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Assise 2016 : allocution finale du prof. Andrea Riccardi

Allocution finale du prof. Andrea Riccardi

Saintetés, Illustres représentants des religions du monde,

Il y a de beaux moments, comme ce soir : on voit la paix dans le cœur de beaucoup de religions et de personnes. C’est une consolation pour ceux qui ont soif de paix : des peuples en guerre, qui fuient la violence et le terrorisme, prisonniers, torturés, des mères qui voient souffrir leurs enfants, des pauvres et des hommes et femmes appauvris par la guerre. Les religions sont vraiment des sources d’espérance pour ceux qui ont soif de paix.

Je vous remercie tous, amis d’Assise, je remercie le Pape François qui marche avec les chercheurs de paix.

Voir les leaders religieux ensemble, invoquant la paix, est une image resplendissante. Cela démasque ceux qui se servent du nom de Dieu pour faire la guerre et semer la terreur. Il en fut de même il y a trente ans, en 1986, quand Jean-Paul II eut le courage d’inviter ceux qui pendant des millénaires avaient été considérés des étrangers. Beaucoup répondirent.

Cela ne devait pas rester un événement isolé, comme le voulaient ceux qui étaient prudents : une sainte extravagance du pape. Etait-ce un événement possible seulement dans la ville d’Assise aussi belle qu’une crèche ? Etait-ce possible seulement dans des salles universitaires ou des salles de congrès ? Il n’en était pas ainsi. Cet événement est devenu l’histoire : l’histoire de villes, banlieues, peuples, d’une année à l’autre, se salissant dans la boue et la souffrance, mais aussi en faisant siennes les attentes et les espérances.

Cela fait trente ans que nous marchons dans cet esprit pour le monde. Nous avons compris que chaque communauté religieuse, qui prie, peut libérer des énergies de paix. Depuis 1986, les eaux de la paix ont débordé des fontaines des religions, en se mélangeant entre elles pour éteindre les conflits. C’est l’esprit d’Assise. Il y aurait beaucoup d’histoires à raconter ! Je me souviens de l’évêque syriaque, Mar Gregorios. Ici à Assise en 1986 et puis toujours avec nous : il croyait dans le vivre ensemble. Evêque d’Alep, ville de cohabitation interreligieuse, patrimoine de l’humanité depuis 1986. . En avril 2013, il sortit d’Alep avec l’évêque Yazigi pour une mission humanitaire. Ils ne sont plus revenus.

Alep, après les bombardements, est devenue un amas de décombres ; il ne reste que la structure des immeubles où des gens habitent. Quelle soif de paix en Syrie ! Dans ce pays, une guerre cynique a été menée, avec des armes de tous types : on a tué la cohabitation. Car la guerre est la folie des personnes avides de pouvoir et d’argent.

Celui qui fait l’expérience de la douleur de la guerre voit naître un idéal de vie : la paix. Beaucoup déplorent de nos jours la perte d’idéaux et de valeurs : mais il reste la paix ! Elle n’est pas l’apanage des hommes politiques, des experts, des militaires : tous peuvent être artisans de paix avec la force faible de la prière et du dialogue. C’est la façon de vaincre les seigneurs de la guerre et les stratèges.

Des religions, sans confusion et sans séparation, peut se lever un peuple d’artisans de paix. C’était le rêve de 1986. Les religions sont appelées à faire preuve de plus d’audace : en sortant des schémas hérités du passé, des timidités et de la résignation. Nous devons tous être plus audacieux car le monde a soif de paix. Il convient d’éliminer à jamais la guerre, qui est la mère de toutes les pauvretés. Comme on l’a fait pour l’esclavage.

L’audace de la paix repose sur la prière et le dialogue. Le dialogue, disait l’humble théologien orthodoxe Olivier Clément, est « la clef de la survie de la planète, dans un monde où l’on a oublié que la guerre n’est jamais la solution chirurgicalement propre qui permet d’extirper le mal du monde. Le dialogue est le cœur de la paix … »

Le dialogue révèle que la guerre et les incompréhensions ne sont pas invincibles. Rien n’est perdu avec le dialogue. Tout est possible avec la paix ! Source : zenit.org