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12 ème Dimanche du temps ordinaire

Le passage évangélique de ce jour est commun aussi à Marc et à Matthieu. Mais chacun des évangélistes offre sa perspective originale. Les disciples sont depuis un moment à l’école du Christ. Alors le maître décide de vérifier le niveau de maturité que les disciples ont atteint dans la foi en vivant avec lui, et les stimuler à une prise de décision et de position vis-à-vis de lui. C’est ce que le Seigneur veut faire également avec nous quand nous le rencontrons ensemble dans l’eucharistie du dimanche. C’est un don qu’il fait de lui-même, une opportunité qu’il offre à ses disciples pour entrer un peu plus dans la compréhension du mystère de sa personne et découvrir son identité. Et ceci advient dans un cadre de prière : « Jésus se trouvait dans un lieu à part à prier et ses disciples étaient avec lui ». C’est une constante chez Luc de montrer Jésus en prière dans les moments les plus importants et les plus significatifs de sa mission. Avant d’appeler les douze, il avait passé toute la nuit en prière, seul (Lc 6, 1ss). Maintenant qu’il cherche à les aider à faire un pas de plus dans la connaissance de sa personne et dans leur relation à lui, il sent le besoin d’entrer en dialogue avec le Père pour les lui confier et mettre à jour la stratégie la plus adaptée. Sa première question n’est pas engageante, c’est une sorte de sondage d’opinion qu’il fait : que disent les gens de lui ? Il n’est pas tellement intéressé par ce qu’il pense de son enseignement, de son activité, mais ce qu’il pense de lui. Ceci est décisif pour Jésus. Au centre, il ne s’agit pas de son message, mais de sa personne : les gens que disent-ils de moi ? Pour eux, qui suis-je ? Selon les sondages, les gens ont une haute opinion de Jésus, ils ont une grande estime pour lui. Mais cela démontre qu’ils n’ont pas perçu sa position singulière, la nouveauté de son originalité. Ils le situent en effet parmi les grands personnages de l’histoire religieuse d’Israël : un prophète…. Jean-Baptiste… d’autres sont venus avant lui et d’autres viendront après lui. Donc un des nombreux grands mais pas l’unique. Nous pourrions tenter un sondage analogue aujourd’hui parmi les gens de notre milieu, il en résulterait un résultat différent ? A ce stade, Jésus imprime une nouvelle allure au dialogue en posant une seconde question aux disciples, qui est directe, immédiate, interpellant : « Mais vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? Moi, qui suis-je pour toi, pour chacun de vous, pour votre communauté ? On ne peut pas s’échapper au caractère personnel de cette question et à sa force de provocation. C’est une question et peut-être la plus importante. Il ne s’agit pas de répondre par une formule, quelle que soit sa beauté, qu’elle provienne de la profession de foi (le Credo) ou du catéchisme. La réponse doit être un acte de foi qui provient de l’Esprit Saint et du cœur. La réponse que donne Pierre au nom de tout le groupe est une splendide confession de foi sur l’identité de Jésus : « le Christ de Dieu » (le Christ = le Messie), l’unique, l’ultime et définitif Roi et Pasteur du peuple d’Israël, l’envoyé de Dieu pour donner à ce peuple et à toute l’humanité la plénitude de la vie. L’unique nécessaire dont tous ont besoin. Par sa réponse, Pierre manifeste le cri de l’humanité qui recherche son Sauveur et son Dieu. Jésus leur enjoignit et prescrivit de ne le dire à personne car son heure n’est pas encore venue. Nous sommes si blessés et pécheurs que nous pourrions nous retourner encore contre Dieu par une attitude toute humaine de recherche d’intérêt personnel. Mais Dieu nous donnera un esprit d’amour qui fera naître en nous la bonté et la supplication. Pierre, et avec lui ses compagnons, reconnaît que Jésus a avec Dieu une relation unique et très originale qu’aucun homme de l’histoire n’a eu et n’aura. Il reconnaît aussi, par conséquent, que ce que Jésus a fait et fait en faveur des hommes, aucun homme de l’histoire n’est en mesure de le faire. Dans les paroles de Pierre s’exprime et résonne la foi de l’Eglise de tous les temps. La foi que Pierre et ses successeurs ont la charge de garder et de proclamer de manière intégrale et toujours neuve (cf. Lc 22, 32). Cette foi, Jésus la sent vibrer dans le Credo que nous récitons pendant la célébration eucharistique. Celle de Pierre n’est justement pas une simple déclaration, mais un choix enthousiaste, un engagement décisif à suivre Jésus, un vrai acte de foi. Jésus a donc obtenu un résultat satisfaisant : un groupe d’hommes a réussi à découvrir en son maître le Sauveur promis et