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Connaitre Atchoukpa et sa Paroisse

Introduction Acukpa, c’est sur un terrain riche en événements historiques dont seul le nom est évocateur de nombreux souvenirs dans l’histoire de notre pays. Rappelons-nous le terrible affrontement entre les troupes du Roi BEHANZIN et les guerriers français baptisé le « Dur Combat d’Acukpa », pour nous convaincre de la célébrité historique de cette région et aussi à cause de la renommée du marché d’esclaves reconnu comme l’un des ‘’Grands marchés de l’Afrique’’ ; et de l’histoire de la vie des habitants de ce milieu.Mais sublimons rapidement le souvenir de cette résistance danxoméenne à l’impérialisme français, nous attarder sur le nom « Acukpa »=« Atchoukpa » et sur le cheminement de la foi Catholique dans la région d’Atchoukpa. Comment ce milieu a-t-il prit ce nom « Acukpa »=« Atchoukpa » ? Nous avons ici deux versions. Il y avait dans ce village un vieux venant du Nigeria, un grand féticheur de l’époque qui avait beaucoup de fétiches protecteurs Assanyin, Lègba, Odoudoua, Abikou, Kinninsi. Comme le milieu était un grand centre de commerce, les marchands venant du Nigeria y restaient chaque fois avant de continuer leur commerce à Porto-Novo. Ce qui a fait advenir le nom, c’est un jour à leur arrivée, ils n’ont plus vu le vieux. Ainsi, ils ont commencé par dire « Ichoukpaa » qui veut dire « le fétiche l’a tué ». C’est « Ichoukpaa » qui a été déformé par les colonisateurs pour devenir « ATCHOUKPA ». C’est ainsi naquit le nom donné à ce village « Acukpa » ou « Atchoukpa » . Ce qui a été pathétique et mystérieux dans la vie du vieux c’est qu’à son dernier jour sur la terre dans ce village, il a disparu ; et pour tous, le vieux en disparaissant s’est effondré dans la terre et a fait régénérer un autre fétiche à côté de l’Iroko sacré du village dans la forêt sacrée où étaient ses fétiches. C’est pourquoi ce nouveau fétiche est surnommé « ATCHOUKPA LOKO » . Ce vieux d’origine nigériane serait nommé « Adjaho » et était un cultivateur. La deuxième version est qu’au temps colonial, il y avait un certain nommé « Atchu » ou « Acu », piroguier qui faisait traverser les gens la rivière et qui abritait ses clients au bord de l’eau. Et quand les gens venaient auprès de lui, surtout les Houεzounmεnus , ils disaient « Acukpa n’tron ». Pour dire « c’est d’auprès d’Acu que je viens ». C’est ce qui a fait advenir le nom Acukpa . Ce qu’on ne comprend pas, c’est qu’il y a un village à Gbadagri au Nigeria qui porte le même nom Acukpa et Ita-Acukpa sur la voie de Kétou. Lequel de ces villages est le plus ancien ou lequel a influencé la création de l’autre ? Acukpa est une terre hautement historique, la paroisse elle-même est riche d’événements historiques. Atchoukpa avait abrité un des grands marchés d’esclaves de l’Afrique de l’Ouest. Ces esclaves étaient conduits à Zèkpon , un lac mystique où ils sont lavés avant d’être enchaînés et convoyés à travers un tunnel jusqu’à Porto-Novo en passant par Dodji, Kokoyè jusqu’à Déguè-Tokpa. Découvrons ensemble cette paroisse c’est-à-dire le cheminement de la Foi catholique dans la région d’Acukpa. Mais avant découvrons géographiquement ce milieu.

