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CHEMINONS VERS MADRID POUR LA JMJ 2011.

Bientôt la Journée Mondiale de la Jeunesse (JMJ). Cette année, elle se tiendra à Madrid, capitale espagnole, du 16 au 21 Août 2011. Moment de grande ferveur et d’adondantes grâces pour les jeunes et toute l’Eglise, cet événement connaît la participation de centaines de milliers de jeunes des cinq continents. Pour nous y préparer, l’aumônerie des jeunes voudrait, avec vous, aller à la découverte des JMJ et proposer un commentaire du Message du Pape à l’occasion.

QU’EST-CE « JOURNEE MONDIALE DE LA JEUNESSE (JMJ) ? »

De façon élémentaire, c’est un évènement organisé par l’Église catholique rassemblant des jeunes catholiques du monde entier. Au singulier, la « Journée Mondiale de la Jeunesse » a lieu en fait chaque année. Elle est célébrée dans chaque diocèse du monde le Dimanche des Rameaux, avec généralement un petit rassemblement à Rome. A l’approche de la journée, le pape envoie un message à tous les jeunes.

Par contre, tous les deux ou trois ans, un grand rassemblement international a lieu, à l’invitation du pape, dans une ville différente, et dure alors plusieurs jours. Pourtant le fait que ce rassemblement dure plusieurs jours n’a pas influencé l’expression qui a conservé sa marque du singulier. Ces journées vont s’enrichissant en activités : messes, catéchèses, confessions, adoration eucharistique, festival de la jeunesse, veillée… Elles s’achèvent par une messe pontificale présidée par le Pape et réunissant plusieurs centaines de milliers de participants. L’édition 1997 a apporté une évolution significative : l’organisation d’une semaine dans les différents diocèses du pays puis d’un « festival de la jeunesse » de trois jours juste avant le rassemblement final. L’Église catholique en France avait en effet souhaité que le dynamisme et les rencontres de ce rassemblement ne bénéficient pas seulement à Paris et l’Île-de-France mais que tous les diocèses français puissent également participer. Et depuis lors, cet aspect est conservé dans toutes les organisations ultérieures.

(A suivre)

Père Aurel AVOCETIEN

AUJOURD’HUI MADRID. ET HIER ?

Pendant que les yeux se tournent résolument vers Madrid, il convient aussi de jeter un regard en arrière pour voir le chemin parcouru par les rassemblements des jeunes au niveau international.

LES JMJ DANS LE COURS DU TEMPS : LES RASSEMBLEMENTS INTERNATIONAUX

ANNEEDATESLIEUPARTICIPANTSTHEME
1984 15 avril Rome (ITALIE) 300 000 Année jubilaire de la Rédemption
1985 31 mars Rome (ITALIE) 300 000

Année internationale de la jeunesse

1987 11-12 avril Buenos Aires (ARGENTINE) 1 000 000 Nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous et nous y avons cru (Jean 4,16)
1989 15-20 août Saint-Jacques-de-Compostelle (ESPAGNE) 400 000 Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie (Jean 14,6)
1991 10-15 août Częstochowa (POLOGNE) 1 600 000 Vous avez reçu un esprit de fils (Rm 8,15)
1993 10-15 août Denver (ÉTATS-UNIS) 500 000 Moi, je suis venu pour qu’ils aient la vie et qu’ils l’aient en abondance (Jean 10,10)
1995 10-15 janvier Manille (PHILIPPINES) 4 000 000 Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie (Jean 20,21)
1997 19-24 août Paris (FRANCE) 1 200 000 Maître, où demeures-tu ? - Venez et voyez (Jean 1,38-39)
2000 15-20 août Rome (ITALIE) 2 000 000 Le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous (Jean 1,14)
2002 23-28 juillet Toronto (CANADA) 800 000 Vous êtes le sel de la terre… Vous êtes la lumière du monde (Matthieu 5,13-14)
2005 16-21 août Cologne (ALLEMAGNE) 1 200 000 Nous sommes venus l’adorer (Matthieu 2,2)
2008 15-20 juillet Sydney (AUSTRALIE) 450 000 Vous allez recevoir une force, celle de l’Esprit Saint qui descendra sur vous. Vous serez alors mes témoins (Actes 1,8)
2011 16-21 août Madrid (ESPAGNE) Enracinés et fondés en Christ, affermis dans la foi (cf. Colossiens 2:7)

Organiser les JMJ, ce n’est certes pas organiser une coupe du monde ; mais n’est-il pas temps de souhaiter que l’Afrique puisse aussi abriter un pareil événement pour en récolter les fruits spirituels qui ne feront que la propulser dans sa sequela Christi ?

Proposé par le Père Aurel AVOCETIEN

MESSAGE DU PAPE POUR LES JMJ 2012

« Soyez toujours dans la joie du Seigneur ! » (Ph 4, 4)

Chers jeunes,

Je suis heureux de pouvoir à nouveau m’adresser à vous à l’occasion de la XXVIIème Journée Mondiale de la Jeunesse. Le souvenir de la rencontre de Madrid, en août dernier, reste très présent à mon esprit. Ce fut un temps de grâce exceptionnel au cours duquel Dieu a béni les jeunes présents, venus du monde entier. Je rends grâce à Dieu pour tout ce qu’il a fait naître lors de ces journées, et qui ne manquera pas de porter du fruit à l’avenir pour les jeunes et pour les communautés auxquelles ils appartiennent. A présent nous sommes déjà orientés vers le prochain rendez-vous de Rio de Janeiro en 2013, qui aura pour thème « Allez, de toutes les nations faites des disciples ! » (cf. Mt 28, 19).

Cette année, le thème de la Journée Mondiale de la Jeunesse nous est donné par une exhortation de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens : « Soyez toujours dans la joie du Seigneur ! » (Ph 4, 4). La joie, en effet, est un élément central de l’expérience chrétienne. Et au cours de chaque Journée Mondiale de la Jeunesse, nous faisons l’expérience d’une joie intense, la joie de la communion, la joie d’être chrétiens, la joie de la foi. C’est une des caractéristiques de ces rencontres. Et nous voyons combien cette joie attire fortement : dans un monde souvent marqué par la tristesse et les inquiétudes, la joie est un témoignage important de la beauté de la foi chrétienne et du fait qu’elle est digne de confiance.

L’Eglise a pour vocation d’apporter au monde la joie, une joie authentique qui demeure, celle que les anges ont annoncé aux bergers de Bethléem la nuit de la naissance de Jésus (cf. Lc 2, 10) : Dieu n’a pas seulement parlé, il n’a pas seulement accompli des signes prodigieux dans l’histoire de l’humanité, Dieu s’est fait tellement proche qu’il s’est fait l’un de nous et a parcouru toutes les étapes de la vie humaine. Dans le difficile contexte actuel, tant de jeunes autour de vous ont un immense besoin d’entendre que le message chrétien est un message de joie et d’espérance ! Aussi, je voudrais réfléchir avec vous sur cette joie, sur les chemins pour la trouver, afin que vous puissiez en vivre toujours plus profondément et en être les messagers autour de vous.

1. Notre cœur est fait pour la joie

L’aspiration à la joie est imprimée dans le cœur de l’homme. Au-delà des satisfactions immédiates et passagères, notre cœur cherche la joie profonde, parfaite et durable qui puisse donner du “goût” à l’existence. Et cela est particulièrement vrai pour vous, parce que la jeunesse est une période de continuelle découverte de la vie, du monde, des autres et de soi-même. C’est un temps d’ouverture vers l’avenir où se manifestent les grands désirs de bonheur, d’amitié, de partage et de vérité et durant lequel on est porté par des idéaux et on conçoit des projets.

Chaque jour, nombreuses sont les joies simples que le Seigneur nous offre : la joie de vivre, la joie face à la beauté de la nature, la joie du travail bien fait, la joie du service, la joie de l’amour sincère et pur. Et si nous y sommes attentifs, il y a de nombreux autres motifs de nous réjouir : les bons moments de la vie en famille, l’amitié partagée, la découverte de ses capacités personnelles et ses propres réussites, les compliments reçus des autres, la capacité de s’exprimer et de se sentir compris, le sentiment d’être utile à d’autres. Il y a aussi l’acquisition de nouvelles connaissance que nous faisons par les études, la découverte de nouvelles dimensions par des voyages et des rencontres, la capacité de faire des projets pour l’avenir. Mais également lire une œuvre de littérature, admirer un chef d’œuvre artistique, écouter ou jouer de la musique, regarder un film, tout cela peut produire en nous de réelles joies.

