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7ème Congrès panafricain du Renouveau charismatique : Le renouveau engagé pour la réconciliation, la justice et la paix

« Le Renouveau charismatique au service de la réconciliation, de la justice et de la paix en Afrique, dans la dynamique de la foi ». C’est le thème qui a mobilisé, depuis le dimanche 25 août 2013, à l’amphithéâtre Idris Deby du Campus universitaire d’Abomey-Calavi au Bénin, plus de 1000 frères et sœurs en Christ, réunis pour le 7e congrès panafricain international francophone du Renouveau charismatique catholique. A en croire Jean Pliya, berger national du Renouveau charismatique catholique du Bénin ce 7e congrès panafricain francophone a trouvé son inspiration dans la mission que le Pape émérite Benoît XVI a confié à toutes les conférences épiscopales d’Afrique, l’exhortation apostolique « Africae Munus » sur la réconciliation, la justice et la paix. Avant la messe d’ouverture du congrès présidée le lundi 26 août par l’archevêque de Cotonou, Mgr Antoine Ganyé, président de la Conférence épiscopale du Bénin, entouré de Mgr Nicodème Barrigah, évêque d’Atakpamè au Togo et d’une centaine de prêtres, c’est au Nonce apostolique qu’est revenu l’honneur de lancer officiellement les travaux de ces assises. C’était en présence de Mme Julienne Mesédem, représentant le renouveau charismatique international au Vatican et des autorités politico-administratives et locales du Bénin. Comme représentant pontifical à l’ouverture de cette rencontre, Mgr Brian Udaigwe a mis un accent particulier sur la mission de choix que, sous la bannière de l’Esprit-Saint et mus par leur foi, les membres du Renouveau charismatique de l’Afrique en communion avec l’Eglise et le Magistère ont voulu s’assigner dans une Afrique divisée et déchirée. Pour le nonce, « les nombreux défis qui jalonnent la route de la réconciliation, de la justice et de la paix, et auxquels nous sommes quotidiennement confrontés sur le continent, indiquent la nécessité, à la lumière de l’Evangile, d’un engagement ecclésial toujours plus accru et convaincu en faveur de cette cause ».

Souhaitant à ce 7e congrès une nouvelle évangélisation conduisant à une nouvelle pentecôte pour l’Afrique, Mme Mésédem a indiqué que « les violences meurtrières qui déchirent l’Afrique et d’autres continents proviennent de l’injustice imposée, subie par les pauvres, les affamés et les faibles ». Et Mgr Ganyé d’exhorter, durant l’homélie de la messe d’ouverture, les participants à avancer au large de leur identité, de leur vocation chrétienne, de leur foi et de l’évangélisation. Pour le prélat, ce 7e congrès « sera nécessairement un moment de célébration du Seigneur, de reconnaissance pour ses grâces et ses bienfaits parmi vous et à travers vous, pour l’Eglise et le monde. »

C’est dans ce contexte que les communicateurs des divers, riches et variés enseignements programmés, ont partagé avec les participants leurs expériences de théologiens, de pasteurs et de responsables charismatiques.

Pour le Père Alphonse Quenum, recteur émérite de l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest qui a développé le sous-thème de « l’inculturation dans l’Eglise de Jésus-Christ depuis 2000 ans », « l’inculturation n’a jamais cessé d’être une donnée constitutive de la marche de l’Eglise de Jésus-Christ dans le monde et vers les mondes qui se créent et se transforment par l’action de diverses communautés humaines. La question qui se pose, dans un regard rétrospectif et dans une logique prospective, pour les chrétiens d’aujourd’hui est d’en avoir une conscience claire pour savoir accepter les mutations qui s’imposent. Le mystère de la foi chrétienne à propager n’est, en réalité, Bonne Nouvelle que parce qu’elle sait se renouveler à travers les temps et les espaces où elle s’empoussière et se dépoussière selon les éruptions et les irruptions de l’Esprit. Dans cette perspective, il n’y a ici bas aucun pays de chrétienté achevée ».

