jeudi 14 décembre 2017



A c t u a l i t é s
mardi 5 décembre 2017
C’est au sanctuaire marial à Dassa que la (...)

mercredi 29 novembre 2017
« Rendez grâce au Seigneur, éternel est son (...)

mardi 21 novembre 2017
Le pape nomme un rapporteur et deux secrétaires

vendredi 3 novembre 2017
Après la rentrée pastorale au plan diocésain, (...)


En vrac !
mercredi 22 novembre 2017
Dans l’eucharistie, le Christ « communique » (...)

vendredi 17 novembre 2017
C’est la seconde catéchèse sur la messe

mardi 17 octobre 2017
Monsieur le Directeur Général, Mesdames et (...)

mercredi 9 août 2017
L’euthanasie est le « meurtre délibéré moralement

vendredi 4 août 2017
Le pape François invite les religions à « prier (...)

mercredi 2 août 2017
Radio Vatican en français salue le 100e (...)

lundi 31 juillet 2017
A l’occasion de la « Journée mondiale de la (...)

lundi 31 juillet 2017
L’engagement de l’Eglise pour la promotion des (...)

mercredi 14 juin 2017
N’aimons pas en paroles, mais par des actes (...)

mardi 21 février 2017
Ils étaient tous au rendez-vous, les mouvements et


V a c a n c e s
vendredi 11 juillet 2014
La communauté des sœurs Salésiennes Missionnaires de

jeudi 27 juin 2013
Pour marquer l’Année de la foi, l’aumônerie (...)

Aller à : Accueil du site > JOUR DU SEIGNEUR > 17 Mars 2013 : (...)

17 Mars 2013 : 5ème Dim. de Carême / Année C

- Is : 43, 16-31

- Ps 126 (127)

- Phi : 3, 8-14

- Jn. : 8, 1-11

Chers amis, Les textes liturgiques de ce jour s’accordent pour nous faire entrer dans l’intelligence du geste que le Christ fera dans quelques jours. Comme pour nous donner un avant gout du sens de la mort et de la résurrection du Christ qui se résume par la renaissance de notre vie à la suite du Christ, les textes témoignent du caractère renouvelé de notre existence depuis la première lecture jusqu’à l’évangile ; un renouvellement qui est le don de l’amour du coeur de Dieu : le pardon.

En effet, le prophète Isaïe dans une prophétie d’espoir annonce au peuple sa restauration : « ne vous souvenez plus d’autrefois, ne songez plus au passé. Voici que je fais un monde nouveau : il germe déjà… ». Ce cri du prophète donne au peuple d’Israël l’espoir que le Seigneur ne l’abandonne pas dans son passé combien obscur, un passé qui fait rappeler la désobéissance et le péché. Le peuple d’Israël peut désormais espérer le pardon de ses péchés que Yahvé lui accorde par pur amour et non par mérite. C’est par cet amour qu’il va abreuver son peuple et le combler à la mesure sans mesure de sa grandeur. Ce peuple mort par le péché et que Dieu lui-même fait vivre pour lui, redira sa louange et désormais il sera un peuple nouveau pour un Dieu qui ne change jamais. C’est cette gratuité de l’amour de Dieu que Saint Paul exalte dans sa lettre aux Philippiens que nous lisons en deuxième lecture ce jour. Paul dans sa lettre affirme que tout ce qu’il avait dans le passé est désormais considéré comme perte à cause du grand bien qu’il a désormais. Ce grand bien c’est l’amour du Christ qui a pardonné les multiples péchés de Paul pour faire de lui l’apôtre le plus cher pour les païens. Quand nous changeons de vie, il ne reste plus rien à faire, Paul nous propose comme à ses fidèles de Philippie, ce qu’il faut faire : « il s’agit de connaître le Christ, d’éprouver la puissance de sa résurrection et de communier aux souffrances de sa passion en reproduisant en moi sa mort, dans l’espoir de parvenir, moi aussi, à ressusciter d’entre les morts ». C’est une expérience personnelle que chacun doit faire avec le Christ.

Cette expérience, la femme adultère l’a faite avec le Christ qui, dans un procès scandaleux, balaie d’un coup de main une loi caduque du passé qu’il remplace par la nouvelle loi de l’amour pour changer un passé sale en un présent radieux et plein d’avenir. « cette femme, nous l’avons prise en fragrant délit d’adultère » et pour ces genres de femmes c’est la lapidation. Le peuple juif était prêt à rendre cette justice sans miséricorde infligée à une femme adultère, mais qui laisse l’homme vieillir dans ses péchés. Jésus comme un grand pédagogue fait semblant d’ignorer la gravité de la situation et ce n’est qu’après insistance qu’il déclare la guerre de conscience auprès de ce peuple qui s’est prostitué avec d’autres dieux et qui est représenté dans une situation de misère par cette femme sans voix ni espoir.

Cette guerre de conscience interpelle chacun de nous, juifs ou païens ; esclaves ou hommes libres, jeunes ou vieux. Tous, nous avons été, chacun à son niveau, interpelés par la déclaration de Jésus : « Que celui d’entre vous, qui n’a pas péché, soit le premier à lui jeter la pierre ». Et l’évangéliste d’ajouter : " ils s’en allaient les uns après les autre en commençant par les plus âgés". Le jugement de Jésus est un jugement qui met chaque homme à nue devant Dieu. C’est dans ce dénuement que le Seigneur touche le cœur de ses enfants : « femme, où sont-ils ? Alors personnes ne t’a condamnée… va, et désormais ne pèche plus ?

Chers frères et cœur, Le jugement de Dieu est un jugement plein d’amour et de tendresse. Cela n’a rien à avoir avec le jugement des hommes qui reste encore comprimé sous le poids de la loi juive que nous utilisons souvent pour les autre, mais jamais pour nous-mêmes. En donnant une nouvelle chance à la femme, Jésus change sûrement la vie de cette femme adultère pour qui, la vie ne se tenait qu’à un seul fil. Le temps de carême est pour nous le temps où par pur amour, Dieu nous accorde le pardon pour nous faire entrer dans une nouvelle vie. Chacun de nous fait une expérience personnelle du pardon avec le Christ et comme la femme adultère il nous dit : « va et désormais ne pèche plus ». Cette main que le Christ nous tend nous fait voir notre passé comme des balayures et nous devons à la suite de Saint Paul crier : « saisi par le Christ, je cours droit vers le but. Pour lui, j’ai tout sacrifié, car pour moi, il s’est livré ». Nous devons donc sacrifier notre vie pour celui qui a pris le risque de se sacrifier pour nous.

Que ce temps de carême nous permettre de goûter au pardon de Dieu dans l’amour insondable de son cœur. Et que une fois pardonnés, nous prenions la résolution de suivre le Christ durant son chemin vers la Pâque.

Père Olatoundji-Benoît ODOUNSI

Pobè