dimanche 23 avril 2017

COMMUNIQUE :

Pour redynamiser l’évangélisation des enfants par les enfants sur nos différentes paroisses, son Excellence Mgr Aristide GONSALLO, évêque de Porto-Novo, invite tous les mouvements d’enfants (MADEB, CHORALE DES ENFANTS, SAMUEL, ADS, SAINT ENFANT JESUS, SCOUT ENFANT, LECTEUR JUNIOR, LEGION DE MARIE JUNIOR etc…) à la 8ème édition des Journées Diocésaines de l’Enfance Missionnaire, les 27 et 28 Décembre 2016 sur la paroisse Saint Vincent de Tchaada.

Pour la réussite desdites journées et pour la participation massive de vos enfants, nous comptons, chers parents et chers Pères, sur votre aide et votre sensibilisation.

Le Coordonnateur diocésain de l’EM, Abbé Georges GAYET

Programme des dites journées

50 ans de la paroisse Sacré-Coeur :

En cette année Sainte de la Miséricorde, va se célébrer le jubilé d’or (50 ans) de création de la paroisse SACRE-CŒUR de Ouenlinda (Porto-Novo). A cet effet une grand-messe se célébrera le dimanche 05 Juin 2016 à 10H00, en la dite église. Elle sera présidée par son excellence, Mgr Aristide GONSALLO, évêque de Porto-Novo.

Le reste du programme des manifestations

Concert de la Ressurection : 2016 :

Sous le parrainage de son Excellence Mgr Aristide GONSALLO, évêque de Porto-Novo, l’Aumônerie diocésaine des chorales des jeunes et la Coordination des chorales des jeunes de Porto-Novo

vous invitent à la 6ème édition du CONCERT DE LA RÉSURRECTION.

- Date : dimanches de Pâques, 27 mars 2016
- Heure : 16H00
- Lieu : Stade Charles de Gaulle de Porto-Novo
- Entrée : libre et gratuite

Ce sont plus d’une quinzaine de chorales qui se succèderont.

MERCI DE LES SOUTENIR



A c t u a l i t é s
mardi 18 avril 2017
« Le Seigneur est vraiment ressuscité, comme il (...)

mercredi 5 avril 2017
" Le Puissant fit pour moi des merveilles" (...)

mercredi 5 avril 2017
« Je désire … que les familles aient l’occasion (...)

mercredi 22 mars 2017
La ville de Natitingou a abrité, les 11 et 12 (...)


En vrac !
mardi 21 février 2017
Ils étaient tous au rendez-vous, les mouvements et

jeudi 2 février 2017
Chers frères et sœurs, bonjour ! Dans les (...)

lundi 2 janvier 2017
Cher frère, Aujourd’hui, jour des Saints (...)

dimanche 25 décembre 2016
« La grâce de Dieu s’est manifestée pour le (...)

mardi 20 décembre 2016
Frères et sœurs en Christ, L’annonce à Zacharie (...)

mardi 20 décembre 2016
Frères et sœurs en Christ, Fils et filles (...)

jeudi 15 décembre 2016
Émerveillement pour tout ce que Dieu accomplit (...)

vendredi 9 décembre 2016
Frères et sœurs en Christ, En ce temps de (...)

mercredi 7 décembre 2016
Ni hypocrites ni rigides, ayant le sens de la (...)

dimanche 20 novembre 2016
Le passage de l’Évangile que nous venons (...)


V a c a n c e s
vendredi 11 juillet 2014
La communauté des sœurs Salésiennes Missionnaires de

jeudi 27 juin 2013
Pour marquer l’Année de la foi, l’aumônerie (...)


VOICI POUR NOUS LE CORPS ET LE SANG DU CHRIST, VENEZ ADORONS !