Chaque jour, pourtant, nous nous heurtons à tant de difficultés et notre cœur est tellement rempli d’inquiétudes pour l’avenir, qu’il nous arrive de nous demander si la joie pleine et permanente à laquelle nous aspirons n’est pas une illusion et une fuite de la réalité. De nombreux jeunes s’interrogent : aujourd’hui la joie parfaite est-elle vraiment possible ? Et ils la recherchent de différentes façons, parfois sur des voies qui se révèlent erronées, ou du moins dangereuses. Comment distinguer les joies réellement durables des plaisirs immédiats et trompeurs ? Comment trouver la vraie joie dans la vie, celle qui dure et ne nous abandonne pas, même dans les moments difficiles ?

2. Dieu est la source de la vraie joie

En réalité, les joies authentiques, que ce soient les petites joies du quotidien comme les grandes joies de la vie, toutes trouvent leur source en Dieu, même si cela ne nous apparaît pas immédiatement. La raison en est que Dieu est communion d’amour éternel, qu’il est joie infinie qui n’est pas renfermée sur elle-même mais qui se propage en ceux qu’il aime et qui l’aiment. Dieu nous a créés par amour à son image afin de nous aimer et de nous combler de sa présence et de sa grâce. Dieu veut nous faire participer à sa propre joie, divine et éternelle, en nous faisant découvrir que la valeur et le sens profond de notre vie réside dans le fait d’être accepté, accueilli et aimé de lui, non par un accueil fragile comme peut l’être l’accueil humain, mais par un accueil inconditionnel comme est l’accueil divin : je suis voulu, j’ai ma place dans le monde et dans l’histoire, je suis aimé personnellement par Dieu. Et si Dieu m’accepte, s’il m’aime et que j’en suis certain, je sais de manière sûre et certaine qu’il est bon que je sois là et que j’existe.

C’est en Jésus Christ que se manifeste le plus clairement l’amour infini de Dieu pour chacun. C’est donc en lui que se trouve cette joie que nous cherchons. Nous voyons dans les Evangiles comment chaque événement qui marque les débuts de la vie de Jésus est caractérisé par la joie. Lorsque l’ange Gabriel vient annoncer à la Vierge Marie qu’elle deviendra la mère du Sauveur, il commence par ces mots : « Réjouis-toi ! » (Lc 1, 28). Lors de la naissance du Christ, l’ange du Seigneur dit aux bergers : « Voici que je vous annonce une grande joie qui sera celle de tout le peuple : aujourd’hui vous est né un Sauveur, qui est le Christ Seigneur. » (Lc 2, 11) Et les mages qui cherchaient le nouveau-né, « quand ils virent l’étoile, ils éprouvèrent une très grande joie ». (Mt 2, 10) Le motif de cette joie est donc la proximité de Dieu, qui s’est fait l’un de nous. C’est d’ailleurs ainsi que l’entendait saint Paul quand il écrivait aux chrétiens de Philippes : « Soyez toujours dans la joie du Seigneur ! Laissez-moi vous le redire : soyez dans la joie ! Que votre sérénité soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. » (Ph 4, 4-5) La première cause de notre joie est la proximité du Seigneur, qui m’accueille et qui m’aime.

En réalité une grande joie intérieure naît toujours de la rencontre avec Jésus. Nous le remarquons dans de nombreux épisodes des Evangiles. Voyons par exemple la visite que Jésus fit à Zachée, un collecteur d’impôt malhonnête, un pécheur public auquel Jésus déclare « il me faut aujourd’hui demeurer chez toi ». Et Zachée, comme saint Luc le précise, « le reçut avec joie » (Lc 19, 5-6). C’est la joie d’avoir rencontré le Seigneur, de sentir l’amour de Dieu qui peut transformer toute l’existence et apporter le salut. Zachée décide alors de changer de vie et de donner la moitié de ses biens aux pauvres.

A l’heure de la passion de Jésus, cet amour se manifeste dans toute sa grandeur. Dans les derniers moments de sa vie sur la terre, à table avec ses amis, il leur dit : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. (...) Je vous ai dit ces choses pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. » (Jn 15, 9.11) Jésus veut introduire ses disciples et chacun d’entre nous dans la joie parfaite, celle qu’il partage avec son Père, pour que l’amour dont le Père l’aime soit en nous (cf. Jn 17, 26). La joie chrétienne est de s’ouvrir à cet amour de Dieu et d’être possédé par lui.

Les Evangiles nous racontent que Marie-Madeleine et d’autres femmes vinrent visiter le tombeau où Jésus avait été déposé après sa mort et reçurent d’un ange l’annonce bouleversante de sa résurrection. Elles quittèrent vite le tombeau, comme le note l’Evangéliste, « tout émues et pleines de joie » et coururent porter la joyeuse nouvelle aux disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue ! » (Mt 28, 8-9). C’est la joie du salut qui leur est offerte : le Christ est vivant, il est celui qui a vaincu le mal, le péché et la mort. Et il est désormais présent avec nous, comme le Ressuscité, jusqu’à la fin du monde (cf. Mt 28, 20). Le mal n’a pas le dernier mot sur notre vie. Mais la foi dans le Christ Sauveur nous dit que l’amour de Dieu est vainqueur.

Cette joie profonde est un fruit de l’Esprit Saint qui fait de nous des fils de Dieu, capables de vivre et de goûter sa bonté, en nous adressant à lui avec l’expression “Abba”, Père (cf. Rm 8 ,15). La joie est le signe de sa présence et de son action en nous.

3. Garder au cœur la joie chrétienne

A présent nous nous demandons : comment recevoir et garder ce don de la joie profonde, de la joie spirituelle ?

Un Psaume dit : « Mets ta joie dans le Seigneur : il comblera les désirs de ton cœur » (Ps 36, 4). Et Jésus explique que « le Royaume des cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l’homme qui l’a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce champ » (Mt 13, 44). Trouver et conserver la joie spirituelle procède de la rencontre avec le Seigneur, qui demande de le suivre, de faire un choix décisif, celui de tout miser sur lui. Chers jeunes, n’ayez pas peur de miser toute votre vie sur le Christ et son Evangile : c’est la voie pour posséder la paix et le vrai bonheur au fond de notre cœur, c’est la voie de la véritable réalisation de notre existence de fils de Dieu, créés à son image et à sa ressemblance.

Mettre sa joie dans le Seigneur : la joie est un fruit de la foi, c’est reconnaître chaque jour sa présence, son amitié : « Le Seigneur est proche » (Ph 4,5). C’est mettre notre confiance en lui, c’est grandir dans la connaissance et dans l’amour pour lui. L’“Année de la foi”, dans laquelle nous allons bientôt entrer, nous y aidera et nous encouragera. Chers amis, apprenez à voir comment Dieu agit dans vos vies, découvrez-le caché au cœur des événements de votre quotidien. Croyez qu’il est toujours fidèle à l’alliance qu’il a scellé avec vous au jour de votre Baptême. Sachez qu’il ne vous abandonnera jamais. Et tournez souvent les yeux vers lui. Sur la croix, il a donné sa vie par amour pour vous. La contemplation d’un tel amour établit en nos cœurs une espérance et une joie que rien ne peut vaincre. Un chrétien ne peut pas être triste quand il a rencontré le Christ qui a donné sa vie pour lui.

Chercher le Seigneur, le rencontrer dans notre vie signifie également accueillir sa Parole, qui est joie pour le cœur. Le prophète Jérémie écrit : « Quand tes paroles se présentaient je les dévorais : ta parole était mon ravissement et l’allégresse de mon cœur » (Jr 15,16). Apprenez à lire et à méditer l’Ecriture Sainte, vous y trouverez la réponse aux questions profondes de vérité qui habitent votre cœur et votre esprit. La Parole de Dieu nous fait découvrir les merveilles que Dieu a accomplies dans l’histoire de l’homme et elle pousse à la louange et à l’adoration, pénétrées par la joie : « Venez crions de joie pour le Seigneur,... prosternez-vous, adorons le Seigneur qui nous a faits » (Ps 94, 1.6).

