samedi 29 avril 2017

COMMUNIQUE :

Pour redynamiser l’évangélisation des enfants par les enfants sur nos différentes paroisses, son Excellence Mgr Aristide GONSALLO, évêque de Porto-Novo, invite tous les mouvements d’enfants (MADEB, CHORALE DES ENFANTS, SAMUEL, ADS, SAINT ENFANT JESUS, SCOUT ENFANT, LECTEUR JUNIOR, LEGION DE MARIE JUNIOR etc…) à la 8ème édition des Journées Diocésaines de l’Enfance Missionnaire, les 27 et 28 Décembre 2016 sur la paroisse Saint Vincent de Tchaada.

Pour la réussite desdites journées et pour la participation massive de vos enfants, nous comptons, chers parents et chers Pères, sur votre aide et votre sensibilisation.

Le Coordonnateur diocésain de l’EM, Abbé Georges GAYET

Programme des dites journées

50 ans de la paroisse Sacré-Coeur :

En cette année Sainte de la Miséricorde, va se célébrer le jubilé d’or (50 ans) de création de la paroisse SACRE-CŒUR de Ouenlinda (Porto-Novo). A cet effet une grand-messe se célébrera le dimanche 05 Juin 2016 à 10H00, en la dite église. Elle sera présidée par son excellence, Mgr Aristide GONSALLO, évêque de Porto-Novo.

Le reste du programme des manifestations

Concert de la Ressurection : 2016 :

Sous le parrainage de son Excellence Mgr Aristide GONSALLO, évêque de Porto-Novo, l’Aumônerie diocésaine des chorales des jeunes et la Coordination des chorales des jeunes de Porto-Novo

vous invitent à la 6ème édition du CONCERT DE LA RÉSURRECTION.

- Date : dimanches de Pâques, 27 mars 2016
- Heure : 16H00
- Lieu : Stade Charles de Gaulle de Porto-Novo
- Entrée : libre et gratuite

Ce sont plus d’une quinzaine de chorales qui se succèderont.

MERCI DE LES SOUTENIR



A c t u a l i t é s
mardi 18 avril 2017
« Le Seigneur est vraiment ressuscité, comme il (...)

mercredi 5 avril 2017
" Le Puissant fit pour moi des merveilles" (...)

mercredi 5 avril 2017
« Je désire … que les familles aient l’occasion (...)

mercredi 22 mars 2017
La ville de Natitingou a abrité, les 11 et 12 (...)


En vrac !
mardi 21 février 2017
Ils étaient tous au rendez-vous, les mouvements et

jeudi 2 février 2017
Chers frères et sœurs, bonjour ! Dans les (...)

lundi 2 janvier 2017
Cher frère, Aujourd’hui, jour des Saints (...)

dimanche 25 décembre 2016
« La grâce de Dieu s’est manifestée pour le (...)

mardi 20 décembre 2016
Frères et sœurs en Christ, L’annonce à Zacharie (...)

mardi 20 décembre 2016
Frères et sœurs en Christ, Fils et filles (...)

jeudi 15 décembre 2016
Émerveillement pour tout ce que Dieu accomplit (...)

vendredi 9 décembre 2016
Frères et sœurs en Christ, En ce temps de (...)

mercredi 7 décembre 2016
Ni hypocrites ni rigides, ayant le sens de la (...)

dimanche 20 novembre 2016
Le passage de l’Évangile que nous venons (...)


V a c a n c e s
vendredi 11 juillet 2014
La communauté des sœurs Salésiennes Missionnaires de

jeudi 27 juin 2013
Pour marquer l’Année de la foi, l’aumônerie (...)


