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11è Dimanche du temps ordinaire C

La méditation des textes de ce dimanche nous fait réfléchir sur la réalité du péché. Le péché de David d’abord, et puis celui de la pécheresse qui s’invite au repas de Simon le pharisien. Le péché de David est bien réel, il a commis un double crime. Il a vu une femme très belle, il l’a voulue pour lui, il a péché lucidement avec elle. Et puis, il fait assassiner son mari. Il ne faut rien nier de ce crime abominable, et pourtant il n’enlève rien à la droiture de David. Foncièrement il reste droit. Nous faisons tous l’expérience qu’il y peut y avoir une très grande bonté en nous, et parfois aussi une méchanceté véritablement diabolique. David est droit, parce que justement il va reconnaître sa faute avec simplicité, il l’a confesse avec humilité et manifeste un sincère repentir. Souvent, lorsque nous avons fait le mal, nous tentons de nous excuser par mille raisons. C’est manquer de droiture, ce qui est beaucoup plus grave encore que le péché. « David dit à Nathan : J’ai péché contre le Seigneur. » Il prend conscience que c’est vraiment le Seigneur qu’il a offensé. C’est l’attitude que Dieu attend de l’homme pécheur, quel que soit la gravité de son crime. Quand je manque à une loi, ce n’est pas seulement à une loi que je manque mais à Celui qui m’a donné la Loi et qui me l’a donnée par amour. Je manque donc d’amour à celui qui m’a donné la Loi. David a déjà parfaitement saisi cela, mille ans avant Jésus. Ne soyons jamais déçus, jamais étonnés de nous sentir capables de faire ceci ou cela. David est un homme qui s’accuse avec humilité. Ne serait-ce pas le manque de pauvreté spirituelle qui est la cause de nos difficultés à nous approcher du sacrement de pénitence ? Nous n’avons plus le sens du péché, nous ne croyons pas assez à la valeur du sacrement comme acte d’un Dieu amour qui vient nous aider… « J’ai péché contre le Seigneur ! » On a dit très justement que le monde a perdu le sens du péché, parce que le monde a perdu le sens de Dieu. Moins nous aurons le sens de Dieu et moins nos manques d’amour nous apparaîtront comme des péchés. Moins nos péchés nous apparaîtront des manques d’amour, plus nous perdrons le sens de la confession. Le sacrement de confession offre l’occasion de se mettre davantage en présence du vrai Dieu. Ce qui est important, ce n’est pas d’accuser x péchés, mais de rencontrer l’amour et d’y croire, d’être décidés – tout en sachant que nous retomberons peut-être le soir même -, d’être décidés à aimer. Il faut se confesser pour rencontrer l’amour. On va se confesser parce qu’on aime le Seigneur et qu’on a besoin du Seigneur pour continuer sa route. On sait très bien qu’on retombera ! Pourquoi ne pas accepter de rester pauvres ? Nous voulons être satisfaits de faire des progrès. Quand je médite sur la grandeur de Dieu, je ne peux plus m’étonner d’être un pauvre. C’est parce qu’on ne connaît pas Dieu qu’on n’accepte pas d’être pauvre. Devant l’infinie sainteté de Dieu, que voulez-vous que je sois sinon un pauvre ! C’est bien là l’erreur de Simon le pharisien, qui pense que ses mérites lui donnent des droits sur Dieu… Rien de notre pauvreté ne doit nous étonner, dans aucun domaine. Nous voyons bien que nous sommes orgueilleux quand des faiblesses nous étonnent : « Je n’aurais jamais cru que je pouvais en arriver là ! ». La plus grande force de notre vie spirituelle, c’est notre pauvreté. Le vrai pauvre est assez prudent pour ne jamais trop se séparer de son Dieu parce qu’il sait qu’il en a besoin. Il sait tellement que seule la force de Dieu peut l’aider. C’est ce qu’a découvert cette pécheresse, dont Luc ne précise d’ailleurs pas la faute. Elle s’est sentie aimée par Jésus jusque dans son péché. Ce ne sont ni ses larmes ni le prix élevé du parfum qui l’ont fait aimée de Dieu. C’est parce qu’elle se savait totalement insolvable, c’est parce qu’elle était pauvre de tout, parce qu’elle était totalement vide d’elle-même, c’est parce qu’elle a fait confiance à Jésus que celui-ci lui a accordé son pardon. La femme pècheresse, celle que tout le monde montre du doigt, elle, elle est totalement disponible à la miséricorde de Dieu, consciente de sa dette immense à l’égard de Dieu, elle aspire à ce pardon qui peut transformer sa vie. Sa Foi en Jésus est telle qu’elle peut recevoir cet amour purificateur de Dieu et par ses actes cette femme manifeste la recréation que Dieu réalise en elle par son Pardon. Par ses larmes et ses cheveux, elle dévoile son humilité et sa repentance, et par le parfum elle manifeste sa joie de cette nouvelle vie reçue. Ce sont là les qualités d’une vraie foi que Jésus lui-même reconnaît en elle et l’a rassure en lui disant : « Ta foi t’a sauvée. Va en paix ! ». L’histoire de cette pécheresse convertie, sa foi et son grand amour restent pour nous un modèle à reproduire dans notre relation avec le Christ. Père Ambroise ZOUNNON