diocèse qui accueille l’Abbé Hyacinthe TOFFOHOSSOU. Pensant à cette ordination pendant mon séjour à Rome, j’ai recommandé à la prière d’une âme consacrée, tous les prêtres de mon Diocèse. Cette dernière, vivant profondément la spiritualité thérésienne, a spontanément décidé d’adopter tous mes prêtres et pour matérialiser cet engagement spirituel, elle m’a confié plus d’une centaine de médailles miraculeuses pour chacun des prêtres de mon Diocèse.

Oui, c’est jour de joie et de fête pour le Diocèse de Porto-Novo. Je salue d’abord la présence de son Excellence Mgr Antoine GANYE, Archevêque Métropolitain de Cotonou, Président de la CEB… Je salue aussi la famille de l’Abbé Hyacinthe qui l’a accompagné comme elle a pu jusqu’à ce jour et je la remercie très vivement. Je salue et remercie tes professeurs et directeurs spirituels. Je salue et remercie les paroissiens de Missérété unis à leur vaillant Curé, heureux, eux tous, d’accueillir cette ordination, et d’autant plus heureux que l’engagement du diacre Hyacinthe constitue un appel pour les jeunes surtout ceux de cette localité. Les jeunes doivent d’abord accueillir l’appel de Dieu pour se mettre au service de leur Eglise particulière. C’est à eux de choisir de répondre courageusement à l’appel de Dieu en fonction de la vie et des besoins du diocèse dans lequel ils ont découvert et approfondi leur foi, ce qui nécessite forcement de dépasser leur préférence ou leur sensibilité. L’appel que j’adresse aux jeunes aujourd’hui n’est pas à comparer à d’autres propositions comme on compare les avantages et les inconvénients d’un m étier ou les produits de consommations. L’appel au ministère de prêtre diocésain n’est pas un appel « par défaut » quand toutes les autres hypothèses ont été envisagées.

Depuis le temps des apôtres, il est une voie royale pour se donner tout entier au service d’une Eglise réelle et concrète. Le prêtre diocésain voit sa vie structurée et modelée par le peuple de Dieu au service duquel il est envoyé. Enfanté au ministère par l’Esprit Saint agissant dans son Eglise par l’imposition des mains et la prière qui le consacrent prêtre, il atteint la plénitude de son ministère par sa disponibilité totale envers cette Eglise, au service de laquelle il met tout son dynamisme évangélique. Cette disponibilité, vous en avez le témoignage à travers la vie et le ministère des prêtres que vous connaissez. Le modèle, évidemment reste pour tous toujours Saint Jean-Marie Vianney, le Saint Curé d’Ars pour qui les sacrements et l’évangile tiennent une place dans la vie du prêtre. Aujourd’hui, c’est tout le presbyterium qui est largement représenté pour vous imposer les mains et vous accueillir en son sein. Je voudrais profiter de cette heureuse occasion pour saluer et remercier tous ces prêtres qui sont mes fidèles collaborateurs. Par ma voix, c’est tout le diocèse qui leur présente ses vœux de Santé, de Sagesse et de Sainteté pour cette nouvelle Année qui vient de commencer. Le chemin sur lequel nous nous sommes engagés depuis plusieurs ou de récentes années est avant tout un chemin de compagnonnage avec le Christ. Comme les douze apôtres, vous découvrez que votre vie prend sens dans la relation particulière que vous vivez avec le Seigneur. Comme eux vous êtes les témoins de ce que l’on dit de lui, autour de vous. Aujourd’hui le Christ est perçu sous différentes figures et des différentes approches de figures. Nous n’avons pas besoin de corriger ses copies erronées ou insuffisantes de figures. Jésus nous demande à nous de réagir en répondant à la question « et vous que dites vous, pour vous qui suis-je » Notre réponse à cette véritable question n’est pas, nous le sentons, dans la reproduction d’un discours théologique sur le Christ. Elle est dans la profession de foi de Pierre par Dieu Lui-même : « ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux » (Mt 16/17). Notre réponse c’est notre profession de foi au Christ Messie crucifié et ressuscité, glorifié dans sa passion et sa résurrection. Notre profession de foi demeure souvent hésitante et doit être ravivée dans notre manière de vivre quotidiennement les exigences de l’évangile. Elle est modeste devant les témoignages de la foi que vivent tant de fidèles auxquels nous sommes envoyés. Et pourtant malgré notre faiblesse, malgré nos hésitations nous tenons fermes à celui qui nous consacre dans la vérité pour la vie de son peuple. Nous n’avons pas honte de lui rendre témoignage parce que nous comptons sur la puissance de son Esprit qui habite en nous. Grâce à cet Esprit, nous sommes armés et pourvus de tout ce qu’il faut pour le travail de l’Evangile. Paul disait à Timothée : « En toute chose, garde ton bon sens, supporte la souffrance, travaille à l’annonce de l’Evangile, accomplis jusqu’au bout ton ministère »

Dans les différentes missions qui vous seront confiées, vous aurez des tâches à accomplir. Certaines seront exaltantes, d’autres plus ingrates, qu’importe ! Finalement votre mission à travers toutes ces tâches sera de rendre témoignage au Christ, un témoignage de croyant : « je sais en qui j’ai mis mon espérance, je ne serai pas déçu. » (Is 50,7)

Ne craignez pas de prendre largement et généreusement les temps nécessaires pour vivre cette communion dans la célébration eucharistique, communion dans la méditation régulière de sa parole, communion dans le dialogue intérieur d’un ami avec un ami. N’oubliez jamais les paroles du Christ : « de même que le sarment, s’il ne demeure sur la vigne, ne peut de lui-même produire du fuit, ainsi vous non plus si vous ne demeurez en moi. Je suis la vigne, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui là produira du fruit en abondance, car en dehors de moi vous ne pouvez rien faire. » (Jn 15, 1-5)

Comme les apôtres, nous avons sans cesse à nous convertir pour ajuster nos vues aux vues de Dieu. Nous sommes au service de la foi. Mais la foi n’est pas à notre service. Certes, « la victoire qui a vaincu le monde, c’est notre foi. » Mais de quelle victoire s’agit-il, il ne s’agit pas pour nous d’enrôler le Christ pour faire triompher nos idées ou nos conceptions du monde. Il s’agit d’être les témoins d’un Royaume qui n’est pas de ce monde, témoin de la radicalité à laquelle la liberté humaine est conduite lorsqu’elle se laisse guider par Dieu. C’est pour cette liberté que nous devons combattre toutes les formes d’aliénation que secrète le monde et qui risquent de nous séduire comme elles séduisent tant d’hommes et de femmes en notre temps. L’aliénation de l’argent qui devient de plus en plus un critère d’évaluation pour mesurer la réussite ou l’échec d’une vie ; l’aliénation du pouvoir qui devient souvent une domination. Par votre genre de vie, vous êtes appelé à témoigner que la vie est plus que les biens. Pauvre, non seulement en argent, mais aussi dans votre manière de vivre, vous annoncez que l’être humain est plus que la possession des biens.

Chaste, non seulement par le célibat, mais aussi par votre respect des autres, vous annoncez que les pulsions ne sont pas la règle d’une vie humaine. Obéissant, non seulement par votre acceptation des ordres de votre hiérarchie, mais aussi par votre disponibilité quotidienne aux appels de Dieu, vous annoncez que notre liberté est toujours relative et ne se déploie que dans le don de Dieu sans retour.

Chers frères et sœurs bien aimés, en particulier chers jeunes, je vous invite tous à vous mettre sous l’influence de l’Esprit-Saint qui vous aidera à faire l’expérience de la vitalité et de la puissance de l’Evangile. « Enracinés et fondés en Christ et formés dans la foi », vous pouvez alors vous demander : « Que dois-je faire pour partager ce que je reçois de l’Eglise et de ce qu’Elle m’enseigne ? ou plutôt et vous gagnerez du temps, demandez à Dieu : Seigneur que veux-tu que je fasse pour servir l’Eglise ? Et répondez sans crainte, oui (sans crainte) à ses appels. Sachez que le diocèse de Porto-Novo a encore besoin d’ouvriers de l’Evangile. Cher Hyacinthe, je voudrais pour terminer, te laisser simplement comme cadeau d’ordination le testament de Monseigneur Louis Parisot, un des Eminents Fondateurs de notre Eglise. Il te faudra le méditer tous les jours : « CRUX – HOSTIA – VIRGO, au fond, tout est là dans la vie spirituelle ». La Croix (Crux), elle est déjà là dans ta vie aujourd’hui et elle sera encore là demain. C’est dans l’Eucharistie (Hostia), que tu rencontreras Celui qui t’aidera à porter ta Croix. N’aie donc pas peur. Avance au large, avec détermination et courage. Oui, avance, le regard toujours fixé sur Marie (Virgo), Mère des Apôtres. Tu seras ce soir à ses pieds à Mariatokpa. Elle sera attentive et toujours présente à tes côtés. Je te confie également à Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et à Padre Pio, tous deux, amis et protecteurs des prêtres. Un autre soutien spirituel vient s’ajouter à la liste, il s’agit de Ste Bernadette Soubirous que nous célébrons aujourd’hui. Te voilà donc encadré. N’aie donc plus peur, avance au large.

Mgr René-Marie EHOUZOU,

Evêque de Porto-Novo

MARIA TOKPA 2012 : HOMELIE DE MGR EHOUZOU

Réception solennelle de "Africae Munus" par l’Eglise de Porto-Novo : L’engagement de notre famille diocésaine

Chers confrères dans le sacerdoce,

Chers religieux et religieuses,

Chers fils et filles bien-aimés,

Nous voici réunis aux pieds de notre Mère, Marie, Notre-Dame des Lagunes en ce lieu de rendez-vous privilégié qu’elle donne chaque année à notre Eglise-Famille de Dieu qui est à Porto-Novo. En votre nom à tous et ensemble avec vous je veux la saluer et la remercier mais surtout la prier de toujours nous garder dans son affection et son amour pour nous assurer les bienfaits de son Fils Jésus. En novembre dernier Le Saint-Père était venu signer l’exhortation apostolique qui indiquait à notre Continent les orientations et les options pastorales des Pères synodaux au cours du dernier synode spécial pour l’Afrique. Ce document, Africae Munus, signé en la Basilique de Ouidah, et remis officiellement à l’Afrique est un véritable mandat pour l’engagement de l’Église qui est en Afrique au service de la Réconciliation, de la Justice et de la Paix. En vous le rappelant le 31 décembre je faisais ressortir le vœu personnel du Pape que nos peuples africains deviennent par le Christ et par l’Esprit Saint, lumière du monde et sel de la terre (cf. Mt 5, 13. 14). J’avais en effet pris appui sur ce document à la veille de la nouvelle année pour nous indiquer ce défi majeur que nous recevions comme une grâce d’engagement et de bénédictions.

L’exhortation a dit clairement qu’il revient aux Eglises particulières de traduire ces axes en « fermes propos et en lignes d’action concrètes ». En effet, c’est « dans les Églises locales que peuvent se fixer les éléments concrets d’un programme – objectifs et méthodes de travail, formation et valorisation du personnel, recherche des moyens nécessaires – qui permette à l’annonce du Christ d’atteindre les personnes, de vivifier les communautés, et d’agir en profondeur par le témoignage des valeurs évangéliques sur la société et sur la culture africaines ».(AM 14)

C’est dans une telle perspective que nous avons voulu prendre rendez-vous avec la Vierge aujourd’hui pour la réception solennelle de Africae Munus par notre Diocèse de Porto-Novo. Chaque composante de notre Église famille est invitée à travailler le document par cette identification des éléments concrets à traduire dans la vie de nos communautés paroissiales. Je demande solennellement à tous de lire ce document et de rechercher les propositions concrètes dans les champs d’activités mis en lumière par le Saint Père. Il nous faudra trouver des moyens de mise en commun et d’authentification diocésaine de cette appropriation de Africae Munus que je demande aux prêtres et aux agents pastoraux de promouvoir et de superviser. Nos propositions concrètes doivent enrichir l’orientation de notre pastorale diocésaine en traduisant par des actes et dans la vie de nos communautés cet engagement que nous venons prendre aujourd’hui sous le regard de Marie notre Mère.

Nous nous mettons déjà à l’école de Marie pour prononcer notre "oui" à cet engagement de l’Afrique à la suite du Christ en qui tout a été oui comme nous le dit saint Paul dans la deuxième lecture de ce dimanche. Et grâce à lui toutes les promesses de Dieu sont devenues un oui. Aussi bien nous disons Amen ! Oui ! Pour rendre gloire à Dieu par lui. Vous comprenez avec moi que venir recevoir ce document aux pieds de Marie participe d’une spiritualité de communion fraternelle qui est le creuset de l’engagement qui nous est demandé comme chrétiens africains parAfricae Munus. Cela participe également d’une d’écoute et de docilité à la Parole de Dieu et son explicitation par le Magistère de l’Église. Le Saint Père nous le dit dans l’exhortation post synodale : « Pour réussir une véritable réconciliation, et mettre en œuvre la spiritualité de communion par la réconciliation, l’Église a besoin de témoins qui soient profondément enracinés dans le Christ, et qui se nourrissent de sa Parole et des Sacrements. [...] Marie, Mère de l’Église, qui a su accueillir la Parole de Dieu, est leur modèle : par son écoute de la Parole, elle a su entendre les besoins des hommes et intercéder pour eux dans sa compassion » (AM 35).

L’évangile proposé ce dimanche vient s’accorder avec ce cadre marial pour mettre en lumière la pertinence de notre démarche diocésaine et familiale. En effet, Marc 2,1-12 que nous lisons aujourd’hui a été cité et commenté de façon très suggestive dans Africae munus. Le Saint-Père le commentait ainsi au § 98 de son exhortation : « Nous connaissons bien l’épisode de l’homme paralysé que l’on porte à Jésus pour qu’il le guérisse (cf. Mc 2, 1-12). Pour nous aujourd’hui, cet homme symbolise tous nos frères et sœurs d’Afrique et d’ailleurs, paralysés de diverses manières, et hélas, souvent dans une profonde détresse. Face aux défis que j’ai esquissés fort brièvement à la suite des communications des Pères synodaux, méditons sur l’attitude des porteurs du paralysé. Ce dernier n’a pu accéder à Jésus qu’avec l’aide de ces quatre personnes de foi, qui ont bravé l’obstacle physique de la foule en faisant preuve de solidarité et de confiance absolue en Jésus. Le Christ « voit leur foi ». Il ôte alors l’obstacle spirituel en disant au paralysé : « Tes péchés te sont pardonnés ». Il ôte ce qui empêche l’homme de se relever. Cet exemple nous enjoint de grandir dans la foi et de faire preuve, nous aussi, de solidarité et de créativité pour soulager ceux qui portent de lourds fardeaux, en les ouvrant ainsi à la plénitude de la vie dans le Christ (cf. Mt 11, 28). Face aux obstacles tant physiques que spirituels qui se dressent devant nous, mobilisons les énergies spirituelles et les ressources matérielles du corps entier qui est l’Église, sûrs que le Christ agira par l’Esprit Saint en chacun de ses membres. »

Nous sommes clairement situés dans notre mission avec les précieuses indications de solidarité et de créativité. Nous sommes envoyés vers ceux qui sont accablés par le poids de leurs multiples fardeaux pour les ouvrir à l’essentiel : la plénitude de la vie en Jésus-Christ. Nous devenons en fait les acteurs de ce renouvellement de toute chose dont parle la première lecture que nous venons d’entendre. Nous devenons les artisans de cette merveilleuse promesse que fit le Seigneur qui vient tracer un chemin dans le désert, placer des fleuves dans la terre aride. Comme il serait riche de découvrir combien la réconciliation puisée à la source du Christ dans les sacrements de l’Eucharistie et du Pardon divin ouvre un chemin dans le désert de notre solitude et de nos divisions pour nous conduire aux autres. C’est bien cette source intarissable que Dieu promettait au peuple d’Israël par la bouche d’Isaïe : « Mais moi, moi encore, j’efface tes fautes : je ne me souviendrai plus de tes péchés ». Laissons-nous donc réconciliés avec Dieu pour devenir à notre tour des sources jaillissantes dans les terres arides de notre monde déchiré et divisé. C’est la grâce de Dieu qui nous donne un cœur nouveau et qui nous réconcilie avec lui et avec les autres. Je me permets d’évoquer ici quelques lignes des indications personnalisées que le Pape donne à tous les membres de l’Église. Je m’adresse d’abord aux fidèles laïcs qui sont interpellés dans leur devoir de rendre l’Église présente au cœur du monde. Le Pape demande à ceux qui ont des responsabilités d’ordre politique, économique et social de s’armer d’une solide connaissance de la Doctrine sociale de l’Église qui fournit des principes d’action conformes à l’Évangile. Une première réponse à ce besoin de connaissance pourrait consister dans l’enthousiasme avec lequel vous allez lire et travailler Africae Munus.

En saluant et en remerciant une fois encore nos vaillants catéchistes, je leur rappelle, à la suite du pape, de se souvenir que, pour un grand nombre de communautés, ils sont le visage concret et immédiat du disciple zélé et le modèle de la vie chrétienne. Ils sont attendus sur ces chantiers de la réconciliation, de la justice et de la paix. Nos séminaristes que nous accompagnons de toute notre sollicitude doivent être au cœur de tous les engagements de l’Église, comme dans une propédeutique à leur vie future. Le chargé des vocations et les curés ont un travail urgent à faire pour nous aider à rendre visible et efficace leur participation au niveau paroissial comme diocésain. Quant aux personnes consacrées, elles vivent, par les vœux de chasteté, de pauvreté et d’obéissance, une vie qui apparait comme un témoignage prophétique. Elles peuvent être ainsi des modèles en matière de réconciliation, de justice et de paix, même dans des circonstances de fortes tensions. Je les invite à s’investir, par la prière et un accompagnement discret, dans la résolution des conflits ouverts ou latents que vivent parfois nos communautés.

J’insisterai surtout sur la place des prêtres. Je m’applique en premier lieu ce qui est indiqué aux évêques pour la communion presbytérale et diocésaine. A vous tous, mais de façon privilégiée à mes prêtres je redis, aux pieds de notre Mère, mon affection et mon admiration. C’est dans la grande communion du presbyterium que se déploient l’identité et la mission du prêtre. C’est dans la chaleur de la charité sacerdotale vécue dans la vérité que le prêtre peut mener une vie pacifique au-delà des frontières de tout genre. C’est pourquoi au-delà de tout, notre devoir spirituel est de le rappeler en le vivant non seulement par nos choix mais surtout par notre enracinement dans le Seigneur. Pour le prêtre, la plus précieuse indication de l’exhortation se situe donc dans le soin que le Pape l’invite à donner pour l’édification de son identité sacerdotale. C’est à partir de la source de l’autel du Christ et en puisant dans les richesses de sa miséricorde que le prêtre pourra former les chrétiens aux vertus chrétiennes, les conduire à la sainteté, non seulement pour les gagner à la cause du Christ, mais aussi en faisant d’eux les protagonistes d’une société africaine renouvelée. Au sein de l’Église et notamment au contact de ses prêtres, tous les hommes de bonne volonté doivent avoir accès à cette paix authentique qui vient du Christ (cf. Jn 14, 27), qui n’est donc pas comparable à celle du monde. Il s’agit en effet de la paix de l’humanité réconciliée avec elle-même en Dieu et dont l’Église est le sacrement (cf. AM 30) Africae Munus rappelle au prêtre cette nécessité incontournable d’une vie de prière et d’une formation continue, à la fois intellectuelle et spirituelle pour ne jamais s’éloigner de cette source divine.

Dans son rôle prophétique, l’Église joue le rôle "de veilleur", prête à rendre raison de l’espérance qu’elle porte en elle (cf. 1 P 3, 15) en indiquant l’aube nouvelle qui pointe à l’horizon (cf. Ap 22, 5). En gérant les trésors spirituels de l’Église, les prêtres constituent en fait les vaillants soldats d’élite de cette sentinelle spirituelle qui veille à cet engagement demandé à l’Afrique.

Pour finir, c’est à notre Maman, notre Dame des Lagunes que je m’en remets en lui confiant, une fois de plus, ce Diocèse, tous les prêtres, les Religieux et Religieuses, les Agents pastoraux et tous les fidèles. Elle a su, à l’aube des temps nouveaux, frayer avec docilité un chemin vers la réconciliation à Dieu devenant la Nouvelle Eve. Qu’elle intercède pour nous et que par le salut à nous obtenu par son Fils, nous soyons un peuple réconcilié, une Eglise réconciliée avec Dieu et avec nos frères et sœurs. Amen !

Mgr. René Marie EHOUZOU, Évêque de Porto-Novo.

CREATION DE 22 NOUVEAUX CARDINAUX : HOMELIE DE BENOIT XVI

« Tu es Petrus, et super hanc petram aedificabo Ecclesiam meam »

Vénérés Frères,
 Chers frères et sœurs,

C’est en ces termes que le chant d’entrée nous a introduits dans le rite solennel et suggestif du Consistoire ordinaire public pour la création des nouveaux Cardinaux, l’imposition de la barrette, la remise de l’anneau et l’attribution du titre. C’est par ces paroles efficaces que Jésus a constitué Pierre comme fondement solide de l’Église. De ce fondement, la foi représente le facteur qualificatif : en effet, Simon devient Pierre – roc – car il a professé sa foi en Jésus Messie et Fils de Dieu. En annonçant le Christ, l’Église est liée à Pierre et Pierre est établi dans l’Église comme roc ; cependant celui qui édifie l’Église, c’est le Christ lui-même, Pierre doit être un élément particulier de la construction. Il doit l’être à travers sa fidélité à la confession faite à Césarée de Philippe, en vertu de l’affirmation : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ».

Les paroles que Jésus adresse à Pierre mettent bien en évidence le caractère ecclésial de l’événement d’aujourd’hui. Les nouveaux Cardinaux, en effet, par l’attribution du titre d’une église de cette ville ou d’un diocèse suburbicaire, sont insérés à tous les effets dans l’Église de Rome, guidée par le Successeur de Pierre, pour coopérer étroitement avec lui au gouvernement de l’Église universelle. Ces chers confrères qui dans quelques instants feront partie du Collège cardinalice, s’uniront par des liens nouveaux et plus forts non seulement au Pontife Romain, mais aussi à la communauté des fidèles tout entière, disséminée dans le monde entier. En accomplissent leur service propre comme soutien au ministère pétrinien, les nouveaux cardinaux seront en effet appelés à considérer et à apprécier les situations, les problèmes et les critères pastoraux qui touchent la mission de toute l’Église. Dans cette tâche délicate, le témoignage de foi donné à travers sa vie et sa mort par le Prince des Apôtres, qui, par amour du Christ, s’est donné totalement lui-même jusqu’au sacrifice ultime, sera pour eux un exemple et une aide.

C’est en ce sens qu’il faut comprendre aussi l’imposition de la barrette rouge. Aux nouveaux Cardinaux est confié le service de l’amour : amour pour Dieu, amour pour son Église, amour pour le prochain avec un dévouement absolu et sans condition, jusqu’à l’effusion du sang, si nécessaire, comme le dit la formule de l’imposition de la barrette et comme l’indique la couleur rouge des habits revêtus. En outre, il leur est demandé de servir l’Église avec amour et vigueur, avec la clarté et la sagesse des maîtres, avec l’énergie et la force morale des pasteurs, avec la fidélité et le courage des martyrs. Il s’agit d’être d’éminents serviteurs de l’Église qui trouve en Pierre le fondement visible de l’unité.

Dans le passage de l’Évangile proclamé il y a quelques minutes, Jésus se présente comme serviteur, s’offrant comme modèle à imiter et à suivre. Sur le fond de la troisième annonce de la passion, mort et résurrection du Fils de l’homme, se détache avec un contraste criant la scène des deux fils de Zébédée, Jacques et Jean, qui poursuivent encore des rêves de gloire auprès de Jésus. Ils lui demandèrent : « Accorde-nous […] de siéger, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ta gloire. » (Mc 10, 37). La réponse de Jésus est immédiate et sa question inattendue : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? » (v. 38). L’allusion est très claire : le calice est celui de la passion, que Jésus accepte pour réaliser la volonté du Père. Le service de Dieu et des frères, le don de soi : c’est là la logique que la foi authentique imprime et développe dans notre vécu quotidien et qui, par contre, n’est pas le style mondain du pouvoir et de la gloire.

Par leur requête, Jacques et Jean montrent qu’ils ne comprennent pas la logique de vie dont Jésus témoigne, logique, qui – selon le Maître – doit caractériser le disciple, dans son esprit et dans ses actes. Cette logique erronée n’habite pas seulement les deux fils de Zébédée car, selon l’évangéliste, elle contamine aussi « les dix autres » apôtres qui « se mirent à s’indigner contre Jacques et Jean » (v. 41). Ils s’indignent parce qu’il n’est pas facile d’entrer dans la logique de l’Évangile et de laisser celle du pouvoir et de la gloire. Saint Jean Chrysostome affirme que tous les apôtres étaient encore imparfaits, aussi bien les deux qui veulent s’élever au-dessus des dix, que les autres qui sont jaloux d’eux (cf. Commentaire sur Matthieu, 65, 4 : PG 58). Et, en commentant les passages parallèles dans l’Évangile selon Luc, saint Cyrille d’Alexandrie ajoute : « Les disciples étaient tombés dans la faiblesse humaine et discutaient entre eux sur qui était le chef et supérieur aux autres […]. Cela est arrivé et nous a été raconté à notre profit […]. Ce qui est arrivé aux saints Apôtres peut nous servir d’encouragement à l’humilité » (Commentaire sur Luc, 12, 5, 24 : PG 72, 912). Cet épisode permet à Jésus de s’adresser à tous les disciples et de « les appeler à lui », presque pour les serrer contre lui, pour former comme un corps unique et indivisible avec Lui et indiquer quelle est la voie pour parvenir à la vraie gloire, celle de Dieu : « Vous savez que ceux qu’on regarde comme les chefs des nations dominent sur elles en maîtres et que les grands leur font sentir leur pouvoir. Il ne doit pas en être ainsi parmi vous : au contraire, celui qui voudra devenir grand parmi vous, sera votre serviteur, et celui qui voudra être le premier parmi vous, sera l’esclave de tous. » (Mc 10, 42-44).

Domination et service, égoïsme et altruisme, possession et don, intérêt et gratuité : ces logiques profondément opposées se confrontent à toute époque et en tout lieu. Il n’y a aucun doute sur la voie choisie par Jésus : il ne se limite pas à l’indiquer par ses paroles aux disciples de l’époque et d’aujourd’hui, il la vit aussi dans sa propre chair. Il explique en effet : « Aussi bien, le Fils de l’homme lui-même n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour une multitude » (v. 45). Ces paroles éclairent d’une intensité particulière le Consistoire public d’aujourd’hui. Elles résonnent au plus profond de l’âme et sont une invitation et un appel, une consigne et un encouragement spécialement pour vous, chers et vénérés Frères, qui allez devenir membres du Collège cardinalice.

Selon la tradition biblique, le Fils de l’homme est celui qui reçoit le pouvoir et la souveraineté de Dieu (cf. Dn 7, 13 s.). Jésus interprète sa mission sur la terre en superposant à la figure du Fils de l’homme celle du Serviteur souffrant, décrit par Isaïe (cf. Is 53, 1-12). Il reçoit le pouvoir et la gloire uniquement en tant que « serviteur » ; mais il est serviteur dans la mesure où il prend sur lui le destin de souffrance et de péché de toute l’humanité. Son service s’accomplit dans la totale fidélité et dans la pleine responsabilité envers les hommes. C’est pourquoi la libre acceptation de sa mort violente devient le prix de la libération pour la multitude, devient le commencement et le fondement de la rédemption de chaque homme et du genre humain tout entier.

Chers Frères qui allez être devenir membres du Collège cardinalice ! Que le don total de soi, offert par le Christ sur la croix, soit pour vous la norme, le stimulant et la force d’une foi qui opère dans la charité. Que votre mission dans l’Église et dans le monde soit toujours et uniquement « dans le Christ », qu’elle réponde à sa logique et non à celle du monde, qu’elle soit éclairée par la foi et animée par la charité qui nous viennent de la Croix glorieuse du Seigneur. Sur l’anneau que je vais vous remettre dans quelques instants, sont représentés les saints Pierre et Paul, avec au centre une étoile qui évoque la Vierge Marie. En portant cet anneau, vous êtes appelés chaque jour à vous souvenir du témoignage que les deux Apôtres ont donné au Christ jusqu’à la mort par le martyre, ici, à Rome, fécondant ainsi l’Église de leur sang. Tandis que le rappel de la Vierge Marie sera toujours pour vous une invitation à suivre celle qui fut solide dans sa foi et humble servante du Seigneur.

En concluant cette brève réflexion, je voudrais adresser mon cordial salut et mes remerciements à vous tous qui êtes présents, en particulier aux Délégations officielles des différents pays et aux représentants de nombreux diocèses. Dans leur service, les nouveaux Cardinaux sont appelés à rester toujours fidèles au Christ, en se laissant guider uniquement par son Évangile. Chers frères et sœurs, priez pour qu’en eux puisse se refléter sur le vif notre unique Pasteur et Maître, le Seigneur Jésus, source de toute sagesse, qui indique la route à tous. Priez aussi pour moi, afin que je puisse toujours offrir au Peuple de Dieu le témoignage de la doctrine sûre et tenir avec une humble fermeté la barre de la sainte Église.

Pape Benoit XVI

« LES SAMUEL » DE LA PAROISSE SACRE-COEUR DE WADON ACCUEILLENT AUSSI LEUR SAINT PATRON

Le groupe « Savio », celui des servants de messe de la paroisse Sacré-Cœur de Wadon, fête cette année- le 4 mars- ses 10 ans d’existence. Comme pour auréoler cette fête de sa grâce divine, le Seigneur leur a fait un cadeau tout spécial : celui de vénérer les reliques de leur saint Patron, saint Jean Bosco.

C’est ainsi que le 07 février aux environs de 19 heures, près de trente enfants, sous la direction du Père Desmond DOHOU, se sont rendus à la paroisse Saint François-Xavier de Porto-Novo, où attendait aussi une foule immense de fidèles venue vénérer le maître et l’éducateur de la jeunesse.

A 20 heures 15, les reliques de Don Bosco ont franchi le seuil de la paroisse. Après les rites d’accueil du curé et l’animation populaire qui s’en sont suivi, les prêtres présents sont passés pour la vénération de ce saint prêtre. Ensuite, ce fut le tour des fidèles, parmi lesquels les enfants du chœur de la paroisse Sacré-Cœur de Wadon. Ils ont eu aussi la grâce de vénérer ensemble leur Saint Patron. Ce fut pour ces enfants, d’inoubliables instants d’émotion, dignes d’être racontés à leurs descendants et générations à venir.

Vers 22 h, comblés de joie d’avoir accueilli dés leur arrivée au Bénin, les reliques de saint Jean Bosco, et confiants de son intercession et de sa protection sur le groupe, ils sont rentrés chez eux.

Que le Seigneur aide chacun de ses enfants dans le service de l’autel qu’ils rendent et choisissent parmi eux beaucoup d’ouvriers pour sa mission.

Père Desmond DOHOU,

Vicaire paroissial au Sacré-Cœur de Wadon

Le silence du carême

Le Carême est un temps privilégié de silence et de méditation. Voici quelques conseils prodigués Le Frère Thierry Humbrecht, dans une petite méditation intitulée « Le silence du carême » : « Le carême nous invite à s’occuper davantage de Dieu et moins du monde. Dire qu’il faut fait le vide en nous serait exagéré : nous n’avons jamais à faire le vide de rien parce que le vide n’existe pas. Il s’agit plutôt de remplacer un plein par un autre, le trop plein de nos soucis terrestres par la préoccupation du silence. Ste Thérèse de l’Enfant Jésus écrit : « la virginité est un silence profond de tous les soins de la terre ». …Les soins de la terre nous dévorent, ils pillent notre temps et nos énergies, parfois pour pas grand-chose, souvent de façon disproportionnée. Il s vont jusqu’à nous faire oublier sinon Dieu, du moins de hiérarchiser les soucis. Le silence profond du carême est celui qui nous éloigne des bruits de l’âme : amours désordonnées, paresse, ambition extravagante, mots qui blessent, refus de prier. Pendant l’année ces nuisances font un bruit constant, on s’y habitue, on ne les entend plus. Quiconque fait silence pour écouter enfin son Dieu entend tout, jusqu’au plus menu froissement de papier. » Ces sages paroles ne sont pas sans rappeler le message de Benoît XVI, pour la journée mondiale de la communication, "Silence et Parole : chemin d’évangélisation" Ces quelques extraits rejoignent et complètent les conseils de Frère Humbrecht « Dans le silence nous écoutons et nous nous connaissons mieux nous-mêmes ; dans le silence, la pensée naît et s’approfondit, nous comprenons avec une plus grande clarté ce que nous voulons dire ou ce que nous attendons de l’autre, nous choisissons comment nous exprimer. Se taire permet à l’autre personne de parler, de s’exprimer elle-même, et à nous de ne pas rester, sans une utile confrontation, seulement attachés à nos paroles ou à nos idées. Ainsi s’ouvre un espace d’écoute mutuelle et une relation humaine plus profonde devient possible. » « Si Dieu parle à l’homme aussi dans le silence, de même l’homme découvre dans le silence la possibilité de parler avec Dieu et de Dieu. » « La contemplation silencieuse nous immerge dans la source de l’Amour, qui nous conduit vers notre prochain, pour sentir sa douleur et lui offrir la lumière du Christ, son Message de vie, son don d’amour total qui sauve. » Le temps du carême nous invite à redécouvrir le silence ; c’est un chemin d’amour pour retrouver l’essentiel, vivre un cœur à cœur avec le Seigneur et mieux aimer son prochain.

P Nestor ATTOMATOUN, Curé de la paroisse Sacré Cœur de Wadon

LE SILENCE DU CARÊME
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Jésus au désert

Le Carême est un temps privilégié de silence et de méditation. Voici quelques conseils prodigués Le Frère Thierry Humbrecht, dans une petite méditation intitulée « Le silence du carême » :

« Le carême nous invite à s’occuper davantage de Dieu et moins du monde. Dire qu’il faut fait le vide en nous serait exagéré : nous n’avons jamais à faire le vide de rien parce que le vide n’existe pas. Il s’agit plutôt de remplacer un plein par un autre, le trop plein de nos soucis terrestres par la préoccupation du silence. Ste Thérèse de l’Enfant Jésus écrit : « la virginité est un silence profond de tous les soins de la terre ». …Les soins de la terre nous dévorent, ils pillent notre temps et nos énergies, parfois pour pas grand-chose, souvent de façon disproportionnée. Il s vont jusqu’à nous faire oublier sinon Dieu, du moins de hiérarchiser les soucis. Le silence profond du carême est celui qui nous éloigne des bruits de l’âme : amours désordonnées, paresse, ambition extravagante, mots qui blessent, refus de prier. Pendant l’année ces nuisances font un bruit constant, on s’y habitue, on ne les entend plus. Quiconque fait silence pour écouter enfin son Dieu entend tout, jusqu’au plus menu froissement de papier. »

Ces sages paroles ne sont pas sans rappeler le message de Benoît XVI, pour la journée mondiale de la communication, "Silence et Parole : chemin d’évangélisation" Ces quelques extraits rejoignent et complètent les conseils de Frère Humbrecht

« Dans le silence nous écoutons et nous nous connaissons mieux nous-mêmes ; dans le silence, la pensée naît et s’approfondit, nous comprenons avec une plus grande clarté ce que nous voulons dire ou ce que nous attendons de l’autre, nous choisissons comment nous exprimer. Se taire permet à l’autre personne de parler, de s’exprimer elle-même, et à nous de ne pas rester, sans une utile confrontation, seulement attachés à nos paroles ou à nos idées. Ainsi s’ouvre un espace d’écoute mutuelle et une relation humaine plus profonde devient possible. »

« Si Dieu parle à l’homme aussi dans le silence, de même l’homme découvre dans le silence la possibilité de parler avec Dieu et de Dieu. »

« La contemplation silencieuse nous immerge dans la source de l’Amour, qui nous conduit vers notre prochain, pour sentir sa douleur et lui offrir la lumière du Christ, son Message de vie, son don d’amour total qui sauve. »

Le temps du carême nous invite à redécouvrir le silence ; c’est un chemin d’amour pour retrouver l’essentiel, vivre un cœur à cœur avec le Seigneur et mieux aimer son prochain.

Père Nestor ATTOMATOUN,

Curé de la paroisse Sacré Cœur de Wadon

L’EPREUVE DU JUSTE

Nous fêtons Saint Joseph le 19 mars. Profitons-en pour mieux connaitre l’homme. Saint Bernard nous servira de guide.

L’épreuve de Joseph.

Pourquoi voulut-il la renvoyer ? Écoutez, ici encore, non pas mon sentiment, mais celui des Pères.

Joseph voulut renvoyer Marie pour la même raison qu’invoquait Pierre pour éloigner le Seigneur : Retire-toi de moi, Seigneur, parce que je suis un pécheur (Lc 5,8), comme aussi le centurion pour l’écarter de sa maison : Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit (Mt 8,8).

Ainsi en était-il de Joseph qui, se jugeant, lui aussi, indigne et pécheur, se disait : « Elle est si parfaite, si sainte que je ne dois pas plus longtemps partager son intimité ; sa dignité étonnante me dépasse et m’effraie. » Sous l’empire d’une crainte religieuse il la voyait porter le signe certain d’une présence divine et, ne pouvant en pénétrer le mystère, il voulait la renvoyer.

Pierre, lui, fut saisi de crainte devant la grandeur de la puissance, le centurion devant la majesté de la présence. Quant à Joseph, une frayeur bien naturelle s’empara de lui et, devant la profondeur de ce mystère, il voulut en secret la renvoyer. Peux-tu être surpris si Joseph se jugeait indigne de vivre en commun avec la Vierge, quand tu entends que sainte Élisabeth, elle aussi, ne put supporter sa présence qu’avec crainte et respect ? Voici ses paroles : Comment m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne chez moi ? (Lc 1,43).

Voilà donc pourquoi Joseph voulut la renvoyer. Mais pourquoi en secret et non au grand jour ? Pour éviter toute enquête sur le motif de la séparation, ce qui exigeait d’en rendre compte.

S’il avait dit son sentiment et la preuve qu’il s’était faite de la pureté de Marie, les gens ne l’auraient-ils pas tourné en dérision et n’auraient-ils pas lapidé Marie ? Comment auraient-ils cru en la Vérité encore muette au sein maternel ? Que n’auraient-ils pas fait au Christ encore invisible ? C’est donc avec raison que cet homme juste, pour n’être pas réduit à mentir ou à exposer au blâme une innocente, voulait en secret renvoyer Marie.

Saint Bernard de Clairvaux Extrait de la deuxième homélie "super missus"

LEGERE AUGMENTATION DU NOMBRE DE CATHOLIQUE SUR LA PLANETE

Selon l’édition 2012 de l’Annuaire pontifical, il y a eu une légère augmentation du nombre des catholiques dans le monde au cours des années précédentes

Bien que leur distribution varie beaucoup d’un continent à un autre, le nombre de catholiques baptisés dans le monde augmente légèrement, avec une hausse en Afrique et en Asie, mais un fléchissement en Europe et en Amérique.

L’édition 2012 de l’Annuaire pontifical a été présentée au pape Benoît XVI, samedi dernier 10 mars, par le cardinal Tarcisio Bertone, Secrétaire d’Etat, et par Mgr Angelo Becciu, substitut à la Secrétairerie d’Etat pour les affaires générales.

Selon les nouvelles statistiques, qui remontent à 2010, le nombre des catholiques est passé en un an de 1.181 millions à 1.196 millions (+ 1,3%) sur toute la planète, ce qui représente 17,5% de la population mondiale.

  • En Amérique du Sud, le nombre de catholiques a cependant fléchi, passant de 28, 54 % à 28, 34 %.
  • De même en Europe, passant de 24, 05 % à 23, 83%.
  • Il a par contre augmenté en Afrique, passant de 15,15 % à 15, 55 %,
  • et en Asie du sud-est, passant de 10, 47 % à 10, 87 %.
  1. Parmi les nouveautés, on enregistre en 2011 la création de 8 diocèses.
  2. Un archidiocèse et 8 diocèses ont été élevés au rang de siège métropolitain,
  3. tandis qu’une prélature, un vicariat et une préfecture ont été transformés en diocèses,
  4. et une mission sui iuris en préfecture apostolique.

Parallèlement, de 2009 à 2010, le nombre des évêques est passé de 5.065 à 5.104 (+ 0, 77 %),

  • avec 16 nouveaux évêques en Afrique,
  • 15 en Amérique,
  • 12 en Asie.
  • Ils sont par contre passés de 1.607 à 1.606 en Europe
  • et de 132 à 129 en Océanie.

La tendance à la croissance du clergé engagée en 2000 se poursuit :

  • En 2010 on comptait 412.236 prêtres (277.009 diocésains et 135.227 religieux),
  • contre 410.593 en 2009.
  • L’augmentation du nombre de prêtres est de 1.695 en Asie,
  • 765 en Afrique,
  • 52 en Océanie,
  • 42 en Amérique.
  • L’Europe a perdu 905 prêtres.

Quant aux diacres permanents, ils ont globalement augmenté de 3, 7 %,

  • passant de 38.155 en 2009 à 38.155 en 2010,
  • avec 64, 3 % en Amérique du nord et 33, 2 % en Europe. Et la diminution des religieux non prêtres semble enrayée,
  • avec 54.665 en 2010 contre 54.229 l’année précédente
  • (- 3, 5 % en Amérique du sud, - 0, 9 % en Amérique du nord, stationnaire en Europe, + 4, 1 % en Asie et + 3, 1 % en Afrique).
  • Le nombre des religieuses fléchit encore, mais reste supérieur à 720.000 : leur nombre passe en effet de 729.371 en 2009 à 721.935 en 2010 (- 2, 9 % en Europe, - 2, 6 % en Océanie, - 1, 6 % en Amérique, pour + 2 % en Asie).

Enfin, le nombre des étudiants en philosophie et théologie dans les séminaires diocésains ou religieux est en hausse constante durant ces 5 dernières années. Dans l’ensemble, il a augmenté de 4%, passant de 114.439 en 2005, à 118.990 en 2010.

En diminution en Europe (-10,4%) et en Amérique (-1,1%), les grands séminaristes augmentent en Afrique (+14,2%), en Asie (+13,0%) et en Océanie (+12,3%).

Les auteurs de ce nouvel annuaire sont Mgr Vittorio Formenti, chef du bureau central des statistiques de l’Eglise, et le Prof. Enrico Nenna, avec le soutien de plusieurs collaborateurs. L’ouvrage, édité par Libreria éditrice Vaticana (LEV), sortira la semaine prochaine en librairie. Il a été présenté en même temps que l’Annuarium Statisticum Ecclesiae, réalisé par le même bureau.

Source : zenit

UNE FOI ARDENTE QUI BRULE SANS SE CONSUMER

L’abbé Hyacinthe AGBIHOUNKO : Une foi ardente qui brûle sans se consumer

Elle a sonné !... Oui, l’heure décisive et déchirante de la séparation a sonné ! Triste ! Lugubre ! Macabre !... Et les retentissements affligeants de ses échos répétés font peser sur nos cœurs endoloris et inconsolables le redoutable verdict du ’’destin’’ qui emporte irrévocablement dans ses vagues notre très cher Abbé Hyacinthe AGBIHOUNKO.

Profondément touché et scié de douleur, je n’en crois pas mes yeux ! Est-ce vrai que le Père Hyacinthe s’en est allé ? Ah, non ! Non, je ne voudrais pas y croire. Un doute vertigineux m’envahit de son brouillard épais dans lequel je pense plutôt vivre un cauchemar troublant ou une hallucination bouleversante, qui m’arrose de pleurs. La Raison s’est beau évertuer à me convaincre de la réalité de ce départ, mais cela me parait toujours chimérique voire hystérique . Et pourtant, c’est bien vrai d’autant plus que le pèlerinage terrestre de l’Abbé Hyacinthe a effectivement pris fin.

A l’Evêque d’Abomey et à toute la communauté diocésaine, à la Conférence épiscopale et à toute l’Eglise-Famille de DIEU au BENIN, aux familles éplorées et aux amis, j’exprime mes profonds sentiments de vives condoléances.

Et je rends surtout Grâce au Seigneur pour le Don Précieux que l’Abbé AGBIHOUNKO a été pour nous. Pour moi, il a été un Brillant professeur d’Ecritures Saintes au Grand Séminaire Saint-Gall de Ouidah. Il a été de cette exceptionnelle classe de formateurs qui savent conjuguer harmonieusement science, sagesse et spiritualité profondes. Homme de grand cœur, il a laissé des empreintes indélébiles dans les esprits de ses étudiants. Ses bonnes œuvres l’immortalisent.

J’étais allé lui rendre visite à l’Hôpital de Saint Padre Pio à San Giovanni Rotondo. J’avoue que j’étais très touché par son état de santé. J’ai méconnu l’homme, meurtri par la souffrance et défiguré par une maladie pernicieuse. Mais il était tellement heureux de ma visite. Il m’a rassuré qu’il se porte déjà mieux et que le traitement de Rotondo lui fait sentir une nette amélioration. Et ce qui m’a le plus fasciné, c’est que sa foi ardente a résisté aux intempéries de cette grave maladie ; sa confiance inébranlable au Seigneur, est demeurée intacte.

Vraiment, l’Abbé Hyacinthe AGBIHOUNKO est un modèle de foi, une foi éprouvée dans la fournaise de la souffrance, une Foi ardente qui brûle sans se consumer. Après ma visite, j’ai gardé le contact téléphonique avec lui. J’ai eu le dernier entretien téléphonique avec lui dans l’après-midi du 27 Mars. Nous avons bien échangé et il m’a de nouveau rassuré qu’il se sentait mieux. Je m’apprêtais à lui rendre une autre visite le 30 Mars, mais, entre temps, l’heure du Seigneur a sonné et DIEU lui a rendu visite la veille, le 29 mars.

Le Père AGBIHOUNKO a été une perle de valeur rare dont le témoignage de vie demeure un repère pour ceux qui l’ont connu. J’aurais souhaité qu’il poursuive sa mission ici, mais hélas, le Seigneur en a décidé autrement. ’’Le Seigneur a donné. Le Seigneur a repris. Que le Nom du Seigneur soit Béni !’’. ’’Tout est Grace’’ !. "Qui peut connaitre les pensées du Seigneur" ? ’’Ses desseins sont impénétrables...’’

En face de cette situation, l’unique remède aux troubles de notre cœur, réside dans la Foi. Car, ce qui peut ici apporter une réponse à nos anxiétés, en nous fournissant une lumière sur le mystère de la mort ; ce qui peut nous montrer avec certitude, et malgré les suggestions contraires, que l’attitude de DIEU à notre égard reste toujours une attitude d’insondable Amour ; ce qui peut enfin nous rassurer que vouloir ce que DIEU veut, est la seule science qui procure la paix du cœur, c’est seulement un regard de foi qui se tourne vers le Christ en Croix. Alors, dans cette optique, nous déposons nos douleurs au pied de la Croix comme une offrande, et au nom de notre Foi en Jésus-Christ, nous espérons que la vie de notre très cher Abbé Hyacinthe luira au delà des ténèbres de la mort. Oui, la vie de l’Abbé AGBIHOUNKO a plu à DIEU ! Le Seigneur a senti l’agréable parfum de ses vertus. C’est pourquoi il l’a rappelé auprès de Lui pour le couronner de la gloire des élus. Du Ciel, il continuera son œuvre de façon plus éclatante encore, car son intercession obtiendra pour tous et pour chacun d’immenses grâces.

Mes prières l’accompagnent.

Très Cher Abbé Hyacinthe, Va et repose en paix ! A DIEU !

Saint Hyacinthe, Prie pour nous ! Paix et Joie !

Abbé Bertin Adéniran FATOUMBI

Rome / ITALIE

JDJ 2012 : MOT D’ACCUEIL DU CURE DOYEN D’AVRANKOU.

Au nom du Dieu Trinité : Père, Fils et Saint Esprit, nous vous souhaitons la bienvenue. Au nom de son excellence Mgr Ehouzou, nous vous souhaitons la bienvenue. Au nom de vos différents pasteurs, curés, vicaires, aumôniers paroissiaux, nous vous souhaitons la bienvenue. Au nom des prêtres du doyenné d’Avrankou, nous vous souhaitons la bienvenue. Au nom de l’équipe sacerdotale de la paroisse saint Michel d’Avrankou, nous vous souhaitons la bienvenue. Au nom des différentes autorités de la commune d’Avrankou, nous vous souhaitons la bienvenue. Au nom des 1é communautés qui constituent cette paroisse, au nom des jeunes de la paroisse et de tout le doyenné, et en notre nom personnel, nous vous souhaitons à tous et à chacun la bienvenue.

L’histoire, celle de l’Eglise famille de Porto-Novo, retiendra que les 1ères Journées diocésaines qui ont suivi la mémorable visite de sa sainteté au Bénin les 18, 19 et 20 novembre 2011, clôturant ainsi le grand et inoubliable jubilé des 150 ans d’évangélisation de notre pays par les Père SMA, l’histoire retiendra que c’est Avrankou qui aura abrité ces journées qui sont en même temps la 4ème Edition. Nous saluons respectivement la mémoire du bienheureux Jean Paul II qui a eu une telle initiative au cours de son pontificat et apprécions l’effort que déploie son successeur Benoit XV qui, malgré son âge avancé, poursuit avec un charisme différent l’œuvre immense de l’apostolat de la jeunesse. Dans la feuille de route qu’est l’exhortation post-synodale qu’il nous a laissée, une part belle est fête à la jeunesse. Cinq paragraphe y sont explicitement consacré (60 à 64) et il y affirme :

1. Si le Christ est présenté aux jeunes avec son vrai visage, ils le voient comme une réponse convaincante et ils sont capables de recevoir son message, même s’il est exigeant et marqué par la Croix.

2. nous devons aider les jeunes à acquérir l’intimité et la familiarité avec les Saintes Écritures, pour qu’elle soit comme une boussole qui leur indique la route à suivre. C’est pourquoi ils ont besoin de témoins et de maîtres, qui marchent avec eux et qui les forment à aimer et à communiquer à leur tour l’Évangile surtout aux jeunes de leur âge, devenant ainsi eux-mêmes des annonciateurs authentiques et crédibles ».

3. Chers jeunes, des sollicitations de toutes sortes : idéologies, sectes, argent, drogue, sexe facile, violences…, peuvent vous tenter. Soyez vigilants : ceux qui vous font ces propositions veulent détruire votre futur ! En dépit des difficultés, ne vous laissez pas décourager et ne renoncez pas à vos idéaux, à votre application et à votre assiduité dans la formation humaine, intellectuelle et spirituelle … je vous encourage à mettre Jésus-Christ au centre de toute votre vie par la prière, mais aussi par l’étude des Saintes Écritures, la pratique des Sacrements, la formation à la Doctrine sociale de l’Église, ainsi que par votre participation active et enthousiaste aux rassemblements et aux mouvements ecclésiaux. Cultivez en vous l’aspiration vers la fraternité, la justice et la paix

4. « Celui qui fait entrer le Christ dans sa vie, ne perd rien, rien – absolument rien de ce qui rend la vie libre, belle et grande. Non ! Dans cette amitié seulement s’ouvrent largement les portes de la vie. Dans cette amitié seulement, se libèrent réellement les grandes potentialités de la condition humaine. .[…] Chers jeunes : n’ayez pas peur du Christ ! Il n’enlève rien, et il donne tout. Celui qui se donne à lui, reçoit le centuple. Oui, ouvrez, ouvrez tout grand les portes au Christ – et vous trouverez la vraie vie ».

En outre, et comme cela est de coutume, le message spécial pour la Journée mondiale de la jeunesse édition 2012 sera l’objet de vos préoccupations ce weekend de grand rassemblement. Il sera accompagné de la présentation de la lettre apostolique Porta fidei, la porte de la foi.

La foi n’est pas un sentiment mais l’adhésion à une personne qui s’appelle J-C, fils de Dieu. C’est une rencontre avec cette personne. C’est aussi une conversion à cette même personne. Elle est appelée à croitre, et pour cela à se nourrir. Elle doit être confessée, vécue et annoncée. En tout cas l’année pastorale prochaine permettra un plus ample développement puisque c’est en octobre 2012 que s’ouvre effectivement l’année de la foi, lors de la célébration du cinquantenaire du Concile œcuménique Vatican II.

