vendredi 23 juin 2017

COMMUNIQUE :

Pour redynamiser l’évangélisation des enfants par les enfants sur nos différentes paroisses, son Excellence Mgr Aristide GONSALLO, évêque de Porto-Novo, invite tous les mouvements d’enfants (MADEB, CHORALE DES ENFANTS, SAMUEL, ADS, SAINT ENFANT JESUS, SCOUT ENFANT, LECTEUR JUNIOR, LEGION DE MARIE JUNIOR etc…) à la 8ème édition des Journées Diocésaines de l’Enfance Missionnaire, les 27 et 28 Décembre 2016 sur la paroisse Saint Vincent de Tchaada.

Pour la réussite desdites journées et pour la participation massive de vos enfants, nous comptons, chers parents et chers Pères, sur votre aide et votre sensibilisation.

Le Coordonnateur diocésain de l’EM, Abbé Georges GAYET

Programme des dites journées

50 ans de la paroisse Sacré-Coeur :

En cette année Sainte de la Miséricorde, va se célébrer le jubilé d’or (50 ans) de création de la paroisse SACRE-CŒUR de Ouenlinda (Porto-Novo). A cet effet une grand-messe se célébrera le dimanche 05 Juin 2016 à 10H00, en la dite église. Elle sera présidée par son excellence, Mgr Aristide GONSALLO, évêque de Porto-Novo.

Le reste du programme des manifestations

Concert de la Ressurection : 2016 :

Sous le parrainage de son Excellence Mgr Aristide GONSALLO, évêque de Porto-Novo, l’Aumônerie diocésaine des chorales des jeunes et la Coordination des chorales des jeunes de Porto-Novo

vous invitent à la 6ème édition du CONCERT DE LA RÉSURRECTION.

- Date : dimanches de Pâques, 27 mars 2016
- Heure : 16H00
- Lieu : Stade Charles de Gaulle de Porto-Novo
- Entrée : libre et gratuite

Ce sont plus d’une quinzaine de chorales qui se succèderont.

MERCI DE LES SOUTENIR



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En vrac !
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jeudi 2 février 2017
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lundi 2 janvier 2017
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dimanche 25 décembre 2016
« La grâce de Dieu s’est manifestée pour le (...)

mardi 20 décembre 2016
Frères et sœurs en Christ, L’annonce à Zacharie (...)

mardi 20 décembre 2016
Frères et sœurs en Christ, Fils et filles (...)

jeudi 15 décembre 2016
Émerveillement pour tout ce que Dieu accomplit (...)

vendredi 9 décembre 2016
Frères et sœurs en Christ, En ce temps de (...)

mercredi 7 décembre 2016
Ni hypocrites ni rigides, ayant le sens de la (...)


V a c a n c e s
vendredi 11 juillet 2014
La communauté des sœurs Salésiennes Missionnaires de

jeudi 27 juin 2013
Pour marquer l’Année de la foi, l’aumônerie (...)

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Méditation du troisième dimanche de Carême C

le carême, temps de réconciliation soutenu par la miséricorde et le pardon de Dieu

Textes Ex 3, 1-8a. 10. 13-15

Ps : 102

1Co 10, 1-6. 10-12

Lc 13, 1-9

Frères et sœurs en Christ, Biens aimés de Dieu.

Il y a quelques semaines, nous avons commencé notre marche pénitentielle vers Pâque, où la Christ ressuscité rendra nos corps semblables aux siens. Aujourd’hui troisième Dimanche de ce temps de réconciliation avec Dieu et les autres, d’espérance et de renouvellement de notre vie de foi, la liturgie voudrait bien mettre une fois encore un accent particulier sur cet aspect d’espérance soutenue par le pardon et la miséricorde de Dieu. C’est trois éléments sont retracés à travers les trois textes de ce jour même si cela n’apparaît pas visible dans la première lecture tirée du livre de l’exode.

