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11 DECEMBRE 2011 : 3ème DIMANCHE DE L’AVENT ANNEE B

-* Is 61, 1-2.10-11

-* 1Th 5, 16-24

-* Jn. 1, 6-8. 19-28

Chers amis en Christ Depuis quelques semaines, nous avons commencé ensemble une marche, un pèlerinage qui nous conduit aux portes de la maison de pain, Bethléem où nous verrons Jésus le Dieu-parmi-nous. Aujourd’hui, troisième dimanche de ce merveilleux temps d’attente joyeuse, nous sommes tous venus pour écouter une fois encore Jean-Baptiste comme nous l’avons fait le dimanche passé. Et quand nous écoutons l’évangile de ce jour nous pouvons dire que c’est providentiel que la voix du Seigneur nous annonce par Jean ce que ou celui que nous devons être pour être dignes d’accueillir le Fils de l’homme à son retour car à dix jours de la fête de Noël, il nous faut nécessairement une mise en cause personnelle. La question « qui es-tu ? » (Jn. 1,19) que pose le peuple juif à Jean ce dimanche devrait s’adresser à chacun de nous aujourd’hui puisque nous somme tous des envoyés quelques soit notre rang dans la société comme dans l’Eglise. Et comment ?

Après la prophétie du prophète Isaïe : « l’esprit de Dieu est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la bonne nouvelle aux pauvres, guérir ceux qui ont le cœur brisé, annoncer aux prisonnier la délivrance, et aux captifs la liberté, annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur » (Is 61,1-2), le peuple n’attendait qu’un seul jour. Il n’attendait que le jour où il verra ce grand Messie qui vient annoncer cette année de grande libration de la servitude. Il se préparait donc à voir le plus grand événement de sa vie quand surgit un homme : Jean ! Pour le peuple l’heure est venu où il faut courir à la rencontre du grand prophète. C’est ce qui a motivé la démarche des juifs vers Jean dans le désert. Mais arrivé à Jean, ce peuple a commencé par douter. Alors les chefs des prirent donc la décision d’envoyer le questionner : « qui es-tu ? ». Jean pouvait se faire le libérateur d’Israël puisqu’il est venu « rendre témoignage à la lumière afin que tout le monde croit par lui » (Jn. 1,6) : mais la déclaration de cet envoyé comme témoin de la lumière a surpris tout le peuple : « je ne suis pas le Messie » (Jn. 1,20. Alors la grande question se pose : « Es-tu Elie ou le grand prophète ». Jean aurait dit seulement qu’il est Elie et tout le peuple croirait en lui puisque les textes disent qu’avant que le Messie ne vienne, Elie doit revenir. Mais vous avez constatez avec moi que la réponse de Jean ne s’est faite pas attendre. L’humilité de Jean l’a fait déclarer : « ce n’est pas moi » et plus loin « je suis la voix qui crie à travers le désert : aplanissez le chemin du Seigneur comme a dit le prophète Isaïe » Jn 1,21-23 (cf. Is 40, 3-4). Qu’il vous souvienne que nous avons entendu ce texte le dimanche passé. C’est cette humilité de Jean Baptiste qui me séduit aujourd’hui et voudrais nous la proposer pour le reste de notre temps d’attente joyeuse.

Bien aimés de Dieu comme je le disais au début, chacun de nous est envoyé et l’humilité de Jean, comme envoyé nous interpelle tous. Combien de fois notre orgueil personnel ne fait-il pas prendre la place de celui qui nous envoie. Que nous soyons dirigeant de l’Eglise ou non, que nous soyons responsable ou non, l’orgueil est le plus gros fardeau que nous portons tout. L’humilité de Jean est un exemple frappant pour ceux qui sont appelés à servir leurs frères humains chez eux, dans leur voisinage et ailleurs. Comme Jean, nous aussi nous sommes appelés à rendre droit le chemin du Seigneur, à conduire les autres vers Dieu et non vers nous-mêmes. Nous devons être, comme le dit le Père Louis HONDOKODO, « des pancartes inutiles qui indiquent le Chemin vers un lieu aux hommes sans jamais chercher à être ce lieu encore moins le chemin ».

Mon grand souhait pour chacun de nous en ce jour est que jamais nos réussite dans l’œuvre que Dieu lui-même nous confient ne nous montent pas la tête. Nous voyons souvent des gens rassasiés de succès, ivres de gloire, remplis de complexe surhumain, maîtres de tout ; ils veulent que l’on les applaudisse à chaque geste qu’ils posent, qu’on fasse l’éloge de leur succès, qu’on se prosterne devant eux, que tous les reconnaissent comme les bons. Ils se confondent au Messie et du coup, perdent leur valeur de serviteurs sinon de témoins de la lumières. Ils prennent donc la place de la lumière et empêchent les autres à aller à la lumière.

Mais vous chers frères et sœurs, « soyez toujours dans la joie, … rendez grâce en toute circonstance : ce n’est que ce que Dieu attend de vous dans le Christ Jésus. N’éteignez pas l’esprit, ne repoussez pas le prophète, mais discernez la valeur de toute. » (1Th 5, 16-22) vivons dans l’humilité et le Dieu vivant, l’Emmanuel viendra combler à la mesure de son cœur, toutes nos attentes. AMEN.

Père Olatoundji- Benoît ODOUNSI