Situation géographique Sur le plan administratif, c’est le département de l’Ouémé précisément dans la commune d’Avrankou avec une superficie de 90 km² et constituée de vingt-huit mille (28000) habitants environ en 2002 et qui compte sept (07) arrondissements que se trouve celui d’ « ACUKPA » « ATCHOUKPA ». Il est le dernier arrondissement situé vers le Sud-Ouest dans la Commune d’Avrankou dont elle marque la limite territoriale avec les Communes de Missérété, d’Adjarra et de Porto-Novo. Situé après les villages de Wadon, d’Adjati et Dagbéhouè sur la route inter-Etats Bénin-Nigeria (tronçon Porto-Novo-Igolo), ATCHOUKPA est traversé par une voie non bitumée qui relie les communes de Missérété, Avrankou et d’Adjarra. Acukpa est limité au Nord par l’arrondissement de Djomon, au Sud par la commune d’Adjarra, à l’Est par l’arrondissement de Ouanho et à l’Ouest par la commune d’Akpro-Missérété. Ancien chef canton, qui englobait Missérété, Vakon, l’actuel arrondissement d’Avrankou, l’arrondissement d’Atchoukpa est un plateau avec un relief peu accidenté recouvert de végétations naturelles de palmier à huile et englobe huit (8) villages à savoir : (Dégbonou) transformé en Vodénou par les colons, Tokpa-Gnonhossou ou Tokpa-Houngodo, Ouindodji, Zounguè, Todèdji, Tanzoun, Tchoukou-Daho et Malé là où a eu lieu le dénomé « dur combat d’Atchoukpa ». L’actuelle église d’Acukpa est située au bord d’un carrefour qui a une sombre histoire et qui est toujours animé. Placée au bord de la principale artère intercommunale Missérété-Avrankou et Adjarra, notre paroisse reçoit assez de poussière à cause de l’état de la voie. Distante de 2,7 km de la route inter-Etat Bénin-Nigeria (tronçon Porto-Novo-Igolo) et de 5 km de la route Porto-Novo (Ouando)-Missérété-Sakété-Pobé-kétou, la paroisse Notre Dame de Lourdes est entourée des paroisses Saint Michel d’Avrankou vers le Nord, Sainte Famille d’Adjarra à l’Est, au Sud-Est par Sacré-Cœur de Wadon, au Sud par la paroisse Saint Martin de Tours de Hounsa, au Sud-Ouest par Saint Antoine de Padoue de Gbodjè, à l’Ouest par Saint Hubert de Missérété ; à quelques mètres de cette dernière se situe le Séminaire propédeutique. Etant née de la paroisse Sainte Famille d’Adjarra, Notre-Dame de Lourdes a été longtemps fille de cette paroisse, avant d’être érigée paroisse en 2003. Mais à la création du doyenné de Missérété en août 2012, elle fait désormais partie de ce doyenné qui compte aujourd’hui les paroisses suivantes : Saint Hubert de Missérété (1968), Notre Dame de l’Assomption de Vakon (2003), Saint Michel de Katagon, (2008) Bon Pasteur de Danto (2012). Que font les fidèles catholiques de cette localité ? Populations et activités Le territoire de la paroisse concentre en son sein une population répartie majoritairement sur l’arrondissement d’Acukpa. Le commerce, l’artisanat le petit élevage (caprin, porcin et les volailles de tout genre) et quelques rares fois l’élevage du gros bétail (les bœufs) et le zémidjan constituent les pôles d’activités de la population. Le commerce étant la principale ressource locale, les populations y restent accrochées surtout à cause de sa position stratégique et de sa proximité avec le Nigeria. Peuplé par les groupes ethniques Gun, Yoruba, Tori, Sεtͻ, Atchoukpa est le nom donné au centre de la localité qu’entourent les agglomérations Tanzoun, Ouindodji, TokpaYonhossou, Zounguè, Todèdji, Hèhoun, etGbakpo, qui ont chacune une mission catholique secondaire et qui sont ceinturées par des sectes. Aujourd’hui, on note une progressive installation des acquéreurs autour de la paroisse avec des points de vente divergents. C’est pourquoi, en dehors de ces groupes dominants ; on note la présence de la plupart des ethnies du Bénin. La Mission Catholique Notre-Dame de Lourdes est à deux minutes de marche du marché Houndo. Malgré que ces activités déterminent le vécu quotidien des Chrétiens ; cela ne ralentit pas toutefois l’extension de la FOI même si elle victime du syncrétisme. Aujourd’hui les Acukpanous, comme tout chrétien d’ailleurs sont « invités par la grâce de leur baptême à renoncer aux tendances nocive dominante de leur époque et de leur milieu et à aller à contre-courant. » Pour davantage s’enraciner dans la Parole de Dieu et se mettre à l’école de Notre Dame de Lourdes pour vivre la Foi catholique reçue des apôtres. Religiosité d’Acukpa La Paroisse Notre Dame de Lourdes d’Acukpa est implantée dans le village de Tanzun dans un milieu essentiellement païen avec beaucoup de couvents de Vodun (Thronkpétͻ déka, Atiga, couvents de Tchina à Tͻɖèdji, de Malé, Tchéhunché, Doudoua, Gounouko, Chango, Oro, Egun=Kuvitͻ). Par ailleurs, la proximité du Nigeria fécond en sectes fait d’Acukpa un terrain favorable aux sectes. En effet, il y a aujourd’hui sur son territoire une multitude de sectes : Eglise des Chrétiens Rachetés de Dieu, EAR : (Eglise Africaine du Réveil), Christianisme Céleste, Eglise Apostolique, Eglise Pentecôtiste, Eglise des Chérubins et Séraphins. Les plus nombreuses de ces sectes sont les célestes qui sont parfois à 200 m l’une de l’autre. Il faut noter qu’aujourd’hui les sectes pullulent autour d’Acukpa comme les abeilles sur leur essaim et leurs nombres ne cessent de s’accroître. C’est là, un espace pastoral non moins important pour la paroisse dédiée à Notre Dame de Lourdes Fille de la paroisse Sainte Famille d’Adjarra et dont, le parcours historique fut jalonné de nombreuses péripéties. Parcours historique de la foi dans le village d’Atchoukpa