Chers jeunes, occasion vous est encore donnée pour un cœur à cœur avec votre évêque. Il a besoin de vous écouter et de vous parler et vous avez aussi besoin de l’écouter et de lui parler.

Et 10 heures d’horloge (10H-20H) samedi pour vivre le sacrement de pénitence et de réconciliation. Appropriez-vous cette occasion de ressourcement et de purification. Je remercie et bébis fraternellement tous les ministres qui se rendront dispo à cette fin Enfin détente récréatives et échanges – partage, meubleront votre séjour que nous souhaitons heureux. Toutes les commodités ne seront pas garanties. Au nom de la sainte patience, de la compréhension et du dépassement de soi dont tout être humain est capable, et vous jeunes en particulier, vous êtes priés de puiser dans vos ressources intérieures pour assumer et surpasser tout manque afin de tirer un maximum de profit spirituel de ce grand rendez-vous ecclésial de la foi.

Père V. Frumence, Curé doyen d’Avrankou

MESSE CHRISMALE A PORTO-NOVO : HOMELIE DU NONCE MGR BLUME

La proclamation faite par Jésus dans la synagogue de Nazareth doit nous toucher de façon particulière, surtout en ce moment de l’histoire de l’Eglise en Afrique, qui s’engage à mettre en œuvre l’Exhortation Apostolique, Africae Munus.

« L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. » Oui, Jésus est « l’oint » de Dieu par excellence, celui sur qui l’Esprit Saint est descendu et y est demeuré, celui qui inaugure les temps messianiques et partage le même Esprit avec l’Eglise. Nous avons part à cette onction, depuis le baptême, par l’huile des catéchumènes et le saint chrême, et à notre confirmation. « Et vous, vous serez appelés : ‘Les prêtres du Seigneur’, on vous nommera : « ‘les serviteurs de notre Dieu’ », dit le prophète Esaïe. Voici la dignité du Peuple élu de Dieu. « C’est lui – proclame la préface de cette messe – le Christ, qui donne à tout le peuple racheté la dignité du sacerdoce royal. » Ensuite, la préface continue : « c’est lui qui choisit, dans son amour pour ses frères, ceux qui, recevant l’imposition des mains, auront part à son ministère. »

Voici, chers frères dans le sacerdoce ministériel, la grâce que nous avons reçue, qui est accompagnée par l’onction de saint chrême, signe d’une nouvelle action du même Esprit Saint, qui nous envoie ensemble avec Jésus Christ annoncer l’évangile à toutes les nations et célébrer la mémoire du Seigneur jusqu’à sa venue dans la gloire. Jésus-Christ est toujours le même Seigneur. Mais nous savons aussi que l’annonce de son évangile répond aux signes du temps, à ces grandes aspirations humaines et spirituelles qui caractérisent notre âge. Dans les circonstances de l’Afrique d’aujourd’hui, le Synode de 2009 propose comme cadre d’évangélisation, « l’Eglise dans son rôle pour la réconciliation, la justice et la paix. » Dans Africae Munus, le Saint-Père a confirmé cette direction et demande à chacun de nous de s’y engager avec la pleine dévotion d’un disciple qui quitte tout, tout ce qui nous encombre, pour suivre notre unique Sauveur.

La lecture d’Esaïe et l’Evangile nous montre le champ où le Messie agit pour « porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu’ils sont libres, et aux aveugles qu’ils verront la lumière, apporter aux opprimés la libération, annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur ». Cette déclaration de Jésus nous rappelle tant de questions en relation avec la justice qui est nécessaire pour la paix et la réconciliation durables, qui touchent non seulement l’extérieur de l’homme et de la société mais surtout son cœur, dans le sens biblique, c’est-à-dire, le centre d’émotions, de sentiments, d’humeurs et de passions. La réconciliation, la justice et la paix sont aussi des mots importants dans le discours politique et humanitaire de notre continent, mais attention : quand ils sont déracinés et employés hors de leurs origines bibliques et chrétiennes, ils ne sont plus que des slogans qui de temps en temps suscitent un certain enthousiasme mais qui finalement ne produisent pas de fruits qui durent. Quand ils sont divorcés de leurs origines, ils peuvent même devenir les pires dictateurs. Par exemple, considérez ce qui se passe là où la justice humaine ne connaît pas le pardon de l’Evangile.

Comme membres de l’ordre des prêtres, nous avons reçu du Seigneur une identité particulière qui constitue notre contribution distinctive au grand projet d’Africae Munus, dont parle le n. 108 : « Collaborateurs proches et indispensables de l’Évêque, les prêtres ont la charge de poursuivre l’œuvre d’évangélisation. » C’est la communion ecclésiale qui est en jeu, sans laquelle l’unité de l’Eglise dégénère en des milliers de fragments, dont chacun prétend posséder la vérité et tous se contredisent. Notre pays déborde de tels groupes. Ce n’est pas l’unité pour laquelle Jésus s’est sacrifié, et nous avons l’obligation de dépasser nos idées et nos projets particuliers pour le bien de l’Eglise. Dans le même numéro, le Saint-Père rappelle que le Synode pour l’Afrique a eu lieu pendant l’Année sacerdotale. Pour cela il faut comprendre la mission du prêtre à la lumière de la spiritualité de saint Jean-Marie Vianney dont le Saint-Père a fait un résumé et une interprétation dans sa lettre d’indiction de l’année sacerdotale du 16 juin 2009. A ce regard, l’Exhortation Apostolique continue : « Chers prêtres, souvenez-vous que votre témoignage de vie pacifique, par-delà les frontières tribales et raciales, peut toucher les cœurs. » Le Saint-Père rappelle, toujours dans le même numéro, le lien essentiel entre la sainteté, comme nous voyons en saint Jean-Marie Vianney, qui ne doit jamais nous manquer, et la vocation sacerdotale. C’est la sainteté dont le Saint-Chrême, qui sera consacré pendant cette action liturgique, est le symbole et presque le sacrement. Il dit : « L’appel à la sainteté nous invite à devenir des pasteurs selon le cœur de Dieu, qui font paître le troupeau avec justice (cf. Ez 34, 16). » On entend dedans un écho du Curé d’Ars dans l’image biblique du cœur. Il continue : « Céder à la tentation de vous transformer en guides politiques ou en agents sociaux, serait trahir votre mission sacerdotale et desservir la société qui attend de vous des paroles et des gestes prophétiques. » Oui, les fidèles ont le droit d’attendre de nous le ministère sacerdotal selon la tradition de l’Eglise et le témoignage de saints prêtres. Parmi eux se trouve le Père Thomas Mouléro que le Saint-Père lui-même a mentionné comme exemple pendant son discours au Grand Séminaire Saint Gall, à Ouidah. Enfin Africae Munus cite le grand Saint Cyprien de Carthage, martyr nord-africain du 3e siècle : « Ceux qui ont l’honneur du divin sacerdoce […] ne doivent prêter leur ministère qu’au sacrifice et à l’autel, et ne vaquer qu’à la prière ».

Nous comprenons mieux la sainteté de la consécration sacerdotale si nous rappelons qu’elle suppose la spiritualité de transformation de la société que AM enseigne. Elle commence avec la Parole de Dieu, qui est toujours en lien intime avec l’Eucharistie et le mystère de l’Eglise. La Parole nous provoque, nous dérange, parce qu’elle est un glaive à deux tranchants qui pénètre nos cœurs et demande un changement, une conformité toujours plus parfaite au Christ. Je parle de la conversion au niveau de notre intelligence, de nos attitudes, de notre foi, de nos habitudes. Elle nous appelle à ce que saint Paul disait : non pas moi mais le Christ qui vit en moi. La conversion nous ouvre plus profondément à Dieu, à l’Eglise et à notre prochain. Elle nous permet de regarder notre prochain dans la lumière de la Sainte Trinité, de reconnaître et d’honorer le Christ en lui ou en elle. Cela veut dire de l’aimer. C’est juste la multiplication des actions et des attitudes de charité qui changent le monde de façon durable parce que cela commence de l’intérieur, de nos cœurs, du siège de nos sentiments les plus intimes envers Dieu et notre prochain. Voici le lieu où la conscience écoute la Parole qui ne cesse d’appeler à la perfection. L’Esprit Saint n’arrête pas de nous conduire pendant toute notre vie à la pleine vérité du Christ, non seulement au niveau intellectuel mais aussi au niveau de la charité qui aime la vérité de Dieu et de notre prochain. Soyez saints, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait.

C’est pour cela que le Saint-Père nous implore d’édifier nos communautés par l’exemple « en vivant dans la vérité et la joie vos engagements sacerdotaux » (n. 111), à partir du célibat, engagement radical pour le Royaume de Dieu que nous renouvelons publiquement aujourd’hui comme « le don total et exclusif au Christ, à l’Église et au Règne de Dieu. »

« Investissez-vous intensément – continue le Pape — dans la mise en œuvre de la pastorale diocésaine pour la réconciliation, la justice et la paix, notamment par la célébration des sacrements de la Pénitence et de l’Eucharistie, la catéchèse, la formation des laïcs et l’accompagnement des responsables de la société. Tout prêtre doit pouvoir se sentir heureux de servir l’Église. » Voici ce que je souhaite pour vous, chers frères dans le sacerdoce : la joie dans votre vocation, dans la consécration que l’onction de vos mains symbolise, l’onction qui touche non seulement vos mains mais toute votre personne. Saint Jean-Marie Vianney, en parlant de la grâce du sacerdoce, disait : « Si l’on comprenait bien le prêtre sur la terre, on mourrait non de frayeur, mais d’amour », et on peut ajouter « de joie ». Que la joie d’être prêtre, ce fruit de l’Esprit Saint, soit toujours avec vous.

+Michael A. Blume, SVD Nonce Apostolique.

ALBUM PHOTO MESSE CHRISMALE 2012
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Consécration des huiles
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Bénédiction des huiles
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Procession du clergé
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Procession du clergé
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Procession du clergé
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Chorale
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Chorale
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Procession du clergé
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Procession du clergé
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Les religieuses
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Chorale
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Chorale
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La bergère du RCCdistribuant les CD audio
LES 10 JOYAUX DE PÂQUES

Les dix joyaux de Pâques, ce sont les dix apparitions de Jésus.

Ces jours-ci, nous entendons les plus belles pages des Évangiles, retraçant les pas du Ressuscité.

Pour nous aider à bien vivre la liturgie de la Parole en ce temps de Pâques, nous pouvons garder en mémoire les 10 apparitions du Seigneur. St Antoine de Padoue aimait nourrir ses fidèles en leur présentant chacune de ces apparitions et leur signification. Nous reprenons ici pour vous sa présentation :

Nous lisons dans les évangiles que le Seigneur, après sa résurrection, est apparu dix fois à ses disciples dont cinq fois le jour même de la Résurrection :

  • La 1ère fois à Marie-Madeleine (Marc 16,9)
  • La 2ème fois, aux femmes revenant du tombeau (Mat 28,9)
  • La 3ème fois, à Pierre, d’après ces mots : » le Seigneur est vraiment ressuscité et est apparu à Simon ». (Luc 24, 34)
  • La 4ème fois, aux deux disciples d’Emmaüs (Marc 16,12)
  • Et la 5ème fois, aux dix disciples, les portes étant fermées et Thomas absent ( Marc 16,14)(Jn 20,19)

Puis après sa résurrection :

  • La 6ème fois, huit jours après, il apparait aux disciples et Thomas était avec eux (Jn 20,24)
  • La 7ème fois, il se manifeste aux sept disciples en train de pécher (Jn 21, 1-2)
  • La 8ème fois, sur le Mont Thabor, où le Seigneur avait demandé aux dix de se réunir.

Le Christ apparut ainsi 8 fois avant l’Ascension.

  • La 9ème fois, le jour même de l’Ascension il apparut 2 fois. C’est à dire pendant que les douze étaient à table dans le Cénacle et pendant le repas il leur enjoignit de ne pas s’éloigner de Jérusalem. (Actes 1,4)
  • Puis la 10ème fois, après le repas (Marc 16,19) (1Cor 15,7). Les onze disciples, d’autres, et la Bienheureuse Vierge Marie avec les autres femmes, vinrent au Mont des Oliviers où le Seigneur leur apparut ; sous leurs regards Il s’éleva et une nuée le déroba à leurs yeux. (Actes 1,9)

Voilà quelles sont les 10 apparitions du Christ, depuis le jour de Pâques jusqu’au jour de l’Ascension. Chacun, en méditant ces 10 joyaux à travers les évangiles, pourra laisser le Ressuscité le rejoindre dans sa vie et lui manifester sa tendre présence.

A cet effet l’exhortation de st Antoine de Padoue, au cours de ces 10 apparitions pourraient nous aider :

« Courage donc mes frères, vous qui êtes rassemblés en cette résurrection pascale, nous vous prions d’acheter les aromates des vertus avec les saintes femmes, avec l’argent de la bonne volonté, afin d’en oindre les membres du Christ par la douceur de la parole et l’odeur du bon exemple ; de rappeler le souvenir de votre mort et d’entrer dans le tombeau de la contemplation céleste dans laquelle vous verrez l’Ange du Grand Conseil, le Fils de Dieu vivant à la droite de Dieu le Père. Dans la résurrection générale, lorsqu’il viendra juger le monde par le feu, il vous apparaitra glorieux, non pas dix fois mais pour toujours. Vous le verrez pour toujours et pour l’éternité tel qu’il est, vous jouirez avec lui, vous régnerez avec lui. Que daigne vous l’accorder Celui qui est ressuscité des morts, à qui revient l’honneur et la gloire, la domination et le pouvoir, au Ciel et sur la terre, éternellement et pour les siècles éternels et que toute âme fidèle dise en cette joie pascale : Amen, Alléluia ! » (St Antoine de Padoue, Docteur angélique, « Sermons des dimanches et des fêtes » tome 1)

P. Nestor Attomatoun,

Curé de la Paroisses du Sacré-Cœur de Wadon

JOURNEE MONDIALE POUR LES VOCATIONS : MESSAGE DU PAPE BENOÎT XVI.

Comme chaque année, le 4ème dimanche de Pâques, dimanche du Bon Pasteur, l’Eglise universelle célèbre la Journée Mondiale pour les Vocations. Voici le message que le Saint Père adresse aux fidèles catholiques du monde.

Chers frères et sœurs,

La 49ème Journée Mondiale de Prière pour les Vocations, qui sera célébrée le 29 avril 2012, quatrième dimanche de Pâques, nous invite à réfléchir sur le thème : Les vocations, don de l’Amour de Dieu.

La source de tout don parfait est Dieu Amour – Deus caritas est – : « celui qui demeure dans l’amour, demeure en Dieu et Dieu en lui » (1 Jn 4, 16). L’Écriture Sainte raconte l’histoire de ce lien originel entre Dieu et l’humanité, qui précède la création elle-même. Saint Paul, écrivant aux chrétiens de la ville d’Éphèse, fait monter un hymne de reconnaissance et de louange au Père, Lui qui, avec une infinie bienveillance, met en œuvre, au cours des siècles, son dessein universel de salut, qui est un dessein d’amour. Dans son Fils Jésus – affirme l’Apôtre – Il « nous a choisis avant la création du monde, pour que nous soyons, dans l’amour, saints et irréprochables, sous son regard » (Ep 1, 4). Nous sommes aimés par Dieu “avant” même de venir à l’existence ! Mû exclusivement par son amour inconditionnel, Il nous a “créés de rien” (cf. 2M 7, 28) pour nous conduire à la pleine communion avec Lui.

Saisi d’émerveillement devant l’œuvre de la Providence divine, le psalmiste s’exclame : « A voir ton ciel, ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu fixas, qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui, le fils d’un homme, pour que tu en prennes souci ? » (Ps 8, 4-5). La vérité profonde de notre existence est ainsi contenue dans cet étonnant mystère : chaque créature, en particulier chaque personne humaine, est fruit d’une pensée et d’un acte de l’amour de Dieu, amour immense, fidèle, éternel (cf. Jr 31, 3). Découvrir cette réalité change véritablement notre vie en profondeur. Dans une page célèbre des Confessions, saint Augustin exprime avec une grande intensité sa découverte de Dieu, suprême beauté et suprême amour, un Dieu qui lui avait été toujours proche, auquel il ouvrait enfin son esprit et son cœur pour être transformé : « Bien tard je t’ai aimée, ô beauté si ancienne et si nouvelle, bien tard je t’ai aimée ! Et voici que tu étais au-dedans, et moi au-dehors. C’est là que je te cherchais. Tout disgracieux, je me ruais sur tes gracieuses créatures. Tu étais avec moi et je n’étais pas avec toi. Loin de toi, elles me retenaient, elles qui ne seraient, si elles n’étaient en toi. Tu m’appelas, crias, rompis ma surdité. Tu brillas, et ta splendeur a ôté ma cécité ; tu répandis ton parfum, je respirai, je soupirai, je t’ai goûté, et j’eus faim et soif ; tu m’as touché, et je brûlai du désir de ta paix » (X, 27.38). Par ces images, le saint Évêque d’Hippone cherche à décrire le mystère ineffable de la rencontre avec Dieu, avec son amour qui transforme toute l’existence.

Il s’agit d’un amour sans réserve qui nous précède, nous soutient et nous appelle tout au long du chemin de la vie et qui s’enracine dans l’absolue gratuité de Dieu. Se référant en particulier au ministère sacerdotal, mon prédécesseur, le Bienheureux Jean-Paul II, affirmait que « tout acte ministériel, en même temps qu’il conduit à aimer et à servir l’Église, pousse à mûrir toujours davantage dans l’amour et dans le service du Christ Tête, Pasteur et Époux de l’Église ; cet amour se présente toujours comme une réponse à l’amour prévenant, libre et gratuit de Dieu dans le Christ » (Exhort. apost. Pastores dabo vobis, 25). Chaque vocation particulière naît, en effet, de l’initiative de Dieu, est don de l’amour de Dieu ! C’est Lui qui fait le “premier pas”, non à cause d’une particulière bonté rencontrée chez nous, mais grâce à la présence de son amour « répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint » (Rm 5, 5).

En tout temps, à la source de l’appel divin, il y a l’initiative de l’amour infini de Dieu, qui se manifeste pleinement en Jésus Christ. Comme je l’ai écrit dans ma première Encyclique Deus caritas est : « En fait, Dieu se rend visible de multiples manières. Dans l’histoire d’amour que la Bible nous raconte, Il vient à notre rencontre, Il cherche à nous conquérir – jusqu’à la dernière Cène, jusqu’au Cœur transpercé sur la croix, jusqu’aux apparitions du Ressuscité et aux grandes œuvres par lesquelles, à travers l’action des Apôtres, Il a guidé le chemin de l’Église naissante. Et de même, par la suite, dans l’histoire de l’Église, le Seigneur n’a jamais été absent : il vient toujours de nouveau à notre rencontre – par des hommes à travers lesquels il transparaît, ainsi que par sa Parole, dans les Sacrements, spécialement dans l’Eucharistie » (n. 17). L’amour de Dieu demeure pour toujours, il est fidèle à lui-même, à la « parole édictée pour mille générations » (Ps 105 [104], 8). Il faut donc ré-annoncer, spécialement aux nouvelles générations, la beauté attrayante de cet amour divin, qui précède et accompagne : c’est lui le ressort secret, la motivation qui ne fait jamais défaut, même dans les situations les plus difficiles.

Chers frères et sœurs, c’est à cet amour que nous devons ouvrir notre vie, et c’est à la perfection de l’amour du Père (cf. Mt 5, 48) que Jésus Christ nous appelle chaque jour ! Le haut degré de la vie chrétienne consiste en effet à aimer “comme” Dieu ; il s’agit d’un amour qui se manifeste dans le don total de soi, fidèle et fécond. A la prieure du monastère de Ségovie, peinée par la situation dramatique de la suspension dont il était l’objet au cours de ces années, saint Jean de la Croix répond en l’invitant à agir selon le dessein de Dieu : « Ne pensez à rien d’autre, sinon que tout est disposé par Dieu ; et là où il n’y a pas d’amour, mettez l’amour et vous récolterez l’amour » (Lettre, 26). C’est sur ce terrain d’oblation ouverte à l’amour de Dieu et fruit de cet amour, que naissent et grandissent toutes les vocations. Et c’est en puisant à cette source dans la prière, avec une fréquentation assidue de la Parole et des Sacrements, particulièrement l’Eucharistie, qu’il est possible de vivre l’amour envers le prochain dans lequel on apprend à découvrir le visage du Christ Seigneur (cf. Mt 25, 31-46). Pour exprimer le lien inséparable qui relie ces “deux amours”– l’amour envers Dieu et celui envers le prochain – jaillissant de la même source divine et orientés vers elle, le Pape saint Grégoire le Grand recourt à l’exemple de la jeune pousse : « Dans le terrain de notre cœur, [Dieu] a d’abord planté la racine de l’amour envers Lui, et puis, comme une frondaison, s’est développé l’amour fraternel » (Moralium Libri, sive expositio in Librum B. Job, Lib. VII, cap. 24, 28 ; PL 75, 780D).

Ces deux expressions de l’unique amour divin, doivent être vécues avec une particulière intensité et pureté de cœur par ceux qui ont décidé d’entreprendre un chemin de discernement vocationnel vers le ministère sacerdotal et la vie consacrée ; elles en constituent l’élément caractéristique. En effet, l’amour pour Dieu, dont les prêtres et les religieux deviennent des images visibles – même si elles sont toujours imparfaites – est la motivation de la réponse à l’appel à une consécration spéciale au Seigneur par l’Ordination presbytérale ou la profession des conseils évangéliques. La vigueur de la réponse de saint Pierre au Divin Maître : « Je t’aime, tu le sais » (Jn 21,15), est le secret d’une existence donnée et vécue en plénitude, et par là comblée d’une joie profonde. L’autre expression concrète de l’amour, celui envers le prochain, surtout envers les plus nécessiteux et les plus souffrants, est le meilleur ressort qui fait du prêtre et de la personne consacrée, un artisan de communion entre les gens et un semeur d’espérance. Le rapport des consacrés, spécialement du prêtre, à la communauté chrétienne est vital et devient aussi une part fondamentale de leur horizon affectif. A ce sujet, le saint Curé d’Ars aimait répéter : « Le prêtre n’est pas prêtre pour lui. […] il l’est pour vous » (Le Curé d’Ars. Sa pensée – Son cœur, Foi Vivante, 1966, p. 100).

Chers frères dans l’épiscopat, chers prêtres, diacres, consacrés et consacrées, catéchistes, agents pastoraux, et vous tous qui êtes engagés dans le domaine de l’éducation des nouvelles générations, je vous exhorte avec une vive sollicitude à vous mettre à l’écoute attentive de tous ceux qui à l’intérieur des communautés paroissiales, des associations et des mouvements perçoivent les signes d’un appel au sacerdoce ou à une consécration particulière. Il est important que dans l’Église se créent les conditions favorables afin que puissent éclore beaucoup de ‘oui’, comme autant de réponses généreuses à l’appel d’amour de Dieu.

Ce sera la tâche de la pastorale des vocations d’offrir des lignes directrices pour un cheminement fructueux. Un élément central sera l’amour pour la Parole de Dieu, en cultivant une familiarité croissante avec l’Écriture Sainte, et une prière personnelle et communautaire attentive et constante, de manière à être capable d’entendre l’appel divin au milieu de tant de voix qui remplissent la vie quotidienne. Mais par-dessus tout que l’Eucharistie soit le “centre vital” de tout cheminement vocationnel : c’est là que l’amour de Dieu nous rejoint dans le sacrifice du Christ, expression parfaite de l’amour, c’est là que nous apprenons toujours plus à vivre selon le “haut degré” de l’amour de Dieu. Parole, prière et Eucharistie constituent le trésor précieux qui fait comprendre la beauté d’une vie totalement consacrée au Royaume de Dieu.

Je souhaite que les Églises locales, dans leurs différentes composantes, deviennent les “lieux” d’un discernement attentif et d’une vérification approfondie des vocations, offrant aux jeunes gens et aux jeunes filles un sage et solide accompagnement spirituel. De cette manière la communauté chrétienne devient elle-même manifestation de l’Amour de Dieu qui prend soin de tout appel. Une telle dynamique, qui répond aux exigences du commandement nouveau de Jésus, peut trouver une réalisation éloquente et singulière dans les familles chrétiennes, dont l’amour est l’expression de l’amour du Christ qui s’est donné lui-même pour son Église (cf. Ep 5, 32). Dans les familles, « communautés de vie et d’amour » (Gaudium et spes, 48), les nouvelles générations peuvent faire une admirable expérience de cet amour oblatif. En effet, elles sont non seulement le lieu privilégié de la formation humaine et chrétienne, mais elles peuvent représenter « le premier et le meilleur séminaire de la vocation à une vie consacrée au Royaume de Dieu » (Exhort. Apost. Familiaris consortio, 53), en faisant redécouvrir, justement à l’intérieur de la famille, la beauté et l’importance du sacerdoce et de la vie consacrée. Que les pasteurs et tous les fidèles laïcs sachent toujours collaborer afin que se multiplient dans l’Église ces « foyers et écoles de communion » sur le modèle de la Sainte Famille de Nazareth, reflet harmonieux, sur la terre, de la vie de la Sainte Trinité.

Avec ces souhaits, j’accorde de tout cœur la Bénédiction Apostolique à vous, Vénérables Frères dans l’épiscopat, aux prêtres, aux diacres, aux religieux, aux religieuses et à tous les fidèles laïcs, en particulier aux jeunes gens et jeunes filles qui se mettent avec un cœur docile à l’écoute de la voix de Dieu, prêts à l’accueillir avec une adhésion généreuse et fidèle.

Du Vatican, le 18 octobre 2011

BENOÎT XVI

PRIERE A SAINT JOSEPH, ARTISAN

Glorieux Saint-Joseph,

Ta mission de gardien du Rédempteur

et de protecteur de la Vierge Marie

a fait de toi le responsable de la Sainte Famille

et l’intendant de sa vie économique.

Par trois fois, ton obéissance à la volonté divine

t’a obligé à changer rapidement de lieu d’habitation

et donc à perdre contact avec la population

qui te fournissait du travail.

Par trois fois,

à Bethléem, en Egypte et lors de ton retour en Galilée,

tu as été contraint de rechercher de nouveaux chantiers

pour ton artisanat de menuisier charpentier.

Saint-Joseph,

Tu as toujours gardé confiance en la Providence

et demandé son aide.

Aujourd’hui je suis moi-même en recherche de travail,

salarié ou indépendant,

et je fais appel à toi, puissant intercesseur,

pour que tu sois mon avocat auprès de ton Fils,

avec le concours de ton épouse,

pour m’aider à retrouver les moyens de vivre par mon labeur.

Apprends-moi à être actif dans mes recherches,

ouvert aux opportunités,

clair dans mes relations,

mesuré dans mes demandes

et résolu à remplir toutes mes obligations.

Saint-Joseph de Bon Espoir,

prie pour moi, protège-moi, guide-moi

et garde-moi dans l’espérance.

Amen

Père Yannik Bonnet,

LE VISAGE AFRICAIN DU CHRISTIANISME.

Le vendredi 04 mai 2012 s ’est tenu un séminaire à l’Université pontificale du Latran. Il s’agit de la mise en place d’une aire de recherche pour le développement de la culture africaine dans l’Eglise afin de promouvoir « un visage africain du christianisme ».

Les premiers travaux de l’aire ont commencé avec un Séminaire interdisciplinaire de recherche intitulé « De l’Eglise en Afrique de Jean-Paul II à l’Africae munus de Benoît XVI », à l’Université du Latran, à Rome, le 2 mai 2012. Parmi les participants, étaient présents le cardinal Robert Sarah, président du Conseil pontifical Cor unum et Jean Léonard Touadi, député italien d’origine congolaise.

Lors de son introduction, Martin Nkafu Nkemnkia, directeur du Département des Sciences Humaines et Sociales – Etudes africaines de l’Université du Latran, est revenu sur l’« évènement unique et historique » de la naissance de « l’Aire internationale de recherche- études interdisciplinaires pour le développement de la culture africaine », le 25 Novembre 2011.

Deux départements – les sciences humaines et sociales et les études juridiques – doivent coordonner les projets de recherches scientifiques de l’aire, « au service de l’Eglise et de toute la société africaine ». Ces recherches ont pour but de « visiter et introduire » de façon « systématique », la culture africaine « dans le curriculum studiorum des Universités pontificales et Instituts supérieurs romains ainsi que dans les Université catholiques, Séminaires majeurs et maisons de formation à la vie consacrée en Afrique » et ce « à la lumière de la Parole de Dieu ».

Développer la culture africaine

Il s’agit tout d’abord, explique Martin Nkafu Nkemnkia, d’une « structure opérative » de l’Université du Latran, pour la « recherche et l’approfondissement », amenant à des « résultats », afin de « promouvoir, favoriser et soutenir le développement de l’Afrique ».

Il sera également mis en œuvre un « programme de promotion culturelle, de formation et de recherche » pour encourager « un grand nombre d’étudiants à s’intéresser à la cause africaine ».

L’aire doit aussi répondre aux « besoins de l’Eglise de l’Afrique » en « préparant le personnel qualifié et responsable », notamment en formant humainement et chrétiennement les professeurs, les académiciens, et les professionnels responsables dans les domaines « opératifs et applicatifs ».

Le visage africain du christianisme

Le projet a été présenté aux Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar (SECAM), le 21 février 2012, à l’invitation du cardinal Polycarp Pengo, archevêque de Dar Es Salam (Tanzanie) et président du SECAM.

Pour Martin Nkafu Nkemnkia, « c’est toute l’Eglise africaine qui progresse et s’interroge sur son identité chrétienne à l’intérieur de la famille de Dieu qui est sur la terre : l’Eglise ».

Il appelle les experts de toutes les universités catholiques africaines à participer « ensemble » à cette initiative, « afin d’offrir au monde académique et à l’Eglise, une lecture africaine de la Parole de Dieu, un visage africain du christianisme », et pour que le Christ « se manifeste en Afrique avec le visage africain ».

Il faut, « donner à l’Afrique la dignité qu’elle mérite, et de cette façon, partager ses valeurs humaines et spirituelles avec l’Eglise universelle et l’humanité toute entière », insiste-t-il.

Nouvelles technologies, au service de la recherche

Deux universités catholiques africaines ont pu suivre le séminaire « en liaison directe » via internet : l’Université de Bamenda au Cameroun et celle du Congo Kinshasa- Limete.

Martin Nkafu Nkemnkia a assuré que grâce aux « nouvelles technologies », de nombreuses universités catholiques en Afrique pourront intervenir dans les congrès à venir, participant ainsi aux discussions.

En outre, un forum a été ouvert entre les universités pontificales et les universités africaines, ainsi qu’avec les partenaires académiques des universités européennes « pour les études et les échanges réciproques pour le développement de la culture africaine ».

Le but de ce forum, précise Martin Nkafu Nkemnkia, est de « développer un parcours des études africaines relatives aux diverses disciplines telles que : la spiritualité, la religion, la théologie, la philosophie, l’anthropologie, la sociologie, le droit, l’histoire, l’économie et la politique »

Source : Zenit

LA LIBERTE RELIGIEUSE EST NEE DU CHRISTIANISME

Alors que l’Eglise se prépare à célébrer les 50 ans du Concile Vatican II, Mgr Roland Minnerath fait ici une relecture de la déclaration Dignitatis humanae

La liberté de religion, invention du christianisme

L’Eglise ne peut pas ne pas défendre la liberté de religion : et pour cause, affirme Mgr Minnerath, « c’est sur le terreau du christianisme que l’idée même de « liberté de religion » a pu naître et porter des fruits ».

En effet, « le christianisme a fait de la religion un choix personnel, en distinguant l’appartenance religieuse et l’appartenance citoyenne, culturelle, ou ethnique », explique-t-il. La « distinction fondatrice » entre « ce qui est à César et ce qui est à Dieu », insiste-t-il, « rend possible l’épanouissement des libertés fondamentales dont jouissent les sociétés occidentales ».

Le christianisme porte la liberté de religion, « comme une exigence interne à sa nature », et comme « invention du christianisme », poursuit-il, elle « rend justice à la vérité divine et à la liberté des consciences, à l’Etat de droit et au pluralisme de la société, à la liberté individuelle des personnes et à la liberté corporative de l’Eglise ».

Aujourd’hui, les croyants assistent, constate-t-il, à « l’avancée du sécularisme » et des religions « qui ne comportent pas les distinctions propres au christianisme, le souci de l’autonomie réciproque du temporel et du spirituel » : partout les législations « empiètent sur le domaine de la liberté de conscience et de religion », en imposant, par exemple, « des normes contraires au respect de la vie et du mariage » et en « déconstruisant systématiquement l’anthropologie d’inspiration judéo-chrétienne ».

La liberté de religion, lien social

La liberté religieuse moderne, souligne l’archevêque, est « découplée de toute idée de vérité religieuse objective ». Elle suppose donc « la neutralité religieuse de l’Etat », ce qui signifie que « la religion n’est plus le lien social sacralisé » d’antan. Aujourd’hui, estime-t-il, « le lien social dans la cité est la liberté de religion ».

Cependant, il ne s’agit pas de n’importe quelle liberté : au XIXesiècle, fait-il observer, la liberté de conscience est comprise comme « liberté de ne pas croire », c’est-à-dire « une libération par rapport au dogme et à la morale catholiques ». Et la liberté de culte est perçue « comme un nivellement de tous les cultes de la part de l’Etat, conduisant à une séparation radicale Eglise-Etat ».

La liberté religieuse, note-t-il, n’est pas considérée comme « dimension ontologique de la personne », mais comme un « droit dérivé de l’idéal du pluralisme démocratique ».Elle devient synonyme de « relativisme religieux », et même certains croyants comprennent la liberté religieuse comme « liberté individuelle de croire et d’agir à sa guise à l’intérieur même de l’Eglise ».

Par ailleurs, dans l’espace public, « la liberté religieuse est appréhendée de façon de plus en plus restrictive, comme une option individuelle intime, insignifiante pour la vie de la cité » : qu’en est-il de la véritable liberté religieuse ?

L’apport de Dignitatis humanae

Pour Dignitatis humanae, commente Mgr Minnerath, la liberté religieuse est un droit fondé sur « la dignité même de la personne humaine ». Cette dignité est « ancrée dans la nature de l’homme, créé libre et capable de tendre vers la vérité », explique-t-il : ainsi ce droit des personnes et des communautés est « inaliénable », et « hors de la portée de l’arbitraire des pouvoirs humains ».

Cependant, le « droit » dont parle la déclaration est un « droit naturel subjectif » qui prévient les « exigences négative des tiers », telles la contrainte. Ce n’est donc pas un droit, précise-t-il, qui « permet de décider de n’importe quoi en matière de religion ». En effet, « croire c’est adhérer à un Dieu qui se révèle, obéir librement à sa Parole, et non professer une opinion subjective ».

L’Etat quant à lui, est « au service de l’homme », rappelle l’archevêque : il est donc « dans l’obligation de garantir la liberté des citoyens dans leur démarche en matière religieuse, en veillant au respect des droits égaux de tous », ceci en évitant deux écueils : « ne pas imposer une confession de foi religieuse et ne pas pratiquer une idéologie laïciste ».

Tout en affirmant la liberté religieuse, souligne-t-il, la déclaration dénonce « l’absolutisation de la liberté » qui « délie l’homme de toute sujétion à la loi divine ».

Enfin, Mgr Minnerath constate que la définition des constitutions modernes est en « accord » avec celle de l’Eglise, sur deux points :

D’une part, « la liberté de l’acte de foi est considérée comme assurée lorsqu’est appliquée la liberté civile en matière religieuse ».

D’autre part, « la liberté de l’Eglise, pour laquelle cette même Eglise avait lutté pendant des siècles face aux prétentions des pouvoirs temporels, est garantie là où est convenablement assuré aux personnes et aux communautés le droit commun à la liberté religieuse ».

Source : Zenit

MOIS DE MAI, MOIS DE MARIE : 1er MAI

L’Annonciation

O Vierge, temple de la Trinité, le Dieu de bonté et de miséricorde ayant vu votre humilité et votre pureté, vous envoie un messager pour vous apprendre qu’il veut naître de vous. L’Ange vous salue ; vous demandez comment s’opérera la merveille, l’Ange vous l’explique ; vous consentez, et aussitôt le Roi de gloire s’incarne en vous.

Par cette allégresse, ô Marie, nous vous en prions, apprenez-moi que Jésus demeure en moi par la sainte communion comme il a demeuré jadis dans votre sein.

* Prions : Marie en ce mois qui commence et qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Ecoute ma prière… (Exprimer vos intentions dans le silence)

  • Un Notre Père
  • un Je vous Salue Marie.
MOIS DE MAI, MOIS DE MARIE : 02 MAI

La Nativité

Votre seconde joie est lorsque vous enfantez le Soleil, vous étoile ; le rayon lumineux, vous semblable à la lune. Cet enfantement vous laisse vierge. Comme la fleur ne perd pas son éclat en envoyant ses parfums autour d’elle, ainsi votre virginité ne perd rien de son éclat au moment où le Créateur daigne naître de vous.

Par cette allégresse, ô Marie, soyez pour nous la voie droite qui conduit à votre Fils.

* Prions : Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Ecoute ma prière…

(Exprimer vos intentions dans le silence)

  • Un Notre Père
  • Un Je vous Salue Marie.
MOIS DE MAI, MOIS DE MARIE : 03 MAI

03 Mai : L’Adoration des Mages

Une étoile vous annonce votre troisième joie ; cette étoile que vous voyez s’arrêter au-dessus de votre Fils, au moment où les mages l’adorent et lui présentent la richesse variée des biens de la terre. En cette offrande, l’étoile rappelle l’unité, les trois rois la trinité, l’or la pureté de l’âme, la myrrhe la chasteté des sens, l’encens les vœux de l’adoration.

Par cette allégresse, ô Marie, rendez-nous féconds en vertus.

* Prions : Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Ecoute ma prière…

(Exprimer vos intentions dans le silence)

  • Un Notre Père
  • Un Je vous Salue Marie.
MOIS DE MAI, MOIS DE MARIE : 04 MAI

4 Mai : La Résurrection

La quatrième joie vous est donnée, ô Vierge, au moment où le Christ ressuscite d’entre les morts, le troisième jour. Par ce mystère, la foi se fortifie, l’espérance renaît, la mort est chassée. L’ennemi est vaincu ; l’homme captif est délivré.

Par cette allégresse, ô Marie, priez pour nous afin que nous comptions, après le labeur de cette vie, parmi les habitants du ciel. * Prions : Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Ecoute ma prière…

(Exprimer vos intentions dans le silence)

  • Un Notre Père
  • Un Je vous Salue Marie.
MOIS DE MAI, MOIS DE MARIE : 05 MAI

5 Mai : L’Ascension

Votre cinquième joie fut, ô Vierge, lorsque vous vîtes votre Fils monter au ciel. La gloire dont il était environné vous révélait alors plus que jamais que celui dont vous étiez la mère était votre propre Créateur. En montant ainsi dans les cieux, il nous montre la voie par où l’homme s’élève aux palais célestes.

Par cette allégresse, ô Marie, intercédez pour que nous montions au ciel, où nous jouirons avec vous et avec votre Fils, du bonheur éternel.

* Prions : Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Ecoute ma prière…

(Exprimer vos intentions dans le silence)

  • Un Notre Père
  • Un Je vous Salue Marie.

MOIS DE MAI, MOIS DE MARIE : 06 MAI

6 Mai : La Pentecôte

En descendant des cieux sous la forme des langues de feu, pour fortifier, protéger, remplir, purifier et enflammer les apôtres, l’Esprit Saint vient, ô Marie toute pure, guérir l’homme blessé par le péché originel.

Par cette allégresse, ô Marie, priez votre Fils afin qu’Il daigne effacer nos péchés en vu du jour du jugement.

* Prions : Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Ecoute ma prière…

(Exprimer vos intentions dans le silence)

  • Un Notre Père
  • Un Je vous Salue Marie.
MOIS DE MAI, MOIS DE MARIE : 07 MAI

7 Mai : L’Assomption

Le Christ vous donna votre septième joie lorsqu’il vous appela de ce monde au séjour céleste, et vous éleva sur le trône où vous recevez des honneurs incomparables.

Par cette allégresse, ô Marie, faites-nous sentir les effets de votre tendresse ; gardez-nous du péché et conduisez-nous aux éternelles allégresses.

* Prions : Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Ecoute ma prière…

(Exprimer vos intentions dans le silence)

  • Un Notre Père
  • Un Je vous Salue Marie.

MOIS DE MAI, MOIS DE MARIE : 08 MAI

8 Mai : Prière de saint Bernard

Qui que tu sois, Lorsque les tentations se lèvent en tempête, Lorsque les épreuves te brisent, Regarde l’Etoile, invoque Marie. Si l’orgueil, l’ambition, l’envie, Menacent de te submerger de leur flot, Regarde l’Etoile, invoque Marie. Si la colère, l’avarice, la luxure, Ébranlent le frêle esquif de ton âme, Regarde l’Etoile, invoque Marie. Si confondu et effrayé de l’énormité des crimes Qui chargent ta conscience, Tu te sens près de sombrer dans le désespoir, Regarde l’Etoile, invoque Marie. Dans les périls, dans les angoisses, dans le doute, Regarde l’Etoile, invoque Marie. Que jamais son nom ne s’éloigne de tes lèvres, ni de ton coeur. * Prions : Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Ecoute ma prière…

(Exprimer vos intentions dans le silence)

  • Un Notre Père
  • Un Je vous Salue Marie.

MOIS DE MAI, MOIS DE MARIE : 09 MAI

9 Mai : Prière de Sainte Catherine de Sienne

O Marie, Temple de la Trinité, O Marie, porteuse de feu, Marie, distributrice de miséricorde, Marie, qui as fait germer le fruit divin !…

O Marie, mer tranquille, distributrice de paix, Marie, terre féconde. Tu es l’arbre nouveau qui a porté la fleur odorante du Verbe, Fils unique de Dieu.

En toi, terre féconde, fut semé le Verbe. Tu es à la fois la terre et l’arbre.

O Marie, bénie sois-tu à jamais entre toutes les femmes, car en ce jour tu nous as donné le pain de ta farine : la divinité a été unie et pétrie avec l’humanité, si fortement que rien désormais, ni la mort, ni nos ingratitudes, ne pourra rompre l’union.

* Prions : Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Ecoute ma prière…

(Exprimer vos intentions dans le silence)

  • Un Notre Père
  • Un Je vous Salue Marie.

MOIS DE MAI, MOIS DE MARIE : 10 MAI

10 Mai : Prière de St Cyril d’Alexandrie

Je te salue, Marie, Mère de Dieu, Trésor vénéré de tout l’univers, Lumière qui ne s’éteint pas, Toi de qui est né le soleil de la justice, Sceptre de la vérité, temple indestructible.

* Prions : Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Ecoute ma prière…

(Exprimer vos intentions dans le silence)

  • Un Notre Père
  • Un Je vous Salue Marie.

MOIS DE MAI, MOIS DE MARIE : 11 MAI

11 Mai : Prière de St Ephrem

Remplis ma bouche, ô Marie, De la grâce de ta douceur.

Éclaire mon intelligence, Toi qui as été comblée de la faveur de Dieu.

Alors ma langue et mes lèvres Chanteront allègrement tes louanges

Et plus particulièrement La salutation angélique, Annonciatrice du salut du monde, Remède et protection de tous les hommes.

Daigne donc accepter que moi, Ton petit serviteur, Je te loue et te dise Et redise doucement :

"Réjouis-toi, Marie, comblée de grâces."

* Prions : Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Ecoute ma prière…

(Exprimer vos intentions dans le silence)

  • Un Notre Père
  • Un Je vous Salue Marie.

ON NE SE DAMNE PAS QUAND ON LA PRIE !

Refusée d’accès au Ciel pour avoir mené une vie cousue de péchés, une âme réussit pourtant à intégrer les locaux paradisiaques grâce à Marie, notre Mère, Refuge des pécheurs qu’elle priait tous les jours par le chapelet.

Tel est brièvement relaté l’un des témoignages que le Père Albert BODJRENOU a livrés aux fidèles venus prier Marie en ce 11ème jour de ce mois marial.

Tous les soirs, en effet, sur la paroisse Notre-Dame de l’Atlantique de Djèrègbé, un thème est exposé aux dévots de Marie. Celui d’aujourd’hui était axé sur le péché comme un fait qui peut bien mener ses accrocs en Enfer dont la réalité ne fait aucun doute dans la foi de l’Eglise. L’un des moyens d’espérer le Ciel malgré nos faiblesses réside dans un attachement filial à notre Mère. On ne se damne pas quand on la prie !

Père Philippe HANTO

MOIS DE MAI, MOIS DE MARIE : 12 MAI

12 Mai : Prière de Saint François de Salles

Ayez mémoire et souvenance, très douce Vierge, que vous êtes ma Mère et que je suis votre fils ; que vous êtes puissante et que je suis un pauvre homme vil et faible.

Je vous supplie, très douce Mère, que vous me gouverniez et me défendiez dans toutes mes voies et actions. Ne dites pas, gracieuse Vierge, que vous ne pouvez ; car votre bien-aimé Fils vous a donné tout pouvoir, tant au ciel comme en la terre. Ne dites pas que vous ne devez ; car vous êtes la commune Mère de tous les pauvres humains et particulièrement la mienne.

Si vous ne pouviez, je vous excuserais disant : il est vrai qu’elle est ma mère et qu’elle me chérit comme son fils, mais la pauvrette manque d’avoir et de pouvoir.

Si vous n’étiez ma Mère, avec raison je patienterais disant : elle est bien assez riche pour m’assister ; mais hélas, n’étant pas ma mère, elle ne m’aime pas.

Puis donc, très douce Vierge, que vous êtes ma Mère et que vous êtes puissante, comment vous excuserais-je si vous ne me soulagez et ne me prêtez votre secours et assistance ? Vous voyez, ma Mère, que vous êtes contrainte d’acquiescer à toutes mes demandes.

Pour l’honneur et la gloire de votre Fils, acceptez-moi comme votre enfant, sans avoir égard à mes misères et péchés. Délivrez mon âme et mon corps de tout mal et me donnez toutes vos vertus, surtout l’humilité.

Enfin, faites-moi présent de tous les dons, biens et grâces, qui plaisent à la Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

* Prions  : Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Ecoute ma prière… (Exprimer vos intentions dans le silence)

  • Un Notre Père
  • Un Je vous Salue Marie.

MOIS DE MAI, MOIS DE MARIE : 13 MAI

13 Mai : Notre Dame de Fatima

Prière de St Louis-Marie Grignion de Montfort

Je vous choisis, aujourd’hui, ô Marie, en présence de toute la Cour Céleste, pour ma Mère et ma Reine.

Je vous livre et consacre, en toute soumission et amour, mon corps et mon âme, mes biens intérieurs et extérieurs, et la valeur même de mes bonnes actions passées, présentes et futures, vous laissant un entier et plein droit de disposer de moi et de tout ce qui m’appartient, sans exception, selon votre bon plaisir, à la plus grande Gloire de Dieu, dans le temps et l’éternité

* Prions : Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Ecoute ma prière…

(Exprimer vos intentions dans le silence)

  • Un Notre Père
  • Un Je vous Salue Marie.

MOIS DE MAI, MOIS DE MARIE : 14 MAI

14 Mai : Prière de Saint Maximilien Marie Kolbe

Immaculée-Conception, Reine du ciel et de la terre, Refuge des pécheurs et Mère très aimante, à qui Dieu voulut confier tout l’ordre de la Miséricorde, me voici à tes pieds, moi N... pauvre pécheur. Je t’en supplie, accepte mon être tout entier comme ton bien et ta propriété ; agis en moi selon ta volonté, en mon âme et mon corps, en ma vie et ma mort et mon éternité.

Dispose avant tout de moi comme tu le désires, pour que se réalise enfin ce qui est dit de toi : « La Femme écrasera la tête du serpent » et aussi « Toi seule vaincras les hérésies dans le monde entier ».

Qu’en tes mains toutes pures, si riches de miséricorde, je devienne un instrument de ton amour, capable de ranimer et d’épanouir pleinement tant d’âmes tièdes ou égarées. Ainsi s’étendra sans fin le Règne du Cœur divin de Jésus.

Vraiment, ta seule présence attire les grâces qui convertissent et sanctifient les âmes, puisque la Grâce jaillit du Cœur divin de Jésus sur nous tous, en passant par tes mains maternelles.

* Prions  : Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Ecoute ma prière… (Exprimer vos intentions dans le silence)

  • Un Notre Père
  • Un Je vous Salue Marie.

MOIS DE MAI, MOIS DE MARIE : 15 MAI

15 Mai : Magnificat

Mon âme exalte le Seigneur,

Exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur :

Il s’est penché sur son humble servante ;

Désormais, tous les âges me diront bienheureuse.

Le puissant fit pour moi des merveilles ;

Saint est son nom !

Son amour s’étend d’âge en âge

Sur ceux qui le craignent.

Déployant la force de son bras,

Il disperse les superbes.

Il renverse les puissants de leurs trônes,

Il élève les humbles.

Il comble de biens les affamés,

Renvoie les riches les mains vides.

Il relève Israël son serviteur,

Il se souvient de son amour.

De la promesse faite à nos pères,

En faveur d’Abraham et de sa race à jamais.

Gloire au Père, au Fils, au Saint-Esprit, Pour les siècles des siècles. Amen.

* Prions : Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Ecoute ma prière…

(Exprimer vos intentions dans le silence)

  • Un Notre Père
  • Un Je vous Salue Marie.

13 MAI 1917 - 13 MAI 2012 : JE SUIS DU CIEL

Lucie rapporta elle-même la première apparition de la Vierge à Fatima, le 13 mai 1917 :

Nous vîmes un autre éclair, et après avoir fait quelques pas, nous vîmes sur un petit chêne vert, une Dame toute vêtue de blanc, plus brillante que le soleil et qui répandait autour d’elle une lumière plus vive et plus intense qu’un verre de cristal plein d’eau claire, traversé par les rayons de soleil les plus ardents. Nous nous sommes arrêtés, surpris par cette apparition. Nous étions si près d’Elle que nous nous trouvions dans la lumière qui l’environnait ou plutôt émanait d’Elle peut-être à un mètre et demi de distance, plus ou moins.

Alors Notre-Dame nous dit :

- N’ayez pas peur, je ne vous ferai pas de mal.

- D’où êtes-vous, lui demandais-je ?

- Je suis du Ciel

- Et que voulez-vous de moi ?

- Je suis venue vous demander de venir ici six mois de suite, le 13 de chaque mois, à cette même heure. Plus tard, je vous dirai qui je suis et ce que je veux. Ensuite, je reviendrai encore ici une septième fois.

- Et moi, est-ce que j’irai au ciel ?

- Oui tu iras.

- Et Jacinthe ?

- Elle aussi.

- Et François ?

- Lui aussi, mais il devra dire beaucoup de chapelets.

Il me vint à l’esprit alors de poser une question au sujet de deux jeunes filles qui étaient mortes depuis peu. Elles étaient mes amies et venaient à la maison pour apprendre à tisser avec ma sœur aînée Maria das Neves est-elle déjà au ciel ?

- Oui, elle y est.

- Et Amélie ?

- Elle sera au purgatoire jusqu’à la fin du monde. Voulez-vous vous offrir à Dieu pour supporter toutes les souffrances qu’il voudra envoyer en acte de réparation pour les péchés par lesquels il est offensé et de supplication pour la conversion des pécheurs ?

- Oui, nous voulons bien.

- Vous aurez donc beaucoup à souffrir, mais la grâce de Dieu sera votre réconfort. ... Récitez votre chapelet tous les jours pour obtenir la paix pour le monde et la fin de la guerre .

Après ces paroles, Elle s’éleva doucement, en direction du levant, jusqu’à disparaître dans le Ciel. La lumière qui l’environnait semblait lui ouvrir un chemin.

Lucie de Fatima

MOIS DE MAI, MOIS DE MARIE : 16 MAI

16 Mai : Ave Maria Stella

Salut, Étoile de la mer,

Sainte Mère de Dieu,

Toi, toujours vierge,

Bienheureuse porte du ciel...

Brise les chaînes des pécheurs,

Rends la lumière aux aveugles,

Délivre-nous de nos misères,

Obtiens pour nous les vrais biens.

