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23 OCTOBRE 2011 : 30ème DIMANCHE ORDINAIRE ANNEE A / Journée Mondiale des Missions

-* Ex 22,20-26

-* Ps17

-* 1Th 1,5-10

-* Mt 22, 34–40

Aujourd’hui se célèbre la Journée Mondiale des Missions. A cette occasion, le Saint Père a enoyé un message à l’Eglise universelle.

Encore une autre question posée à Jésus par un spécialiste de la Loi. Cette question peut aussi nous concerner. Bien que nous n’ayons pas à suivre les six cent treize prescriptions de la Loi mosaïque comme l’interlocuteur de Jésus, nous aimerions savoir ce qui est le plus important pour répondre à notre vocation de chrétien. Quel est le plus grand commandement ?

La réponse de Jésus, à première vue, n’est pas originale. Il l’emprunte à la prière que tout juif pieux, depuis Moise, récite matin et soir : « Ecoute, Israël. Yahvé notre Dieu est le seul Yahvé. Tu aimeras Yahvé ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton pouvoir. » (Dt 6, 4-5). Israël était particulièrement fier de proclamer sa foi en un Dieu unique et personnel, auquel il vouait tout son amour. Celui qui interroge Jésus connaît donc bien la réponse. Mais à cette proclamation de l’amour de Dieu, Jésus lie immédiatement un second « tu aimeras… » : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ».

Pourquoi dit-il cela ? Parce que Dieu lui-même nous montre l’exemple. C’est lui qui nous a aimés le premier, comme nous le révèle l’apôtre Jean. Le Père s’est penché sur chacun de nous dès avant sa naissance. Il nous connaît par notre nom et nous appelle à entrer dans sa famille ; c’est quelque chose d’extraordinaire.

Et Jésus s’est tant comparé à un bon pasteur qui connaît chacune de ses brebis et part à la rechercher de celle qui s’est égarée, la rapportant doucement sur ses épaules. Ou encore à un amoureux qui soigne sa vigne, l’entourant de toute sa sollicitude.

Ainsi l’amour de Dieu se plonge-t-il dans l’amour du prochain. Il en est même indissociable. Il nous le révèle de manière admirable par son incarnation. Il a tellement aimé les hommes qu’il s’est fait l’un de nous pour nous montrer le chemin qui conduit à son Père et au bonheur parfait. Pour cela, il a accepté d’aller jusqu’à étendre les bras sur la croix. Ces bras ouverts pour nous accueillir tous, même le plus indigne, le plus pécheur.

Sur les deux poutres de la croix, l’une verticale, l’autre horizontale, il a manifesté sa parfaite soumission d’amour au Père et son immense amour des hommes. Il a montré que l’on ne peut opposer l’amour de Dieu et l’amour de l’homme. Il n’y a pas deux fidélités ni deux amours. Prendre le parti de Dieu, c’est prendre le parti de l’homme. Choisir le parti de l’homme, c’est choisir le parti de Dieu.

En associant l’amour du prochain à l’amour de Dieu, Jésus nous révèle le secret de son existence. Nous ne pourrions restés indifférents en sachant que nous sommes autant aimés.

L’amour nous invite à dépasser notre horizon personnel, à nous ouvrir aux réalités qui nous entourent. Et d’abord à celles qui concernent l’être aimé au point d’avoir envie d’épouser sa pensée, ses goûts, ses désirs…

Saint Jean qui n’était pourtant pas un violent, dira que celui qui prétend aimer Dieu et qui n’aime pas son frère est un menteur. Il y a dans le prochain une présence invisible et mystérieuse du Créateur dont il est l’image.

« Pour vous qui suis-je ? » a demandé Jésus, un jour, à ses apôtres. Il faudrait que nous réalisions que nous faisons partie de la même famille. « Voyez quel grand amour le Père nous a témoigné, que nous soyons appelés enfants de Dieu et nous le sommes », nous dit encore Saint Jean. Si tel est le cas, pouvons-nous rester indifférents à nos frères ? Ne devrions-nous pas avoir le souci d’unir, de réunir toute cette famille autour du Père qui est « notre Père » ?

Il faudrait que nous ayons le cœur habité par la miséricorde de Dieu. Pour cela, il faut que nous l’ayons nous-mêmes expérimentée, que nous ayons accepté de considérer et de reconnaître toute notre misère, notre faiblesse. Alors, il sera plus facile d’avoir pour nos frères et sœurs ce regard de compassion qui est celui de Jésus.

Père Delphin TOSSE

Grand Séminaire Saint Gall / Ouidah