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24ème dimanche du temps Ordinaire Anne B

Is 50, 5-9a

Ps 114/116,1-2, 3ac-4, 5-6, 8ac-9

Jc 2, 14-18

Mc7, 27-35

Frères et Sœurs en Christ, les textes de ce 24ème dimanche du temps ordinaire de l’année liturgique B,s’accordent pour nous montrer le lien inséparable qui unit Foi et Pratique. Il faut peut-être le dire et le redire : c’est un lien inséparable… Car le défaut ou la défaillance chez l’une créé un grave dommage chez l’autre. C’est dire donc que l’une ne va pas sans l’autre et que le manque de l’une crée la mort de l’autre. C’est l’essentiel de notre vie chrétienne qui se vit dans cette articulation entre Foi et Pratique.

Le texte de la deuxième lecture de ce jour va droit au but : Si quelqu’un prétend avoir la foi, alors qu’il n’agit pas, à quoi cela sert-il ?Saint Jacques ne tergiverse pas. Celui qui n’agit pas, sa foi est bel et bien morte. La petite parabole que nous propose saint Jacques à ce propos est concrète : « Supposons qu’un frère ou une sœur n’ait pas de quoi s’habiller, ni de quoi manger tous les jours ; si l’un de vous leur dit : Allez en paix ! Mettez-vous au chaud, et mangez à votre faim ! Sans leur donner le nécessaire pour vivre, à quoi cela sert-il ? »S’il était donné à l’apôtre de conclure cette petite parabole, il dirait volontiers que tout cela ne sert d’aucune utilité.Que les paroles se taisent et que les actes parlent nous dirait un court refrain d’un texte de l’office des lectures. Pour renchérir, il y a bien un dicton en anglais qui dit ceci : « Les actes parlent plus forts que les mots » : « Deeds speak louder than words ». Tout le monde connaît certainement par cœur l’épisode de la Parabole du Jugement dernier chez Saint Mathieu où il est dit en clair que ‘’ce n’est pas en me disant Seigneur Seigneur que vous entrerez dans le royaume des Cieux, mais plutôt en donnant un verre d’eau, en rendant visite au prisonnier, en habillant celui qui est nu, en rassasiant celui qui a faim, bref, ce que vous aurez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’aurez fait’’

L’activité caritative telle que nous l’exige la deuxième lecture est donc constitutive de toute démarche de foi tel que l’affirme l’évangile. Affirmer et croire que Jésus est le Messie nous inscrit automatiquement sur le chemin de la charité qui n’est rien d’autre que le chemin d’amour. Le vrai amour ne pas rester indifférent à la souffrance humaine, au manque et au besoin du prochain. Il disparaît, il s’éteint et il meurt. La foi sans les œuvres est donc morte. Et il faudra ajouter par voie de conséquence que les œuvres sans la foi tournent dos à Dieu.

Je reste convaincu que les organismes internationaux qui ne sont pas forcément catholiques ou encore moins chrétiens se sentiront surpris de ce genre de discours. Et pourtant, il demeure cohérent avec l’évangile. Le don peut insulter l’homme c’est-à-dire le bénéficiaire ; il peut ne profiter qu’à celui qui donne. Il peut être mépris de l’Homme. C’est clair qu’en ce sens qu’il tourne dos à Dieu et qu’il s’éloigne de la logique de la foi.

La charité ne saurait être une sorte d’assistance sociale. Pour le monde, peut-être, mais jamais pour l’Eglise. Benoît XVI l’affirme dans son encyclique Deus Caritas est : la charité appartient à la nature même, elle est une expression de son essence elle-même, à laquelle elle ne peut renoncer . S’il faut résumer notre méditation de ce jour, nous pouvons affirmer que la foi en Dieu passe nécessairement par la pratique de la Charité. La Charité constitue le cœur même de la foi. Puisse Dieu nous y aider.

Abbé Gildas Prudencio ALANMENOU,

Paroisse Sainte Anne d’Attakè