Montre-nous que tu es mère,

Et que le Christ par toi accueille nos prières

Lui qui, né pour nous,

Accepta d’être ton fils.

Vierge sans pareille

Et douce entre toutes,

Obtiens le pardon de nos fautes,

Rends nos cœurs humbles et purs.

Accorde-nous une vie sainte,

Rends sûre notre route

Pour que, contemplant Jésus,

Nous partagions sans fin ta joie.

* Prions : Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Ecoute ma prière… (Exprimer vos intentions dans le silence)

  • Un Notre Père
  • Un Je vous Salue Marie.

MOIS DE MAI, MOIS DE MARIE : 17 MAI

17 Mai : Ascension : Prière de Marthe Robin

Ô Mère Bien-Aimée, Vous qui connaissez si bien les voies de la sainteté et de l’amour, Apprenez-nous à élever souvent notre esprit et notre cœur vers la Trinité,

À fixer sur Elle notre respectueuse et affectueuse attention. Et puisque vous cheminez avec nous sur le chemin de la vie éternelle, Ne demeurez pas étrangère aux faibles pèlerins que votre charité veut bien recueillir ;

Tournez vers nous vos regards miséricordieux, Attirez-nous dans vos clartés, Inondez-nous de vos douceurs, Emportez-nous dans la lumière de l’Amour, Emportez-nous toujours plus loin et très haut dans les splendeurs des cieux.

Que rien ne puisse jamais troubler notre paix, Ni nous faire sortir de la pensée de Dieu ; Mais que chaque minute nous emporte plus avant Dans les profondeurs de l’auguste Mystère, Jusqu’au jour où notre âme, pleinement épanouie aux illuminations de l’union divine, Verra toutes choses dans l’éternel Amour et dans l’Unité.

Amen.

* Prions : Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Ecoute ma prière… (Exprimer vos intentions dans le silence)

  • Un Notre Père
  • Un Je vous Salue Marie.

DOULOUREUSE ET INATTENDUE SEPARATION

Prélude des aurores de l’Eglise,

Quarantaine des heures promises

Où la vie fit éclater pour toujours sa victoire

Sonnant ainsi les glas de la mort et de ses déboires.

Douloureuse et inattendue séparation

Où se contemple l’éclatante préfiguration

Des temps où nos mortelles âmes

Se verront arrachées à leur condition infâme.

Manque en nos cœurs marqué

Pour qu’à tout instant

Nos êtres sur terre combattant,

Puissent sur Dieu demeurer braqués.

Fils sans pair

Route vers notre père

Elevé dans la joie

En nous, fortifie la foi.

Enlevé aux yeux des tiens en désespoir

Tu proclames et révèles leur victoire.

Ressuscité et régnant comme prédit

Tourne nos cœurs vers les domaines promis

Et que nos vies servent ton Edit.

Sr Reine L. A. SETTON, nda.

TIENS-NOUS EVEILLES

Silencieuse sentinelle des aurores premières,

Voile hybride dont les ailes planèrent

Aux faîtes sans monts et aux cimes sans arbres.

Vigueur qui, à l’argile donna vie.

Force qui, à Pierre rendit ferveur.

Souffle qui, à l’attente donna sens.

Source qui féconde

Source qui fertilise

Force qui, en nous, réalise

Union et communion profondes.

Feu qui, en nous, consume

Vices et artifices qui nous consomment.

Brise qui, en nous, fait et refait

Ce qui, par nous, le péché défait.

Esprit qui, d’amour nous remplit

Force qui, à la paix nous convie.

Esprit qui, de vie nous inonde,

Esprit qui, de mort nous émonde.

  • Esprit Saint
  • Souffle divin
  • Paraclet envoyé
  • Roi pacificateur
  • Invisible compagnon
  • Tiens-nous éveillés.

Sr Reine L. A. SETTON

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Sr Reine S. (NDA)
LA PRIERE, DON DE L’ESPRIT SAINT

Chers frères et sœurs,

Dans les dernières catéchèses, nous avons réfléchi sur la prière dans les Actes des Apôtres et aujourd’hui, je voudrais commencer à parler de la prière dans les Lettres de saint Paul, l’apôtre des gentils. J’aimerais, avant tout, faire remarquer que ce n’est pas un hasard si ses Lettres sont introduites et se concluent par l’expression d’une prière : au début, l’action de grâce et la louange, et, à la fin, le vœu que la grâce de Dieu guide le chemin des communautés auxquelles s’adresse la lettre. Entre la formule d’ouverture « d’abord je remercie mon Dieu par Jésus Christ » (Rm 1, 8) et le souhait final : « La grâce du Seigneur Jésus soit avec vous ! » (1 Co 16, 23), c’est tout le contenu des Lettres de l’apôtre qui se déploie. La prière de saint Paul manifeste une grande richesse de formes qui vont de l’action de grâce à la bénédiction, de la louange à la demande et à l’intercession, de l’hymne à la supplique : toute une gamme d’expressions qui montre comment la prière implique et pénètre toutes les situations de la vie, qu’elles soit personnelles ou celles de la communauté à laquelle il s’adresse.

Un premier élément que l’apôtre veut nous faire comprendre est que la prière ne doit pas être vue comme une simple bonne œuvre que nous accomplissons pour Dieu, comme notre propre action. C’est avant tout un don, fruit de la présence vivante, vivifiante du Père et de Jésus-Christ en nous. Ainsi il écrit, dans la Lettre aux Romains : « Pareillement l’Esprit vient au secours de notre faiblesse ; car nous ne savons que demander pour prier comme il faut ; mais l’Esprit lui-même intercède pour nous en des gémissements ineffables » (8, 26). Et nous savons combien cette parole de l’apôtre est vraie : « Nous ne savons que demander pour prier comme il faut ». Nous voulons prier, mais Dieu est loin, nous n’avons pas les paroles, le langage, pour parler à Dieu, ni même la pensée. Nous pouvons seulement nous ouvrir, mettre notre temps à la disposition de Dieu, attendre qu’il nous aide lui-même à entrer dans un vrai dialogue.

L’apôtre dit : ce manque de paroles, cette absence de paroles, mais aussi ce désir d’entrer en contact avec Dieu, voilà précisément une prière que l’Esprit-Saint non seulement comprend, mais porte et interprète auprès de Dieu. Notre faiblesse devient justement, par l’intermédiaire de l’Esprit-Saint, une véritable prière, un véritable contact avec Dieu. L’Esprit-Saint est quasiment l’interprète qui nous fait comprendre, à nous comme à Dieu, ce que nous voulons dire.

Dans la prière, plus encore que dans les autres dimensions de notre existence, nous faisons l’expérience de notre faiblesse, de notre pauvreté, de notre nature créée, puisque nous sommes mis face à la toute-puissance et à la transcendance de Dieu. Et plus nous progressons dans l’écoute et dans le dialogue avec Dieu, pour que la prière devienne la respiration quotidienne de notre âme, plus nous percevons le sens de nos limites, non seulement devant les situations concrètes de tous les jours, mais aussi dans notre relation avec le Seigneur. C’est alors que grandit en nous le besoin de lui faire confiance, de nous en remettre toujours davantage à lui ; nous comprenons que « nous ne savons que demander pour prier comme il faut » (Rm 8, 26).

Et c’est l’Esprit-Saint qui vient en aide à notre incapacité, qui éclaire notre esprit et qui réchauffe notre cœur, nous poussant à nous tourner vers Dieu. Pour saint Paul, la prière est surtout l’œuvre de l’Esprit dans notre humanité, qui assume notre faiblesse et transforme, d’hommes liés aux réalités matérielles en hommes spirituels. Dans la Première Lettre aux Corinthiens, l’apôtre dit : « Or, nous n’avons pas reçu, nous, l’esprit du monde, mais l’Esprit qui vient de Dieu, pour connaître les dons gracieux que Dieu nous a faits.Et nous en parlons non pas avec des discours enseignés par l’humaine sagesse, mais avec ceux qu’enseigne l’Esprit, exprimant en termes spirituels des réalités spirituelles » (2, 12-13). En habitant notre fragilité humaine, l’Esprit-Saint nous change, intercède pour nous et nous élève jusqu’à Dieu (cf. Rm 8, 26).

Notre union au Christ se réalise par cette présence de l’Esprit-Saint, puisqu’il s’agit de l’Esprit du Fils de Dieu, en qui nous sommes devenus fils. Saint Paul parle de l’Esprit du Christ (cf. Rm 8, 9), pas seulement de l’Esprit de Dieu. C’est évident : si le Christ est le Fils de Dieu, son Esprit est aussi l’Esprit de Dieu ; ainsi, si l’Esprit de Dieu, l’Esprit du Christ, s’est fait proche de nous par le passé dans le Fils de Dieu et Fils de l’homme, l’Esprit de Dieu devient aussi un esprit humain et nous touche ; nous pouvons entrer dans la communion de l’Esprit. C’est comme s’il disait que non seulement Dieu le Père s’est rendu visible dans l’incarnation du Fils, mais aussi l’Esprit de Dieu se manifeste dans la vie et dans l’action de Jésus, de Jésus-Christ, qui a vécu, a été crucifié, est mort et ressuscité. L’apôtre rappelle que « nul ne peut dire : "Jésus est Seigneur", s’il n’est avec l’Esprit Saint » (1 Co 12, 3). L’Esprit oriente donc notre cœur vers Jésus-Christ, de sorte que « ce n’est plus nous qui vivons, mais le Christ qui vit en nous » (cf. Ga 2, 20). Dans ses Catéchèses sur les Sacrements, réfléchissant sur l’Eucharistie, saint Ambroise affirme : « Celui qui s’enivre de l’Esprit est enraciné dans le Christ » (5, 3, 17 : PL 16, 450).

Je voudrais maintenant mettre en évidence trois conséquences pour notre vie chrétienne, lorsque nous laissons agir en nous non pas l’esprit du monde, mais l’Esprit du Christ comme principe intérieur de toutes nos actions.

Avec la prière animée par l’Esprit-Saint, nous sommes tout d’abord mis en condition d’abandonner et de surpasser toute forme de peur ou d’esclavage, en vivant la liberté authentique des enfants de Dieu. Sans la prière qui alimente chaque jour notre être dans le Christ, dans une intimité croissante, nous nous trouvons dans la condition décrite par saint Paul dans la Lettre aux Romains : nous ne faisons pas le bien que nous voulons, mais le mal que nous ne voulons pas (cf. Rm 7, 19). Et c’est l’expression de l’aliénation de l’être humain, de la destruction de notre liberté, à cause de notre condition d’être marqué par le péché originel : nous voulons le bien que nous ne faisons pas et nous faisons ce que nous ne voulons pas, le mal.

L’apôtre veut faire comprendre que ce n’est pas avant tout notre volonté qui nous libère de ces conditions, ni la Loi, mais l’Esprit-Saint. Et puisque « où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté » (2 Co 3, 17), avec la prière, nous faisons l’expérience de la liberté donnée par l’Esprit : une liberté authentique, qui est une liberté par rapport au mal et au péché, pour le bien et pour la vie, pour Dieu. La liberté de l’Esprit, continue saint Paul, ne s’identifie jamais ni avec le libertinage, ni avec la possibilité de faire le choix du mal, mais plutôt avec le « le fruit de l’Esprit [qui] est charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres,douceur, maîtrise de soi » (Ga 5, 22). Voilà la vraie liberté : pouvoir réellement suivre son désir du bien, de la vraie joie, de la communion avec Dieu sans se laisser asservir par les circonstances qui nous attirent vers d’autres directions.

Une seconde conséquence se vérifie dans notre vie, quand nous laissons agir en nous l’Esprit du Christ : la relation avec Dieu elle-même devient tellement profonde qu’elle ne se laisse affecter par aucune réalité ou situation. Nous comprenons alors qu’avec la prière nous ne sommes pas libérés de l’épreuve et de la souffrance, mais nous pouvons les vivre en union avec le Christ, avec ses souffrances, dans la perspective de participer aussi à sa gloire (cf. Rm 8, 17). Souvent, dans notre prière, nous demandons à Dieu d’être libérés du mal physique ou spirituel, et nous le faisons avec une grande confiance. Pourtant, nous avons souvent l’impression de ne pas être écoutés et nous risquons alors de nous décourager et de ne pas persévérer. En réalité, il n’y a pas un cri humain qui ne soit écouté par Dieu et, dans la prière constante et fidèle, nous comprenons justement avec saint Paul que « les souffrances du temps présent ne sont pas à comparer à la gloire qui doit se révéler en nous » (Rm 8, 18).

La prière ne nous épargne pas les épreuves et la souffrance ; au contraire, nous « gémissons nous aussi intérieurement dans l’attente de la rédemption de notre corps » (Rm 8, 24), dit saint Paul ; il dit que la prière ne nous épargne pas la souffrance mais elle nous permet de la vivre et de l’affronter avec une force nouvelle, avec la même confiance que Jésus qui, selon la Lettre aux Hébreux, « aux jours de sa chair, [a] présenté, avec une violente clameur et des larmes, des implorations et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et a été exaucé en raison de sa piété » (5, 7). La réponse de Dieu le Père à son Fils, à ses cris et à ses larmes, n’a pas été la libération des souffrances, de la croix, de la mort, mais un exaucement encore plus grand, une réponse beaucoup plus profonde ; à travers la croix et la mort, Dieu a répondu par la résurrection de son Fils, par une vie nouvelle. La prière animée par l’Esprit-Saint nous porte, nous aussi, à vivre chaque jour le chemin de notre vie avec ses épreuves et ses souffrances, dans la pleine espérance, dans la confiance en Dieu qui répond comme il a répondu à son Fils.

Troisième point, la prière du croyant s’ouvre aussi aux dimensions de l’humanité et de tout le créé, assumant la « création en attente [qui] aspire à la révélation des enfants de Dieu » (Rm 8, 19). Cela signifie que la prière, soutenue par l’Esprit du Christ qui parle à l’intime de notre cœur, ne reste jamais fermée sur elle-même, n’est jamais seulement une prière pour moi, mais elle s’élargit au partage des souffrances de notre temps, des autres. Elle devient intercession pour les autres et, me libérant de moi-même, canal d’espérance pour toute la création, expression de cet amour de Dieu qui est répandu dans nos cœurs par l’Esprit qui nous a été donné (cf. Rm 5, 5). Et ceci est justement le signe d’une véritable prière, qui n’aboutit pas en nous-mêmes, mais qui s’ouvre aux autres et, ainsi, me libère et participe à la rédemption du monde.

Chers frères et sœurs, saint Paul nous enseigne que, dans notre prière, nous devons nous ouvrir à la présence de l’Esprit-Saint, qui prie en nous par des gémissements inexprimables, pour nous amener à adhérer à Dieu de tout notre cœur et de tout notre être. L’Esprit du Christ devient la force de notre « faible » prière, la lumière de notre prière « éteinte », le feu de notre prière « aride », et nous donne la vraie liberté intérieure, nous enseignant à vivre en affrontant les épreuves de l’existence, dans l’assurance que nous ne sommes pas seuls, nous ouvrant aux horizons de l’humanité et de la création qui « gémit en travail d’enfantement » (Rm 8, 22). Merci.

Benoit XVI

Source : Zenit

MOIS DE MAI, MOIS DE MARIE : 18 MAI

18 Mai : Prière de Paul Claudel

Il est midi. Je vois l’église ouverte, il faut entrer.

Mère de Jésus-Christ, je ne viens pas prier.

Je n’ai rien à offrir et rien à demander.

Je viens, seulement, Mère, pour vous regarder.

Vous regarder, pleurer de bonheur, savoir cela

Que je suis votre fils et que vous êtes là.

Rien que pour un moment pendant que tout s’arrête.

Etre à vous, Marie, en ce lieu où vous êtes.

Ne rien dire, regarder votre visage,

Laisser le cœur chanter dans son propre langage.

Ne rien dire, mais seulement chanter

Parce qu’on a le cœur trop plein,

Comme le merle qui suit son idée

En ces espèces de couplets soudains.

Parce que vous êtes belle, parce que vous êtes immaculée,

La femme dans la Grâce enfin restituée,

La créature dans son bonheur premier

Et dans son épanouissement final,

Telle qu’elle est sortie de Dieu au matin de sa splendeur originale, intacte ineffablement.

Parce que vous êtes la mère de Jésus-Christ,

Qui est la vérité entre vos bras,

Et la seule espérance et le seul fruit.

Parce que vous êtes la femme, l’Eden de l’ancienne tendresse oubliée,

Dont le regard trouve le cœur tout à coup et fait jaillir les larmes accumulées... Parce qu’il est midi,

Parce que nous sommes en ce jour d’aujourd’hui,

Parce que vous êtes là pour toujours,

Simplement parce que vous êtes Marie,

Simplement parce que vous existez,

Mère de Jésus-Christ,

Soyez remerciée !

* Prions : Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Ecoute ma prière… (Exprimer vos intentions dans le silence)

  • Un Notre Père
  • Un Je vous Salue Marie.

MOIS DE MAI, MOIS DE MARIE : 19 MAI

19 Mai : Prière écrite par Léonce de Grandmaison

Sainte Marie, Mère de Dieu, Garde-moi un cœur d’enfant, Pur et transparent comme une source ; Obtiens-moi un cœur simple, Qui ne savoure pas les tristesses ; Un cœur magnifique à se donner, Tendre à la compassion, Un cœur fidèle et généreux Qui n’oublie aucun bienfait Et ne tienne rancune d’aucun mal. Fais-moi un cœur doux et humble, Aimant sans demander de retour, Joyeux de s’effacer dans un autre cœur devant ton divin Fils ; Un cœur grand et indomptable, Qu’aucune ingratitude ne ferme, Qu’aucune indifférence ne lasse ; Un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour Et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. Ainsi soit-il. * Prions : Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Ecoute ma prière… (Exprimer vos intentions dans le silence)

  • Un Notre Père
  • Un Je vous Salue Marie.

Mois de Mai, Mois de Marie : 20 Mai

20 Mai : Prière de Charles Péguy

Il y a des jours où les patrons et les saints ne suffisent pas.

Alors il faut prendre son courage à deux mains.

Et s’adresser directement à celle qui est au-dessus de tout.

Être hardi. Une fois.

S’adresser hardiment à celle qui est infiniment belle.

Parce qu’aussi elle est infiniment bonne.

À celle qui intercède.

La seule qui puisse parler de l’autorité d’une mère.

S’adresser hardiment à celle qui est infiniment pure.

Parce qu’aussi elle est infiniment douce.

À celle qui est infiniment riche.

Parce qu’aussi elle est infiniment pauvre.

À celle qui est infiniment grande.

Parce qu’aussi elle est infiniment petite.

Infiniment humble.

À celle qui est infiniment joyeuse.

Parce qu’aussi elle est infiniment douloureuse.

À celle qui est Marie.

Parce qu’elle est pleine de grâce.

À celle qui est pleine de grâce.

Parce qu’elle est avec nous.

À celle qui est avec nous.

Parce que le Seigneur est avec elle.

* Prions : Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Ecoute ma prière… (Exprimer vos intentions dans le silence)

  • Un Notre Père
  • Un Je vous Salue Marie.
NEUVAINE A L’ESPRIT SAINT

Comme les apôtres autour de Marie prions chaque jour cette neuvaine. Elle commence le jeudi de l’Ascension jusqu’à la fête de Pentecôte. Préparons nos cœurs pour accueillir la puissance du Saint-Esprit dans toute notre vie ! Crainte de Dieu, piété, science, force, conseil, intelligence et sagesse sont les 7 dons de l’Esprit Saint que nous demandons avec foi et confiance. L’idéal est de prendre du temps chaque jour dans la louange, l’adoration et le chant en langues pour accueillir la Gloire de Dieu et le baptême dans le Saint-Esprit à Pentecôte !

Ajoutons aussi chaque jour la petite prière, le Veni Creator, un Notre Père et un Je vous Salue Marie.

Premier jour Prière à l’Esprit sanctificateur (jeudi de l’ascension)

  • Esprit Saint sanctificateur, je me prosterne devant toi et je t’adore dans le plus profond désir de mon âme. Je te remercie de toutes les grâces que tu m’as faites jusqu’à ce jour, et je te demande pardon d’y avoir si mal correspondu.
  • Esprit-Saint, donne-moi l’amour de la prière et de toutes les vertus que tu veux voir fructifier en moi. Ô Père des pauvres, ô dispensateur des dons célestes, exauce mon humble prière.

Prière du Veni Creator

Viens, Esprit Créateur nous visiter Viens éclairer l’âme de tes fils ; Emplis nos cœurs de grâce et de lumière, Toi qui créas toute chose avec amour.

Toi le Don, l’envoyé du Dieu Très Haut, Tu t’es fait pour nous le Défenseur ; Tu es l’Amour, le Feu, la source vive, Force et douceur de la grâce du Seigneur.

Donne-nous les sept dons de ton amour, Toi le doigt qui œuvres au Nom du Père ; Toi dont il nous promit le règne et la venue, Toi qui inspires nos langues pour chanter.

Mets en nous ta clarté, embrase-nous, En nos cœurs, répands l’amour du Père ; Viens fortifier nos corps dans leur faiblesse, Et donne-nous ta vigueur éternelle.

Chasse au loin l’ennemi qui nous menace, Hâte-toi de nous donner la paix ; Afin que nous marchions sous ta conduite, Et que nos vies soient lavées de tout péché.

Fais-nous voir le visage du Très-Haut, Et révèle-nous celui du Fils ; Et toi l’Esprit commun qui les rassemble, Viens en nos cœurs, qu’à jamais nous croyions en toi.

Gloire à Dieu notre Père dans les cieux, Gloire au Fils qui monte des Enfers ; Gloire à l’Esprit de Force et de Sagesse, Dans tous les siècles des siècles.

Amen !

1er jour de la neuvaine 2ème jour de la neuvaine 3ème jour de la neuvaine
4ème jour de la neuvaine 5ème jour de la neuvaine 6ème jour de la neuvaine
7ème jour de la neuvaine 8ème jour de la neuvaine 9ème jour de la neuvaine
2ème JOUR DE LA NEUVAINE

Prière pour obtenir le don de Crainte (vendredi de l’ascension)

  • Esprit-Saint, esprit d’amour et de vérité, source adorable de toute perfection, je t’adore et je te remercie de tous les bienfaits dont tu m’as comblé. Que de fois, par le passé, je t’ai contristé et chassé de mon cœur ! Pardon !
  • Donne-moi la crainte filiale et qu’elle me pénètre d’un profond respect pour Dieu et pour les choses de Dieu. Que la crainte filiale me fasse éviter les plus petites fautes de peur de déplaire à mon Père du Ciel.

Amen.

Prière du Veni Creator

Viens, Esprit Créateur nous visiter Viens éclairer l’âme de tes fils ; Emplis nos cœurs de grâce et de lumière, Toi qui créas toute chose avec amour.

Toi le Don, l’envoyé du Dieu Très Haut, Tu t’es fait pour nous le Défenseur ; Tu es l’Amour, le Feu, la source vive, Force et douceur de la grâce du Seigneur.

Donne-nous les sept dons de ton amour, Toi le doigt qui œuvres au Nom du Père ; Toi dont il nous promit le règne et la venue, Toi qui inspires nos langues pour chanter.

Mets en nous ta clarté, embrase-nous, En nos cœurs, répands l’amour du Père ; Viens fortifier nos corps dans leur faiblesse, Et donne-nous ta vigueur éternelle.

Chasse au loin l’ennemi qui nous menace, Hâte-toi de nous donner la paix ; Afin que nous marchions sous ta conduite, Et que nos vies soient lavées de tout péché.

Fais-nous voir le visage du Très-Haut, Et révèle-nous celui du Fils ; Et toi l’Esprit commun qui les rassemble, Viens en nos cœurs, qu’à jamais nous croyions en toi.

Gloire à Dieu notre Père dans les cieux, Gloire au Fils qui monte des Enfers ; Gloire à l’Esprit de Force et de Sagesse, Dans tous les siècles des siècles.

Amen !

1er jour de la neuvaine 2ème jour de la neuvaine 3ème jour de la neuvaine
4ème jour de la neuvaine 5ème jour de la neuvaine 6ème jour de la neuvaine
7ème jour de la neuvaine 8ème jour de la neuvaine 9ème jour de la neuvaine
3ème JOUR DE LA NEUVAINE

Troisième jour Prière pour obtenir le don de Piété (samedi de l’ascension)

  • Esprit-Saint, abîme de bonté et de douceur, je t’adore et te remercie de toutes les grâces que tu m’as accordées, spécialement de m’avoir revêtu de la sublime dignité d’enfant de Dieu. Malheureusement, je n’ai pas toujours vécu d’une manière digne de ce grand privilège.
  • Daigne Saint-Esprit m’envoyer le véritable esprit des enfants de Dieu : l’esprit de Piété, qui me donne, pour Dieu, des sentiments de filial amour et de douce confiance, et, pour le prochain, un cœur tendre et compatissant.

Prière du Veni Creator

Viens, Esprit Créateur nous visiter Viens éclairer l’âme de tes fils ; Emplis nos cœurs de grâce et de lumière, Toi qui créas toute chose avec amour.

Toi le Don, l’envoyé du Dieu Très Haut, Tu t’es fait pour nous le Défenseur ; Tu es l’Amour, le Feu, la source vive, Force et douceur de la grâce du Seigneur.

Donne-nous les sept dons de ton amour, Toi le doigt qui œuvres au Nom du Père ; Toi dont il nous promit le règne et la venue, Toi qui inspires nos langues pour chanter.

Mets en nous ta clarté, embrase-nous, En nos cœurs, répands l’amour du Père ; Viens fortifier nos corps dans leur faiblesse, Et donne-nous ta vigueur éternelle.

Chasse au loin l’ennemi qui nous menace, Hâte-toi de nous donner la paix ; Afin que nous marchions sous ta conduite, Et que nos vies soient lavées de tout péché.

Fais-nous voir le visage du Très-Haut, Et révèle-nous celui du Fils ; Et toi l’Esprit commun qui les rassemble, Viens en nos cœurs, qu’à jamais nous croyions en toi.

Gloire à Dieu notre Père dans les cieux, Gloire au Fils qui monte des Enfers ; Gloire à l’Esprit de Force et de Sagesse, Dans tous les siècles des siècles.

Amen !

1er jour de la neuvaine 2ème jour de la neuvaine 3ème jour de la neuvaine
4ème jour de la neuvaine 5ème jour de la neuvaine 6ème jour de la neuvaine
7ème jour de la neuvaine 8ème jour de la neuvaine 9ème jour de la neuvaine
4ème JOUR DE LA NEUVAINE

Quatrième jour Prière pour obtenir le don de Science (dimanche après l’ascension)

  • Esprit-Saint, Dieu de lumière et d’amour, je t’adore et te remercie de tous tes bienfaits, spécialement de m’avoir donné une intelligence pour te connaître et un cœur pour t’aimer.
  • Réveille Seigneur en moi le don de Science, avec lui je ne verrai dans les choses créées que des moyens d’aller à Dieu. Je n’en userai que pour qu’elles me conduisent à Lui, et je m’en abstiendrai, si elles doivent m’en détourner. Alors, je serai indifférent à la richesse ou à la pauvreté, à l’honneur ou au mépris, à la santé ou à la maladie, à une vie longue ou à une vie courte ; je n’aimerai et ne chercherai en toute chose que l’adorable volonté de mon Père.

Prière du Veni Creator

Viens, Esprit Créateur nous visiter Viens éclairer l’âme de tes fils ; Emplis nos cœurs de grâce et de lumière, Toi qui créas toute chose avec amour.

Toi le Don, l’envoyé du Dieu Très Haut, Tu t’es fait pour nous le Défenseur ; Tu es l’Amour, le Feu, la source vive, Force et douceur de la grâce du Seigneur.

Donne-nous les sept dons de ton amour, Toi le doigt qui œuvres au Nom du Père ; Toi dont il nous promit le règne et la venue, Toi qui inspires nos langues pour chanter.

Mets en nous ta clarté, embrase-nous, En nos cœurs, répands l’amour du Père ; Viens fortifier nos corps dans leur faiblesse, Et donne-nous ta vigueur éternelle.

Chasse au loin l’ennemi qui nous menace, Hâte-toi de nous donner la paix ; Afin que nous marchions sous ta conduite, Et que nos vies soient lavées de tout péché.

Fais-nous voir le visage du Très-Haut, Et révèle-nous celui du Fils ; Et toi l’Esprit commun qui les rassemble, Viens en nos cœurs, qu’à jamais nous croyions en toi.

Gloire à Dieu notre Père dans les cieux, Gloire au Fils qui monte des Enfers ; Gloire à l’Esprit de Force et de Sagesse, Dans tous les siècles des siècles.

Amen !

1er jour de la neuvaine 2ème jour de la neuvaine 3ème jour de la neuvaine
4ème jour de la neuvaine 5ème jour de la neuvaine 6ème jour de la neuvaine
7ème jour de la neuvaine 8ème jour de la neuvaine 9ème jour de la neuvaine
5ème JOUR DE LA NEUVAINE

Cinquième jour Prière pour obtenir le don de Force (lundi après l’ascension)

  • Esprit-Saint, Dieu tout-puissant, qui as si merveilleusement transformé les Apôtres en les rendant, de faibles et timides qu’ils étaient, tellement forts et intrépides qu’aucune puissance créée ne put jamais les ébranler ; me voici humblement prosterné(e) devant toi, moi qui suis une si faible créature.
  • Ô Esprit-Saint, c’est en toi seul que j’espère, c’est de toi seul que j’attends mon salut. Communique-moi, s’il te plait, ton don de Force qui me rende invincible sur Jésus, le rocher qui me sauve. Alors, je ne craindrai plus mes ennemis, et tu me feras la grâce de les vaincre entièrement et toujours.

Prière du Veni Creator

Viens, Esprit Créateur nous visiter Viens éclairer l’âme de tes fils ; Emplis nos cœurs de grâce et de lumière, Toi qui créas toute chose avec amour.

Toi le Don, l’envoyé du Dieu Très Haut, Tu t’es fait pour nous le Défenseur ; Tu es l’Amour, le Feu, la source vive, Force et douceur de la grâce du Seigneur.

Donne-nous les sept dons de ton amour, Toi le doigt qui œuvres au Nom du Père ; Toi dont il nous promit le règne et la venue, Toi qui inspires nos langues pour chanter.

Mets en nous ta clarté, embrase-nous, En nos cœurs, répands l’amour du Père ; Viens fortifier nos corps dans leur faiblesse, Et donne-nous ta vigueur éternelle.

Chasse au loin l’ennemi qui nous menace, Hâte-toi de nous donner la paix ; Afin que nous marchions sous ta conduite, Et que nos vies soient lavées de tout péché.

Fais-nous voir le visage du Très-Haut, Et révèle-nous celui du Fils ; Et toi l’Esprit commun qui les rassemble, Viens en nos cœurs, qu’à jamais nous croyions en toi.

Gloire à Dieu notre Père dans les cieux, Gloire au Fils qui monte des Enfers ; Gloire à l’Esprit de Force et de Sagesse, Dans tous les siècles des siècles.

Amen !

1er jour de la neuvaine 2ème jour de la neuvaine 3ème jour de la neuvaine
4ème jour de la neuvaine 5ème jour de la neuvaine 6ème jour de la neuvaine
7ème jour de la neuvaine 8ème jour de la neuvaine 9ème jour de la neuvaine
6ème JOUR DE LA NEUVAINE

Sixième jour Prière pour obtenir le don de Conseil (mardi après l’ascension)

  • Esprit-Saint, qui, dans ton amour infini, veux être mon guide dans les sentiers de cette vie, afin de me conduire sûrement, je t’adore et te remercie des conseils précieux que tu m’as donnés jusqu’à ce jour. Malheureusement j’ai préféré trop souvent me laisser conduire par l’ange des ténèbres, par mes sens et mes passions. Aie pitié de moi et pardonne-moi !
  • Me voici, aujourd’hui, résolu de te suivre partout, Saint-Esprit, où il te plaira de me conduire. Que ton don de Conseil me dirige pas à pas, afin que je ne m’écarte jamais de la voie que tu m’as tracée.

Prière du Veni Creator

Viens, Esprit Créateur nous visiter Viens éclairer l’âme de tes fils ; Emplis nos cœurs de grâce et de lumière, Toi qui créas toute chose avec amour.

Toi le Don, l’envoyé du Dieu Très Haut, Tu t’es fait pour nous le Défenseur ; Tu es l’Amour, le Feu, la source vive, Force et douceur de la grâce du Seigneur.

Donne-nous les sept dons de ton amour, Toi le doigt qui œuvres au Nom du Père ; Toi dont il nous promit le règne et la venue, Toi qui inspires nos langues pour chanter.

Mets en nous ta clarté, embrase-nous, En nos cœurs, répands l’amour du Père ; Viens fortifier nos corps dans leur faiblesse, Et donne-nous ta vigueur éternelle.

Chasse au loin l’ennemi qui nous menace, Hâte-toi de nous donner la paix ; Afin que nous marchions sous ta conduite, Et que nos vies soient lavées de tout péché.

Fais-nous voir le visage du Très-Haut, Et révèle-nous celui du Fils ; Et toi l’Esprit commun qui les rassemble, Viens en nos cœurs, qu’à jamais nous croyions en toi.

Gloire à Dieu notre Père dans les cieux, Gloire au Fils qui monte des Enfers ; Gloire à l’Esprit de Force et de Sagesse, Dans tous les siècles des siècles.

Amen !

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4ème jour de la neuvaine 5ème jour de la neuvaine 6ème jour de la neuvaine
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7ème JOUR DE LA NEUVAINE

Septième jour Prière pour obtenir le don d’Intelligence (mercredi après l’ascension)

  • Esprit-Saint, qui te plais à faire briller ta lumière sur les âmes humbles, droites et pures, tandis que tu la refuses aux orgueilleux. Oh ! Je t’en supplie, par les mérites de Jésus-Christ et par l’intercession toute-puissante de ta chère épouse, la Vierge Marie, daigne me pardonner tous mes péchés, en détachant entièrement mon cœur des mauvaises affections terrestres.
  • Fais briller sur mon âme, malgré mon indignité, les célestes rayons du don d’Intelligence, afin qu’elle découvre les beautés cachées des vérités de la foi..

Prière du Veni Creator

Viens, Esprit Créateur nous visiter Viens éclairer l’âme de tes fils ; Emplis nos cœurs de grâce et de lumière, Toi qui créas toute chose avec amour.

Toi le Don, l’envoyé du Dieu Très Haut, Tu t’es fait pour nous le Défenseur ; Tu es l’Amour, le Feu, la source vive, Force et douceur de la grâce du Seigneur.

Donne-nous les sept dons de ton amour, Toi le doigt qui œuvres au Nom du Père ; Toi dont il nous promit le règne et la venue, Toi qui inspires nos langues pour chanter.

Mets en nous ta clarté, embrase-nous, En nos cœurs, répands l’amour du Père ; Viens fortifier nos corps dans leur faiblesse, Et donne-nous ta vigueur éternelle.

Chasse au loin l’ennemi qui nous menace, Hâte-toi de nous donner la paix ; Afin que nous marchions sous ta conduite, Et que nos vies soient lavées de tout péché.

Fais-nous voir le visage du Très-Haut, Et révèle-nous celui du Fils ; Et toi l’Esprit commun qui les rassemble, Viens en nos cœurs, qu’à jamais nous croyions en toi.

Gloire à Dieu notre Père dans les cieux, Gloire au Fils qui monte des Enfers ; Gloire à l’Esprit de Force et de Sagesse, Dans tous les siècles des siècles.

Amen !

1er jour de la neuvaine 2ème jour de la neuvaine 3ème jour de la neuvaine
4ème jour de la neuvaine 5ème jour de la neuvaine 6ème jour de la neuvaine
7ème jour de la neuvaine 8ème jour de la neuvaine 9ème jour de la neuvaine
8ème JOUR DE LA NEUVAINE

Huitième jour Prière pour obtenir le don de Sagesse (jeudi après l’ascension)

  • Esprit-Saint, qui, par ton don admirable de Sagesse, élèves les âmes à la plus haute sainteté, en les unissant étroitement à Toi. Aujourd’hui, éclairé de ta divine lumière, je reconnais mes égarements, je les déplore du fond de mon cœur et les déteste sincèrement. Quelle que soit mon indignité, envoie-moi, s’il te plaît, la divine Sagesse.
  • Elle seule m’apprendra à ne plus goûter que Dieu et les choses de Dieu, à juger toutes les choses d’après le rapport qu’elles ont avec Lui.

Dieu seul sera l’objet de tous mes soupirs, de tout mon amour. Oui, je L’aimerai, ce seul et unique Bien, Bien suprême et éternel.

Prière du Veni Creator

Viens, Esprit Créateur nous visiter Viens éclairer l’âme de tes fils ; Emplis nos cœurs de grâce et de lumière, Toi qui créas toute chose avec amour.

Toi le Don, l’envoyé du Dieu Très Haut, Tu t’es fait pour nous le Défenseur ; Tu es l’Amour, le Feu, la source vive, Force et douceur de la grâce du Seigneur.

Donne-nous les sept dons de ton amour, Toi le doigt qui œuvres au Nom du Père ; Toi dont il nous promit le règne et la venue, Toi qui inspires nos langues pour chanter.

Mets en nous ta clarté, embrase-nous, En nos cœurs, répands l’amour du Père ; Viens fortifier nos corps dans leur faiblesse, Et donne-nous ta vigueur éternelle.

Chasse au loin l’ennemi qui nous menace, Hâte-toi de nous donner la paix ; Afin que nous marchions sous ta conduite, Et que nos vies soient lavées de tout péché.

Fais-nous voir le visage du Très-Haut, Et révèle-nous celui du Fils ; Et toi l’Esprit commun qui les rassemble, Viens en nos cœurs, qu’à jamais nous croyions en toi.

Gloire à Dieu notre Père dans les cieux, Gloire au Fils qui monte des Enfers ; Gloire à l’Esprit de Force et de Sagesse, Dans tous les siècles des siècles.

Amen !

1er jour de la neuvaine 2ème jour de la neuvaine 3ème jour de la neuvaine
4ème jour de la neuvaine 5ème jour de la neuvaine 6ème jour de la neuvaine
7ème jour de la neuvaine 8ème jour de la neuvaine 9ème jour de la neuvaine
9ème JOUR DE LA NEUVAINE

Neuvième jour Prière à Marie, épouse chérie du Saint-Esprit (vendredi après l’ascension)

  • Marie, très digne Épouse du Saint-Esprit et Mère bien-aimée de mon âme, toi qui, dès le premier moment de ton existence, as été ornée des dons du Saint-Esprit et les as fait admirablement fructifier par une fidélité constante et un amour toujours croissant, daigne jeter un regard de compassion sur ton enfant si pauvre, si indigne, prosterné ici à tes pieds. Je suis résolu à me donner à Dieu sans réserve.
  • Marie, qui, par tes ardents désirs et tes prières ferventes, a autrefois attiré le Saint-Esprit sur les apôtres, prie-Le aussi pour moi. Par les mérites de tes sept douleurs, obtiens-moi les sept dons du Saint-Esprit, ainsi que la grâce d’y correspondre fidèlement.

- obtiens-moi le don de Crainte, qui me fasse pleurer le reste de ma vie les péchés que j’ai commis, et éviter désormais tout ce qui déplaît à Dieu.
- obtiens-moi le don de Piété, qui me pénètre, à l’égard du Père céleste, d’une tendre confiance et d’un filial amour ; qu’il me fasse trouver, par sa douce onction, le joug du Seigneur léger et suave.
- obtiens-moi le don de Science, qui m’élève vers Dieu par le moyen des créatures, et m’apprenne l’art difficile d’en user ou de m’en abstenir selon la volonté de Dieu.
- obtiens-moi le don de Force, qui me rende capable de vaincre toutes les tentations du démon, d’accomplir toujours parfaitement mes devoirs et de louer chaque jour de cette vie.
- obtiens-moi le don de Conseil, qui me fasse choisir constamment les moyens les mieux appropriés et me fasse discerner, dans les occasions difficiles, ce qu’il faut faire pour plaire à Dieu.
- obtiens-moi le don d’Intelligence, qui me découvre la splendeur des vérités et des mystères de notre sainte religion.
- obtiens-moi, enfin, le don de Sagesse, qui me fasse connaître le vrai bonheur, porter sur toute chose un jugement sain, goûter Dieu et Sa très sainte volonté en tout.

Ô Vierge fidèle, fais que je ne perde plus jamais ces dons si précieux ; mais qu’à ton exemple, je les conserve et les fasse fructifier jusqu’à la mort. Fais, enfin, ô douce Mère, qu’après m’être laissé diriger en cette vie par le Saint-Esprit, j’aie le bonheur d’être introduit par Lui dans le ciel, pour aimer et louer à jamais, en union avec toi, l’adorable Trinité Sainte, à qui soient rendus tout honneur et toute gloire.

Amen !

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7ème jour de la neuvaine 8ème jour de la neuvaine 9ème jour de la neuvaine
MOIS DE MAI, MOIS DE MARIE : 21 MAI

21 Mai : Poésie de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus

Je voudrais chanter, Marie, pourquoi je t’aime

Pourquoi ton nom si doux fait tressaillir mon cœur

Et pourquoi la pensée de ta grandeur suprême

Ne saurait à mon âme inspirer de frayeur.

Si je te contemplais dans ta sublime gloire

Et surpassant l’éclat de tous les bienheureux

Que je suis ton enfant je ne pourrais le croire

Ô Marie, devant toi, je baisserais les yeux !...

Tu nous aimes, Marie, comme Jésus nous aime

Et tu consens pour nous à t’éloigner de Lui.

Aimer c’est tout donner et se donner soi-même

Tu voulus le prouver en restant notre appui.

Le Sauveur connaissait ton immense tendresse

Il savait les secrets de ton cœur maternel,

Refuge des pécheurs, c’est à toi qu’Il nous laisse

Quand Il quitte la Croix pour nous attendre au Ciel.

* Prions : Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Ecoute ma prière… (Exprimer vos intentions dans le silence)

  • Un Notre Père
  • Un Je vous Salue Marie.

MOIS DE MAI, MOIS DE MARIE : 22 MAI

22 Mai : Prière de Saint Siméon

Ô sainte et Souveraine Mère de Dieu,

Lumière de mon âme dans les ténèbres,

Tu es mon espérance, mon appui, ma consolation,

Mon refuge et mon bonheur.

Toi qui as donné le jour à la vraie lumière de l’immortalité,

Éclaire les yeux de mon cœur.

Toi qui as mis au monde la source de l’immortalité,

Donne-moi la vie, car le péché me fait mourir !

Mère du Dieu miséricorde, aie pitié de moi

Et mets le repentir dans mon cœur,

L’humilité dans mes pensées,

La réflexion dans mes raisonnements.

Rends-moi digne jusqu’à mon dernier soupir

D’être sanctifié par ces mystères,

Pour la guérison de mon corps et de mon âme.

Accorde-moi les larmes de la pénitence,

Afin que je te chante et te glorifie tous les jours de ma vie,

Car tu es bénie pour les siècles des siècles.

* Prions : Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Ecoute ma prière… (Exprimer vos intentions dans le silence)

  • Un Notre Père
  • Un Je vous Salue Marie.

MOIS DE MAI, MOIS DE MARIE : 23 MAI

23 Mai : Prière de Sainte Bernadette

Que mon âme était heureuse, Ô Bonne Mère

Quand j’avais le bonheur de vous contempler !

Que j’aime à me rappeler

Ces doux moments passés sous vos yeux

Pleins de bonté et de Miséricorde pour nous.

Oui, tendre Mère, Vous vous êtes abaissée jusqu’à terre,

Pour apparaître à une faible enfant.

Vous la Reine du Ciel et de la Terre,

Vous avez bien voulu vous servir

De ce qu’il y avait de plus humble selon le monde.

* Prions : Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Ecoute ma prière… (Exprimer vos intentions dans le silence)

  • Un Notre Père
  • Un Je vous Salue Marie.

MOIS DE MAI, MOIS DE MARIE : 24 MAI

24 Mai : Prière du Moyen-âge attribuée à St Bernard

Souvenez-vous,

Ô très miséricordieuse Vierge Marie,

Qu’on n’a jamais entendu dire qu’aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre assistance ou réclamé vos suffrages, ait été abandonné.

Animé d’une pareille confiance, Ô Vierge des vierges, Ô ma Mère, je viens à vous, et gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds.

Ô Mère du Verbe incarné, ne méprisez pas mes prières, mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer.

* Prions : Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Ecoute ma prière… (Exprimer vos intentions dans le silence)

  • Un Notre Père
  • Un Je vous Salue Marie.

MOIS DE MAI, MOIS DE MARIE : 25 MAI

25 Mai : Medjugorje le 25 mai 2005

Chers enfants, De nouveau je vous invite à vivre mes messages dans l’humilité. Témoignez-en particulièrement maintenant, alors que nous nous approchons de l’anniversaire de mes apparitions. Petits enfants, soyez signe pour ceux qui sont loin de Dieu et de son amour. Je suis avec vous et je vous bénis tous de ma bénédiction maternelle. Merci d’avoir répondu a mon appel.

* Prions : Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Ecoute ma prière… (Exprimer vos intentions dans le silence)

  • Un Notre Père
  • Un Je vous Salue Marie
MOIS DE MAI, MOIS DE MARIE : 26 MAI

26 Mai : Prière de Saint Rita

Vierge Sainte,

Au milieu de vos jours glorieux,

N’oubliez pas les tristesses de la terre.

Jetez un regard de bonté

Sur ceux qui sont dans la souffrance,

Qui luttent contre les difficultés

Et qui ne cessent de tremper leurs lèvres

Aux amertumes de cette vie.

Ayez pitié de ceux qui s’aimaient

Et qui sont séparés !

Ayez pitié de l’isolement du cœur !

Ayez pitié de notre foi !

Ayez pitié des objets de notre tendresse !

Ayez pitié de ceux qui pleurent,

De ceux qui prient,

De ceux qui tremblent !

Donnez à tous l’espérance et la paix.

Ainsi soit-il.

* Prions : Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Ecoute ma prière… (Exprimer vos intentions dans le silence)

  • Un Notre Père
  • Un Je vous Salue Marie.

MOIS DE MAI, MOIS DE MARIE : 27 MAI

27 Mai : Prière de la Vierge des Pauvres de Léon Wuillaume

Vierge des Pauvres,

Tu es venue il y a bien longtemps,

En ce coin sauvage et solitaire,

Et depuis lors tu n’as cessé de venir,

Tu fais des signes à chacun de nous,

Tu nous appelles sur le chemin.

Tu nous souris, tu ne dis rien,

Tu marches devant nous.

Tu nous conduis dans les bois,

Où siffle le vent,

Où souffle l’Esprit,

Où l’eau jaillit des lacs cachés.

Vierge des Pauvres, nous te disons merci

D’être venue et de venir encore

Pour soulager notre solitude

Et nous remettre sur le chemin,

Pour dissiper nos doutes et nos angoisses,

Et nous ouvrir aux Béatitudes.

Vierge des Pauvres,

Apprends-nous à prier davantage,

À croire sans réserve,

À crier au fond de notre fange,

Pauvres et pécheurs que nous sommes,

Prisonniers de notre confort,

Pour que nous ouvrions notre porte,

Que nous ouvrions nos frontières,

Que nous ouvrions notre cœur

Aux appels de notre Père

Et aux détresses de nos frères.

* Prions  : Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Ecoute ma prière… (Exprimer vos intentions dans le silence)

  • Un Notre Père
  • Un Je vous Salue Marie.

MOIS DE MAI, MOIS DE MARIE : 28 MAI

28 Mai : Marie Reine des Anges

Auguste Reine des cieux et souveraine Maîtresse des Anges.

Vous qui avec reçu de Dieu, dès le commencement,

le pouvoir et la mission d’écraser la tête de Satan,

nous vous le demandons humblement :

Envoyez vos légions célestes pour que sous vos ordres

et par votre puissance, elles les refoulent dans l’abîme.

Qui est comme Dieu ?

O Bonne et tendre Mère, vous serez toujours notre amour et notre espérance.

O divine Mère, envoyez les saints Anges pour nous défendre et repousser loin de nous le cruel ennemi.

Saints Anges et Archanges, défendez-nous, gardez-nous.

Amen !

* Prions : Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Ecoute ma prière… (Exprimer vos intentions dans le silence)

  • Un Notre Père
  • Un Je vous Salue Marie.

MOIS DE MAI, MOIS DE MARIE : 29 MAI

29 Mai : Prière du Bienheureux Jean-Paul II

Ô Marie Aurore du monde nouveau, Mère des vivants, Nous te confions la cause de la vie :

Regarde, ô Mère, le nombre immense Des enfants que l’on empêche de naître, Des pauvres pour qui la vie est rendue difficile, Des hommes et des femmes victimes d’une violence inhumaine, Des vieillards et des malades tués par l’indifférence Ou par une pitié fallacieuse.

Fais que ceux qui croient en ton Fils Sachent annoncer aux hommes de notre temps Avec fermeté et avec amour L’Evangile de la Vie.

Obtiens-leur la grâce de l’accueillir Comme un don toujours nouveau, La joie de le célébrer avec reconnaissance Dans toute leur existence Et le courage d’en témoigner Avec une ténacité active, afin de construire, Avec tous les hommes de bonne volonté, La civilisation de la vérité et de l’amour, A la louange et à la gloire de Dieu Créateur qui aime la Vie.

* Prions  : Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Ecoute ma prière… (Exprimer vos intentions dans le silence)

  • Un Notre Père
  • Un Je vous Salue Marie.

MOIS DE MAI, MOIS DE MARIE : 30 MAI

30 Mai : Prière de Thierry Fourchaud

Maman Marie,

Blottis-moi sur ton cœur, comme ton fils Jésus.

Là je suis en sécurité.

Protège-moi, Console-moi, Rassure-moi, Apaise-moi.

Comme un enfant, écoute-moi maman.

(Prendre un temps pour exprimer dans son cœur sa prière personnelle à Marie)

Maintenant Maman Marie, parle-moi.

(Prendre un temps pour écouter Marie dans le silence du cœur)

Merci pour ce partage.

Comme Jésus je te dis,

Tu es ma mère,

Je suis ton enfant.

Par l’Esprit-Saint, Conduis-moi vers le Père,

Car je suis son enfant.

Merci maman Marie !

Amen !

* Prions : Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Ecoute ma prière… (Exprimer vos intentions dans le silence)

  • Un Notre Père
  • Un Je vous Salue Marie.

MOIS DE MAI, MOIS DE MARIE : 31 MAI (Visitation)

31 Mai : La Visitation : Consécration à la Sainte Trinité par Marie En ce jour de grâce, en présence de l’Eglise Céleste, je renouvelle solennellement ma consécration et celle du monde à Dieu, mon créateur et Sauveur, Père, Fils et Saint-Esprit par le Cœur Immaculé de Marie ma mère. Je renouvelle les vœux de mon baptême.

Je renonce définitivement à Satan, et à toute forme de mal.

Je me donne tout entier et pour toujours à l’indivisible Trinité Sainte. Quoiqu’il arrive, je décide aujourd’hui avec la grâce de Dieu, de m’abandonner totalement à l’heure de ma mort dans le Cœur de Jésus mon Sauveur.

Je me place sous la protection de la Sainte Famille de Nazareth, pour vivre en son amour sur le Chemin, la Vérité et la Vie qui mène à la Lumière Éternelle. Amen ! (Extrait du livre de consécration de la Communion Marie Reine de la Paix)

* Prions : Marie en ce mois qui t’est consacré et qui se termine, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Ecoute ma prière… (Exprimer vos intentions dans le silence) Garde-moi toujours sur ton Cœur qui est chemin vers le Dieu trois fois Saint ! Amen !

Que Notre Dame vous bénisse !

139 NOUVEAUX CONFIRMES A AVRANKOU

L’administration du sacrement de confirmation s’est poursuivie et même intensifiée durant le long weekend de Pentecôte. Les paroisses saint Bernard de Malanwi, Saint François-Xavier de Porto-Novo, Notre Dame de l’Immaculée Conception de Porto-Novo et Saint Michel d’Avrankou étaient à l’honneur. A la paroisse Saint Michel, ce sont 139 fidèles : enfants, adolescents, jeunes et adultes, garçons et filles, vieillards et malades qui ont reçu en ce lundi de Pentecôte, 20 mai 2012, l’immense grâce du sacrement qui achève l’initiation chrétienne et rend adulte dans la foi : la confirmation.

