mardi 12 décembre 2017



A c t u a l i t é s
mardi 5 décembre 2017
C’est au sanctuaire marial à Dassa que la (...)

mercredi 29 novembre 2017
« Rendez grâce au Seigneur, éternel est son (...)

mardi 21 novembre 2017
Le pape nomme un rapporteur et deux secrétaires

vendredi 3 novembre 2017
Après la rentrée pastorale au plan diocésain, (...)


En vrac !
mercredi 22 novembre 2017
Dans l’eucharistie, le Christ « communique » (...)

vendredi 17 novembre 2017
C’est la seconde catéchèse sur la messe

mardi 17 octobre 2017
Monsieur le Directeur Général, Mesdames et (...)

mercredi 9 août 2017
L’euthanasie est le « meurtre délibéré moralement

vendredi 4 août 2017
Le pape François invite les religions à « prier (...)

mercredi 2 août 2017
Radio Vatican en français salue le 100e (...)

lundi 31 juillet 2017
A l’occasion de la « Journée mondiale de la (...)

lundi 31 juillet 2017
L’engagement de l’Eglise pour la promotion des (...)

mercredi 14 juin 2017
N’aimons pas en paroles, mais par des actes (...)

mardi 21 février 2017
Ils étaient tous au rendez-vous, les mouvements et


V a c a n c e s
vendredi 11 juillet 2014
La communauté des sœurs Salésiennes Missionnaires de

jeudi 27 juin 2013
Pour marquer l’Année de la foi, l’aumônerie (...)

Aller à : Accueil du site > JOUR DU SEIGNEUR > 13 NOVEMBRE 2011 :

13 NOVEMBRE 2011 : 33ème DIMANCHE ORDINAIRE ANNEE A
  • Pr 31, 10-13.19-20.30-31
  • Ps 127
  • 1Th 5,1-6
  • Mt 25, 14-30

« Serviteur bon et fidèle »

Imaginons une autre fin pour l’évangile de ce dimanche : « Maître, j’ai essayé de faire fructifier tes talents, j’ai fait beaucoup d’effort, mais je n’ai pas réussi. Il y a eu une crise économique, les actions ont chuté en bourse ; l’inflation et la récession s’en sont mêlées. Et j’ai déclaré faillite ! » Qu’aurait donc fait ce maître ? Pour l’expérience que je fais de ce maître ordinairement miséricordieux et compréhensif de nos limites, j’ose croire qu’il lui aurait dit : « Serviteur peu débrouillard. Tu as fait de ton mieux, mais ça n’a pas marché. Je te félicite quand même !!! ». Mais revenons à ce qui est dit dans les lectures de ce jour.

I- La femme élevée par Dieu

Quel homme, en écoutant, la première lecture de ce dimanche, n’a pas pensé aux femmes de son environnement : une mère, une sœur, une fille, une amie, et surtout une épouse ? En effet, cette méditation sur la femme forte de la Bible est un hommage à toutes ces femmes pour s’investissent de mille et une façons pour leur propre monde et le monde entier. Le Seigneur nous rassure que d’elles, l’éloge sera fait sur la place publique, du moins dans le Royaume des Cieux.

Dans notre contexte socio-culturel béninois, toutes les femmes ou au moins celles qui sont épouses devraient se poser la question, comme dans un examen de conscience : « Suis-je cette femme des Écritures ? Suis-je un « porte-bonheur » ? Il ne s’agit pas de se lancer dans un féminisme (ou un anti-féminisme) débridé et anachronique, mais de comprendre sa vocation à la lumière de la Parole de Dieu.

