vendredi 22 septembre 2017



A c t u a l i t é s
jeudi 7 septembre 2017
Le rêve devient une réalité. Les 270 prêtres de (...)

mardi 22 août 2017
Le mardi 22 août 2017, en la mémoire de la (...)

mercredi 2 août 2017
Après un temps d’hivernage d’environ trois ans (...)

jeudi 20 juillet 2017
Le Collège Catholique Notre Dame de Lourdes de (...)


En vrac !
mercredi 9 août 2017
L’euthanasie est le « meurtre délibéré moralement

vendredi 4 août 2017
Le pape François invite les religions à « prier (...)

mercredi 2 août 2017
Radio Vatican en français salue le 100e (...)

lundi 31 juillet 2017
A l’occasion de la « Journée mondiale de la (...)

lundi 31 juillet 2017
L’engagement de l’Eglise pour la promotion des (...)

mercredi 14 juin 2017
N’aimons pas en paroles, mais par des actes (...)

mardi 21 février 2017
Ils étaient tous au rendez-vous, les mouvements et

jeudi 2 février 2017
Chers frères et sœurs, bonjour ! Dans les (...)

lundi 2 janvier 2017
Cher frère, Aujourd’hui, jour des Saints (...)

dimanche 25 décembre 2016
« La grâce de Dieu s’est manifestée pour le (...)


V a c a n c e s
vendredi 11 juillet 2014
La communauté des sœurs Salésiennes Missionnaires de

jeudi 27 juin 2013
Pour marquer l’Année de la foi, l’aumônerie (...)

Aller à : Accueil du site > Actualités > Double canonisation

Double canonisation : Jean XXIII et Jean Paul II

Dimanche 27 avril, Jean XXIII et Jean-Paul II seront canonisés par le pape François, aux côtés de Jean XXIII.

En canonisant Jean-Paul II en même temps que Jean XXIII, le pape François confirme le Concile Vatican II comme socle de l’Église. Car si Jean XXIII a convoqué le Concile, Jean-Paul II n’a eu de cesse, durant les vingt-sept années de son pontificat, de l’appliquer.

Lorsqu’il est élu pape le 16 octobre 1978, le cardinal Karol Wojtyla choisit le nom de Jean-Paul pour signifier sa volonté d’assumer le double héritage de Jean XXIII et Paul VI, les deux papes du Concile. Beaucoup estiment même que c’est le Concile qui a permis l’élection, quelques années plus tard, d’un pape polonais et inconnu jusqu’alors.

Celui-ci assumait d’ailleurs complètement sa fidélité au Concile. Vatican II fut « la grande grâce dont l’Église a bénéficié au XXe siècle  : il nous offre une boussole fiable pour nous orienter sur le chemin du siècle qui commence », écrivait-il en 2001 dans l’encyclique Novo Millenio Ineunte.

Dans l’héritage de Vatican II, Jean-Paul II œuvra beaucoup en faveur du dialogue inter-religieux. En 1986, il est ainsi reçu officiellement à la synagogue de Rome. Bien que proche des Juifs, Jean XXIII lui-même n’était jamais entré en tant que pape dans une synagogue. Et surtout, la même année, Jean-Paul II organisa la rencontre d’Assise, invitant toutes les religions du monde à prier ensemble pour la paix.

Attendu comme un « pape de transition »,Jean XXIII fut, avec la convocation du concile Vatican II, l’un des artisans de la réconciliation de l’Eglise avec le monde moderne.

Lorsqu’il est élu pape le 28 octobre 1958, personne n’attend du cardinal Angelo Roncalli, qui prend le nom de Jean XXIII, autre chose que d’assurer un pontificat de transition. Après le très long pontificat (1939-1958) de son prédécesseur Pie XII, l’Église pense devoir « souffler » quelques temps, avant de reprendre un cap sous l’égide d’un nouveau pape.

De plus, le cardinal Roncalli, jusqu’alors patriarche de Venise, est âgé de 77 ans. Il est perçu par les autres cardinaux comme un vieil homme débonnaire et peu charismatique.

Moins de trois mois après son élection, Jean XXIII annonce la convocation du Concile Vatican II, pour « discerner les signes des temps ». Le nouveau pape a connu, en tant que nonce apostolique, la Bulgarie orthodoxe, la Turquie tiraillée entre laïcité et islam, et la France catholique et sécularisée du général De Gaulle. Il sent une nécessité pour l’Église de renouer avec le reste du monde.

Outre le Concile, Jean XXIII annonce le même jour un synode pour le diocèse de Rome, ce qui n’est plus arrivé depuis six siècles, et une réforme du droit canonique. Auparavant, il avait déjà créé la surprise en nommant de nouveaux cardinaux, un mois et demi seulement après son couronnement.

Sur le plan politique, il est l’artisan du dégel des relations entre le Saint-Siège et l’URSS. En 1963, il est nommé homme de l’année par Time Magazine.

Jean XXIII œuvre pour le rapprochement des chrétiens  : il crée le Secrétariat pour l’unité des chrétiens en 1960, et reçoit le primat de l’église anglicane, une première dans l’histoire de l’Église. En 1963, il élargit encore son message en adressant l’encyclique Pacem in Terris à « tous le hommes de bonne volonté ».

Lorsqu’il décède, le 3 juin 1963, d’un cancer de l’estomac, le « pape de transition » laisse derrière lui un Concile, que son successeur Paul VI mènera à bien, huit encycliques, et une Église prête à prendre un tournant majeur. Son influence dépasse largement ses propres frontières. Comme le résuma à l’époque le général De Gaulle, « on ne change pas la prière d’un milliard d’hommes sans toucher à l’équilibre de toute la planète ».

Source : La croix.com