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20 NOVEMBRE 2011 : 34ème DIMANCHE ANNEE A / CHRIST-ROI

Aujourd’hui c’est aussi la SOLENNITE DU CHRIST ROI DE L’UNIVERS

  • Ez 34,11-12. 15-17
  • Ps 22
  • 1Co15, 20-26. 28
  • Mt 25,31-46

Un roi tout à fait original- Béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur

Aujourd’hui, une page spéciale de l’histoire de notre Église s’écrit au Bénin : Benoît XVI, le successeur de Pierre, le Vicaire du Christ est chez nous. Le Souverain Pontife vient nous témoigner la sollicitude de toute l’Église en remettant aux représentants des Conférences épiscopales de tout le continent africain l’exhortation apostolique post-synodale. Notre pape vient fortifier la foi, l’espérance et la charité du Peuple de Dieu au Bénin. Pourquoi ne pas admirer cet événement spécial à la lumière de la Parole de Dieu de ce dimanche ?

I. Une fête assez récente La fête du Christ Roi de l’Univers, instituée le 11 décembre 1925 par le Pape Pie XI (Encyclique Quas primas), achève l’année liturgique. La fin d’une année nous invite ainsi à célébrer Celui qui, par-delà les ans, domine l’histoire depuis son commencement jusqu’à son achèvement en Dieu. Le règne du Christ est celui de la justice et de l’amour, objet de toute espérance et dont l’édification patiente est la mission de chaque humain. Jésus n’est pas roi à la manière des princes d’ici-bas, mais comme celui qui s’abaisse et livre sa vie pour tous, afin que tous nous régnions dans la gloire à ses côtés. La Fête du Christ Roi veut ainsi convertir nos cœurs et nos représentations, pour que nous comprenions que la puissance véritable réside mystérieusement dans l’abaissement et le don de soi.

Plusieurs événements dans la liturgie ou dans les évangiles nous rappellent souvent la royauté du Christ : à Noël et à l’Épiphanie par exemple, durant les célébrations pascales, à l’Ascension, à la fête du 14 septembre … C’est que, dans l’attente du Peuple de Dieu, le Messie espéré, devait être aussi roi à l’image de son ancêtre David. Reconnaître et célébrer le Christ comme notre Roi, c’est entrer dans la longue marche du Peuple qui attend tout de son Dieu.

II. Une fête de la foi

Le roi que nous fêtons nous est présenté dans la première lecture : c’est un berger, le Berger de l’humanité, celui qui juge vivants et morts. Ce berger se déplace pour « aller à la recherche » de ce qui est perdu. C’est un roi qui « veille » sur le troupeau, qui les rassemble pour en faire l’unité, qui les « délivre ». Jésus, acclamé comme Roi de l’univers, n’est pas un roi loin de siens et ignorant de leur condition. Il est tout proche de chaque être humain. Les évangiles nous montrent un Jésus plein de compassion, d’amour, de tendresse, de miséricorde, un Jésus qui sort le monde des ténèbres, qui donne courage et force à celui qui n’en peut plus, qui fait reposer celui qui est fatigué, retrouve celui est perdu, soigne celui est blessé… Et le psaume 22, si bien connu, décrit la confiance de celui qui voit le Seigneur comme son seul berger.

On dit ordinairement que « qui a besoin du pape, va à Rome ». Mais aujourd’hui, c’est le pape qui, comme bon pasteur, descend de Rome et vient à nous, se faisant proche de nous, foulant notre sol et y répandant d’abondantes bénédictions de serviteur du Christ. Comme le Christ, c’est lui qui vient et c’est à raison que nous pouvons clamer : « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » Nous sommes des milliers de témoins de cet événement aujourd’hui ; à quoi cela nous engage-t-il ?

En célébrant aujourd’hui la fête du Christ, c’est un engagement que nous prenons de laisser Jésus être le seul Berger de notre vie. C’est un acte de foi : si « le Seigneur est notre berger et que rien ne saurait nous manquer », pourquoi donc aller chercher d’autres pacotilles de dieux de tous acabits pour en faire nos sauveurs ? Qu’avons-nous à aller embourber nos cœurs et nos vies dans tous ces groupes, associations, sectes, clubs, qui nous offrent des dieux qui ne peuvent nous sauver ? Ordinairement à la fête du Christ Roi, nous avons la sainte habitude de faire de très grandes processions du Saint Sacrement, au son des chants, des tambours, des danses et dans la joie. À quoi sert tout cela, si nous ne gardons pas ferme la foi que Jésus est le seul capable de guider notre vie ?

