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45ème Assemblée Générale de l’UCB : Seconde Journée

La journée du mardi 28 janvier 2014 où l’Église fait mémoire de saint Thomas d’Aquin a commencé par la messe officielle d’ouverture présidée par Monseigneur Jean-Benoît GNAMBODE, administrateur apostolique du Diocèse de Porto-Novo.

Réunis en salle déjà à 9h00, nous avons eu droit à la première instruction de l’assemblée, présentée de main de maître par le Père Philippe KINKPON, Vicaire Général de l’Archidiocèse de Cotonou autour du thème : « L’IDENTITE DU PRETRE » avec pour modérateur, le Père Léon ABALO

D’entrée, il a mis un accent sur le contact instigateur de ce thème, qui vient d’un aîné, qu’il résume en cette phrase : « c’est l’ignorance de notre identité de prêtre qui nous conduit à des comportements antinomiques. » La problématique de ce thème se dégage donc de ce constat à travers ce questionnement : Le prêtre, qui est-il, qu’est ce qui le distingue d’un laïc ou des autres membres fidèles du Christ ? Comment dire donc à un prêtre qui il est ? Tel sera, selon lui, le défi de sa conférence, qu’il voudrait un ensemble de suggestions à l’endroit de l’assemblée, pour aider les participants à mieux vivre leur identité de prêtre.

Au début de l’exposé proprement dit de son instruction, il a fait remarquer combien cette préoccupation sur l’identité du prêtre a parcouru les siècles de l’histoire de l’Église et a donné droit à plusieurs conceptions, ou définitions du prêtre. Parmi celles-ci, il a d’abord rejeté cette conception utilitariste du prêtre qui le définit à partir des activités de son ministère : l’écoute, l’accompagnement, l’administration des sacrements, l’action caritative. Il fustige cette conception qui fait que le prêtre est ‘‘rangé’’ quand on n’a plus besoin de lui, surtout quand il devient invalide.

S’appuyant sur le concile Vatican II, il a alors essayé de dire, à travers les numéros 2 et 3 de Presbyterorum ordinis, ce que le prêtre est. Il est ministre et représentant spécial du Christ, et dans l’exercice de l’Eucharistie, il est le Christ en personne. En un mot, dans la personne du prêtre visible, c’est le Christ qui est présent au service des hommes. Mettant l’accent sur la particularité de la personne du prêtre du fait de sa réception du sacrement de l’ordre, il a, à travers diverses images empruntées de l’Eucharistie, montré combien ce sacrement transforme les fidèles pour faire d’eux, des ‘‘alter Christus’’ avec l’essentielle distinction entre cet ‘‘autre Christ’’ qu’est le prêtre et celui que représente les autres fidèles. Avec la communion à l’Eucharistie, alors que les autres fidèles vivent une identité plénière passagère au Christ dont la puissance demeure toujours en eux, le prêtre quant à lui, vit une identité plénière permanente au Christ. De ceci, il s’en dégage que le prêtre n’est pas que l’ambassadeur du Christ, mais il est le Christ en déplacement. Il est Christ en permanence au point de prononcer les Paroles mêmes du Christ.

Et c’est ce qui pose le réel problème du sacerdoce et de la vie du prêtre. A ce sujet, le conférencier a insisté sur ce que, c’est dans la cohérence entre son identité de et son agir, entre son être et son agir, que réside la mission du prêtre. En sa propre personne, le prêtre doit rendre visible le Christ au monde. C’est pourquoi, il ne peut plus vivre, voir et sentir les choses comme tout le monde vit, voit, ou sent ces choses, mais les faire comme le Christ. C’est pourquoi, nous devons être habités par les préoccupations du Christ. Dans la pratique, de nombreuses conséquences se dégagent pour nous :

- Travailler à tout prix, à corriger tout ce qui crée en nous une situation d’incohérence identitaire : la recherche de vaines gloires, le désir d’être vénéré, adoré…

- Changer nos regards sur nos confrères : les regards de jalousie, d’envie, les critiques, les jugements, toutes choses qui nous font perdre notre identité de prêtre, un alter Christus.

- Accepter prendre sa croix, la croix fait partir de la vie du prêtre, et un alter Christus, ne peut l’être s’il n’aime pas embrasser la croix.

Cette croix est à prendre comme une souffrance ressentie dans l’effort de cohérence entre son identité et son agir, dans le passage du péché à la vertu. Elle n’est ni la maladie, ni les situations malencontreuses, nos imprudences, ou même l’autre.

Pour finir, le père Philippe KINKPON a insisté sur combien le prêtre est indispensable pour la rédemption du monde et le soin qui doit être porté à la pastorale des vocations et à la formation des appelés au presbytérat. Notre époque a besoin de prêtres témoins du Christ par leur esprit de détachement, de vrais alter Christus, a-t-il martelé. Les différentes questions ont permis aux conférenciers d’enrichir la compréhension des participants sur différents aspects de la question de l’identité de prêtre.

Une courte pause nous a conduits à la chapelle à 11h00 pour un temps d’adoration et de communion spirituelle au Seigneur dans le Saint-Sacrement de l’autel. L’office du milieu du jour intégré à l’adoration et la reposition mettront un terme aux activités de la matinée.

Après le repas et le repos, les activités de l’après midi reprendront à 15h 40 avec la présentation par les secrétaires du bureau national de la synthèse des travaux des unions diocésaines. Il s’est agit ici, après présentation du questionnaire préparatoire à l’assemblée de cette année, de faire part aux participants, des réponses apportées par chaque diocèse en vue d’en dégager les points saillants à relever dans l’acte final de l’UCB de cette année. La deuxième instruction de ce jour nous a été donnée par le Père Alphonse QUENUM à partir de 17h15 sur « Notre rapport à la vérité » sous la modération du père Renaud LALAYE.

A travers sa conférence, le père a voulu nous faire part de ses réflexions contenues dans son opuscule, Lettre ouverte à mes confrères prêtres. Le nombre grandissant de l’effectif des prêtres dans notre contexte actuel de crises, où nous sommes souvent confrontés au problème de promotion et de positionnement social, entraine pour conséquence le développement des pratiques de tout genre, et même des plus païennes pour accéder au sacerdoce. Le conférencier a voulu à travers une réflexion qu’il a intitulée « l’École de vérité comme chemin de libération continue », nous orienter vers la nécessaire cohérence de vie avec la vérité. S’il est souvent dit que « toute vérité n’est pas bonne à dire », il a fait ressortir que la parole qui est le canal majeur des relations humaines n’atteint son but que si elle n’est pas tronquée par le mensonge qui en obstrue les voies. Toutefois, pour dire la vérité, il urge de prendre des dispositions comme il l’a souligné, en citant le Pape François qui a dit : « vérité sans amour peut tuer, amour sans vérité infantilise ; seul l’amour exigeant libère. » A la suite de saint Jean qui a dit que « la vérité fera de vous des hommes libres », il s’est interrogé sur la nature de la vérité dont il s’agit, de même que de la nature de cette liberté. A travers une série de questionnements il nous a resitué par rapport à notre rapport à la Vérité qu’est le Christ qui nous dit : « Va, Vends tout, et Viens », qu’il a appelé la spiritualité des trois « V ».

Les riches débats parfois passionnés qui ont suivi ont mis un terme à la conférence. Suivit ensuite les vêpres et le dîner.

En un mot, rendons grâce à Dieu pour cette journée riche en instructions enrichies par d’éminents apports, de quoi nous aider à mieux vivre notre identité de prêtre à travers une profonde communion avec celui qui nous appelle et qui nous dit : « Viens et suis moi ».

Abbé Karl BAÏMEY