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1er Voyage du pape François au Kenya

En écho au terrorisme qui a frappé le Kenya, mais aussi tout récemment d’autres endroits du monde, à Beyrouth, Paris ou Tunis, le pape François a responsabilisé les représentants de grandes religions, les incitant à collaborer davantage afin de prévenir que « des jeunes (soient) rendus extrémistes au nom de la religion pour semer discorde et peur et déchirer le tissu même de notre société ».

« Puisse le Tout-Puissant toucher les cœurs de ceux qui commettent cette violence », a-t-il invoqué, se référant à Dieu d’une manière partagée par les trois religions monothéistes.

« Son saint Nom ne doit jamais être utilisé pour justifier la haine et la violence », a répété le pape, qui s’exprimait lors d’une rencontre œcuménique et interreligieuse à la nonciature (équivalent d’ambassade du Saint-Siège) de Nairobi, au deuxième jour de sa visite au Kenya.

Rappelant « le souvenir laissé par les attaques barbares à Westgate Mall, à Garissa University College et à Mandera », qui ont meurtri ce pays multiconfessionnel ces deux dernières années, le pape a mis en avant l’importance pour les divers dirigeants religieux d’être « reconnus comme des prophètes de paix, des artisans de paix qui invitent les autres à vivre dans la paix, dans l’harmonie et le respect réciproque ». Le dialogue, « pas un luxe »

À l’occasion du « cinquantième anniversaire de la clôture du Concile Vatican II » à l’origine du dialogue œcuménique et interreligieux, le pape a déclaré vouloir « réaffirmer cet engagement ».

« Le dialogue œcuménique et interreligieux n’est pas un luxe », a-t-il insisté dès le début de son discours, lu en italien et traduit au fur et à mesure en anglais, devant des anglicans, évangéliques, méthodistes, pentecôtistes, musulmans ainsi que des représentants d’autres religions traditionnelles et animistes.

« C’est quelque chose dont notre monde, blessé par des conflits et des divisions, a toujours plus besoin », a-t-il poursuivi, affirmant une de ses convictions profondes  : « Les religions jouent un rôle essentiel dans la formation des consciences, dans le fait d’insuffler aux jeunes les profondes valeurs spirituelles de nos traditions respectives et dans la préparation de bons citoyens, capables d’infuser dans la société civile l’honnêteté, l’intégrité et une vision du monde qui valorise la personne humaine par rapport au pouvoir et au gain matériel. » Une allusion, comme la veille dans son discours d’arrivée, au besoin de lutter contre la corruption qui envenime la société kenyane. Dialogue et même collaboration interreligieuse

Plus qu’au dialogue, c’est ainsi à « la collaboration » interreligieuse qu’a appelée le pape, comme il l’a fait en d’autres occasions, notamment lors de son voyage en Turquie l’an dernier  : « Le monde justement s’attend à ce que les croyants travaillent ensemble avec les personnes de bonne volonté pour affronter les nombreux problèmes qui se répercutent sur la famille humaine. »

En somme, Jorge Bergoglio est moins intéressé par des discussions théologiques entre quelques-uns qu’à des réalisations sociales concrètes associant diverses confessions et personnes de bonne volonté au profit de la société entière. Il souhaite même que l’année jubilaire de la miséricorde, que s’apprête à vivre l’Église catholique, associe les autres croyants. Un imam cite Hans Küng

« Il n’y a pas de paix entre nations sans paix entre les religions », lui a juste auparavant rappelé Abdulghafur Busaidy, qui préside le conseil musulman du Kenya, en citant explicitement le théologien chrétien Hans Küng. Comme pour illustrer qu’une collaboration entre religions existait déjà dans le pays, l’imam a souligné celle nouée pour la protection de l’environnement, se référant ici à l’encyclique du pape, Laudato si’.

Une référence reprise aussi par l’archevêque anglican de Nairobi, Rev. Eliud Wabukala, qui a également reconnu que les leaders religieux devaient « promouvoir la coexistence pacifique » dans un pays en proie au « terrorisme et radicalisme ».

De la nonciature, le pape François a gagné le campus de l’université de Nairobi, où après un nouveau tour en papamobile à travers la foule, il devait célébrer une messe festive en plein air, sa première en Afrique, sous un temps menaçant.

Sébastien Maillard Source : lacroix.com