En effet l’épisode de la vision de Moïse à l’Horeb présente plus Yahvé comme le vivant qui est et qui vit éternellement. Le « je suis » du livre de l’Exode voudrait bien confirmer cette vie infinie d’un Dieu qui traverse le temps et donc nos souffrances humaines. Yahvé dira lui-même qu’il est le Dieu des vivants et non celui des morts. les noms cités : Abraham, Isaac et Jacob justifient bien que le Dieu qui se propose de sauver le peuple de la servitude égyptienne est vraiment vivant puisque pour le peuple juif, ces ancêtres Abraham, Isaac et Jacob vivent éternellement même s’ils sont physiquement morts. C’est ce qui justifiera plus tard la rage des juifs contre Jésus quand il aura dit : « avant que Abraham ne soit, je suis ». la mission que Moïse reçoit à l’Horeb n’est qu’une mission d’espérance. Le peuple de Dieu peut donc désormais porter la pleine espérance d’une vie meilleure que celle qu’il vit actuellement en Egypte. Par le simple geste de miséricorde de la part de celui qui est le Dieu de leurs Pères, les fils d’Israël pourraient espérer retrouver leur terre où coulent le lait et le miel. C’est cette espérance portée durant les âges qui fait crier le psalmiste qui s’éclate dans le psaume 102 de ce jour en ces termes : « le Seigneur est tendresse et pitié, … il révèle ses desseins à Moïse, aux fils d’Israël, ses hauts faits… il est lent à la colère et plein d’amour ». Mais cet amour que le Seigneur a pour son peuple, souffrira bien d’infidélité de la part des fils d’Israël.

Saint Paul peint dans un tableau peu élogieux le comportement désobligeant d’un peuple à la nuque raide. Et comme pour dire aux descendants d’Abraham « qu’au cœur sans mémoire qu’un temps soit accordé pour qu’il se souvienne », Paul rappelle à ses fidèles que malgré la tendresse que Yahvé a manifesté à leurs ancêtres, en pardonnant leur péchés en leur faisant marcher sur ses voies, en leur donnant un repas venu du ciel, la plupart n’ont fait « que déplaire à Dieu, et ils sont tombés au désert ». Pour l’apôtre des gentils, ces morts massifs des fils d’Israël ne sont que des exemples pour attirer notre attention sur notre manière de vivre notre attachement avec Dieu. C’est pourquoi Jésus lui-même dans la belle page de l’évangile selon saint Luc que la liturgie nous propose, considère l’épisode des Galiléens exterminés par Pilate ou des dix-huit personnes tuées par la tour de Siloé comme un exemple qui interpelle chaque chrétien et nous invite à une réelle conversion, réponse à la miséricorde de Dieu envers nous. La parabole du figuier stérile met bien en évidence cette « miséricorde patiente » de Dieu qui appelle à coup sûr la conversion de l’homme.

Chers amis en Christ, Qu’il est merveilleux de voir l’espérance qui vient de Dieu ; qu’il est réjouissant de contempler la miséricorde que Dieu dans sa pédagogie de la deuxième chance offerte à chacun de nous pour que nous remodelions notre vie de foi selon le cœur de Dieu. En disant du figuier : « peut-être qu’il donnera du fruit à l’avenir », Jésus nous donne une nouvelle chance de conversion. Il urge donc que chacun de nous en ce temps de carême, repense sa manière de vivre sa foi dans ce monde en perte de repères afin d’éviter le coup de hache du vigneron. Un travail personnel est à faire pour que les courants idéologiques et spirituels de l’heure ne tuent en nous les bourgeons de fruits de foi que nous portons en réponse à la miséricorde divine. Une lutte est à mener dans vie pour recentrer notre cœur détourné par les sollicitations de ce monde sur le Christ afin de voir les signes de la miséricorde qu’il nous fait à chaque instant de notre existence. Notre Dieu n’est pas un bourreau qui écrase celui qui l’offense, mais un père qui tend la perche de la miséricorde et de pardon à tous et chacun.

Prions pour que tous et chacun puisse bénéficier de cette miséricorde en ce temps de carême.

Père Olatoundji-Benoît ODOUNSI , POBE

Méditation du quatrième dimanche de Carême C

La conversion comme chemin du salut avec le Christ

- 1ère Lecture : Josué 5,10-12 ;

Psaume : 33(34) ;

- 2ème Lecture : 2Co 5, 17-21.

- Evangile : Lc 15, 1-3.11-32

Fils et Filles de Dieu.

« Après le passage du Jourdain, les fils d’Israël campaient à Guilgal et célébraient la Pâques… » La célébration de cette Pâques sur la terre promise vient après une longue et rude marche de quarante ans, un exode qui entre deux Pâques a préparé le cœur du peuple choisi. Ce temps passé au désert voudrait bien symboliser notre marche actuelle vers la Pâques du Seigneur. Le temps de carême est donc pour nous la longue, douloureuse mais combien sanctifiante marche qui nous conduit à la splendide résurrection du Fils de l’homme. Durant leur exode, le peuple d’Israël a vécu des durs moments, des situations de rébellion etc. mais chaque fois le Seigneur l’appelle à la conversion et à la réconciliation avec lui. L’essentiel des textes liturgiques de ce jour voudrait se résumer en ces deux réalités : la conversion et la réconciliation. Ces deux réalités nous font retourner chaque jour vers celui que nous abandonnons presque tout le temps : Dieu.

