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Catéchèse du pape François sur la confirmation (suite)

Chers frères et sœurs, bonjour !

Nous poursuivons notre réflexion sur le sacrement de la Confirmation, en considérant les effets que le don de l’Esprit Saint fait mûrir chez les confirmés, les conduisant à devenir à leur tour un don pour les autres. L’Esprit-Saint est un don. Souvenons-nous que, quand l’évêque nous donne l’onction avec l’huile, il dit : « Reçois la marque de l’Esprit Saint qui t’est donné ». Ce don de l’Esprit Saint entre en nous et fait porter du fruit, pour que nous puissions ensuite le donner aux autres. Toujours recevoir pour donner : ne jamais recevoir et garder les choses à l’intérieur, comme si l’âme était un magasin. Non : toujours recevoir pour donner. Les grâces de Dieu se reçoivent pour être données aux autres. C’est la vie du chrétien. C’est donc le propre de l’Esprit-Saint de nous décentrer de notre moi pour nous ouvrir au « nous » de la communauté : recevoir pour donner. Nous ne sommes pas au centre : nous sommes un instrument de ce don pour les autres. Complétant dans les baptisés la ressemblance avec le Christ, la Confirmation les unit plus fortement comme membres vivants au corps mystique de l’Église (cf. Rite de la Confirmation, n.25).

La mission de l’Église dans le monde procède à travers l’apport de tous ceux qui en font partie. Certains pensent que, dans l’Église, il y a des patrons : le pape, les évêques, les prêtres, et ensuite il y a les autres. Non : l’Église, c’est nous tous ! Et nous avons tous la responsabilité de nous sanctifier mutuellement, de prendre soin des autres. L’Église, c’est nous tous. Chacun a son travail dans l’Église, mais c’est nous tous.

En effet, nous devons penser à l’Église comme à un organisme vivant, composé de personnes que nous connaissons et avec lesquelles nous cheminons, et non comme à une réalité abstraite et lointaine. L’Église, c’est nous qui marchons, l’Église, c’est nous qui, aujourd’hui, sommes sur cette place. Nous : voilà l’Église. La Confirmation lie à l’Église universelle, dispersée sur toute la terre, mais en impliquant activement les confirmés dans la vie de l’Église particulière à laquelle ils appartiennent, avec à sa tête l’évêque qui est le successeur des apôtres. Et c’est pour cela que l’évêque est le ministre originaire de la Confirmation (cf. Lumen gentium, 26), parce que c’est lui qui insère le confirmé dans l’Église. Le fait que, dans l’Église latine, ce sacrement soit d’ordinaire conféré par l’évêque souligne son « effet d’unir plus étroitement à l’Église, à ses origines apostoliques et à sa mission de témoigner du Christ ceux qui le reçoivent » (Catéchisme de l’Église catholique, 1313).

Et cette incorporation ecclésiale est bien signifiée par le signe de la paix qui conclut le rite de la Confirmation. En effet, l’évêque dit à chaque confirmé : « La paix soit avec toi ». Rappelant le salut du Christ à ses disciples le soir de Pâques, rempli de l’Esprit Saint (cf. Jn 20,19-23) – nous l’avons entendu – ces paroles éclairent un geste qui « exprime la communion ecclésiale avec l’évêque et avec tous les fidèles » (cf. CEC,1301). À la Confirmation, nous recevons l’Esprit Saint et la paix : cette paix que nous devons donner aux autres. Mais réfléchissons : que chacun pense à sa communauté paroissiale, par exemple. Il y a la cérémonie de la confirmation, et ensuite nous nous donnons la paix : l’évêque la donne au confirmé et ensuite, pendant la messe, nous l’échangeons entre nous. Cela signifie l’harmonie, cela signifie la charité pour nous, cela signifie la paix. Mais que se passe-t-il ensuite ? Nous sortons et nous commençons à dire du mal des autres, à « écorcher » les autres. Nous commençons les commérages. Et les commérages, c’est la guerre. Cela ne va pas ! Si nous avons reçu le signe de la paix avec la force de l’Esprit Saint, nous devons être des hommes et des femmes de paix et ne pas détruire, avec la langue, la paix qu’a faite l’Esprit. Pauvre Esprit Saint, le travail qu’il a avec nous, avec cette habitude du commérage ! Réfléchissez bien : le commérage n’est pas l’œuvre de l’Esprit Saint, ce n’est pas une œuvre de l’unité de l’Église. Le commérage détruit ce que fait Dieu. Mais s’il vous plaît : arrêtons de faire des commérages !

La Confirmation se reçoit une seule fois, mais le dynamisme spirituel suscité par la sainte onction est persévérant dans le temps. Nous ne finirons jamais de réaliser le mandat de répandre partout la bonne odeur d’une vie sainte, inspirée par la fascinante simplicité de l’Évangile. Personne ne reçoit la Confirmation que pour soi, mais pour coopérer à la croissance spirituelle des autres. C’est seulement ainsi, en nous ouvrant et en sortant de nous-mêmes pour rencontrer les frères, que nous pouvons vraiment grandir et ne pas simplement nous leurrer. Ce que nous recevons comme don de la part de Dieu doit être effectivement donné – le don doit être donné – afin d’être fécond, et non pas enseveli sous le prétexte de peurs égoïstes, comme l’enseigne la parabole des talents (cf. Mt 25,14-30).

La graine aussi, quand nous avons la graine dans la main, mais ce n’est pas pour la mettre là, dans l’armoire, la laisser là : c’est pour la semer. Le don de l’Esprit Saint, nous devons le donner à la communauté. J’exhorte les confirmés à ne pas mettre l’Esprit Saint « en cage », à ne pas opposer de résistance au vent qui souffle pour les pousser à marcher dans la liberté, à ne pas suffoquer le feu ardent de la charité qui pousse à consumer sa vie pour Dieu et pour ses frères. Que l’Esprit Saint nous accorde à tous le courage apostolique de communiquer l’Évangile, par les œuvres et par les paroles, à ceux que nous rencontrons sur notre route. Par les œuvres et par les paroles, mais les bonnes paroles : celles qui édifient. Pas les paroles des commérages qui détruisent. S’il vous plaît, quand vous sortez de l’église, pensez que la paix que vous avez reçue, c’est pour la donner aux autres : pas pour la détruire par les ragots. N’oubliez pas cela.