Monseigneur Noël BOUCHEIX

né le 25 décembre 1900 à Romagnat dans le diocèse de Clermont-Ferrand, France, membre de la SMA 10 octobre 1931, prêtre le 29 juin 1924, évêque le 10 juin 1953, décédé le 7 mai 1985

Monseigneur Noël BOUCHEIX (1900 - 1985)

  • 1924-1930 il travaille dans son diocèse
  • 1931-1937 missionnaire au Bénin
  • 19371939 vice provincial à Lyon
  • 1939-1943 mobilisé, prisonnier en Allemagne
  • 1943-1946 Lyon, vice provincial
  • 1946-1953 Lyon, supérieur provincial
  • 1953-1958 nommé évêque de Bagai le 11 mars
  • et vicaire apostolique d’Héliopolis, Egypte
  • 1958-1969 évêque de Porto-Novo, Bénin
  • 1970-1974 La Croix-Valmer, repos
  • supérieur de 1971 à 1974
  • 1974-1985 La Croix-Valmer puis Montferrier-sur-Lez , retiré
  • décédé à Montferrier-sur-Lez, France, le 7 mai 1985,
  • à l’âge de 84 ans

C’est le jour de Noël 1900 que naquit Noël Boucheix, dans une famille profondément chrétienne, à Romagnat, dans le Puy-de-Dôme. Après ses années de scolarité en son village natal, il fait de brillantes études secondaires au collège clérical de Courpière, couronnées par le baccalauréat. Son frère, Germain, sera aussi membre de la Société des Missions Africaines et missionnaire au Dahomey.

Il continue ses études philosophiques et théologiques au grand séminaire de Clermont-Ferrand où il entre le 1er octobre 1917. Ces études sont interrompues par les deux années de service militaire accomplies au 64ème bataillon des tirailleurs marocains. C’est de ce premier contact avec la terre d’Afrique que date sa vocation missionnaire pour les Noirs d’Afrique. Mais un méchant paludisme qu’il rapporte de son séjour au Maroc et l’opposition de son évêque ne lui permettent pas de réaliser tout de suite cette vocation.

Ordonné prêtre le 29 juin 1924, l’abbé Boucheix devient maître d’études au collège de Courpière puis, l’année suivante, il est nommé vicaire à Saint-Genès de Thiers. Après de longues et dures tractations avec son évêque, monseigneur Marnas, la ténacité de l’abbé Boucheix finit par l’emporter et, en octobre 1930, il quitte le diocèse de Clermont pour la Société des Missions Africaines. Il accomplit son noviciat comme professeur au séminaire des vocations tardives à Saint-Priest dans l’Isère. Le 10 octobre 1931, il est reçu membre de la Société.

En décembre 1931, le père Boucheix débarque au Dahomey et est nommé vicaire à la grande paroisse de Porto-Novo. Il va y accomplir pendant six ans un travail magnifique. Comme à Thiers, sa bonté s’exerce dans tous les domaines. Il se penche sur toutes les détresses spirituelles et matérielles. Il est la providence des pauvres et des petits. En 1936, il devient supérieur de la mission. Depuis un an, il est pro-vicaire du nouveau vicaire apostolique, monseigneur Parisot. Il le remplace pendant le temps qu’il passe en France pour son ordination épiscopale. Toute sa vie, monseigneur Boucheix restera profondément attaché à cette mission de Porto-Novo.

En 1937, le père Boucheix est élu délégué des confrères pour les assemblées provinciales et générales, et il se retrouve vice-provincial à Lyon. Il acceptera avec dévouement, et toujours surnaturellement, les divers postes qu’on lui confiera, qui comportent souvent l’éloignement de l’Afrique.

En septembre 1939, comme tant d’autres confrères, le père Boucheix est mobilisé. Il demande et obtient d’être affecté aux troupes coloniales. Il rejoint le 44ème régiment des tirailleurs sénégalais où sa connaissances des Africains va lui permettre de rendre les plus utiles services. En juin 1940, dans la Somme, son unité est décimée, mais le courage du sergent Boucheix lui vaut d’être cité à l’Ordre de la division (Croix de Guerre et Etoile Blanche). Fait prisonnier et envoyé en Allemagne, il ne peut rester inactif et organise une filière d’évasion dont beaucoup profitent. Celle-ci découverte, le père Boucheix fait connaissance avec plusieurs camps de représailles, en particulier celui de Rawa-Ruska en Ukraine. En raison de l’influence qu’il exerce sur ses compagnons de captivité, le commandant du camp ne trouve pas de meilleur moyen de se débarrasser de lui qu’en le renvoyant dans ses foyers.

De retour à Lyon, le Père Boucheix reprend sa place de vice-provincial. Bien qu’étroitement surveillé par la gestapo, il continue de travailler avec la résistance et jouera un rôle important pour la libération des prisonniers du Fort de Montluc (650 hommes et 300 femmes) le 24 août 1944.

