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05 Février : 5ème DIMANCHE ORDINAIRE / Année B

Faire de l’Évangile le leitmotiv de sa vie, pour bénéficier du salut.

  1. Première Lecture : Jb 7, 1…7
  2. Psaume : 146
  3. Deuxième Lecture : 1Co9, 16…23.
  4. Évangile : Mc 1, 29-39

A l’école de Saint Paul, faire de l’Évangile le leitmotiv de sa vie, pour bénéficier du salut.

« Si j’annonce l’Evangile…c’est une nécessité qui s’impose à moi ; malheur à moi si je n’annonçais pas l’Evangile. »

Frères bien aimés, aussi durs que puissent paraître ces propos de l’Apôtre Paul dans la deuxième lecture de ce jour, ils traduisent cependant la pure réalité de la mission liée à notre identité de chrétiens. Mais une chose est d’être conscient de cette mission, une autre est de s’en acquitter réellement. Avec la multiplication des sectes aujourd’hui, d’aucuns seraient tentés de penser que le monde est déjà assez rempli de hérauts qui proclament la Bonne Nouvelle du Salut. Mais non, le bien ne fait pas du bruit, et le bruit ne fait pas du bien, et Dieu sait que plusieurs enseignent une fausse doctrine avec le Christ comme appât pour assouvir leurs intérêts égoïstes. Pour nous, il ne doit pas en être ainsi.

Annoncer l’Evangile pour nous, est un devoir dont nous pouvons nous acquitter de plusieurs façons. Sans pour autant occulter les campagnes d’Evangélisation organisées périodiquement par certaines communautés catholiques, l’accent devra être mis sur le témoignage d’une vie qui se fasse solidaire des plus faibles afin de les gagner au Christ. Autrement dit, il s’agit simplement de faire de sa vie à l’instar du Christ un « Evangile vivant. »

Le monde a tant besoin d’amour, tellement il y a d’injustices qui s’y perpétuent. La vie des marginalisés, des opprimés et des laissés pour compte de tout l’univers trouve un écho favorable dans la première Lecture où Job le Serviteur souffrant laisse entendre sa plainte : « Vraiment, la vie de l’homme sur terre est une corvée…souviens-toi Seigneur ; ma vie n’est qu’un souffle. » Tout ceci traduit l’énigme de la souffrance avec ses corollaires le péché et la mort. Et dire que bien des fois, nous chrétiens sommes encore à l’origine des chaines de servitude qui défigurent nos frères en humanité.

Là-dessus, les propos d’un Croyant nous renvoient à notre propre conscience : « Hypocrites, qui vous dites chrétiens, ouvrez la loi chrétienne, vous y lirez : ‘‘Les princes des nations dominent sur elles ; et ceux là sont plus grands qui exercent la puissance. Il n’en sera pas ainsi entre vous ; mais que celui de vous qui voudra être le plus grand, serve les autres, et que celui qui voudra être le premier parmi vous soit le serviteur de tous[1].’’ »

Servir, voilà bien ce à quoi le Christ a consacré toute son existence. L’Evangile nous apprend qu’il soulageait de leurs maux tous ceux qui recouraient à lui. Même si nous ne pouvons en faire autant aujourd’hui, il est tout de même en notre possibilité d’œuvrer pour que règne autour de nous la justice et le droit. C’est d’ailleurs là le véritable mal dont souffrent tant d’hommes de par le monde. Quand le droit et la justice seraient rétablis comme les maître-mots dans nos maisons, dans nos lieux de travail, notre lieu de vente, notre établissement, nos églises, nos associations et chorales, alors, il y aura moins de larmes, moins d’amertumes dans les cœurs. Ainsi, peu à peu, le contraste de l’opulence extrême et de l’extrême indigence cessera d’affliger l’humanité .Car, ce dont l’homme qui souffre et qui ploie sous le poids de la souffrance à besoin, ce n’est pas d’un autre cri de douleur, mais d’une voix plus forte que la sienne et qui lui rende courage. Cette voix bien entendu, est celle de l’amour voire celle de la charité.

« L’amour dans la vérité - caritas in veritate - est un grand défi pour l’Eglise dans un monde sur la voie d’une mondialisation progressive et généralisée. Le risque de notre époque réside dans le fait qu’à l’interdépendance déjà réelle entre les hommes et les peuples, ne correspond pas l’interaction éthique des consciences et des intelligences dont le fruit devrait être l’émergence d’un développement vraiment humain. Seule la charité, éclairée par la lumière de la raison et de la foi, permettra d’atteindre des objectifs de développement porteurs d’une valeur plus humaine et plus humanisante. Le partage des biens et des ressources, d’où provient le vrai développement, n’est pas assuré par le seul progrès technique et par de simples relations de convenance, mais par la puissance de l’amour qui vainc le mal par le bien (cf. Rm 12,21) et qui ouvre à la réciprocité des consciences et des libertés. »[2] C’est alors que l’Evangile connaîtra un rayonnement pour la gloire de Dieu et le salut de tous. Amen.

Père Bienvenue AHOUANDJINOU,

Paroisse Saint Sacrement d’Agblangandan