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Vue partielle des confirmands et de la marraine
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Vue partielle des confirmands et du parrain

Visiblement fatigué à son arrivée, Mgr René Marie EHOUZOU a quand même pu tenir le coup au cours de la célébration qui aura duré plus de 2 heures d’horloge ; une célébration empreinte de ferveur, de joie et d’intense prière.

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Vue partielle des confirmands
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Vue partielle des confirmands

Dans son homélie, le prélat n’est pas allé par 4 chemins pour inviter ses ouailles à s’attacher au Christ et à lui seul et ne pas se laisser pas ceux qui prétextant d’un prétendu charisme, se proclament « Esprit Saint" et se font appeler ainsi.

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Vue partielle des confirmands
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Vue partielle des confirmands

Il a aussi demandé aussi bien aux heureux du jours qu’à l’assemblée des fidèles de se laisser inspirer et conduire par l’Esprit de Pentecôte afin d’être de vrais disciples et témoins du Ressuscité.

la liturgie eucharistique a suivi son cours habituel. Mais elle a été précédée du rite de la confirmation. L’évêque a oint du saint chrême chacun des 139 heureux du jour en accompagnant son geste de la formule liturgique "sois marqué de l’Esprit Saint, le don de Dieu" puis une tape amicale sur la joue du confirmé.

Puisse l’Esprit qui a fécondé les entrailles de la Vierge Marie emporter tous les confirmés dans son élan pour le combat de la Réconciliation, de la Justice et de la Paix. Amen !

V. Frumence

DISCOURS D’ACCUEIL

Révérends et chers Pères,

Honorables invités,

Distingués délégués nationaux de tous les CDH du Bénin,

Dévoués servantes et serviteurs de l’art musical Hanyé du CDH de l’Ouémé-Plateau,

Et vous tous, membres de la chorale Hanyé venus de partout à ce rendez-vous d’action de grâces et de louange ! Au Nom de Marie, la vénérable Mère de notre Seigneur Jésus-Christ, appelée ici Notre-Dame de l’Atlantique, au nom de Monseigneur René-Marie EHOUZOU, Evêque de Porto-Novo, au nom de tous les fidèles, au nom de mon conseil pastoral paroissial et en mon nom personnel, je vous souhaite la bienvenue chez nous.

Je vous exprime ma grande gratitude anticipée pour votre acceptation des limites du confort des lieux où nous vous accueillons. Si les conditions pratiques souffrent de quelques insuffisances, nos cœurs par contre sont remplis des plus nobles sentiments pour l’honneur que vous nous faites de venir chez nous. Nos cœurs veulent être les chambres de grand confort où nous voulons vous héberger. Installez-vous-y ! Sentez-vous à l’aise ! Et soyez les bienvenus !

Le numéro 8 de la Constitution Sacrosanctum Concilium dit ceci : « Dans la liturgie terrestre nous participons par un avant-goût à cette liturgie céleste qui se célèbre dans la sainte cité de Jérusalem à laquelle nous tendons comme des voyageurs ». Nous sommes dans le long train de l’Eglise, le train de la communauté des voyageurs dont le Christ est la locomotive, c’est-à-dire la tête. Et dans ce long train, un wagon se nomme Hanyé que beaucoup parmi vous avez choisi. Aujourd’hui, le train fait une escale à Djèrègbé. C’est donc en communion avec toute l’Eglise du Christ que nous nous retrouvons ici, car lorsqu’un membre est à l’honneur, tout le corps est dans la joie.

Nous sommes ici pour proclamer avec le Sacrosanctum Comcilium en son Numéro 112 que « la tradition musicale de l’Eglise universelle a créé un trésor d’une valeur inestimable qui l’emporte sur les autres arts, du fait surtout que, chant sacré lié aux paroles, il fait partie nécessaire ou intégrante de la liturgie solennelle… C’est pourquoi la musique sacrée sera d’autant plus sainte qu’elle sera en connexion plus étroite avec l’action liturgique, en donnant à la prière une expression plus suave, en favorisant l’unanimité ou en rendant les rites sacrés plus solennels… (Et) l’Eglise approuve toutes les formes d’art véritable, si elles sont dotées des qualités requises, et elle les admet dans le culte divin ». Indéniablement, Hanyé fait désormais partie de cette richesse artistique du chant sacré catholique, approuvée et aimée par l’Eglise. Je remercie tous ceux qui mettent le talent que le Saint Esprit leur a donné au service de l’art musical Hanyé. Les fruits de vos efforts sont visibles. Qu’ils puissent demeurer pour un rayonnement plus resplendissant de la chorale Hanyé au plan tant national qu’international. Nous allons, en ces deux jours de fête, faire un déploiement lumineux de nos acquis. Que tout cela rende gloire et honneur à l’Agneau pascal, et par Lui, à Dieu le Père dans la communion du Saint Esprit. Amen !

Je voudrais remercier tous ceux qui ont contribué, ou continuent de contribuer par leur disponibilité ou par leurs dons aux besoins de ce rassemblement. Que Dieu vous bénisse ! Je n’oublierai pas nos enfants les scouts, qui sont là pour aider au maintien de l’ordre et à la sécurité de nos moyens de déplacement. Que le Nom de Jésus vous protège !

Je voudrais, avant de lancer les festivités, remercier, en votre nom à tous, les autorités politiques et administratives qui ont montré tous les signes d’un accueil favorable aux présentes manifestations sur le terroir de Djèrègbé. Je pense au Maire de Sèmè, au Chef de l’arrondissement de Djèrègbé, au Chef du village. Que Marie obtienne pour chacun d’eux toutes les grâces dont ils ont besoin. Amen ! Vive la chorale Hanyé ! Que la fête commence ! Père Albert BODJRENOU

FETE DU SAINT SACREMENT OU FETE DIEU.

La Fête-Dieu célèbre l’Eucharistie, cœur de la foi chrétienne. Quelle est la signification de cette solennité ?

P. Midili – Eucharistie signifie action de grâce. Chaque jour, et en particulier le dimanche, l’Eglise se rassemble pour célébrer les saints mystères et rendre grâce au Père pour le don de son Fils qui a offert sa vie en sacrifice pour nous et nous a mérité le salut. La solennité du Corps et du Sang du Seigneur est l’occasion liturgique d’un remerciement particulier. La communauté chrétienne se rassemble pour prendre conscience que c’est seulement dans l’Eucharistie qu’elle trouve le sommet et la source de toute sa vie. Aucun acte de foi, aucune forme de piété, aucune forme de charité authentique ne peut jamais faire abstraction de ce sacrement, qui est constitutif du chrétien.

A quand remonte l’origine de cette fête ?

La solennité du Corps et du Sang du Seigneur fut instituée en 1264 par le pape Urbain IV, pour que le peuple chrétien puisse participer à la messe et à la procession avec une dévotion spéciale et qu’il témoigne ainsi de sa foi en Jésus, qui a voulu rester présent sous les espèces du pain et du vin consacrés. Au cours des siècles, cette solennité a constitué le sommet de la dévotion eucharistique, parce qu’elle relie l’adoration fervente à cet événement original incontournable qu’est la célébration de la messe.

La célébration de la Fête-Dieu à Saint-Jean-du-Latran a été réintroduite dans la tradition du diocèse de Rome par Jean-Paul II. Pourquoi le bienheureux pape a-t-il voulu lui donner une telle importance ?

Depuis 1979, le pape Jean-Paul II a voulu qu’à Rome la solennité du Corps et du Sang du Seigneur soit célébrée le jeudi, parce que c’est justement le Jeudi saint que Jésus a rassemblé ses disciples et qu’il a, au cours du repas, institué le sacrifice nouveau et éternel, le banquet nuptial de l’amour. Alors que le soir du Jeudi saint nous fait revivre le mystère du Christ qui s’offre dans le pain rompu et dans le vin versé pour nous, la Fête-Dieu propose ce même mystère à l’adoration et à la méditation du peuple de Dieu.

Le pape a voulu célébrer cette fête dans la cathédrale de Rome, avec tous les prêtres et fidèles de la ville parce que l’Eucharistie est un mystère de communion avec Dieu, mais aussi entre les personnes. La plus belle image de l’Eglise, en effet, est celle qui se constitue autour de l’évêque pour célébrer les divins mystères, manger et boire au Corps et au Sang du Seigneur, rendre grâce et ainsi témoigner de la communion et de l’amour que Jésus nous a enseignés.

Pour quelles raisons célèbre-t-on cette fête sur le parvis de la basilique Saint-Jean ?

La place Saint-Jean est le parvis de la basilique cathédrale de Rome, mais c’est aussi, pour la ville et pour l’Italie, le lieu des manifestations publiques ; c’est souvent le théâtre de concerts, d’événements politiques et malheureusement aussi d’affrontements ; c’est l’agora des anciens et elle est devenu un symbole de notre pays, c’est une place-parvis.

Célébrer la messe en un lieu aussi significatif le jour de la fête de l’Eucharistie rappelle que Jésus est au milieu de son peuple à tous les moments de la vie. Par sa présence, il sanctifie notre quotidien, il voit et il guérit toute souffrance, il est pour tous un signe d’espérance. Jésus n’est pas loin de nous et de notre vie, mais il est toujours présent, il s’est fait proche. Nous pouvons le rencontrer dans la célébration de l’Eucharistie et dans le pain consacré. Il vient à notre rencontre.

La procession, guidée par le pape, est un événement qui a un grand impact et dont l’idée centrale est que « le Christ marche au milieu de nous »…

La messe et la procession de la solennité du Corps et du Sang du Seigneur sont un événement unique, qui manifeste l’Eglise en tant qu’Eglise. C’est la fête de la communauté rassemblée. Les croyants se retrouvent pour célébrer ensemble le sacrifice du Christ et, dans la célébration, ils rendent grâce à Dieu pour tout ce qu’ils ont reçu.

L’adoration est le prolongement de la célébration de l’Eucharistie, un témoignage d’amour et de foi en Jésus, prolongement de l’action de grâce après chaque communion. La procession est un chemin « sequela », c’est-à-dire « à la suite de ». L’Eglise s’identifie encore une fois au peuple en chemin, à la suite de son Maître. Elle répète l’expérience des disciples d’Emmaüs qui font un bout de chemin avec Jésus en l’écoutant pendant que celui-ci les instruit. Dans la procession eucharistique, la communauté chemine avec Jésus, mais ce n’est plus à la fraction du pain qu’elle le reconnaît. Nous reconnaissons le Maître présent dans ce pain.

25 ANS D’ADORATION PERPETUELLE DU SAINT-SACREMENT

Pologne : 25 ans d’adoration perpétuelle du Saint-Sacrement Dans toutes les paroisses de Czestochowa

Depuis 25 ans, chaque paroisse de Czestochowa propose aux fidèles l’adoration perpétuelle, grâce à l’introduction, par décret, de l’Adoration perpétuelle du Saint Sacrement dans le diocèse.

Cette pratique est un des résultats les plus significatifs du IIème congrès eucharistique national, qui s’est tenu en Pologne, du 8 au 14 juin 1987, en présence de Jean Paul II. Elle a été introduite officiellement par l’évêque de l’époque, Mgr Stanislav Nowak.

Le décret dit ceci : « C’est pour approfondir la foi en la présence miraculeuse du Christ dans le Très Saint Sacrement et pour la recherche d’une union de plus en plus profonde avec Lui, et pour commémorer le IIème Congrès eucharistique national » qu’est instituée l’Adoration perpétuelle du Saint Sacrement.

Ainsi, depuis 25 ans, chaque paroisse organise concrètement des « journées de l’Eucharistie » qui durent 24 heures, et dans chaque secteur pastoral de l’archidiocèse il existe une Chapelle d’adoration perpétuelle, qui représente pour les fidèles « un grand don spirituel ».

C’est en effet le lieu « où la personne peut avoir une rencontre personnelle avec Jésus, lui présenter ses problèmes, ses difficultés, ses peines », a expliqué l’archevêque émérite de Czestochowa lors d’une cérémonie pour les 25 ans du décret.

« L’adoration, a-t-il ajouté, est en effet une rencontre personnelle avec Dieu comme une personne amoureuse et l’Eucharistie est le cœur de nos communautés paroissiales ».

De nombreux fidèles, a-t-il souligné, « ne prient pas seulement pour leurs affaires personnelles, mais prient aussi pour toute la paroisse, pour les vocations au sacerdoce… ».

Une fidèle, Zenona, a confié à Zenit que lorsqu’elle se trouve dans la Chapelle de l’Adoration, elle prie pour les prêtres de son pays et pour leur sainteté : « Tous les jours, chapelet en mains, je prie aussi pour mon fils qui est prêtre et qui m’a lui-même demandé de prier pour lui ».

De son côté, une autre fidèle, Jowita Kostrzewska de Blachownia, a confié que lorsqu’elle se trouvait dans une église avec une chapelle pour l’adoration perpétuelle, elle devait absolument s’y rendre et glorifier Dieu, ne serait-ce qu’un moment : « Si je ne le faisais pas ça serait comme si à la maison il y avait une personne tout près mais que je ne vois pas. Nous devons rappeler que Jésus nous attend, toujours, les bras ouverts, qu’il suffit d’aller s’agenouiller à ses pieds et il agira ».

Jowita Kostrzewska a conclu : « L’Adoration du Saint Sacrement nous donne la paix du cœur. Pour moi cela a un sens profond : c’est le moment où je peux rencontrer Dieu directement et sentir sa présence. En contemplant l’hostie blanche, je peux obtenir une réponse et savoir quelle route prendre dans ma vie ».

P. Mariusz Frukacz ; Traduction d’Océane Le Gall

Source : ZENIT.org

QUI FUT LE PERE DAGNON GILBERT ?

Né le mercredi 18 août 1926. Très tôt ’il a choisi de consacrer sa vie au Seigneur dans le sacerdoce en se confiant au Père BLIN à la Basilique de Ouidah. Il était alors en classe de CM2.

De Janvier 1939 à Décembre 1940, il a commencé la formation au sacerdoce chez les petits clercs à Ouidah. De Janvier 1941 à Décembre 1946, il a été admis au Petit Séminaire Sainte Jeanne d’Arc à Ouidah. Il a développé en lui les vertus comme l’amour pour Dieu, le désir de la sainteté, la piété, la bonne volonté et j’en passe.

De janvier 1947 à Décembre 1949, il fit le cycle de philosophie au Grand Séminaire Saint Gall de Ouidah. Le cycle de théologie de 1951 à 1955, précédé de l’année de probation en 1950.

En lui imposant les mains le 10 Juillet 1955, Mgr Louis Parisot l’introduit dans la longue lignée des prêtres de Jésus-Christ. Tout a été rose pour lui, diront certains, si nous ne signalons pas qu’il le jeune Gilbert a été remercié en classe de 6ème suite à l’épreuve d’une longue maladie. Revenu en classe de 4ème il a récidivé et tombait régulièrement malade jusqu’à perdre la vue. Mais Dieu le soutenait et lui non plus ne se laissait point abattre, animé qu’il était d’une volonté inoxydable et d’une ferme et tenace conviction.

D’octobre 1955 à septembre 1956, il a été Préfet de discipline au Petit Séminaire Sainte Jeanne d’Arc Vicaire à la Cathédrale Notre Dame de l’Immaculée Conception de Porto-Novo jusqu’en 1960, année où il écrivit les paroliers et composa la musique de l’Hymne National de notre pays le Bénin, alors Dahomey.

Il fut ensuite envoyé en France étudier les Sciences Mathématiques d’octobre 1960 à janvier 1963. Aimant tellement la rhétorique, il a commencé, pendant son séjour en France, à écrire une thèse sur « Baudelaire et la poétique béninoise, une poésie qui rejette les règles classiques pour retrouver le rythme intérieur ». Mais il n’a pu finir.

Néanmoins, il a pu soutenir un mémoire de maîtrise. Son amour pour la musique, la poésie et l’art dramatique lui a permis d’écrire quelques pièces notamment : • « Héros d’Afrique », • « Adolévi ou l’amour pardonne toujours. » A son actif mentionnons aussi sept (07) autres hymnes : • L’Hymne de la francophonie, • L’Hymne pour l’union des parlements, • L’Hymne pour la croix rouge et le Croissant, • L’Hymne pour l’Association des Producteurs de Pétrole Africain (APPA), • l’Hymne pour la FECECAM (Fédéral des Caisses d’Epargne et de Crédit Agricole Mutuelle) etc.

Il revient au Petit Séminaire Sainte Jeanne d’Arc, cette fois-ci en tant que professeur de Janvier 1963 à juin 1967 et Recteur de juin 1967 à juillet 1974.

Supérieur ecclésiastique des Sœurs OCPSP (Oblates Catéchistes Petites Servantes des Pauvres) depuis 1968. Directeurs des Œuvres Pontificales et Missionnaires de 1971 à 1982. D’Août 1974 à Août 1992, curé de la Cathédrale Notre Dame de Miséricorde de Cotonou.

Il finit officiellement sa mission de curé à la Paroisse Saint Jean Baptiste de Cotonou le 10 juillet 2005, date de sa retraite. La fécondité de son ministère et la densité de sa vie spirituelle ont fait de lui une mystique d’une renommée internationale. Fondateur de familles religieuses (Frères de Jésus-Christ et Filles de Padre Pio), l’Abbé Gilbert DAGNON est cette bibliothèque qui aujourd’hui s’est consumée ce 14 juin 2012.

Grand dévot de la Vierge Marie, il avait aussi un culte profond et éclairé pour les saints tels Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et Saint Pio de Pietrelcina. Il a combattu le beau combat de la foi…

Qu’il reçoive maintenant la récompense du bon et fidèle serviteur.

Programme des obsèques

V. Frumence

RELIQUES DE SAINT ANTOINE DE PADOUE AU BENIN.

PROGRAMME DU SEJOUR DES RELIQUES DE SAINT ANTOINE DE PADOUE

1. Vendredi 15 juin • 20H 00 : Arrivée et accueil des à l’aéroport • 21H 30 : Arrivée à la paroisse St Antoine de Calavi

2. Dimanche 17 juin 17H 00 : Bénédiction et départ des reliques pour Ouègbo

3. Lundi 18 juin • 08H 00 : Départ pour Sinwé • 16H 00 : Départ de Sinwé pour Agouna

4. Mardi 19 juin • 14H 00 : Arrivée et accueil des reliques à Comé

5. Mercredi 20 juin • 18H 00 : Arrivée et accueil à Ahozon

6. Jeudi 21 juin • 08H 00 : Départ pour Dékanmey • 18H 00 : Départ pour Zogbo

7. Vendredi 22 juin • 09H 00 : Départ de Zogbo pour Dèkin (Porto_Novo)

8. Samedi 23 juin • 10H 00 : Départ de Porto-Novo pour Ekpè • 14H 00 : Départ d’Ekpè pour Cocotomey

9. Dimanche 24 juin • Fête et clôture à Cocotomey

50ème CONGRES EUCHARISTIQUE INTERNATIONAL : MESSAGE DU PAPE par Vidéo-message.

Poursuivre le renouveau liturgique et célébrer l’eucharistie « avec beaucoup de joie et de simplicité, mais aussi avec toute la dignité et la révérence possible ».

Chers frères et sœurs,

Avec beaucoup affection, je vous salue dans le Seigneur, vous tous, qui vous êtes rassemblés à Dublin pour le 50ème Congrès eucharistique international, en particulier le cardinal Brady, l’archevêque Martin, le clergé, les religieux et les fidèles d’Irlande, ainsi que vous tous qui êtes venus de loin pour soutenir l’Église irlandaise par votre présence et vos prières.

Le thème du Congrès – "Communion avec le Christ et les uns avec les autres" – nous amène à réfléchir sur l’Église comme mystère d’adhésion au Seigneur et à tous les membres de son Corps. Depuis les premiers temps, la notion de koinonia ou communio a été au cœur de la compréhension que l’Église avait d’elle-même, de sa relation avec le Christ, son fondateur, et des sacrements qu’elle célèbre, surtout l’Eucharistie. Par notre Baptême, nous sommes incorporés dans la mort du Christ, nous renaissons dans la grande famille des frères et sœurs de Jésus-Christ. À travers la Confirmation, nous recevons le sceau de l’Esprit Saint ; et par notre participation à l’Eucharistie, nous entrons en communion avec le Christ et les uns avec les autres, de façon visible, ici sur terre. Nous recevons également la promesse de la vie éternelle à venir.

Le Congrès se déroule à un moment où l’Église à travers le monde se prépare à célébrer l’Année de la Foi pour marquer le 50ème anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II, un évènement qui lança le plus vaste renouveau du rite romain jamais vu. Se fondant sur une profonde évaluation des sources de la liturgie, le Concile a encouragé la participation pleine et active des fidèles au sacrifice eucharistique. Aujourd’hui, avec le recul du temps, face aux désirs exprimés par les Pères du Concile au sujet du renouveau liturgique et, à la lumière de l’expérience de l’Église universelle au cours de la période écoulée, il est clair qu’une grande transformation a été opérée, mais aussi que de nombreuses incompréhensions et irrégularités se sont vérifiées. Le renouvellement des formes extérieures, souhaité par les Pères conciliaires, avait pour but de faciliter une pénétration dans la profondeur du mystère. Son véritable objectif était de guider les personnes vers une rencontre personnelle avec le Seigneur, présent dans l’Eucharistie, et donc avec le Dieu vivant, de sorte qu’au contact de l’amour du Christ, leur amour des frères et sœurs les uns pour les autres devait aussi grandir. Néanmoins, il n’est pas rare que la révision des formes liturgiques en soit demeurée à un niveau extérieur, et que la « participation active » ait été confondue avec une activité extérieure. C’est pourquoi, il reste encore beaucoup à faire sur la voie d’un véritable renouveau liturgique. Dans un monde transformé, de plus en plus attaché aux choses matérielles, nous devons apprendre à reconnaître de nouveau la mystérieuse présence du Seigneur Ressuscité qui, seul, peut donner largeur et profondeur à notre vie.

L’Eucharistie est le culte de toute l’Église, mais elle requiert aussi le plein engagement de chaque chrétien dans la mission de l’Église. Elle renferme un appel à être le peuple saint de Dieu, mais également un autre appel à la sainteté personnelle. Elle existe pour être célébrée avec beaucoup de joie et de simplicité, mais aussi avec toute la dignité et la révérence possible. Elle nous invite à nous repentir de nos péchés, mais aussi à pardonner à nos frères et sœurs. Elle nous unit en même temps dans l’Esprit, mais elle nous prescrit aussi, dans le même Esprit, d’annoncer la Bonne Nouvelle du Salut aux autres.

En outre, l’Eucharistie est le mémorial du sacrifice du Christ sur la Croix, son Corps et son Sang donnés dans la nouvelle et éternelle alliance pour le pardon de nos péchés et la transformation du monde.

L’Irlande a été façonnée par la messe de manière très profonde pendant des siècles et, par sa force et par sa grâce, des générations de moines, de martyrs et de missionnaires ont vécu héroïquement leur foi sur son sol et ont répandu la Bonne Nouvelle de l’amour de Dieu et du pardon bien au-delà de ses rivages. Vous êtes les héritiers d’une Église qui a été un moteur puissant du bien dans le monde, et qui a donné un amour profond et constant du Christ et de sa bienheureuse Mère à de très nombreuses autres personnes. Vos ancêtres dans l’Église en Irlande savaient comment tendre à la sainteté et à la fidélité dans leurs vies personnelles, comment prêcher la joie qui vient de l’Évangile, comment promouvoir l’importance d’appartenir à l’Église universelle en communion avec le Siège de Pierre, et comment transmettre l’amour de la foi et des vertus chrétiennes aux autres générations. Notre foi catholique, imprégnée d’un sens radical de la présence de Dieu, ravie par la beauté de sa création tout autour de nous, et purifiée par le repentir personnel et par la conscience du pardon de Dieu, est un héritage qui est certainement perfectionné et alimenté lorsqu’il est déposé régulièrement sur l’autel du Seigneur lors du sacrifice de la Messe. La reconnaissance et la joie pour une aussi grande histoire de foi et d’amour ont été récemment ébranlées de façon épouvantable par la révélation des péchés que des prêtres et des personnes consacrées ont commis au détriment de personnes confiées à leurs soins.

Au lieu de leur montrer le chemin vers le Christ, vers Dieu, au lieu de leur apporter le témoignage de sa bonté, ils ont abusé de ces personnes et miné la crédibilité du message de l’Église. Comment pouvons-nous expliquer que des personnes qui reçoivent régulièrement le Corps du Christ et confessent leurs péchés dans le Sacrement de la Pénitence aient offensé de cette manière ? Cela reste un mystère. Néanmoins, de toute évidence, leur christianisme n’était plus alimenté de la joyeuse rencontre avec Jésus-Christ : il était devenu simplement une question d’habitude. Le travail du Concile avait réellement été conçu pour surmonter cette forme de christianisme et redécouvrir la foi comme une amitié personnelle profonde avec la bonté de Jésus-Christ. Le Congrès eucharistique a un objectif semblable. Ici, nous désirons rencontrer le Seigneur Ressuscité. Nous lui demandons de nous toucher profondément. Que celui qui a soufflé sur les Apôtres à Pâques, en leur communiquant son Esprit, envoie de même sur nous son souffle, la puissance de l’Esprit Saint, et nous aide ainsi à devenir de véritables témoins de son amour, des témoins de la vérité. Sa vérité est amour. L’amour du Christ est vérité.

Mes chers frères et sœurs, je prie pour que le Congrès soit pour chacun de vous une fructueuse expérience de communion spirituelle avec le Christ et son Église. En même temps, je voudrais vous inviter à vous joindre à moi pour invoquer la bénédiction de Dieu sur le prochain Congrès eucharistique international, qui se déroulera en 2016 dans la ville de Cebu !

J’adresse au peuple philippin mes vœux chaleureux, l’assurant de ma proximité dans la prière durant la période de préparation de ce grand rassemblement ecclésial. Je suis sûr que ce dernier leur apportera un renouveau spirituel ultérieur ainsi qu’à tous les participants venant de tout le globe. En attendant, je confie tous ceux qui prennent part au présent Congrès à l’intercession protectrice de Marie, Mère de Dieu, et de saint Patrick, le grand patron de l’Irlande. Et, en témoignage de joie et de paix dans le Seigneur, j’accorde volontiers à tous ma Bénédiction apostolique.

BENEDICTUS PP. XVI

FUITE DE DOCUMENTS RESERVES AU VATICAN : RESULTAS DE L’ENQUÊTE

Les résultats de l’enquête sont présentés au pape par les trois cardinaux qui constituent la commission d’enquête. L’enquête met en évidence la force intérieure de Benoît XVI

Les trois cardinaux - Jozef Tomko, slovaque, Salvatore De Giorgi, italien, et Julián Herranz, espagnol – ont tous les trois dépassé la limite d’âge pour participer à un futur conclave, et se situent donc hors d’éventuelles prises de position partisanes.

Il s’agit de cardinaux qui ont eu des rôles de grande responsabilité y compris à la curie romaine. Au cours de cette enquête, ils ont eu la permission de convoquer les chefs des dicastères avec l’autorité nécessaire pour recueillir le maximum d’informations.

Le procès-verbal rassemble les confessions de Paolo Gabriele, majordome du pape, détenu depuis 26 jours et qui semble avoir amplement collaboré avec les autorités vaticanes.

Les témoignages de quelques cardinaux ont aussi été recueillis, en tant que personnes informées. Parmi eux, le cardinal Giovanni Battista Re, qui a une longue expérience dans la Curie, d’abord à la secrétairerie d’Etat et puis comme préfet de la Congrégation pour les évêques.

Les enquêtes menées par ailleurs par les magistrats du Vatican ont été transmises à la gendarmerie vaticane, qui avait arrêté M. Gabriele, avec l’inculpation de vol de documents réservés de l’appartement pontifical.

De nombreux documents ont été découverts chez M. Gabriele, lors de la perquisition de sa maison, à l’intérieur de la cité du Vatican, où il vit avec sa femme et ses trois enfants. Certains documents ont déjà été publiés (dans le livre d’un journaliste italien publié le 19 mai et lors d’émisison de télévision), et selon le P. Federico Lombardi, porte-parole du Vatican, il faut s’attendre à ce que d’autres soient publiés ultérieurement par les média.

Paolo Gabriele, quadragénaire, est entré au Vatican très jeune, chargé d’abord du ménage à la Secrétairerie d’Etat. Il a ensuite servi, durant de nombreuses années, le préfet de la Maison pontificale, Mgr James Harvey, avant de devenir majordome de Benoît XVI en 2006.

Pour l’accusation de vol aggravé de documents confidentiels, il risque une lourde peine. Cependant sa position juridique s’est allégée du fait de sa collaboration avec les enquêteurs. S’il se montre sincère et confie tout ce qu’il sait, le pape pourrait même le gracier.

Le majordome du pape aurait agi sous l’ordre de quelqu’un dont l’identité n’est pas encore connue. Les hypothèses vont bon train. On présume que les enquêtes y donneront une réponse.

Indépendamment du résultat des enquêtes, Benoît XVI avait repoussé les “affirmations gratuites” formulées par les médias, et il avait réaffirmé sa confiance en ses plus proches collaborateurs, durant l’audience générale du 30 mai 2012.

“Des suppositions, avait précisé le pape, se sont multipliées - amplifiées par certains moyens de communication -, tout à fait gratuites et qui sont allées bien au-delà des faits, offrant une image du Saint-Siège qui ne correspond pas à la réalité”.

“C’est pourquoi, avait-t-il conclu, je désire renouveler ma confiance et mon encouragement à mes plus étroits collaborateurs et à tous ceux qui, chaque jour, avec fidélité, esprit de sacrifice et dans le silence, m’aident à accomplir mon ministère ”.

Par ailleurs, dans un entretien paru dans L’Osservatore Romano italien du 7 juin 2012, le cardinal Angelo Sodano a expliqué : ’’L’insinuation de manœuvres variées m’a surpris, car diversité d’opinion ne signifie pas division. Combien de fois ai-je voté en réunion de cardinaux, sans jamais m’étonner qu’un confrère vote pour et l’autre contre. Amis nous étions et amis nous restions. A la fin, à la lumière des votes variés, le pape peut décider librement, avec tous les éléments de jugement qui lui ont été offerts.”

Le cardinal Leonardo Sandri, préfet de la Congrégation pour les Eglises Orientales, a indiqué qu’il vivait les évènements de ces dernières semaines ’’en grande union avec le pape, avec une adhésion totale, comme celle que je lui ai promise le jour où il m’a créé cardinal : être avec lui « jusqu’à l’effusion du sang » (usque ad effusionem sanguinis)”.

Cette formule solennelle est en effet prononcée par le pape au moment de l’imposition de la barrette cardinalice et de l’assignation du titre ou de la diaconie.

Alors que l’affaire « Vatileaks » vise à affaiblir le pape et à discréditer l’Eglise, le souverain pontife a au contraire a donné, ces dernières semaines, la preuve de sa force intérieure, de son courage et de sa transparence.

Peu avant d’entrer en Conclave et d’en ressortir comme pape, lors du Chemin de Croix du Vendredi Saint de 2005, le cardinal Joseph Ratzinger s’était attristé : “Que de salissures dans l’Eglise, et même parmi ceux qui, dans le sacerdoce, devraient Lui appartenir complètement ! Que de superbe, que d’autosuffisance !"

Des paroles qui résonnent aujourd’hui comme étrangement actuelles : "Seigneur, avait ajouté celui qui était alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, aie pitié de ton Eglise... Tu es ressuscité, et tu peux aussi nous relever. Sauve et sanctifie ton Eglise."

Nombreux sont les responsables de la Curie qui ont rappelé récemment la parole de l’évangile de Matthieu où Jésus affirme : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et les portes de l’enfer ne prévaudront pas sur elle » (Mt 16,18).

Source : Zenit

LA RECONCILIATION PART TOUJOURS DE DIEU.

"La réconciliation part toujours de Dieu" "La réconciliation part toujours de Dieu. C’est pourquoi il nous faut instamment prier Dieu le Père, le Fils et l’Esprit Saint de nous accompagner dans notre bonne volonté et dans nos efforts afin de les faire aboutir", a expliqué le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, archevêque de Kinshasa (RDC), dans sa catéchèse donnée au Congrès eucharistique de Dublin sur "Communion et réconciliation", à partir de l’Epître de saint Paul aux Ephésiens.

Catéchèse du card. Monsengwo :

Chers frères et sœurs,

Avant toutes choses, je me fais le plaisir et le devoir de remercier Mgr Darmuid MARTIN, Archevêque métropolitain de Dublin, ainsi que les autres organisateurs du Congrès eucharistique de m’avoir retenu parmi les catéchètes de ce Congrès. Dans la prière je forme le vœu que l’Eglise d’Irlande retrouve sa sérénité grâce à la communion de ses membres à travers une réconciliation fondée sur la justice et le pardon.

Il m’a été demandé de faire ma catéchèse sur la communion et la réconciliation. Nous partirons d’un texte biblique (Ep 2, 12-19) pour d’abord en tirer l’enseignement, puis nous examinerons les exigences de la réconciliation et de la communion pour voir ensuite les chemins concrets de la réconciliation, qui nous conduiront les uns et les autres au pardon, à la réconciliation, à la communion et à la paix.

1. Lisons le texte de Ep 2, 12-19 :

1.1. vv.12 « Rappelez vous qu’en ce temps-là vous étiez

- Sans Christ,

- Exclus de la citoyenneté d’Israël,

- Etrangers aux alliances de la Promesse,

- N’ayant ni espérance ni Dieu en ce monde.

v.13 (tandisque) maintenant,

- dans le Christ Jésus,

- vous qui jadis étiez loin,

- vous êtes proches dans le sang du Christ.

v.14 Car c’est lui qui est notre Paix,

- Lui qui a fait des deux une seule réalité,

- Et qui a dissous le mur de séparation,

- Qui a détruit la haine dans sa chair, la loi des préceptes (exprimée) dans ses ordonnances.

v.15.

- afin de créer les deux en un seul Homme nouveau,

- faisant ainsi la paix,

- et les réconcilier tous les deux en un seul corps à Dieu ;

- par la croix tuant la haine en lui-même.

v.17. Et en venant il a annoncé la paix à vous qui étiez loin et la paix à

ceux qui étaient proches,

v.18. puisque par lui nous avons accès tous les deux par le même Esprit

au Père.

v.19. Ainsi donc vous n’êtes plus des étrangers ni des hôtes ; mais vous êtes

des concitoyens des Saints et de la maison de Dieu ».

1.2. On notera l’importance capitale que l’auteur accorde au Christ comme agent principal de la Paix et de la réconciliation. L’auteur y insiste tellement qu’on a l’impression qu’il veut être exhaustif et n’entend rien omettre de ce que le Christ a fait à cette fin. D’une part, il montre comment sans le Christ les païens étaient des exclus de la citoyenneté (civile et cultuelle) d’Israël, étrangers aux alliances de la Promesse, sans espoir et des sans-Dieu en ce monde. D’autre part, avec le Christ, par son sang, c’est-à-dire par son œuvre rédemptrice, et ils sont proches, autrement dit : des concitoyens (droit de cité) plus encore : ils sont de la maison, i.e. de la famille de Dieu. Ils ont accès égal à Dieu par l’Esprit.

1.3. Par ailleurs tous les actes accomplis par le Christ : il a rassemblé Juifs et Gentils dans l’unité, il a dissous le mur de séparation (= accès égal à Dieu), il a détruit la haine, afin qu’il (finalité) crée des deux un seul homme nouveau, les réconcilie tous les deux dans son corps à Dieu, il est venu annoncer la paix aux uns et aux autres, puisqu’en lui par l’Esprit nous avons l’accès (avec l’article définitif) au Père.

1.4. Enfin cette importance du rôle du Christ, l’auteur sacré la souligne par l’accumulation des pronoms personnels : chôris Christoû, en tô Christô, en tô aimati autoû en tô saρki, en autô, Apokteinas en autô. C’est vraiment en lui que se fait l’unité, que la haine est tuée, que se fait l’accès au Père, que l’on devient proche. Bref, le Christ est essentiel à la réconciliation, mais l’auteur n’oublie pas que l’accès au Père est une œuvre de l’Esprit.

1.5. Il ya lieu de noter, d’une part, les aoristes utilisés par l’auteur sacré pour exprimer les actions du Christ par lesquelles il a réalisé la paix et est devenu la paix en personne et (avec les articles). Par l’aoriste, l’hagiographe veut signifier que la paix et la réconciliation données par le Christ sont acquises une fois pour toutes. D’autre part, il faut signaler le participe présent de Ποίŵν έίρηνή (2,15), « faisant la paix » et le présent de l’indicatif έχομεν την προσαγωγήν, nous avons l’accès (avec l’article défini) au Père. Ce temps présent signifie une action durative : la paix, la réconciliation l’accès au Père ne sont pas ponctuelles, mais permanentes et durables. Par ailleurs, ποίων είρήνην n’est pas sans rappeler Mt 5,9, où les artisans de paix (είρηνοποίο) sont appelés « fils de Dieu ». Le Christ est le premier artisan de paix, digne d’être appelé « fils de Dieu » (Cfr Jn 10,36).

1.6. On est frappé par l’importance que l’auteur sacré accorde au fait que le Christ a supprimé et tué la haine dans son corps (vv. 14 et 16). Il décrit cette haine comme provenant de la loi des préceptes exprimés dans les ordonnances. C’est donc par la suppression et l’abolition des lois de séparation cultuelle et sociale entre Juifs et Gentils que le Christ a créé un seul homme nouveau et fait la paix.

1.7. La réconciliation est unilatérale et gratuite : le Christ réconcilie Juifs et Gentils à Dieu et leur donne l’accès au Père dans un seul Esprit (Cfr 2 Co 5,18-19) ; Dieu se réconcilie à lui le monde dans le Christ (Cfr Rm 5,10-11). Cela étant, il devient anormal et illogique sinon absurde de vouloir être ré concilié avec Dieu sans une réconciliation avec le prochain (Mt 5,23-24), ou bien d’implorer le pardon de Dieu sans pardonner au prochain : car ce serait de nouveau séparer ce que Dieu a uni (Mt 18,23-35 : le débiteur impitoyable).

1.8. Tout compte fait, les actions accomplies par le Christ pour réconcilier les hommes recouvrent les dimensions de la réconciliation telles que définies par l’étymologie donnée plus haut : unité, rassemblement, changement de sentiment. Seule une fois le verbe αποκαταλλσσω est utilisé dans cette péricope qui baigne tout entière dans la paix et la réconciliation.

1.9. Telle semble être la logique et la conséquence de cette petite péricope : le Christ est la paix unique (ή είρήνη) (2,14). Parce qu’il est la Paix, il fait la paix (2,15) (ποίŵν είρήνην) et proclame (la bonne nouvelle de) la paix (ευαγγελεζαταί τήν εί(ήνην). Agere sequitur esse, dit le sage. Il fait la paix en rassemblant et en faisant l’unité entre Juifs et païens (sens latin de reconciliatio) (2,14-15). Il fait l’unité en détruisant les barrières ethniques, sociales, et culturelles et en abolissant les lois et les préceptes y afférents(2,15), en supprimant les distances raciales (2,14.16) et en tuant la haine dans son corps sur la croix. Créant ainsi en son corps un Homme nouveau, il donna à celui-ci, Juif et Gentils confondus, la Paix, il les réconcilia au Père et leur donne accès (avec l’article défini) au Père dans l’Esprit (culte nouveau : Jn 4,23-24). Juifs et Gentils ont en effet part au même héritage et aux mêmes promesses (Eph 3,6).

1.10. Si la logique de la péricope est : Il est la paix- Il fait la paix- Il a annoncé la paix, la structure littéraire situe cependant le centre de cette paix dans « Il a fait la paix »(2,15), et cela en abolissant les lois et les préceptes qui séparaient et en créant un seul Homme nouveau. C’est donc l’œuvre rédemptrice du Christ qui, réalisant la paix, a fait de lui la paix personnifiée (2,16) et a réconcilié en son corps, l’Eglise, Juifs et gentils à Dieu(2,16) et leur a donné de ce fait l’accès au père.

1.11. La conclusion (2,19-21) est que ces païens qui étaient sans Christ, exclus du droit de cité dans l’alliance d’Israël et dès lors lointains et étrangers, sans espérance, et sans vrai Dieu, sont devenus dans le Christ proches, concitoyens des saints, intégrés dans l’Eglise et la famille de Dieu. C’est cela la réconciliation plénière : le changement de situation, de condition de vie, de sentiments et des relations entre Dieu et les hommes et des hommes entre eux. Le Nouveau Testament décrit ces changements de conditions d’être et de vie de manière variée et riche :

- des relations perturbées à la paix,

- des ténèbres à la lumière (Col 1,13 ; Eph 5,8 ; Ac 26,18 ; 1P 2,9),

- de l’inimitié à l’amitié,

- de la distance à la proximité,

- d’étranger à la fraternité,

- de la division et séparation à l’unité ;

- de la condamnation au salut et la rédemption,

- du statut d’hôte à celui de la famille,

- de la haine à l’amour,

- de l’exclusion à la participation au même héritage avec le Christ (Eph 3,6),

- de l’homme ancien à l’homme nouveau,

- de la malédiction à la bénédiction,

- de l’exclusion à l’accès au Père,

- d’étranger et hôte à la filiation adoptive (Gal 4,4).

1.12. Tout cela se résume dans « l’Evangile de la Paix », la « Réconciliation ». Mais le Christ a fait la réconciliation en rassemblant Juifs et Païens, non pas en les gardant chacun « imperméables » aux autres, en les juxtaposant chacun gardant ses privilèges (alliance, promesse, espérance, Dieu unique (sens latin conciliare), mais en les unissant dans son corps et en faisant une seule réalité : un Homme nouveau.

1.13. La réconciliation implique des cœurs nouveaux dans le Christ, la suppression de toutes les barrières et de toute discrimination structurelle : raciales, ethniques, légales, religieuses. On ne peut vouloir la réconciliation chrétienne sans des cœurs convertis (μετάνοία entendue comme le retournement, le changement radical), on ne peut se réconcilier qu’en étant UN. On ne se réconcilie qu’avec le prochain, c’est-à-dire celui qui l’est devenu parce que la haine a été tuée et que l’inimitié a été crucifié sur la croix. C’est dire que la réconciliation est une épreuve, voir un chemin, un défi.

2. Voies de la réconciliation

2.1. En partant de cette page biblique (Ep 2, 12-19), vu la place centrale que l’auteur sacré accorde au Christ dans la réconciliation, nous devons affirmer que toute réconciliation se fait les yeux fixés sur la croix de Jésus. En dehors du Christ, toute tentative ou démarche de réconciliation est une gageure et un leurre. Elle est vouée à l’échec.

2.2. Ensuite la réconciliation dit une rupture de communion entre deux ou plusieurs sujets à réconcilier. Dès lors l’initiative de réconciliation et sa finalité visent à rétablir cette communion rompue. Dans le cas de l’Irlande, il y a eu, par « l’agression » des pédophiles, rupture de communion entre eux et les victimes. Il s’est opéré une autre rupture entre les familles des victimes d’abord, dans la société ensuite et enfin dans l’Eglise dont la mission essentielle de sainteté et d’exemplarité a été ternie par le scandale de la pédophilie.

2.3. Il faut donc restaurer la communion

- Par la vérité : reconnaître devant Dieu, l’Eglise, la société et surtout devant les victimes la réalité et la gravité de la faute. « Peccavimus et facti sumus tamquam immundus nos. Et cecidimus » (Hymne Rorate).

- Par la justice : répondre de sa faute devant la justice civile et ecclésiastique ainsi que la justice divine qui est miséricorde et pitié.

- Par la réparation : s’engager à réparer le dommage moral et matériel causé aux victimes.

2.4. Il faut absolument tuer la haine dans les cœurs et faciliter le rapprochement et l’accès des uns autres ainsi que le dialogue entre les victimes et les pédophiles sans animosité ni agressivité ni rancœur.

2.5. Le dialogue a pour finalité de faciliter

- Une demande de pardon sincère,

- L’offre de pardon à la manière de Jésus,

- Le renversement des barrières qui discrimineraient dans la société en plaçant d’un côté les violeurs et de l’autre les « justes ». Amener la société et l’Eglise à regarder les pédophiles avec le regard de Dieu qui sauve.

2.6. Afin que triomphent en TOUT l’AMOUR et la PAIX qui est le Christ et que renaisse de ses cendres la Nation irlandaise.

2.7. L’Etat et l’Eglise doivent favoriser cette renaissance et promouvoir l’unité de la Nation. Tous les corps ecclésiaux et sociaux y travailleront de toutes leurs énergies.

2.8. Ce serait erroné et prétentieux de croire que nous puissions par nos propres forces réussir à rétablir la communion et la réconciliation du Peuple irlandais. La réconciliation part toujours de Dieu. C’est pourquoi il nous faut instamment prier Dieu le Père, le Fils et l’Esprit Saint de nous accompagner dans notre bonne volonté et dans nos efforts afin de les faire aboutir.

+ L. Cardinal MONSENGWO PASINYA

Archevêque de Kinshasa

Source : Zenit

SIGNIFICATION, HISTOIRE ET VALEUR DU SACREMENT DE LA RECONCILIATION.

Pas seulement des pécheurs, mais des pécheurs pardonnés

Signification, histoire et valeur du sacrement de la réconciliation

Les sacrements ont fait beaucoup parlé d’eux ces derniers temps, notamment le baptême longuement évoqué par Benoît XVI au Congrès du diocèse de Rome, puis, il y a quelques semaines, la Rencontre mondiale des familles de Milan a célébré le sacrement du mariage, et la semaine dernière, l’eucharistie lors du congrès eucharistique internationale de Dublin.

Mais il en manque un : le sacrement de la pénitence et de la réconciliation, la « confession », un sacrement qui est pour les catholiques une manifestation de la charité de Dieu, alors que pour beaucoup il apparaît comme un moment où l’on est jugé et puni.

Mais qu’est-ce que la confession réellement ? Quel est son vrai sens ? C’est ce qu’explique le P. Alessandro Saraco, official de la Pénitencerie apostolique, auteur de deux essais : « La Pénitencerie apostolique. Histoire d’un Tribunal de miséricorde et de pitié » et « La Grâce dans la faiblesse. L’expérience spirituelle d’André Louf » (LEV).

Zenit - P. Alessandro, quel est le vrai sens de la Confession ?

P. Saraco - Selon le catéchisme de l’Eglise catholique, la confession est le sacrement de la conversion , car elle réalise, par le sacrement, l’appel de Jésus à la conversion, la voie du retour au Père dont on s’est éloigné en péchant. Il est aussi appelé sacrement du pardon car par l’absolution du prêtre, Dieu accorde au pénitent le « pardon et la paix ». Mais on l’appelle aussi sacrement de la Réconciliation car il donne au pécheur l’amour de Dieu qui réconcilie.

Ces quelques mots suffisent pour démentir la mentalité de ceux qui, à tort, assimilent le confessionnal à un « tribunal moderne de l’inquisition de la conscience », et mettent l’accent sur ce que renferme ce sacrement : toute l’annonce de l’Evangile.

S’approcher d’un confessionnal, c’est en effet comme vouloir pénétrer le cœur même de Dieu, le Père riche de miséricorde, lent à la colère et grand dans l’amour, qui exulte à chaque fois qu’un de ses enfants revient vers Lui. Voilà la bonne nouvelle annoncée par Jésus : nous sommes pécheurs, mais notre péché peut être pardonné et absout.

Certains disent que la confession est une invention de l’Eglise.

Quand et par qui s’est-elle propagée parmi les chrétiens ?

Il est difficile de déterminer quel a été le fil conducteur du développement historique du sacrement de la pénitence. La célébration d’un sacrement comme celui-ci, comme nous le comprenons aujourd’hui, était tout à fait inconnue à l’Eglise des origines, qui accordait le pardon des péchés en un seul et unique geste : le Baptême. Cet état de grâce reçu par le baptême s’interrompait dès qu’un péché jugé particulièrement grave comme l’idolâtrie, le meurtre et l’adultère, était commis. Commettre ces péchés comportait l’exclusion de la communion ecclésiale, sans pouvoir participer à l’Eucharistie.

Dans ces cas-là le processus de réconciliation entrepris par le pénitent impliquait une discipline très sévère, selon laquelle les pécheurs devaient faire une longue pénitence publique pour les péchés commis. Avant d’être à nouveau accueillis au sein de l’Eglise après une exhortation de l’Évêque. La procédure d’une « pénitence privée » a commencé dans l’Irlande monastique du VIIème siècle puis s’est répandue en Europe grâce à la prédication des missionnaires.

Il faut attendre le IVème Concile du Latran en 1215, et la Constitution 21, Omnis utriusque sexus, pour avoir la première proclamation « officielle » de l’Eglise de l’obligation pour « chaque fidèle des deux sexes, après avoir atteint l’âge de la discrétion, de confesser fidèlement en privé ses péchés, au moins une fois par an, à un prêtre ».

Qu’entend-t-on par péché ? Pourquoi l’Eglise invite-t-elle à les confesser ?

Le catéchisme dit que le péché est « une faute contre la raison, la vérité et la conscience droite », qu’il est « un manquement à l’amour véritable, envers Dieu et envers le prochain, à cause d’un attachement pervers à certains biens ». Autrement dit, le péché est « aliénation » de l’homme par rapport à Dieu et « aliénation » de l’homme par rapport à lui-même dans la mesure où, après avoir perdu contact avec l’Absolu, il finit par se perdre lui-même. Le péché affaiblit l’homme, le paupérise, lui soustrait sa beauté originelle d’être créé à l’image et ressemblance de Dieu. C’est pourquoi l’Eglise invite les chrétiens à se diriger avec confiance vers ce sacrement de la réconciliation, à le pratiquer de manière plus assidue : lui seul peut nous faire retrouver la vérité de notre état d’enfants bien-aimés du Père, lequel se plait à limiter et à endiguer l’action destructrice du péché par la puissance de son infinie miséricorde.

Qui a le pouvoir et la force de pardonner les péchés et de faire que notre vie change ?

Pour reprendre les paroles de Benoît XVI dans Spe Salvi je peux dire que l’homme peut choisir de commettre le mal mais ne peut s’en libérer tout seul. Seul Dieu peut nous racheter. C

HOMELIE DE MGR PAUL VIEIRA

A la messe de requiem du Père Dagnon Gilbert le jeudi 21 juin 2012, Mgr Paul K. Vieira a prononcé l’homélie suivante.

« Demeurez dans mon amour »

En la Cathédrale Notre-Dame de Cotonou le 3 juillet 2005, il m’avait été demandé d’assurer la prédication au cours de la célébration du lancement officiel des festivités du jubilé d’or sacerdotal du Père Gilbert Dagnon. D’entrée de jeu, je confessais au Père Gilbert Dagnon que je retenais ce service comme un honneur et une grâce particulière… En prenant la parole ce matin, je confirme ces mêmes sentiments et surtout je veux demeurer dans la fidélité au Père Gilbert.

Il avait voulu en effet que toutes les festivités autour de son jubilé d’or soient un Deo gratias, un merci à Dieu, source de toute grâce et une célébration du Christ Prêtre et du don du sacerdoce à l’humanité en sa personne. Je terminais ma prédication en m’adressant en ces termes au Père Gilbert : Père Gilbert, continuez d’être prêtre au milieu de nous, c’est-à-dire de nous actualiser efficacement et de façon manifeste l’unique sacerdoce de Jésus-Christ.

Aujourd’hui, j’ose confesser devant sa dépouille : Père Gilbert, tout est accompli et bien accompli. Frères et sœurs, ces festivités du jubilé d’or sacerdotal du Père Gilbert Dagnon et d’autres circonstances nous ont déjà offert l’occasion de relever sa personnalité hors pair, les vertus qui auréolaient sa vie, ses qualités et talents, cette force d’aimer qui lui faisait conjuguer à l’unisson le poète, le musicien, le littéraire et le mathématicien, le spirituel et le mystique, l’intellectuel et le pasteur, homme d’action.

Il m’a semblé avoir compris le secret du Père Dagnon le vendredi 13 avril dernier au cours de l’entretien que j’eus avec lui dans sa chambre ici même à Saint Jean. J’ai retrouvé au soir de sa vie le Père Dagnon que j’ai eu la grâce de croiser sur plusieurs fronts, comme mon professeur et mon recteur au petit Séminaire Sainte Jeanne d’Arc de Ouidah, comme le curé de la Cathédrale de Cotonou qui fit confiance au jeune prêtre à peine ordonné que j’étais pour me demander de lui assurer la permanence pendant près de deux mois, juillet et août 1975. J’ai pu apprécier de nouveau cette confiance quand, nommé recteur au petit Séminaire d’Adjatokpa, le Père Gilbert me demanda d’accompagner le CIP, c’est-à-dire le Comité d’intervention paroissial de Notre-Dame. Que de rencontres aussi depuis que je suis évêque, rencontres voulues par lui pour partager avec moi les soucis, les joies et les préoccupations au sujet de l’institut des Filles de Padre Pio.

