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26 JUIN 2011. SOLENNITE DU SAINT SACREMENT.

Il est grand le mystère de la foi !

  • Dt 8,2-3.14b-16a
  • 1Co10, 16-17
  • Jn 6,51-58

Après la Pentecôte et la Sainte-Trinité, nous célébrons, en ce dimanche, la solennité du Saint-Sacrement souvent appelé Corpus Domini. A travers cette solennité, l’Eglise revit le mystère du Jeudi saint, mais cette fois-ci, à la lumière de la Résurrection. A la sobre procession du Jeudi Saint répliquent les gigantesques cortèges joyeux et festifs qui marquent cette fête dans les paroisses. En effet, se livrant à ses bourreaux venus le chercher, le Christ traduit, à nouveaux frais, l’institution de l’Eucharistie ou le don de son corps et de son sang pour la vie du monde. Ce mystère a plusieurs facettes comme l’indiquent les divers noms qu’il porte :

  1. Eucharistie ou action de grâces (Lc 22, 19 / 1Cor 11,24),
  2. Repas du Seigneur (1 Co 11, 20),
  3. la Fraction du pain (cf. Mt 26, 26 ; 1 Co 11, 24),
  4. Mémorial de la passion, mort et résurrection de Christ,
  5. la Communion,
  6. Gage de la résurrection…

Les textes liturgiques insistent de façon particulière sur les trois dernières appellations assez lourdes d’interpellations pour nous.

Mémorial du mystère pascal

A travers l’Eucharistie, nous célébrons et annonçons la passion, la mort et la résurrection du Christ jusqu’à son retour comme il nous l’a recommandé. Il s’agit d’actualiser, dans notre vie et dans celle du monde, les grâces qui découlent de la mission rédemptrice accomplie une fois pour toutes par le Christ. Dans la première lecture, Dieu met son peuple en garde contre l’oubli, un danger constant pour l’homme : « Souviens-toi de la longue marche que tu as faite pendant quarante années dans le désert… N’oublie pas le Seigneur ton Dieu qui t’a fait sortir du pays d’Egypte, de la maison d’esclavage… » (Dt 8, 2.11). Tout comme Israël, nous avions effectué notre marche au désert pendant le carême avant de cheminer cinquante jours avec le Ressuscité. Il nous revient maintenant de faire fructifier, dans notre vie, les immenses grâces reçues, évitant soigneusement de retourner en « Egypte » ou de reprendre les chaines que le sang du Christ a brisées.

Communion

Saint Paul dans la deuxième lecture nous rappelle l’exigence de communion que traduit l’Eucharistie. La coupe d’action de grâces est communion au sang du Christ et le pain rompu, communion à son corps. Il en conclut, nous sommes tous un « seul corps ». Par ailleurs, l’Eglise en Afrique, s’est depuis peu, définie comme famille, espace de convivialité, de communion et d’harmonie. Le synode africain nous exhorte à être artisans et apôtres de paix, de justice et de réconciliation. Où en sommes-nous dans cette mission de reconstruction de la communion brisée à tous les niveaux ? Oserions-nous pousser plus loin la contradiction en prétendant communier au corps et au sang du Christ tout en étant un parfait vecteur de divisions, un dépôt de rancœurs ? Plus que tout autre scandale, les divisions, rancœurs et rancunes entre chrétiens choquent le monde et freinent l’avancée du Règne de Dieu. Il n’y a pas de contre-témoignage plus fort !

Gage de la résurrection

La vraie communion au Christ à travers l’Eucharistie est le gage de la résurrection. « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour » (Jn 6, 54). Le Christ a été plus que clair. L’Eucharistie n’est pas facultative, elle est essentielle pour la vie chrétienne et pour la résurrection. C’est l’occasion de réfléchir sur les obstacles qui nous empêchent de nous unir au Christ. Aucun sacrifice ne peut être excessif si le but en est le retour à la Table Sainte. Car, si nous recevons dignement l’Eucharistie, elle « fait grandir notre union au Christ et avec son Église. Elle maintient et renouvelle la vie de grâce reçue au baptême et à la confirmation, et elle accroît l’amour envers le prochain. En nous fortifiant dans la charité, elle efface les péchés véniels et nous préserve, pour l’avenir, des péchés mortels » (Abrégé du Catéchisme de l’Église Catholique, n° 292). Autant de grâces que nous dilapidons en communion en état de péché. Recueillons-nous devant ce grand mystère de foi en reprenant la prière d’ouverture : Seigneur Jésus Christ, dans cet admirable sacrement, tu nous as laissé le mémorial de ta passion ; donne-nous de vénérer d’un si grand amour le mystère de ton corps et de ton sang, que nous puissions recueillir sans cesse le fruit de ta rédemption. Amen