II- Homme ou femme aux talents

Si, dans la première lecture, c’est la femme débrouillarde qui nous est admirée, dans l’évangile c’est à l’homme, tout humain, que Jésus rappelle qu’il est important de faire fructifier les talents reçus. Je retiens de ce texte quelques éléments :

• Dieu donne à tous les humains des « talents » : ce sont nos qualités, nos charismes, nos dons. C’est grâce à ces talents que nous pouvoir accomplir notre vocation sur terre, que nous pourrions bâtir notre part du monde. Mon talent (ou mes talents) est la contribution que Dieu m’a donnée en m’envoyant dans le monde. Chaque être humain a au moins un talent : dire que quelqu’un n’en a pas du tout équivaut à penser que Dieu l’a créé pour rien, ce qui est inconcevable.

• Dieu donne « à chacun selon ses capacités ». Dieu nous connaît, et il ne peut pas nous donner des talents que nous ne pourrions pas faire fructifier. La conséquence est donc que chacun doit reconnaître ses/son talents et le mettre au service du monde. Il ne faut donc pas se plaindre de ne pas avoir assez de talents (en encore d’en avoir trop) ; il faut juste travailler à se rendre utile avec ses talents. Critiquer ou abaisser celui/celle qui a peu de talents ou encore jalouser celui/celle qui a plus de talents, voilà des attitudes à bannir de nos vies de chaque instant. Le maître des talents nous accepte tels que nous sommes.

• Dieu nous donne la liberté avec nos talents. Avec la grâce qui nous accompagne, Dieu espère que nous ferons bon usage de tout ce qu’il nous a donné pour construire le monde. Alors, à nous d’éviter que nos talents deviennent des problèmes. Tout talent est confié pour nous aider à nous ouvrir sur les autres et pour construire.

• Nous aurons à rendre compte un jour à Dieu de ce que nous avons fait de nos talents. Quand ? Personne ne le sait ! Paul nous en prévient dans la deuxième lecture : « Quand les gens diront ‘’Quelle paix…. ‘’ ». Ceci devrait accroître encore plus notre ardeur pour travailler de tout notre cœur et de toute notre force à bâtir le monde dans lequel nous vivons. Certes au soir de notre dernier jour, nous serons jugés sur l’amour ; mais nous serons aussi jugés sur nos talents. Alors gare à nous si, comme on l’entend souvent, « nous sommes bourrés de talents » ; car à celui qui a beaucoup reçu, on demandera beaucoup !

III- Que faire ?

Le fait de devoir rendre compte de nos talents ne doit pas créer en nous un climat de paralysie, de panique ou de peur. Car c’est justement ce qui est arrivé au « serviteur mauvais et paresseux ». Dieu, qui nous connaît mieux que nous-mêmes, ne peut pas être surpris que nous prenions des risques. D’ailleurs, tout ce que nous faisons dans le monde n’est-il pas associé à un risque ?

Mais le chrétien prend le risque de faire fructifier ses talents en comptant sur la grâce de Dieu. Dieu ne nous a pas donné des qualités pour nous faire peur, il ne nous a pas créés pour nous terroriser, comme le pensait le mauvais serviteur. Dieu nous a créés par amour, et la seule relation qui prévaut entre Lui et nous, c’est bien celle de l’AMOUR : il ne faut plus avoir peur de Dieu ; il faut l’aimer, et quand on L’aime, on lui fait confiance. Au dernier jour, ce qui comptera pour Dieu, ce ne sera pas la quantité de talents gagnés, mais l’amour que nous avons eu pour les faire fructifier, la foi que nous avons eue pour prendre les risques, et l’espérance que nous avons gardée que nous ne serons pas perdants.

Demandons au Seigneur de nous donner la grâce de la fidélité dans la durée : que nous ne soyons jamais fatigués à travailler à l’édification de son Royaume. Qu’il aide à toujours rester des enfants de lumière. Qu’en demeurions sobres et vigilants, puissions-nous être heureux d’aller un jour à sa rencontre et l’entendre nous dire : « Serviteur bon fidèle, entre dans la joie de ton maître. » Amen.

Abbé Serge Danialou TIDJANI,

Ph.D. JCD.