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12 FEVRIER 2012 : 6ème DIMANCHE ORDINAIRE / ANNEE B

Thème : Le sacrement de réconciliation : lieu de notre réhabilitation.

« N’oublie pas, Seigneur, le cri des malheureux »

Cette antienne du psaume Graduel proposé par la liturgie de ce jour, nous met au défi de l’épineuse question du péché aux prises avec la bonté et la miséricorde divine. La lèpre, l’une des maladies les plus ignominieuses dans le contexte de l’Ancien Testament, était perçue comme une malédiction de Yahvé. Celui qui en était frappé était donc déclaré impur et n’avait plus part à aucune des activités qui le mettrait en contact avec ses frères en humanité. Et l’Ecriture d’affirmer que « tant qu’il gardera cette plaie, il sera impur. C’est pourquoi il habitera à l’écart, sa demeure sera hors du camp ». Ainsi mis en quarantaine par tous, le lépreux vivait dans une sorte de solitude morne qui l’engageait irrémédiablement sur les sentiers ténébreux d’une mort certaine. Si la lèpre qui défigure le corps peut isoler et renfermer sur eux-mêmes ceux qui en sont victimes, le péché qui défigure notre âme est une autre forme de lèpre beaucoup plus dangereuse encore. Il n’y a en effet que le péché qui puisse ternir en l’homme le resplendissement de la gloire de Dieu imprimé en lui par le baptême. Autant, sinon mieux que la lèpre, le péché nous replie sur nous-mêmes, il nous isole de la vie de communion d’avec le frère offensé, il nous prive de la paix intérieure et nous installe dans la prison du « moi orgueilleux ». Qu’ils sont nombreux, toux les chrétiens qui vivent dans la nuit du péché, isolés de la grâce de Dieu, asservis par les pièges de l’erreur et du mensonge et conscients de la perte de leur âme. L’une des tactiques de satan notre unique ennemi, consiste justement à faire croire à certains chrétiens qui se sont laissé prendre à ses filets, qu’il n’y a plus rien à faire pour eux, leur péché étant irrémissible, ils sont donc damnés pour toujours. Mais non, Dieu n’a jamais voulu la mort du pécheur. La preuve, le psaume de ce jour précise que « Des hauteurs, de son sanctuaire, le Seigneur s’est penché, du ciel il regarde la terre, pour entendre la plainte des captifs et libérer ceux qui devrait mourir ». Partant, s’il est vrai que tous ceux dont l’âme a été liée de quelque façon par le péché grave voire mortel constituent un troupeau parqué pour les enfers et que la mort les mène paître à leur insu, il est aussi vrai que, confiants en la miséricorde divine toujours offerte, ils peuvent être réhabilités dans leur dignité de fils et filles de Dieu. Pour se faire, il n’y a qu’une politique à mener, celle du lépreux qui dans l’Evangile a trouvé grâce aux yeux du Seigneur. Cette grâce nous est toujours offerte par le sacrement de la réconciliation qui n’est en rien d’autre que le sacrement qui manifeste pour nous l’incommensurable amour miséricordieux de Dieu. C’est le lieu par excellence où nous sommes déchargés du poids de nos misères, celles-là qui attristent notre âme ; c’est encore le lieu où nous faisons l’expérience de la véritable paix du cœur retrouvé, pour une vie nouvelle dans le Christ. Il urge donc d’y recourir fréquemment pour le salut de notre âme. En même temps que nous œuvrons ainsi pour notre propre salut, nous devons être vigilants pour ne pas être complice du malheur qui advient au prochain. Autrement dit, il s’agit d’éviter résolument d’être pour le prochain une occasion de chute. C’est ce que relève saint Paul dans la deuxième lecture où il nous convie à tout faire pour la gloire de Dieu et le salut du frère. Amen.

Abbé Bienvenue AHOUANDJINOU,

Paroisse Saints Pierre & Paul de Sèkandji