Il a été justement écrit du Père Dagnon qu’il fut un prêtre à la vie entièrement donnée à Dieu et aux hommes, nourri d’une spiritualité mariale et d’un attachement aux saints en particulier, à Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et à Saint Padre Pio de Pietrelcina. Oui, sa vie était entièrement donnée à Dieu et par conséquent aux hommes puisque notre Dieu est le Dieu de l’homme., fait Lui-même homme, sa vie tait donnée à Dieu et aux hommes pour une raison fondamentale qu’il me rappela lui-même à plusieurs reprises comme pour scander notre entretien : « Jésus est bon ! Jésus est bon ! Jésus est bon ! » Cela s’alternait avec « La croix est bonne ! La croix est bonne ! La croix est bonne ! »

Au soir de sa vie, le Père Gilbert redisait en ces termes ce qui fut le cœur de sa foi et l’âme de sa vie : la bonté de Dieu pour nous jusqu’à la folie de la croix, et notre accueil de cette bonté en imitation jusqu’à la preuve du sacrifice de notre propre vie. « Puisque Jésus a donné sa vie pour nous, nous devons aussi donner notre vie pour nos frères » (1 Jn 3, 16). La vraie mystique est une vie de communion profonde c’est-à-dire une vie non seulement avec le Christ mais dans le Christ qui petit à petit se transforme encore plus efficacement en une vie du Christ en nous. Si le Père Gilbert nous laisse une leçon à nous tous et toutes, c’est celle d’abord de l’ouverture à la grâce de Dieu, de l’accueil de cette grâce et de la collaboration avec elle. Dieu ne travaille bien qu’avec ceux qui se livrent à Lui, Il est le Dieu d’amour et de la grâce et non le Seigneur d’un règne autoritaire. Cette grâce de Dieu en l’homme devient une puissance de vie et de toutes les audaces à la suite du Christ et dans le Christ.

Le premier mouvement du cœur du Père Gilbert a été toujours l’action de grâces, le merci à Dieu : « Jésus est bon ! Il faut sans cesse le remercier », et surtout le remercier de cet amour qui s’immole quotidiennement entre ses mains et son ministère sur l’autel, reconnaissance qui s’exprimait parfois par les larmes au moment de la consécration. La vraie contemplation de l’amour de Dieu déclenche en nous l’action de grâce mais aussi le désir du repentir ! (Rm 2, 4). Cette vie d’action de grâce s’enracinait profondément dans la conviction chez le Père Gilbert que rien ne lui était dû, que tout était grâce. Il savait dire merci à Dieu mais aussi aux hommes, même aux plus petits. On dit de plus en plus de notre clergé qu’il est ingrat, qu’il ne sait plus dire merci. Le Père Gilbert est certainement une exception qui doit faire école.

En son nom à cette heure, je me permets de dire merci à tous ceux qui l’ont assisté et accompagné dans son long cheminement vers ce jour. Merci à la paroisse Saint Jean, à ses prêtres, au fils spirituel, le Père Pamphile, actuel curé de Saint Jean. Merci aux filles et aux fils spirituels de l’institut des Filles de Padre Pio et des Frères de Jésus. Merci à Germain son chauffeur devenu son majordome et le garde malade. Merci à vous tous présents ou absents et dont il vaut mieux taire les noms !

Monsieur le Premier Ministre, votre présence en tête de cette forte délégation de ministres, et la présence des présidents d’institutions et des autorités locales honorent ce pays qui reconnaît en ce défunt un noble fils de cette terre qui l’a doté de son Hymne national qui ne peut vieillir, tant les valeurs qu’il prône sont éternelles... Le vendredi 13 avril, en accueillant ma visite, le Père Gilbert Dagnon s’est confondu en émerveillement et en remerciement. Je fus surpris de sa surprise, et encore plus quand il ajouta au moment de prendre congé de lui : « Monseigneur, vraiment quel bonheur ! C’est comme quand le président de la République est venu me voir ! Je ne mérite pas cela ! » Merci à vous tous frères et sœurs de tout rang convenus ici offrir le Père Gilbert en cette dernière Eucharistie de sa vie !

Je ne mérite pas cela ! « Qu’as-tu que tu n’aies reçu et si tu l’as reçu, pourquoi t’enorgueillir ? Et pourtant, il y avait dans la vie du Père Gilbert de quoi lui faire lever les yeux ou tourner la tête. Il a reçu beaucoup plus que plusieurs parmi nous ici. Ce qui l’a caractérisé et qu’il nous laisse aussi comme héritage, c’est l’esprit du serviteur humble et effacé dans l’amour et le sens de l’Église. Servir Dieu en servant les hommes, servir les hommes en leur donnant Dieu, en les aimant comme Dieu les aime, en travaillant à leur salut dans un combat parfois rude et périlleux contre l’anti-Christ, l’ennemi du salut et de la fidélité des hommes. Je n’ai jamais entendu dire que le Père Gilbert ait été prétentieux, encore moins envieux. Il n’a jamais rien réclamé, sollicité pour lui-même ! Dieu a doté le Père Gilbert de beaucoup de charismes. Il a compris que c’était pour servir et il a servi là où on le mettait, plein cœur, plein temps avec le même zèle et la même joie ! Pour le Père Gilbert, il n’y avait qu’un principe directeur, c’est ce que Paul exprime dans 1 Co 4, 1 : « Ce qu’on demande à des intendants, c’est que chacun soir trouvé fidèle », là où il est.

Tous, nous avons à recueillir cet héritage du Père Gilbert. C’est le service qui grandit l’homme, le service bien rempli qui le distingue et l’honore. Sans cet esprit de service, les titres et les compétences n’ont ni poids, ni consistance, ni avenir, ni impact réel sur les hommes. Ils sont vides quand ils ne s’expriment pas dans l’amour et le service.

Le curriculum vitae du Père Gilbert est dense et éloquent, allant de l’humble directeur d’école à Abomey au curé de la cathédrale de Cotonou et de Saint Jean, son dernier champ de combat ; assurant le service de vicaire général d’abord de Mgr Adimou puis de Mgr de Souza dans une discrétion totale et avec un calme constant. Comment ne pas évoquer le grand et précieux service qu’il a rendu à notre Église comme l’intermédiaire efficace entre les évêques et le gouvernement révolutionnaire dirigé par le président Mathieu Kérékou. Seuls nos évêques d’alors pourraient mieux que quiconque dire le bénéfice qu’ils ont tiré de cette médiation. Et c’est par le service délicat de l’administrateur diocésain de l’archidiocèse de Cotonou à la mort de Mgr Isidore de Souza que le Père Dagnon a conclu son ministère actif officiel pour prendre retraite. Je le revois heureux et soulagé en la Cathédrale Notre-Dame accueillant Mgr Nestor Assogba et lui remettant le témoin ! Servir était pour le Père Gilbert la voie la plus sûr de se configurer au Christ venu pour servir et non pour être servi. Il suffit d’aimer, il suffit de servir. Car ce qui comptait à ses yeux n’était aucune promotion humaine. C’était grandir aux yeux de Dieu et dans le cœur de Jésus. C’est dans le service que Jésus a manifesté aux hommes son amour pour eux. Jésus est bon !

La croix est bonne. Celui qui parlait ainsi en ce 13 avril était un homme physiquement rendu. Il n’avait plus que sa peau sur les os, le regard enfoncé, le visage crucifié et resplendissant par la douleur. L’homme se savait en fin de parcours et n’attendait que l’heure de Dieu ! Mais dans une totale lucidité mentale et spirituelle, le Père Gilbert, après avoir professé « Jésus est bon », ajouta : « la croix est bonne ». Jésus et la croix.

L’amour et la souffrance, l’épreuve, le sacrifice. Tout est dit. Tout est accompli. Tout ne s’accomplit vraiment que dans le creuset du sacrifice, de la croix quand on aime ; on ne peut véritablement aimer sans souffrir. Ce fut toute la vie du Père Gilbert qui a été une prédication de cette vérité. Il en a connu des heures, des jours, des années de souffrance, des chemins de croix.

La maladie a été son compagnon fidèle depuis toujours, le contraignant au moins deux fois à arrêter ses études au séminaire après la philosophie et pendant les années de théologie. Mais qui dira les croix intérieures auxquelles il a été confronté ? Une chose était sûre, c’était les croix accueillies, embrassées et portées. La conviction était solide, inébranlable : « La croix est bonne ». Car elle est le moyen d’une purification personnelle, l’occasion d’une confiance plus grande dans le Seigneur et la remise de soi entre ses mains, elle est communion aux souffrances et à la croix du Christ car c’est de la bonté de cette dernière que toutes nos croix humaines se vivifient et deviennent fécondes.

Mais la croix est aussi l’épreuve de l’amour, du vrai : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis ». L’amour jusqu’au don de soi, jusqu’à la croix, jusqu’au sacrifice de sa vie, c’est l’accomplissement de la loi. On ne s’étonne donc plus à entendre le Christ, Lui qui a tant aimé le monde, a accompli tant de miracles, a étonné, émerveillé les foules, s’écrier seulement du haut de la croix : « tout est accompli » !

Dans la chapelle de dévotion du Père Dagnon figurent donc à juste titre et en privilégiés trois saints : la Vierge, Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face, et Padre Pio de Pietrelcina. Tous les trois ont ceci de commun que leur amour pour Dieu a mûri dans leur amour pour l’homme, au service de l’homme et que cet amour s’est exprimé dans une communion profonde à la passion du Christ. Oui, ce sont là les maîtres spirituels chéris du Père Gilbert. Ne courons plus aux saints parce qu’ils sont d’éventuels faiseurs de miracles, allons à eux parce qu’ils sont des maîtres spirituels. S’ils acceptent comme Paul d’être crucifiés par amour avec le Christ, c’est bien parce qu’ils savent qu’ils ressusciteront avec le Christ. Est-ce possible que ce « Fils de Dieu qui nous a aimés et s’est livré pour nous », nous laisse tomber dans le néant, si vraiment notre vie présente dans la chair, nous la vivons dans la foi en Lui qui est mort et ressuscité pour nous ? Jésus est bon, la croix est bonne pour cela.

Cette foi n’est pas d’abord intellectuelle, ni seulement rituelle, elle est conviction vitale et actualisation existentielle. Elle est configuration au Christ et imitation du Christ, elle est un demeurer permanent en Christ et un demeurer du Christ en nous ! « Demeurez en moi » !

La vie d’oraison est aussi un lieu que le Père Gilbert a privilégié pour demeurer en Christ. La communion avec Dieu ne se vit pas uniquement dans l’action caritative, fût-elle dans le ministère sacerdotal. Elle se nourrit et se renforce dans l’oraison. Les grands mystiques ont toujours été de grands orants. De cela, le Père Gilbert nous aura donné l’exemple. Il avait une double conviction d’abord que « l’homme n’est grand qu’à genou devant Dieu », et que « les mains jointes et les cœurs fervents ont plus d’efficacité que les assemblées tumultueuses et les manifestations de puissance ». Ses heures de prière étaient sacrées et respectées. Quand Dieu trouve son compte avec nous, nous trouvons la force et l’efficacité de notre ministère.

Quand nous sommes immergés en Dieu, le malin a très peu de prise sur nous, quand Dieu est en nous, l’anti-Christ ne trouve plus de place. Il n’y a pas deux capitaines dans un même bateau ! C’est dans la prière que le Christ demeurait connecté à son Père en permanence. C’est dans la prière qu’Il puisait la force de son ministère, c’est dans la prière qu’il puisait les inspirations majeures de sa prédication pour résister au Malin et le repousser. C’est dans la prière qu’il se préparait à affronter les épreuves et surtout la dernière, à Gethsmani en vue de la croix et ainsi, Il nous aima jusqu’à la fin pour s’écrier seulement en ce moment : « Tout est accompli », Consumatum est ! Ad Majorem Dei Gloriam. Amen.

SAUVONS LES CHRETIENS !

MERCREDI 18 juillet

DE LA DOCTRINE SOCIALE DE L’EGLISE A "AFRICAE MUNUS"

Au cours du congrès annuel des catéchistes au centre pastorale Saint Charles Lwanga de Wando du 29 juin au 1er juillet 2012, le Père Pierre KOULODJI, professeur de théologie morale au grand séminaire Mgr Louis Parisot a donné la communication suivante.

De la doctrine sociale de l’Eglise à Africae munus

Depuis plus de deux mille ans, les chrétiens, comme citoyens des nations dans le monde, participent à la vie publique. Parmi ses saints, l’Église vénère beaucoup d’hommes et de femmes qui ont servi Dieu par leur engagement généreux dans les activités politiques et gouvernementales . A l’instar de ces saints, nous sommes appelés à participer à la gestion des affaires publiques dans un climat de vraie liberté, guidés par notre conscience chrétienne. L’Eglise y exhorte ses fils et filles en ces termes : « les fidèles laïcs ne peuvent absolument pas renoncer à la participation à la ‘politique’, à savoir à l’action multiforme, économique, sociale, législative, administrative, culturelle, qui a pour but de promouvoir, organiquement et par les institutions, le bien commun. » Pour aider les fidèles à jouer pleinement et efficacement ce rôle, le Magistère s’est donné progressivement, à partir de l’observation de la vie du monde, un corpus d’enseignements appelé « Doctrine Sociale de l’église ». En s’appuyant sur cette doctrine, les chrétiens, quel que leur état de vie, peuvent apporter de différentes manières leurs pierres à l’édification de leur société. Ce texte rappellera brièvement la source, le fondement et quelques principes de la Doctrine Sociale de l’Eglise qui inspirent l’engagement social et politique des catholiques dans les sociétés démocratiques et indiquera de quel ordre peuvent être la participation des chrétiens, en particulier des catéchistes.

1. A l’origine de la doctrine sociale de l’Eglise, une marque de solidarité pour le genre humain

Dès les premiers mots de Gaudium et spes, le concile exprime clairement l’étroite solidarité de l’Église avec l’ensemble de la famille humaine :

« Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur » .

De fait, dès le début du concile Vatican II, (1962) les Pères voulurent exprimer tout de suite la préoccupation de l’Église ad extra en adressant un message à tous les humains, dans lequel on pouvait déjà lire la solidarité de l’Église avec le monde : « Nous apportons avec nous de toutes les parties de la terre, les détresses matérielles et spirituelles, les souffrances et les aspirations des peuples qui nous sont confiés » . Avant ce message des Evêques, Jean XXIII avait, dans Mater et Magistra, avait manifesté la même compassion. Il condamna l’outrage que constitue le contraste entre l’extrême misère des multitudes et le luxe effréné de quelques privilégiés dans certains pays. Il évoqua le fait que la génération des années soixante « est contrainte à subir des privations inhumaines » et à vivre « des conditions de vie sous-humaines ». Puis, il déclarait : « Notre âme est saisie de profonde amertume devant le spectacle infiniment triste » de ces situations. Enfin, reprenant presque les mêmes mots que Jean XXIII, Gaudium et spes a fait le constat suivant :

« Alors que des foules immenses manquent encore du strict nécessaire, certains, même dans les régions moins développées, vivent dans l’opulence ou gaspillent sans compter. Le luxe côtoie la misère. Tandis qu’un petit nombre d’hommes disposent d’un très ample pouvoir de décision, beaucoup sont privés de presque toute possibilité d’initiative personnelle et de responsabilité ; souvent même, ils sont placés dans des conditions de vie et de travail indignes de la personne humaine » .

Malgré les avancées notoires à l’action de la maturité de notre peuple et de ses institutions, nous vivons encore des situations de misère créant l’angoisse quotidienne, des gémissements, des conflits entre le patriotisme et le nationalisme d’une part et l’âpreté au gain, le népotisme et l’impunité d’autre part. Tout cela éveille l’intérêt à répondre de manière adéquate et presse à la responsabilité de prendre la parole à défaut d’agir. Cette responsabilité, l’Église assume la sienne en éclairant les hommes par sa doctrine, en tant qu’elle est « experte en humanité » et en les exhortant à prendre la leur au sein de la société.

La doctrine sociale de l’Eglise (j’écrirai DSE) a donc commencé depuis que les pasteurs ont reconnu qu’il n’y rien d’humain qui ne les concerne et se sont donnés l’obligation d’intervenir dans l’organisation de la société et dans les préoccupations ordinaires des hommes et des femmes, au nom même de « ce pauvre homme qui mourut parce qu’il voulait aimer tous les hommes ». Cette doctrine est faites vérités, de principes et de valeurs, que le Magistère vivant puise dans la loi naturelle et la Révélation, et qu’il adapte et applique aux problèmes sociaux de notre temps, afin d’aider, les peuples et les gouvernants à organiser une société plus humaine, plus conforme au Dessein de Dieu sur le monde.

Mais du point de vue historique, l’acte fondateur officiel de la DES revient à Léon XIII (1810-1903), avec l’Encyclique Rerum Novarum en date du 15 mai 1891. Dans son enseignement il dénonçait la condition sociale injuste de la classe ouvrière et appelait aussi bien à une meilleure organisation de la société axée sur la justice et le respect des droits des travailleurs qu’au rassemblement de la force ouvrière pour mieux défendre ses propres intérêts. L’intérêt de cette encyclique pour les droits humains créa une tradition interrompue de commémoration consistant en une publication périodique d’autres lettres papales qui abordent, chacune, une question particulière pressante dans le domaine social et de la politique des nations.

Tous ces enseignements de plus d’un siècle s’appuient sur des principes de base que la DSE a su découvrir tout au long de son histoire.

2. Les principes de base de la Doctrine Sociale de l’Eglise Les principes de la DSE ne sont pas sortis d’une végétation spontanée. Ils sont suscités par les problèmes posés à chaque époque. Leur liste n’est donc pas close ; l’histoire pourrait provoquer d’autres. Cependant tous se reçoivent d’une notion fondamentale, celle de la dignité humaine. De ce principe fondamental découlent d’autres connexes que nous évoquerons infra.

La dignité humaine. « La dignité de l’homme, [écrit Pie XII] est la dignité de l’image de Dieu » . Sur la base cette caractérisation de la dignité humaine à partir de sa prérogative spécifique d’avoir été créé à l’image de Dieu et donc participant aux qualités divines, l’enseignement de l’Eglise estime que la personne humaine vaut, non pas par ses avoirs ou ses prestations, mais tout simplement par ce qu’elle est, l’image de Dieu, donc grand, seul à avoir conscience de soi, capable de connaître l’autre et de se connaître, capable de déterminer ses propres fins, de les justifier et d’y tendre librement. L’homme ne saurait donc être réduit à un moyen pour atteindre à d’autres fins. Il ne peut être sacrifié ni à l’économie, ni aux exigences de la production ni aux pouvoirs politiques. Bien plus, la dignité de la personne humaine octroie bien des droits inaliénables que la DSE a su découvrir et mettre en lumière tout au long de l’histoire dont le bien commun, la propriété privée, la destination universelle des biens de la terre, la solidarité, la subsidiarité.

Le bien commun. L’une des caractéristiques de la dignité humaine avons-nous dit est sa sociabilité . « Pour l’homme, créature naturellement sociable et politique, la vie sociale n’est pas quelque chose de surajouté, mais plutôt une dimension essentielle qui ne peut être éliminée » . Mais la prise de conscience de l’appartenance à une même communauté se fait autour d’un bien commun dont le respect et le soin deviennent une exigence de la vie en société. L’Eglise en parle en termes de « conditions sociales permettant à la personne humaine d’atteindre au mieux et plus facilement son plein épanouissement » . Elle recommande par la suite que « tout groupe [tienne] compte des besoins et des légitimes aspirations des autres groupes, et plus encore du bien commun de l’ensemble de la famille humaine » .

Le droit de propriété. Depuis que le pape Léon XIII a déclaré solennellement que « la propriété privée et personnelle est pour l’homme de droit naturel » , l’Eglise a toujours défendu le droit naturel et inviolable à la propriété privée. L’homme a le droit de faire des choix, de disposer de biens propres, d’organiser leur gestion. Aussi réduite que soit-elle, la propriété privée est un espace indispensable pour que l’homme puisse asseoir sa liberté et s’épanouir. Mais le droit à la propriété privée doit être saisi dans la logique de la destination universelle des biens de la terre et de la notion de bien commun qui lui donnent sens. Pour Jean-Paul II, il « est subordonné à celui de l’usage commun, à la destination universelle des biens » . La destination universelle des biens. La destination universelle des biens de la terre découle également de la dignité humaine et de l’égalité foncière des hommes entre eux. Selon l’Eglise « Dieu a destiné la terre et tout ce qu’elle contient à l’usage de tous les hommes et de tous les peuples, en sorte que les biens de la création doivent équitablement affluer entre les mains de tous, […] C’est pourquoi l’homme, dans l’usage qu’il en fait, ne doit jamais tenir les choses qu’il possède légitimement comme n’appartenant qu’à lui, mais les regarder aussi comme communes : en ce sens qu’elles puissent profiter non seulement à lui, mais aussi aux autres. D’ailleurs, tous les hommes ont le droit d’avoir une part suffisante de biens pour eux-mêmes et leur famille » .

Le principe de solidarité. Il découle de la notion du bien commun et va de pair avec le principe de subsidiarité. C’est un principe vital de la société. Il ne consiste pas en un sentiment de compassion vague ou d’attendrissement superficiel. Il est « la détermination ferme et persévérante de travailler pour le bien commun ; c’est-à-dire, pour le bien de tous et de chacun parce que tous nous sommes vraiment responsables de tous » . Ce principe trouve son pendant dans celui la subsidiarité avec lequel ils constituent le socle de la justice, vécue dans toutes les dimensions de la vie, privée et publique, économique et sociale.

Le principe de subsidiarité. Il a été consacré par le Pape Pie XI qui l’explique par la négative en ces termes : car « De même qu’on ne peut enlever aux particuliers, pour les transférer à la communauté, les attributions dont ils sont capables de s’acquitter de leur seule initiative et par leurs propres moyens, ainsi ce serait commettre une injustice, en même temps que troubler d’une manière très dommageable l’ordre social, que de retirer aux groupements d’ordre inférieur, pour les confier à une collectivité plus vaste et d’un rang plus élevé, les fonctions qu’ils sont en mesure de remplir eux-mêmes. L’ordre naturel de toute intervention en matière sociale est d’aider les membres du corps social, et non pas de les détruire ni de les absorber » . Il s’agit donc ici d’une « philosophie sociale », qui peut être définie positivement comme une aide, une protection et une stimulation d’ordre économique, institutionnelle, administrative, législative octroyées aux entités sociales plus petites au sein d’une nation, ou aux petites nations dans une organisation régionale ou internationale, afin qu’elles atteignent leurs finalités propres .

Voilà les principaux principes qui fondent la DSE en tant qu’elle est un projet qui permet à l’Eglise et à ces membres de se faire solidaires de l’humanité dans tout ce qu’elle vit et surtout dans ce qui la préoccupe. Mais comment peut se manifeste cette solidarité sous-tendue par ces principes, dans le Bénin d’aujourd’hui ? Plus qu’un acte de sentiment, il s’agit d’un engagement à déployer tout son être chrétien au service de sa cité. 3. L’engagement de l’Eglise du Bénin dans la vie sociopolitique

La DSE qui fonde et justifie l’engagement de l’Eglise et les interventions des chrétiens dans l’organisation politique, économique et sociale de nos pays reçoit un éclairage nouveau de l’Exhortation Apostolique Postsynodale Africae Munus. Bien des paragraphes de ce document ont été consacrés à la question du développement et de la bonne gouvernance des Etats. Le Pape y plaide pour la construction d’un ordre social juste qui relève de la compétence de la sphère politique. Notre Eglise doit y contribuer par la formation des consciences droites réceptives aux exigences de la justice et par sa contribution très positive à la bonne gouvernance d’abord en son propre sein pour en donner l’exemple. Elle doit plaider, d’une part, en faveur d’une économie soucieuse des pauvres, résolument opposée à un ordre injuste et, d’autre part, pour un Etat respectueux des libertés individuelles. Elle, c’est la communauté chrétienne, clergé et laïcs, chacun ayant sa part spécifique dans cette mission.

3.1. De quel ordre peut-être l’engagement des catéchistes dans la politique béninoise ?

Au prélude de l’avènement de la démocratie béninoise, le rôle de premier plan joué par Mgr Isidore de Souza, comme président du présidium de la Conférence Nationale du Bénin a été d’une surprise agréable. Son action inspira d’autres pays qui ont placé des prélats à la tête de leurs assemblées en vue de changement de régime politique. Il s’agit pourtant des assises politiques, économiques et sociales et non pas religieuses. Le constat fera poser à beaucoup, la question : de quoi se mêle l’église ?, ignorant la nature et l’ampleur de sa mission évangélisatrice qui ne néglige aucune dimension de la personne humaine. Tout ce qui touche à la vie de la personne humaine intéresse l’Eglise avons-nous dit supra.

Après sa démission du HCR d’alors, le rôle du clergé ne s’est pas arrêté. Les ecclésiastiques béninois ne se sont pas confinés dans les sacristies. Pendant ces vingt dernières années qui ont vu la gestation exaltante mais aussi turbulente de la démocratie béninoise, l’action du clergé a été tonitruante mais parfois inaudible, courageuse mais parfois rejetée parce que mal préparée. A des moments cruciaux de notre apprentissage démocratique, le corps ecclésiastique a eu son influence plus ou moins efficace sur le cours des événements. Elle a été signe d’espérance et d’espoir à maintes reprises et nous pouvons ensemble en rechercher les illustrations concrètes. Pour ma part, le clergé du Bénin réalise, pour notre démocratie, ce que suggère ce proverbe africain : « On entend tomber les fruits ou les arbres. Mais on n’entend pas pousser la forêt ». L’Eglise du Bénin, le clergé et les chrétiens, en particulier les cadres et personnalités politiques béninois, ressemble à ces grandes forêts de chez nous qui poussent sans grand bruit. Mais elle ne doit pas dormir sur ses lauriers. Pour que son action soit efficiente, elle doit être témoignage par la parole, la pensée et les actes. Comme prophète, le chrétien, en particulier le catéchiste doit davantage prendre l’engagement fort risqué de s’investir entièrement dans la cause de Dieu et des hommes.

N’est-ce pas ce à quoi exhorte la situation sociopolitique actuelle ? Cependant, ce questionnement personnel ne saurait donner à comprendre que le clergé doit exercer un pouvoir politique. Mais il a l’obligation, dans une impartialité exemplaire et un parti pris pour la vérité, d’éduquer et d’éclairer la conscience des catéchistes, afin que leur action reste toujours au service de la promotion intégrale de la personne humaine, du bien commun et de l’état de droit.

3.2. L’action des catéchistes est à l’actif du corps ecclésial tout entier Au Bénin, à l’Amont de la démocratie, le clergé et les intellectuels chrétiens étaient présents et actifs. En ces temps qui sont les derniers, ils répondent encore toujours à leur vocation de sel de la terre et de lumière du monde. Une telle mission provoque à plus d’actions manifestes de la part des catéchistes engagés dans la vie politique, sociale et administrative. Cela fait partir de leur devoir de chrétiens de donner des fruits dans tous les secteurs de leurs activités d’autant plus que leur existence, ne constitue pas deux vies parallèles, d’un côté la vie ‘spirituelle’ avec ses valeurs et ses exigences ; et de l’autre, la vie dite temporelle. Dans leur vie, toute activité, toute situation, tout engagement concret social et politique est une occasion providentielle pour un exercice continuel de la foi, de l’espérance et de la charité . Tout catéchiste qui néglige ses devoirs et ne met pas à profit cette occasion perdrait de vue que la foi même crée une obligation plus grande de les accomplir, en fonction de la vocation propre à chacun. Le congrès, où je donne cet exposé manifeste notre prise de conscience à cela parce qu’il est déjà en soi, un engagement patriotique. Les catéchistes se préoccupent des problèmes de notre démocratie. Ils offrent par le fait, à l’Église, des possibilités de plus de présence et d’actions dans le domaine sociopolitique.

Par ailleurs, la tâche n’est pas facile pour nous lorsque nous vivons en harmonie avec les données de notre foi et avec notre conscience. Nous pouvons être disqualifiés politiquement, et nous voir parfois mis à l’écart de l’espace où nous jouirions pleinement de notre droit d’agir conformément à nos convictions sur le bien commun. Mais les chrétiens ne devront pas baisser les bras. Bien plus, notre engagement social ne peut se limiter à une simple transformation des structures, car, si à la base il n’y a pas une culture capable de recevoir les exigences démocratiques qui font les peuples forts, les transformations reposeront toujours sur des fondements fragiles. L’éducation des consciences, au cours du catéchisme est donc un élément crucial de notre engagement .

CONCLUSION

La DSE n’est pas une théorie. Ses principes de base émergent du vécu social et reçoivent un éclairage nouveau de l’Evangile. Ils se fondent alors sur la raison humaine et la révélation et c’est ce qui les rend accessibles à tous les hommes de bonne volonté et aux chrétiens en particulier. C’est donc une grâce pour nous de prendre le temps aujourd’hui de nous plonger dans cet enseignement pour nous en imprégner en vue d’en rayonner, au moment où la démocratie béninoise semble entrer dans un processus culturel complexe qui signe la fin d’un prélude politique glorieux et l’incertitude pour la situation qui se profile à l’horizon. Il n’est pas possible de passer sous silence les graves dangers vers lesquels certaines tendances actuelles voudraient orienter les législations, et par voie de conséquence les comportements des futures générations béninoises. C’est pourquoi notre responsabilité vis-à-vis de ce pays est encore grande et doit se déployer dans tous les domaines.

Pour Le Congrès des Catéchistes.

Porto-Novo , le 30 juin 2012

P.KOULODJI

Professeur de Théologie Morale

Grand séminaire Mgr L. Parisot de Tchanvédji

QUI EST L’ABBE ELIE ASSOGBA ?

Je suis Elie ASSOGBA Edjrossè, né à Porto-Novo le 12 mai 1979 de Joseph ASSOGBA AHOUANSOU et de Victorine AHOUDJI. Avant dernier enfant d’une famille de 6 enfants, j’ai reçu le baptême, la première communion et la Confirmation à Tchaada, alors station de la paroisse de Banigbé.

J’ai fréquenté l’école primaire Adelakoun à Porto-Novo jusqu’au CE1, puis l’école primaire publique de Tchaada du CE2 au CM2. Après le CEP je suis retourné à Porto-Novo où j’ai fait le Lycée Béhanzin de la 6e en Terminale. Après le BAC j’ai commencé directement la formation pour être salésien prêtre.

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Abbé Elie ASSOGBA

Ma vocation remonte à mes années d’enfance sur la paroisse saint François Xavier où je me sentais attirer par les ornements et le service des servants d’autel et des prêtres. Mais tout ceci passa à l’oubli quand je me suis retrouvé au village, à Tchaada où le prêtre ne venait que par moment.

Retourné à Porto-Novo après le CEP, je dois avouer que j’ai fait durant au moins cinq ans la sourde oreille à l’appel de Dieu. Peut-être que c’était le chemin choisi par le Seigneur pour m’indique la vocation salésienne. C’est en effet quand j’étais déjà en classe de 3e que le père Juan Carlos Ingunza me fit la proposition explicite de me faire salésien, ce que j’ai refusé avec énergie. Mais à force d’insister, il réussit à me faire fléchir. En fait j’étais comme dans un dilemme, entre mon fort intérieur qui voulait une vie dédiée au service des autres, et ma réalité de tous les jours où je commençais par jouir de quelques avantage éphémères. De toutes les façons, je conjuguais assez bien mes aspirations de service et mes occupations.

J’ai fait la chorale des enfants, le groupe des servants de messe, la chorale des jeunes, le groupe de vocation mais en même temps j’étais toujours disponible pour aider mes amis qui avaient plus de problème que moi dans les études. Je m’amusais aussi à donner un coup de mains dans les camps de vacances qu’organisait à l’époque le père José Luis avec les enfants du foyer.

Je me sentais bien avec les enfants aussi bien quand je leur rendais visite au foyer que dans les camps. Et je voyais bien que je me réalisais lorsque je dédiais une partie de mon temps pour aider les autres. Comme tous mes frères et cousins, je faisais des cours de maison pour satisfaire mes besoins personnels, mais je dois avouer en toute humilité qu’il m’est arrivé plus d’une fois de passer les cours les plus rentables à des amis qui avaient plus de nécessité que moi. Je donnais parfois ces cours dans des familles incapables de payer. Bref le Seigneur prenait soin en moi du sens de la gratuité et du service rendu aux autres. Nous vivions dans une cours commune avec deux oncles, leurs femmes et leurs enfants. Tout le monde avait du plaisir à m’envoyer ici et là. Peut-être parce que j’étais le plus petit mais je crois que c’est parce que je m’y prêtais volontiers...Je crois que le Seigneur était en train de préparer son terrain car notre vie se base sur l’amour de Dieu et des hommes et le générosité.

Après donc le BAC, j’ai fait une année de pré-noviciat à Parakou une année de noviciat à Gbodjomè au Togo Trois années de post-noviciat (étude de la philosophie) à Lomé au Togo. Deux années à Kara comme stagiaire où le Seigneur m’a donné la grâce de travailler avec les enfants pauvres et abandonnés du Togo. Ce fut une expérience inoubliable qui m’a raffermie dans ma vocation. Trois années d’étude de la théologie en Espagne Un année d’expérience de travail en milieu marginal en Espagne et me voici en train de terminer l formation initial. Mais pour nous ce n’est que le début d’une histoire qui continuera de s’écrire avec la grâce de Dieu et l’aide des uns et des autres.

Je remercie le Seigneur pour les nombreuses médiations qu’il a mises sur mon chemin et pour sa main qui m’a toujours accompagné même dans les moments les plus sombres de ma vie.

Je remercie mes parents et amis pour avec laisser le grain semé par le Seigneur germé en moi pour porter du fruit, car si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il ne peut porter du fruit.

Je remercie la paroisse en général et en particulier les groupes par lesquels je suis passé pour la formation que j’y ai reçue.

Je remercie la congrégation salésienne pour les opportunités de formation qu’elle m’a données et pour m’avoir aidé à découvrir qui est le Dieu de Jésus et son plan de salut pour tous, en particulier pour les jeunes les plus pauvres.

Merci à tous et que Dieu vous bénisse.

Elie ASSOGBA sdb

PRIERE DES JMJ 2013 AU BRESIL

Père, tu as envoyé Ton Fils Eternel pour sauver le monde et tu as choisi des hommes et des femmes pour que, par Lui, avec Lui et en Lui, ils proclament la Bonne Nouvelle à toutes les nations. Accorde, par la puissance de ton Esprit Saint, les grâces nécessaires pour que brille sur le visage de tous les jeunes le bonheur d’être les évangélisateurs dont l’Église a besoin en ce Troisième Millénaire.

Christ, Rédempteur de l’humanité, c’est avec les bras grand ouverts que Tu accueilles, du haut du mont Corcovado, tous les peuples. Par ton Offrande pascale, Tu nous conduis, avec l’aide de l’Esprit Saint, à la rencontre filiale avec le Père. Les jeunes, qui s’alimentent de l’Eucharistie, T’écoutent à travers la Bible et Te rencontrent dans les autres. Ils ont besoin de ton infinie Miséricorde pour partir sur les chemins du monde comme disciples-missionnaires de la nouvelle évangélisation.

Saint Esprit, Amour du Père et du Fils, envoie sur tous les jeunes ta Lumière, splendeur de Vérité et feu de ton Amour. Qu’animés par les Journées Mondiales de la Jeunesse, ils puissent répandre aux quatre coins du monde la foi, l’espérance et la charité, en devenant promoteurs d’une culture de vie et de paix, ainsi que protagonistes d’un monde nouveau.

Amen !

VENTE DE CHARITE A LA PAROISSE SAINTE ANNE D’AGBALILAME

En vue de la poursuite des travaux de construction de notre Nouvelle Eglise

Le Rd Père Hubert-Austin ASSOHOUNME, Curé de la Paroisse,

Son vicaire, le Père Jean de Dieu DANSOU,

Son Conseil Pastoral paroissial,

Son Conseil pour les Affaires Economiques,

Son Comité des Fêtes, le Président d’honneur et toute la Communauté paroissiale

organisent leur Vente de Charité le Dimanche 05 août 2012.

Vous y êtes invité (e) et nous voudrions compter sur votre généreuse aide, votre soutien en espèce ou en nature pour l’exécution desdits travaux. PROGRAMME DES MANIFESTATIONS

Vendredi 03 août 2012 •20 H 30 : Concert Spirituel animé par les chorales : Sèhouégnon – Alouwassio – Hanyé

Samedi 04 août 2012 •18 H 00 : Messe d’Action de Grâce et d’offrandes (Djidoho) •20H00 : Artiste invité Rémi ZOLA

Dimanches 05 août 2012

•09 H 00 :
- Messe d’action de grâce aux intentions du président d’honneur, des invités et de tous les donateurs.

- Action de grâce du Président d’honneur, des Parrains et Marraines de la Vente de Charité.

- Ouverture du Rideau •12 H 00 : Ouverture des Stands :
- restaurant – buvette – musique – jeux divers

•14 H 00 : Vente à la criée

PELERINAGE MARIAL : DASSA-ZOUNME 2012

Le pèlerinage annuel aux pieds de Notre-Dame d’Arigbo à Dassa-Zounmè a lieu cette année les 17, 18 et 19 août 2012. En voici le programme

PROGRAMME PELERINAGE MARIAL A DASSA : 17, 18 et 19 AOUT 2012.

PROGRAMME DU PELERINAGE DES 17, 18 ET 19 AOUT 2012 AU SANCTUAIRE MARIAL DE DASSA –ZOUNME

THEME : MARIE MEDIATRICE DE LA RECONCILIATION, DE LA JUSTICE ET DE LA PAIX

  1. Vendredi 17 Août 2012
•15H00-19H00 Arrivée des Pèlerins Installation
•19H00-20H30 Mélodie Spirituelle Dévotions libres.
•20H30-21H30 Messe d’ouverture Animée par l’ Union des chorales des jeunes de Dassa
•21H30-00H00 Concert Spirituel donné par la Maitrise de Cotonou
•00H00-05H00 Adoration du Saint Sacrement Assurée par l’Association du Saint-Sacrement.

Samedi 18 Août 2012

•06H00-07H00 Messe pour les Vendeuses ( dite par les Pères Yves AFOUDA et HODONOU Jules) Animation assurée par la Chorale Sέhouégnon
•09h00-1H00 CONFERENCE : « MARIE MEDIATRICE DE L A RECONCILIATION DE LA JUSTICE ET DE LA PAIX. » Prédicateur : Père HAZOUME Nicolas : (Recteur du Grand Séminaire de Philosophie St Paul de Djimè)
LanguesAnimateursLieux
Français Père HAZOUME Nicolas A la Grotte
Fon Père Sylvestre TCHEKE Au Sanctuaire
Dendi Monsieur Jacques BIO Une aile du Sanctuaire
Bariba Sœur Denise YAROU + Un autre. Une aile du Sanctuaire
Yorouba Père Yves AFOUDA Au 1er étage de la chapelle St Martin de Porrès
Anglais Père SALIFOU Adolphe Derrière le Sanctuaire

•11H15–12H15 Messe du Diocèse de Natitingou
•12H30–13H30 Messe du Diocèse de Djougou
•13H45–14H 45 Messe des Diocèses de Parakou et N’Dali.
•15H00–16H00 Messe du Diocèse de Kandi
•16H15–17H15 Messe pour les malades et les infirmes au Sanctuaire. Animation assurée par la Maitrise de Cotonou
•17H30–18H30 CHEMIN DE CROIX pour tous les Pèlerins (Père BABATOUNDE Joseph ; AFOUDA Yves en Français, Fon, Yoruba, Bariba……)
•19H00–20H00 PROCESSION AUX FLAMBEAUX
Bénédiction de l’eau du puits et prière pour les malades, (Père Sylvestre TCHEKE)

Chapelet en Français Yoruba-fon, Bariba Abbés Joseph BABATOUNDE, Jean BADJAGOUN, Yves AFOUDA

Merci aux marguilliers de bien vouloir assurer un minimum d’ordre et de discipline pendant ces deux exercices !

Merci de laisser les religieuses former une haie autour de la statue de la Vierge pendant la procession !

•20h30–22H00 Messe par les nouveaux prêtres de l’année. Animation assurée par la Chorale des Jeunes Sainte Monique de Glazoué
•22h00–23H00 Messe du Diocèse de Porto-Novo
• 23H00–00H00 Messe du Diocèse de Cotonou

DIMANCHE 19 AOUT 2012

•0h00–01H00 Messe du Diocèse de Lokossa
•01H00–02H00 Messe pour les Nigérians Assurée par les Pères Adolphe Salifou Ibrahim - Georges OBAOGOU + Prêtres Nigérians
•02H00–03H00 Messe du Diocèse d’Abomey
•03H00–04H00 Messe pour les Ivoiriens et les Nigériens Père Yves AFOUDA

N.B : « Pour les messes diocésaines, merci de ne pas faire plus d’une heure pour permettre au groupe suivant de commencer à l’heure ! »

•04H00–05H30 Exposition du Saint-Sacrement par l’Abbé AFOUNANA Marius (Diacre).

Tours d’adoration du Saint-Sacrement pour les pèlerins

•04H00–04H30 Légion de Marie + Associations Montligeon + ACF et autres …
•04H30–05H00 Renouveau Charismatique
•05H00–05H30 Office du matin – Laudes (Père Cyriaque OKOUMASSOUN)
•05H30–06H00 Chapelet
•06H00–07H00 Messe des prêtres confesseurs (Père Rocq GOUDJANOU) Animation : Chorale Hanyé de Paouignan

• 07 H00 – 08H00 : Dévotions libres

• 08 H00 – 08H30 : Préparation de l’autel

• 09 H00 : Habillement des concélébrants – Procession (calvaire) - Chapelet pendant la procession dirigé par le Recteur.

• 09h 30 : Grand-Messe présidée par Son Éminence Cardinal Adrien SARR, Archevêque de Dakar (Sénégal)

Déroulement de la grand-messe.

PROGRAMME DU DEROULEMENT DE LA MESSE DU 19 AOÛT 2012 A DASSA

DIMANCHE 19 AOUT 2012

Messe : La Vierge Marie, MERE DE LA RECONCILIATION.

PROGRAMME DU DEROULEMENT DE LA MESSE

Procession d’entrée : Yoruba (Union)

Entrée : Hanyé

Kyrie : Maitrise de Cotonou

Gloria : Maitrise de Cotonou

1ère Lecture : Lecture du livre d’Isaïe 57, 14 – 21

Psaume : 71 (72)

Refrain : Voici venir des jours de justice et de paix

2e Lecture : 2 Corinthiens 5, 17-21

Acclamation : (Aluwassio)

Ta croix est le signe de l’alliance que Dieu établit entre lui et tous les hommes sur la terre.

Evangile : Jean 19, 25-27

Homélie

Credo : Maitrise de Cotonou

P.U. Bariba

1ère Quête : Hanyé

Procession des offrandes : Bariba

Offertoire : Lokpa

Sanctus : Maitrise de Cotonou

Anamnèse : Maitrise de Cotonou

Pater : à chanter en Latin « Pater Noster »

Agnus Dei : Maitrise de Cotonou

Communion :

1/ Yoruba

2/ Lokpa

3/ Aluwassio

Action de grâce : Yoruba

2ème quête : Yoruba

Bénédiction des malades : Maitrise de Cotonou

Sortie : Hanyé

Bon pèlerinage à tous !

6 NOUVEAUX PRÊTRES POUR LE CLERGE DE PORTO-NOVO.

Son Excellence Mgr René-Marie EHOUZOU, évêque de Porto-Novo, en communion avec son presbyterium et avec l’Eglise Famille de Porto-Novo,

a la joie de vous annoncer que la fête diocésaine a lieu le 15 août 2012.

A cette occasion seront ordonnés prêtres de Jésus-Christ les abbés :

Albert Djidenou GBETCHOEVI

Camille Eustache HOUESSOU

Charlemagne Oyetounde ABIALA

Eric Roland Sourou AKOTEGNON

Jos-Peter Spero Biowa AHOUMENOU

Justin Olaleye OSSE

Les ordinations auront lieu à la cathédrale Notre Dame de l’Immaculée Conception au cours d’une grand-messe.

{{COMMENT RECITER LE CHAPELET ?}}

Bientôt va commencer le Mois du Rosaire pour toute l’Eglise et donc pour tous les chrétiens catholiques. Le mois du Rosaire, c’est traditionnellement le mois d’octobre.

COMMENT RECITER LE CHAPELET ?

-* Signe de la Croix : Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen

-* Symbole des Apôtres (qu’on dit sur le crucifix)

Je crois en Dieu, le Père tout puissant, Créateur du ciel et de la terre, et en Jésus Christ son Fils unique Notre Seigneur, qui a été conçu du Saint Esprit, est né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers, le troisième jour, est ressuscité des morts, est monté aux cieux, est assis à la droite du Père d’où Il viendra juger les vivants et les morts.

R : Je crois au Saint Esprit, à la Sainte Église Catholique, à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection des morts et à la vie éternelle. Amen.

-* Notre Père (qu’on dit sur le gros grain qui suit le crucifix)

Notre Père, qui es au cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. R : Donne-nous aujourd’hui, notre pain de ce jour et pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du mal. Amen.

-* Trois Je vous salue Marie (qu’on dit sur les trois grains qui suivent)

Je vous salue Marie, pleine de grâce ! Le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles est béni. R : Sainte Marie, Mère de Dieu, prie pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

-* Gloire soit au Père (qu’on dit sur le gros grain qui suit)

Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit. R : Au Dieu qui est, qui était et qui vient pour les siècles des siècles. Amen. ou R : Comme il était au commencement, maintenant et toujours, pour les siècles des siècles. Amen.

  • - Les 20 mystères du Rosaire

Le rosaire en son entier se compose depuis le 16 octobre 2002 : de 20 dizaines de "Je vous Salue Marie" ( cf : Lettre apostolique "Rosarium Virginis Mariae" du Pape Jean-Paul II ). Il est coutume de réciter le chapelet qui consiste en cinq dizaines.

- Chaque dizaine sera dédiée en l’honneur d’un mystère de la vie de Notre Seigneur ou de celle de sa Sainte Mère. Il est recommandé qu’on médite sur le mystère annoncé, en demandant d’obtenir la grâce du fruit de ce mystère.

- Les méditations portent sur les mystères

  1. joyeux,
  2. lumineux,
  3. douloureux
  4. ou glorieux,

- Le chapelet de coutume est médité en fonction du jour de la semaine :
- mystères joyeux les lundi et samedi,
- mystères lumineux le jeudi,
- mystères douloureux les mardi et vendredi,
- mystères glorieux les mercredi et dimanche.

Voici comment réciter chaque dizaine :

{{COMMENT RECITER LE CHAPELET ?}} Suite

1. Annoncer le mystère et méditer sur ce mystère au cours de la récitation de la dizaine.

Mystères Fruit suggéré
-* Joyeux : lundi et samedi
1er : Annonciation de l’Ange à Marie Conformité à la Volonté De Dieu, Humilité
2e : Visitation de Marie à sa cousine Elisabeth Charité, œuvres de miséricorde temporelle
3e : Naissance de Jésus Joie, paix, détachement des biens matériels
4e : Présentation de Jésus au temple Esprit de sacrifice, obéissance
5e : Recouvrement de Jésus au temple Ferveur, réponse à l’appel de Dieu
-* Lumineux : jeudi
1er : Le Baptême au Jourdain Miséricorde, mission, vocation
2e : Le début des signes à Cana Intercession de Marie
3e : La prédication Écoute de la parole de Dieu, conversion
4e : La Transfiguration Contemplation, prière, union à Dieu
5e : L’institution de l’Eucharistie Adoration eucharistique et action de grâce
-* Douloureux : mardi et vendredi
1er : Agonie de Jésus au jardin des oliviers Repentir et résignation à la volonté de Dieu
2e : Flagellation de Jésus Mortification
3e : Couronnement d’épines Courage
4e : Portement de la croix Patience dans les épreuves
5e : Crucifiement et mort de Jésus sur la croix Persévérance et pardonner à ses ennemis
-* Glorieux : mercredi et dimanche
1er : Résurrection de Jésus Foi
2e : Ascension de Jésus Espérance
3e : Descente du Saint Esprit sur les apôtres Dons du Saint Esprit
4e : Assomption de la Sainte Vierge Marie Bonne mort et union avec Jésus
5e : Couronnement de la Sainte Vierge au ciel Dévotion envers Marie

- 2. Réciter le "Notre Père" sur le gros grain qui précède chaque dizaine.

- 3. Réciter un "Je vous salue Marie" sur chacun des grains de la dizaine.

- 4. Réciter un "Gloire soit au Père" puis un "Ô mon Jésus..." (prière de Fatima) sur le gros grain.

Ô, mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer et conduisez au ciel toutes les âmes, spécialement celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

- 5. Commencer la dizaine suivante en annonçant le mystère suivant et en récitant le "Notre Père" sur le même gros grain. (continuer en répétant les étapes 3, 4 et 5 jusqu’à ce que soit terminée la récitation d’au moins cinq dizaines.)

-* Prières finales

Salut au Reine (Salve Regina)

Salut, ô Reine, Mère de Miséricorde, notre vie, notre douceur, notre espérance, salut ! Enfants d’Ève, malheureux exilés, nous élevons nos cris vers toi, nous soupirons vers toi, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes. Nous t’en supplions, tourne vers nous ton regard miséricordieux, et, après cet exil, montre-nous Jésus, le fruit béni de tes entrailles. Ô clémente, ô charitable, ô douce Vierge Marie.

Prie pour nous, Sainte Mère de Dieu, R : afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus Christ.

Ô Dieu, dont le Fils unique Ô Dieu dont le Fils unique, par sa vie, sa mort et sa résurrection, a racheté pour nous la récompense de la vie éternelle, accorde-nous, nous t’en supplions, qu’après avoir médité sur ces mystères du très saint rosaire de la bienheureuse Vierge Marie, nous puissions imiter ce qu’ils contiennent et obtenir ce qu’ils promettent, par le même Jésus Christ Notre Seigneur. Amen.

Que Dieu se hâte de nous secourir, R : et que les âmes des fidèles défunts reposent en paix par la miséricorde de Dieu. Amen.

Prière à saint Michel

Saint Michel Archange, défendez nous dans le combat. Soyez notre protecteur contre la méchanceté et les embûches du démon. Que Dieu lui commande, nous vous en supplions. Et vous, Prince de la milice céleste, par le pouvoir divin qui vous a été confié, précipitez au fond des enfers Satan et les autres esprits mauvais qui parcourent le monde pour la perte des âmes. Amen.

Invocations

Sacré Cœur de Jésus R:J’ai confiance en vous

Cœur Immaculé de Marie R:Priez pour nous

Saint Joseph R:Priez pour nous

(Bref moment de silence)

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen

HOMELIE DU CARDINAL ADRIEN SARR : DASSA 2012

Sous le regard de Marie commence la réconciliation

Sous le regard de Marie, commence la réconciliation

Bénit soit Yhwh (Yahvé), le Dieu d’Israël qui seul a fait des merveilles ; bénit soit à jamais son nom de gloire, toute la terre soit remplie de sa gloire ! ‘’Amen’’ (Ps 72 (71), 18-19) ! J’implore les mots du psalmiste pour rendre grâce à Dieu qui m’a permis de me retrouver parmi vous, à l’invitation de son excellence Mgr Antoine Ganyé, Archevêque de Cotonou, Administrateur apostolique de Dassa, président de la Conférence épiscopale du Bénin, au pied de Marie, à l’occasion de ce pèlerinage.

Je voudrais vous dire, la profonde communion de prière et les joyeuses salutations de l’église sœur du Sénégal. En continuité avec la deuxième Assemblée spéciale pour l’Afrique du Synode des évêques qui avait pour thème : « l’Eglise en Afrique au service de la réconciliation, de la justice et de la paix- vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumièr

POUR MIEUX CONNAITRE SAINT AUGUSTIN.

