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DE LA DOCTRINE SOCIALE DE L’EGLISE A "AFRICAE MUNUS"

Au cours du congrès annuel des catéchistes au centre pastorale Saint Charles Lwanga de Wando du 29 juin au 1er juillet 2012, le Père Pierre KOULODJI, professeur de théologie morale au grand séminaire Mgr Louis Parisot a donné la communication suivante.

De la doctrine sociale de l’Eglise à Africae munus

Depuis plus de deux mille ans, les chrétiens, comme citoyens des nations dans le monde, participent à la vie publique. Parmi ses saints, l’Église vénère beaucoup d’hommes et de femmes qui ont servi Dieu par leur engagement généreux dans les activités politiques et gouvernementales . A l’instar de ces saints, nous sommes appelés à participer à la gestion des affaires publiques dans un climat de vraie liberté, guidés par notre conscience chrétienne. L’Eglise y exhorte ses fils et filles en ces termes : « les fidèles laïcs ne peuvent absolument pas renoncer à la participation à la ‘politique’, à savoir à l’action multiforme, économique, sociale, législative, administrative, culturelle, qui a pour but de promouvoir, organiquement et par les institutions, le bien commun. » Pour aider les fidèles à jouer pleinement et efficacement ce rôle, le Magistère s’est donné progressivement, à partir de l’observation de la vie du monde, un corpus d’enseignements appelé « Doctrine Sociale de l’église ». En s’appuyant sur cette doctrine, les chrétiens, quel que leur état de vie, peuvent apporter de différentes manières leurs pierres à l’édification de leur société. Ce texte rappellera brièvement la source, le fondement et quelques principes de la Doctrine Sociale de l’Eglise qui inspirent l’engagement social et politique des catholiques dans les sociétés démocratiques et indiquera de quel ordre peuvent être la participation des chrétiens, en particulier des catéchistes.

1. A l’origine de la doctrine sociale de l’Eglise, une marque de solidarité pour le genre humain

Dès les premiers mots de Gaudium et spes, le concile exprime clairement l’étroite solidarité de l’Église avec l’ensemble de la famille humaine :

« Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur » .

De fait, dès le début du concile Vatican II, (1962) les Pères voulurent exprimer tout de suite la préoccupation de l’Église ad extra en adressant un message à tous les humains, dans lequel on pouvait déjà lire la solidarité de l’Église avec le monde : « Nous apportons avec nous de toutes les parties de la terre, les détresses matérielles et spirituelles, les souffrances et les aspirations des peuples qui nous sont confiés » . Avant ce message des Evêques, Jean XXIII avait, dans Mater et Magistra, avait manifesté la même compassion. Il condamna l’outrage que constitue le contraste entre l’extrême misère des multitudes et le luxe effréné de quelques privilégiés dans certains pays. Il évoqua le fait que la génération des années soixante « est contrainte à subir des privations inhumaines » et à vivre « des conditions de vie sous-humaines ». Puis, il déclarait : « Notre âme est saisie de profonde amertume devant le spectacle infiniment triste » de ces situations. Enfin, reprenant presque les mêmes mots que Jean XXIII, Gaudium et spes a fait le constat suivant :

« Alors que des foules immenses manquent encore du strict nécessaire, certains, même dans les régions moins développées, vivent dans l’opulence ou gaspillent sans compter. Le luxe côtoie la misère. Tandis qu’un petit nombre d’hommes disposent d’un très ample pouvoir de décision, beaucoup sont privés de presque toute possibilité d’initiative personnelle et de responsabilité ; souvent même, ils sont placés dans des conditions de vie et de travail indignes de la personne humaine » .

Malgré les avancées notoires à l’action de la maturité de notre peuple et de ses institutions, nous vivons encore des situations de misère créant l’angoisse quotidienne, des gémissements, des conflits entre le patriotisme et le nationalisme d’une part et l’âpreté au gain, le népotisme et l’impunité d’autre part. Tout cela éveille l’intérêt à répondre de manière adéquate et presse à la responsabilité de prendre la parole à défaut d’agir. Cette responsabilité, l’Église assume la sienne en éclairant les hommes par sa doctrine, en tant qu’elle est « experte en humanité » et en les exhortant à prendre la leur au sein de la société.

La doctrine sociale de l’Eglise (j’écrirai DSE) a donc commencé depuis que les pasteurs ont reconnu qu’il n’y rien d’humain qui ne les concerne et se sont donnés l’obligation d’intervenir dans l’organisation de la société et dans les préoccupations ordinaires des hommes et des femmes, au nom même de « ce pauvre homme qui mourut parce qu’il voulait aimer tous les hommes ». Cette doctrine est faites vérités, de principes et de valeurs, que le Magistère vivant puise dans la loi naturelle et la Révélation, et qu’il adapte et applique aux problèmes sociaux de notre temps, afin d’aider, les peuples et les gouvernants à organiser une société plus humaine, plus conforme au Dessein de Dieu sur le monde.