La liturgie est par excellence le lieu où s’exprime cette joie que l’Eglise puise dans le Seigneur et transmet au monde. Ainsi chaque dimanche, dans l’Eucharistie, les communautés chrétiennes célèbrent le Mystère central du Salut : la mort et la résurrection du Christ. C’est le moment fondamental du cheminement de tout disciple du Seigneur, où se rend visible son Sacrifice d’amour. C’est le jour où nous rencontrons le Christ Ressuscité, où nous écoutons sa Parole et nous nourrissons de son Corps et de son Sang. Un Psaume proclame : « Voici le jour que fit le Seigneur, qu’il soit pour nous jour de fête et de joie ! » (Ps 117, 24). Et dans la nuit de Pâques, l’Eglise chante l’Exultet, expression de joie pour la victoire du Christ Jésus sur le péché et sur la mort : « Exultez de joie, multitude des anges... sois heureuse aussi, notre terre, irradiée de tant de feux... entends vibrer dans ce lieu saint l’acclamation de tout un peuple ! ». La joie chrétienne naît de se savoir aimé d’un Dieu qui s’est fait homme, qui a donné sa vie pour nous, a vaincu le mal et la mort ; et c’est vivre d’amour pour lui. Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, jeune carmélite, écrivait : « Jésus, ma joie, c’est de t’aimer ! » (Pn 45, 21 janvier 1897).

4. La joie de l’amour

Chers amis, la joie est intimement liée à l’amour : ce sont deux fruits de l’Esprit inséparables (cf. Ga 5, 23). L’amour produit la joie et la joie est une forme d’amour. La bienheureuse Mère Teresa de Calcutta, faisant écho aux paroles de Jésus : « Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir » (Ac 20, 35), disait : « La joie est une chaîne d’amour, pour gagner les âmes. Dieu aime qui donne avec joie. Et celui qui donne avec joie donne davantage ». Et le Serviteur de Dieu Paul VI écrivait : « En Dieu lui-même, tout est joie parce que tout est don » (Exhort. Ap. Gaudete in Domino, 9 mai 1975).

En pensant aux différents aspects de votre vie, je voudrais vous dire qu’aimer requiert de la constance et de la fidélité aux engagements pris. Cela vaut d’abord pour les amitiés : nos amis attendent de nous que nous soyons sincères, loyaux et fidèles, parce que l’amour vrai est persévérant surtout dans les difficultés. Cela vaut aussi pour le travail, les études et les services que vous rendez. La fidélité et la persévérance dans le bien conduisent à la joie, même si elle n’est pas toujours immédiate.

Pour entrer dans la joie de l’amour, nous sommes aussi appelés à être généreux, à ne pas nous contenter de donner le minimum, mais à nous engager à fond dans la vie, avec une attention particulière pour les plus pauvres. Le monde a besoin d’hommes et de femmes compétents et généreux, qui se mettent au service du bien commun. Engagez-vous à étudier sérieusement ; cultivez vos talents et mettez-les dès à présent au service du prochain. Cherchez comment contribuer à rendre la société plus juste et plus humaine, là où vous êtes. Que dans votre vie tout soit guidé par l’esprit de service et non par la recherche du pouvoir, du succès matériel et de l’argent.

A propos de générosité, je ne peux pas ne pas mentionner une joie particulière : celle qui s’éprouve en répondant à la vocation de donner toute sa vie au Seigneur. Chers jeunes, n’ayez pas peur de l’appel du Christ à la vie religieuse, monastique, missionnaire ou au sacerdoce. Soyez certains qu’il comble de joie ceux qui, lui consacrant leur vie dans cette perspective, répondent à son invitation à tout laisser pour rester avec lui et se dédier avec un cœur indivis au service des autres. De même, grande est la joie qu’il réserve à l’homme et à la femme qui se donnent totalement l’un à l’autre dans le mariage pour fonder une famille et devenir signe de l’amour du Christ pour son Eglise.

Je voudrais mentionner un troisième élément pour entrer dans la joie de l’amour : faire grandir dans votre vie et dans la vie de votre communauté la communion fraternelle. Il y a un lien étroit entre la communion et la joie. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si l’exhortation de saint Paul est un pluriel : il ne s’adresse pas à chacun individuellement, mais affirme « soyez toujours dans la joie du Seigneur ! » (Ph 4, 4). C’est seulement ensemble, en vivant la communion fraternelle, que nous pouvons faire l’expérience de cette joie. Le livre des Actes des Apôtres décrit ainsi la première communauté chrétienne : « Ils partageaient le pain dans leurs maisons, prenant leur nourriture avec allégresse et simplicité de cœur » (Ac 2, 46). Vous aussi, engagez- vous pour que les communautés chrétiennes puissent être des lieux privilégiés de partage, d’attention et de prévenance les uns envers les autres.

5. La joie de la conversion

Chers amis, pour vivre la vraie joie, il faut aussi repérer les tentations qui vous en éloignent. La culture actuelle pousse souvent à rechercher des objectifs, des réalisation et des plaisirs immédiats, favorisant plus l’inconstance que la persévérance dans l’effort et la fidélité aux engagements. Les messages que vous recevez vous poussent à entrer dans la logique de la consommation en vous promettant des bonheurs artificiels. Or l’expérience montre que l’avoir ne coïncide pas avec la joie : beaucoup de personnes ne manquant pourtant d’aucun bien matériel sont souvent affligées par la désespérance, la tristesse et ressentent la vacuité de leur vie. Pour rester dans la joie, nous sommes invités à vivre dans l’amour et la vérité, à vivre en Dieu.

La volonté de Dieu, c’est que nous soyons heureux. C’est pour cela qu’il nous donné des indications concrètes pour notre route : les Commandements. En les observant nous trouvons le chemin de la vie et du bonheur. Même si à première vue ils peuvent apparaître comme un ensemble d’interdictions, presque un obstacle à la liberté, en réalité si nous les méditons un peu plus attentivement à la lumière du Message du Christ, ils sont un ensemble de règles de vie essentielles et précieuses qui conduisent à une existence menée selon le projet de Dieu. A l’inverse, et nous l’avons constaté tant de fois, construire en ignorant Dieu et sa volonté provoque la déception, la tristesse et le sens de l’échec. L’expérience du péché comme refus de le suivre, comme offense à son amitié, jette une ombre dans notre cœur.

Si parfois le chemin du chrétien est difficile et l’engagement de fidélité à l’amour du Seigneur rencontre des obstacles et même des chutes, Dieu, dans sa miséricorde, ne nous abandonne pas. Il nous offre toujours la possibilité de retourner à lui, de nous réconcilier avec lui, de faire l’expérience de la joie de son amour qui pardonne et accueille à nouveau.

Chers jeunes, recourez souvent au Sacrement de Pénitence et de Réconciliation ! C’est le sacrement de la joie retrouvée. Demandez à l’Esprit Saint la lumière pour savoir reconnaître votre péché et la capacité de demander pardon à Dieu en vous approchant souvent de ce sacrement avec constance, sérénité et confiance. Le Seigneur vous ouvrira toujours les bras, il vous purifiera et vous fera entrer dans sa joie : « Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit » (Lc 15, 7).

6. La joie dans les épreuves

Une question, toutefois, pourrait encore demeurer dans notre cœur : peut-on réellement vivre dans la joie au milieu des épreuves de la vie, surtout les plus douloureuses et mystérieuses ? Peut-on vraiment affirmer que suivre le Seigneur et lui faire confiance nous procure toujours le bonheur ?

La réponse nous est donnée par certaines expériences de jeunes comme vous, qui ont trouvé dans le Christ justement, la lumière capable de donner force et espérance, même dans les situations les plus difficiles. Le bienheureux Pier Giorgio Frassati (1901-1925) a traversé de nombreuses épreuves dans sa brève existence, dont une concernant sa vie sentimentale qui l’avait profondément blessé. Justement dans ce contexte, il écrivait à sa sœur : « Tu me demandes si je suis joyeux. Comment pourrais-je ne pas l’être ? Tant que la foi me donnera la force, je serai toujours joyeux ! Chaque catholique ne peut pas ne pas être joyeux (...) Le but pour lequel nous sommes créés nous indique la voie parsemée aussi de multiples épines, mais non une voie triste : elle est joie même à travers la souffrance » (Lettre à sa sœur Luciana, Turin, 14 février 1925). Et le Bienheureux Jean Paul II, en le présentant comme modèle, disait de lui : « C’était un jeune avec une joie entraînante, une joie qui dépassait toutes les difficultés de sa vie » (Discours aux jeunes, Turin, 13 avril 1980).