Dans son exposé sur « paix et cohabitation religieuses dans l’amour », la bergère nationale du Renouveau charismatique catholique de la Côte d’Ivoire, Delphine Varlet fait constater que « les conflits interreligieux sont des falsifications de la religion, l’oubli de Dieu et de l’ignorance de son visage, de vraies aberrations ». Prenant appui sur l’Eucharistie, fondement d’unité, de réconciliation et de guérison dans la puissance de l’Esprit Saint, Cathy Brenti, se référant à la Parole de Dieu, au catéchisme de l’Eglise catholique et à d’autres textes du Magistère, a rappelé à l’assistance que « l’Eucharistie est le sacrement de l’unité de l’Eglise, parce que nous ne formons qu’un seul corps dont le Seigneur est la tête ». Puis, parlant de l’évangélisation, elle poursuit : « la force de l’évangélisation se trouvera bien diminuée si ceux qui annoncent l’Evangile sont divisés entre eux par toutes sortes de rupture… Evangélisateurs, nous devons offrir aux fidèles du Christ, non pas l’image d’hommes divisés et séparés par des litiges qui n’édifient point, mais celle de personnes mûrie dans la foi, capables de se rencontrer au-delà des tensions réelles grâce à la recherche commune, sincère et désintéressée de la vérité. Oui, le sort de l’évangélisation est lié certainement au témoignage d’unité donné par l’Eglise ». Cathy Brenti est allée encore plus loin pour insister sur ces paroles du Pape qu’elle qualifie elle-même de ‘‘paroles de poids pour tous les baptisés et combien lourdes de conséquences’’ : « La division des chrétiens est un grave état de fait qui parvient à entacher l’œuvre même du Christ. Si l’Evangile que nous nous proclamons apparaît déchiré par des querelles doctrinales, des polarisations idéologiques, ou des condamnations réciproques entre chrétiens, au gré de leurs vues différentes sur le Christ et sur l’Eglise et même à cause de leurs conceptions diverses de la société, et des institutions humaines, comment ceux à qui s’adresse notre prédication ne s’en trouveraient-ils pas perturbés, désorientés sinon scandalisés » ?

Dans son exposé aux congressistes sur « les séminaires de la vie dans l’Esprit Saint, le baptême du Saint Esprit, dans la grâce du renouveau charismatique catholique chemin de conversion pour la réconciliation, la justice et la paix », le berger national du Bénin, Jean Pliya a donné aux participants, à partir de plusieurs témoignages, de découvrir ou de redécouvrir ce qu’est le renouveau charismatique catholique à travers ses origines, ses caractéristiques et surtout ce qui fait de lui « une chance pour l’Eglise et le monde ».

Et précisément sur l’importance de la guérison et la délivrance, il affirme : « Le ministère de guérison et de délivrance devrait occuper une place importante dans la nouvelle évangélisation de nos pays pour le nouveau millénaire, car de nombreux maux résultent de l’inclination personnelle vers le péché, notre nature pécheresse ou des pressions dues aux blessures causées par l’homme pécheur et aussi des oppressions du diable.

Ces maux ne peuvent être adéquatement traités par le repentir personnel et la réconciliation, encore moins par la médecine et la psychiatrie, mais seulement à travers ce qu’on appelle la prière de délivrance des puissances spirituelles et des forces du mal. La victoire ne viendra que de la force du Saint-Esprit et de Jésus qui nous donneront l’assurance de pouvoir résister aux ruses du malin. La Vierge Marie joue un rôle spécifique pour que la tête du serpent antique soit écrasée en nous assistant dans le ministère ». C’est à l’évêque d’Atakpamè du Togo, Mgr Nicodème Barrigah, qu’est revenu l’honneur d’entretenir les participants sur le sous-thème : « Traditions africaines de réconciliation, expériences de justice transitionnelle et contribution de l’Eglise à la réconciliation en Afrique ». Après avoir fait le tour des expériences de conférences nationales et des commissions de vérité et réconciliation » en Afrique et insisté sur la justice transitionnelle et la justice restauratrice, Mgr Barrigah a rappelé à l’assistance, les quatre piliers de la justice transitionnelle : le droit de savoir, le droit à la justice, le droit à réparation et le droit aux garanties de non-répétition et aux réformes institutionnelles. Le prélat en a profité pour situer à deux niveaux, la contribution de l’Eglise à la réconciliation en Afrique à savoir : l’éducation à la réconciliation chrétienne et des actions concrètes à mener dans ce sens.

Tirant leçon de cet effort de règlement pacifique des conflits à travers une approche négociée privilégiant le dialogue, la réconciliation, le pardon et l’engagement à tourner la page, Mgr Barrigah, a, dans une de ses réponses aux questions des participants conclu qu’« un semblant de remède ne produit qu’un semblant de guérison. Et qu’un semblant de pardon ne produit qu’un semblant de réconciliation ».

Guy DOSSOU-YOVO

16 pays participants au 7ème congrès

- Bénin

- Burkina Faso

- Burundi

- Cameroun

- Congo Brazzaville

- Congo Kinshasa

- Côte-d’Ivoire

- Gabon

- Guinée Conakry

- Mali

- Maroc

- Niger

- République Centrafricaine

- Sénégal

- Tchad

- Togo

Source : La Croix du Bénin