Mais du point de vue historique, l’acte fondateur officiel de la DES revient à Léon XIII (1810-1903), avec l’Encyclique Rerum Novarum en date du 15 mai 1891. Dans son enseignement il dénonçait la condition sociale injuste de la classe ouvrière et appelait aussi bien à une meilleure organisation de la société axée sur la justice et le respect des droits des travailleurs qu’au rassemblement de la force ouvrière pour mieux défendre ses propres intérêts. L’intérêt de cette encyclique pour les droits humains créa une tradition interrompue de commémoration consistant en une publication périodique d’autres lettres papales qui abordent, chacune, une question particulière pressante dans le domaine social et de la politique des nations.

Tous ces enseignements de plus d’un siècle s’appuient sur des principes de base que la DSE a su découvrir tout au long de son histoire.

2. Les principes de base de la Doctrine Sociale de l’Eglise Les principes de la DSE ne sont pas sortis d’une végétation spontanée. Ils sont suscités par les problèmes posés à chaque époque. Leur liste n’est donc pas close ; l’histoire pourrait provoquer d’autres. Cependant tous se reçoivent d’une notion fondamentale, celle de la dignité humaine. De ce principe fondamental découlent d’autres connexes que nous évoquerons infra.

La dignité humaine. « La dignité de l’homme, [écrit Pie XII] est la dignité de l’image de Dieu » . Sur la base cette caractérisation de la dignité humaine à partir de sa prérogative spécifique d’avoir été créé à l’image de Dieu et donc participant aux qualités divines, l’enseignement de l’Eglise estime que la personne humaine vaut, non pas par ses avoirs ou ses prestations, mais tout simplement par ce qu’elle est, l’image de Dieu, donc grand, seul à avoir conscience de soi, capable de connaître l’autre et de se connaître, capable de déterminer ses propres fins, de les justifier et d’y tendre librement. L’homme ne saurait donc être réduit à un moyen pour atteindre à d’autres fins. Il ne peut être sacrifié ni à l’économie, ni aux exigences de la production ni aux pouvoirs politiques. Bien plus, la dignité de la personne humaine octroie bien des droits inaliénables que la DSE a su découvrir et mettre en lumière tout au long de l’histoire dont le bien commun, la propriété privée, la destination universelle des biens de la terre, la solidarité, la subsidiarité.

Le bien commun. L’une des caractéristiques de la dignité humaine avons-nous dit est sa sociabilité . « Pour l’homme, créature naturellement sociable et politique, la vie sociale n’est pas quelque chose de surajouté, mais plutôt une dimension essentielle qui ne peut être éliminée » . Mais la prise de conscience de l’appartenance à une même communauté se fait autour d’un bien commun dont le respect et le soin deviennent une exigence de la vie en société. L’Eglise en parle en termes de « conditions sociales permettant à la personne humaine d’atteindre au mieux et plus facilement son plein épanouissement » . Elle recommande par la suite que « tout groupe [tienne] compte des besoins et des légitimes aspirations des autres groupes, et plus encore du bien commun de l’ensemble de la famille humaine » .

Le droit de propriété. Depuis que le pape Léon XIII a déclaré solennellement que « la propriété privée et personnelle est pour l’homme de droit naturel » , l’Eglise a toujours défendu le droit naturel et inviolable à la propriété privée. L’homme a le droit de faire des choix, de disposer de biens propres, d’organiser leur gestion. Aussi réduite que soit-elle, la propriété privée est un espace indispensable pour que l’homme puisse asseoir sa liberté et s’épanouir. Mais le droit à la propriété privée doit être saisi dans la logique de la destination universelle des biens de la terre et de la notion de bien commun qui lui donnent sens. Pour Jean-Paul II, il « est subordonné à celui de l’usage commun, à la destination universelle des biens » . La destination universelle des biens. La destination universelle des biens de la terre découle également de la dignité humaine et de l’égalité foncière des hommes entre eux. Selon l’Eglise « Dieu a destiné la terre et tout ce qu’elle contient à l’usage de tous les hommes et de tous les peuples, en sorte que les biens de la création doivent équitablement affluer entre les mains de tous, […] C’est pourquoi l’homme, dans l’usage qu’il en fait, ne doit jamais tenir les choses qu’il possède légitimement comme n’appartenant qu’à lui, mais les regarder aussi comme communes : en ce sens qu’elles puissent profiter non seulement à lui, mais aussi aux autres. D’ailleurs, tous les hommes ont le droit d’avoir une part suffisante de biens pour eux-mêmes et leur famille » .