Plus proche de nous, la jeune Chiara Badano (1971-1990), récemment béatifiée, a expérimenté comment la douleur peut être transfigurée par l’amour et être mystérieusement habitée par la joie. Agée de 18 ans, alors que son cancer la faisait particulièrement souffrir, Chiara avait prié l’Esprit Saint, intercédant pour les jeunes de son mouvement. Outre sa propre guérison, elle demandait à Dieu d’illuminer de son Esprit tous ces jeunes, de leur donner sagesse et lumière. « Ce fut vraiment un moment de Dieu, écrit-elle. Je souffrais beaucoup physiquement, mais mon âme chantait. » (Lettre à Chiara Lubich, Sassello, 20 décembre 1989). La clé de sa paix et de sa joie était la pleine confiance dans le Seigneur et l’acceptation de la maladie également comme une mystérieuse expression de sa volonté pour son bien et celui de tous. Elle répétait souvent : « Si tu le veux Jésus, je le veux moi aussi ».

Ce sont deux simples témoignages parmi tant d’autres qui montrent que le chrétien authentique n’est jamais désespéré et triste, même face aux épreuves les plus dures. Et ils montrent que la joie chrétienne n’est pas une fuite de la réalité, mais une force surnaturelle pour affronter et vivre les difficultés quotidiennes. Nous savons que le Christ crucifié et ressuscité est avec nous, qu’il est l’ami toujours fidèle. Quand nous prenons part à ses souffrances, nous prenons part aussi à sa gloire. Avec lui et en lui, la souffrance est transformée en amour. Et là se trouve la joie (Cf. Col 1, 24).

7. Témoins de la joie

Chers amis, pour terminer, je voudrais vous exhorter à être missionnaires de la joie. On ne peut pas être heureux si les autres ne le sont pas : la joie doit donc être partagée. Allez dire aux autres jeunes votre joie d’avoir trouvé ce trésor qui est Jésus lui-même. Nous ne pouvons pas garder pour nous la joie de la foi : pour qu’elle puisse demeurer en nous, nous devons la transmettre. Saint Jean l’affirme : « Ce que nous avons vu et entendu nous vous l’annonçons, afin que vous aussi soyez en communion avec nous [...] Tout ceci nous vous l’écrivons pour que notre joie soit complète » (1 Jn 1, 3-4).

Parfois, une image du Christianisme est donnée comme une proposition de vie qui opprimerait notre liberté et irait à l’encontre de notre désir de bonheur et de joie. Mais ceci n’est pas la vérité ! Les chrétiens sont des hommes et des femmes vraiment heureux parce qu’ils savent qu’ils ne sont jamais seuls et qu’ils sont toujours soutenus par les mains de Dieu ! Il vous appartient, surtout à vous, jeunes disciples du Christ, de montrer au monde que la foi apporte un bonheur et une joie vraie, pleine et durable. Et si, parfois, la façon de vivre des chrétiens semble fatiguée et ennuyeuse, témoignez, vous les premiers, du visage joyeux et heureux de la foi. L’Evangile est la “bonne nouvelle” que Dieu nous aime et que chacun de nous est important pour lui. Montrez au monde qu’il en est ainsi !

Soyez donc des missionnaires enthousiastes de la nouvelle évangélisation ! Allez porter à ceux qui souffrent, à ceux qui cherchent, la joie que Jésus veut donner. Portez-la dans vos familles, vos écoles et vos universités, vos lieux de travail et vos groupes d’amis, là où vous vivez. Vous verrez qu’elle est contagieuse. Et vous recevrez le centuple : pour vous-même la joie du salut, la joie de voir la Miséricorde de Dieu à l’œuvre dans les cœurs. Et, au jour de votre rencontre définitive avec le Seigneur, il pourra vous dire : « Serviteur bon et fidèle, entre dans la joie de ton maître ! » (Mt 25, 21)

Que la Vierge Marie vous accompagne sur ce chemin. Elle a accueilli le Seigneur en elle et elle l’a annoncé par un chant de louange et de joie, le Magnificat : « Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur » (Lc 1, 46-47). Marie a pleinement répondu à l’amour de Dieu par une vie totalement consacrée à lui dans un service humble et total. Elle est appelée “cause de notre joie” parce qu’elle nous a donné Jésus. Qu’elle vous introduise à cette joie que nul ne pourra vous ravir !

Du Vatican, le 15 mars 2012

BENEDICTUS PP. XV

JDJ : Avrankou 2012 : 1er JOUR

Ces jours tant attendus sont arrivés. Alors que 19 heures allaient sonner, les premières délégations allant prendre part à la Journée diocésaine de la Jeunesse foulaient le sol béni d’Avrankou. Dagbé, Kouti, Tchaada, Ekpe, Dowa, Dangbo, Kessounou, Hondji, Sakété, Pobè et j’en oublie. Minibus, bus, et autres moyens de transport en commun commencèrent à déverser des dizaines de jeunes sur la cour de la paroisse. Tenez ! Ceux de Daagbé et de Tchaada par exemple sont venus à pieds, au son des chants et des danses. Quand on est jeunes dit l’un d’eux, il faut poser des actes dont on aura à parler avec fierté et même gloriole demain.

L’équipe d’accueil a failli être débordé. Il fallait rapidement inscrire et enregistrer les arrivants ; leur donner des badges et les orienter vers les lieux d’hébergement/ A cet effet quatre lieux ont été retenus : Le collège d’enseignement général de la localité, la paroisse, les écoles privées Bambinos et Dynamo.

Accueil et inscription

Croyez-vous que le voyage les a épuisés. Erreur ! Ils jouaient de plus belle. Au carrefour d’Avrankou, le monde s’amassait peu à peu. C’est inhabituel. A 20H 30, la place était noir de monde. La caravane allait commencer. Il fallait signaler l’arrivée des forces vives de l’Eglise diocésaine dans la localité pour le weekend. Elle s’ébranla en deux groupe, la caravane.

Un 1er passa devant le centre de santé d’Avrankou, cet itinéraire comme convenu l’a conduit à l’hotel de ville. De là, il s’est rendu au CEG puis piqua droit sur la paroisse. L’itinéraire du 2nd est un peu plus long. Parti du Carrefour comme le 1er groupe, il sont allé jusqu’aux bureaux des PTT, pour prendre la voie de Kouti. Ce qui les a amené au Centre des malades mentaux. En ligne droite, il sont parvenus devant le CEG pour se rendre enfin à la paroisse. C’est alors que le curé doyen, le Père Frumence V. les a accueillis par un mot de bienvenue.

Quelques consignes ont été donnés. Les jeunes rejoindront leur différents lieux d’hébergement pour se restaurer et passer la nuit. le 31 mars à 08h, la journée commencera par la messe d’ouverture. A l’heure où nous paraissons, rès de 2000 de jeunes sont déjà arrivés et inscrits officiellement.

Père V. Frumence

JMJ A AVRANKOU : PLUS DE 3500 JEUNES LE DIMANCHE DES RAMEAUX

Commencée depuis lez vendredi 30 mars au soir, la Journée diocésaine de la jeunesse a connu son apogée le 1er avril avec la célébration du dimanche des rameaux.

C’est au marché central d’Avrankou qu’a eu lieu la bénédiction des rameaux et c’est de là que s’ébranla la procession des 3500 et plus de jeunes pour l’église paroissiale. Les forces de l’ordre de la localités ont été mises à contribution pour canaliser le mouvement et surtout empêcher les mal intentionnés et fauteurs de troubles de se se livrer à leur sale besogne.

Dès sa descente de voiture alors que 9 heures sonnaient, l’évêque procéda à la bénédiction des Rameaux et donna l’ordre que la procession s’ébranle. Au son de différents et variés instruments de musique, elle s’ébranla effectivement cette procession.

Parvenus à l’église paroissiale, chacun s’installer non sans peine. Les 2500 places assises de l’église ont été vite prises d’assaut. Heureusement, les arbres et les bâches dressées pour la circonstance ont permis de contenir le reste des participants. Après la lecture des différents textes biblique retenus par la liturgie, monseigneur Ehouzou, fit l’option de commenter et d’expliquer dans ses grandes lignes lemessage du pape Benoit XVI pour cette 27ème journée mondiale de la jeunesse.

A la fin de la célébration, chaque doyenné passa pour l’action de grâce : divers dons en espèces et en nature, ont été offerts. Monseigneur conclut et renvoya l’assistance pour aller porter le message évangélique partout dans les contrées, quartiers, maisons, communautés etc. rendez-vous est pris pour l’an prochain dans le doyenné d’Azowlissè, présicément sur la paroisse saint Etienne d’Adjohoun.

