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Dimanche 26 Juin 2011, solennité du Corps et du Sang du Christ.

Dimanche 26 Juin 2011, solennité du Corps et du Sang du Christ.

« Après avoir nourri la foule... Jésus disait Moi je suis le pain vivant qui est descendu du ciel, si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement... » Voilà une parole très forte pour nous : il est indispensable de manger la chair et boire le sang du Fils de l’homme pour ressusciter au dernier jour. Pour devenir source de vie, la communion à l’Eucharistie devra être union au Christ qui possède la vie du Dieu le Père. A chaque Eucharistie, se réalise en nous cette union fondamentale où nous faisons mémoire non seulement de ce qui s’est passé il y a deux mille ans en notre faveur sur le Golgotha, mais notre mémoire se rassasie de la contemplation de ce que le Seigneur continue à réaliser sans cesse pour nous. Car en vertu de la divinité de Celui qui s’offre sur la Croix, l’acte rédempteur transcende le temps et l’espace, et remplit tout l’univers et chaque instant de l’histoire de sa présence salvifique. Le Saint Sacrifice de la Messe rend ainsi visible à nos yeux le Sacrifice perpétuel par lequel Dieu nous révèle l’infini de son amour. La Messe est mémorial de la Pâque au sens où elle est l’actualisation de l’unique Sacrifice, la présence bien réelle de l’unique offrande qui nous sauve. Dans l’Eucharistie, rappelle le Concile, « est renfermé tout le bien spirituel de l’Eglise, c’est-à-dire le Christ lui-même ; notre Pâque et Pain vivant qui, par sa chair vivifiée par l’Esprit-Saint et vivifiante, donne la vie aux hommes qui sont invités et conduits à offrir eux-mêmes avec lui, leurs propres fatigues, et toutes les choses créées » (Presbyterorum Ordinis, 5). L’Eucharistie est ainsi sacrement de guérison de notre cœur, qui au contact de cette braise divine, s’enflamme d’amour dans l’Esprit Saint ; elle est sacrement de guérison de notre intelligence, qu’elle illumine de la connaissance intime de notre Sauveur ; l’Eucharistie est guérison de notre mémoire, qu’elle emplit de la présence de Celui qui vient à nous lorsque nous accueillons son Fils bien-aimé. La célèbre analogie trinitaire de Saint Augustin situait l’image du Verbe dans l’intelligence, celle de l’Esprit dans la volonté, mais l’image du Père réside selon Augustin dans la mémoire. C’est la mémoire vivante de cette présence amoureuse de Dieu le Père à nos côtés qui transfigure notre regard, éclaire notre intelligence, et embrase notre cœur. Saint Isaac le Syrien décrit le péché en termes d’oubli de Dieu ; plus radicalement encore : de sortie de l’homme de la conscience de Dieu. Et le même auteur se sert d’une comparaison particulièrement éloquente pour décrire la mort spirituelle du pécheur qui sort de la présence de Dieu : « Ce qui arrive au poisson quand il est sorti de l’eau arrive à l’esprit quand il est sorti de la mémoire de Dieu et se disperse dans la mémoire du monde » (Traité, 43). N’étant plus unifiée en Dieu, la mémoire s’attache aux souvenir des créatures dont elle nourrit les autres facultés, engendrant ainsi la multiplicité des passions, qui nous aliènent et nous entraînent au péché. C’est précisément parce que Dieu connaît notre amnésie spirituelle, qu’il a voulu nous laisser le mémorial de la Pâque de son Christ. « Passent les jours, les années, les siècles, mais ce geste très saint dans lequel Jésus a condensé tout son Evangile d’amour ne passe pas », proclame Jean-Paul II. « Jésus ne cesse pas de s’offrir lui-même, Agneau immolé et ressuscité, pour le salut du monde. » Si par le péché, notre mémoire était morte, par l’Eucharistie, elle peut à nouveau reprendre vie. En contemplant le Pain consacré que le prêtre offre à nos regards au cours du Saint Sacrifice, nous redécouvrons, émerveillés, cette présence de Dieu au milieu de nous, tout prêt de nous, et bientôt en nous par la communion.