Acukpa, au début du XIX ème siècle était une cité royale et un centre commercial. Une bonne partie des rois Tͻri avait leur palais à Acukpa. Parmi ces rois, nous pouvons citer Tͻri-XͻluBlεkpon qui avait participé à la guerre contre les Aboméens. Il y eut plusieurs batailles dont celle le 20 avril 1890 qui a rendu célèbre, dans le contexte géo-politique de cette époque, la localité d’Acukpa. Par ailleurs Acukpa disposait d’un grand marché du nom de Houndo. Ce marché attirait les commerçants Yoruba du Nigéria, Gun et Agoudah de Porto-Novo qui possédaient des comptoirs, des boutiques des grandes compagnies commerciales. Ces deux facteurs historiques socio-politique et économique ont certainement contribué à la création de la Mission Catholique d’Acukpa.

Quand nous avons entamé le récit de l’histoire de la paroisse d’ATCHOUKPA, plusieurs noms, dates se sont précipités dans la mémoire de ceux qui en sont témoins. On pourrait remonter avec reconnaissance aux premiers Pères missionnaires fondateurs de la Paroisse d’ADJARRA. « 40 ans après la venue des pères Borghero et Fernandez au Dahomey en 1861, le Révérend Père Camille BEL, envoyé par Mgr Paul PELLET, Evêque de Lagos, entrera à Adjarra pour y fonder la Mission Catholique en mars 1901. Ainsi donc après la mission de Porto-Novo, et celle de Kétou en 1897. Le bon Dieu a pensé à Adjarra où il étendra sa tente. Voilà les conditions de naissance de la mission catholique d’Adjarra. Quelque mois plus tard, Le Révérend Père Camille BEL a reçu une aide : le Révérend Père Geslinier. Celui-ci s’était occupé du recrutement des enfants pour l’école. Car ici comme dans toute l’Afrique, c’est par la jeunesse qu’il faut commencer. Donc les Pères qui ont travaillé à Adjarra furent les pères Camille BEL et Geslinier. Quelques temps après viendra un autre missionnaire, et qui y restera longtemps. C’est le père Adrien BAUZIN ». Mais qu’il nous soit loisible de rappeler que depuis Mars 1901 avec le R.P Camille BEL jusqu’en 1946 avec le Révérend et Cher Père Joseph BAREAU, la mission d’Adjarra couvrit toute l’étendue de Gbozounmè, Gbédjèhouen, Kouti, Missérété, Katagon, Sado, Avrankou, Vakon, Gbagla-Ganfan et Atchoukpa. Le Révérend Père Adrien BAUZIN est bien connu des anciens païens et des anciens croyants d’ATCHOUKPA. Les jeunes ont entendu parler de cet ‘’homme de Dieu’’ qui dans les années 1920 s’est vu secondé par les laïcs missionnaires venus de Porto-Novo pour le travail de l’annonce de la parole de Dieu dans la région d’ATCHOUKPA. Ces derniers furent des commerçants. Ils vinrent de la ville de Porto-Novo pour leurs affaires dans le marché Houndo. Après leurs diverses activités commerciales, ces braves missionnaires laïcs témoignaient de leur foi par la prière commune et par les conversations bien amicales avec la population d’ATCHOUKPA sur la Parole de Dieu. Ils poussèrent à petits coups leurs initiatives jusqu’à la création d’un poste de catéchisme dans la maison d’un certain Camille un étranger installé dans le village, qui lui fit bon accueil. Ce ne fut pas sans difficulté avec la population d’ATCHOUKPA beaucoup plus encline au culte traditionnel, aux travaux des champs et au commerce. Avec véhémence, cette population défendait la pratique religieuse de leurs ancêtres à laquelle elle resta très attachée. Mais ces difficultés inhérentes à la première annonce de la bonne nouvelle, répondait aussi l’élan missionnaire du zélé Père Adrien BAUZIN dont la sublime personnalité atteignit la sensibilité des païens et motiva leur sympathie envers le Catholicisme. Certains d’entre eux, autochtones d’ATCHOUKPA tels YEGUE Alowakinnou, DJOGBENOU Hounkponou, HOUNKLIN Bobo, lui firent généreusement don de parcelles pour l’installation d’une communauté chrétienne dans le village. Le Père BAUZIN réalisa très rapidement ce vœu, en ouvrant la station secondaire d’ATCHOUKPA vers 1920 comme première station secondaire d’Adjarra à son emplacement actuel avec un groupe de croyants. Sous les menaces répétées des chefs féticheurs ce premier groupe perdit le souffle et déserta pour la première fois le lieu. Mais personne n’osa reprendre les terrains déjà attribués à la station d’Atchoukpa demeurée déserte jusqu’en 1946 où d’autres fils du milieu, devenus croyants ont œuvré de toute leur force pour