CONCOURS D’AFFICHE : JMJ RIO 2012

WAOOOOOH les amis ! il est lancé pour nous un concours d’affiche pour les JMJ de Rio en 2013. On est pas plus dingue que les autres. Prouvons-le en y participant. Qui sait ! la jeunesse du Bénin et de Porto-Novo peut se faire un nom. Les amis, partager l’info. Voici le lien : https://www.facebook.com/events/311...

PRIERE OFFICIELLE POUR LA PREPARATION A RIO 2013 :

Père, tu as envoyé Ton Fils Eternel pour sauver le monde et tu as choisi des hommes et des femmes pour que, par Lui, avec Lui et en Lui, ils proclament la Bonne Nouvelle à toutes les nations. Accorde, par la puissance de ton Esprit Saint, les grâces nécessaires pour que brille sur le visage de tous les jeunes le bonheur d’être les évangélisateurs dont l’Église a besoin en ce Troisième Millénaire.

Christ, Rédempteur de l’humanité, c’est avec les bras grand ouverts que Tu accueilles, du haut du mont Corcovado, tous les peuples. Par ton Offrande pascale, Tu nous conduis, avec l’aide de l’Esprit Saint, à la rencontre filiale avec le Père. Les jeunes, qui s’alimentent de l’Eucharistie, T’écoutent à travers la Bible et Te rencontrent dans les autres. Ils ont besoin de ton infinie Miséricorde pour partir sur les chemins du monde comme disciples-missionnaires de la nouvelle évangélisation.

Saint Esprit, Amour du Père et du Fils, envoie sur tous les jeunes ta Lumière, splendeur de Vérité et feu de ton Amour. Qu’animés par les Journées Mondiales de la Jeunesse, ils puissent répandre aux quatre coins du monde la foi, l’espérance et la charité, en devenant promoteurs d’une culture de vie et de paix, ainsi que protagonistes d’un monde nouveau.

Amen !

JMJ RIO 2013 : LE MESSAGE DU PAPE

« Allez ! De toutes les nations faites des disciples. » (cf. Mt 28, 19). Tel est le thème du Message le Pape BENOÎT XVI a adressé aux jeunes à l’occasion de la XXVIIIe JOURNÉE MONDIALE DE LA JEUNESSE. 2013

Chers jeunes,

J’adresse à chacun de vous mes salutations pleines de joie et d’affection. Je suis sûr que beaucoup d’entre vous sont revenus de la Journée Mondiale de la Jeunesse de Madrid 2011, encore plus « enracinés et fondés dans le Christ, affermis dans la foi » (cf. Col 2, 7). Dans les différents diocèses, nous avons célébré cette année la joie d’être chrétiens, inspirés par le thème : « Soyez toujours dans la joie du Seigneur ! » (Ph 4, 4). A présent, nous nous préparons à la prochaine Journée Mondiale qui sera célébrée à Rio de Janeiro au Brésil en 2013.

Je voudrais tout d’abord vous renouveler mon invitation à participer nombreux à cet événement important. La célèbre statue du Christ Rédempteur qui surplombe la belle ville de Rio de Janeiro en sera le symbole éloquent : ses bras ouverts sont le signe de l’accueil que le Christ Rédempteur réservera à tous ceux qui viendront à lui et son Cœur représente l’immense amour qu’il a pour chacun et chacune d’entre vous. Laissez-vous attirer par lui ! Vivez cette expérience de rencontre avec le Christ avec de nombreux autres jeunes qui convergeront vers Rio de Janeiro pour la prochaine rencontre internationale ! Laissez-vous aimer par lui et vous serez les témoins dont le monde a besoin.

Je vous encourage à vous préparer à la Journée Mondiale de Rio de Janeiro, en méditant dès à présent le thème de cette rencontre : « Allez ! De toutes les nations faites des disciples » (cf. Mt 28, 19). Il s’agit de la grande exhortation missionnaire que le Christ a laissée à l’Église tout entière et qui, après 2000 ans, n’a rien perdu de son actualité.

Cet appel missionnaire doit maintenant retentir avec force dans votre cœur. L’année de préparation à la rencontre de Rio de Janeiro coïncide avec l’Année de la foi, au début de laquelle le Synode des évêques a consacré ses travaux sur « la nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi ». C’est pourquoi je suis heureux que vous soyez, vous aussi, chers jeunes, associés à cet élan missionnaire de toute l’Église : faire connaître le Christ est le don le plus précieux que vous pouvez faire aux autres.

1. Un appel pressant

L’histoire nous a montré combien de jeunes ont contribué grandement, par le don généreux d’eux-mêmes, à l’avènement du Royaume de Dieu et au développement de ce monde par l’annonce de l’Évangile. Avec un grand enthousiasme, ils ont porté la Bonne Nouvelle de l’Amour de Dieu manifesté dans le Christ, avec des moyens et de facilités bien inférieurs à ceux dont nous disposons aujourd’hui. Je pense, par exemple, au bienheureux José de Anchieta, jeune religieux jésuite espagnol du XVIème siècle, parti en mission au Brésil âgé de moins de vingt ans, et devenu un grand apôtre du Nouveau Monde. Mais je pense aussi à tous ceux d’entre vous qui donnent généreusement de leur personne pour la mission de l’Église : j’en ai été un témoin émerveillé lors de la Journée Mondiale de Madrid, en particulier lors de ma rencontre avec les volontaires.

Aujourd’hui tant de jeunes doutent profondément de la bonté de la vie et cherchent comment avancer dans la vie. Plus généralement, face aux difficultés actuelles que traverse le monde, de nombreux jeunes s’interrogent : que pouvons-nous faire ? La lumière de la foi éclaire cette obscurité et nous fait comprendre que toute existence a une valeur inestimable parce qu’elle est le fruit de l’amour de Dieu. Il aime aussi celui qui s’est éloigné de lui et l’a oublié. Avec patience, Il l’attend. Bien plus, il a donné son Fils, mort et ressuscité, pour nous libérer radicalement du mal. Et le Christ a envoyé ses disciples pour porter à tous les peuples cette joyeuse nouvelle du salut et d’une vie nouvelle.

Dans sa mission d’évangélisation, l’Église compte aussi sur vous. Chers jeunes, vous êtes les premiers missionnaires parmi vos pairs. À la fin du Concile Œcuménique Vatican II, dont nous fêtons le 50ème anniversaire, le Serviteur de Dieu Paul VI avait adressé aux jeunes du monde, un message qui commençait ainsi : « C’est à vous enfin, jeunes gens et jeunes filles du monde entier, que le Concile veut adresser son dernier message. Car c’est vous qui allez recueillir le flambeau des mains de vos aînés et vivre dans le monde au moment des plus gigantesques transformations de son histoire. C’est vous qui, recueillant le meilleur de l’exemple et de l’enseignement de vos parents et de vos maîtres, allez former la société de demain : vous vous sauverez ou vous périrez avec elle.” Et il concluait par cet appel : « construisez dans l’enthousiasme un monde meilleur que celui de vos aînés ! » (Message de Paul VI aux jeunes, 8 décembre 1965).

Chers amis, cette invitation reste encore de grande actualité ! Nous traversons une période de l’histoire de l’humanité très particulière. Le progrès technique nous a offert des possibilités sans précédent d’interaction entre les hommes et entre les peuples. Mais la mondialisation des échanges que nous observons ne sera réussie et ne fera grandir le monde en humanité que dans la mesure où elle sera fondée non pas sur le matérialisme mais sur l’amour, la seule réalité capable de combler le cœur de l’homme et d’unir les peuples. Dieu est amour. L’homme qui oublie Dieu est sans espérance et devient incapable d’aimer son semblable. Voilà pourquoi il est urgent de témoigner de l’existence de Dieu, afin que chacun puisse en vivre. Il en va du salut de l’humanité et du salut de chacun de nous. Celui qui comprend cette nécessité, ne peut que s’écrier avec Saint Paul : « Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile ! » (1 Co 9, 16).

2. Devenez mes disciples

Cet appel missionnaire vous est aussi adressé pour une autre raison : vous en avez besoin pour votre cheminement personnel de foi. Le bienheureux Jean-Paul II écrivait : « La foi grandit quand on la donne » (Encycl. Redemptoris Missio, 2). C’est en annonçant l’Evangile que vous vous enracinez profondément dans le Christ et devenez des chrétiens mûrs. L’engagement missionnaire est une dimension essentielle de la foi : on ne peut être un croyant véritable sans évangéliser. Et l’annonce de l’Évangile n’est autre que la conséquence de la joie d’avoir rencontré le Christ et d’avoir trouvé en lui le roc sur lequel fonder notre existence. En vous engageant à servir les autres et à leur annoncer l’Évangile, votre vie, si souvent éparpillée entre des activités différentes, trouvera son unité dans le Seigneur. Vous vous construirez vous-mêmes, vous grandirez et deviendrez toujours plus riches en humanité.

