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Dimanche du Saint Sacrement

Homélie pour la Fête-Dieu, fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ (03/06/2018)

L’Eucharistie, grandeur et l’efficacité

Frères et sœurs, je voudrais tout, d’abord vous souhaiter une bonne fête. En effet, nous fêtons aujourd’hui le Corps et le Sang du Christ. La fête du Corpus Christi, la Fête-Dieu, est une fête qui remonte au XIIIe siècle. Elle s’est développée pour mettre en valeur la dévotion à la Sainte Eucharistie. Elle s’est employée à célébrer la présence toute spéciale de Jésus à travers les signes sensibles que sont le pain et le vin qui deviennent à chaque messe le Corps et le Sang du Christ. Présence incroyable, présence mystérieuse, accessible dans la foi au Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ.

À la lumière des textes de l’Écriture qui nous ont été lus, essayons dans un court moment de nous laisser habiter par ce mystère de la présence eucharistique pour en découvrir la grandeur et l’efficacité. Le texte de la première lecture nous donne une clé intéressante pour comprendre ce mystère. Celui-ci est à situer dans le prolongement de l’Alliance de Dieu avec son peuple. Cette Alliance ne se résume pas à lecture du livre de l’Alliance. Elle est une façon de vivre, elle est une vie nouvelle. Elle fut scellée par le sang de l’agneau et offert en sacrifice. « Moïse prit le sang en aspergea le peuple et dit : voici le sang de l’Alliance… » Voilà l’Alliance de Dieu avec son peuple, une alliance conclut sur la base de « toutes les paroles données par le Seigneur » et du sang répandu de l’agneau immolé.Cette alliance dont parle Moïse permet au peuple d’aller plus loin, de continuer son chemin à travers les embûches et les défis du désert vers la terre promise fort de la présence de Yahvé son Dieu à ses côtés.

Le texte de l’évangile que nous venons de lire nous fait faire un pas de plus. L’Agneau immolé et son sang répandu dans le désert c’est Jésus lui-même, son Corps et son Sang. Écoutons Jésus nous le dit pendant le repas qu’il prenait avec ses disciples la veille de sa passion - un repas qui se situe dans le cadre de la fête des pains sans levain où l’on immolait l’agneau pascal-. Pendant ce repas donc Jésus « ayant pris du pain et prononça la bénédiction, le rompit, le donna à ses disciples et dit : ‘’prenez, ceci est mon corps’’. Puis ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna… et leur dit ‘’ceci est mon sang, le sang de l’Alliance versé pour la multitude’’ » C’est un peu fort ces paroles. Et en vérité, c’est un mystère profond que celui de la nouvelle Alliance inaugurée par Jésus où Dieu se fait tellement proche de nous qu’il prend un corps humain et qu’il verse son sang sur la croix pour le salut de tous. Le Corps crucifié et le Sang versé deviennent la nourriture de nos vies. Dans la 2èmelecture, l’auteur de la lettre aux Hébreux dit qu’en répandant son propre sang, Jésus nous a obtenu une libération définitive. Ainsi voulu par Jésus : le pain se change en chair, et le vin en sang, écrit saint Thomas d’Aquin dans la séquence Lauda Sion Salvatorem . Ce que tu ne comprends ni ne vois, une ferme foi te l’assure, hors de l’ordre naturel. Sous diverses espèces, signes seulement et non réalités, des réalités sublimes se cachent. La chair est une nourriture, le sang un breuvage, pourtant le Christ total demeure sous l’une et l’autre espèce."

C’est ce mystère de la nouvelle Alliance qui est célébré dans le Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ. « Ceci est mon corps, ceci est mon sang ». Dieu à travers Jésus descend dans nos vies. Il se fait proche de chacun et de chacune comme un Père pour ses enfants. Jésus, lui, se fait nourriture spirituelle dans le pain et le vin que nous partageons. « Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure ne lui ». Quelle beauté que cette union si intime entre Jésus et chacun de nous. Les mots sont forts « prenez ! ceci est mon corps, ceci est mon sang » . Il ne s’agit pas de cannibalisme. Ces mots ne sont pas à prendre au pied de la lettre quoiqu’ils signifient une présence réelle. Ils expriment, en effet, la profondeur et la nouveauté de cette union avec Dieu que Jésus rend possible, qui accomplit les promesses de l’Ancienne Alliance. Percevons-nous la grandeur et l’efficacité de l’Eucharistie ?

Chez St Luc, dans cet épisode de l’institution de l’Eucharistie, Jésus a dit : « Faites cela en mémoire de moi ». Ce n’est pas pour rien. Par l’Eucharistie, il continue à donner sa vie pour le monde. L’Eucharistie nourrit notre foi et édifie l’Eglise en un seul Corps et en un seul Esprit, afin que le monde croie et se réunisse un jour dans l’unique famille de Dieu. L’Eucharistie entraîne l’Eglise sur le chemin du Don de soi spécialement pour les plus pauvres Il nous faut découvrir que Dieu nous offre une intimité toute particulière à travers l’eucharistie. Il s’agit d’une source extraordinaire qui nous désaltère sur le chemin de la vie. Et, que de la fontaine de cette amitié divine, nous recevons la force de bâtir le monde nouveau et définitif. C’est ce que Jésus nous fait comprendre dans le mystère de l’Eucharistie. Le pain rompu, le vin versé deviennent le signe de sa Présence et de son amour. Il se donne à nous entièrement : « Ceci est mon corps livré pour vous ».Il nous invite à passer avec lui dans le royaume nouveau de l’amour partagé. Dans l’Eucharistie, Jésus offre sa vie, sa force à tous ceux qui veulent bien les recevoir. Il nous fait déjà, savourer avec lui les joies de l’éternité. Il nous fait, dès maintenant, choisir la vie ! Sachons accueillir la grâce de cette messe, et nous en réjouir !

Par ailleurs, faisons attention à notre manière de recevoir l’Eucharistie. Ne laissons pas tomber par terre les miettes de la Parole de Dieu. Car, comme nous accueillons et vénérons l’Eucharistie, le Verbe fait chair, nous sommes appelés à accueillir et à servir nos frères les hommes.

La tradition ancienne de l’Église parle des deux tables de l’Eucharistie : la table de la Parole et la table du Pain eucharistique. Il nous faut nous nourrir à ses deux tables, il nous faut vivre ces deux dimensions de la célébration eucharistique. Il ne faut donc pas aller en retard à la messe. Encore moins manquer la messe dominicale. Non, nous ne pouvons pas vivre sans le dimanche, sans l’Eucharistie, sans la communion de l’Eglise qui nous envoie plus forts et plus joyeux dans le monde. Telle est la foi de l’Eglise depuis toujours.

Que cette fête du Corps et du Sang du Christ nous dynamise dans notre vie chrétienne ; qu’elle nous fasse être toujours plus ce que nous sommes : le Corps du Christ. Amen !

P. Thierry Dossa ASSANH