III. Une fête de l’espérance L’assurance de la foi qu’apporte la présence du Christ Roi dans notre vie crée aussi en nous une attitude d’espérance. Dans l’Église comme dans le monde, et spécialement dans notre pays, il est permis d’espérer comme Saint Paul, que le Christ « détruit toutes les puissances du mal ».

En effet, si le Christ n’est pas un roi qui domine et écrase son peuple, il est quand même un roi qui détruit tout ce qui fait du mal à son peuple. En célébrant la fête du Christ Roi aujourd’hui, nous remettons notre espérance aux mains de Dieu. La présence du pape sur la terre africaine du Bénin en ces jours pourrait raviver notre espérance : l’Afrique (le Bénin) est capable de se relever, car Dieu ne l’a pas abandonnée. Aucune malédiction, ni individuelle, ni communautaire, ne pèse sur nous en Afrique ; nos éventuelles crises peuvent devenir des chemins de renaissance. L’Afrique des guerres et des attentats peut devenir l’Afrique de la paix ; l’Afrique de la faim, des sécheresses et des inondations peut devenir « la terre où coulent le lait et le miel » ; l’Afrique de la pauvreté, peut devenir l’Afrique de la richesse ; l’Afrique de la haine et des divisions peut devenir l’Afrique de l’Amour et de l’unité. Quand on est disciple du Christ-Roi, il est interdit de perdre l’espérance, il n’y a pas de place pour le pessimisme. Puissions-nous écouter, avec ferveur et générosité de cœur, le message d’espérance que nous apporte le vicaire du Christ ; ainsi « Dieu sera tout en tous », et notre peuple pourra continuer de rayonner et de grandir.

IV. Une fête de la charité

Dans l’évangile de ce dimanche, notre Christ-Roi s’identifie aux affamés, assoiffés, étrangers, nus, malades, prisonniers… bref, à toute personne que, à première vue, nous ne voudrions pas avoir dans notre petit cercle. Je retire trois remarques de cette scène dite du « jugement dernier ». D’abord qu’elle nous rappelle ce que Jésus a été dans le monde : un homme assez proche de la misère humaine, un homme attentif à la souffrance de ses pairs. Qui mieux que lui, en effet, s’est occupé des affamés et des assoiffés au point de la déclarer « bienheureux » ? Qui mieux que lui est allé à la rencontre des exclus de la vie, comme les prisonniers ? d’ailleurs n’a-t-il pas été condamné à la place d’un prisonnier ? N’est-ce pas lui Jésus qui allait vers les terres païennes de Tyr et de Sidon rencontrer les étrangers et les étrangères, déjà étiquetés par les « saints » pharisiens ? A-t-on compté les malades qu’il a guéris ? Jésus, notre Roi ne s’est pas gêné de toucher la misère humaine et d’y goûter. Alors ce qu’il demande, c’est ce qu’il a lui-même fait.

La deuxième remarque est que le Christ, tout roi qu’il est, s’identifie aux pauvres : « Ce que vous avez fait…. C’est à moi… ». Le pauvre, le petit, celui qui ne compte pas beaucoup, celui qui, pense-t-on, ne peut rien nous apporter, est le FRÈRE DE JÉSUS. Une façon originale pour Jésus de nous faire comprendre que tout acte posé en faveur des exclus est une mise de fonds en vue du Royaume de Dieu. En célébrant donc le Christ-Roi, et c’est la troisième remarque, nous prenons l’engagement de bâtir un monde où il n’y a plus d’exclus. Nous nous engageons à ce que l’autre, le prochain, le malheureux surtout (et Dieu sait que nous tous malheureux d’une certaine façon) ait aussi une place dans nos cœurs. Le message chrétien, que le pape porte sans cesse dans ses voyages, est justement que, au nom de l’amour, toute forme d’inégalité et d’exclusion cesse et que l’amour, enraciné en Dieu, puisse prendre des formes concrètes de présence aux plus démunis.

En célébrant la fête du Christ-Roi avec la présence du pape sur notre terre, demandons au Seigneur de continuer à faire de son Église une maison de foi, d’espérance et de charité. Que chacun de nos gestes nous rapprochent davantage de Dieu et des autres. Amen.

Abbé Serge Danialou TIDJANI, Ph. D.- JCD.