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04 MARS 2012 : DEUXIEME DIMANCHE DE CARÊME / ANNEE B

1ère Lecture : Genèse : 22, 1-18)

Psaume 115

2ème Lecture : Romains : 8,31-34

Évangile : Marc : 9, 2-10

Chers frères et sœurs en Christ

Aujourd’hui deuxième dimanche de Carême, la liturgie présente à notre réflexion le récit du sacrifice d’Isaac demandé par Dieu à Abraham en première lecture, un passage de l’épitre aux Romains en deuxième lecture et enfin le récit de la transfiguration de notre Seigneur Jésus selon l’évangéliste Saint Marc. On peut comprendre pourquoi ce dimanche est appelé dimanche d’Abraham et de la Transfiguration. Notons d’abord certains points d’accord des trois textes : il est question de deux montagnes, celle où Abraham doit sacrifier son fils et celle où Dieu nous révèle son fils dans sa gloire et nous dit son amour. Il est question aussi de l’amour entre père et fils. Amour entre Abraham et Isaac son fils unique et aussi amour entre Jésus le fils unique de Dieu et son Père qui d’ailleurs affirme devant les hommes cet amour : ‘’celui-ci est mon fils bien aimé, écoutez le.’’ Un dernier point d’accord des textes de ce jour est le sacrifice et plus précisément celui du fils unique. Abraham doit sacrifier son fils unique, Dieu n’a pas refusé de sacrifier son fils unique pour nous. Ce dernier point est celui par lequel nous pouvons mieux comprendre le message de ce jour.

Le sacrifice est une réalité commune à toutes les cultures. Il est le moyen par lequel l’homme fait plaisir à la divinité afin de rentrer aussi dans son intimité ou d’apaiser sa colère. Le sacrifice porté en son sens extrême est celui de l’homme. Et ce sacrifice n’est pas tellement étranger à l’histoire de l’humanité. Même chez nous, il a été pratiqué et peut être, il continue sous diverses formes. Il existait aussi en Israël où certains israélites en imitant les peuples environnants avaient sacrifié des enfants au dieu païen Molock. La chose a été vivement décriée par les prophètes. Dieu lui-même a dit : ‘’Tu ne tueras point’’. Alors, on peut s’étonner que lui-même demande de tuer pour lui. Certes, il est Dieu et la loi qu’il émet peut ne pas être pour lui mais pour ses créatures. Cela pose malgré tout la question de la nature de Dieu. Serait-il un Dieu qui prend plaisir à la mort de ses créatures ? Serait-il un Dieu si cruel qu’il lui faut demander à un père de prendre la vie de son fils et de la lui donner en offrande ? La première lecture ne nous dit pas tout ce que Abraham a dû penser, tout le drame intérieur et le violent combat que Abraham a enduré afin de choisir entre Dieu et la vie de son fils. Nous savons tous, moi et vous la valeur d’un fils en Israël autant pour la femme qui avait le sacré devoir de le donner que pour l’homme qui devait l’éduquer et en prendre soin. Chez nous, c’est la même chose. Alors, un dieu qui ferait une telle demande un peu plus souvent à tous les hommes serait un dieu qui risque de ne plus avoir d’adorateurs.

Mais nous devons bien comprendre le sens de ce récit du sacrifice d’Isaac. Plusieurs biblistes se sont penchés sur le texte sans s’accorder de façon totale. Mais on peut retenir que dans le sacrifice d’Isaac, Dieu demandait en fait à Abraham, le sacrifice de ce qui lui est le plus cher : lui-même. Aucun parent ne souhaite voir son fils mourir avant lui. Et plus grave encore, aucun parent ne souhaite être la cause de cette mort. Il préférerait mourir à la place de son enfant. En fait, en demandant le sacrifice d’Isaac, Dieu demandait à Abraham le sacrifice total de son être et de sa vie pour lui, son unique Dieu. Son refus formel à Abraham de toucher Isaac est le signe que Dieu ne se contredit pas, même en demandant ce sacrifice suprême à Abraham : il demeure le Dieu de la vie et non de la mort. Le comportement d’Abraham est digne d’éloges et l’on peut comprendre pourquoi on l’appelle le père des croyants. Nous sommes près à sacrifier un peu de ce que nous avons. Et là déjà, il faut reconnaitre que nous ne sacrifions tout ce que nous avons que lorsqu’il n’y a pas d’autres possibilités. Et quand il s’agit de sacrifier notre être ou notre vie, alors ça devient plus compliqué sinon impossible. Mais notre réflexion va plus loin. Dieu se révèle comme celui qui le premier a consenti au sacrifice de son fils unique. Il se révèle comme le Dieu de la vie par le sacrifice de Jésus mort en croix pour sauver les hommes. Attention ! Les mots que l’on utilise pour parler de Dieu seront toujours faibles pour dire la réalité de Dieu. Essayons donc de comprendre ensemble : le Dieu qui a demandé à Abraham de lui sacrifier son fils unique, est celui qui, nous dit Saint Paul dans la deuxième lecture, ‘’ n’a pas refusé son fils unique ’’, et ‘’ l’a livré pour nous ’’. Ce fils dont il a dit : ‘’celui-ci est mon fils bien aimé, écoutez-le’’. Etant donné qu’en Dieu, il n’y a pas d’avant ni d’après, mais seulement l’instant présent, on peut comprendre que de toute éternité, Dieu a choisi de sauver l’homme par le sacrifice de son Fils. C’est donc lui qui déjà avant Abraham a choisi de se sacrifier pour les hommes. Ce qu’il demande à Abraham, il l’a déjà réalisé en intention en lui-même et de toute éternité. La chose sera réalisée en dehors de lui dans le temps. L’homme qui s’était écarté de Dieu ne pouvait revenir vers lui sinon par le concours d’une personne qui était capable de se donner totalement à Dieu de telle manière qu’il plaise à Dieu en même temps qu’il montre aux hommes le vrai chemin vers Dieu. Cet homme, c’est Jésus Christ, le fils unique de Dieu.

Chers frères et sœurs, la transfiguration de Jésus nous montre la gloire de Jésus et la bonté du cœur de notre Dieu. Mais elle nous dit surtout que Dieu n’a pas hésité à accepter le sacrifice libre de son fils afin de sauver l’humanité. Elle nous dit surtout que le Jésus glorieux dont les vêtements sont devenus si resplendissants d’une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille, est le Jésus défiguré du Calvaire aussi. Les disciples restèrent fermement attachés à la consigne de Jésus en se demandant ce que pouvait signifier : ‘’ressusciter d’entre les morts.’’ Ils ne comprennent pas que Jésus doit souffrir. Cela n’effleure même pas encore leur pensée. Mais ils le réaliseront et comprendront. Nous sommes appelés à dépasser le merveilleux et le miraculeux que la transfiguration évoque pour comprendre que c’est dans et par ses souffrances et surtout l’amour avec lequel le Christ a accepté cette souffrance, que son visage glorieux nous apparait plus glorieux et plus lumineux que jamais. Puissions-nous savoir nous sacrifier totalement pour nos frères, pour notre église et pour Dieu. Que la Vierge Marie nous aide à savoir mettre Dieu et le prochain au dessus de toutes les autres priorités et garder nos regards fixés sur le visage glorieux du Christ. Amen.

Père S. Elzéar Spire ADOUNKPE Paroisse Saint Esprit d’Affamè