Mais que signifie être missionnaires ? Être missionnaire suppose d’abord d’être soi-même disciple du Christ, écouter sans cesse l’appel à le suivre, l’appel à le regarder, lui : « Devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur » (Mt 11, 29). Un disciple, c’est donc celui qui se met à l’écoute de la Parole de Jésus (cf. Lc 10, 39), le reconnaissant ainsi comme le Bon Maître qui nous a aimés jusqu’au don de sa vie. Il s’agit donc, pour chacun de vous, de se laisser façonner chaque jour par la Parole de Dieu : elle fera de vous des amis de Jésus, capables d’introduire d’autres jeunes dans cette amitié avec lui.

Je vous conseille de faire mémoire des dons reçus de Dieu pour les transmettre à votre tour. Apprenez à relire votre histoire personnelle, prenez aussi conscience de l’héritage magnifique reçue des générations passées : tant de croyants nous ont transmis la foi avec courage, affrontant parfois de dures épreuves et des incompréhensions. Rappelons-nous toujours que nous faisons partie d’une chaîne immense d’hommes et de femmes qui nous ont transmis la vérité de la foi et qui comptent sur nous pour que d’autres la reçoivent. Être missionnaire suppose de connaître ce patrimoine reçu qui constitue la foi de l’Église : vous devez connaître ce en quoi vous croyez, pour pouvoir l’annoncer. Comme je vous l’ai écrit dans l’introduction du YouCat, le catéchisme des jeunes que je vous ai remis lors de la rencontre internationale de Madrid, « vous devez connaître votre foi avec la même précision avec laquelle un spécialiste en informatique connaît le système d’exploitation d’un ordinateur ; vous devez la connaître comme un musicien connaît son morceau ; oui, vous devez être bien plus profondément enracinées dans la foi que la génération de vos parents, pour pouvoir résister avec force et détermination aux défis et aux tentations de ce temps. » (Benoît XVI, Introduction au YouCat)

3. Allez !

Jésus a envoyé ses disciples en mission, avec cet ordre : « Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé. » (Mc 16, 15-16). Évangéliser, c’est porter à d’autres la Bonne Nouvelle du salut et cette Bonne Nouvelle est une personne : Jésus Christ. Quand je le rencontre, quand je découvre à quel point je suis aimé par Dieu et sauvé par lui, alors naît en moi non seulement le désir, mais la nécessité de le faire connaître à d’autres. Au début de l’Évangile de Saint Jean, nous voyons comment André rencontre le Seigneur et s’empresse de conduire son frère Simon à Jésus (cf. Jn 1, 40-42). L’évangélisation part toujours de la rencontre avec le Seigneur Jésus. Qui s’est approché de lui et a fait l’expérience de son Amour veut aussitôt partager la beauté de cette rencontre et la joie qui naît de cette amitié. Plus nous connaissons le Christ, plus nous désirons L’annoncer. Plus nous parlons avec lui, plus nous désirons parler de lui. Plus nous sommes conquis par le Christ, plus nous désirons conduire les autres à lui !

Par le baptême, qui nous fait naître à la vie nouvelle, l’Esprit Saint habite en nous et embrase notre esprit et notre cœur. C’est lui qui nous fait connaître Dieu et nous guide toujours plus loin dans l’amitié avec le Christ. C’est l’Esprit qui nous pousse à faire le bien, à servir les autres, à donner de nous-mêmes. Par la confirmation nous sommes fortifiés par les dons de l’Esprit pour témoigner de l’Évangile de manière de plus en plus mûre. L’Esprit d’amour est donc l’âme même de la mission : Il nous pousse à sortir de nous-mêmes pour « aller » et évangéliser. Chers jeunes, laissez-vous faire par la force de l’amour de Dieu ; laissez faire cet amour pour vaincre la tendance à vous replier sur vous-mêmes, chacun replié sur ses propres problèmes et sur ses propres habitudes. Ayez le courage de « partir », de sortir de vous-mêmes pour « aller » à la rencontre des autres et les guider vers la rencontre avec Dieu.

4. À toutes les nations

Jésus a envoyé ses disciples pour témoigner de sa présence salvifique à toutes les nations parce que Dieu, dans la surabondance de son amour pour tous les hommes, veut que tous soient sauvés et qu’aucun ne soit perdu. Par son sacrifice d’amour sur la croix, Jésus a ouvert la voie afin que tout homme, toute femme puisse connaître Dieu et entrer dans la communion d’amour avec Lui. Et il a formé une communauté de disciples pour porter la bonne nouvelle du salut jusqu’aux confins de la terre, pour rejoindre les hommes et les femmes de toutes les nations et de tous les temps. Faisons nôtre ce désir de Dieu !

Chers amis, ouvrez les yeux et regardez autour de vous : tant de jeunes ont perdu le sens de leur existence. Allez ! Le Christ a aussi besoin de vous. Laissez-vous entraîner par son amour ; devenez les instruments de cet amour immense afin qu’il puisse rejoindre tous les hommes, en particulier ceux qui sont « éloignés ». Certains sont loin géographiquement, d’autres sont loin parce que leur culture ne laisse pas de place à Dieu, d’autres sont loin parce qu’ils n’ont pas encore accueilli l’Évangile de façon personnelle. D’autres encore sont loin parce que, bien qu’ayant reçu la foi, ils vivent comme si Dieu n’existait pas. À tous, ouvrons notre cœur ; cherchons à entrer en dialogue avec eux, dans la simplicité et le respect réciproque. Un tel dialogue, s’il est habité par une vraie amitié, portera du fruit. Ces « nations » auxquelles nous sommes envoyés sont non seulement tous les pays du monde, mais aussi les lieux où nous vivons : nos familles, nos quartiers, nos lieux d’études ou de travail, nos cercles d’amis, nos les lieux de loisirs. L’annonce joyeuse de l’Évangile vise tous ces espaces où nous vivons, sans aucune limite.

Je voudrais signaler deux domaines dans lesquels votre engagement missionnaire est particulièrement requis. Le premier champ d’apostolat est le monde des communications sociales, en particulier le monde d’internet. Très chers jeunes, comme j’ai déjà eu l’occasion de vous le dire, « engagez-vous à introduire dans la culture de ce nouvel espace communicatif et informatif les valeurs sur lesquelles s’appuie votre vie ! (…) C’est à vous, jeunes, qui vous trouvez presque spontanément en syntonie avec ces nouveaux moyens de communication, qu’incombe, en particulier, la tâche de l’Évangélisation de ce « continent digital ». » (Benoît XVI, Message pour la XLIIIème Journée Mondiale des communications sociales, 24 mai 2009). Usez donc ce moyen de communication avec sagesse, en évitant les pièges inhérents à internet, en particulier le risque de dépendance, le danger de confondre le monde réel et le monde virtuel, de substituer la rencontre et le dialogue direct avec les personnes par des contacts sur le web.

Le deuxième domaine est celui des voyages. Aujourd’hui, de plus en plus de jeunes ont l’occasion de voyager, soit pour leurs études, soit pour leur travail, soit pour des loisirs. Je pense aussi à tous les mouvements migratoires, où des millions de personnes se déplacent et changent de régions ou de pays pour des raisons économiques ou sociales. Ces phénomènes peuvent aussi devenir de providentielles occasions pour la diffusion de l’Évangile. Chers jeunes, n’ayez pas peur de témoigner de votre foi dans ces contextes aussi. Communiquer la joie de la rencontre avec le Christ : voilà un cadeau magnifique que vous pourriez faire à ceux qui vous accueillent.

5. Faites des disciples !

Je suis sûr que vous avez, au moins une fois, rencontré la difficulté de faire faire à vos amis une expérience de foi. Vous avez sans doute constaté à quel point de nombreux jeunes, spécialement dans certaines phases de la vie, nourrissent le désir de connaître le Christ et de vivre les valeurs de l’Évangile, mais s’en sentent inadéquats et incapables. Que faire ?