Le principe de solidarité. Il découle de la notion du bien commun et va de pair avec le principe de subsidiarité. C’est un principe vital de la société. Il ne consiste pas en un sentiment de compassion vague ou d’attendrissement superficiel. Il est « la détermination ferme et persévérante de travailler pour le bien commun ; c’est-à-dire, pour le bien de tous et de chacun parce que tous nous sommes vraiment responsables de tous » . Ce principe trouve son pendant dans celui la subsidiarité avec lequel ils constituent le socle de la justice, vécue dans toutes les dimensions de la vie, privée et publique, économique et sociale.

Le principe de subsidiarité. Il a été consacré par le Pape Pie XI qui l’explique par la négative en ces termes : car « De même qu’on ne peut enlever aux particuliers, pour les transférer à la communauté, les attributions dont ils sont capables de s’acquitter de leur seule initiative et par leurs propres moyens, ainsi ce serait commettre une injustice, en même temps que troubler d’une manière très dommageable l’ordre social, que de retirer aux groupements d’ordre inférieur, pour les confier à une collectivité plus vaste et d’un rang plus élevé, les fonctions qu’ils sont en mesure de remplir eux-mêmes. L’ordre naturel de toute intervention en matière sociale est d’aider les membres du corps social, et non pas de les détruire ni de les absorber » . Il s’agit donc ici d’une « philosophie sociale », qui peut être définie positivement comme une aide, une protection et une stimulation d’ordre économique, institutionnelle, administrative, législative octroyées aux entités sociales plus petites au sein d’une nation, ou aux petites nations dans une organisation régionale ou internationale, afin qu’elles atteignent leurs finalités propres .

Voilà les principaux principes qui fondent la DSE en tant qu’elle est un projet qui permet à l’Eglise et à ces membres de se faire solidaires de l’humanité dans tout ce qu’elle vit et surtout dans ce qui la préoccupe. Mais comment peut se manifeste cette solidarité sous-tendue par ces principes, dans le Bénin d’aujourd’hui ? Plus qu’un acte de sentiment, il s’agit d’un engagement à déployer tout son être chrétien au service de sa cité. 3. L’engagement de l’Eglise du Bénin dans la vie sociopolitique

La DSE qui fonde et justifie l’engagement de l’Eglise et les interventions des chrétiens dans l’organisation politique, économique et sociale de nos pays reçoit un éclairage nouveau de l’Exhortation Apostolique Postsynodale Africae Munus. Bien des paragraphes de ce document ont été consacrés à la question du développement et de la bonne gouvernance des Etats. Le Pape y plaide pour la construction d’un ordre social juste qui relève de la compétence de la sphère politique. Notre Eglise doit y contribuer par la formation des consciences droites réceptives aux exigences de la justice et par sa contribution très positive à la bonne gouvernance d’abord en son propre sein pour en donner l’exemple. Elle doit plaider, d’une part, en faveur d’une économie soucieuse des pauvres, résolument opposée à un ordre injuste et, d’autre part, pour un Etat respectueux des libertés individuelles. Elle, c’est la communauté chrétienne, clergé et laïcs, chacun ayant sa part spécifique dans cette mission.

3.1. De quel ordre peut-être l’engagement des catéchistes dans la politique béninoise ?

Au prélude de l’avènement de la démocratie béninoise, le rôle de premier plan joué par Mgr Isidore de Souza, comme président du présidium de la Conférence Nationale du Bénin a été d’une surprise agréable. Son action inspira d’autres pays qui ont placé des prélats à la tête de leurs assemblées en vue de changement de régime politique. Il s’agit pourtant des assises politiques, économiques et sociales et non pas religieuses. Le constat fera poser à beaucoup, la question : de quoi se mêle l’église ?, ignorant la nature et l’ampleur de sa mission évangélisatrice qui ne néglige aucune dimension de la personne humaine. Tout ce qui touche à la vie de la personne humaine intéresse l’Eglise avons-nous dit supra.

