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ACTION DE GRÂCE POUR UN "COURT PONTIFICAT"

Action de grâce pour un « court » pontificat bien rempli !

« Benoît XVI est parti… Vive le Pape ! » Oui, je le sais… une telle phrase se dit à la mort du Roi. Mais permettez-moi de m’en servir pour notre « ancien » pape !

En ce jour mémorable du 28 février 2013, ce n’est pas la mort ni les funérailles de Benoît XVI que je célèbre. Car Benoit XVI, « pape émérite » ou « cardinal Ratzinger » ou de nouveau « simple pèlerin », cela m’importe peu… ! Ce que je veux faire aujourd’hui, alors que les médias du monde entier sont tournés vers Rome, c’est de souhaiter « bonne retraite et longue vie » encore, à cette surprenante figure qui nous aura édifiés jusqu’au bout, en me permettant de rendre grâce à Dieu pour les nombreuses années de service rendu par Joseph Ratzinger à notre Église.

En effet, Joseph Ratzinger, ce n’est pas seulement le Pape de 2005 à 2013. Déjà que ce serait beaucoup. Nous pourrions rendre grâce pour ses voyages à travers le monde : en huit ans, comme pape, il aura fait 54 voyages hors du Vatican, neuf hors de l’Europe dont un au Bénin. Benoît XVI, c’est aussi trois encycliques au titre bien évocateur : « Deus caritas est » (« Dieu est amour »), « Spe Salvi » (« Sauvés par l’Espérance ») et « Caritas in veritate » (« L’amour en vérité »). Je ne veux pas oublier ses diverses exhortations, dont celle signée au Bénin en novembre 2011, « Africae Munus » que j’appelle désormais « Le testament de Benoît XVI pour l’Afrique ».

Comme un intellectuel bien chevronné, Benoît nous aura laissé aussi l’image d’un pape qui savait vraiment associer foi et raison. Benoît XVI, c’est en effet un grand auteur : une trentaine de livres publiés avant de devenir pape, allant de méditations aux essais ou traités sur la spiritualité ou la théologie,ou encore touchant la musique ou la mort. Et même une fois souverain pontife, il a encore signé de son nom, Joseph Ratzinger, quatre livres (trois sur la vie de Jésus en 2007, 2011 et 2012) et un livre d’entretien avec Peter Seewald, en 2010.

Benoît XVI, c’est l’homme de foi et de conviction, qui ne donne aucune prise au mensonge, mais dit la vérité, même si cela doit lui en coûter : le fameux discours de Ratisbonne en 2006, l’entrevue « trafiqué » à bord de l’avion en route pour le Cameroun en 2008, entre autres, en sont des preuves. Mais Benoît XVI restera aussi le premier pape à voir prié dans une mosquée, à vouloir tendre la main aux autres frères qui se réclament du Christ, à vouloir ramener au bercail les frères dispersés depuis Vatican II. C’est le pape de l’unité et de l’union.

Mais l’homme qui se retire aujourd’hui, ce n’est pas seulement le pape. C’est le symbole du don de toute une vie consacrée au service de l’Église. Joseph Ratzinger n’a pas attendu de devenir pape avant de se mettre au service de l’Église. Des voix plus autorisées pourraient mieux en parler. Le don qu’est Joseph Ratzinger pour l’Église a commencé depuis qu’il a fait l’option de devenir prêtre. Il s’est manifesté encore plus quand, jeune théologien ayant déjà pris des positions et fait des options claires sur la façon de voir l’Église et la communion, il accompagnait son évêque au Concile Vatican II. Avec son rapide passage de quatre ans à la tête de l’archidiocèse de Munich et Freising (1977-1981), il aura touché les réalités d’une Église qui sortait encore de Vatican II et qui se voulait vraiment pastorale. Joseph Ratzinger est surtout connu pour ses 24 ans passés comme Préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi. Là, il aura essuyé toutes les critiques, affronté toutes les attaques, porté tous les surnoms. Mais, pour qui sait être objectif, ce préfet était surtout un homme de dialogue et de vérité.

En ce soir du 28 février, voilà l’homme qui se retire : un homme de Dieu et un homme d’Église, un prêtre, un évêque, un pape, mais surtout un homme de cœur. Dans toute son humilité, il a préféré laisser la place à un autre plus vigoureux. Si jusqu’à la fin du XXe siècle, on a continué de croire qu’un pape ne doit pas renoncer à la charge pontificale, le premier pape élu au XXIe siècle n’a pas hésité à nous démontrer le contraire.

En voyant toutes ces foules rassemblées à la Place Saint Pierre depuis le 11 février, en écoutant les réactions venues du monde entier, en vivant cette journée mémorable du 28 février, il ne reste qu’une conviction : il n’y a rien de plus beau que de servir Dieu de tout son cœur.

Merci au Seigneur pour nous avoir donné Joseph Ratzinger et le Pape Benoît XVI.

Que son exemple nous stimule.

Père Serges Danielou TIDJANI