Le cardinal Scola, archevêque de Milan, célèbrera l’eucharistie dans la basilique Saint-Pierre-au-Ciel-d’Or (San Pietro in Ciel d’Oro) à Pavie, en Italie, sur la tombe de saint Augustin, le 28 août 2012, en la mémoire liturgique du saint (cf. Zenit du 24 août 2012).

A cette occasion, le cardinal Angelo Scola livre une réflexion sur la figure du grand docteur de l’Eglise, dans un entretien avec l’Ordre de saint Augustin.

Eminence, qui est saint Augustin pour vous ?

Un génie de l’humanité et un grand saint, c’est-à-dire un homme pleinement accompli. J’ai été impressionné, à ce sujet, par une affirmation de Jacques Maritain que je cite régulièrement aux jeunes, qui sont si souvent obsédés par le problème du succès et de la réalisation de soi : « Il n’existe de personnalité vraiment parfaite que chez les saints. Mais comment cela ? Les saints se sont-ils préoccupés de développer leur personnalité ? Non. Ils l’ont trouvée sans la chercher, parce qu’ils ne la cherchaient pas, mais Dieu seulement » (J. Maritain).

L’archevêque de Milan se rend sur la tombe de saint Augustin pour y célébrer l’Eucharistie : cette démarche renouvelle le lien particulier entre Ambroise et Augustin. Que peuvent-ils nous dire encore aujourd’hui ?

Card. Angelo Scola – Ambroise et Augustin ont traversé des décennies troublées entre « l’antique », représenté par l’empire romain désormais exténué et en marche vers un déclin inexorable, et le « nouveau » qui s’annonçait à l’horizon, mais dont on ne voyait pas encore nettement les contours. Ils furent immergés dans une société à bien des égards semblable à la nôtre, secouée par des changements continuels et radicaux, sous la pression de peuples étrangers et serrée dans l’étau de la dépression économique due aux guerres et aux famines.

Dans de telles conditions, malgré la diversité profonde de leur histoire et de leur tempérament, Ambroise et Augustin furent des annonciateurs indomptables de l’avènement du Christ pour tout homme, dans l’humble certitude que la proposition chrétienne, lorsqu’elle est librement assumée, est une ressource précieuse pour la construction du bien commun.

Ils furent de vaillants défenseurs de la vérité, sans se préoccuper des risques et des difficultés que cela comporte, en ayant conscience que la foi ne mortifie pas la raison, mais l’achève ; et que la morale chrétienne perfectionne la morale naturelle, sans la contredire, en en favorisant la pratique. Si nous empruntons des expressions du débat contemporain, nous pourrions les définir comme deux paladins de la dimension publique de la foi et d’un sain concept de laïcité.

Quel enseignement peut-on tirer de l’expérience humaine et spirituelle de saint Augustin pour l’Année de la foi ?

Dans une de ses audiences générales consacrées à saint Augustin, Benoît XVI le cite : « Mais si le monde vieillit, le Christ est éternellement jeune. D’où l’invitation : "Ne refuse pas de rajeunir uni au Christ, qui te dit : Ne crains rien, ta jeunesse se renouvellera comme celle de l’aigle" (Serm. 81, 8) » (Benoît XVI, audience générale du 16 janvier 2008). Augustin est un témoin formidable du Christ qui est contemporain à tout homme, et d’un profond accord entre la foi et la vie.

En quoi la pensée et l’aventure humaine de saint Augustin sont-elles d’une actualité toujours nouvelle ?

C’est l’inquietum cor dont il nous parle au début des Confessions. Sa recherche inlassable, qui a fasciné les hommes de tous les temps, est particulièrement précieuse aujourd’hui pour nous qui sommes immergés – et souvent submergés – dans les tourments de ce début de troisième millénaire. Une recherche qui ne s’arrête pas à la dimension horizontale, même si celle-ci est infinie ; mais qui pénètre dans la dimension verticale. C’est le même Augustin qui en décrit la portée quand il affirme, dans un passage des Soliloques : « Je viens de prier Dieu. — Que veux-tu donc savoir ? — Tout ce que j’ai demandé. — Résume-le en peu de mots. — Je désire connaître Dieu et l’âme. — Ne désires-tu rien de plus ? — Rien absolument. » (Augustin, Soliloques I, 2, 7).

Source : Zenit

LA VERITE EST VERITE...

Catéchèse de Benoît XVI sur la prière chez saint Jean-Baptiste

Le pape a poursuivi ses catéchèses sur la prière, ce 29 août 2012, à Castelgandolfo, en la mémoire liturgique du martyre de saint Jean-Baptiste, pour lequel l’Eglise a une « vénération ancienne et profonde », rappelle Benoît XVI.

Pas de compromis possible.

Pour le pape, célébrer le martyre de saint Jean-Baptiste rappelle aux « chrétiens d’aujourd’hui », qu’on « ne peut pas s’abaisser à des compromis avec l’amour du Christ, avec sa parole, avec la vérité ».

« La vérité est vérité, il n’y a pas de compromis possible », insiste-t-il.

C’est pourquoi la vie chrétienne « exige le « martyre » de la fidélité quotidienne à l’évangile, c’est-à-dire le courage de laisser le Christ grandir en nous afin qu’il puisse orienter nos pensées et nos actions », estime Benoît XVI.

Jean le Baptiste en est un exemple : par « amour de la vérité », il « ne s’est pas abaissé en se compromettant » et « il n’a pas eu peur d’adresser des paroles fortes à celui qui s’était éloigné des voies de Dieu ».

Jean-Baptiste témoigne « par son sang » de sa fidélité à Dieu, « sans céder ni reculer, en accomplissant jusqu’au bout sa mission », ajoute le pape : « il n’a pas tu la vérité et c’est ainsi qu’il est mort pour le Christ qui est la Vérité ».

Benoît XVI décrit saint Jean-Baptiste comme une « force passionnée », une « résistance contre les puissants », qui peut aider les croyants à « toujours préserver le primat de Dieu dans [leur] vie ».

« Mais d’où vient cette vie, cette intériorité si forte, si droite, si cohérente, dépensée si totalement pour Dieu et pour préparer un chemin à Jésus ? », se demande le pape

La prière, force pour témoigner

Pour Benoît XVI, sa force lui vient « de son rapport avec Dieu, de la prière, qui est le fil conducteur de toute son existence ». En effet, le témoignage du croyant envers la vérité ne peut se réaliser « que si sa relation à Dieu est solide ».

En ce sens, affirme le pape, « la prière n’est pas du temps perdu », et « elle ne vole pas de la place à nos activités, pas même à nos activités apostoliques ».

Au contraire, celui qui a « une vie de prière fidèle, constante, confiante », reçoit de Dieu « la capacité et la force de mener une vie heureuse et sereine, pour surmonter les difficultés et lui rendre courageusement témoignage ».

« Toute l’existence du précurseur de Jésus est alimentée par ce rapport à Dieu », fait observer le pape : dès avant sa naissance, il est « le don divin longtemps invoqué par ses parents », Zacharie et Elisabeth.

En outre, l’annonce de cette naissance se produit « justement dans le lieu de la prière, dans le temple de Jérusalem », et la naissance du prophète est « marquée par la prière : le chant de joie, de louange et d’action de grâces que Zacharie élève vers le Seigneur », chanté « tous les matins aux laudes, le « Benedictus » », poursuit Benoît XVI.

Enfin, Jean-Baptiste approfondit sa relation à Dieu « dans des régions désertes », qui sont « le lieu de la tentation, mais aussi le lieu où l’homme sent sa pauvreté parce qu’il est privé de soutiens et de sécurités matérielles, et il comprend que l’unique point de référence solide qui lui reste est Dieu lui-même ».

Source : Zenit

MESSAGE DE MGR EHOUZOU A L’OCCASION DE LA FETE DE LA CROIX GLORIEUSE.

LETTRE DE MONSEIGNEUR RENE-MARIE EHOUZOU

AUX PRETRES, RELIGIEUX, RELIGIEUSES

ET AUX FIDELES LAICS DU DIOCESE DE PORTO-NOVO.

Chers confrères dans le sacerdoce,

Chers religieux et religieuses,

Fils et filles bien-aimés de Dieu

Du fond de mon lit de malade admis à l’hôpital San Giovanni Rotondo (Italie) depuis fin juillet, je n’ai jamais cessé de mêler mes douleurs à celles du Christ notre Sauveur en les offrant pour la sanctification de tous les fils et filles de notre famille diocésaine et de manière spéciale, pour celle des âmes consacrées.

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Durant ces longues semaines de souffrances physiques et psychologiques, de découragement parfois mais d’espérance toujours renouvelée, le Seigneur m’a donné la grâce de mieux contempler sa Croix Glorieuse qui nous a valu le salut et que nous célébrons en ce jour. « Que notre seule fierté soit la croix de notre Seigneur Jésus Christ. » dit l’antienne d’ouverture de la messe de ce jour.

Puissions-nous mieux intégrer ces mots chargés de sens à notre vie chrétienne de tous les jours, portant, à la suite du Rédempteur, nos croix quotidiennes.

En ce qui concerne mon état de santé, grâce aux soins du personnel soignant que je remercie au passage, je vais mieux même si je dois encore patienter avant de recouvrer toutes mes forces. Je sais que nuit et jour, vous priez pour ma guérison ; je vous en remercie profondément en vous demandant de redoubler d’intercession à mon intention pour que le Seigneur me trouve toujours digne de communier à sa passion pour avoir part à sa gloire.

Bonne fête diocésaine des pauvres,

Dans la joie de nous retrouver bientôt par la grâce de Dieu,

je vous accorde ma bénédiction paternelle.

San Giovanni Rotondo, le 14 septembre 2012, en la Fête de l’Exaltation de la Croix Glorieuse.

Son Excellence Monseigneur René-Marie EHOUZOU,

Evêque de Porto-Novo.

NOTRE DAME DES DOULEURS

Le martyre de la Vierge Marie

Le martyre de la Vierge nous est transmis tant dans la prophétie de Siméon que dans le récit de la Passion du Seigneur. « Cet enfant est là, dit de l’enfant Jésus le saint vieillard, comme un signe de contradiction, et toi-même, il parle maintenant à Marie, un glaive transpercera ton âme. » Mère bénie, il est bien vrai qu’un glaive a transpercé ton âme.

D’ailleurs ce n’était qu’en la transperçant qu’il a pu pénétrer dans la chair de ton Fils. Après que ton Jésus eût rendu l’esprit, la cruelle lance qui lui a ouvert le côté n’a évidemment pas pu atteindre son âme ; mais la tienne, elle l’a bien transpercée. Son âme en effet n’était plus là, mais la tienne ne pouvait pas s’en arracher. Ne soyez pas étonnés, frères, si on dit que Marie est martyre en son âme. Celui qui s’en étonne oublie - il l’a entendu - que Paul compte parmi les plus grands crimes des païens le manque d’affection. Ce fut loin d’en être ainsi pour le coeur de Marie. Que ce soit loin d’en être ainsi pour ses petits serviteurs.

Saint Bernard, Sermon des Douze étoiles, §14

HOMELIE DE BENOIT XVI A LA MESSE D’OUVERTURE DU SYNODE

l’Eglise célèbre les 50 ans du concile Vatican II. Et commemce l’année de la foi. Voici l’homélie prononcée par le pape Benoit XVI le 07 octobre à la messe d4ouvertur de l4année de la foi.

Vénérés Frères,

Chers frères et sœurs,

Avec cette concélébration solennelle, nous inaugurons la XIII° Assemblée générale ordinaire du Synode des Évêques, qui a pour thème : La nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne. Ce thème répond à une orientation programmatique pour la vie de l’Église, de tous ses membres, des familles, des communautés, et de ses institutions. Et cette perspective est renforcée par la coïncidence avec le début de l’Année de la foi, qui aura lieu jeudi prochain, 11 octobre, à l’occasion du 50° anniversaire de l’ouverture du Concile Œcuménique Vatican II. Je vous adresse ma cordiale et reconnaissante bienvenue à vous, qui êtes venus former cette Assemblée synodale, particulièrement au Secrétaire Général du Synode des Évêques et à ses collaborateurs. J’étends mon salut aux Délégués fraternels des autres Églises et Communautés ecclésiales et à tous ceux qui sont ici présents, en les invitant à accompagner par la prière quotidienne les travaux qui se dérouleront dans les trois prochaines semaines.

Les lectures bibliques qui forment la Liturgie de la Parole de ce dimanche nous offrent deux principaux points de réflexion : le premier sur le mariage, que j’aimerais aborder plus loin ; le second sur Jésus Christ, que je reprends immédiatement. Nous n’avons pas le temps pour commenter le passage de la Lettre aux Hébreux, mais au début de cette Assemblée synodale, nous devons accueillir l’invitation à fixer le regard sur le Seigneur Jésus, « couronné de gloire et d’honneur à cause de sa Passion et de sa mort » (He 2, 9). La Parole de Dieu nous place devant le Crucifié glorieux, de sorte que toute notre vie, et particulièrement les travaux de cette Assise synodale, se déroulent en sa présence et dans la lumière de son mystère. L’évangélisation, en tout temps et en tout lieu, a toujours comme point central et d’arrivée Jésus, le Christ, le Fils de Dieu (cf. Mc 1, 1) ; et le Crucifié est le signe distinctif par excellence de celui qui annonce l’Évangile : signe d’amour et de paix, appel à la conversion et à la réconciliation. Nous, les premiers, vénérés Frères, gardons le regard du cœur tourné vers Lui et laissons-nous purifier par sa grâce.

Maintenant, je voudrais réfléchir brièvement sur la « nouvelle évangélisation », en la mettant en rapport avec l’évangélisation ordinaire et avec la mission ad gentes. L’Église existe pour évangéliser. Fidèles au commandement du Seigneur Jésus Christ, ses disciples sont allés dans le monde entier pour annoncer la Bonne Nouvelle, en fondant partout les communautés chrétiennes. Avec le temps, elles sont devenues des Églises bien organisées avec de nombreux fidèles. À des périodes historiques déterminées, la divine Providence a suscité un dynamisme renouvelé de l’activité évangélisatrice de l’Église. Il suffit de penser à l’évangélisation des peuples anglo-saxons et des peuples slaves, ou à la transmission de l’Évangile sur le continent américain, et ensuite aux époques missionnaires vers les populations de l’Afrique, de l’Asie et de l’Océanie.

Sur cet arrière-plan dynamique, il me plaît aussi de regarder les deux figures lumineuses que je viens de proclamer Docteurs de l’Église : Saint Jean d’Avila et Sainte Hildegarde de Bingen. Dans notre temps, l’Esprit Saint a aussi suscité dans l’Église un nouvel élan pour annoncer la Bonne Nouvelle, un dynamisme spirituel et pastoral qui a trouvé son expression la plus universelle et son impulsion la plus autorisée dans le Concile Vatican II. Ce nouveau dynamisme de l’évangélisation produit une influence bénéfique sur deux « branches » spécifiques qui se développent à partir d’elle, à savoir, d’une part, la missio ad gentes, c’est-à- dire l’annonce de l’Évangile à ceux qui ne connaissent pas encore Jésus Christ et son message de salut ; et, d’autre part, la nouvelle évangélisation, orientée principalement vers les personnes qui, tout en étant baptisées, se sont éloignées de l’Église, et vivent sans se référer à la pratique chrétienne. L’Assemblée synodale qui s’ouvre aujourd’hui est consacrée à cette nouvelle évangélisation, pour favoriser chez ces personnes, une nouvelle rencontre avec le Seigneur, qui seul remplit l’existence de sens profond et de paix ; pour favoriser la redécouverte de la foi, source de grâce qui apporte la joie et l’espérance dans la vie personnelle, familiale et sociale. Évidemment, cette orientation particulière ne doit diminuer ni l’élan missionnaire au sens propre, ni l’activité ordinaire d’évangélisation dans nos communautés chrétiennes. En effet, les trois aspects de l’unique réalité de l’évangélisation se complètent et se fécondent réciproquement.

Le thème du mariage, qui nous est proposé par l’Évangile et la première Lecture, mérite à ce propos une attention spéciale. On peut résumer le message de la Parole de Dieu dans l’expression contenue dans le Livre de la Genèse et reprise par Jésus lui-même : « à cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux ne feront qu’une seule chair » (Gn 2, 24 ; Mc 10, 7-8). Qu’est-ce que cette Parole nous dit aujourd’hui ?

Il me semble qu’elle nous invite à être plus conscients d’une réalité déjà connue mais peut-être pas valorisée pleinement : c’est-à-dire que le mariage en lui-même est un Évangile, une Bonne Nouvelle pour le monde d’aujourd’hui, particulièrement pour le monde déchristianisé. L’union de l’homme et de la femme, le fait de devenir « une seule chair » dans la charité, dans l’amour fécond et indissoluble, est un signe qui parle de Dieu avec force, avec une éloquence devenue plus grande de nos jours, car, malheureusement, pour diverses raisons, le mariage traverse une crise profonde justement dans les régions d’ancienne évangélisation. Et ce n’est pas un hasard. Le mariage est lié à la foi, non pas dans un sens générique. Le mariage, comme union d’amour fidèle et indissoluble, se fonde sur la grâce qui vient de Dieu, Un et Trine, qui, dans le Christ, nous a aimés d’un amour fidèle jusqu’à la Croix. Aujourd’hui, nous sommes en mesure de saisir toute la vérité de cette affirmation, en contraste avec la douloureuse réalité de beaucoup de mariages qui malheureusement finissent mal. Il y a une correspondance évidente entre la crise de la foi et la crise du mariage. Et, comme l’Église l’affirme et en témoigne depuis longtemps, le mariage est appelé à être non seulement objet, mais sujet de la nouvelle évangélisation. Cela se vérifie déjà dans de nombreuses expériences, liées à des communautés et mouvements, mais se réalise aussi de plus en plus dans le tissu des diocèses et des paroisses, comme l’a montré la récente Rencontre Mondiale des Familles.

Une des idées fondamentales de la nouvelle impulsion que le Concile Vatican II a donnée à l’évangélisation est celle de l’appel universel à la sainteté, qui, comme tel, concerne tous les chrétiens (cf. Const. Lumen gentium, nn. 39-42). Les saints sont les vrais protagonistes de l’évangélisation dans toutes ses expressions. Ils sont aussi, d’une manière particulière, les pionniers et les meneurs de la nouvelle évangélisation : par leur intercession et par l’exemple de leur vie, attentive à la créativité de l’Esprit Saint, ils montrent aux personnes indifférentes et même hostiles, la beauté de l’Évangile et de la communion dans le Christ, et ils invitent les croyants tièdes, pour ainsi dire, à vivre dans la joie de la foi, de l’espérance et de la charité, à redécouvrir le « goût » de la Parole de Dieu et des Sacrements, particulièrement du Pain de vie, l’Eucharistie. Les saints et les saintes fleurissent parmi les missionnaires généreux qui annoncent la Bonne Nouvelle aux non-chrétiens, traditionnellement dans les pays de mission et actuellement en tout lieu où vivent des personnes non chrétiennes. La sainteté ne connaît pas de barrières culturelles, sociales, politiques, religieuses. Son langage – celui de l’amour et de la vérité – est compréhensible par tous les hommes de bonne volonté et les rapproche de Jésus Christ, source intarissable de vie nouvelle.

Maintenant, arrêtons-nous un instant pour admirer les deux Saints qui ont été associés aujourd’hui au noble rang des Docteurs de l’Église. Saint Jean d’Avila a vécu au XVI° siècle. Grand connaisseur des Saintes Écritures, il était doté d’un ardent esprit missionnaire. Il a su pénétrer avec une profondeur singulière les mystères de la Rédemption opérée par le Christ pour l’humanité. Homme de Dieu, il unissait la prière constante à l’action apostolique. Il s’est consacré à la prédication et au développement de la pratique des sacrements, en concentrant sa mission sur l’amélioration de la formation des candidats au sacerdoce, des religieux et des laïcs, en vue d’une réforme féconde de l’Église.

Importante figure féminine du XII° siècle, Sainte Hildegarde de Bingen a offert sa précieuse contribution pour la croissance de l’Église de son temps, en valorisant les dons reçus de Dieu et en se montrant comme une femme d’une intelligence vivace, d’une sensibilité profonde et d’une autorité spirituelle reconnue. Le Seigneur l’a dotée d’un esprit prophétique et d’une fervente capacité à discerner les signes des temps. Hildegarde a nourri un amour prononcé pour la création ; elle a pratiqué la médecine, la poésie et la musique. Et surtout, elle a toujours conservé un amour grand et fidèle pour le Christ et pour l’Église.

Le regard sur l’idéal de la vie chrétienne, exprimé dans l’appel à la sainteté, nous pousse à considérer avec humilité la fragilité de tant de chrétiens, ou plutôt leur péché – personnel et communautaire – qui représente un grand obstacle pour l’évangélisation, et à reconnaître la force de Dieu qui, dans la foi, rencontre la faiblesse humaine. Par conséquent, on ne peut pas parler de la nouvelle évangélisation sans une disposition sincère de conversion. Se laisser réconcilier avec Dieu et avec le prochain (cf. 2 Co 5, 20) est la voie royale pour la nouvelle évangélisation. C’est seulement purifiés que les chrétiens peuvent retrouver la fierté légitime de leur dignité d’enfants de Dieu, créés à son image et sauvés par le sang précieux de Jésus Christ, et peuvent expérimenter sa joie afin de la partager avec tous, avec ceux qui sont proches et avec ceux qui sont loin.

Chers frères et sœurs, confions à Dieu les travaux de l’Assise synodale, dans le vif sentiment de la communion des Saints, en invoquant particulièrement l’intercession des grands évangélisateurs, au nombre desquels nous voulons compter le Bienheureux Jean-Paul II, dont le long pontificat a été aussi un exemple de nouvelle évangélisation. Nous nous mettons sous la protection de la Bienheureuse Vierge Marie, Etoile de la nouvelle évangélisation. Avec elle, invoquons une effusion spéciale de l’Esprit Saint ; que d’en-haut il illumine l’Assemblée synodale et la rende fructueuse pour la marche de l’Église.

COMPTE RENDU DU CONGRES DES CATECHISTES : 3ème GROUPE

INTRODUCTION

Du Vendredi 07 au Dimanche 09 Septembre 2012, s’est tenu au Centre Pastoral Saint Charles Lwanga de Ouando, le 3ème Congrès des Catéchistes du Diocèse de Porto-Novo. Ce congrès dont l’organisation a été assurée en partie par le Père Romain AHOLOU, a rassemblé près de 775 participants venus de toutes les paroisses des doyennés de Porto-Novo Notre-Dame, Djèrègbé, Ekpè et autres. Compte tenu de cet effectif qui dépasse toutes les prévisions faites et donc du travail d’organisation énorme que cela demande, il était impérieux de faire appel à d’autres personnes de bonnes volonté, notamment des Séminaristes en vue d’un meilleur encadrement.

ACTIVITES MENEES

- Vendredi 07/09/2012

Après rassemblement à 14H00, un comité d’accueil mis en place pour la réception et l’installation des différents participants, s’est occupé à part les tâches susmentionnées, de leur inscription et de leur identification à travers les badges.

Le congrès a été officiellement lancé par l’adoration du Saint Sacrement suivie de la messe d’ouverture concélébrée par les Révérends Pères Romain AHOLOU et Michel AHODANTIN. Après la messe, l’Aumônier a eu un entretien avec les Catéchistes sur la synthèse des questionnaires relatifs à la restitution de l’Exhortation Apostolique Post Synodale « Africae Munus » pendant lequel, un accent particulier a été mis sur la discipline, particulièrement sur l’utilisation abusive et incontrôlée des téléphones cellulaires ainsi que les dispositions nécessaires relatives à l’enseignement du catéchisme. L’Abbé Yves OLUROUKO de la paroisse d’Ikpéjilè, a traduit ledit entretien en Yoruba.

Enfin, la lecture minutieuse du programme quotidien qui sera exécuté pendant la période du Congrès a été faite pour clôturer cette journée.

- Samedi 08/09/2012

Celle-ci a débuté par la messe précédée de la récitation du chapelet. Excepté les différentes pauses (repas et repos), plusieurs activités importantes sont à noter. Il s’agit entre autres :

D’une Conférence qui a pour but d’expliquer brièvement les principes la Doctrine Sociale de l’Eglise, dirigée par deux (02) Prêtres et un (01) grand Séminariste répartis respectivement dans les groupes linguistiques Français, Yoruba, Gun et Fon.

  • En français, elle a été animée par le Père Pierre KOULODJI, Professeur de théologie morale spéciale au Séminaire Mgr PARISOT de Tchanvédji qui a montré à travers son exposé la nécessité que l’Eglise a ressenti de s’investir dans tous les domaines de la vie, pour jouer le rôle de gardienne des valeurs morales qui semblent de nos jours caduques d’une part et d’autre part qu’elle veut amener chaque chrétien à se reconnaitre citoyen, et s’impliquer activement de ce fait à tout ce qui touche au développement de la cité tout en y imprimant sa marque de chrétien catholique.
  • Des travaux en ateliers au niveau de chaque fraternité, au cours desquels les catéchistes ont répondu à deux principales questions dont les réponses, issues plus tard de la mise en commun, ont mis ces derniers face à leurs devoirs en tant qu’ hérauts de la Bonne Nouvelle.
  • D’un entretien (dans l’après-midi) de l’Aumônier avec les catéchistes sur l’utilisation des nouveaux manuels de catéchèse. Le débat d’éclaircissement qui devait être présidé par l’Evêque mais assuré au dernier moment, par l’Aumônier et le partage de l’Evangile du dimanche en fraternités, ont été les autres activités importantes de ce congrès. La soirée a été clôturée par la visualisation d’un film documentaire.

- Dimanche 09/092012 Cette journée a été marquée par la relecture et le repartage de l’Evangile du jour, suivies des appréciations des catéchistes par rapport au congrès, appréciations mises en commun et lues devant l’aumônier lors du bilan.

Aussitôt après, suivi la messe de clôture, présidée par le Vicaire Général le Père Jules DOSSAH. Les derniers rangements sans oublier le repas d’au revoir partagé dans une ambiance bon enfant marquaient la fin de ce 03è Congrès des Catéchistes. Le départ a été pris pour15h.

CONCLUSION ET SUGGESTIONS

Ce 3ème congrès dans son ensemble, a été positif et une expérience enrichissante pour nous. Néanmoins quelques points peuvent être améliorer en l’occurrence les conditions d’accueil et d’hébergement, la discipline dans les dortoirs ainsi que le respect entre frères Catéchistes quelque soit le niveau d’instruction ou l’âge, la préparation de la liturgie qui est d’une importance capitale, le suivi rigoureux des activités du programme établi, la prière sérieuse et effective au sein des fraternités, le nombre de conférences à donner en vue de mieux éclairer les Catéchistes sur l’Eglise notre Mère et sa mission évangélisatrice.

JUDE LISSAGBE,

grand séminariste de la paroisse Saint Sacrement d’Agblangandan.

QU’EST-CE QU’UN SYNODE ET COMMENT CELA SE PASSE-T-IL ?

Le lundi 08 octobre 2012 commencent les travaux du synode des évêques : c’est leur XIIIème Assemblée générale ordinaire, sur le thème de « la nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne ».

  • Nature,
  • Signification
  • But de cette assemblée des évêques.

Mais qu’est-ce qu’un synode ? Pourquoi est-il convoqué ? Qui y participent ? De quoi y discute-t-on ? Quelle est l’importance des documents produits par le synode ?

  • Comme indiqué sur le site officiel du Saint-Siège, le synode des évêques est « une institution permanente établie par le Pape Paul VI, le 15 septembre 1965, en réponse au désir exprimé par les Pères du Concile Vatican II de maintenir vivant l’esprit de collégialité engendré par l’expérience conciliaire ».
  • L’assemblée des évêques se réfère à l’antique tradition synodale de l’Eglise, mais le synode est une nouveauté du concile Vatican II, ou plutôt il est né du désir de « maintenir vivant l’esprit de collégialité engendré par l’expérience conciliaire ».

Synode est un mot grec « syn-hodos » qui signifie « réunion », « congrès ». Le synode est en effet un lieu pour que se rencontrent les évêques entre eux, autour du pape et avec lui ; celui-ci le convoque en tant qu’instrument de « consultation et de collaboration ».

C’est donc un lieu d’échange d’informations et d’expériences, en vue d’une recherche commune de solutions pastorales universellement valides.

En résumé, le synode des évêques peut se définir comme une assemblée de représentants de l’épiscopat catholique qui a le devoir d’aider le pape, de ses conseils, dans le gouvernement de l’Eglise universelle.

Devant la possibilité, soulevée par quelques hauts prélats, de créer des structures synodales susceptibles d’exercer aussi un pouvoir législatif et exécutif, Paul VI est revenu au concept de collaboration, du corps épiscopal avec le Successeur de Pierre, à la responsabilité du gouvernement de l’Eglise universelle. Il l’a fait dans son discours à la curie romaine (21 septembre 1963), dans celui d’ouverture de la seconde partie du concile (29 septembre 1963) et dans celui de clôture (4 décembre 1963).

Le 15 septembre 1965, au début de la 128èmeCongrégation générale du concile Vatican II, Mgr Pericle Felici, secrétaire général du concile, a annoncé la promulgation du Motu Proprio Apostolica sollicitudo, par lequel le synode était institué officiellement.

Un nouveau règlement du synode a été approuvé par Benoît XVI en 2006.

Les autorités compétentes ont souligné à diverses reprises que le synode a été conçu et demeure un grand organe consultatif, avec la charge de discuter sur le thème en question et de formuler des « propositions » qui sont soumises à l’attention du pape.

  • Le pape, avec ses collaborateurs et les dicastères de la curie, s’inspire du contenu des propositions, les évalue, les approfondit, après quoi il écrit et publie une « exhortation apostolique post-synodale », c’est-à-dire un document qui recueille, réélabore et propose ce qui a été retenu des propositions et les directions dans lesquelles il faudra continuer d’avancer.

Pour choisir les participants au synode, on procède par représentation. Participent au synode des évêques élus et indiqués par les différentes conférences épiscopales, c’est-à-dire des prélats d’une nation ou d’un continent.

Le pape, à son tour, nomme des cardinaux, des évêques, des religieux, des recteurs, des dirigeants de mouvements et d’associations qui prendront part au synode en qualité de pères synodaux et d’experts.

Pour le synode, qui s’est ouvert dimanche, le pape Benoît XVI a nommé 13 cardinaux, 23 évêques et archevêques, 44 experts et 49 auditeurs.

La transparence et la lecture de ce qui sera discuté sont garanties. Une ou deux fois par jour, on publiera sous forme imprimée comme on line le « Bulletin du synode des évêques » (Synodus Episcoporum Bollettino) où l’on pourra trouver les synthèses de toutes les interventions.

La première phase de la préparation du synode, selon la coutume, a vu l’élaboration des Lineamenta, un texte de base permettant de réfléchir sur le thème choisi.

Des réponses aux Lineamenta et au questionnaire l’accompagnant ont été envoyées par les Eglises, les conférences épiscopales, les dicastères de la curie romaine et l’union des supérieurs généraux, ainsi que des observations de la part d’évêques, de prêtres, de personnes consacrées, de théologiens et de fidèles laïcs.

Les différents avis sont rassemblés et synthétisés en un Instrument de travail (Instrumentum laboris). Après avoir été soumis à l’approbation du Saint-Père, le document est traduit dans les langues principales puis envoyé à tous les évêques.

Bien qu’il soit publié, l’Instrumentum laboris n’est pas une version de ce que seront les conclusions, mais un document indicatif, qui fera l’objet de discussions pendant le synode.

Source. Zenit

PORTA FIDEI

Voici la lettre apostolique en forme de Motu ProprioO PORTA FIDEI du Souverain Pontife BENOIT XVI par laquelle est promulguée L’ANNEE DE LA FOI. Dans le Motu Proprio « Porta Fidei », le pape Benoît XVI a annoncé une « Année de la foi » qui débute le 11 octobre 2012, à l’occasion du 50ème anniversaire de l’ouverture du CONCILE VATICAN II, et se conclura en la solennité du Christ Roi, le 24 novembre 2013.

1. « La porte de la foi » (cf. Ac 14, 27) qui introduit à la vie de communion avec Dieu et permet l’entrée dans son Église est toujours ouverte pour nous. Il est possible de franchir ce seuil quand la Parole de Dieu est annoncée et que le cœur se laisse modeler par la grâce qui transforme. Traverser cette porte implique de s’engager sur un chemin qui dure toute la vie. Il commence par le baptême (cf. Rm 6, 4), par lequel nous pouvons appeler Dieu du nom de Père, et s’achève par le passage de la mort à la vie éternelle, fruit de la résurrection du Seigneur Jésus qui, par le don de l’Esprit Saint, a voulu associer à sa gloire elle-même tous ceux qui croient en lui (cf. Jn 17, 22). Professer la foi dans la Trinité – Père, Fils et Saint-Esprit – équivaut à croire en un seul Dieu qui est Amour (cf. 1 Jn 4, 8) : le Père, qui dans la plénitude des temps a envoyé son Fils pour notre salut ; Jésus-Christ, qui dans le mystère de sa mort et de sa résurrection a racheté le monde ; le Saint-Esprit, qui conduit l’Église à travers les siècles dans l’attente du retour glorieux du Seigneur.

2. Depuis le commencement de mon ministère comme Successeur de Pierre, j’ai rappelé l’exigence de redécouvrir le chemin de la foi pour mettre en lumière de façon toujours plus évidente la joie et l’enthousiasme renouvelé de la rencontre avec le Christ. Dans l’homélie de la messe pour l’inauguration de mon pontificat je disais : « L’Église dans son ensemble, et les pasteurs en son sein, doivent, comme le Christ, se mettre en route, pour conduire les hommes hors du désert, vers le lieu de la vie, vers l’amitié avec le Fils de Dieu, vers celui qui nous donne la vie, la vie en plénitude » [1]. Il arrive désormais fréquemment que les chrétiens se préoccupent davantage pour les conséquences sociales, culturelles et politiques de leur engagement, continuant à penser la foi comme un présupposé évident du vivre en commun. En effet, ce présupposé non seulement n’est plus tel mais souvent il est même nié [2]. Alors que dans le passé il était possible de reconnaître un tissu culturel unitaire, largement admis dans son renvoi aux contenus de la foi et aux valeurs inspirées par elle, aujourd’hui il ne semble plus en être ainsi dans de grands secteurs de la société, en raison d’une profonde crise de la foi qui a touché de nombreuses personnes.

3. Nous ne pouvons accepter que le sel devienne insipide et que la lumière soit tenue cachée (cf. Mt 5, 13-16). Comme la samaritaine, l’homme d’aujourd’hui peut aussi sentir de nouveau le besoin de se rendre au puits pour écouter Jésus qui invite à croire en lui et à puiser à sa source, jaillissante d’eau vive (cf. Jn 4, 14). Nous devons retrouver le goût de nous nourrir de la Parole de Dieu, transmise par l’Église de façon fidèle, et du Pain de la vie, offerts en soutien de tous ceux qui sont ses disciples (cf. Jn 6, 51). L’enseignement de Jésus, en effet, résonne encore de nos jours avec la même force : « Travaillez non pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure en vie éternelle » (Jn 6, 27). L’interrogation posée par tous ceux qui l’écoutaient est la même aussi pour nous aujourd’hui : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » (Jn 6, 28). Nous connaissons la réponse de Jésus : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qui l’a envoyé » (Jn 6, 29). Croire en Jésus Christ est donc le chemin pour pouvoir atteindre de façon définitive le salut.

4. A la lumière de tout ceci j’ai décidé de promulguer une Année de la foi. Elle commencera le 11 octobre 2012, lors du cinquantième anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II, et se terminera en la solennité de Notre Seigneur Jésus-Christ Roi de l’univers, le 24 novembre 2013. Le 11 octobre 2012, aura lieu aussi le vingtième anniversaire de la publication du Catéchisme de l’Église catholique, texte promulgué par mon Prédécesseur, le Bienheureux Pape Jean-Paul II [3], dans le but d’exposer à tous les fidèles la force et la beauté de la foi. Ce document, fruit authentique du Concile Vatican II, fut souhaité par le Synode extraordinaire des Évêques de 1985 comme instrument au service de la catéchèse [4] et fut réalisé grâce à la collaboration de tout l’épiscopat de l’Église catholique. Et j’ai précisément convoqué l’Assemblée générale du Synode des Évêques, au mois d’octobre 2012, sur le thème de La nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne. Ce sera une occasion propice pour introduire la structure ecclésiale tout entière à un temps de réflexion particulière et de redécouverte de la foi. Ce n’est pas la première fois que l’Église est appelée à célébrer une Année de la foi. Mon vénéré Prédécesseur, le Serviteur de Dieu Paul VI en avait décidée une semblable en 1967, pour faire mémoire du martyre des Apôtres Pierre et Paul à l’occasion du dix-neuvième centenaire de leur témoignage suprême. Il la pensa comme un moment solennel pour que dans toute l’Église il y eut « une profession authentique et sincère de la même foi » ; en outre, il voulut que celle-ci soit confirmée de manière « individuelle et collective, libre et consciente, intérieure et extérieure, humble et franche » [5]. Il pensait que de cette façon l’Église tout entière pourrait reprendre « une conscience plus nette de sa foi, pour la raviver, la purifier, la confirmer et la proclamer » [6]. Les grands bouleversements qui se produiront en cette Année, ont rendu encore plus évidente la nécessité d’une telle célébration. Elle s’est conclue par la Profession de foi du Peuple de Dieu [7], pour attester combien les contenus essentiels qui depuis des siècles constituent le patrimoine de tous les croyants ont besoin d’être confirmés, compris et approfondis de manière toujours nouvelle afin de donner un témoignage cohérent dans des conditions historiques différentes du passé.

5. Pour certains aspects, mon Vénéré Prédécesseur a vu cette Année comme une « conséquence et une exigence de l’après-Concile » [8], bien conscient des graves difficultés du temps, surtout en ce qui concerne la profession de la vraie foi et sa juste interprétation. J’ai considéré que faire commencer l’Année de la foi en coïncidence avec le cinquantième anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II peut être une occasion propice pour comprendre que les textes laissés en héritage par les Pères conciliaires, selon les paroles du bienheureux Jean Paul II, « ne perdent rien de leur valeur ni de leur éclat. Il est nécessaire qu’ils soient lus de manière appropriée, qu’ils soient connus et assimilés, comme des textes qualifiés et normatifs du Magistère, à l’intérieur de la Tradition de l’Église… Je sens plus que jamais le devoir d’indiquer le Concile comme la grande grâce dont l’Église a bénéficié au vingtième siècle : il nous offre une boussole fiable pour nous orienter sur le chemin du siècle qui commence » [9]. Moi aussi j’entends redire avec force tout ce que j’ai eu à dire à propos du Concile quelques mois après mon élection comme Successeur de Pierre : « Si nous le lisons et le recevons guidés par une juste herméneutique, il peut être et devenir toujours davantage une grande force pour le renouveau, toujours nécessaire, de l’Église » [10].

6. Le renouveau de l’Église passe aussi à travers le témoignage offert par la vie des croyants : par leur existence elle-même dans le monde les chrétiens sont en effet appelés à faire resplendir la Parole de vérité que le Seigneur Jésus nous a laissée. Justement le Concile, dans la Constitution dogmatique Lumen gentium affirmait : « Tandis que le Christ, ‘saint, innocent, sans tâche’ (He 7, 26), n’a pas connu le péché (cf. 2 Co 5, 21), venant seulement expier les péchés du peuple (cf. He 2, 17), l’Église, elle, qui enferme des pécheurs dans son propre sein, est donc à la fois sainte et appelée à se purifier, et poursuit constamment son effort de pénitence et de renouvellement. ‘L’Église avance dans son pèlerinage à travers les persécutions du monde et les consolations de Dieu’, annonçant la croix et la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne (cf. 1 Co 11, 26). La vertu du Seigneur ressuscité est sa force pour lui permettre de vaincre dans la patience et la charité les afflictions et les difficultés qui lui viennent à la fois du dehors et du dedans, et de révéler fidèlement au milieu du monde le mystère du Seigneur, encore enveloppé d’ombre, jusqu’au jour où, finalement, il éclatera dans la pleine lumière » [11].

Dans cette perspective, l’Année de la foi est une invitation à une conversion authentique et renouvelée au Seigneur, unique Sauveur du monde. Dans le mystère de sa mort et de sa résurrection, Dieu a révélé en plénitude l’Amour qui sauve et qui appelle les hommes à convertir leur vie par la rémission des péchés (cf. Ac 5, 31). Pour l’Apôtre Paul, cet Amour introduit l’homme à une vie nouvelle : « Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême dans la mort, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle » (Rm 6, 4). Grâce à la foi, cette vie nouvelle modèle toute l’existence humaine sur la nouveauté radicale de la résurrection. Dans la mesure de sa libre disponibilité, les pensées et les sentiments, la mentalité et le comportement de l’homme sont lentement purifiés et transformés, sur un chemin jamais complètement terminé en cette vie. La « foi opérant par la charité » (Ga 5, 6) devient un nouveau critère d’intelligence et d’action qui change toute la vie de l’homme (cf. Rm 12, 2 ; Col 3, 9-10 ; Ep 4, 20-29 ; 2 Co 5, 17).

7. « Caritas Christi urget nos » (2 Co 5, 14) : c’est l’amour du Christ qui remplit nos cœurs et nous pousse à évangéliser. Aujourd’hui comme alors, il nous envoie par les routes du monde pour proclamer son Évangile à tous les peuples de la terre (cf. Mt 28, 19). Par son amour, Jésus-Christ attire à lui les hommes de toutes générations : en tous temps il convoque l’Église lui confiant l’annonce de l’Évangile, avec un mandat qui est toujours nouveau. C’est pourquoi aujourd’hui aussi un engagement ecclésial plus convaincu en faveur d’une nouvelle évangélisation pour redécouvrir la joie de croire et retrouver l’enthousiasme de communiquer la foi est nécessaire. L’engagement missionnaire des croyants, qui ne peut jamais manquer, puise force et vigueur dans la redécouverte quotidienne de son amour. En effet, la foi grandit quand elle est vécue comme expérience d’un amour reçu et quand elle est communiquée comme expérience de grâce et de joie. Elle rend fécond, parce qu’elle élargit le cœur dans l’espérance et permet d’offrir un témoignage capable d’engendrer : en effet elle ouvre le cœur et l’esprit de tous ceux qui écoutent à accueillir l’invitation du Seigneur à adhérer à sa Parole pour devenir ses disciples. Les croyants, atteste saint Augustin, « se fortifient en croyant » [12]. Le saint Évêque d’Hippone avait de bonnes raisons pour s’exprimer de cette façon. Comme nous le savons, sa vie fut une recherche continuelle de la beauté de la foi jusqu’à ce que son cœur ne trouve le repos en Dieu [13]. Ses nombreux écrits, dans lesquels sont expliquées l’importance de croire et la vérité de la foi, demeurent jusqu’à nos jours comme un patrimoine de richesse inégalable et permettent encore à de nombreuses personnes en recherche de Dieu de trouver le juste parcours pour accéder à la « porte de la foi ».

Donc, la foi grandit et se renforce seulement en croyant ; il n’y a pas d’autre possibilité pour posséder une certitude sur sa propre vie sinon de s’abandonner, dans un crescendo continu, entre les mains d’un amour qui s’expérimente toujours plus grand parce qu’il a son origine en Dieu.

8. En cette heureuse occasion, j’entends inviter les confrères Évêques du monde entier à s’unir au Successeur de Pierre, en ce temps de grâce spirituelle que le Seigneur nous offre, pour faire mémoire du don précieux de la foi. Nous voudrons célébrer cette Année de manière digne et féconde. La réflexion sur la foi devra s’intensifier pour aider tous ceux qui croient au Christ à rendre plus consciente et à revigorer leur adhésion à l’Évangile, surtout en un moment de profond changement comme celui que l’humanité est en train de vivre. Nous aurons l’opportunité de confesser la foi dans le Seigneur ressuscité dans nos cathédrales et dans les églises du monde entier ; dans nos maisons et auprès de nos familles, pour que chacun ressente avec force l’exigence de mieux connaître et de transmettre aux générations futures la foi de toujours. Les communautés religieuses comme celles des paroisses, et toutes les réalités ecclésiales anciennes et nouvelles, trouveront la façon, en cette Année, de rendre une profession publique du Credo.

9. Nous désirons que cette Année suscite en chaque croyant l’aspiration à confesser la foi en plénitude et avec une conviction renouvelée, avec confiance et espérance. Ce sera aussi une occasion propice pour intensifier la célébration de la foi dans la liturgie, et en particulier dans l’Eucharistie, qui est « le sommet auquel tend l’action de l’Église, et en même temps la source d’où découle toute sa force » [14]. En même temps, nous souhaitons que le témoignage de vie des croyants grandisse en crédibilité. Redécouvrir les contenus de la foi professée, célébrée, vécue et priée [15], et réfléchir sur l’acte lui-même par lequel on croit, est un engagement que chaque croyant doit faire sien, surtout en cette Année.

Ce n’est pas par hasard que dans les premiers siècles les chrétiens étaient tenus d’apprendre de mémoire le Credo. Ceci leur servait de prière quotidienne pour ne pas oublier l’engagement pris par le baptême. Avec des paroles denses de signification saint Augustin le rappelle quand dans une Homélie sur la redditio symboli, la remise du Credo, il dit : « Le symbole du saint témoignage qui vous a été donné à tous ensemble et que vous avez récité aujourd’hui chacun en particulier, est l’expression de la foi de l’Église notre mère, foi établie solidement sur le fondement inébranlable, sur Jésus-Christ Notre Seigneur …On vous a donc donné à apprendre et vous avez récité ce que vous devez avoir toujours dans l’âme et dans le cœur, répéter sur votre couche, méditer sur les places publiques, ne pas oublier en prenant votre nourriture, murmurer même intérieurement durant votre sommeil » [16].

10. Je voudrais, à ce point, esquisser un parcours qui aide à comprendre de façon plus profonde non seulement les contenus de la foi, mais avec ceux-ci aussi l’acte par lequel nous décidons de nous en remettre totalement à Dieu, en pleine liberté. En effet, il existe une unité profonde entre l’acte par lequel on croit et les contenus auxquels nous donnons notre assentiment. L’Apôtre Paul permet d’entrer à l’intérieur de cette réalité quand il écrit : « La foi du cœur obtient la justice, et la confession des lèvres le salut » (Rm, 10, 10). Le cœur indique que le premier acte par lequel on vient à la foi est don de Dieu et action de la grâce qui agit et transforme la personne jusqu’au plus profond d’elle-même.

L’exemple de Lydie est tout à fait éloquent à ce sujet. Saint Luc raconte que Paul, alors qu’il se trouvait à Philippes, alla un samedi annoncer l’Évangile à quelques femmes ; parmi elles, se trouvait Lydie et « le Seigneur lui ouvrit le cœur, de sorte qu’elle s’attacha aux paroles de Paul » (Ac 16, 14). Le sens renfermé dans l’expression est important. Saint Luc enseigne que la connaissance des contenus à croire n’est pas suffisante si ensuite le cœur, authentique sanctuaire de la personne, n’est pas ouvert par la grâce qui permet d’avoir des yeux pour regarder en profondeur et comprendre que ce qui a été annoncé est la Parole de Dieu.

Professer par la bouche, à son tour, indique que la foi implique un témoignage et un engagement publics. Le chrétien ne peut jamais penser que croire est un fait privé. La foi, c’est décider d’être avec le Seigneur pour vivre avec lui. Et ce « être avec lui » introduit à la compréhension des raisons pour lesquelles on croit. La foi, parce qu’elle est vraiment un acte de la liberté, exige aussi la responsabilité sociale de ce qui est cru. L’Église au jour de la Pentecôte montre avec toute évidence cette dimension publique du croire et du fait d’annoncer sans crainte sa propre foi à toute personne. C’est le don de l’Esprit Saint qui habilite à la mission et fortifie notre témoignage, le rendant franc et courageux.

La profession de la foi elle-même est un acte personnel et en même temps communautaire. En effet, c’est l’Église le premier sujet de la foi. Dans la foi de la communauté chrétienne chacun reçoit le baptême, signe efficace de l’entrée dans le peuple des croyants pour obtenir le salut. Comme atteste le Catéchisme de l’Église catholique : « ‘Je crois’ ; c’est la foi de l’Église professée personnellement par chaque croyant, principalement lors du Baptême. ‘Nous croyons’ : c’est la foi de l’Église confessée par les Évêques assemblés en Concile ou, plus généralement, par l’assemblée liturgique des croyants. ‘Je crois’ : c’est aussi l’Église, notre Mère, qui répond à Dieu par sa foi et qui nous apprend à dire : ‘Je crois’, ‘Nous croyons’ » [17].

Comme on peut l’observer, la connaissance des contenus de foi est essentielle pour donner son propre assentiment, c’est-à-dire pour adhérer pleinement avec l’intelligence et la volonté à tout ce qui est proposé par l’Église. La connaissance de la foi introduit à la totalité du mystère salvifique révélé par Dieu. L’assentiment qui est prêté implique donc que, quand on croit, on accepte librement tout le mystère de la foi, parce que Dieu lui-même qui se révèle et permet de connaître son mystère d’amour, est garant de sa vérité [18].

D’autre part, nous ne pouvons pas oublier que dans notre contexte culturel de nombreuses personnes, bien que ne reconnaissant pas en soi le don de la foi, sont quand même dans une recherche sincère du sens ultime et de la vérité définitive sur leur existence et sur le monde. Cette recherche est un authentique « préambule » à la foi, parce qu’elle met en mouvement les personnes sur le chemin qui conduit au mystère de Dieu. La raison de l’homme elle-même, en effet, porte innée l’exigence de « ce qui a de la valeur et demeure toujours » [19]. Cette exigence constitue une invitation permanente, inscrite de façon indélébile dans le cœur humain, à se mettre en chemin pour trouver Celui que nous ne chercherions pas s’il n’était pas déjà venu à notre rencontre [20]. La foi nous invite justement à cette rencontre et nous y ouvre pleinement.

11. Pour accéder à une connaissance systématique des contenus de la foi, tous peuvent trouver dans le Catéchisme de l’Église catholique une aide précieuse et indispensable. Il constitue un des fruits les plus importants du Concile Vatican II. Dans la Constitution apostolique Fidei depositum signée, et ce n’est pas par hasard, à l’occasion du trentième anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II, le Bienheureux Jean-Paul II écrivait : « Ce Catéchisme apportera une contribution très importante à l’œuvre de renouveau de toute la vie ecclésiale… Je le reconnais comme un instrument valable et autorisé au service de la communion ecclésiale et comme une norme sûre pour l’enseignement de la foi » [21].

C’est justement sur cet horizon que l’Année de la foi devra exprimer un engagement général pour la redécouverte et l’étude des contenus fondamentaux de la foi qui trouvent dans le Catéchisme de l’Église catholique leur synthèse systématique et organique. Ici, en effet, émerge la richesse d’enseignement que l’Église a accueilli, gardé et offert au cours de ses deux mille ans d’histoire. De la sainte Écriture aux Pères de l’Église, des Maîtres de théologie aux Saints qui ont traversé les siècles, le Catéchisme offre une mémoire permanente des nombreuses façons dans lesquelles l’Église a médité sur la foi et produit un progrès dans la doctrine pour donner certitude aux croyants dans leur vie de foi.

Dans sa structure elle-même, le Catéchisme de l’Église catholique présente le développement de la foi jusqu’à toucher les grands thèmes de la vie quotidienne. Page après page on découvre que tout ce qui est présenté, n’est pas une théorie, mais la rencontre avec une Personne qui vit dans l’Église. À la profession de foi, en effet, succède l’explication de la vie sacramentelle, dans laquelle le Christ est présent, agissant et continue à construire son Église. Sans la liturgie et les sacrements, la profession de foi n’aurait pas d’efficacité, parce qu’elle manquerait de la grâce qui soutient le témoignage des chrétiens. De la même manière, l’enseignement du Catéchisme sur la vie morale acquiert toute sa signification s’il est mis en relation avec la foi, la liturgie et la prière.

12. En cette Année, par conséquent, le Catéchisme de l’Église catholique, pourra être un véritable instrument pour soutenir la foi, surtout pour tous ceux qui ont à cœur la formation des chrétiens, si déterminante dans notre contexte culturel. Dans ce but, j’ai invité la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, en accord avec les Dicastères compétents du Saint-Siège, à rédiger une Note, par laquelle offrir à l’Église et aux croyants quelques indications pour vivre cette Année de la foi de manière plus efficace et appropriée, au service du croire et de l’évangélisation.