la réouverture de la station. Parmi eux, on se souvient de François ZANKLAN, Bernard KOUWAKANOU, Jean AYIDOMEHOU, Emmanuel DAGBENON, Vincent MONNOU et Pierre SAÏZONOU. Ce fut avec eux et beaucoup d’autres encore que le R.P. Manuel SHANU (1946-1956) alors Curé de la Paroisse d’Adjarra, célébra la messe de la réhabilitation de la Station en 1946. Ce nouveau départ fut porteur de fruits puisque, déjà en 1950, parmi les catéchumènes que le Père Manuel SHANU rassembla à la Paroisse pour les sacrements de baptême-communion, se trouvaient les fidèles de la Station d’Atchoukpa. Dominique SEGBENOU de la dite Station fut de ce groupe des baptisés de 1950. Toutefois, ce ne fut pas encore le départ définitif pour la Station Notre Dame de Lourdes. A partir de 1960 en effet, la petite chapelle de la Station en terre de barre sera encore pour une deuxième fois déserte pour un temps non moins long. Avec le Père Théophane FAÏHUN (1960-1968) qui succéda au Père SHANU, une nouvelle crise s’instaurera. A l’interrogation sur ces accalmies répétées qu’a connues la Station, les témoins de ce temps répondent par les querelles interpersonnelles, la suppression du paiement des catéchistes qui a occasionnée le départ du dernier enseignant-catéchiste-célébrant, Maître Cosme, qui logeait sur la station avec sa famille qui s’ajoutaient aux menaces intempestives des païens. Cependant, ces péripéties n’ont pas éteint la flamme de la foi dans les cœurs de certains croyants. Ces derniers tels que Michel ALOCHEOU, les anciens de la station Pierre HOSSOU, Benoît ADOVOEKPE, Jean SOUNHOUIN, Joseph TOVIZOUNKOU…, plutôt que de subir ces mésaventures comme une fatalité, espéraient avec conviction la réouverture de leur Station et, ils travaillaient contre vents et marées pour voir leur souhait réalisé. Ce fut avec ceux-ci et sous l’instigation des célébrants comme Parfait ADOVOEKPE, Basile DJOSSABA, Irène GOUTON et Barnabé TOVIAZON que le R.P. Jacques SICARD (1969-1978), alors Curé de la Paroisse d’Adjarra rouvrit la Station en 1975. C’est ainsi que le nouveau vice-président de cette communauté fut Robert KOUAKANOU et les célébrants Michel ALOCHEOU, Parfait ADOVOEKPE, Basile DJOSSABA, Barnabé TOVIAZON. Formé pendant six mois(1986) sur la station saint Michel Avrankou par le maître Augustin HONOUGAN, Robert HOUSSOU forme à son tour des célébrants tels : René MITCHOZOUNNOU, Joseph AHOUANGADIGNI et plus tard Pierre ADANMITONDE et Valentin TOVIZOUNKOUN actuellement en formation pour le Sacerdoce. Parmi eux, il y avait Marcel KOUAKANOU chanteur Adjogan qui animait pendant la liturgie. Seulement ce dernier éveil ne fit pas disparaître totalement les querelles d’alors. C’était là le perpétuel danger auquel, habilement et avec sagesse, Basile AYIDOKINHOU un ressortissant d’Atchoukpa, un agent de la BCB (Banque Commercial du Bénin) qui a su parer en invitant constamment ses frères au cours des réunions, à faire table rase du passé peu honorable, pour se préoccuper de l’œuvre de Dieu. C’était à cette condition qu’un nouvel essor fut donné à la Station d’ATCHOUKPA dont le nombre grandissant des fidèles en ce moment avait donné raison à la construction d’une nouvelle chapelle. Le R.P. Henri HOUNTON (1978-1988) qui a succédé au Père Jacques SICARD comme nouveau Curé de la paroisse Adjarra a vu le zèle de la maison de Dieu qui dévorait Marcel KOUAKANOU ; le Curé n’a pas hésité à le mettre dans le conseil pastoral d’Adjarra où il y est resté pendant neuf ans comme représentant de la station d’Atchoukpa. Aujourd’hui, il est coordonnateur des chorales de la paroisse. Afin de renouveler l’ancienne chapelle construite en terre de barre, Monseigneur Vincent MENSAH, acceptant ce désir des fidèles d’Atchoukpa vint lui-même poser la première pierre de cette construction le 08 mars 1986 à l’issue de la messe qu’il célébra ce jour-là avec le R.P. Henri HOUNTON. Cette construction en partie achevée en 1993 est l’actuelle chapelle de la Station Notre Dame de Lourdes d’Atchoukpa dont les statistiques aujourd’hui ne font pas penser à un passé aussi mouvementé comme le sien. C’est là une histoire qui relève plus la présence et l’attente patiente de Dieu au milieu de son peuple d’Atchoukpa qui, depuis 1988, bénéficie des soins pastoraux du Père Antun Toni STEFAN (1988-2003).

