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1er Janvier 2014 : Homélie de l’administrateur apostolique de Porto-Novo

Chers Confrères dans le Sacerdoce, Chères Religieuses, Chères Frères et Sœurs, Fils et Filles de Dieu, Bonne, Heureuse et Sainte Année à tous et à chacun !

« Que le Seigneur tourne vers vous son visage et qu’il vous apporte la paix ! » C’est la formule solennelle de bénédiction de l’ancienne Alliance qui ouvre dans la première lecture, la liturgie de la nouvelle année civile. La formule est prescrite à Moïse par Dieu lui-même ; elle contient la double demande de celui qui bénit : que Dieu veuille bien tourner vers nous son visage, faire briller sur nous son éclat et nous accorder ainsi la grâce et le salut. Le regard de Dieu sur nous est (d’après Paul) bien plus salutaire que notre regard sur lui (« Si quelqu’un aime Dieu, celui-là est connu de lui », 1Cor8, 3). « Voir Celui qui voit », c’est d’après Saint Augustin la béatitude suprême. Mais nous sommes en même temps regardés par la Mère du Seigneur avec un amour infini comme ses enfants et bénis par elle. Du point de vue du Nouveau Testament, cette bénédiction ne doit pas être séparée de celle de son enfant et de tout le Dieu trinitaire, tant sa maternité est profondément fondée et abritée dans la fécondité divine. Elle nous bénit en même temps comme la Mère personnelle de Jésus et comme le cœur de l’Eglise « Immaculée », qui est l’épouse de Jésus. Les mots simples de l’évangile, répétés deux fois, que Marie garde tout dans son cœur et le médite (Lc 2, 19…) montrent qu’elle est pour toute l’Eglise le vase inépuisable du souvenir et de l’élucidation. Elle connait au plus profond tous les événements et toutes fêtes du temps liturgique, que nous célébrerons à travers toute l’année. C’est aussi le sens de la prière du chapelet : c’est avec les yeux et le cœur de Marie que nous devons contempler et vénérer les mystères du Christ, pour les comprendre en profondeur autant que nous le pouvons. La vénération et la fête du cœur de Marie n’a rien de sentimental, mais conduit à cette source inépuisable de compréhension de tous les mystères salvifiques de Dieu, qui intéressent le monde entier et chacun de nous en particulier. Placer l’année sous la protection de cette maternité signifie, et en tant que frères et sœurs de Jésus, donc en tant que enfants de Marie, implorer d’elle une constante compréhension pour une marche constante à la suite de Jésus. De même que l’Eglise, dont elle est la cellule primitive, elle nous bénit, non en son nom propre, mais au nom de son Fils qui lui-même nous bénit au nom du Père et dans le Saint- Esprit. La deuxième lecture attache une grande importance au Saint-Esprit. Elle parle de Marie comme de la femme par qui est né le Fils qui, par sa passion, nous a acquis la filiation divine. Mais, parce que nous sommes fils de Dieu, « Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, et il crie vers le Père en l’appelant : « Abba ! ». Nous ne serions pas les enfants du Père si nous n’avons pas l’Esprit nous fait crier de joie avec reconnaissance et même avec ardeur vers le Père : « Oui tu es réellement notre Père. » Mais n’oublions pas que cet Esprit fut envoyé pour la première fois à la Mère, comme l’Esprit qui lui apportait le Fils, et qu’il est ainsi, en tant qu’ « Esprit du fils », aussi l’Esprit du Père. N’oublions pas non plus que la Jubilation à ce sujet, jubilation qui ne cesse jamais à travers l’histoire de l’Eglise, retentit dans le Magnificat de la Mère. C’est une prière de louange qui jaillit entièrement de l’Esprit du Fils vers le Père, une prière à la fois personnelle et ecclésiale, qui englobe toute reconnaissance depuis Abraham jusqu’à nos jours ; c’est le meilleur prélude à la nouvelle année, une année qui, selon notre Pape François, sera une année de fraternité, fondement et chemin de la Paix. Dans son message pour la célébration de la journée mondiale de la Paix, le pape François nous enseigne que la fraternité est une dimension essentielle de l’homme, qui est un être relationnel. La famille, dit-il, est