mardi 21 novembre 2017



A c t u a l i t é s
mardi 21 novembre 2017
Le pape nomme un rapporteur et deux secrétaires

vendredi 3 novembre 2017
Après la rentrée pastorale au plan diocésain, (...)

samedi 21 octobre 2017
Le missionnaire n’est jamais seul et la (...)

lundi 16 octobre 2017
Le weekend des 07 et 08 octobre 2017 restera (...)


En vrac !
vendredi 17 novembre 2017
C’est la seconde catéchèse sur la messe

mardi 17 octobre 2017
Monsieur le Directeur Général, Mesdames et (...)

mercredi 9 août 2017
L’euthanasie est le « meurtre délibéré moralement

vendredi 4 août 2017
Le pape François invite les religions à « prier (...)

mercredi 2 août 2017
Radio Vatican en français salue le 100e (...)

lundi 31 juillet 2017
A l’occasion de la « Journée mondiale de la (...)

lundi 31 juillet 2017
L’engagement de l’Eglise pour la promotion des (...)

mercredi 14 juin 2017
N’aimons pas en paroles, mais par des actes (...)

mardi 21 février 2017
Ils étaient tous au rendez-vous, les mouvements et

jeudi 2 février 2017
Chers frères et sœurs, bonjour ! Dans les (...)


V a c a n c e s
vendredi 11 juillet 2014
La communauté des sœurs Salésiennes Missionnaires de

jeudi 27 juin 2013
Pour marquer l’Année de la foi, l’aumônerie (...)

Aller à : Accueil du site > JOUR DU SEIGNEUR > 07 AOÛT 2011 : 19ème

07 AOÛT 2011 : 19ème DIMANCHE ORDINAIRE ANNEE A.
  • 1R 19,9-13a
  • Rm 9,1-5
  • Mt 14,22-33    Les trois lectures de ce 19ème Dimanche du temps ordinaire de l’Année A ont pour seul but de nous faire entrer maintenant dans la célébration du Mémorial du Seigneur. Elles mettent en évidence à la fois trois expériences :
  1. le refuge du prophète Élie dans la solitude, cherchant la présence de Dieu dans ses épreuves,
  2. la tristesse de St Paul devant le refus de son peuple en pensant à tous les privilèges qu’il a reçus dont le plus noble entre tous est le Christ né de la race des fils d’Israël,
  3. enfin la prière de Jésus, à l’écart de ses disciples et de la foule, marquant sa mission dans le monde comme la louange du Père.

Ces expériences humaines vécues dans toutes leurs dimensions personnelles ou communautaires, au creux des vicissitudes de la vie, avec ceci de spécifique que Dieu y est présent à tous les moments, dans la dignité des hommes ou dans leurs défaillances, leurs péchés.

L’expérience retenue pour nous en ce dimanche est celle du prophète Élie. Poursuivi à mort par la reine Jézabel, il a eu le courage de marcher dans le désert et de monter vers Dieu. Le Dieu qu’il a rencontré alors n’est pas le Dieu de la nature. Toutes les forces qui gèrent le cosmos ne sont que des signes du Mystère de Dieu. Notre Dieu est plus qu’un faisceau des forces cosmiques. Il est Celui qui tient à être présent dans l’histoire des hommes. C’est dans l’intérieur de l’homme qu’il établit sa demeure. Le prophète Élie a contribué ainsi à la recherche de Dieu chez tous ceux qui savent écouter le silence de la vie. Il nous faut fermer les yeux pour le voir. L’expérience mystique se réalise à la fine pointe de notre âme. Car Dieu va être là comme " le murmure d’une brise légère. " Depuis lors, combien de générations ont-elles su rejoindre l’expérience d’Élie, chacun à sa façon, croyant ou non croyant ? L’homme qui se dit athée, saura aussi peut-être, mieux que le croyant, se taire et admirer. C’est la prière du commun des mortels qui ne trouvent d’autres mots pour dire le silence. Et le temps des grandes vacances donne à tous, frères et sœurs, des moments de solitude, un temps de rencontre qui n’est autre que pour la joie de la rencontre. On ne rencontre pas l’autre sans recevoir cette force et cette richesse intérieure qui élargit l’horizon de la vie, qui fait qu’on est invité à un dépassement de soi-même. Dieu vient dans le silence. Quand on fait silence en soi, préoccupé par la présence de l’autre, Dieu est là. Le silence n’est-il pas la plus belle prière devant le mystère de la vie ?

Dans une autre expérience douloureuse comme " l’écharde dans sa chair " " une grande tristesse et une douleur incessante en son cœur ", seul un juif convaincu, comme Paul peut parler comme il le fait dans la deuxième lecture que nous venons d’entendre. Paul s’épanche en confidence aux chrétiens de Rome. Quel drame déchirant, ce refus de Jésus qui est sa propre vie, le Messie pour tout Juif, pour tout chrétien ! Nul n’est plus écartelé que lui. De la chair d’Israël, de la chair qu’il porte est né le Christ. Pourquoi ses frères juifs n’arrivent-ils pas jusqu’à ce sommet de tous les privilèges qu’ils ont reçus ? Et à Paul de se souhaiter d’être maudit pour qu’il n’y ait plus de refus chez ses frères. Relié à nos vécus de tous les jours, le Christ est vraiment au milieu de nous comme « le murmure de la brise légère ». Il habite la fragilité des hommes. II nous apprend à rester à la fleur de l’eau des événements qui auraient dû nous submerger. Il nous initie à la prière, le lieu de la rencontre avec Dieu son Père et notre Père. Se mettre du côté de Dieu est se libérer de l’engrenage du monde des événements qui nous entravent dans les labyrinthes, les nœuds des choses éphémères. Que de pages bibliques évoquent la victoire de Dieu sur les eaux et sur les puissances du mal qu’elles symbolisent. Mais désormais, le Dieu des victoires fracassantes, des royaumes grandioses habite la fragile humanité de Jésus. Il n’habite pas la force et l’intelligence des hommes. C’est dans la confiance et la capacité d’aimer qu’on trouve Dieu de Jésus Christ.

Père Charles CAKPO, UCAO / Abidjan.