Grâce aux zèles pastoraux du Père Toni STEFAN, la station secondaire d’Acukpa a été érigée comme paroisse en 2003 et le Curé fondateur fut le Révérend Père Ernest NOUMAVO OKE fut présenté aux membres du Comité le samedi 23 septembre 2003 par le Révérend Doyen Curé d’Adjarra, le Père Toni. Il y a célébré sa première Messe comme Curé d’Acukpa le dimanche 19 octobre 2003. Il y a exercé son ministère pastoral de 2003 à 2008 avec comme stagiaires Ghislain FALADE (2003-2004) et Raoul AHANNOUGBE (2004-2005). Il fut succédé par le Révérend Père Dominique HOUNGBO (2008-2011) qui a eu comme stagiaire Judicaël KINTOGANDOU et comme premier vicaire de la paroisse le Père Axel CHEKETE à partir de 2009. Le Père Jean-Stanislas BOSSA succède au Père Dominique HOUNGBO avec le Père Damien ELEGBEDE comme vicaire. Après sept mois de vacances sous la conduite du Curé doyen d’Adjarra, le Père Christian DOSSOU, cette paroisse est actuellement dirigée par le Père Charles Christian CAKPO installée le 23 septembre 2012 et le Père Bruno DASSEKPO comme vicaire. A la date d’aujourd’hui, prêtre de la paroisse est le Père Basile TOVIZOUNKOU de la station Saint-Esprit de Hêhun. Les religieuses au nombre de quatre sont les sœurs Camillia HOSSOU, Lucienne GODONOU, Bernadette NOUKPOZOUNKOU et Hubertine DJOSSA et les séminaristes, Damien MENOU, François-Xavier TOVIESSI et Valentin TOVIZOUNKOU. La paroisse compte aujourd’hui 20 aspirants et 13 aspirantes. Que le Seigneur féconde beaucoup de vocations à Acukpa. Entre le 08 novembre 2003 au 25 mai 2013, l’Eglise famille d’Atchoukpa dénombre 1685 baptisés et 103 mariés. A tous ceux-ci s’ajouteront dès le 15 juin 2013, 130 nouveaux baptisés et communiés et 74 confirmés. Dans l’ordre de succession des vice-présidents de notre Station devenue paroisse, on peut retenir : François ZANKLAN, Robert KOUAKANOU, Pierre AFFODEGONKOU, André ADANVOESSI, Noël YEDJI, et actuellement Roger FANOU. Contrairement à son passé fortement dominé par la religion traditionnelle, ATCHOUKPA présente aujourd’hui un visage multicolore en matière de confessions religieuses. En plus de la variété des religions traditionnelles, on y voit des temples, des mosquées et des hangars qui abritent les sectes qui pullulent comme des insectes et fourmillent dans cette région. En 1997, la commune d’alors Atchoukpa comptait 21.150 habitants environ dont les fidèles Catholiques sont estimés à 526 et 140 baptisés et une vingtaine de mariés ; avec les deux cent trente-neuf (239) catéchumènes de la Station qui sont répartis entre seize (16) classes de catéchisme dont douze (12) en Goun et quatre (4) en français. Ils sont encadrés par quatorze (14) catéchistes régulièrement engagés. La célébration dominicale commence à huit heures et est animée selon un ordre de tour par les chorales Adjogan et Français suivies des associations ou groupes d’apostolat comme CARITAS, Mouvement d’Apostolat des Enfants du Bénin (MADEB), Saint Vincent de Paul, Union de Prière pour les vocations (U.P.V.) et Saint Joseph sont présents dans la Station et permettent aux fidèles de vivre leur foi. ………………………… Et comme « la grâce de Dieu qui, à notre baptême, fait de nous ses enfants, est toujours à l’œuvre dans notre croissance, dans l’Eglise du Christ, et son action montre toute son efficacité non seulement dans les sacrements, mais aussi dans le temps que nous vivons, notamment les moments privilégiés de notre marche chrétienne » ,aujourd’hui la Paroisse compte près de 2000 fidèles dont 657 catéchumènes répartis en 50 classes, et 49 Catéchistes, avec les groupes, mouvements et associations ci-après :Ste Véronique, les lecteurs goun, les lecteurs français, Mont Légion, les servants d’autel, le groupe Sacré-Cœur, la Caritas, le groupe de scout-St Enfant Jésus de Pragues, Légion de Marie, le Renouveau Charismatique, MADEB, la Chorale Adjogan, la Chorale des jeunes-Chorale Sèhouégnon, la Chorale yoruba, la Chorale des enfants, le groupe folklorique Sèkpé, la Chorale Hanyé ; en gestation la Chorale Aluwassio, Notre Dame de la visitation et l’U.P.V.