la source de toute fraternité et par conséquent elle est aussi le fondement et la première route de la paix. Il nous rappelle l’encyclique de Paul VI sur le développement qui est le nouveau nom de la paix et celle de Jean Paul II montrant que la Paix est œuvre de solidarité. En ce sens la fraternité est prémisse pour vaincre la pauvreté ; car celui qui sait vivre dans la sobriété partage ses propres richesses, réussit à faire l’expérience de la communion fraternelle avec les autres. Ainsi redécouvre-t-on la fraternité dans l’économie pour une société à la mesure de la dignité humaine où circulent les vertus de prudence, de tempérance, de justice et de force. C’est tout cela qui favorise la paix et permet de prévenir la guerre qui constitue une grave et profonde blessure portée à la fraternité. Dans ce contexte, l’Eglise a pour mission de porter la charité du Christ aux victimes sans défense des guerres oubliées, à travers la prière pour la paix, le service aux blessés, aux affamés, aux réfugiés, aux personnes déplacées et à tous ceux qui vivent dans la peur. L’Eglise élève aussi la voix pour faire parvenir aux responsables le cri de douleur de cette humanité souffrante, et pour faire cesser, avec les hostilités, tout abus et toute violation des droits fondamentaux de l’homme. Le droit à la paix est un droit humain fondamental, condition préalable nécessaire à l’exercice de tous les autres droits. En ce sens, la corruption et le crime organisé contrecarrent la fraternité. Un authentique esprit de fraternité est vainqueur de l’égoïsme individuel qui empêche la possibilité des personnes de vivre entre eux librement et harmonieusement. Comment ne pas évoquer ici le mépris des lois morales et civiles, à la dévastation des ressources naturelles, aux trafics illicites d’argent comme à la spéculation financière, exposant des millions d’hommes et de femmes à la pauvreté, aux conditions inhumaines de tant de prisons ? Comment ne pas penser à l’abomination du trafic des êtres humains, aux délits et aux abus contre les mineurs, à l’esclavage qui répand encore son horreur en tant de parties du monde à la grande quantité d’armements en circulation comme actuellement ? Face à ces situations, il ne faut jamais désespérer. L’homme peut se convertir et il ne faut jamais désespérer de la possibilité de changer de vie, surtout de valoriser les rapports fraternels au sein de nos familles et de nos sociétés, de promouvoir la solidarité chrétienne. Le Pape voudrait que le message soit un message de confiance pour tous, aussi pour ceux qui ont commis des crimes atroces, parce que Dieu ne veut pas la mort du pécheur, mais qu’il se convertisse et qu’il vive (Ez 18, 23). Chers frères et sœurs en Christ, fils et filles bien-aimés de Dieu, la fraternité a besoin d’être découverte, aimée, expérimentée, annoncée et témoignée. Mais c’est seulement l’amour donné par Dieu qui nous permet d’accueillir et de vivre pleinement la fraternité. Le Christ est venu dans le monde pour nous apporter la grâce divine, c’est-à-dire la possibilité de participer à sa vie. Ceci implique de tisser une relation fraternelle empreinte de réciprocité, de pardon, de don total de soi, selon la grandeur et la profondeur de l’amour de Dieu offert à l’humanité par celui qui, crucifié et ressuscité attire tout à lui. « Je vous donne un commandement nouveau : c’est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c’est l’amour que vous aurez les uns pour les autres (Jn13,34-35).C’est cette bonne nouvelle qui réclame de chacun un pas de plus, un exercice persistant, d’empathie, d’écoute de la souffrance et de l’espérance de l’autre, y compris de celui qui est plus loin de moi, en s’engageant sur le chemin exigeant de l’amour qui sait se donner et se dépenser gratuitement pour le bien de tout frère et de toute sœur. Que Marie, Mère de Jésus, nous aide à comprendre et à vivre tous les jours la fraternité qui surgit du cœur de son Fils, pour porter la paix à tout homme sur notre terre bien-aimée ! Amen ! Père Jean Benoît GNAMBODE Administrateur Apostolique du Diocèse de Porto-Novo