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30 Mars 2013 : Vigile de PAQUES

Chers frères en Christ, Bien aimés de Dieu.

La résurrection de Jésus est l’événement qui est au cœur de la foi chrétienne au même titre que la passion et la croix. On a pu définir le chrétien comme celui qui croit au Christ ressuscité d’entre les morts. Inutile de souligner le provocant d’une telle affirmation qui contredit l’expérience humaine la plus universelle, celle du caractère irréversible de la mort. Comme on le dit souvent : « personne n’est jamais revenu de la mort. » La foi chrétienne proclame le contraire. Un homme en est revenu, Jésus de Nazareth et sa résurrection est la promesse de la nôtre. C’est au cœur de cette espérance de vie que je vous dis, à tous et à chacun : joyeuse fête pascale.

Mais d’abord que veut-on dire par résurrection ? Les images que les uns ou les autres s’en font varient. Elles vont de la réanimation du cadavre, qui retourne à sa situation biologique antérieure, à une interprétation tellement désincarnée que l’on voit mal la différence avec l’immortalité de l’âme, notion bien connue à l’époque des grecs et des juifs hellénisés. S’il est un point sur lequel il convient de déminer patiemment le terrain, c’est bien celui-là.

Avant de proposer la foi en la résurrection à l’homme d’aujourd’hui, il convient de lui expliquer de quoi l’on veut parler, ce qui conduira non seulement à interroger l’histoire, mais aussi à aborder la question de notre propre corps. C’est alors que prendra place l’annonce chrétienne de la résurrection dans son sens propre.

Manifestement, les récits évangéliques changent de ton quand ils abordent la résurrection de Jésus. Autant la mise en croix et la mort de Jésus étaient publiques – tout habitant de Jérusalem qui passait par là pouvait en être le témoin –, autant la résurrection se trouve attestée de manière quasi confidentielle. Jésus ne se livre à aucune manifestation publique, il se manifeste seulement à ses disciples c’est-à-dire à des hommes et à des femmes qui l’avaient déjà connu et avaient commencé à croire en lui.

L’annonce publique de la résurrection de Jésus fut le fait des disciples eux-mêmes. Pensons au discours de Pierre, et à son affirmation « formidable » « cet homme que vous avez fait crucifier par la main des impies, Dieu l’a ressuscité, nous en sommes témoins » mais ce témoignage se présente lui-même comme un témoignage de foi. Les apôtres sont des témoins qui parlent au nom de leur foi.

D’abord personne ne se présente comme le témoin du moment même de la résurrection. Jésus mort a été déposé au tombeau, puis le tombeau a été trouvé ouvert et vide. Certains aujourd’hui sont fascinés par l’idée de ce qu’aurait pu enregistrer une caméra située dans le tombeau au moment de la résurrection de Jésus. Elle n’aurait rien enregistré du tout, tout au plus une disparition. En effet, l’annonce de la résurrection présente celle-ci comme un mouvement transcendant du corps de Jésus qui échappe à la continuité de notre espace et de notre temps, hors desquels nous ne pouvons pas penser notre existence.

Nous pouvons alors dire que la résurrection de Jésus n’est pas la réanimation de son cadavre, ni son retour à la vie temporelle. Jésus n’a non plus fait semblant de mourir comme le ferait un magicien. Sa résurrection est une arrachée à notre condition mortelle et une entrée dans le monde propre de Dieu. En ce sens elle est différente de celle de Lazare.

Chers amis, quel message la résurrection du Christ voudrait nous transmettre ? Perçue par la foi comme les disciples, la résurrection, c’est la vie. Car comme le dit Saint Irénée de Lyon, « La Gloire de Dieu, c’est l’homme debout ». Dieu a voulu que Jésus soit rendu à la vie, à une vie plénière pour que tout homme puisse vivre. C’est là qu’il met sa gloire, c’est-à-dire sa propre beauté. La Résurrection est belle. C’est cette beauté que cherche à représenter le crucifix où Jésus apparait déjà ressuscité. La résurrection du Christ, c’est donc la victoire de la vie sur la mort. Victoire bien exceptionnelle, dit-on, au regard de la défaite universelle. Autrement dit, la résurrection de Jésus est la promesse de la nôtre. Elle nous donne l’image même de ce que nous sommes appelés à devenir. Elle est le symbole concret de ce que nous mettons sous le mot Salut, car pour nous, être sauvés, c’est vivre, vivre intensément et toujours, dans une vie d’amour. Nous vivons en Dieu éternellement de la vie que manifeste Jésus. Cette Résurrection est la garantie-or des promesses qui nous sont faites.

Cette nouvelle vie est désormais un don qui sollicite toutes les énergies humaines pour la construction d’une société juste, libre et fraternelle. Elle est concrètement présente, chaque fois qu’une personne ou un groupe humain se trouve libéré d’une situation intolérable, d’une injustice ou d’une oppression, d’une grave maladie, d’un trouble psychologique grave aliénant. La force de la résurrection s’exprime à travers tous ceux qui ont la générosité de donner à tour, avec et comme le Christ, leur vie pour la justice et la vérité. La résurrection est enfin une « déclaration de paix » aux hommes. Que cette paix soit toujours avec vous. Amen.

Père Benoît-Olatoundji ODOUNSI