Frères et sœurs, Chers amis, L’Eglise nous donne de célébrer en ce jour, le Saint Sacrement, le Sacrement du Corps et du Sang du Christ. Pour notre foi chrétienne, cette fête est à la fois grande et importante, car, selon la belle expression du Concile Vatican II, « L’Eucharistie est la source et le sommet de la vie chrétienne ». Sur le plan liturgique, la fête du Corpus Christi fut célébrée pour la première fois après un événement prodigieux survenu en 1263 à Orvieto, petite localité située à quelques kilomètres de Bolsena (Italie). A en croire des documents historiques dignes de foi, Pierre de Prague, un prêtre de Bohème, célébrait un jour la messe en présence de nombreux fidèles lorsqu’un miracle se produit : au moment de la consécration, alors qu’il avait prononcé les paroles consécratoires sur les espèces du pain et du vin, l’hostie qu’il tenait au-dessus du calice prit une couleur rosée et des gouttes de sang tombèrent sur le corporal. Totalement bouleversé, il interrompit la messe pour porter à la sacristie les saintes espèces. Le pape Urbain IV fut immédiatement informé de l’événement. Il vint constater lui-même ce qui était arrivé. On organisa aussitôt une grande procession à laquelle assistèrent aux côtés des fidèles, des archevêques, des cardinaux et autres autorités de l’Eglise. Urbain IV institua ainsi la Fête du Corpus Domini par la bulle « Trisiturus de hoc mundo » et confia à Saint Thomas d’Aquin la rédaction des textes liturgiques propres à cette solennité qu’il fixa au jeudi après l’octave de la pentecôte. La fête fut ensuite confirmée par le pape Clément V en 1314, et transférée au deuxième dimanche après la Pentecôte. Voilà quelques brèves notes historiques qui nous montrent que dès les origines, l’affirmation centrale mise en relief par cette fête est et demeure incontestablement la foi en la présence réelle du Christ sous les espèces du pain et du vin, ainsi que l’attitude d’adoration qui doit être la nôtre. Selon la foi catholique, après le rite de la consécration, le pain et le vin se transforment réellement et effectivement en Corps et Sang du Christ : « Prenez et mangez, ceci est mon corps ; prenez et buvez, ceci est mon sang ». De toute évidence, l’Eucharistie est placée au centre même de la vie pastorale de l’Eglise. C’est le sacrement vers lequel convergent et autour duquel gravitent tous les autres. Si chacun des autres sacrements nous confère une grâce spécifique venant de la communion trinitaire, dans l’Eucharistie, en revanche, nous recevons réellement et effectivement Jésus lui-même et tout entier. Oh, qu’il est grand ce Sacrement ! Oh qu’il est grand ce mystère ! La meilleure attitude en présence d’un mystère si sublime : c’est l’adoration et l’action de grâce. Voici donc pour nous le Corps et le Sang du Christ : venez donc, adorons ! Plutôt que de nous perdre ici dans des considérations théologiques subtiles et des élucubrations philosophiques, venez, adorons Plutôt que de nous engager dans des réflexions scientifiques et des démonstrations de nature empirique, venez, adorons. Et pour nous faire entrer dans cette adoration contemplative ainsi que dans l’intelligence cette solennité, la liturgie nous propose un ensemble de trois textes. La première lecture est un épisode du livre de la Genèse où Melkisédeck, roi de Salem, prêtre du Très-Haut, prononça en présence d’Abraham une bénédiction sur du pain et du vin. Selon la tradition chrétienne, la personne mystérieuse de Melkisédek préfigure le Christ, grand prêtre parfait de la Nouvelle Alliance. Le pain et le vin jadis offerts, deviendront les éléments eucharistiques par excellence. Toutes choses qui, d’une part, soulignement le rapport étroit entre le sacerdoce et l’Eucharistie ; pas d’Eucharistie sans prêtre pas plus qu’il n’y a de prêtre qui ne soit fait pour l’Eucharistie. D’autre part, on se rend compte que le Saint Sacrement que nous célébrons aujourd’hui plonge ses racines dans le terreau des rites bibliques ancestraux que le Seigneur a portés à leur accomplissement, en leur donnant une signification et une efficacité nouvelles. En deuxième lecture, nous tenons de Saint Paul dans sa première lettre aux Corinthiens, le plus ancien témoignage sur les circonstances du dernier repas de Jésus au cours duquel l’Eucharistie a été instituée : « La nuit où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain, puis ayant rendu grâce, le rompit et dit : ‘’Ceci est mon corps qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi.’’ Après le repas, il fit de même avec la coupe en disant : ‘’Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi.’’ » (1 Cor 11,23-25). Il faut en retenir les paroles authentiques du Christ, par lesquels, aujourd’hui encore, le prêtre consacre le pain et le vin qui deviennent le Corps et le Sang du Christ. Dans l’Evangile, le récit lucanien de la multiplication des pains lu dans le cadre liturgique de cette fête du Saint Sacrement, recèle aussi d’une évidente saveur eucharistique très significative. En nourrissant mystérieusement la foule à partir de cinq pains et de deux poissons, Jésus annonce déjà ce qui se passera au soir du Jeudi Saint. C’est en effet lui Jésus qui apaise la faim de tout homme qui croit en lui, en s’offrant lui-même en sacrifice ; c’est lui qui se donne en nourriture abondante et inépuisable pour la multitude. Frères, en mangeant cette nourriture, le Pain Eucharistique, Corps du Christ, n’oublions pas que nous entrons d’office dans une triple communion, avec Dieu, avec l’Eglise et avec nos frères les hommes. L’Eucharistie est d’abord et avant tout communion avec toute la famille trinitaire. Le premier fruit de l’Eucharistie, c’est l’union à Dieu, Un et Trine ; mais une telle union ne peut se réaliser que si nous en avons les dispositions intérieures requises, dans lesquelles nous met la stricte observance des commandements de Dieu. Ne devraient s’approcher de l’Eucharistie, que ceux-là qui s’efforcent au jour le jour d’obéir à Dieu en accueillant ses commandements comme lumière et guide de leur vie. L’Eucharistie est ensuite communion avec l’Eglise : l’Eglise est le Corps du Christ, et on ne peut prétendre communier à ce Corps lorsqu’on a des élans sectaires, lorsqu’on s’éloigne de l’orthodoxie et de la discipline ecclésiales, lorsqu’on développe des particularismes singuliers étrangers aux pratiques ecclésiales communes, lorsqu’on organise des rebellions ouvertes ou sournoises vis-à-vis à l’autorité ecclésiale. Qui n’est pas en profonde et parfaite communion avec l’Eglise à travers la personne du Pape et des Evêques ne devrait pas aller à la table sainte au risque de se trouver en pleine contradiction avec lui-même. L’Eucharistie est enfin communion avec nos frères : pour être authentique, la communion au Corps et au Sang du Christ suppose union, bonne entente, amour, compréhension, harmonie avec le frère, le prochain ; il est absurde et contradictoire de recevoir le Corps du Christ alors qu’on couve dans son cœur mépris, jalousie, rancune, haine, méchanceté, intentions meurtrières, révolte et division. Qui n’est pas en communion de cœur et de pensée avec son prochain devrait se garder de communier au Corps et au Sang du Christ. De là, on comprend alors comment on en est venu à appeler l’Eucharistie « Communion ». Oui, la Communion, c’est l’autre nom de ce sacrement qui nous unit parfaitement au Père, au Fils et à l’Esprit Saint, ainsi qu’à l’Eglise et nos frères. La communion, c’est ce sacrement qui fait l’Eglise, rassemble dans l’unité du Père, du Fils et de l’Esprit, la multitude des croyants dispersés sur toute la surface de la terre. La Fête-Dieu, fête du Corps et du Sang du Christ doit être pour nous chrétiens catholiques, l’occasion d’une remise en cause sincère de notre rapport à ce sacrement afin reprendre ce triple engagement : assurer une digne célébration de ce mystère, vivre pleinement ce que nous célébrons et adorer constamment ce Dieu qui s’offre à nous sous les espèces du pain et du vin. D’abord, Prêtre comme laïc, chacun selon son état, doit faire de son mieux pour que la célébration de l’Eucharistie se passe dans les conditions spirituelles et matérielles les meilleures ; cela va de la préparation intérieure (examen de conscience, confession, recueillement) jusqu’ à la préparation extérieure : soin, ordre et propreté de l’église et des objets de culte, parfaite organisation de l’animation liturgique (chants et lectures), et même propreté corporelle, décence vestimentaire… : tout doit inspirer le respect, l’honneur et la piété dus à un si grand Sacrement. Nous devons ensuite vivre de l’Eucharistie, c’est-à-dire en traduite toutes les conséquences dans notre vie quotidienne ; ce que nous célébrons doit transparaitre dans notre vécu ordinaire : la communion au Corps et au Sang du Christ doit laisser dans notre vie des marques visibles et sensibles du bien, du vrai et du beau : amour, joie, entente, pardon, entraide, correction fraternelle, paix, unité, compréhension… Enfin, nous devons adorer constamment ce Dieu qui se laisse entre nos mains ; la dévotion au Saint Sacrement n’est pas facultative ; elle n’est pas non plus exclusivement réservée aux vielles personnes de nos communautés paroissiales. Elle est un devoir pour nous tous et nous devons trouver le temps nécessaire pour cela. N’oublions donc jamais notre visite quotidienne au Saint Sacrement : cinq, dix ou quinze minutes, pourquoi pas une heure par jour ; c’est très important et cela ne fera que du bien à notre vie chrétienne. Le Seigneur est toujours là présent dans le tabernacle. Nous avons de plus en plus, sur nos paroisses, la chance des sanctuaires d’adoration perpétuelle ou à défaut une journée hebdomadaire d’adoration ; prenons la bonne habitude d’y faire un tour, avant ou après le travail…entre deux courses…à tout moment... Le Seigneur nous y attend pour nous combler de sa présence. En définitive, célébrer la fête du Corps et du Sang du Christ, c’est entrer la dynamique de la trilogie « célébrer-vivre-adorer », dans une parfaite communion avec Dieu, l’Eglise et le prochain.

Voici pour nous le Corps et le Sang du Christ, Venez adorons ! Voici le Pain de Vie, voici la Coupe du Salut, Venez adorons !

Ghislain Yvon MAFORIKAN, aumônier diocésain des Chorales Grégoriennes

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