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EXHORTATION

Christ Roi ! Christ Victoire !

C’est cela notre salutation ordinaire. Nous nous saluons en célébrant la victoire du Christ et sa royauté. Mais aujourd’hui nous aurons une nouvelle salutation, puisque l’Esprit fait toutes choses nouvelles. Nous allons célébrer par notre salutation, Celui qui est Vivant à Jamais. Voici le nouveau cri de salutation :

  • Jésus est Vivant / Il est réellement Vivant.
  • Dieu est Vivant/ Il est vraiment Vivant.
  • Christ est Vivant/ Il est Toujours Vivant.

Chers frères et sœurs, Heureux êtes-vous pour votre présence ici ce matin. Heureux êtes –vous, membres des divers groupes de prière, venus fêter avec nous. Heureux êtes-vous, habitant de Vakon Azohouè, vous avez la crainte de Dieu à qui vous avez cédé une place à Dieu. Nous sommes rassemblés ce matin pour fêter. A Porto-Novo, nous aimons la fête. Quand les bâches s’élèvent quelque part, on s’attend à une grande fête. Mais la fête de ce jour, est d’un autre ordre. C’est la fête de Dieu. Personne n’assiste au divin festin sans être comblés. Mais à deux conditions :

  • amener son bol,
  • et ce bol doit être vide.

Si votre récipient est déjà rempli de votre personne, Dieu ne peut plus rien vous donner. Dieu veut nous combler. Le Seigneur a dit à Sainte Catherine de Sienne, « fais toi capacité, je me ferai torrent de grâce ». Chers frères et sœurs, que chacun présente son assiette à Dieu en lui demandant de la remplir. Cela dit, il y a des gens qui regrettent de n’avoir pas amené un assez grand récipient. Soyez sans crainte, Dieu sait ce qu’il faut pour chacun. Avec mon introduction, vous avez l’entrée, allons directement au plat de résistance.

Dieu nous nourrit par sa parole. C’est la nourriture dont nous avons le plus besoin car « l’homme ne vit pas seulement du pain mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu ». Ouvrons nos oreilles et nos cœurs pour entendre la parole. Chant d’acclamation :

Lecture : Ac 1,12-14. « Ils retournèrent à Jérusalem…" La scène se passe au jour de l’ascension. Les Disciples ont perdu de nouveau Jésus. Après 40 jours de joie, qui les consolent de leur grande détresse, les voilà à nouveau sans Jésus. Ils ont perdu à nouveau Jésus. La grande espérance semble s’évanouir. C’est ce que chacun de nous vit dans sa vie spirituelle : les moments de consolation, où on vit de la présence de Jésus et des moments de désolation où Jésus semble absent alors qu’il est présent. Car il a bien promis d’être avec nous jusqu’à la fin des temps. Quelle étape vivez-vous en ce moment ? Les anciens bergers qu’on ne retrouve plus. Vous qui vivez la désolation, le Seigneur vous console.

La nuit de la foi existe : les apôtres ont vécu 10 jours de nuit totale de la foi, avant la Pentecôte. Mère Térésa a vécu des années de sécheresse. Que faisons-nous au cœur de nos nuits de foi ? Nous courrons à droite et à gauche, jusqu’à ce que le jour nous surprenne. Car, il n’y a pas de nuit sans jour. (Témoignage : la femme qui a prié 25 ans pour la conversion de son mari. C’est sa fidélité qui a converti son mari) Que faire quand nous perdons Jésus ?

Il faut s’attacher à sa Mère. Celle qui l’a perdu aussi, et qui détient le secret pour retrouver Jésus. La Vierge a perdu Jésus et l’a cherché avec une angoisse mortelle. La Vierge nous donne le précieux conseil fruit de son expérience : il est important de vite prendre conscience que Jésus n’est plus avec nous. Dans la nuit de la foi, certaines personnes se fabriquent le Jésus de leur foi.

De plus, n’allons pas chercher d’abord Jésus dans la caravane des Hommes, parmi les amis, les parents, autrement dit dans le service des pauvres. Jésus lui-même nous a averti : « les pauvres, vous les aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours avec vous » (Jn 12,18) Aujourd’hui beaucoup de chrétiens dans la nuit de la foi, se ferment à toute quête spirituelle de Jésus et s’adonnent aux œuvres sociales. Voyez le nombre d’ONG qui sont créés au nom de Jésus. Il y a de quoi halluciner en voyant dans le journal officiel, le nombre d’associations portant le nom de Jésus. Je vous cite quelques-uns : MAPC (Ministère d’action de prière en Christ), MAP (Ministère d’Action de Prière.)

Chers amis, ne faisons pas fausse route, retournons à Jérusalem, entrons dans l’espérance avec Marie. Il faut surtout obéir à la Parole de Jésus. Le Seigneur leur a ordonné de ne pas quitter Jérusalem avant la venue de l’Esprit, comme Lui-même avait attendu le signe du Jourdain pour commencer sa mission.

Que font les apôtres en arrivant à Jérusalem ? « Ils montèrent à l’étage de la maison c’est là qu’ils se tenaient tous » Dans quelle maison sont-ils montés ? La même maison que celle de la Sainte Cène. Remarquez bien que le cénacle est une maison de prière marquée par la forte présence des Apôtres et de la Vierge Marie. On peut prier dans les maisons, (exemple maison de la mère de Jean-Marc) sous le regard des autorités ecclésiastiques. Attention aux nouveaux cénacles, cercle de la voyance et de l’ésotérisme. Les miracles opérés dans ces lieux ne sauraient venir du Seigneur. Lorsqu’on vous invite à prier dans les maisons, vérifier si celui qui vous invite est en lien avec l’église catholique et s’il y a la Vierge Marie. (La vraie, la mère de Jésus, mère de l’Eglise). Voilà un grand point de vigilance pour nous membres du Renouveau. Informons nos curés de tout, invitez-les même dans les groupes de vie où maisonnées.