Après sa démission du HCR d’alors, le rôle du clergé ne s’est pas arrêté. Les ecclésiastiques béninois ne se sont pas confinés dans les sacristies. Pendant ces vingt dernières années qui ont vu la gestation exaltante mais aussi turbulente de la démocratie béninoise, l’action du clergé a été tonitruante mais parfois inaudible, courageuse mais parfois rejetée parce que mal préparée. A des moments cruciaux de notre apprentissage démocratique, le corps ecclésiastique a eu son influence plus ou moins efficace sur le cours des événements. Elle a été signe d’espérance et d’espoir à maintes reprises et nous pouvons ensemble en rechercher les illustrations concrètes. Pour ma part, le clergé du Bénin réalise, pour notre démocratie, ce que suggère ce proverbe africain : « On entend tomber les fruits ou les arbres. Mais on n’entend pas pousser la forêt ». L’Eglise du Bénin, le clergé et les chrétiens, en particulier les cadres et personnalités politiques béninois, ressemble à ces grandes forêts de chez nous qui poussent sans grand bruit. Mais elle ne doit pas dormir sur ses lauriers. Pour que son action soit efficiente, elle doit être témoignage par la parole, la pensée et les actes. Comme prophète, le chrétien, en particulier le catéchiste doit davantage prendre l’engagement fort risqué de s’investir entièrement dans la cause de Dieu et des hommes.

N’est-ce pas ce à quoi exhorte la situation sociopolitique actuelle ? Cependant, ce questionnement personnel ne saurait donner à comprendre que le clergé doit exercer un pouvoir politique. Mais il a l’obligation, dans une impartialité exemplaire et un parti pris pour la vérité, d’éduquer et d’éclairer la conscience des catéchistes, afin que leur action reste toujours au service de la promotion intégrale de la personne humaine, du bien commun et de l’état de droit.

3.2. L’action des catéchistes est à l’actif du corps ecclésial tout entier Au Bénin, à l’Amont de la démocratie, le clergé et les intellectuels chrétiens étaient présents et actifs. En ces temps qui sont les derniers, ils répondent encore toujours à leur vocation de sel de la terre et de lumière du monde. Une telle mission provoque à plus d’actions manifestes de la part des catéchistes engagés dans la vie politique, sociale et administrative. Cela fait partir de leur devoir de chrétiens de donner des fruits dans tous les secteurs de leurs activités d’autant plus que leur existence, ne constitue pas deux vies parallèles, d’un côté la vie ‘spirituelle’ avec ses valeurs et ses exigences ; et de l’autre, la vie dite temporelle. Dans leur vie, toute activité, toute situation, tout engagement concret social et politique est une occasion providentielle pour un exercice continuel de la foi, de l’espérance et de la charité . Tout catéchiste qui néglige ses devoirs et ne met pas à profit cette occasion perdrait de vue que la foi même crée une obligation plus grande de les accomplir, en fonction de la vocation propre à chacun. Le congrès, où je donne cet exposé manifeste notre prise de conscience à cela parce qu’il est déjà en soi, un engagement patriotique. Les catéchistes se préoccupent des problèmes de notre démocratie. Ils offrent par le fait, à l’Église, des possibilités de plus de présence et d’actions dans le domaine sociopolitique.

Par ailleurs, la tâche n’est pas facile pour nous lorsque nous vivons en harmonie avec les données de notre foi et avec notre conscience. Nous pouvons être disqualifiés politiquement, et nous voir parfois mis à l’écart de l’espace où nous jouirions pleinement de notre droit d’agir conformément à nos convictions sur le bien commun. Mais les chrétiens ne devront pas baisser les bras. Bien plus, notre engagement social ne peut se limiter à une simple transformation des structures, car, si à la base il n’y a pas une culture capable de recevoir les exigences démocratiques qui font les peuples forts, les transformations reposeront toujours sur des fondements fragiles. L’éducation des consciences, au cours du catéchisme est donc un élément crucial de notre engagement .

CONCLUSION

La DSE n’est pas une théorie. Ses principes de base émergent du vécu social et reçoivent un éclairage nouveau de l’Evangile. Ils se fondent alors sur la raison humaine et la révélation et c’est ce qui les rend accessibles à tous les hommes de bonne volonté et aux chrétiens en particulier. C’est donc une grâce pour nous de prendre le temps aujourd’hui de nous plonger dans cet enseignement pour nous en imprégner en vue d’en rayonner, au moment où la démocratie béninoise semble entrer dans un processus culturel complexe qui signe la fin d’un prélude politique glorieux et l’incertitude pour la situation qui se profile à l’horizon. Il n’est pas possible de passer sous silence les graves dangers vers lesquels certaines tendances actuelles voudraient orienter les législations, et par voie de conséquence les comportements des futures générations béninoises. C’est pourquoi notre responsabilité vis-à-vis de ce pays est encore grande et doit se déployer dans tous les domaines.

Pour Le Congrès des Catéchistes.

Porto-Novo , le 30 juin 2012

P.KOULODJI

Professeur de Théologie Morale

Grand séminaire Mgr L. Parisot de Tchanvédji