Nous avons deux Messes dominicales pour la communauté d’Acukpa : 7h et 17h30 ; A Tanzun, Hêhun, et à Zounguè : 07h A Gbakpo, Ouindodji et Tokpa-Houngodo : 09h.

Catéchèse à la Paroisse Notre Dame de Lourdes d’Atchoukpa

- Catéchèse à la Mission Catholique Notre Dame de Lourdes :

CLASSES NOMBRE DE CATECHUMENES CATECHISTES
1ère Année Gun 06 Noël TONOUEWA
1ère Année Gun 09 Augustin NONTONWANOU
2ème Année Gun 16 Robert HOUSSOU
2ème Année Gun 20 Félix TOVIZOUNKOU
3ème Année Gun 15 Arnaud LANKPOEDJA
3ème Année Gun 16 Honoré HOUSSOU
4ème Année Gun 20 Joachim HOUNTONDJI
4ème Année Gun 06 Félix SOHE
5ème Année Gun 05 Félix SOHE
5ème Année Gun 29 François DJOSSA
1ère Année Français A 30 Rolande AKITI
1ère Année Français B 15 Raphaël ZANNOU
2ème année Français 13 Aimé D. AHOUANSOU
3ème année Français 09 Grégoire H. DJOSSOU
4ème année Français 08 Jacques ZOUNDJIEKPON
5ème année Français 12 Jacques ZOUNDJIEKPON

|14 classes |229 catéchumènes|14 Catéchistes|

Catéchèse sur les stations secondaire de la Paroisse Créée le 03 septembre 2011, la Mission Catholique Saint Grégoire Le Grand de Ouindodji se présente comme suit en matière de Catéchèse :