En effet, la foi, se trouve être soumise plus que dans le passé à une série d’interrogations qui proviennent d’une mentalité changée qui, particulièrement aujourd’hui, réduit le domaine des certitudes rationnelles à celui des conquêtes scientifiques et technologiques. Toutefois, l’Église n’a jamais eu peur de montrer comment entre foi et science authentique il ne peut y avoir aucun conflit parce que les deux, même si c’est par des chemins différents, tendent à la vérité [22].

13. Il sera décisif au cours de cette Année de parcourir de nouveau l’histoire de notre foi, laquelle voit le mystère insondable de l’entrelacement entre sainteté et péché. Alors que la première met en évidence le grand apport que les hommes et les femmes ont offert à la croissance et au développement de la communauté par le témoignage de leur vie, le second doit provoquer en chacun une sincère et permanente œuvre de conversion pour faire l’expérience de la miséricorde du Père qui va à la rencontre de tous.

En ce temps nous tiendrons le regard fixé sur Jésus Christ « à l’origine et au terme de la foi » (He 12, 2) : en lui trouve son achèvement tout tourment et toute aspiration du cœur humain. La joie de l’amour, la réponse au drame de la souffrance et de la douleur, la force du pardon devant l’offense reçue et la victoire de la vie face au vide de la mort, tout trouve son achèvement dans le mystère de son Incarnation, du fait qu’il s’est fait homme, qu’il a partagé avec nous la faiblesse humaine pour la transformer par la puissance de sa résurrection. En lui, mort et ressuscité pour notre salut, trouvent pleine lumière les exemples de foi qui ont marqué ces deux mille ans de notre histoire de salut.

Par la foi, Marie a accueilli la parole de l’Ange et elle a cru à l’annonce qu’elle serait devenue Mère de Dieu dans l’obéissance de son dévouement (cf. Lc 1, 38). Visitant Elisabeth elle éleva son cantique de louange vers le Très-Haut pour les merveilles qu’il accomplissait en tous ceux qui s’en remettent à lui (cf. Lc 1, 46-55). Avec joie et anxiété elle met au jour son fils unique, maintenant intacte sa virginité (cf. Lc 2, 6-7). Comptant sur Joseph son Époux, elle porta Jésus en Égypte pour le sauver de la persécution d’Hérode (cf. Mt 2, 13-15). Avec la même foi elle a suivi le Seigneur dans sa prédication et elle demeura avec lui jusque sur le Golgotha (cf. Jn 19, 25-27). Avec foi Marie goûta les fruits de la résurrection de Jésus et, conservant chaque souvenir dans son cœur (cf. Lc 2, 19.51), elle les transmit aux Douze réunis avec elle au Cénacle pour recevoir l’Esprit-Saint (cf. Ac 1, 14 ; 2, 1-4).

Par la foi, les Apôtres laissèrent tout pour suivre le Maître (cf. Mc 10, 28). Ils crurent aux paroles par lesquelles il annonçait le Royaume de Dieu présent et réalisé dans sa personne (cf. Lc 11, 20). Ils vécurent en communion de vie avec Jésus qui les instruisait par son enseignement, leur laissant une nouvelle règle de vie par laquelle ils auraient été reconnus comme ses disciples après sa mort (cf. Jn 13, 34-35). Par la foi, ils allèrent dans le monde entier, suivant le mandat de porter l’Évangile à toute créature (cf. Mc 16, 15) et, sans aucune crainte, ils annoncèrent à tous la joie de la résurrection dont ils furent de fidèles témoins.

Par la foi, les disciples formèrent la première communauté regroupée autour de l’enseignement des Apôtres, dans la prière, dans la célébration de l’Eucharistie, mettant en commun tout ce qu’ils possédaient pour subvenir aux besoins des frères (cf. Ac 2, 42-47). Par la foi, les martyrs donnèrent leur vie, pour témoigner de la vérité de l’Évangile qui les avait transformés et rendus capables de parvenir au don le plus grand de l’amour avec le pardon de leurs propres persécuteurs.

Par la foi, des hommes et des femmes ont consacré leur vie au Christ, laissant tout pour vivre dans la simplicité évangélique l’obéissance, la pauvreté et la chasteté, signes concrets de l’attente du Seigneur qui ne tarde pas à venir. Par la foi, de nombreux chrétiens ont promu une action en faveur de la justice pour rendre concrète la parole du Seigneur venu annoncer la libération de l’oppression et une année de grâce pour tous (cf. Lc 4, 18-19).

Par la foi, au cours des siècles, des hommes et des femmes de tous les âges, dont le nom est inscrit au Livre de vie (cf. Ap 7, 9 ; 13, 8), ont confessé la beauté de suivre le Seigneur Jésus là où ils étaient appelés à donner le témoignage de leur être chrétiens : dans la famille, dans la profession, dans la vie publique, dans l’exercice des charismes et des ministères auxquels ils furent appelés.

Par la foi, nous vivons nous aussi : par la reconnaissance vivante du Seigneur Jésus, présent dans notre existence et dans l’histoire.

14. L’Année de la foi sera aussi une occasion propice pour intensifier le témoignage de la charité. Saint Paul rappelle : « Maintenant donc demeurent foi, espérance, charité, ces trois choses, mais la plus grande d’entre elles, c’est la charité » (1 Co 13, 13). Avec des paroles encore plus fortes – qui depuis toujours engagent les chrétiens – l’Apôtre Jacques affirmait : « A quoi cela sert-il, mes frères, que quelqu’un dise : ‘J’ai la foi’, s’il n’a pas les œuvres ? La foi peut-elle le sauver ? Si un frère ou une sœur sont nus, s’ils manquent de leur nourriture quotidienne, et que l’un d’entre vous leur dise : ‘Allez en paix, chauffez-vous, rassasiez-vous’, sans leur donner ce qui est nécessaire à leur corps, à quoi cela sert-il ? Ainsi en est-il de la foi : si elle n’a pas les œuvres, elle est tout à fait morte. Au contraire, on dira : ‘Toi, tu as la foi, et moi, j’ai les œuvres ? Montre-moi ta foi sans les œuvres ; moi c’est par les œuvres que je te montrerai ma foi’ » (Jc 2, 14-18).

La foi sans la charité ne porte pas de fruit et la charité sans la foi serait un sentiment à la merci constante du doute. Foi et charité se réclament réciproquement, si bien que l’une permet à l’autre de réaliser son chemin. En effet de nombreux chrétiens consacrent leur vie avec amour à celui qui est seul, marginal ou exclus comme à celui qui est le premier vers qui aller et le plus important à soutenir, parce que justement en lui se reflète le visage même du Christ. Grâce à la foi nous pouvons reconnaître en tous ceux qui demandent notre amour, le visage du Seigneur ressuscité. « Dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 40) : ces paroles du Seigneur sont un avertissement à ne pas oublier et une invitation permanente à redonner cet amour par lequel il prend soin de nous. C’est la foi qui permet de reconnaître le Christ et c’est son amour lui-même qui pousse à le secourir chaque fois qu’il se fait notre prochain sur le chemin de la vie. Soutenus par la foi, regardons avec espérance notre engagement dans le monde, en attente « d’un ciel nouveau et d’une terre nouvelle où résidera la justice » (2 Pi 3, 13 ; cf. Ap 21, 1).

15. Parvenu désormais au terme de sa vie, l’Apôtre Paul demande à son disciple Timothée de « rechercher la foi » (2 Tm 2, 22) avec la même constance que lorsqu’il était jeune (cf. 2 Tm 3, 15). Entendons cette invitation adressée à chacun de nous, pour que personne ne devienne paresseux dans la foi. Elle est une compagne de vie qui permet de percevoir avec un regard toujours nouveau les merveilles que Dieu réalise pour nous. Engagée à saisir les signes des temps dans l’aujourd’hui de l’histoire, la foi incite chacun de nous à devenir signe vivant de la présence du Ressuscité dans le monde. Ce dont le monde aujourd’hui a particulièrement besoin c’est du témoignage crédible de tous ceux qui, éclairés dans l’esprit et dans le cœur par la Parole du Seigneur, sont capables d’ouvrir le cœur et l’esprit de beaucoup au désir de Dieu et de la vraie vie, celle qui n’a pas de fin.

« Que la Parole du Seigneur accomplisse sa course et soit glorifiée » (2 Th 3, 1) : puisse cette Année de la foi rendre toujours plus solide la relation avec le Christ Seigneur, puisque seulement en lui se trouve la certitude pour regarder vers l’avenir et la garantie d’un amour authentique et durable. Les paroles de l’Apôtre Pierre jettent un dernier rayon de lumière sur la foi : « Vous en tressaillez de joie, bien qu’il vous faille encore quelque temps être affligés par diverses épreuves, afin que, bien éprouvée, votre foi, plus précieuse que l’or périssable que l’on vérifie par le feu, devienne un sujet de louange, de gloire et d’honneur, lors de la Révélation de Jésus Christ. Sans l’avoir vu vous l’aimez ; sans le voir encore, mais en croyant, vous tressaillez d’une joie indicible et pleine de gloire, sûrs d’obtenir l’objet de votre foi : le salut des âmes » (1 Pi 1, 6-9). La vie des chrétiens connaît l’expérience de la joie et celle de la souffrance. Combien de saints ont vécu la solitude ! Combien de croyants, même de nos jours, sont éprouvés par le silence de Dieu alors qu’ils voudraient écouter sa voix consolante ! Les épreuves de la vie, alors qu’elles permettent de comprendre le mystère de la croix et de participer aux souffrances du Christ (cf. Col 1, 24), sont un prélude à la joie et à l’espérance où conduit la foi : « Lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort » (2 Co 12, 10). Nous croyons avec une ferme certitude que le Seigneur Jésus a vaincu le mal et la mort. Avec cette confiance assurée nous nous en remettons à lui : présent au milieu de nous, il vainc le pouvoir du malin (cf. Lc 11, 20) et l’Église, communauté visible de sa miséricorde, subsiste en lui comme signe de la réconciliation définitive avec le Père.

Confions à la Mère de Dieu, proclamée « bienheureuse parce qu’elle a cru » (Lc 1, 45), ce temps de grâce.

Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 11 octobre 2011, en la septième année de mon Pontificat.

Benedictus pp. XVI

[1] Homélie pour l’inauguration du ministère pétrinien de l’Évêque de Rome (24 avril 2005) : AAS 97 (2005), 710 ; DC 102 (2005) p.547.

[2] Cf. Benoît XVI, Homélie de la messe sur le Terreiro do Paço, Lisbonne (11 mai 2010) : Insegnamenti VI, 1 (2010), 673 ; DC 107 (2010), p. 515.

[3] Cf. Jean-Paul II, Const. Apost. Fidei depositum (11 octobre 1992) : AAS 86 (1994), 113-118 ; DC 90 (1993) p. 1-3.

[4] Cf. Rapport final du second Synode extraordinaire des Évêques (7 décembre 1985), II, B, a, 4 in Enchiridion Vaticanum, vol. 9, n. 1797 ; DC 83 (1986), p.39.

[5] Paul VI, Exhort. Apost. Petrum et Paulum Apostolos, à l’occasion du XIXème centenaire du martyre des saints Apôtres Pierre et Paul (22 février 1967) : AAS 59 (1967), 196 ; DC 64 (1967) col. 484-485.

[6] Ibid 198.

[7] Paul VI, Solennelle Profession de foi, Homélie pour la concélébration du XIXè centenaire du martyre des saints Apôtres Pierre et Paul, en conclusion de l’Année de la Foi (30 juin 1968) : AAS 60 (1968), 433-445 ; DC 65 (1968) col. 1249-1258.

[8] ID., Audience générale (14 juin 1967) : Insegnamenti V (1967), 801 ; DC 64 (1967) col. 1162.

[9] Jean-Paul II, Lettre Apost. Novo millennio ineunte (6 janvier 2001), n. 57 : AAS 93 (2001), 308 ; DC 98 (2001), p. 88. [10] Discours à la Curie romaine (22 décembre 2005) : AAS 98 (2006), 52 ; DC 103 (2006), p. 63.

[11] Conc. œcum. Vat. II, Const. Dogm. sur l’Église Lumen gentium, n. 8.

[12]De utilitate credendi, 1, 2.

[13] Cf. Augustin d’Hippone, Confessions, I, 1.

[14] Conc. œcum. Vat. II, Const. sur la liturgie Sacrosanctum Concilium, n. 10.

[15] Cf. Jean-Paul II, Const. apost. Fidei depositum (11 octobre 1992) : AAS 86 (1994), 116 ; DC 90 (1993), p. 1-3.

[16] Sermon 215, 1.

[17] Catéchisme de l’Église catholique, n. 167.

[18] Cf. Conc. œcum. Vat. I, Const. dogm. sur la foi catholique Dei Filius, chap. III : DS 3008-3009 ; Conc. œcum. Vat. II, Const. dogm. sur la Révélation divine Dei Verbum, n. 5.

[19] Benoît XVI, Discours au Collège des Bernardins, Paris (12 septembre 2008) : AAS 100 (2008), 722 ; DC 105 (2008), p. 827.

[20] Cf. Augustin d’Hippone, Confessions, XIII, 1.

[21] Jean-Paul II, Const. apost. Fidei depositum (11 octobre 1992) : AAS 86 (1994), 115 et 117 ; DC 90 (1993), p. 1-3.

[22] Cf. ID., Lett. enc. Fides et ratio (14 septembre 1998), nn. 34 et 106 : AAS 91 (1999), 31-32, 86-87. DC 95 (1998), pp. 913 et 938.

LA NOUVELLE EVANGELISATION PART DE LA RENCONTRE AVEC LE CHRIST.

Si l’Eglise comptait sur « ses propres stratégies » pour la nouvelle évangélisation, elle pourrait déjà « fermer boutique », déclare Mgr Fisichella : en réalité, c’est une « question de foi », elle dépend d’une "rencontre avec le Christ".

Si, au contraire il s’agit « d’une rencontre avec la personne vivante de Jésus-Christ et avec l’Eglise », alors il est « question de foi » et la nouvelle évangélisation doit « s’exprimer selon la logique de la foi ».

La nouveauté chrétienne

Pour Mgr Fisichella, l’Eglise vit depuis quelques décennies une « situation très grave » : les églises sont « toujours plus vides » et les communautés sont « fréquentées par des personnes toujours plus âgées », constate-t-il.

Aujourd’hui, poursuit-il, la crise « est d’abord une crise de foi », une crise qui se fait « plus forte par le profond analphabétisme sur les contenus de la foi » et, par conséquent, « l’indifférence générale pour la vie de l’Eglise ».

Mgr Fisichella considère à ce propos que le concile Vatican II, qui s’est ouvert il y a cinquante ans, est un modèle : en effet, « il a été un moment où l’Eglise a voulu reprendre un langage nouveau pour parler de Dieu à son contemporain ».

Le Concile partait de cet « objectif », insiste-t-il : « comment parler de Dieu à l’homme d’aujourd’hui de façon à ce qu’il croie de nouveau ? » De même aujourd’hui, le défi tient en ce point : « comment exprimer la nouveauté chrétienne dans une période où tout semble évident ? ».

Dans ce contexte, la « nouvelle de Jésus-Christ » doit « à nouveau toucher la vie personnelle », elle doit « y entrer avec la grande provocation de toujours : quel sens a ta vie ? », déclare Mgr Fisichella.

La rencontre avec le Christ

Sans Jésus-Christ, face à « l’amour et la souffrance, le succès et l’échec, l’amitié et la trahison », il est difficile de donner une réponse au sens de la vie, une réponse qui soit « chargée de signification » à même de « pousser à la conversion et au changement ». Avec lui, au contraire, « tout change et se renouvelle », ajoute l’archevêque.

Il s’agit donc pour le chrétien de s’interroger, estime Mgr Fisichella : « Peut-être ne sommes-nous plus capables de parler de Jésus-Christ. Peut-être avons-nous oublié que notre premier devoir est d’annoncer l’Evangile. »

La tâche de la nouvelle évangélisation est par conséquent de « rendre possible et efficace la rencontre avec Jésus-Christ et la communauté qui vit de lui », non pas d’abord en « recherchant la stratégie à créer pour "récupérer" ceux qui sont loin » mais en « retrouvant la conviction et la certitude de la foi de la part des croyants », c’est-à-dire « retrouver le sens missionnaire des baptisés ».

Le vrai renouveau part de soi-même

Face à la crise actuelle, certains penseront comme Nietzsche que « nos églises sont devenues le sépulcre de Dieu », fait observer par ailleurs l’archevêque ; d’autres penseront que « la situation n’est pas si dramatique et qu’il faut revenir à l’idée du petit troupeau ».

Quoiqu’il en soit, il appelle au « réalisme » : si l’Eglise se doit de « commencer une œuvre de nouvelle évangélisation », cela signifie que « quelque chose, probablement, dans ces dernières années, n’a pas fonctionné », fait-il observer.

Mais il ne s’y arrête pas : « ce n’est pas le moment d’aller à la recherche des causes », explique-t-il, ni de « discuter sur les grands systèmes de transformation et renouvellement de l’Eglise », car « le vrai renouveau, avant d’être demandé aux autres, doit partir de nous ».

La crise de foi a des répercussions sociales profondes, estime également Mgr Fisichella : ainsi, la culture « se renferme dans un individualisme exaspéré », la « primauté du droit individuel domine au détriment de la responsabilité sociale » et les « relations interpersonnelles se réduisent à celles qui sont réalisées à la lumière de l’éphémère ».

En somme, « si on ne connaît pas Jésus Christ et son Eglise tout devient vieux ». Avec Jésus-Christ, au contraire, « la vie se renouvelle. »

Par Mgr Fisichella

Source : Zenit

AFRICAINS, SOYEZ MISSIONAIRES DE VOUS-MEMES.

Au cours du synode des év^eques pour la nouvelle évangélisation, le cardinal Polycarp Pengo, archevêque de Dar-es-Salaam (Tanzanie) et président du Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar (S.C.E.A.M.) a eu l’intervention suivante.

« Africains, soyez missionnaires de vous-mêmes ».

Il a rappelé l’origine apostolique de l’évangélisation de l’Afrique, comme en témoigne la rencontre entre l’eunuque éthiopien et le diacre Philippe, dans les Actes des Apôtres.

Mais il reconnaît que pour l’Afrique sub-saharienne, « l’œuvre d’évangélisation est plus récente, si bien qu’il est très difficile de faire la distinction entre la « vieille » et la « nouvelle » évangélisation ».

Pourtant, il lui semble pouvoir faire démarrer la Nouvelle évangélisation de l’Afrique à partir du défi laissé par le pape Paul VI à Kampala, en Ouganda, le 31 juillet 1969 : « Africains, soyez les missionnaires de vous-mêmes ».

« Pour nous, ajoute le cardinal Pengo, ce défi signifie être vraiment africains et vraiment catholiques. Cela exige une Eglise mûre sur le continent. »

C’est ce qui a motivé la fortification des structures de l’Eglise, notamment, la création, en 1969, du Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar (SCEAM), visant à « préserver et à favoriser la collaboration et l’action commune des Conférences épiscopales d’Afrique et des iles proches ».

Mais à côté de ces structures, l’archevêque tanzanien fait observer que « les petites communautés chrétiennes constituent une institution fondamentale pour la nouvelle évangélisation en Afrique. Celles-ci sont aujourd’hui devenues des centres actifs pour l’évangélisation du continent ».

Il a aussi diagnostiqué les entraves au développement de la foi en Afrique en disant : « La mondialisation, par exemple, introduit rapidement des valeurs étrangères non assimilées, empêchant les chrétiens du continent d’être vraiment africains. La foi chrétienne, donc, de cette manière, devient elle aussi, et assez largement, une valeur étrangère. Il devient très difficile de mettre en pratique les valeurs traditionnelles, comme le respect pour la vie et les relations sociales familiales étroites ».

Il existe aussi des « éléments culturels » qui empêchent « une vraie évangélisation », comme les conflits tribaux, les maladies, la corruption, le trafic d’êtres humains, l’atrocité des abus sur les enfants et la violence portée aux enfants et aux femmes ».

Un troisième obstacle est « l’actualité du fondamentalisme islamique sur le continent ». « A cet égard, précise l’archevêque, les évangélisateurs doivent affronter la difficulté de dialoguer avec la grande majorité des braves musulmans, mais qui ne s’expriment pas, et avec les petits groupes de fondamentalistes, qui ne sont pas disposés non plus à accepter la vérité objective qui s’oppose à leur position préconçue ».

« La Nouvelle évangélisation en Afrique demande que les évangélisateurs africains aillent au-delà de la demande du pape Paul VI : « Africains, soyez missionnaires de vous-mêmes » », a ajouté l’archevêque.

Il fait observer que désormais des missionnaires africains viennent servir dans les Eglises occidentales, notamment aux Etats-Unis et en Europe, ce qui n’est pas sans un aspect négatif : l’éventuelle « recherche d’un gain matériel avant la vraie évangélisation ». Mais surtout, « l’Eglise en Afrique se voit privée des évangélisateurs les plus qualifiés, tandis que l’Église occidentale, riche au plan matériel, reçoit des évangélisateurs dont l’objectif principal est le gain matériel ».

« Je pense qu’avec une foi renouvelée grâce à ce synode, l’Afrique peu surmonter les problèmes profondément enracinés qui se présentent à elle aujourd’hui », a conclu le cardinal Pengo.

Source. Zenit

PROGRAMME DES OBSEQUES DE Mgr. EHOUZOU

Programme des Obsèques de Son Excellence Mgr René-Marie EHOUZOU

  • Jeudi 25 au Samedi 27octobre 2012

I- Cotonou

Jeudi 25 octobre 2012 - 20h00 : Arrivée et accueil des restes précieux de Mgr EHOUZOU à l’Aéroport International Bernardin Cardinal GANTIN

- 20h30 : Départ du cortège en direction de la Cathédrale Notre Dame de Cotonou

- 21h30 : Messe à la Cathédrale Notre Dame de Cotonou 23h00 : Départ du cortège pour Porto-Novo

II- Porto-Novo

  • Vendredi 26 octobre 2012

A- Evêché

00h00 : Exposition du corps dans la chapelle de l’Evêché – Recueillement et Messe dans la stricte intimité du Collège des Consulteurs, de la famille de Mgr et des Sœurs S.A.R.C.

- 01h00 : Chapelle ardente
- Chambre froide dans la grande salle de l’Evêché : Recueillement - Prières - Messes (07h00 – 13h00 – 17h00)
- 19h00 : Départ pour la Cathédrale Notre Dame de Porto-Novo

B- Cathédrale

- 20h00 : Veillée de prières animée par la chorale des Enfants

- 21h00 : Messe par le doyenné d’Azowlissè animée par la chorale des Jeunes

- 22h00 : Messe par le doyenné de Dangbo animée par la chorale Hanyé

- 23h00 : Messe par le doyenné d’Ekpè animée par la chorale Aluwassio

  • 2 Samedi 27 octobre 2012

- 00h00 : Messe par le doyenné de Djèrègbé animée par la chorale Sèxwéyon

- 01h00 : Messe par le doyenné de Missérété animée par la chorale Séxwéyon

- 02h00 : Messe par le doyenné d’Avrankou animée par la chorale Adjogan

- 03h00 : Messe par le doyenné d’Adjarra animée par chorale Adjogan

- 04h00 : Messe par le doyenné de Porto-Novo I animée par la Maîtrise de Porto-Novo

- 05h00 : Messe par le doyenné de Porto-Novo II animée par la chorale Grégorienne

- 06h00 : Messe par le doyenné de Kétou animée par la chorale Yoruba

- 07h00 : Messe par le doyenné de Sakété animée par la chorale Yoruba

- 08h00 : Messe par le Diocèse d’Abomey et Caritas nationale

- 09h00 : Office des défunts

- 09h30 : Fermeture du cercueil par les Evêques

- 10h00 : Messe d’enterrement (animée par les chorales Adjogan, Yoruba, Hanyé et Grégorienne) suivie de l’inhumation dans la Cathédrale de Porto-Novo.

Le Collège des Consulteurs

Porto-Novo, le 19 octobre 2012

Biographie du prélat

QUI EST MRG RENE-MARIE EHOUZOU ?

Aperçu biographique de Mgr EHOUZOU

Monseigneur René-Marie EHOUZOU cjm est né le mercredi 12 Avril 1944 à Cotonou (Archidiocèse de Cotonou).

• Ordination sacerdotale le 30 Septembre 1972 à Cotonou.

• Foncions exercées :
-  Professeur dans les Petits Séminaires (Sainte Jeanne d’Arc à Ouidah et Notre-Dame de Fatima à Parakou) ;

-  Noviciat chez les Eudistes à Paris ;

-  Etudes Supérieures à l’Institut Catholique et à la Sorbonne (Paris) sanctionnées par les Diplômes suivants : + Doctorat en Liturgie. + Doctorat en Sciences des Religions. + Licence en Linguistique.

-  Professeur et Économe au Grand Séminaire de Ouidah pendant 6 ans (1987- 1995) ;

-  Curé de la Cathédrale de Cotonou de 1995 à 2003 ;

-  Aumônier des prisons pendant plus de dix (10) ans et de la Stella Maris depuis vingt (20) ans.

• Ordination épiscopale le 06 Janvier 2003 à Rome par le Pape Jean-Paul II.
-  Deuxième évêque du diocèse d’ABOMEY (Nommé le 22 Novembre 2002 et intronisé le 25 Janvier 2003) ;

-  Quatrième évêque de PORTO-NOVO depuis le 04 Février 2007. Intronisé par son Excellence le Cardinal DIAS.

• Responsable de la Commission Épiscopale d’Action sociale et de Développement (CARITAS).

• Responsable de la Commission Épiscopale des Religions traditionnelles et syncrétistes.

• Responsable de la Commission Épiscopale de l’Apostolat de la mer, des migrants et du tourisme.

• Nommé membre du Conseil Pontifical pour le Dialogue Inter Religieux en Février 2007.

• Il décède le mercredi 17 octobre 2012 à l’hôpital San Giovanni Rotondo (Italie) où il a été admis depuis fin juillet.

Programme des obsèques

LE CHAPELET D’UNE MERE (Suite)

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Quelques années plus tard, la volonté de Dieu appela ce jeune prêtre comme aumônier dans un hôpital. Un jour, on y amena un pauvre malade qui s’écria tout d’abord en entrant : "Ne me parlez jamais de religion, je suis un incrédule et ne crois à rien." Cependant l’aumônier le visita avec bonté, mais il se vit repousser avec dédain.

Alors, il lui dit :
- Eh bien ! mon ami, je vais réciter un chapelet pour vous.
- Ne me parlez pas de chapelet, répond le malade.
- Mais cette prière ne peut que vous faire du bien.
- Au contraire, Monsieur l’Abbé, le chapelet est la cause de mon malheur.
- Comment cela, mon ami ? Que voulez-vous dire par là ?
- Je vais vous le dire, puisque vous le désirez. Dans mon enfan ce, ma mère me faisait réciter le chapelet avec elle, tous les jours. Devenu grand, je dus aller en ville apprendre un métier. Là, de mauvais camarades m’entraînèrent au mal, au mépris de la loi de Dieu. J’étais dans ces mauvaises dispositions, lorsque je fus rappelé à la maison. Ma mère était mourante. Pour ne pas lui faire de la peine, je dissimulais et lui promis tout de même de dire une partie du rosaire, autant que possible chaque jour. Ma pauvre mère me donna alors son chapelet. Après son enterrement, je retournai à l’atelier. Mais en chemin, le démon me mit dans l’esprit cette pensée : "Débarrasse-toi de ce chapelet et jette-le à terre". Je le fis et le rejetai avec mépris sur la route. Mais depuis lors, je suis toujours malheureux et je me crois maudit.

Le prêtre très ému lui-même demanda : "En quel mois et quelle année, cela s’est-il passé ? Sur la réponse précise du malade, le prêtre tire le chapelet de sa poche et dit : "Mon ami, reconnaîtriez-vous ce chapelet ?" Le malade ne put que jeter ce cri : "C’est le chapelet de ma mère !" Alors il le saisit avec amour et l’embrassa longuement en pleurant.

- Eh bien ! reprit l’aumônier, ce chapelet, que vous appelez la cause de votre malheur, a été pour moi la cause de mon bonheur, je lui dois d’être prêtre. Maintenant, mon ami, il va devenir l’occasion de votre bonheur.
- Oui, Monsieur l’abbé, je veux me confesser.
- Demain, je viendrai vous administrer les derniers sacrements. En attendant, je vous laisse le chapelet pour réparer votre faute ; je le reprendrai plus tard.

Quelques jours âpres, le malade mourait en baisant le chapelet de sa mère, heureux et sanctifié... Mais le prêtre reprit son pauvre petit chapelet, et ce cher souvenir ne le quitte jamais. Recueil marial du P. Albert Pfleger Extrait de Sacerdoce et Rénovation cité dans le recueil marial du P. Albert Pfleger 1977

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LE CHAPELET D’UNE MERE

Le chapelet d’une mère (I)

Un étudiant, qui autrefois priait, mais ayant perdu de la ferveur de son enfance, aperçoit un jour un chapelet sur le bord de la route. Sa première pensée fut de passer outre. Mais son amour pour la Sainte Vierge se réveillant, il le ramassa et le nettoya en disant : "Si je ne puis le rendre à la personne qui l’a perdu, je le donnerai à la Sainte Vierge elle-même, puisque tous les chapelets sont destinés à l’honorer ; je vais le déposer sur son autel, dans la première église que je rencontrerai."

Il entre dans la première église et va tout droit à l’autel de la Sainte Vierge, qui attendait son enfant et lui obtint une inspiration : "Récite ton chapelet avant de le déposer sur l’autel." Notre étudiant ému, se met à genoux, et, comme jadis, il récite comme il faut le chapelet demandé, mais un flot de pensées l’assaille ; il lui semble qu’une voix lui parle au coeur et lui dit d’une façon claire : "Sois prêtre, mon enfant. Tu es devenu infidèle à l’appel de mon Fils et cependant c’est ta seule vocation ; reviens à ton amour d’autrefois, et suis ta vocation." Ces paroles furent comme un trait de lumière qui pénétra le jeune homme au plus profond de son âme. Après avoir encore réfléchi et prié plus encore, il s’écrie : "Oui, ma Mère, c’est d’accord, je reviens à Vous. Avec votre secours, je serai prêtre de Jésus-Christ."

Il tint parole et devint donc prêtre, et un très bon prêtre. En plus de ses autres prières, il aimait à réciter son chapelet tous les jours, en égrenant le pauvre chapelet qu’il avait trouvé sur la route et qui lui avait valu la faveur de sa vocation de prêtre.

Recueil marial du P. Albert Pfleger Extrait de Sacerdoce et Rénovation cité dans le recueil marial du P. Albert Pfleger 1977

SUITE

HOMMAGE DES BENINOIS DE L’UCAO / ABIDJAN

Le rappel à Dieu de S.Exc. Mgr René Marie EHOUZOU, Évêque de Porto-Novo le mercredi 17 octobre 2012 à San Giovanni Rotondo (Italie) à la suite d’une longue maladie et celui du Révérend Père Alfred QUENUM (Archidiocèse de Cotonou) le lendemain jeudi 18 octobre ont été accueillis avec beaucoup de recueillement dans la fraternité sacerdotale de l’Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO) sise à Cocody-Abidjan.

Ce recueillement a été essentiellement nourri par la méditation et la prière, tant personnelle que communautaire. Ainsi tous les prêtres béninois de l’université, étudiants et professeurs réunis, avec les religieux et religieuses, les séminaristes du Bénin et les sympathisants de la communauté béninoise de l’UCAO/UUA se sont retrouvés le samedi 20 octobre 2012 dans la chapelle du Campus pour une célébration eucharistique.

Cette dernière a été présidée par le Père Charles WHANNOU, responsable du siège de la Conférence Episcopale Régionale de l’Afrique de l’Ouest (CERAO). La méditation de la Parole de Dieu à travers l’homélie a été laissée au soin du Père Barthélémy ZINZINDOHOUE. A l’occasion, il a ravivé en nous la mémoire de notre excellentissime et révérendissime en faisant à très grands traits le parcours de leur apostolat respectif, et en dégageant adroitement les leçons que l’exemple de leur vie et de leur zèle missionnaire nous laissent.

La fraternité des personnes consacrées de l’Unité universitaire catholique d’Abidjan prie le Seigneur d’accueillir dans sa patrie nos bien-aimés pasteurs et de faire grandir jusqu’à la moisson l’œuvre missionnaire pour laquelle ils ont consacré leur vie. En présentant une fois encore nos condoléances à tous les béninois, et en particulier aux fidèles des diocèses de Porto-Novo et de Cotonou, nous prions le Seigneur de nous garder dans sa paix et dans son amour. Pour la fraternité du Bénin,

Abbé Jean OUSSOU-KICHO

HOMELIE POUR LES OBSEQUES DE SON EXCELLENCE RENE-MARIE EHOUZOU,

Pendant ces trois derniers mois de la maladie de Mgr Ehouzou, nous priions tous pour lui, pour sa guérison, pour son retour au service de l’Eglise Famille de Dieu qui est à Porto-Novo. Après son départ pour l’Italie, les renseignements que je recevais indiquaient que cette prière devait se transformer en prière pour un miracle. A cette intention je commençais à invoquer le bienheureux Pape Jean-Paul II, qui avait ordonné Mgr Ehouzou évêque, donc un fils spirituel du grand Pape. Pendant sa souffrance, il y a eu des moments d’espérance, des moments où il semblait reprendre, qui malheureusement ne duraient pas longtemps. Il entrait toujours plus profondément dans le mystère de la passion de Jésus Christ. Le jour de son retour au Père étaitprovidentiellementla fête de Saint Ignace d’Antioche, Evêque et Martyr du premier siècle. Nous avons tous prié beaucoup, et le Seigneur, qui écoute toujours les prières que nous faisons au nom de son Fils, nous a répondu. Nos prières sont un signe de ce qui se trouve dans nos cœurs, des sentiments sincères, pleins d’amour et de foi. Mais elles sont toujours humaines et nécessairement limitées en comparaison avec le plan de Dieu et la profondeur de sa sagesse, amour et puissance qui, comme saint Paul nous l’enseigne, « est infiniment plus que nous ne pouvons demander ou même imaginer ». Dieu a répondu à notre prière. Il a dit à notre cher Monseigneur : « Viens, René-Marie, intendant fidèle et sensé ». Cette décision divine est en même temps un message pour nous, devant le mystère du Dieu éternel, dont « la puissance est infiniment plus que nous ne pouvons … imaginer ». Notre réaction ? L’exemple de Saint Paul peut nous aider. En face du mystère de Dieu, le Dieu qui nous sauve, il proclame : « Je tombe à genoux devant le Père, qui est la source de toute paternité au ciel et sur la terre. » A genoux, en silence et sans parole – tous nos autres efforts, toute notre technologie et science médicales doivent céder à la toute-puissance de Dieu. Etre à genoux en face de Dieu est une grâce, parce qu’il « est si riche en gloire, qu’il vous donne la puissance – continue saint Paul — par son Esprit, pour rendre fort l’homme intérieur. » Fort dans le Seigneur, il n’y a pas d’autre, toutes les autres espérances ont échoué. Saint Paul promet à la communauté des Ephésiens : « Vous serez comblés jusqu’à entrer dans la plénitude de Dieu ». Quelle grande promesse de la gloire de Dieu, de la résurrection des morts. Pourtant saint Paul est aussi clair que le chemin qui y conduit est le chemin de la croix que lui-même vivait pendant tout son ministère apostolique et, en ce moment-là où il écrivait de sa prison. Ce n’est pas un hasard que Dieu a appelé notre cher ami le jour où l’Eglise célébrait la fête d’un grand évêque et martyr, saint Ignace d’Antioche.Il avait quelque chose en commun avec les confesseurs de la foi et les martyrs. Il a souffert pour l’Eglise de Porto-Novo – Dieu seul en connaît la profondeur et le rôle dans le plan de salut de cette communauté et de nous-mêmes. Sur son lit à San Giovanni Rotondo, où je l’ai rencontré, il offrait cette expérience, avec toute sa détresse et confusion, au Seigneur pour le bien de son peuple. Il me parlait ainsi, en imitation du Bon Pasteur qui donne sa vie pour son peuple, même quand il était immobilisé. Dans l’éternité, nous connaîtrons combien chacun de nous a été porté plus proche du Christ, à cause de sa participation à la passion de Notre Seigneur et de sa prière pour son peuple. Il faudrait pourtant rappeler que ses dernières expériences douloureuses n’étaient pas les premières de son épiscopat. Je me souviens bien du drame d’une maladie totalement bizarre qui l’affligeait à Abomey et qui laissait perplexes les meilleurs médecins. C’était suite à une campagne diocésaine d’évangélisation. Il m’est difficile de ne pas voir dedans une violente expression de ceux qui résistent à l’évangile. A Porto-Novo, Dieu seul connaît combien d’expériences de la passion du Christ avait-il vécues, expériences qui rappellent de grandes préoccupations que saint Ignace d’Antioche avait exprimées dans ces lettres : l’unité de l’Eglise, la communion entre l’Evêque et ses prêtres, la communion dans une seule eucharistie. Ses souffrances étaient aussi un reflet de celles de saint Paul qui, dans la même lettre aux éphésiens, implorait cette Eglise de ne pasoublier leur conversion au vrai Dieuet ne pas retourner à leur étatantérieur. Nous rendons grâce à Dieu pour ce que Mgr Ehouzou a fait en offrant sa vie pour l’Eglise : les visites pastorales,les nouveaux membres introduits dans la vie de l’Eglise par les sacrements que lui-même célébrait, tant de nouveaux prêtres ordonnés pour ce diocèse, dont certains font un service missionnaire ailleurs, les œuvres sociales qui se sont enracinées ici (par ex., l’Association de Saint Camille), de nouvelles paroisses, le renouvellement des sanctuaires de la Croix glorieuse et de Maria Tokpa, les premiers pas vers une procédure de canonisation du P. Thomas Molero, les contacts avec les diocèses voisins du Nigeria pour formation et éducation, et bien d’autres. Au niveau national louons le Seigneur pour sa contribution à la visite apostolique du Saint Père et à la célébration du 150e anniversaire de l’évangélisation du Bénin. Nous louons le Seigneur pour ce que Monseigneur a fait pour promouvoir les relations avec d’autres communautés ecclésiales et confessions religieuses. Nous rendons grâce à Dieu pour ses charismes, son attention et l’expression de miséricorde envers tant de personnes, surtout les prisonniers, les pauvres, les marins, les enfants de la rue, et pour sa contribution à la Caritas. Il était un des intendants fidèles et sensés à qui le maître a confié la charge de sa maison, l’Eglise, pour donner à ses membres, en temps voulu, leur part de blé, symbole du pain de l’Eucharistie qui, ensemble avec la Parole de Dieu, a contribué beaucoup à construire l’Eglise Famille de Dieu qui est à Porto-Novo. Qui mange de ce pain, le corps du Christ, vivra pour l’éternité, avec leurs corps transformés par le Christ ressuscité.

« Que le Christ habite en vos cœurs par la foi ; restez enracinés dans l’amour, établis dans l’amour. » Cette prière de saint Paul exprime l’esprit de la prière que Mgr René-Marie offrait pour nouspendant son ministère épiscopal. Elle est en même temps notre prière pour lui, de façon particulière pendant cette sainte Messe. Que le Christ et son Sacré-Cœur habitent son cœur, qu’il reste toujours enraciné dans l’amour, établis dans l’amour. Voici ce que veut dire être sauvé au ciel. Qu’il trouve sa place dans la compagnie des saints, la bienheureuse Vierge Maria, saint Ignace d’Antioche, saint Jean Eudes, sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et le bienheureux Jean-Paul II. Que les grands pasteurs de l’Eglise Famille de Dieu au Bénin l’accueillent : le Cardinal Gantin, Mgr De Souza, Mgr Adimou, le Père Molero. Que le Seigneur nous réunisse tous dans la joie de la Sainte Trinité.

+ Mgr Michael Blume

NOTRE SANTE : LE PROBLEME RESPIRATOIRE

la respiration est très nécessaire pour la vie de l’homme. Aujourd’hui notre rubrique "NOTRE SANTE" se consacre aux problèmes respiratoires et comment y remédier sans grand moyen.

Le problème respiratoire

La gêne respiratoire (= dyspnée) peut être liée à de nombreux troubles comme des problèmes cardiaques ou pulmonaires, à une allergie, mais également à un état anxieux. Si vous avez du mal à inspirer ou à expirer, il est important de consulter un spécialiste qui vous éclairera sur la cause de cette difficulté et établira un diagnostic. Si votre difficulté respiratoire est d’origine psychogène (anxiété, stress, etc…), il se peut qu’elle soit liée à un syndrome d’hyperventilation ou à une spasmophilie. Il s’agit alors d’un symptôme bénin. Dans ce cas, une personne souffrant d’hyperventilation a tendance à respirer rapidement et de manière saccadée, ce qui entraîne une diminution du gaz carbonique dans le sang. Les symptômes suivants pourront apparaître en conséquence : étourdissements, fatigue, impression d’étouffement, bouffées de chaleur, vision floue, douleur dans la poitrine voire parfois, perte de connaissance. On considère qu’entre 6 et 10% de la population « respire trop », c’est-à-dire qu’ils ont un apport trop important en oxygène par rapport au gaz carbonique. On sait que la respiration est instinctive (il suffit d’observer un enfant respirer), mais au fur et à mesure de la construction personnelle, la manière de respirer va changer, car le souffle est le miroir de nos émotions. Tout le monde peut donc apprendre à mieux respirer

Réapprendre à respirer

pour anticiper une crise d’hyperventilation, ou tout simplement pour se sentir mieux, est à la portée de tous. C’est utile si vous observez que votre respiration a tendance à se bloquer ou si vous souhaitez tout simplement améliorer votre bien-être, car le souffle, en plus d’être associé à l’effort, est étroitement lié à nos émotions. Pour mieux respirer, faites d’abord travailler votre diaphragme à la respiration : gonflez votre ventre à l’inspiration en poussant pour l’étendre au maximum, tenez 2 ou 3 secondes et rentrez le ventre à la expiration. Cette technique permet de réduire efficacement les états de stress, mais également d’améliorer la concentration et d’apporter une sensation de bien-être… Les comédiens l’utilisent par exemple pour canaliser leur stress avant d’entrer sur scène. En cas de crise d’hyperventilation (voir les symptômes de l’hyperventilation) et si votre médecin a bien identifié que vous ne souffrez d’aucun trouble respiratoire grave, il est conseillé de respirer dans un sac en papier pendant quelques minutes en laissant un peu d’air s’échapper de temps en temps. Vous respirerez ainsi l’air que vous venez d’expirez, ce qui rééquilibrera la quantité de gaz carbonique dans le sang. Cette méthode est très efficace mais il est conseillé d’avoir toujours quelqu’un à côté de soi

Définir sa méthode de respiration

Pour savoir si vous respirez par le ventre ou par l’abdomen, mettez vous en position allongée, une main sur la poitrine et l’autre main sur le ventre. Prenez une inspiration : si votre poitrine se gonfle en premier, vous respirez par le thorax. Dans le cas contraire, vous respirez par l’abdomen. La respiration par le thorax ne permet pas d’utiliser l’intégralité de nos capacités respiratoires : la fatigue se fait donc ressentir plus vite, que ce soit au quotidien ou à l’effort, en raison d’un apport trop élevé en oxygène. Il faut donc apprendre à respirer par le ventre. En position allongée, un ballon gonflable dans la bouche, prenez une inspiration (1 seconde) et expirez en poussant sur le ventre de manière à gonfler le ballon (3 secondes). Répétez l’opération 10 è 15 fois.

Un exercice pour se détendre

La « respiration de la lune » donne de bons résultats. Asseyez-vous sur votre lit en position du lotus, le dos bien droit mais les muscles du corps décontractés. Bouchez votre narine droite avec le pouce droit et inspirez pendant 8 à 10 secondes par votre narine gauche. Bouchez également votre narine gauche avec l’annulaire et le majeur de la main droite. Retenez votre respiration pendant 8 à 10 secondes. Expirez lentement par la narine gauche. Répétez l’opération 10 à 15 fois.

Père Benoît Olatoundji ODOUNSI

LA CIVILISATION HUMAINE EST EN JEU

Selon le cardinal Vingt-Trois, les débats sur le « mariage pour tous » en France ne sont pas « un combat politique » mais un « enjeu de civilisation ».

Le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris et président de la Conférence des évêques de France, a prononcé une conférence sur le mariage et la famille le 19 novembre à Rome, à l’Institut français – Centre Saint-Louis, dans le cadre de la visite ad-limina des évêques de sa province (12-22 novembre). L’Osservatore Romano du 21 novembre 2012 publie des extraits de son intervention.

La civilisation humaine est en jeu

Evoquant le projet de loi du « mariage pour tous », le cardinal a fait observer que « nous assistons en France à une transformation profonde de la société ».

Cependant, a-t-il ajouté, « l’humanité se trouve confrontée à une donnée : la différence des sexes est une condition nécessaire à la reproduction et à la continuation de l’espèce ».

Pour le cardinal, il ne s’agit pas d’un « conflit de modèles sociaux » ni d’un « combat politique », mais d’un choix « où l’on fait disparaître quelque chose de la civilisation humaine ».

Il est donc « temps de prendre conscience que nous nous trouvons devant un enjeu de civilisation », a-t-il insisté, se demandant s’il est juste de « vouloir changer la civilisation pour 1 ou 2% de personnes directement intéressées ».

Dans ce contexte, les interventions de l’Eglise ne sont pas d’ordre confessionnel, a-t-il estimé : son discours repose en effet d’une part sur « l’absence de fécondité et de renouvellement de générations », et d’autre part sur « la place de l’enfant dans la société ».

En ce sens, elle met en garde contre le projet de procréation médicale assistée qui « engendrera de profondes discriminations », notamment en ce qui concerne le « géniteur caché », avec « des répercussions immenses sur le développement des enfants », a-t-il poursuivi.

L’Eglise est « sentinelle des défis qui concernent la conscience », elle rend un témoignage à travers ses fidèles, qui doivent « s’engager à dire ce qu’ils pensent », a déclaré le cardinal également, regrettant que les chrétiens ne se soient pas assez mobilisés dans la société « en faveur de la dimension sociale de la famille », dans un monde où « le côté structurant de la famille dérange ».

Il a finalement considéré la crise française comme « révélatrice », faisant remarquer que « les réactions agressives et irrationnelles » face au discours de l’Eglise, révèlent bien « l’enjeu caché » de civilisation.

Le dessein de Dieu pour l’homme

Faisant référence à l’héritage du discours prophétique, le cardinal a fait observer par ailleurs que l’amour conjugal est « un langage pour parler de Dieu ».

Les époux chrétiens en effet « se donnent à l’autre comme Dieu s’est donné à son peuple », a-t-il expliqué, mettant en garde : « si l’expérience familiale disparaît de la conscience humaine, nous perdrons une partie du dessein de Dieu pour nous ».

De même, a-t-il ajouté, « l’enfant est un projet dans le dessein de Dieu, résultat de l’attraction entre un homme et une femme ».

Selon cette vision, les changements dans la législation sur la famille constituent un point délicat, car « ils concernent la liberté profonde des hommes ».

Pour L’Osservatore Romano, la « question de fond » du cardinal était « Sommes-nous en train d’ouvrir une civilisation dans laquelle nous serons inaptes à qualifier l’amour définitif ? ».

Source : Zenit

CIMETIERE, CATHEDRALE, TERMINUS !

Cimetière… Cathédrale, Terminus !

Le Père Mouléro Thomas Djogbénou s’est endormi dans le Seigneur le 03 août 1975 à 2 heures du matin à Cotonou. L’idée de l’inhumer à Kétou selon sa volonté exprimée, volonté confirmée par plusieurs proches à qui il s’en est ouvert, a amené les évêques à envisager ses obsèques en deux temps.

A cause du mauvais état de la route de Pobé-Kétou d’une part et du 47ème anniversaire de son ordination sacerdotale qui devait avoir lieu le 15 août 1975 d’autre part, les évêques avaient décidé de célébrer ses funérailles en deux phases. Une messe solennelle de funérailles le 15 août 1975 à la cathédrale de Porto-Novo à l’issue de laquelle le cercueil serait déposé provisoirement dans le caveau des Pères au cimetière de Porto-Novo, le temps que le voyage de Kétou serait possible pour qu’un enterrement définitif ait lieu.

Mais par la suite, le cours des choses a tourné autrement. La deuxième phase n’a jamais eu lieu jusqu’en 2011. A l’occasion du jubilé des 150 ans d’évangélisation de notre pays, célébration en cours, Mgr René Marie EHOUZOU, évêque de Porto-Novo, décide avec l’accord des autres évêques de la conférence épiscopale du transfert des précieux restes de ce digne fils de notre pays, 1er fruit sacerdotal de l’évangélisation de notre pays, de l’anonymat du cimetière pour la cathédrale le dimanche 14 août 2011 à 15H. Une date à noter dans les annales de l’Eglise du Béninoise ! Quel privilège ! Et quel honneur pour le 1er prêtre béninois, père d’une multitude qui « fut prêtre, profondément prêtre » (Homélie de Mgr Mensah, d »heureuse mémoire à la messe des obsèques du Père Mouléro le 15 août 1975 à la cathédrale). En effet dans la tradition de l’Eglise, seuls les évêques titulaires sont inhumés dans l’église cathédrale.

Avec le psalmiste exultons : « Quelle joie quand on m’a dit : nous irons à la maison du Seigneur ! Maintenant notre marche prend fin devant tes portes Jérusalem ! »

Ainsi a lieu la 2ème et définitive phase de vos obsèques, bien aimé Père Thomas Mouléro, après 36 ans d’attente. Reposez en paix, cher père. Du ciel priez pour nous, priez pour cette Eglise que vous avez aimée et servie avec zèle et une fidélité rares et qui aujourd’hui est bien éprouvée ! Priez pour le clergé béninois.

Cimetière, Cathédrale, terminus !

Père Oloudé Georges Anselme Curé de Kétou

JOURNEE NATIONALE DE CHARITE : Homélie de l’Administrateur.

Chers frères et Sœurs Bien-aimés du Seigneur,

Nous sommes rassemblés aujourd’hui, en ce premier dimanche de l’Avent dans cette paroisse du Sacré-Cœur de Jésus, pour célébrer la Journée Nationale de Charité. Je souhaite à tous et à chacun, la bienvenue à cette célébration où nous voulons manifester notre foi et notre reconnaissance à Dieu qui nous donne d’exprimer, non seulement la compassion de Jésus, mais aussi par des gestes concrets, notre solidarité et notre charité à l’endroit de toute personne en détresse, au cœur de l’Eucharistie où il vient excellemment à notre rencontre.

La première lecture de ce dimanche nous parle de justice, une justice attentive aux pauvres et aux malheureux pour que soit effectivement réalisée, par notre entremise, la promesse faite dans l’Alliance avec nos pères, et avec nous au baptême. La justice de Dieu vis-à-vis de nous tous ici présents, c’est sa grâce, celle qu’il nous a faite au baptême en son Fils bien-aimé le Seigneur Jésus-Christ, où nous sommes devenus enfants de Dieu, frères et sœurs de ce même Père qui nous aime et fait miséricorde.

Au seuil de ce temps de l’Avent, le Seigneur, par la bouche du prophète Jérémie, nous fait redécouvrir la justice de Dieu ou la justice qu’est Dieu. (« Le Seigneur-est-notre-justice »), bien différente de la justice qui, elle consiste à restituer à l’autre son dû. Face à Dieu, nous devons savoir que nous n’avons aucun mérite digne de sa miséricorde infinie. Comme l’écrira Saint Augustin : « cherche où est la justice et vois si tu découvres autre chose que la grâce. ». Cette grâce, sachons-le bien, chers frères et sœurs, comme une semence, est enfouie au plus profond de notre être, au cœur de notre histoire personnelle, pour la faire croître et régner progressivement vers la délivrance et la sécurité, en un mot, vers le salut.

