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21 AOÛT 2011 : 21ème DIMANCHE ORDINAIRE ANNEE A

-* Is 22,19-23

-* Rm 11,33-36

-* Mt 16, 13-20

Chers frères et sœurs,

En ce dimanche, le 21ème du Temps Ordinaire (A), la liturgie nous fait redécouvrir l’identité, mieux la personne de Jésus-Christ, puisque nous sommes désormais ces nouveaux disciples. Pour vous, qui suis-je ? Qui d’entre nous a l’envie de poser une telle question aux autres sur soi-même ? Qui ose penser à quémander un tel avis sur soi-même à un tiers si proche soit-il ? Le tempérament, le caractère, la culture, la coutume, la tradition sont autant de barrières pour déconseiller la recherche de l’estimation des autres.

Cependant, dans certaines circonstances il faudrait oser poser une pareille question. Il faut que tout soit clair qu’importe le prix à payer. La franchise, la clarté dans les relations exigent que l’on en parle. Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? Normalement, on ne peut pas répondre à ces questions sans regarder le visage de celui qui la pose, même si c’est quelqu’un qu’on connaît. Est-il anxieux, fragile, éventuellement susceptible ? Est-il en quête d’une relation à peine commencée et déjà bloquée, ou plus grave encore, d’une relation qu’il croyait perdue ? Jésus a vécu notre condition humaine, dans un milieu humain, il doit connaître toutes les gammes des sentiments humains. Surtout, il aime vivre au milieu des gens en difficultés. Les évangiles nous donnent des témoignages sur son esprit de sérénité, de sagesse, comme le comportement du Maître. Selon la façon de le voir, on a eu des réponses révélatrices de la personne qui lui répond. Tu es Jean Baptiste. Tu es Élie. Tu es Jérémie. Tu es un des prophètes. Chacun a son modèle pour modeler la personne qui le questionne dans le moule de son idole.

Plus de deux mille ans après, les réponses ne sont pas meilleures. Quand on a comme source d’information pour énoncer une réponse : la Bible, l’Ancien et le Nouveau Testament, la Tradition, les Pères de l’Église, les saints, les théologiens, les sermons des curés, les historiens, voire les journalistes ou les scénaristes, on n’a pas peur d’être à sec. Il y a toujours une citation qui sert à en donner une réponse. La civilisation de paraphrase est d’une capacité inépuisable.

Mais Jésus d’aujourd’hui, mort et ressuscité, vivant, présent dans la vie de chacun attend autre chose que des renseignements livresques. Sa question représente pour nous comme l’initiative d’une civilisation de dialogue, de relation interpersonnelle, sans quoi, il n’y aurait pas de relations d’homme à homme. Et quand l’homme arrive à écouter même les choses inertes qui lui posent la même question, « pour toi, qui suis-je ? », il enrichit sa culture et élargit sa spiritualité. On est prêt à dialoguer même avec les inconnus, les invisibles.

Qui suis-je pour toi ? C’est une invitation au dialogue entre le je et le tu, dans une ambiance d’intimité où seuls Je et Tu existent et n’ont d’autres intérêts que la connaissance intime de l’un et de l’autre. Le reste n’existe pas ou reste en dehors du regard de l’un et de l’autre avec la question posée. Le dialogue qu’il veut établir va au-delà du Je et du Tu, et nous amène jusqu’à son Père. Sa Mission est de nous faire connaître le Père et de pouvoir lui parler comme notre Père. Il a réalisé cette Mission au milieu de nous au prix de sa vie. Pierre est entré vraiment dans l’identité de son Maître quand il dit : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ». C’est bien significatif que dans l’Église, les gens ont fait attention plus à des clés, aux pouvoirs de lier et de délier qu’à la question que Jésus a posée, qu’à la volonté d’approfondir son identité et d’aider les gens à lui répondre. C’est Toi, Jésus qui as fait que l’histoire de la Bible soit aussi notre histoire, l’histoire de tous les peuples dans ce monde. C’est Toi qui nous donnes la Bible et le pouvoir de la comprendre et de la vivre. Dans le cœur de chacun, il y a des réponses non dites et que Toi tu peux savoir. Tu es la Présence de Dieu dans notre chair, dans notre monde. Quand on a le cœur dans les mains, comment dire que Dieu est absent de notre vie. Quand nous arrivons à vivre devant cette Présence, nous sommes amenés dans l’abîme de Dieu.

Chers amis, puisse cette Eucharistie fortifier notre foi en Christ, le Seul médiateur entre Dieu et les hommes, et nous aider à répondre, comme Pierre, à chaque instant de notre vie que : « Jésus-Christ est le Messie, le Fils du Dieu vivant ». Amen !

Père Charles CAKPO, UCAO / Abidjan.