Tout d’abord, nous devons leur être proches et par notre témoignage tout simple, le Seigneur pourra toucher leurs cœurs. L’annonce de l’Évangile ne se réduit pas seulement à parler de Dieu, mais englobe toute la vie et se traduit par des gestes d’amour. C’est l’amour du Christ versé en nos cœurs qui nous fait devenir des apôtres. Notre amour doit donc ressembler au sien. Comme le Bon Samaritain, nous devons toujours être attentifs aux personnes que nous rencontrons, savoir écouter, comprendre, aider. C’est seulement ainsi que nous pouvons conduire ceux qui sont à la recherche de la vérité et du sens de leur vie vers la maison de Dieu qu’est l’Église, où ils trouveront l’espérance et le salut (cf. Lc 10, 29-37).

Chers amis, n’oubliez pas que le premier geste d’amour envers le prochain consiste à partager avec lui la source de notre espérance : qui ne donne pas Dieu, donne trop peu ! Jésus ordonne à ses apôtres de « faire des disciples de toutes les nations », et il poursuit : « les baptisant au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit et leur apprenant à garder tous les commandements que je vous ai donnés » (Mt 28, 19-20). Les moyens que nous avons pour « faire des disciples » sont donc principalement le baptême et la catéchèse. Cela signifie que nous devons conduire ceux que nous évangélisons à rencontrer le Christ vivant, en particulier dans sa Parole et dans les sacrements : ainsi ils pourront croire en Lui, connaîtront Dieu et vivront de sa grâce. J’aimerais que chacun se pose les questions suivantes : ai-je déjà osé proposer le baptême à des jeunes qui ne l’ont pas encore reçu ? Ai-je déjà invité des personnes à suivre un parcours de découverte de la foi chrétienne ? Chers amis, ne craignez pas de proposer à vos amis la rencontre avec le Christ. Invoquez l’Esprit Saint : Il vous introduira toujours plus profondément dans la connaissance et dans l’amour du Christ et vous rendra créatifs dans la transmission de l’Évangile.

6. Affermis dans la foi

Face à la difficulté de la mission d’évangélisation, vous serez parfois tentés de dire comme le prophète Jérémie : « Ah, Seigneur Dieu, vois, je ne sais pas parler : je suis trop jeune ! » Mais à vous aussi, le Seigneur répond toujours : « Ne dis pas ‘je suis jeune’ ! Mais va vers tous ceux à qui je t’enverrai. » (cf. Jr 1, 6-7). À chaque fois que vous vous sentirez inadéquats et pas à la hauteur de la mission d’annoncer et de témoigner la foi, soyez sans crainte. En effet, l’évangélisation n’est pas d’abord notre initiative et elle ne dépend pas d’abord de nos talents, mais elle est une réponse confiante et obéissante à l’appel de Dieu. Par conséquent, elle se fonde avant tout sur sa force et non sur la nôtre. Saint Paul lui-même en a fait l’expérience : « Ce trésor, nous, les Apôtres, nous le portons en nous comme dans des poteries sans valeur ; ainsi, on voit bien que cette puissance extraordinaire ne vient pas de nous, mais de Dieu. » (2 Co 4, 9)

C’est pourquoi, je vous exhorte à vous enraciner dans la prière et dans les Sacrements. L’évangélisation authentique naît toujours de la prière et est portée par la prière. Il nous faut d’abord parler avec Dieu pour pouvoir parler de Dieu. Dans la prière, nous présentons au Seigneur les personnes vers qui nous sommes envoyés. Nous le supplions de toucher leurs cœurs. Et nous demandons à l’Esprit Saint de faire de nous les instruments de son salut pour ces personnes. Nous demandons au Christ de mettre sur nos lèvres ses paroles et de faire de nous des témoins de son amour. Et, plus largement, nous confions au Seigneur toute la mission de l’Église, selon le commandement explicite de Jésus : « Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. » (Mt 9, 38). Sachez trouver dans l’Eucharistie, la source de votre vie de foi et de votre témoignage chrétien, en participant assidument à la messe du dimanche et autant que vous pouvez aux messes célébrées en semaine ! Recourez souvent au sacrement de réconciliation : c’est le lieu de la rencontre précieuse avec la miséricorde de Dieu qui nous accueille, nous pardonne et renouvelle nos cœurs dans la charité. Et n’hésitez pas à recevoir le sacrement de confirmation, si vous ne l’avez pas encore reçu, vous y préparant avec soin et engagement ! Avec l’Eucharistie, c’est le sacrement par excellence de la mission, celui qui nous donne la force et l’amour de l’Esprit Saint pour professer sans crainte notre foi. Je vous encourage aussi à pratiquer l’adoration eucharistique : se recueillir dans l’écoute et le dialogue avec Jésus avec présent dans le Saint Sacrement devient le point de départ d’un nouvel élan missionnaire.

Si vous suivez ces recommandations, le Christ lui-même vous donnera d’être pleinement fidèles à sa Parole et de témoigner de lui avec franchise et courage. Parfois vous serez appelés à faire preuve de persévérance, spécialement lorsque la Parole de Dieu suscite des fermetures ou des oppositions. Dans certaines régions du monde, des jeunes chrétiens souffrent de ne point pouvoir témoigner publiquement de leur foi au Christ par manque de liberté religieuse. Et certains ont même déjà payé de leurs vies le prix de leur appartenance à l’Église. Je vous encourage à demeurer fermes dans la foi, sûrs que le Christ est à vos côtés dans chaque épreuve. Il vous répète : « Heureux serez-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux ! » (Mt 5, 11-12)

7. Avec toute l’Église

Chers jeunes, pour rester fermes dans la confession de la foi chrétienne là où vous êtes envoyés, vous avez besoin de l’Église. On n’est pas témoin de l’Évangile tout seul. Jésus a envoyé les disciples en mission ensemble. Son exhortation « Faites des disciples » est au pluriel. C’est toujours comme membres de la communauté chrétienne que nous témoignons. Et notre mission est fécondée par la communion que nous vivons dans l’Église : c’est à l’amour que nous avons les uns pour les autres, que l’on reconnaîtra que nous sommes disciples de Jésus (cf. Jn 13, 35). Je loue Dieu pour la précieuse œuvre d’évangélisation de nos communautés chrétiennes, de nos paroisses et de nos mouvements ecclésiaux. Les fruits de cette mission appartiennent à toute l’Église : « l’un sème, l’autre moissonne » disait Jésus (Jn 4, 38).

À cet égard, je ne peux que rendre grâce pour le don si grand des missionnaires, qui offrent toute leur vie pour l’annonce de l’Évangile aux quatre coins du monde. De même, je bénis Dieu pour les prêtres et les personnes consacrées, qui se donnent sans compter pour que le Christ Jésus soit annoncé et aimé. Et je désire ici encourager les jeunes qui se sentent appelés par Dieu à s’engager dans ces vocations avec enthousiasme : « Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir ! » (Ac 20, 35) A ceux qui ont tout quitté pour le suivre, Jésus a promis le centuple et la vie éternelle ! (Cf. Mt 19, 29)

Je rends grâce aussi pour tous les laïcs qui ont à cœur de vivre leur quotidien comme une mission, là où ils se trouvent, dans leur famille et sur leur lieu de travail afin que le Christ soit aimé et servi, et que le Royaume de Dieu grandisse. Je pense en particulier à tous ceux qui travaillent dans le domaine de l’éducation, de la santé, de l’entreprise, de la politique et de l’économie, et dans tant d’autres domaines de l’apostolat des laïcs. Le Christ a besoin de votre engagement et de votre témoignage. Que rien – ni les difficultés, ni les incompréhensions – ne vous fasse renoncer à annoncer l’Evangile du Christ dans les lieux où vous êtes : chacun de vous est précieux dans la grande mosaïque de l’évangélisation !

8. « Me voici, Seigneur ! »

En conclusion, chers jeunes, je voudrais vous exhorter à entendre au plus profond de vous-mêmes l’appel du Christ à annoncer son Évangile. Comme l’indique si bien la grande statue de Rio, son Cœur est brûlant d’amour pour tous les hommes, sans distinction, et ses bras ouverts veulent rejoindre tous les hommes. Devenez le cœur et les bras de Jésus ! Allez témoigner de son amour, soyez les nouveaux missionnaires animés par l’amour et le sens de l’accueil ! Suivez l’exemple des grands missionnaires de l’Eglise tels que Saint François Xavier et bien d’autres.

Au terme de la Journée Mondiale de la Jeunesse à Madrid, j’ai eu la joie de bénir quelques jeunes des différents continents qui partaient en mission. Ils représentaient les très nombreux jeunes qui, à la suite du prophète Isaïe, disent au Seigneur : « Me voici, envoie-moi ! » (Is 6, 8). L’Église vous fait confiance et vous remercie profondément pour la joie et le dynamisme que vous lui apportez. Déployez tous vos talents avec générosité au service de l’annonce de l’Évangile. Nous savons que l’Esprit Saint se donne à profusion à ceux qui acceptent, avec un cœur humble, de se rendre disponibles pour l’annonce de l’Évangile. Et vous, soyez sans crainte : Jésus, le Sauveur du monde, est avec nous, tous les jours jusqu’à la fin du monde (cf. Mt 28, 20).

