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28 AOÛT 2011 : 22ème DIMANCHE ORDINAIRE ANNEE A.

-* Jr 20,7-9

-* Rm 12,1-2

-* Mt 16,21-27

Frères et sœurs en Christ, La croix comme symbole de tout ce qui nous fait souffrir est au cœur du message de ce 22ème Dimanche. Parler de la croix dans cette perspective n’intéresse personne et suscite des réactions comme celles de St Pierre. Nous ne sommes pas faits pour souffrir. La souffrance seule, hors de tout contexte, est absurde et révoltante.

Retenons d’abord les faits. Jésus est méprisé, honni, torturé corps et âme puis tué par crucifixion. Sa résurrection a donné au comportement odieux de l’homme, la haine, un geste d’amour poussé jusqu’au bout, le pardon. On peut le constater par le fait que l’instrument de supplice, le gibet en forme de croix, devient le signe de vie et celui du plus grand amour. Pour suivre le comportement de Dieu, seules les données de l’Evangile peuvent apporter un éclairage sur ce qui s’est passé. Elles servent de fondement à la vision chrétienne de la vie.

Depuis l’événement de la croix, il y a un changement dans le comportement des hommes dans l’histoire. La notion de l’intérêt individuel évolue vers une prise de conscience de dimension universelle. On peut déplacer le centre de l’intérêt préservé en soi vers celui de quelqu’un d’autre que soi-même. La gratuité devient une valeur. On peut se dévouer pour l’autre simplement parce qu’il est l’autre. L’image du samaritain est devenue un comportement humain idéal. Jésus meurt en croix suggère qu’on peut mourir pour l’autre. Nous pouvons relever des paroles succinctes et fortes dans tout ce que nous venons d’écouter : prière d’ouverture, animée d’une prise de conscience de la mission de l’Envoyé de Dieu, confidence de Jérémie qui nous redit le doigt de Dieu qui l’a touché, exhortation de Paul de Tarse à transformer notre façon de penser, confidence de Jésus sur son identité que personne ne peut soupçonner, et son appel à le suivre. Jésus prend soin de leur faire connaître le chemin qu’il va suivre. Pour le comprendre, il faut nous mettre dans le comportement de Dieu qui n’agit que par amour, et que tout ce qui peut arriver n’est que pour nous initier à l’amour comme sa façon d’être, sa nature de Dieu. Jésus ne cesse de nous le rappeler. Qui aime les autres « comme Dieu les aime » découvre qu’il lui faut, un jour ou l’autre, les accepter comme ils sont, avec leurs limites. Les limites de la communauté humaine dans laquelle Jésus veut entrer pour la sauver de l’intérieur sont faites de ce qui le fait souffrir : Esprit fermé, discrimination, susceptibilité, désinformation, haine, envie de tuer. Il est haï par les prêtres et les gens du temple. Ils en veulent à sa vie. Combien de fois déjà lui a-t-on tendu des pièges pour le faire tomber ! Jésus a accepté d’aller jusqu’au bout du drame humain. Il veut repousser les limites du cœur humain. Il a changé l’engrenage qui va l’éliminer en un signe d’amour qui veut tout donner pour montrer que la haine n’est pas une fatalité. C’est l’occasion suprême d’apprendre à l’autre comment on doit aimer. Le vrai amour est fait de l’oubli de soi pour le bien de l’autre, au-delà des limites de celui qu’on veut aimer. « Mourir à soi-même pour que l’autre vive, telle semble bien être la loi profonde de l’amour ». Les souffrances dans la vie viennent de nos propres limites, et des limites des autres. Nous souffrons car notre corps est bloqué par des limites qu’il ne peut pas dépasser. Notre esprit souffre car il ne peut pas aller jusqu’où veulent l’emmener ses aspirations. Il est à l’étroit et c’est l’angoisse. L’amour déjoue les enchevêtrements les plus inextricables de la haine. Il met au large les idées fixes qui ne peuvent que nous enliser dans des conflits, puis, dans la mort. Le signe de la divinité de Jésus, c’est qu’il a fait passer le vendredi de la passion au matin de la Pâque nouvelle. Grâce à lui, la mort nous devient le passage vers la vie. Il inaugure une nouvelle façon d’aimer : Pour le bien de l’autre, on peut donner sa vie. Nous avons écouté Jérémie qui se disait : « Je ne penserai plus à Lui, je ne parlerai plus en son Nom ». Et il doit avouer qu’il y avait en lui comme un feu dévorant, au plus profond de son être. Il s’épuisait à le maîtriser, sans y réussir. C’est en s’efforçant d’être attentif à quelqu’un qui est là, invisible mais présent au plus profond de soi-même que se réalise la vraie vie intérieure, faite de présence et d’amour. Frères et sœurs, puisse cette Eucharistie faire de nous de vrais disciple du Christ dans toute ses dimensions. Amen !

Père Charles CAKPO UCAO / Abidjan.