CLASSES NOMBRE DE CATECHUMENES CATECHISTES GUN 1ère année 04 Pierre TOVIWOUDJI FRANÇAIS 1ère année 15 Lucien WANVO 02 classes 19 02 Catéchistes Catéchèse à la Mission Catholique Saint Etienne de Tokpa-Hungodo Cette station créée le 02 septembre 2010 est composée aujourd’hui de : CLASSES NOMBRE DE CATECHUMENES CATECHISTES GUN 2ème année 04 Rodrigue HOSSOU&Augustin OTCHOUN 3ème année 17 Edith AKOTONOU &Adrien KLOTOE FRANÇAIS 1ère année 06 Rolande AKITI 1ère année 08 Bruno AKOTONOU 04 35 06 catéchistes

Catéchèse à la Mission Catholique Divine Miséricorde de Gbakpo La station Divine Miséricorde de GBAKPO est créée le 02 avril 2000 par le Père Valérien AFFO. CLASSES NOMBRE DE CATECHUMENES CATECHISTES GUN 1ère année 01 Félix DANSOU 2ème année 18 Louis DJIGBODJAFE 3ème année 21 Augustin AKODEBAKOU 4ème année 04 Damien HOUNYE

5ème année 13 FRANÇAIS 1ère année 18 Pauline KOUSSIHOUEDE 2ème année 17 Colette AHOUANSOU 07 classes 92 06 Catéchistes

Catéchèse à la Mission Catholique Saint-Esprit de Hεhun, créée le 31 mai 2009 par le révérend père Dominique HOUNGB0 CLASSES NOMBRE DE CATECHUMENES CATECHISTES GUN 1ère année 17 Alexis LEKEDJO 1ère année 10 Bernadette GOUTON 2ème année 06 Louis MITCHOWANOU 2ème année 13 Fréderic HOUNGUEVOU 3ème Année 39 4ème Année 32 Alexis LEKEDJO 6 classes 117 05 Catéchistes Catéchèse à la Mission Catholique Saint Pierre Apôtre de Tanzun Créée le 22 février 2002 par le Père Valérien AFFO, la Station Saint Pierre Apôtre est la plus grande communauté après celle d’Acukpa. Elle compte aujourd’hui en matière de catéchèse : CLASSES NOMBRE DE CATECHUMENE CATECHISTES GUN 1ère année 08 Christine BODJRENOU 2ème année 11 Thérèse BODJRENOU 3ème année 15 Eloge CHOKKI & Aimée BOBO 4ème année 02 Jean KOUAKANOU 5ème année 06 FRANÇAIS 1ère année A 16 Lambert VODOUNNOU 1ère année B 11 Agathe AKOEKOU 2ème année 19 Florentin GBEMONHEDO& Maxime ARIORE 3ème année 12 Louis DOSSOU& Elise DJOSSOU 4ème année 05 Basile DOHOU 5ème année 03 11 Classes 108 10 Catéchistes

Créée avant l’érection de la Mission Catholique en paroisse Notre Dame de Lourdes, la Mission catholique Saint Thomas Apôtre de Zounguε-Tͻɖεdji a vu le jour le samedi 23 mars 2002 grâce au zèle pastoral du Père Toni STEFAN. Aujourd’hui, en matière catéchétique, elle se compose de : CLASSES NOMBRE DE CATECHUMENES CATECHISTES GUN 1ère année 13 Evrard KOUSSIHOUEDE &Marcelline LIGAN 2ème année 06 Clotilde MITCHOZOUNNOU 3ème année 09 Reine HOUINTOGNAKOU 4ème année 08 Romain MEVINA 5ème année 05 FRANÇAIS 1ère année 16 Firmin WONTACIEN 06 classes 57 06 Catéchistes

« Puisse cette foi s’approfondir et se manifester comme en reconnaissance à l’amour ineffable de Dieu à ce peuple. Fidèles d’Atchoukpa en ayant le courage de relire l’histoire aussi mouvementée de votre paroisse, découvrez-y l’Amour dont vous poursuivez votre Dieu depuis les temps anciens. Puisque vous êtes aujourd’hui son peuple, le peuple des baptisés, marqués du sceau de la promesse, soyez avec joie et persévérance les témoins crédibles de Jésus-Christ, par votre vie au milieu de vos frères. Notre Dame de Lourdes dont vous portez ensemble le Beau Nom est dans la marche de foi avec vous » . Pouvons-nous parler d’Atchoukpa et occulter le dur combat ? Rédigé par le Père Bruno DASSEKPO