Luc prend soin de nous redonner les noms des apôtres ceux là qui sont les fruits de la prière du Christ. Mais comment les cite-t-il ? « Pierre, Jean, Jacques, André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu.. » L’ordre des citations est significatif. Luc a changé d’ordre. Il ne cite plus les frères ensemble : Pierre était avec André, maintenant, il le met avec Jean, son compagnon de mission. Pourquoi cela ? Parce que dans l’évangile de Luc (6, 14), c’était le lien de sang qui était mise en exergue. Mais ici, c’est le lien de foi, de mission qui compte. On verra juste après, Pierre et Jean, allant prier ensemble au temple. Ils sont allés ensemble en Samarie. Est-ce que nous croyons vraiment que le lien du baptême est plus fort que celui du sang ? On entend parfois certains insensés affirmer que le sang est plus épais que l’eau du Baptême. Cela me fait penser au séminariste rejeté par sa famille pour sa foi, il a été accueilli par des chrétiens jusqu’à son ordination. Je pense aussi à celui qui laissait entendre que lorsque quelque chose lui arrive, la première personne qu’il faut appeler, ce sont ses frères de communauté. On raconte qu’au Nigéria, après des assemblées de prières, il y a des coups de poing sauvages entre les frères. Quelle fraternité formons-nous ?

Nous avons raison de nous appeler frère et sœur, nous le sommes vraiment dans le Seigneur. Comment-est-ce que je vis la fraternité ? Jean et Pierre ont une valeur symbolique pour les mouvements charismatiques. Pierre représente l’institution et Jean les charismes. (Cf Discours de Benoît XVI sur : Institution et Charisme).

Contemplons un peu la figure de Jean. Nous fêtons la Pentecôte dans le mois du Sacré-Cœur, il importe donc de méditer sur l’expérience pentecostale de l’apôtre du cœur de Jésus. L’apôtre Jean et l’effusion de l’Esprit… Le fondateur de l’Emmanuel a l’habitude de dire que saint Jean est le charismatique qui a réussi. Jean a posé sa tête sur le cœur de Jésus et s’est rempli de l’amour du Seigneur, donc de l’Esprit saint. Il y a donc un lien entre le Sacré-Cœur et l’effusion.

Dans la Bible, le cœur est considéré comme un réceptacle de l’Esprit. En hébreux, le premier sens du mot hébreux qui désigne l’esprit, c’est ruah, « souffle ». Ce sont les poumons qui sont des réceptacles des poumons. Et l’hébreu ne fait pas de différence entre le poumon et le cœur.

Jean a fait l’expérience de l’effusion à la croix. C’est l’Esprit symbolisé par l’eau du côté transpercé du Christ qu’il a reçu… Parlant de saint Jean, un chant m’est venu sur les lèvres : oofèmi o. Notre monde a besoin des charismatiques comme St Jean qui reconnaît rapidement le Seigneur, même dans les évènements difficiles de la vie. En cela, il est l’apôtre de l’espérance. Lisez un peu l’Apocalypse et vous verrez comment Jean perçoit Dieu dans l’expérience.

« D’un seul cœur, ils participaient à la prière… » Soulignons ensemble l’importance de la prière ensemble. L’image de St François de Sales. La prière en famille est une force. L’église commence en famille. « Avec quelques femmes dont Marie, mère de Jésus, et ses frères » Remarquez que la place de la Vierge Marie semble ici bien discrète. Elle n’a pas le même relief que lui donne l’évangile johannique « près de la croix de Jésus ». Pourtant, la vision lucanienne rejoint celle de Jean : au moment où va s’enfanter le corps vivant de Jésus dans l’humanité par le don de l’Esprit Saint, elle est présente comme celle qui met Dieu au monde. La Constitution dogmatique Lumen Gentium souligne bien ce rôle de la Vierge : « Marie, elle aussi implorait par ses prières le don de Esprit qui à l’annonciation l’avait pris sous son ombres » (LG VIII, n° 4) Chers amis du Renouveau, attachons-nous à le Vierge pour une réelle effusion de l’Esprit. Car Lorsque le Saint Esprit trouve Marie dans une âme, il vole pour se poser sur cette âme. Et maintenant, d’un cœur ferme, honorons notre mère en prenant un extrait de notre prière à Notre Dame de l’Evangélisation : « Marie, Etoile de l’Evangélisation, accompagne tous tes enfants appelés à vivre dans la plénitude de l’Esprit pour la nouvelle évangélisation. Prie pour nous afin que nous soyons de vrais témoins du Christ, soumis à l’autorité de l’Eglise, qui annoncent avec audace Jésus, l’unique Sauveur du monde. Dans nos paroisses et dans nos communautés de base, obtiens-nous de devenir des artisans d’unité et d’harmonie, de cohésion et de paix, des serviteurs disciplinés, nourris de l’eucharistie…Vierge immaculée, apprends-nous à vivre de la Parole de Dieu dans la Bible et à mettre en pratique les commandements. Ainsi nous pourrons proclamer dans la puissance de l’Esprit-Saint, l’amour, la victoire et la gloire de Jésus ressuscité. Amen.

Père Nestor ATTOMATOUN,

Aumônier diocésain du Renouveau Charismatique Catholique.