Au moment où nous nous préparons à accueillir de nouveau la présence de notre Sauveur en nous et parmi nous, voici que le Seigneur nous assure qu’il vient et intervient dans nos vies, mais à condition que nous continuions de marcher à sa rencontre dans le droit et la justice. L’Evangile de ce jour nous décrit cette venue dans son langage conventionnel, avec de belles et grandes images cosmiques, une manière de dire que Dieu est le Maître. Comment s’étonner que Luc utilise ces images quand on sait qu’à l’époque, la plupart des peuples adoraient les astres comme les êtres surnaturels là-haut, dominant le monde et dominant le destin des hommes ? Et comment ne pas songer aux succès apparents toujours actuels des horoscopes et de l’astrologie, des consultations divinatoires, des visions ésotériques et des pseudo-divinités ? La Parole de Dieu déclare que le jour viendra où toutes ces réalités s’évanouiront lamentablement parce qu’il n’y a pas d’autre dieu que Dieu ! Luc insiste sur les réactions des hommes aux événements-signes. Il s’agit davantage, chers frères et sœurs, d’un drame humain que d’un bouleversement matériel. L’homme de tous les temps, celui d’aujourd’hui comme celui d’hier, est tenté d’annuler le temps. Nous n’aimons pas l’inattendu, l’imprévisible. Qu’est-ce qui va se passer ?

L’inconnu est toujours redoutable. Or, Dieu vient et intervient à travers l’événement. La destruction de Jérusalem et de son temple, par exemple, puisque c’est d’abord de cela que parle Jésus, est un événement redoutable, affolant, et c’est pourtant le signe que Jésus vient sur les nuées. C’est comme si on commençait aujourd’hui une révolution détruisant le Vatican ou nos grandes cathédrales. Il ne manque d’ailleurs pas de prophètes de malheur, pour nous annoncer ces catastrophes équivalents ou pires : péril nucléaire, surpopulation, pollution galopante etc.… Beaucoup d’idéologies actuelles ne font qu’exploiter cette peur naturelle de l’humanité. Mais, à l’affolement des païens, correspond le redressement des croyants. « Les hommes mourront de peur, vous, redressez la tête. Votre rédemption est proche. » L’Avent, c’est le temps de la délivrance. Notre cœur ne doit pas s’alourdi dans les soucis de la vie et le tourbillon de la vie, dans l’excès des préoccupations temporelles et matérielles.

En contraste avec la peur des hommes, Jésus qui s’identifie au Fils de l’Homme transforme totalement ces catastrophes ou ces visions. Il n’apparaît pas comme un être céleste. Il est Fils de Marie, il n’est pas « dans les nuages », il partage en tout la condition humaine commune ici-bas. C’est bien « au-dedans » des réalités humaines que le changement doit se faire. Mais tout le dynamisme de cette transformation ne peut venir de l’idolâtrie des idéologies et des puissants en place, ni des structures politiques. Il ne vient que de la Parole de Dieu qui nous tourne vers Dieu et cette conversion à Dieu a des conséquences morales et sociales : lutte contre l’égoïsme, l’injustice, le matérialisme pratique, l’esclavage du plaisir et de l’argent, la paresse, la domination des autres.

L’œuvre de Dieu ici, ce n’est pas de condamner, c’est de « sauver ». Il n’est pas possible que l’histoire sainte, l’histoire humaine où Dieu agit, se termine en impasse. Mais tous, chers frères et sœurs, disciples de Jésus-Christ, nous devons avancer dans le monde en nous laissant dire par le Christ, comme à ses Apôtres : « N’ayez pas peur ! » Si « la foi grandit et se renforce en croyant », retenons également que sans la charité elle ne porte pas de fruit.

La pastorale sociale de l’Eglise Catholique du Bénin œuvre depuis bientôt 55 ans aux côtés des populations béninoises les plus marginalisées et plus particulièrement dans les domaines :

-  de la protection de l’enfance ainsi que la défense des droits des mineurs ;

-  la santé : plus précisément la prise en charge communautaire des personnes atteintes de maladies chroniques ou handicapantes (VIH/SIDA, paludisme, tuberculose, etc.…) ;

-  le plaidoyer et la défense de la paix et de la cohésion sociale au Bénin ;

-  l’autonomisation des personnes vulnérables ; surtout les femmes, à travers la formation et les activités génératrices de revenus.

-  des urgences et de la réhabilitation ;

De nouveaux théâtres et chantiers humanitaires apparaissent de nos jours et aussi la persistance de certaines graves atteintes aux droits et à la dignité de nos frères et sœurs. Tous ces maux et fléaux sont d’autant plus aggravés par un environnement mondial rendu vicié par la crise financière internationale.

Chers frères et sœurs bien-aimés du Seigneur, nous pouvons nous rendre compte par ces maux, que les pauvres nous sont confiés et que, sur cette responsabilité, Dieu nous jugera (Cf. Mt 25, 31-46). Nous devons ouvrir nos cœurs à la souffrance de tout homme. C’est par notre charité que Dieu vient à la rencontre de toute personne. C’est là une dimension de la mission qui caractérise la foi catholique que nous professons. Et le Pape Benoît XVI lui-même, dès les premieres pages de l’Encyclique « Caritas in veritate », avait déjà souligné que « la charité est la voie maîtresse de la doctrine sociale de l’Eglise. Toute responsabilité et tout engagement définis par cette doctrine sont imprégnés de l’amour qui, selon l’enseignement du Christ est la synthèse de toute la loi. »

Je vous invite donc, chers frères, à manifester tout à l’heure votre foi en l’amour de Dieu pour vous. Votre attitude bienveillante et compatissante sera pour plaire uniquement à ce Dieu envers lequel nous ne sommes que des débiteurs. Nous sommes invités à transformer nos rapports interpersonnels en rapport de convivialité fraternelle et de charité active et efficace. Ainsi, quand le Seigneur reviendra, il trouvera que notre vie coïncide de plus en plus à l’avènement de son règne parce que « notre âme ne se sera contentée de rien qui soit moins que Dieu lui-même ». Amen !

Père Jean Benoît GNAMBODE Administrateur Apostolique de Porto-Novo

LE DOGME DE L’IMMACULEE CONCEPTION

Dieu ineffable, dont les voies sont miséricorde et vérité, dont la volonté est toute-puissante, dont la sagesse atteint d’une extrémité jusqu’à l’autre avec une force souveraine et dispose tout avec une merveilleuse douceur, avait prévu de toute éternité la déplorable ruine en laquelle la transgression d’Adam devait entraîner tout le genre humain ; et dans les profonds secrets d’un dessein caché à tous les siècles, il avait résolu d’accomplir, dans un mystère encore plus profond, par l’incarnation du Verbe, le premier ouvrage de sa bonté, afin que l’homme, qui avait été poussé au péché par la malice et la ruse du démon, ne pérît pas, contrairement au dessein miséricordieux de son Créateur, et que la chute de notre nature, dans le premier Adam, fût réparée avec avantage dans le second. Il destina donc, dès le commencement et avant tous les siècles, à son Fils unique, la Mère de laquelle, s’étant incarné, il naîtrait, dans la bienheureuse plénitude des temps ; il la choisit, il lui marqua sa place dans l’ordre de ses desseins ; il l’aima par-dessus toutes les créatures, d’un tel amour de prédilection, qu’il mit en elle, d’une manière singulière, toutes ses plus grandes complaisances.

Pape PIE IX

HOMELIE DE L’ADMINISTRTEUR POUR LE JUBILE DES 55 ANS DE LA CHORALE ADJOGAN

Votre nombreuse participation à la célébration des 55 ans de la création de la chorale Ajogan est la signe de la manifestation de votre foi en ce Dieu Unique et … à qui nous devons toujours rendre gloire, honneur, louange pour les siècles sans fin. En effet, si notre vie chrétienne est le lieu où Dieu se manifeste, il est aussi le lieu où l’homme doit exprimer toute action de grâce pour ses innombrables bienfaits. Le plus grand don que Dieu nous a fait c’est la foi et c’est parce qu’il nous aime, et l’ordre de demeurer dans l’amour suit le don de cet amour qui a son origine dans le Père. L’amour du Père au Fils, et du Fils aux disciples qui doivent l’accepter et le faire fructifier. Les liens qui unissent le Chrétiens à Jésus sont analogues à ceux qui unissent Jésus au Père. Ils sont même fondés en eux. Parce que Jésus s’est fait par amour du Père, Serviteur des hommes, les chrétiens doivent s’aimer les uns les autres, montrant ainsi qu’ils demeurent dans l’amour de Jésus. Pour Jésus comme pour les disciples, la joie est le fruit de l’amour. Les commandements de Jésus se résument en un seul, celui de l’amour mutuel ; que les chrétiens s’aiment les uns les autres comme Jésus les a aimés. Ainsi s’accomplit la hiérarchie de l’amour. Les disciples s’aiment parce que Jésus les a aimés ; et Jésus les aime parce que le Père l’a aimé lui-même. L’idée de la mort est associée au commandement de l’amour. Jésus prouve l’amour qu’il a pour les siens en donnant sa vie pour eux. Il les a aimés jusqu’au bout. C’est en devenant comme Jésus lui-même serviteur des hommes que le chrétien montre qu’il est véritablement l’ami de Jésus. L’ami de Jésus qui est serviteur des autres est néanmoins quelqu’un de libre. Il accepte et connaît tout ce que Jésus a appris du Père. Il connaît la vérité, la révélation du salut qu’il a libéré de l’esclavage du péché et de la mort, et qui a fait de lui un homme libre et un ami de Dieu. L’amitié de Jésus pour ses disciples et tous les croyants, est un don fondé sur un choix sûr dite de bienveillance de Jésus, ce qui augmente l’obligation d’y correspondre. Et c’est en portant de fruit, c’est-à-dire, en demeurant ami à Jésus et en aimant ses frères que les chrétiens témoignent qu’ils sont vraiment choisis par Dieu et que leurs prières, conformes à la volonté du Père, seront exaucées. Chers frères et sœurs bien-aimés du Seigneur, par le baptême, l’amour du Christ a rempli nos cœurs et cet amour nous pousse à évangéliser ; il faut d’abord faire l’expérience de la connaissance du Christ de la même manière que le Christ connaît le Père. Aujourd’hui comme alors, il nous envoie par les routes du monde pour proclamer son évangile à tous les peuples de la terre. Par son amour, Jésus-Christ attire à lui tous les hommes de toutes les générations. En tout temps, il convoque l’Eglise lui confiant l’annonce de l’Evangile avec un mandat qui est toujours nouveau. La chorale est par excellence un haut lieu d’évangélisation. Elle doit aider les fidèles à participer activement et pieusement à l’action liturgique. La tradition musicale chez nous, tient une grande importance dans notre vie religieuse et sociale. Le Concile Vatican II veut qu’on lui accorde l’estime qui lui est due et la place convenable dans la liturgie. En tant qu’élément liturgique, le chant doit s’intégrer dans la forme propre de la célébration. Par conséquent, tout dans le texte, dans la mélodie, dans l’exécution, doit correspondre au sens du mystère célébré, aux différents moments du rite et du temps liturgique. Ainsi la chorale Ajogan a entendu cet appel à évangéliser depuis 55 ans. Elle a fait le choix de traduire dans les mélodies de nos traditions religieuses la Parole de Dieu qui agit dans le cœur de l’homme à la manière d’une semence. La graine semée en terre, pousse et produit beaucoup de fruits. Quels sont les fruits que l’engagement à évangéliser par la chorale Ajogan a-t-il portés depuis 55 ans ? Les choristes aujourd’hui sont-ils devenus plus saints, plus amis à Jésus, gardant en vérité les commandements de l’amour ? Le Pape Benoît XVI dit que « l’engagement missionnaire des croyants, qui ne peut jamais manquer, puise force et vigueur dans la redécouverte quotidienne de son amour. » En effet, dit encore le Pape, « la foi grandit comme expérience d’un amour reçu, quand elle est communiquée comme expérience de grâce et de joie. Elle rend fécond, parce qu’elle élargit le cœur dans l’espérance, et permet d’offrir un témoignage capable d’engendrer. En effet, elle ouvre le cœur et l’esprit de tous ceux qui écoutent à accueillir l’invitation du Seigneur à adhérer à sa Parole pour devenir ses disciples. » Quel témoignage d’amour et de foi donnent les choristes Ajogan depuis 55 ans ? Le vrai amour et la vraie foi transcende les circonstances, car elle provient d’une relation avec Jésus-Christ. Si notre vie est vraiment liée à la sienne, il nous aide à traverser l’adversité et nous permet de garder la tête froide dans la prospérité. Avec lui nous ne craindrons pas les creux de la vague et il nous gardera du piège formé par les illusions de grandeur. La joie de vivre avec Jésus-Christ dans la fidélité à ses commandements, la pratique régulière des sacrements de l’Eglise, la reconnaissance de son visage sous le visage du frère ou de la sœur à aimer donnant la stabilité à notre vie, quels que soient les hauts et les bas. Citant Saint Augustin, le Pape Benoît XVI dit que « les croyants se fortifient en croyant. Sa vie fut une recherche continuelle de la beauté de la foi jusqu’à ce que son cœur trouve le repos en Dieu ».

Nous, choristes Ajogan, devons rechercher constamment la beauté de la foi dans nos chants, en même temps que la vérité conséquente dans la pratique fidèle de ce que l’on croit. Ainsi, nos chant Ajogan seront un patrimoine de richesse inégalable et permettront encore à de nombreuses personnes en recherche de Dieu de trouver le juste parcours pour accéder à la porte de la foi.

Chers frères et choriste Ajogan, en vous souhaitant encore à tous un bon, heureux et fructueux anniversaire, je vous invite à travailler sérieusement, en cette année de foi à approfondir votre foi au cœur de votre apostolat du chant par la connaissance effective des contenus de cette foi dans le Catéchisme de l’Eglise catholique. Ainsi, chaque fois que vous chanterez la miséricorde et la fidélité du Seigneur, il vous donnera davantage la force et la vigueur de vous enraciner dans son amour jusque dans l’éternité. Amen !

Père Jean Benoît GNAMBODE Administrateur Apostolique

CHINE : UNE NOUVELLE EGLISE DEDIEE A L’IMMACULEE CONCEPTION

Erigée pour être source d’évangélisation

Une nouvelle église dédiée à l’Immaculée Conception vient d’être consacrée en Chine, rapporte l’agence vaticane Fides.

Cette église se trouve dans le village de Luo Xi, sur le territoire de la paroisse de Yong Lin, dans le doyenné de Yong Jia du diocèse de Wen Zhou : elle est appelée à être « source d’évangélisation », selon Mgr Zhu Wei Fang, évêque du lieu.

Elle a été consacrée le 1er décembre dernier, sous la présidence de Mgr Zhu, entouré de 21 prêtres et de plus de 2.500 fidèles. Cette nouvelle église, la plus grande et la plus belle de tout le doyenné, vient répondre aux besoins pastoraux et missionnaires du village : d’une seule famille catholique, le nombre de baptisés a augmenté pour atteindre désormais 33 familles et une centaine de fidèles. Au début, ils se retrouvaient chez un particulier pour prier et célébrer la messe mais ils ressentaient fortement, surtout les jeunes, le besoin de disposer d’une église. En 2009, ils ont acheté le terrain et béni la première pierre.

Lors de la consécration, une longue procession a quitté l’ancienne salle de prière, derrière une croix gigantesque et est arrivée à la nouvelle église. Le curé a solennellement reçu les clefs de l’église des mains de Mgr Zhu alors que tous les participants manifestaient leur grande joie par la musique de la fanfare et des applaudissements. Dans son homélie, Mgr Zhu a exhorté les fidèles à « porter à tous la lumière du Christ ». Puis il a invité à ce que « la lumière du Christ illumine ce temple de Dieu » et toutes les lumières de la nouvelle église se sont allumées

L’église occupe 2.500 m² et elle a été construite grâce à un financement de plus de 5 millions de Yuans, provenant presque entièrement d’offrandes de catholiques du diocèse.

Source : Zenit

NOTRE SANTE : LE STRESS, QUE FAIRE ?

Le stress est imprévisible mais il peut être contrôlé pour éviter de graves conséquences.

le stress n’est pas en soi une maladie mais il mérite d’être connu car sa manifestation fréquente peut nous causer de graves domages psychologique et corporel. nous proposons à nos fidèles lecteur une présentation rapide de ce phénomène qui ne nous prévient pas mais qu’il faut prendre au serieux.

Qu’est-ce-que le stress ? Le stress est un état qui ébranle l’équilibre du corps humain et qui est perçu comme étant menaçant pour l’individu. Certaines conditions psychologiques peuvent participer à l’apparition de la condition de stress chez un individu : - La perte de contrôle - La nouveauté - L’imprévisibilité - La menace à l’ego - L’anticipation de conséquences négatives

L’ambiguïté de la situation

L’ampleur d’un stress psychologique est déterminée par l’évaluation de la situation par l’individu. Par exemple, si l’environnement est perçu comme menaçant, la conséquence encourue risque d’être un stress. Toutefois, certaines attitudes ou actions peuvent aider l’individu à prendre la situation en main, ces attitudes sont ce qu’on appelle des stratégies d’adaptation (« coping »). Certaines conditions physiques peuvent aussi être à l’origine du stress, etc... En effet, certains facteurs contribuent à exercer de la pression sur l’équilibre physiologique que tente de maintenir le corps humain. Qu’il s’agisse de facteurs internes (dispositions génétiques, par exemple) ou externes (consommation de drogues, d’alcool ou d’exercices intensifs), ils peuvent avoir un effet sur l’équilibre physiologique et rendre l’individu plus vulnérable au stress.

Différentes sortes de stress Un stress aigu est celui qui survient suite à un élément déclencheur à un moment précis et actuel, par exemple un accident de voiture ou un discours qui doit être prononcé devant plusieurs personnes. Le stress aigu peut avoir un effet positif en préparant l’organisme à affronter la nouvelle situation. Un stress devient chronique : -lorsqu’un individu subit des stress fréquents ; -lorsqu’un grand stress n’a pas su être contrôlé ; -lorsqu’un individu ne sait pas réagir de façon efficace au stress (ses mécanismes d’adaptation sont inadéquats ou inexistants).

Conséquences du stress Des maladies peuvent apparaître suite à du stress chronique, d’autant plus si ce dernier est jumelé à des contextes familiaux, environnementaux, héréditaires et personnels qui favorisent sa présence. Ces maladies peuvent se situer au niveau de différents systèmes : -Dermique (eczéma) -Cardiovasculaire (hypertension) -Cognitif (troubles de mémoire) -Pulmonaire (asthme) -Psychique (troubles anxieux) -Neurologique (maux de tête fréquents) -Immunologique (infections) -Gastro-intestinal (ulcères)

Que faire en cas de stress Il faut comprendre que, devant un stress, l’individu est soumis à deux choix : affronter son stress ou fuir. Il s’agit du concept « fight or flight response ». Afin de pouvoir affronter son stress adéquatement, une personne dispose de stratégies d’adaptation : -Bonne alimentation -Exercices de concentration, sports -Évaluation du problème sous différents angles -Soutien social

Père Benoît ODOUNSI POBE

HOMELIE DE L’ADMINISTRATEUR AUX OBSEQUES DE MADAME ODJOUSSOU MARIE ROSE

A l’occasion des obsèques de Mme ODJOUSSOU Marie Rose, mère de la soeur Ida ODJOUSSOU (OCPSP) et de l’abbé Serge ODJOUSSOU, grand séminariste

  • Excellence Monseigneur Vieira,
  • Evêque de Djougou,
  • Chers Pères Concélébrants,
  • Chères Religieuses,
  • Et vous, Sœur Ida particulièrement frappée par la mort de votre chère et bien-aimée Maman,
  • Monsieur l’Abbé Serge, Acolyte trop tôt privé de la joie de votre maman de vous voir prêtre,
  • Chers frères et sœurs bien-aimés du Seigneur,

Maman Marie Rose ODJOUSSOU a voulu que nous nous réunissions à l’église à l’occasion de sa mort. C’est qu’elle estimait que ce rassemblement avait un sens pour elle et qu’il en aurait un pour nous. Marie Rose a voulu donner la parole à l’Eglise à l’occasion de sa mort afin que l’Eglise dise ce qu’elle a à dire quand quelqu’un meurt. Toute sa vie, elle a mis sa confiance dans le Seigneur. En cette année de foi, comment ne pas reconnaître ensemble cette foi en l’église, Une, Sainte, Catholique et Apostolique qu’elle a professée, toute sa vie et elle a été d’une fidélité remarquable et permanente aux yeux de tous. Elle a renouvelé trois (3) fois son carnet de vie chrétienne communément appelé « livret de catholicité. » Quelle parole d’Eglise a-t-elle donc à dire face à la mort ? une triple parole me semble-t-il. Une parole de foi, une parole d’espérance et une parole qui invite à l’amour.

1) Une parole de foi :

Devant quelqu’un qui vient de mourir, l’Eglise proclame d’abord une parole de foi en la vie. Ce n’est pas que l’Eglise ne prenne pas au sérieux la mort, ni qu’elle cherche à la nier. Pour l’Eglise comme pour chacun de nous, la mort est la mort. Et il n’y a jamais de mort sans peine, sans souffrance, sans angoisse. Non seulement tous, frères et sœurs, parents de sang pleurent ce départ, mais encore tous les frères et sœurs de cette famille de Dieu qu’est l’Eglise compatissent et portent ceux et celles qui sont dans la douleur et les larmes au cœur même de cette grande prière qu’est l’Eucharistie, l’unique grande prière qui soit, selon le mot du Saint Jean Marie Vianney, le Saint Curé d’Ars, Patron de tous les prêtres du monde. Notre Père dans la foi, Mgr Paul VIEIRA, Evêque de Djougou s’est déplacé pour participer à cette assemblée. C’est l’amour et la compassion en mouvement qui parcourent des distances pour communier au deuil de la famille. Des prêtres ont accouru de partout pour exprimer leur sympathie et prière. Tous les fils et filles de Dieu par le baptême sont réunis avec tous les autres sympathisants, amis et connaissances pour manifester leur proximité dans cette douloureuse séparation. Que tous soient ici remerciés ! Quel meilleur cadeau offrir d’abord que l’Eucharistie ?

Mais le regard de l’Eglise ne s’arrête pas là. Il essaie de voir plus loin. Près de quelqu’un qui vient de mourir, l’Eglise considère la mort dans la lumière de la foi. Que voit-elle là ? Elle voit la vie, elle voit la vie du Christ, qui, lui aussi, est mort, mais qui est maintenant ressuscité et vit en sa gloire. L’Eglise reprend à son compte les paroles de Job : « Je sais, moi, que mon Libérateur est vivant, et qu’à la fin, il se dressera sur la poussière des morts, avec mon corps, je me tiendrai debout et de mes yeux de chair, je verrai Dieu. » Pour qui a la foi, ces paroles ne sont pas vaines, elles ne sont pas illusion, elles ne sont pas qu’un baume rapidement jeté sur la souffrance trop vive. Elles sont des paroles qui expriment la promesse de Dieu transmise par le Christ : « Celui qui croit en moi, même s’il meurt vivra. » Avec l’Eglise entière, avec ceux et celles qui, parmi nous, croient en Jésus, auprès de Maman Marie Rose Marie que Dieu a visité dans sa miséricorde et qui n’est plus parmi nous, confessons aujourd’hui, l’existence du Dieu des vivants ; confessons l’existence de son Fils ; confessons la présence de l’Esprit-Saint qui déjà fait communier à la vie éternelle. Voilà la foi que Marie Rose a transmise à ses enfants. L’une est consacrée à Dieu dans la Famille des Sœurs Oblates Catéchistes Petites Servantes des Pauvres. Elles sont là, nombreuses avec toutes les autres Consacrées de toutes les familles religieuses confondues. Qu’elles soient toutes bénies pour cette démarche combien délicate, affectueuse et priante. Son fils Séminariste Acolyte Serge est là…

2) La parole de foi que prononce l’Eglise face à la mort est suivie d’une parole d’espérance.

Parole d’espérance car ce n’est pas dès maintenant que les promesses de Dieu se réalisent en plénitude. Maman ODJOUSSOU qui est morte ne revivra pas sur terre, nous ne verrons plus son visage, nous n’entendrons plus sa voix. Mais, nous espérons que demain, qu’à la fin des temps, elle retrouvera la vie en plénitude. Avec tout son être, pleinement épanoui, totalement équilibré, inondé de bonheur et de paix.

Marthe et Marie croyaient fermement en Jésus et espéraient ardemment le retour à la vie de leur frère à la fin des temps. Mais elles voudraient aussi revoir leur frère en vie dès maintenant. Pour donner un signe et sa domination sur la mort, Jésus a donc ramené Lazare à la vie. Mais ce retour fut temporaire. Plus tard, comme tous les humains, Lazare a connu la mort.

Cela ne diminue en rien l’importance du geste de Jésus. Au contraire, ce geste laisse entrevoir quelle puissance de vie résidait en lui, quand il était sur la terre. Et cela donne à imaginer quel est son pouvoir sur la mort maintenant qu’il est ressuscité. Celui qui a fait sorti Lazare de son tombeau, peut redonner vie à tous ceux qui meurent. Cela, l’Eglise le croit, elle le proclame et elle l’espère.

Maman Marie Rose ODJOUSSOU y croyait et elle espérait, parce que le chemin du juste va tout droit. Une semaine avant sa mort, elle était partie prier au monastère de l’Etoile de Parakou. De retour, elle a mis un disque et elle a dansé le samedi soir, et le dimanche à 5h du matin, le Seigneur est venu la chercher. Elle est entrée dans la résurrection du Seigneur Jésus, après un clin d’œil à l’image de Marie Auxiliatrice et à Notre Dame du Sacré-Cœur, qu’elle a toujours servi durant sa vie. Le Seigneur était vraiment l’objet de son désir. A la mort de sa petite sœur au mois d’août, elle a commencé par se désintéresser des choses de la terre. Son cœur était tendu vers le Seigneur, son esprit cherchait le Seigneur et elle a commencé à dire à tout le monde, « c’est bientôt le départ. » C’est l’amour qui désire voir Dieu.

3) La parole de l’Eglise qui invite aussi à l’amour.

Si l’Eglise, face à la mort, proclame une parole de foi et une parole d’espérance, elle proclame aussi une parole d’amour. Elle invite à l’amour. Elle affirme que ce qui donne qualité à la vie, c’est l’amour qui traverse cette vie. Nous serons jugés sur l’amour. Maman Marie Rose a aimé le prochain. N’a-t-elle pas milité dans l’Association Saint Vincent de Paul. On ne peut pas compter le nombre d’enfants qu’elle a gardés chez elle. Quand j’étais Curé en ces mêmes lieux, je me souviens d’avoir travaillé avec elle à la Caritas paroissiale. Elle était toujours disponible à servir les pauvres, orphelins et veuves. Près de Maman Marie Rose qui vient de mourir, l’Eglise nous rappelle la nécessité de devenir chaque jour davantage, des hommes et des femmes dont le cœur est plein d’amour, surtout pour les pauvres les plus démunis, les enfants abandonnés. Que nous accordons notre vie à notre foi.

Au cœur de toutes ses activités, elle était soutenue par une vie de prière régulière et fidèle. Elle avait une piété ardente. Le plus bel héritage qu’elle laisse à ses enfants et à ses familles, c’est la foi, l’espérance et l’amour qui font le vrai disciple du Christ avec le combat de la prière qui maintient dans la fidélité à la grâce et aux engagements pris au baptême. Elle était une femme véritablement libre, parce que docile à l’Esprit. Elle savait se laisser à l’Esprit. Et nous, chers frères et sœurs, demandons à Dieu de nous donner d’aimer fidèlement en toute circonstance. Et que Dieu qui est Amour porte son regard sur Maman Marie Rose ODJOUSSOU qui a été baptisée et qui est son enfant. Qu’il lui donne, dès aujourd’hui d’entrer dans la plénitude de la vie, la vie éternelle. Amen !

Père Jean Benoît GNAMBODE,

Administrateur Apostolique

MESSAGE DE BENOIT XVI POUR LA 50ème JOURNEE MONDIALE DE PRIERE POUR LES VOCATIONS

Chers frères et sœurs,

En cette 50ème Journée Mondiale de Prière pour les Vocations, célébrée le 21 avril 2013, quatrième dimanche de Pâques, je voudrais vous inviter à réfléchir sur le thème : « Les vocations, signe de l’espérance fondée sur la foi », qui s’inscrit bien dans le contexte de l’Année de la Foi et dans le 50ème anniversaire de l’ouverture du Concile Œcuménique Vatican II. Le Serviteur de Dieu Paul VI, pendant l’Assemblée conciliaire, institua cette Journée d’invocations unanimes adressées à Dieu le Père pour qu’il continue d’envoyer des ouvriers pour son Eglise (cf. Mt 9,38). « Le problème du nombre suffisant de prêtres – soulignait alors le Pontife – touche de près tous les fidèles : non seulement parce que l’avenir religieux de la société chrétienne en dépend, mais aussi parce que ce problème est le signe précis et indéniable de la vitalité de la foi et de l’amour des communautés paroissiales et diocésaines particulières, et le témoignage de la santé morale des familles chrétiennes. Là où l’on vit généreusement selon l’Evangile, là jaillissent de nombreuses vocations à l’état clérical et religieux » (PAUL VI, Radio message, 11 avril 1964).

Ces dernières décennies, les diverses communautés ecclésiales répandues dans le monde entier se sont retrouvées spirituellement unies chaque année, le quatrième dimanche de Pâques, pour implorer de Dieu le don de saintes vocations et pour proposer à nouveau à la réflexion de tous l’urgence de la réponse à l’appel divin. Ce rendez-vous annuel significatif a favorisé, en effet, un engagement fort pour mettre toujours plus au centre de la spiritualité, de l’action pastorale et de la prière des fidèles, l’importance des vocations au sacerdoce et à la vie consacrée.

L’espérance est attente de quelque chose de positif pour l’avenir, mais qui en même temps doit soutenir notre présent, souvent marqué par les insatisfactions et les insuccès. Où se fonde notre espérance ? En regardant l’histoire du peuple d’Israël racontée dans l’Ancien Testament, nous voyons émerger, même dans les moments de plus grande difficulté comme ceux de l’exil, un élément constant, rappelé en particulier par les prophètes : la mémoire des promesses faites par Dieu aux Patriarches ; mémoire qui requiert d’imiter l’attitude exemplaire d’Abraham, rappelée par l’Apôtre Paul, « espérant contre toute espérance, il crut et devint ainsi père d’une multitude de peuples, selon qu’il fut dit : telle sera ta descendance » (Rm 4,18). Une vérité éclairante et consolante qui émerge de toute l’histoire du salut est la fidélité de Dieu à l’alliance, dans laquelle il s’est engagé et qu’il a renouvelée chaque fois que l’homme l’a trahie par l’infidélité, le péché, de l’époque du déluge (cf. Gn 8,21-22) à celle de l’exode et de la traversée du désert (cf. Dt 9,7) ; fidélité de Dieu qui est allée jusqu’à sceller la nouvelle et éternelle alliance avec l’homme, à travers le sang de son Fils, mort et ressuscité pour notre salut.

A tout moment, surtout dans les moments les plus difficiles, c’est toujours la fidélité de Dieu, authentique force motrice de l’histoire et du salut, qui fait vibrer les cœurs des hommes et des femmes et qui les confirme dans l’espérance de rejoindre un jour la « Terre promise ». Là se trouve le fondement sûr de toute espérance : Dieu ne nous laisse jamais seuls et il est fidèle à la parole donnée. Pour cette raison, en toute situation, heureuse ou défavorable, nous pouvons nourrir une solide espérance et prier avec le psalmiste : « En Dieu seul repose-toi, mon âme, de lui vient mon espoir » (Ps 62,6). Espérer signifie donc se confier dans le Dieu fidèle, qui garde les promesses de l’alliance. Foi et espérance sont ainsi étroitement unies. « De fait ‘espérance’ est un mot central de la foi biblique – au point que, dans certains passages, les mots ‘foi’ et ‘espérance’ semblent interchangeables. Ainsi, la Lettre aux Hébreux lie étroitement à la ‘plénitude de la foi’ (10, 22) ‘l’indéfectible profession de l’espérance’ (10, 23). De même, lorsque la Première Épître de Pierre exhorte les chrétiens à être toujours prêts à rendre une réponse à propos du logos – le sens et la raison – de leur espérance (cf. 3, 15), ‘espérance’ est équivalent de ‘foi’ » (Enc. Spe salvi, n. 2).

Chers frères et sœurs, en quoi consiste la fidélité de Dieu à laquelle nous devons nous confier avec une ferme espérance ? En son amour. Lui, qui est Père, répand son amour dans notre être le plus profond, par l’Esprit Saint (cf. Rm 5,5). Et cet amour précisément, manifesté pleinement en Jésus Christ, interpelle notre existence, requiert une réponse sur ce que chacun veut faire de sa propre vie, sur ce qu’il est disposé à mettre en jeu pour la réaliser pleinement. L’amour de Dieu suit parfois des chemins impensables, mais rejoint toujours ceux qui se laissent trouver. L’espérance se nourrit donc de cette certitude : « Et nous, nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru » (1 Jn 4,16). Et cet amour exigeant, profond, qui dépasse la superficialité, nous donne courage, nous fait espérer dans le chemin de la vie et dans l’avenir, nous fait avoir confiance en nous-mêmes, dans l’histoire et dans les autres. Je voudrais m’adresser tout particulièrement à vous les jeunes et vous redire : « Que serait votre vie sans cet amour ? Dieu prend soin de l’homme de la création jusqu’à la fin des temps, lorsqu’il mènera à bien son projet de salut. Dans le Seigneur ressuscité nous avons la certitude de notre espérance ! » (Discours aux jeunes du diocèse de San Marino-Montefeltro, 19 juin 2011).

Comme il advint dans le cours de son existence terrestre, aujourd’hui encore Jésus, le Ressuscité, marche au long des routes de notre vie, et nous voit plongés dans nos activités, avec nos désirs et nos besoins. C’est justement dans le quotidien qu’il continue de nous adresser sa parole ; il nous appelle à réaliser notre vie avec Lui, le seul qui soit capable d’étancher notre soif d’espérance. Aujourd’hui encore, Vivant dans la communauté des disciples qui est l’Eglise, il appelle à le suive. Et cet appel peut nous rejoindre à n’importe quel moment. Aujourd’hui encore Jésus répète : « Viens ! Suis-moi ! » (Mc 10,21). Pour accueillir cette invitation, il faut ne plus choisir soi-même son propre chemin. Le suivre signifie immerger sa propre volonté dans la volonté de Jésus, lui donner vraiment la priorité, le mettre à la première place par rapport à tout ce qui fait partie de notre vie : la famille, le travail, les intérêts personnels, soi même. Cela signifie Lui remettre notre propre vie, vivre avec Lui dans une intimité profonde, entrer à travers Lui en communion avec le Père dans l’Esprit Saint et, en conséquence, avec les frères et sœurs. Cette communion de vie avec Jésus est le « lieu » privilégié où l’on fait l’expérience de l’espérance et où se réalisera une vie libre et remplie !

Les vocations sacerdotales et religieuses naissent de l’expérience de la rencontre personnelle avec le Christ, du dialogue sincère et confiant avec Lui, pour entrer dans sa volonté. Il est donc nécessaire de grandir dans l’expérience de la foi, comprise comme relation profonde avec Jésus, comme écoute intérieure de sa voix, qui résonne en nous. Ce chemin, qui rend capable d’accueillir l’appel de Dieu, peut advenir à l’intérieur de communautés chrétiennes qui vivent un intense climat de foi, un témoignage généreux d’adhésion à l’Evangile, une passion missionnaire qui conduit au don total de soi pour le Royaume de Dieu, alimenté par la fréquentation des Sacrements, en particulier de l’Eucharistie, et par une fervente vie de prière. Cette dernière « doit, d’une part, être très personnelle, une confrontation de mon moi avec Dieu, avec le Dieu vivant. D’autre part, cependant, elle doit toujours être à nouveau guidée et éclairée par les grandes prières de l’Église et des saints, par la prière liturgique, dans laquelle le Seigneur nous enseigne continuellement à prier de façon juste » (Enc. Spe salvi, n. 34).

La prière constante et profonde fait croître la foi de la communauté chrétienne, dans la certitude toujours renouvelée que Dieu n’abandonne jamais son peuple et qu’il le soutient en suscitant des vocations spéciales, au sacerdoce et à la vie consacrée, pour qu’elles soient signes d’espérance pour le monde. Les prêtres et les religieux, en effet, sont appelés à se donner d’une manière inconditionnée au peuple de Dieu, dans un service d’amour de l’Evangile et de l’Eglise, un service de cette ferme espérance que seule l’ouverture à l’horizon de Dieu peut donner. Ainsi, avec le témoignage de leur foi et avec leur ferveur apostolique, ils peuvent transmettre, particulièrement aux nouvelles générations, le vif désir de répondre généreusement et promptement au Christ qui appelle à le suivre de plus près. Quand un disciple de Jésus accueille l’appel divin pour se dédier au ministère sacerdotal ou à la vie consacrée, se manifeste un des fruits les plus mûrs de la communauté chrétienne, qui aide à regarder avec une particulière confiance et espérance vers l’avenir de l’Eglise et vers sa mission d’évangélisation. Cela nécessite toujours en effet de nouveaux ouvriers pour la prédication de l’Evangile, pour la célébration de l’Eucharistie, pour le Sacrement de la Réconciliation. Par conséquent, que ne manquent pas les prêtres zélés, qui sachent accompagner les jeunes comme « compagnons de voyage » pour les aider à reconnaître, sur le chemin souvent tortueux et obscur de la vie, le Christ, Voie, Vérité et Vie (cf. Jn 14,6) ; pour leur proposer, avec courage évangélique, la beauté du service de Dieu, de la communauté chrétienne, des frères ! Des prêtres qui montrent la fécondité d’un engagement enthousiasmant, donnant un sens plénier à leur propre existence, parce que fondé sur la foi en celui qui nous a aimés le premier (cf. 1 Jn 4,19) ! Je souhaite également que les jeunes, au milieu de tant de propositions superficielles et éphémères, sachent cultiver l’attrait pour les valeurs, les buts élevés, les choix radicaux, pour un service des autres sur les pas de Jésus. Chers jeunes, n’ayez pas peur de le suivre et de parcourir les voies exigeantes et courageuses de la charité et de l’engagement généreux ! Ainsi vous serez heureux de servir, vous serez témoins de cette joie que le monde ne peut donner, vous serez les flammes vives d’un amour infini et éternel, vous apprendrez à « rendre raison de l’espérance qui est en vous » (1 P 3, 15) !

Du Vatican, le 6 octobre 2012

BENEDICTUS PP. XVI

MESSAGE DU PAPE POUR LA 46ème JOURNEE MONDIALE DE LA PAIX

HEUREUX LES ARTISANS DE PAIX

1. Chaque année nouvelle porte en elle l’attente d’un monde meilleur. Dans cette perspective, fondée sur la foi, je prie Dieu, Père de l’humanité, de nous donner la concorde et la paix afin que puissent se réaliser pour tous les aspirations à une vie heureuse et prospère.

À 50 ans de l’ouverture du Concile Vatican II qui a permis de renforcer la mission de l’Église dans le monde, il est encourageant de constater que les chrétiens – peuple de Dieu en communion avec lui et en chemin parmi les hommes – s’engagent dans l’histoire en partageant ses joies et ses espoirs, ses tristesses et ses angoisses[1], annonçant le salut du Christ et promouvant la paix pour tous.

Notre temps en effet, marqué par la mondialisation, avec ses aspects positifs et négatifs, mais aussi par des conflits sanglants toujours en cours et par des menaces de guerre, demande un engagement renouvelé et collectif pour la recherche du bien commun, du développement de tous les hommes et de tout l’homme.

Les foyers de tension et d’opposition causés par des inégalités croissantes entre riches et pauvres, par la prévalence d’une mentalité égoïste et individualiste qui s’exprime également au travers d’un capitalisme financier sans régulation, nous inquiètent. En plus des différentes formes de terrorisme et de criminalité internationales, les fondamentalismes et les fanatismes qui défigurent la vraie nature de la religion, appelée qu’elle est à favoriser la communion et la réconciliation entre les hommes sont autant de dangers pour la paix.

Et pourtant les nombreuses œuvres de paix dont le monde est riche, témoignent de la vocation innée de l’humanité à la paix. En chaque personne, le désir de paix est une aspiration essentielle qui coïncide, d’une certaine façon, avec le désir d’une vie humaine pleine, heureuse et accomplie. En d’autres termes, le désir de paix correspond à un principe moral fondamental, c’est-à-dire au développement intégral, social, communautaire, entendu comme un droit et un devoir, et cela fait partie du dessein de Dieu sur l’homme. L’homme est fait pour la paix qui est don de Dieu.

Tout ce qui précède m’a conduit à m’inspirer, pour ce Message, des paroles de Jésus-Christ : « Heureux les artisans de paix, parce qu’ils seront appelés fils de Dieu » (Mt 5,9).

La béatitude évangélique

2. Les béatitudes, proclamées par Jésus (cf. Mt 5,3-12 et Lc 6,20-23), sont autant de promesses. Dans la tradition biblique en effet, le genre littéraire correspondant à la béatitude porte toujours en lui-même une bonne nouvelle, c’est-à-dire un évangile, qui culmine en une promesse. Les béatitudes ne sont donc pas seulement des recommandations morales dont l’observance prévoit, au temps prescrit – temps généralement situé dans l’autre vie –, une récompense, c’est-à-dire une situation de bonheur à venir. La béatitude consiste plutôt en l’accomplissement d’une promesse adressée à tous ceux qui se laissent guider par les exigences de la vérité, de la justice et de l’amour. Ceux qui mettent leur foi en Dieu et en ses promesses apparaissent souvent aux yeux du monde naïfs et éloignés de la réalité. Eh bien, Jésus leur déclare qu’ils découvriront être fils de Dieu non seulement dans l’autre vie mais déjà en celle-ci et que, depuis toujours et pour toujours, Dieu est pleinement solidaire d’eux. Ils comprendront qu’ils ne sont pas seuls parce qu’Il est du côté de ceux qui s’engagent en faveur de la vérité, de la justice et de l’amour. Jésus, révélation de l’amour du Père, n’hésite pas à s’offrir lui-même en sacrifice. Quand on accueille Jésus-Christ, Homme-Dieu, on vit la joyeuse expérience d’un don immense : le partage de la vie même de Dieu, ou encore la vie de la grâce, prémisse d’une existence pleinement heureuse. Jésus-Christ nous donne en particulier la paix véritable qui naît de la rencontre confi ante de l’homme avec Dieu.

La béatitude de Jésus dit que la paix est à la fois don messianique et œuvre humaine. En effet, la paix présuppose un humanisme ouvert à la transcendance. Il est fruit du don réciproque, d’un enrichissement mutuel, grâce au don qui jaillit de Dieu et permet de vivre avec les autres et pour les autres. L’éthique de la paix est une éthique de la communion et du partage. Il est alors indispensable que les différentes cultures contemporaines dépassent les anthropologies et les éthiques fondées sur des présupposés théorico-pratiques surtout subjectifs et pragmatiques, au nom desquels les relations de cohabitation sont inspirés par des critères de pouvoir ou de profit, où les moyens deviennent des fins et vice-versa, où la culture et l’éducation sont seulement centrées sur les instruments, sur la technique et sur l’efficience. Le démantèlement de la dictature du relativisme et de l’adoption d’une morale totalement autonome qui interdit la reconnaissance de l’incontournable loi morale naturelle inscrite par Dieu dans la conscience de chaque homme est une condition nécessaire de la paix. La paix est construction d’un vivre-ensemble en termes rationnels et moraux, s’appuyant sur un fondement dont la mesure n’est pas créée par l’homme mais par Dieu même. « Le Seigneur donne la puissance à son peuple, le Seigneur bénit son peuple dans la paix », rappelle le Psaume 29 (v.11).

La paix : don de Dieu et œuvre de l’homme

3. La paix concerne l’intégrité de la personne humaine et appelle l’implication de tout l’homme. C’est la paix avec Dieu, en vivant selon sa volonté. C’est la paix intérieure avec soi-même et la paix extérieure avec le prochain et avec toute la création. Elle comporte principalement, comme l’a écrit le bienheureux Jean XXIII dans l’encyclique Pacem in Terrisdont nous commémorerons dans quelques mois le cinquantième anniversaire, la construction d’un vivre-ensemble fondé sur la vérité, sur la liberté, sur l’amour et sur la justice[2]. La négation de ce qu’est la véritable nature de l’être humain, en ses dimensions essentielles, en sa capacité intrinsèque de connaître le vrai et le bien et, en définitive, Dieu lui-même, met en danger la construction de la paix. Sans la vérité sur l’homme, inscrite en son cœur par le Créateur, la liberté et l’amour s’avilissent, la justice perd le fondement de son exercice.

Pour devenir d’authentiques artisans de paix, l’attention à la dimension transcendante est fondamentale comme l’est le dialogue constant avec Dieu, Père miséricordieux, dialogue dans lequel on implore la rédemption que nous a obtenue son Fils Unique. Ainsi l’homme peut vaincre ce germe d’affaiblissement et de négation de la paix qu’est le péché en toutes ses formes : égoïsme et violence, avidité et volonté de puissance et de domination, intolérance, haine et structures injustes.

La réalisation de la paix dépend avant tout de la reconnaissance d’être, en Dieu, une unique famille humaine. Celle-ci se structure, comme l’a enseigné l’Encyclique Pacem in Terris, à travers des relations interpersonnelles et des institutions soutenues et animées par un « nous » communautaire, impliquant un ordre moral, interne et externe, où sont sincèrement reconnus, selon la vérité et la justice, les droits réciproques et les devoirs correspondants. La paix est un ordre vivifié et structuré par l’amour ; ainsi chacun ressent comme siens les besoins et les exigences d’autrui, fait partager ses propres biens aux autres et rend la communion aux valeurs spirituelles toujours plus répandue dans le monde. Cet ordre se réalise dans la liberté, c’est-à-dire de la façon qui convient à la dignité des personnes qui, par leur nature raisonnable elle-même, assument la responsabilité de leurs actes[3].

La paix n’est pas un rêve, ce n’est pas une utopie : elle est possible. Nos yeux doivent regarder plus profondément, sous la surface des apparences et des phénomènes, pour distinguer une réalité positive qui existe dans les cœurs parce que tout homme est créé à l’image de Dieu, et appelé à grandir, contribuant à l’édification d’un monde nouveau. Dieu lui-même en effet, par l’incarnation de son Fils et la rédemption qu’il réalise, est entré dans l’histoire, suscitant une nouvelle création et une nouvelle alliance entre Dieu et l’homme (cf. Jer 31,31-34), nous donnant la possibilité d’avoir « un cœur nouveau » et « un esprit nouveau » (cf. Ez 36,26).

C’est justement pourquoi l’Église est convaincue qu’existe l’urgence d’une nouvelle annonce de Jésus-Christ, premier et principal facteur du développement intégral des peuples et aussi de la paix. En effet, Jésus est notre paix, notre justice, notre réconciliation (cf. Ep 2,14 ; 2 Cor 5,18). L’artisan de paix, selon la béatitude de Jésus, est celui qui recherche le bien de l’autre, le bien complet de l’âme et du corps, aujourd’hui et demain.

De cet enseignement, on peut déduire que toute personne, toute communauté – religieuse, civile, éducative et culturelle –, est appelée à être artisan de paix. La paix est principalement réalisation du bien commun des différentes sociétés, qu’elles soient primaires ou intermédiaires, nationales, internationales ou mondiale. C’est justement pourquoi on peut dire que les voies de réalisation du bien commun sont aussi celles qu’il importe de parcourir pour obtenir la paix.

Les artisans de paix sont ceux qui aiment, défendent et promeuvent la vie dans son intégralité

4. Le chemin de réalisation du bien commun et de la paix est avant tout le respect pour la vie humaine, considérée dans la variété de ses aspects, à commencer par sa conception, dans son développement, et jusqu’à son terme naturel. Les vrais artisans de paix sont alors ceux qui aiment, défendent et promeuvent la vie humaine en toutes ses dimensions : personnelle, communautaire et transcendante. La vie en plénitude est le sommet de la paix. Qui veut la paix ne peut tolérer des atteintes ou des crimes contre la vie.

Ceux qui n’apprécient pas suffisamment la valeur de la vie humaine et, par conséquent, soutiennent la libéralisation de l’avortement par exemple, ne se rendent peut-être pas compte que de cette façon ils proposent la recherche d’une paix illusoire. La fuite des responsabilités qui avilit la personne humaine et, encore davantage, le meurtre d’un être sans défense et innocent, ne pourront jamais produire ni bonheur ni paix. Comment peut-on penser en effet construire la paix, le développement intégral des peuples ou la sauvegarde même de l’environnement sans que soit défendu le droit des plus faibles à la vie, à commencer par les enfants à naître ? Toute atteinte à la vie, en particulier à son origine, provoque inévitablement des dégâts irréparables pour le développement, pour la paix, pour l’environnement. Il n’est pas juste non plus de codifier de manière sournoise de faux droits ou des abus qui, fondés sur une vision réductrice et relativiste de l’être humain et sur l’utilisation habile d’expressions ambiguës destinées à favoriser un prétendu droit à l’avortement et à l’euthanasie, menacent le droit fondamental à la vie.

La structure naturelle du mariage doit être aussi reconnue et promue, c’est-à-dire l’union entre un homme et une femme, face aux tentatives de la rendre juridiquement équivalente à des formes radicalement différentes d’union qui, en réalité, la dénaturent et contribuent à la déstabiliser, éclipsant son caractère particulier et son rôle social irremplaçable.

Ces principes ne sont pas des vérités de foi ; ils ne sont pas non plus seulement une conséquence du droit à la liberté religieuse. Ils sont inscrits dans la nature humaine elle-même, identifiables par la raison, et donc communs à toute l’humanité. L’action de l’Église en faveur de leur promotion ne revêt donc pas un caractère confessionnel mais s’adresse à toutes les personnes, quelle que soit leur appartenance religieuse. Cette action est d’autant plus nécessaire que ces principes sont niés ou mal compris, car cela constitue une offense faite à la vérité de la personne humaine, une grave blessure infligée à la justice et à la paix.

C’est pourquoi la reconnaissance par les ordonnancements juridiques et par l’administration de la justice du droit à l’usage du principe d’objection de conscience face à des lois et à des mesures gouvernementales portant atteintes à la dignité humaine, comme l’avortement et l’euthanasie, est aussi une importante contribution à la paix.

Parmi les droits fondamentaux, concernant aussi la vie pacifique des peuples, il y a également celui des particuliers et des communautés à la liberté religieuse. En ce moment de l’histoire, il devient de plus en plus important qu’un tel droit soit promu non seulement du point de vue négatif, comme liberté face à – par exemple des obligations ou des restrictions relatives à la liberté de choisir sa propre religion –, mais aussi du point de vue positif, en ses différentes articulations, comme liberté de : par exemple de témoigner de sa propre religion, d’annoncer et de communiquer ses enseignements ; d’accomplir des activités éducatives, de bienfaisance et d’assistance qui permettent d’appliquer les préceptes religieux ; d’exister et d’agir en tant qu’organismes sociaux, structurés selon les principes doctrinaux et les fins institutionnelles qui leur sont propres. Malheureusement, même dans les pays de vieille tradition chrétienne, se multiplient les épisodes d’intolérance religieuse, en particulier contre le christianisme et contre ceux qui revêtent simplement les signes distinctifs de leur propre religion.

L’artisan de paix doit aussi avoir conscience que de plus en plus de secteurs de l’opinion publique sont touchés par les idéologies du libéralisme radical et de la technocratie qui leur instillent la conviction selon laquelle la croissance économique est à obtenir aussi au prix de l’érosion de la fonction sociale de l’État et des réseaux de solidarité de la société civile, ainsi que des droits et des devoirs sociaux. Or, il faut considérer que ces droits et devoirs sont fondamentaux pour la pleine réalisation des autres, à commencer par les droits et les devoirs civiques et politiques.

Parmi les droits et les devoirs sociaux aujourd’hui les plus menacés, il y a le droit au travail. Cela est dû au fait que le travail et la juste reconnaissance du statut juridique des travailleurs sont de moins en moins correctement valorisés, parce que le développement économique dépendrait surtout de la pleine liberté des marchés. Le travail est appréhendé comme une variable dépendant des mécanismes économiques et financiers. À ce sujet, je répète ici que la dignité de l’homme, ainsi que la logique économique, sociale et politique, exigent que l’on continue à « se donner comme objectif prioritaire l’accès au travail ou son maintien, pour tous »[4]. La réalisation de cet objectif ambitieux a pour condition une appréhension renouvelée du travail, fondée sur des principes