Dans l’évangile de ce jour, il est question de l’enfant prodigue. Le plus jeune d’une famille peu nombreuse (l’évangile dit : un homme avait deux fils Lc 15, 11) qui décide d’abandonner la fièvre familiale, la protection paternelle, la chaleur fraternelle pour aller faire route seul. Loin d’être une expérience de vie, ce geste est une homicide volontaire exercée sur son père puisque dans aucune culture au monde, encore moins celle juive, aucun enfant ne peut hériter du vivant de son père. Ce geste, nous le faisons chaque jour quand nous tournons dos à la volonté de Dieu, quand nous fuyons Dieu pour nous retrouver dans certaines situations de la vie qui n’honore pas le maître de notre vie. Presque tous, nous tuons Dieu dans notre vie par des comportements que seuls nous pouvons décrire. Mais comme le Père, Dieu nous laisse faire. Ce n’est que, dans le dénuement, quand l’enfant a touché le fond de la misère, qu’il s’est souvenu de son Père. Alors il réfléchit (cf. Lc 15, 17-18). Cet appel à la conversion est déjà un pas même si c’est après avoir mener une vie de désordre. C’est le Seigneur lui-même qui nous appel à la conversion et il nous devance dans notre choix de « retour vers ». Parfois quand tout s’efface, quand nous ne voyons plus rien, quand nous touchons le fond de la misère à cause de nos fautes, nous n’avons pas le courage de faire le pas. Ce qui grandit l’enfant « pécheur » devant son père, c’est le risque du retour, la volonté de conversion. Nous devons aussi oser revenir vers notre Père malgré nos fautes. Dans ce clair-obscur de la recherche du salut, c’est Dieu lui-même qui accueille et se réjouit. Le père qui n’existait plus pour le jeune homme est le premier à voir son enfant. Il se jette au coup d’un pécheur et l’embrasse. Quel merveilleux père ! il le couvre de ses baisers nous dit l’évangile. Il se réconcilie avec son fils avant même que celui-ci ne fasse la demande de réconciliation. Très content et fier de la conversion de son fils, le père fait tuer « le veau gras » ; non pas un veau gras mais « le veau gras ». Cette précision de l’évangile et le « kpakpato » du serviteur au fils aîné, justifie que le ce père n’avait qu’un seul veau gras. Peut-être le réserve-t-il pour ses propres convives, peut-être le garde-t-il pour le mariage de l’aîné, personne ne saurait le dire. Tout compte fait, le père a sacrifié son veau gras pour un pécheur converti.

C’est la faiblesse de Dieu, chers amis en Christ. Dieu se rend faible devant notre démarche de conversion. Il est prêt à s’abandonner pour nous accueillir de nouveau dans sa maison une fois que notre retour est effectif. C’est seulement lui qui est capable de nous rendre la dignité du fils que nous perdons par nos péchés. « Mettez-lui des sandales, portez-lui les habits de fête, donnez-lui la bague d’or… » a déclaré le père plein de fierté de voir son fils revenir. C’est ainsi que dans le ciel le père et toute sa cour se réjouit pour le retour d’un seul pécheur. Alors chers amis, le temps de carême est pour nous le moment de réfléchir sur notre relation avec le Seigneur. J’ose dire que la conversion que nous impose ce temps est celle qui nous ouvre sans ambages la porte du salut. Mais combien de fois allons nous vivre sans Dieu ? Sommes-nous nés pour vivre sans Dieu ? Notre vie est elle faite pour ne pas retrouver son auteur. Saint augustin disait : « tu nous as fait pour toi Seigneur et notre vie est sans repos tant qu’elle ne repose en toi ».

Vous voyez donc que l’interpellation de Saint Paul est toujours actuelle : « laissez-vous réconcilier avec Dieu ! ». Nous vivons tellement loin de Dieu et quand bien même il nous cherche, il ne nous trouve pas. Il s’est sacrifié pour nous mais nous avons des yeux pour ne pas le voir. Il nous appelle à la conversion mais nos oreilles sont bouchées, il nous tend la main mais nous lui faisons dos. Jusques à quand durera notre fuite devant le Seigneur, jusques à quand resterons-nous dans notre sombre passé, jusques à quand vivrons-nous sans souci de nous convertir. Convertissons-nous et laissons-nous réconcilier véritablement dans la sincérité avec notre Dieu.

Profitons frères et sœur, de ce temps de carême pour refaire notre relation filiale avec notre Père, notre relation fraternelle avec nos frères et sœurs, et celle personnelle avec nous-mêmes pour être de véritables ambassadeurs du Christ dans ce monde qui a besoin de vrais adorateurs.

Bon temps de Carême.

Père Olatoundji-Benoît ODOUNSI, POBE

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