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CE QUI S’EST PASSE DANS L’AIR BUS A 330 QUAND LE PAPE VENAIT AU BENIN

C’est presqu’une tradition que le Pape, au cours de ses voyages, s’adresse, à un moment donné, aux journalistes présents à bord. Le vingt-deuxième voyage apostolique qui l’aura porté au Bénin n’a pas échappé à ce schéma. Retour sur les faits aux quels nous avons pu assister directement. Le 18 novembre 2011, à 9h 10, un Airbus A 330 de la compagnie nationale italienne Alitalia, décolla avec à son bord, le Saint-Père, sa suite et une quarantaine de journalistes provenant des grands médias internationaux et accrédités, pour la plupart, auprès du Vatican.

Peu après 10h30, quelques mouvements de journalistes qui tentaient d’apprêter et de positionner qui sa camera, qui son dictaphone et qui enfin, son appareil photo pour l’interview au Saint-Pèrequi ne tarda d’ailleurs pas à paraître, entourés de quelques prélats dont le Cardinal Bertone secrétaire d’Etat, des cérémoniaires et du Père Lombardi… c’est d’ailleurs à ce dernier qu’il revenait de poser les questions au Saint-Père au nom des journalistes. De cet échange qui aura duré 17 mn, on pourrait faire ressortir 3 points essentiels :

  • Le premier réside dans les motifs du choix du Bénin pour abriter un événement de portée internationale dans la mesure où l’Exhortation Apostolique « Africae Munus » signée et rendue publique, est adressée à tout le continent africain. Dans sa réponse, le Saint-Père a mis en relief trois motifs en faveur du choix du Bénin : d’abord la paix intérieure et extérieure que connaît ce petit pays de l’Afrique occidentale et qui se trouve favorisée par le bon fonctionnement des institutions démocratiques et le sens de la liberté dans la responsabilité ; ensuite la co-existence pacifique entre l’Eglise catholique, l’Islam et les Religions traditionnelles africaines qui fait ces trois religions, dans le respect réciproque et la responsabilité commune, œuvrent pour la paix et la justice. Enfin, poursuit le Saint-Père, la possibilité de se recueillir sur la tombe du Cardinal Gantin avec qui il a longtemps travaillé dans la curie romaine, pour qui il nourrit une grande admiration et à qui il voudrait aussi rendre hommage à travers ce voyage. Ces trois motifs honorent le Bénin et l’encouragent à poursuivre les efforts entrepris sur le chemin de la démocratie, de l’intégration et de la paix sociales. Quant à la figure du Cardinal Gantin, qu’elle continue d’inspirer et serve de modèle à tous les fils et filles du Bénin et de l’Afrique peu importent leur état de vie et leur profession.
  • Le second point essentiel de l’échange avec Benoit XVI prend fait et cause pour le succès non négligeable des sectes sur le continent alors que s’affaiblissent les religions traditionnelles. A ce niveau, le Saint-Père a d’abord fait remarquer que le phénomène des sectes est mondial - et donc pas spécifique à l’Afrique - avant d’en dégager les caractéristiques : message simple et concret, peu d’institutions, liturgie participative avec expression des sentiments personnels, insistance sur la guérison… L’Eglise d’Afrique n’a surtout pas à les imiter mais à se laisser interpeller en rendant son message plus simple, plus concret et accessible à tous, en évitant que le poids de ses institutions n’étouffent l’initiative communautaire et individuelle, en rendant sa liturgie plus participative et non sentimentale afin de mieux pénétrer le sens du mystère célébré. Terminant son développement sur cette question, le Pape a affirmé, en matière d’inculturation, son option pour l’interculturalité, une rencontre des cultures dans la commune vérité de notre être humain. Comme on peut le percevoir, les éléments de cette réponse, méritent chacun un développement qui débouche sur des mesures concrètes. Ce qui ne pourrait ètre fait sans sortir du cadre restreint de ce texte.
  • Le dernier point qui a retenu l’attention est la vision éminemment positive qu’a le Pape de l’Afrique qu’il conçoit comme une « réserve de vitalité pour l’humanité », « un poumon spirituel pour une humanité en crise de foi et d’espérance ». Ces paroles sont fortes et constituent la conviction intime de Benoit XVI qu’il justifie en avançant la jeunesse du continent, le « oui » de l’Afrique à la vie, le feu de l’espérance et de la joie que les difficultés n’arrivent pas à éteindre, la foi en Dieu qui contraste avec le positivisme exacerbé européen. Certes, il n’occulte pas les difficultés réelles du continent, mais garde l’espérance qu’il saura puiser dans ses ressources internes les énergies nécessaire pour les surmonter et apporter sa pierre à l’épanouissement de l’humanité. Cette vision de l’Afrique est à la fois réconfortante et stimulante quand l’on connait « l’opinion publique » européenne qui étend facilement les problèmes d’un pays à tout le continent et qui n’en sait généralement pas plus que ce que publient les médias. C’est ce que disait le Père Lombardi à propos de l’Afrique, dans un entretien accordé à Radio Vatican au terme des trois jours de voyage : « nous sommes trop habitués, surtout dans les autres parties du monde, à voir les aspects négatifs - qui existent, sans doute - les conflits, les souffrances, les maladies, etc… - et à tirer le rideau sur les aspects positifs.

Après les remerciements du P. Lombardi, le Saint-Père prit congé des journalistes et ce fut maintenant le tour des petits cercles de presse pour évaluer à chaud l’entretien, dégager et retenir les axes importants à envoyer aux divers organes : agences, radios, télévisions, journaux via téléphone satellitaire prévu, à cet effet, sur le vol, bref, une véritable ambiance de salle de rédaction. Cette ambiance devait se maintenir avec l’Exhortation Apostolique « sous embargo » distribuée aux journalistes pour lecture et études en vue des divers services médiatiques qui commenceront le samedi 19 novembre, à l’expiration de l’embargo à 13h heure locale. C’est dans ce climat qu’atterrit l’avion papal à l’aéroport international Bernardin Cardinal Gantin de Cotonou à 15h 47 mn donnant ainsi le coup d’envoi de trois jours de visite intenses du Saint-Père en Afrique sur le sol béninois.

P. Eric Oloudé OKPEITCHA