En 1945, au décès du père Aupiais, il lui succède comme provincial. Les assemblées provinciales de 1946 et 1952 lui renouvellent la confiance des confrères à la tête de la Province.

L’année 1953 marque un grand tournant dans la vie du père Boucheix. Lui qui n’était guère orienté vers l’Egypte, si ce n’est pour avoir visité ses confrères en tant que provincial, le voilà nommé, le 11 mars 1953, vicaire apostolique d’Héliopolis avec le titre d’évêque titulaire de Bagai. Il accepte et prend pour devise Major est caritas - L’Amour est plus grand que tout. Le 10 juin, il reçoit, à Fourvière, l’ordination épiscopale des mains du cardinal Gerlier, assisté de monseigneur Parisot, vicaire apostolique au Dahomey et de monseigneur Paulissen, ancien vicaire apostolique de Kumasi au Ghana.

En Égypte, la situation est délicate, mais les qualités de cœur et d’esprit de monseigneur Boucheix l’aident à surmonter les difficultés propres à cette région. Il va vivre les premières années de la République égyptienne, les événements du canal de Suez et ses conséquences… Il va avoir à défendre les écoles où un décret du gouvernement impose l’enseignement du coran ; il y aura tous les problèmes des mariages et des tribunaux musulmans, sans parler du statut personnel des confrères. Monseigneur Boucheix goûtera même la prison et restera bien des mois un libéré sous caution. En face de tous ces problèmes, monseigneur Boucheix se montrera un apôtre infatigable de la paix et de l’unité.

En 1958, un nouveau grand virage pour monseigneur Boucheix. Le diocèse de Porto-Novo au Dahomey est sans titulaire depuis quatre ans. Là aussi, les problèmes sont délicats. Le Saint-Siège fait appel à l’ancien missionnaire de Porto-Novo en le nommant évêque de cette ville, le 6 juillet 1958.

Certains affirment que monseigneur Boucheix a été expulsé d’Égypte. Il répond simplement : Bien que mon cœur soit très attaché à la terre dahoméenne, c’est par obéissance que je suis venu à Porto-Novo. Et il insiste : Rien de sérieux ne peut se construire sans l’union de tous dans la confiance mutuelle. En ce diocèse, monseigneur Boucheix va faire de son mieux en se dépensant avec une vaillance toujours jeune au milieu d’une population qu’il aime beaucoup, comptant d’ailleurs parmi ses auxiliaires son frère, le père Germain Boucheix. Mais les années s’accumulent et la fatigue se fait lourde car les soucis ne manquent pas. Le 8 décembre 1968, il présente sa démission au pape Paul VI. Il dit à ses diocésains : J’ai estimé en conscience qu’après 10 années passées au milieu de vous, il était temps de déposer sa charge pour qu’elle soit confiée à un confrère africain plus jeune et plus dynamique.

Le Saint-Père accepte la démission de monseigneur Boucheix le 1er janvier 1969. Ce fut alors le temps des honneurs : chevalier de la Légion d’honneur, officier de l’ordre national du Dahomey. En 1971, il sera commandeur de l’Ordre National en raison d’éminents services rendus à la nation dahoméenne. Monseigneur Boucheix tient à célébrer une dernière fois les fêtes pascales au milieu de ses diocésains et il revient en France.

Il aurait pu désirer prendre un repos bien gagné, mais il se met à la disposition de la Société. De 1971 à 1974, il est le responsable de la maison de repos à La Croix-Valmer où il reste ensuite comme infirmier, s’occupant avec charité et dévouement de ses confrères. De La Croix-Valmer, il passe, avec ses confrères, à la nouvelle maison de Montferrier. Il y meurt le 7 mai 1985. La maladie avait miné son corps et perturbé ses facultés mais, de tout son être, il resta un grand serviteur de la SMA et de l’Église africaine, un homme de paix et d’unité, réalisant chaque jour sa devise Major est caritas.

En juin 1974, au jour de son jubilé d’or sacerdotal, le cardinal Gantin lui dit : Vous êtes de la race de ceux qui font la paix, de la race des rassembleurs d’âmes, des consolateurs des pauvres, des petits, des malades.