Cet appel que j’adresse à tous les jeunes du monde entier, prend un relief particulier pour vous, chers jeunes d’Amérique Latine. En effet, lors de la Vème Conférence Générale de l’Episcopat Latino-Américain qui s’est tenue à Aparecida en 2007, les Evêques ont lancé une « mission continentale ». Et les jeunes, qui représentent la majorité de la population de ce continent, constituent un potentiel important et précieux pour l’Eglise et la société. Soyez donc les premiers missionnaires ! Et, alors que la Journée Mondiale de la Jeunesse se déroule en Amérique Latine, j’exhorte tous les jeunes de ce continent : transmettez à vos jeunes amis du monde entier l’enthousiasme de votre foi !

Que la Vierge Marie, Etoile de la Nouvelle Évangélisation, invoquée aussi sous le nom de Notre-Dame d’Aparecida et de Notre-Dame de Guadalupe, accompagne chacun de vous dans sa mission de témoin de l’Amour de Dieu !

De tout cœur, j’accorde à chacun de vous ma bénédiction apostolique.

Du Vatican, le 18 octobre 2012

BENEDICTUS PP XVI

JDJ 2013 : ADJOHOUN VIBRE AU RYTHME DE LA JEUNESSE

Du 22 au 24 mars dernier, c’est plus de deux milles (2000) jeunes gens et jeunes filles qui, comme chaque année, ont répondu au rendez-vous des manifestations diocésaines marquant la journée mondiale de la jeunesse. En cette année de la foi c’est tout providentiel que les jeunes se soient retrouvés sur la paroisse d’Adjohoun dont le nom du saint patron est très suggestif : Etienne, un confesseur de la foi chrétienne, un martyr.

D’un martyr à d’autres

Il n’y avait pas mieux pour éveiller la foi des jeunes que de leur proposer des exemples de vie de foi authentique, surtout des modèles proches d’eux par la vie et la culture. C’est pourquoi, la projection cinématographique qui a suivi la caravane qui marquait notre présence dans la localité portait sur Les martyrs de l’Ouganda. Ils ont pu admirer des noirs comme eux, des jeunes comme eux, saisis par le Christ, fidèles serviteurs du roi, confessant leur foi jusqu’au bucher, intrépides devant la mort. Et le petit Kisito ne peut laisser personne indifférent ! L’exemple de ces jeunes gens nous interroge sur notre foi.

Jeune, ta foi pour la mission

Après la messe d’ouverture présidée ce samedi 23 par le Curé doyen d’Azowlissè, le Père Dieudonné ALANTEKPO, c’est sur ce thème que le Père Nicolas HAZOUME aida les jeunes à réfléchir.

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Messe d’ouverture
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Vue partielle
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Père Nicolas HAZOUME

Le cadre de l’Année la foi et le message du pape Benoit XVI pour la XXVIIIème Journée Mondiale de la Jeunesse, basé sur le précepte missionnaire (Mt 28,19) offrait les éléments nécessaires à la compréhension d’un tel thème. Avec Benoît XVI, nous aurons appris que la foi constitue l’adhésion personnelle à la révélation de l’amour gratuit et passionné que Dieu a pour nous et qui se manifeste pleinement en Jésus-Christ. Lorsqu’elle prend conscience de l’amour de Dieu qui s’est révélé dans le cœur transpercé de Jésus sur la croix, elle suscite à son tour l’amour... Quand nous laissons place à l’amour de Dieu, nous devenons semblables à lui, nous participons de sa charité même. Or la plus grande œuvre de charité est justement l’évangélisation, c’est-à-dire le service de la Parole. Il n’y a pas d’action plus bénéfique, et donc charitable, envers le prochain que rompre le pain de la Parole de Dieu, le faire participer de la Bonne Nouvelle de l’Evangile, l’introduire dans la relation avec Dieu… Ainsi il ne peut avoir de véritable croyant qui ne soit missionnaire.

La compréhension de la foi et de ses implications dans l’existence chrétienne a ensuite poussé les jeunes vers les panels prévus pour eux autour des thèmes : Foi et vocation, Foi et sexualité, Foi et mariage, Foi et emploi, Foi et sectes, Foi et prières, Foi et politique. Les riches débats ont dû être prolongés d’une heure de temps et pourtant les jeunes ne voulaient pas arrêter tant ils étaient intéressés.

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Panel FOI ET VOCATION
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Panel FOI ET SEXUALITE
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Panel FOI ET SECTES

Après la pause de la mi journée prière du chapelet et chemin de croix disposaient les cœurs à l’écoute de l’Administrateur apostolique, le Père Jean-Benoît GNAMBODE.

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Père Jean-Benoît GNAMBODE

Par un exercice de questions-réponses, il les a encore instruits sur des sujets divers : le contre témoignage du clergé, la peur des jeunes face au mariage, Banamè et le Père Mathias Vigan etc. Les angoisses et espoirs de la jeunesse ainsi exprimés ont été présentés au Seigneur dans la prière qui a suivi. Le Saint Sacrement fut exposé pour recevoir une louange d’adoration puis être le témoin de nos chants des vêpres solennelles. Le Saint Sacrement reposé offrait la transition du repas avant la soirée récréatives où les paroisses choisies ont rivalisé de talents pour égayer leurs frères.

Hosanna, béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !

La liturgie des Rameaux et de la Passion devait être le point culminant de ces journées. Après la bénédiction des Rameaux, le cortège allègre, parti du calvaire à l’entrée de la localité, est venu échouer dans l’enceinte de la paroisse pour la messe.

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Bénédiction des rameaux
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Procession
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Messe solennelle

Tout s’est bien déroulé avec la note particulière d’un zindo pour un projet d’acquisition en vue de l’installation d’un siège de l’aumônerie diocésaine de la jeunesse. Cette première collecte à laquelle a répondu la majorité des paroisses a généré plus de 600 000 frs CFA. Puis l’Administrateur a donné rendez-vous à la jeunesse pour la prochaine édition à Sakété dans le cadre de ses 70 ans de création.

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Sans oublier...
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...les autres...
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...ambiances

Au total ces journées auront permis de toucher une fois encore du doigt la vitalité de l’avenir de l’Eglise. Le feu est sous la cendre : il suffit de l’attiser pour qu’il prenne et de le canaliser pour qu’il ne déborde.

Et maintenant « Allez, de toutes les nations faites des disciples.. »

Père Aurel AVOCETIEN

LES JEUNES DU DIOCESE A ADJARRA

La traditionnelle Journée Mondiale de la Jeunesse (Dimanche des Rameaux) a tenu une fois encore ses promesses au diocèse de Porto-Novo. Plus de cinq mille jeunes ont foulé le sol de la paroisse Sainte Famille d’Adjarra pour des activités de catéchèse, de prière, et de récréation culturelle du vendredi 27 au dimanche 29 mars 2015

Vers 20h une caravane à travers la contrée annonçait la présence des jeunes. Et les délégations continuaient d’arriver jusqu’au matin. La messe d’ouverture céda place aux enseignements sous deux modes. D’abord une conférence sur le thème de cette JMJ, « Heureux les cœurs purs, ils verront Dieu » (Mt 5,8) brillamment assurée par le Père Paul AKPLOGAN. Puis des panels autour du thème de la mission en écho à l’anniversaire du décret conciliaire « Ad gentes » animés par des prêtres et religieuses.

Dans l’après-midi, la rencontre avec Le père Modeste DOHOU représentant l’Administrateur Apostolique, fut précédée du chemin de croix et des confessions. Puis l’exposition du Saint Sacrement, la louange par les jeunes de l’Ecole Internationale Jeunesse Bonheur de Ouidah et les vêpres solennelles… Après le diner, place à la soirée récréative au cours de laquelle plus d’une douzaine de paroisses se sont relayées pour égayer les autres jeunes.

Le dimanche, la belle messe des Rameaux présidée par l’Administrateur Apostolique Mgr Jean-Benoît GNAMBODE en personne portait les journées à leur terme. Tous repartent chez eux dans l’attente de la prochaine édition.

Père Aurel AVOCETIEN, De la Commission diocésaine pour la Pastorale des Jeunes