attendu depuis des siècles. Mais ce n’est pas encore une compréhension pleine de son mystère. En le reconnaissant Messie, Pierre et ses compagnons pensaient au libérateur politique et militaire qui avec la force de Dieu aurait vaincu toutes les oppressions de son peuple, en instaurant une condition de paix universelle. Alors Jésus imprime une nouvelle démarche à son œuvre éducative : « le Fils de l’homme doit beaucoup souffrir ». C’est le premier des trois annonces de la passion- mort et résurrection que Jésus fait à ses disciples durant le voyage vers Jérusalem. Un tragique destin l’attend. Il sait bien que ses choix en faveur des pécheurs et des « lointains », son style de vie libre de toute forme de légalisme, mais surtout sa vie centrée sur l’amour, provoqueront l’opposition et la résistance de la part des responsables d’Israël. Il sait qu’il a plusieurs ennemis qui cherchent à l’éliminer et que tôt au tard, ils réussiront. Jésus entrevoit donc l’échec humain de sa mission : « il doit beaucoup souffrir … être mis à mort ». Une telle « nécessité » n’est pas liée au destin aveugle et cruel, ce n’est pas non plus la conséquence « logique » de son comportement contre-courant. Mais le verbe « doit » qui revient souvent sur les lèvres de Jésus (surtout dans l’évangile de Luc), indique le dessein de Dieu, mystérieux et insondable, qui doit s’accomplir dans l’histoire. Un dessein d’amour qui s’actualise à travers des chemins et des manières non conformes à la logique humaine, mais plutôt en contraste avec elle. Un tel plan divin, ne concerne pas seulement l’échec humiliant du Messie, mais aussi la suprême glorification : « il doit ressusciter le troisième jour ». Accepter le Messie crucifié, garder la foi « en celui qu’ils ont transpercé » (Za 12, 10 en première lecture) est essentiel à l’expérience chrétienne (cf. Jn 19, 37). Alors qu’implique une telle foi dans la vie concrète d’un chrétien ? « A tous il disait » et donc à nous aussi aujourd’hui : « Si quelqu’un veut venir derrière moi, qu’il renonce à lui-même ». Il doit être prêt à changer sa vision de la vie et mettre Jésus-Christ et son projet de salut au centre de sa vie. « Qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive ». Les auditeurs de Jésus connaissaient bien l’usage romain de la croix : le condamné recevait sur les épaules le bois transversal et se mettait en route vers le lieu de l’exécution à travers les insultes de la foule. Celui qui lit l’évangile aujourd’hui, sait que c’est ce qu’a subi le Christ. Le disciple qui adhère à lui, ne peut pas ne pas entrer dans une telle perspective, c’est-à-dire le martyre. « Chaque jour » : les exigences radicales de Jésus sont à vivre au quotidien. Cela ne veut pas dire que ces exigences sont privées de leur radicalité, mais que dans la vie quotidienne on peut et on doit faire des choix radicaux. Chaque jour l’amour et la fidélité au Christ peuvent demander tel ou tel renoncement, sacrifice qui procure de la souffrance. Chaque jour tu es appelé à prendre ta croix derrière Jésus. On sauve sa vie, dit Jésus, en la perdant, c’est-à-dire en la donnant par amour. Ceci peut advenir une seule fois par la mort physique. Mais la vie peut être donnée à conte-goûte dans chaque geste quotidien motivé par l’amour et accomplit par amour. C’est ici le meilleur investissement que l’on peut faire de sa vie. Le secret du cœur de Dieu est ainsi est révélé, il veut combler l’humanité de son amour infini. Il nous faut alors vivre dans l’amour et le respect du saint nom de Dieu surtout dans les moments de détresse, d’angoisse et de mort, il nous faut nous convertir au plus profond de notre vie. Jésus, Dieu annoncé par les prophètes, est porteur du secret de son plus grand amour. Cet Amour qui est recherché de toutes manières par la créature va de déception en déception jusqu’au jour où est découvert Jésus qui est devenu notre ami. Le psaume dit bien cette recherche de Dieu : « Oui, tu es mon Dieu, je te cherche dès l’aube. Toute ma vie, je vais te bénir, lever les mains en invoquant ton nom. » Par le baptême, nous sommes marqués du signe de la croix de Jésus annoncée dans l’Évangile. Alors Vivre de la croix, de la victoire de l’amour à la suite de Jésus, c’est vivre avant tout de son immense amour. C’est ce que nous dit saint Paul dans la deuxième lecture « vous vous êtes investis dans le Christ » (Gal 3, 27). Un lien profond qui rend fils de Dieu comme lui et supprime toute séparation et toute discrimination. « Tous vous êtes un dans le Christ Jésus ». Par le baptême, nous ne sommes pas devenus seulement « du Christ », mais nous sommes « devenus le Christ » (Saint Augustin)