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13 ème Dimanche du temps ordinaire

Le règne de Dieu est à notre porte, règne de paix, de liberté, règne de fraternité universelle. Le Christ nous invite à y entrer. « Suis-moi ». Cette invitation du Christ adressée à un de ses auditeurs, il nous la répète aujourd’hui. Mais suivre le Christ est une aventure extraordinaire. Et c’est à cela que nous sommes tous appelés grâce au baptême qui fait de nous ses disciples. C’est un appel engageant, renoncer à sa propre vie et porter sa croix. Pour suivre le Christ, il est nécessaire de se libérer de tout, être un voyageur sans bagages, sans idées préconçues, sans attachement. Comme Elisée, nous sommes invités à brûler la charrue et immoler les bœufs. Être prêts à affronter la fatigue et les risques du voyage même s’ils conduisent au calvaire. Tel est l’exemple que nous donnent Élie et Élisée. Cet épisode rappelle immédiatement que l’appel de Dieu est souverain : Élisée ne peut pas s’y soustraire et Élie lui-même n’a rien à dire, alors qu’il s’agit de sa propre succession. En outre l’appel de Dieu est exigeant : Élie le fait rudement comprendre à Élisée qui demande à retourner pour embrasser ses parents. Mais le don et l’appel de Dieu sont sans repentance. Élie dénonce fermement la fuite en arrière d’Élisée, mais il ne reprend pas le manteau qu’il a donné. Dans cette confiance accordée malgré les résistances, dans cette parole fraternelle qui oriente dans la bonne direction, Élisée trouve la force de se ressaisir et de tout abandonner. Il brûle tout ce qu’il possède pour se consacrer entièrement au Seigneur. Ce détachement est une joie pour tous et se célèbre par un festin. Nous retrouvons la même exigence de l’appel dans l’évangile de Luc. Pour suivre Jésus il nous faut tout quitter, nos attachements, même légitimes, pour que "rien ne soit préféré au Christ". Dans le passage évangélique de ce jour qui relate le début du voyage vers Jérusalem, saint Luc nous indique ce qu’il faut quitter et il raconte trois dialogues de Jésus avec des anonymes. Le premier qui affirme : « Je te suivrai partout », fait penser à saint Pierre qui dira : « Je suis prêt à aller avec toi en prison, même à la mort ». Il y a des enthousiasmes naïfs que Jésus calme sans ménagement. Contrairement aux maîtres de son temps, Jésus n’a pas une école particulière, il n’a pas de condition stable, lui qui vient de se faire rejeter à l’entrée d’un village. Jésus habite le chemin, il est toujours plus loin. Entrer à son école est donc se mettre en route, renoncer à être quelqu’un d’établi, qui peut compter sur un patrimoine ou sur une réputation. Cet abandon à la contingence n’est pas un acte d’héroïsme personnel, il est un compagnonnage. Les disciples suivent Jésus ensemble, ils adoptent ensemble sa condition pour n’être jamais séparés de lui. Pour avancer sur cette route, il faut se décider seul, mais il est impossible d’avancer seul. Le deuxième anonyme lui est appelé : « Suis-moi ! ». « Je dois enterrer mon père ». On a là une des parole les plus dures de l’Évangile qui semble contredire deux devoirs élémentaires : celui d’honorer ses parents et celui d’enterrer les morts. « Laisser les morts enterrer les mort ! ». Voilà une phrase qui ne semble pas tenir debout. Comment les morts peuvent-ils prendre une pelle et une pioche pour creuser une fosse ? On se croirait dans l’Évangile de saint Jean qui joue sur le sens des mots. Mais cette réponse abrupte de Jésus montre le caractère absolu du Royaume. En effet, se mettre au service du Royaume entraîne toujours une rupture radicale qui ne va pas sans souffrance. Les renoncements que nous avons faits pour Jésus sont une bonne mesure de l’amour que nous lui portons. Mais cette fois encore, il n’est pas question de s’appuyer sur ses propres forces. Nous ignorons la réponse de cet homme, mais il est certain que sa seule force réside dans l’appel même du Seigneur. Le troisième homme propose à Jésus une fidélité sous condition : « permets-moi d’aller faire mes adieux à ceux de ma maison ». Nous savons déjà par la première lecture ce qu’il faut penser de cette attitude. Mais là encore, la relation n’est pas strictement individuelle. Il s’agit pour Jésus de mettre la main à la charrue, c’est-à-dire de se mettre au service des autres en préparant le champ où le blé sera récolté par d’autres. Cette précision éclaire la précédente. Le renoncement à sa famille n’est pas un reniement, il est une ouverture à une autre famille, qui n’exclue pas la première mais la dépasse. La famille de Dieu concentre notre attention car elle est le lieu de la présence du Seigneur. Les liens qui unissent ses membres sont donc plus forts, plus profonds et plus solides que ceux d’une famille naturelle. Paul, dans la deuxième lecture, nous invite à laisser tomber « les chaînes de nos anciens esclavages » pour retrouver notre liberté dans le Christ. Et nous ne sommes vraiment libres que lorsque nous pouvons pleinement répondre à l’appel de Dieu sur nous. Le lieu du combat est là et le temps peut être long entre le moment où Dieu appelle et le temps où l’homme accueille la grâce de répondre librement. L’appartenance inconditionnée au Christ est source de liberté : « le Christ nous a libérés pour que nous soyons vraiment libres… », et cette liberté nous appelle au service des autres et non à une vie pour soi, car notre vie comme la liberté trouve son sens dans l’amour. Frères et sœurs, laissons-nous toujours remettre en route par le Seigneur, afin qu’un jour nous puissions nous écrier avec saint Paul « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi ».