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Existe-t-il un registre ou une attestation des ordinations ?

Le registre, l’attestation et la notification des ordinations sont des exigences juridiques liées à l’importance du sacrement de l’ordre. Il importe que chacun de nos diocèses se conforme à ces dispositions du droit pour le bien de tous.

L’ordre est un sacrement à caractère. Il engage dans un état de vie de toute la vie. Comme tous les autres sacrements, il doit être enregistré dans un livre ad hoc. C’est pourquoi le canon 1053 § 1 dispose : « L’ordination achevée, le nom de chacun des ordonnés et du ministre de l’ordination, le lieu et le jour de l’ordination seront notés dans un registre spécial diligemment conservé à la curie du lieu d’ordination, et tous les documents de chacune des ordinations seront gardés avec soin ». Les autres documents à conserver dans les archives de la curie diocésaine sont : l’attestation des études dûment accomplies, selon le can. 1032 ; s’il s’agit d’ordinands au presbytérat, une attestation de la réception du diaconat ; s’il s’agit de candidats au diaconat, une attestation de baptême et de confirmation, ainsi que de la réception des ministères dont il s’agit au can. 1035 ; de plus, une attestation de la déclaration écrite et signée de sa propre main, par laquelle il atteste qu’il recevra l’ordre sacré spontanément et librement et qu’il se consacrera pour toujours au ministère ecclésiastique, demandant en même temps d’être admis à recevoir l’ordre (c.1036) ; l’attestation du recteur du séminaire ou de la maison de formation (Cf. cc. 1050.1051) et les lettres dimissoriales (c. 1052) dans les archives de la curie de l’évêque qui a ordonné le candidat. L’évêque qui a ordonné doit par ailleurs délivrer à l’ordonné une attestation authentique de l’ordination reçue. Si l’ordination a été conférée par un autre (avec lettres dimissoriales) que son ordinaire propre, il présentera à ce dernier ladite attestation pour qu’on en fasse la transcription dans le registre spécial de la curie (c. 1053 § 2). De même, l’ordination reçue doit être notifiée dans le registre de baptême de l’ordonné (1054). A ce niveau, plusieurs interrogations nous viennent à l’esprit : combien de curies diocésaines de notre Eglise locale disposent de ce registre spécial des ordinations ? Les ordinaires du lieu donnent-ils vraiment cette attestation d’ordination ? Les ordinations faites par un autre évêque que l’évêque propre ont-elles conférées avec lettres dimissoriales ? Si oui, les évêques donnent-ils une attestation pour un candidat qui n’est pas le leur ? Une prise de conscience ou un changement s’impose en ce domaine. Quand on comprend l’importance de ces documents, aucune négligence serait permise dans l’enregistrement des ordinations tant à la curie diocésaine que dans les registres de baptême de l’ordonné. Et pour cause ! Dans les enquêtes matrimoniales par exemple, le curé cherche s’il n’y a pas pour l’époux un empêchement dirimant d’ordre sacré. Comment le savoir s’il n’y a pas eu l’enregistrement de l’ordination dans le registre de baptême de l’ordonné ?

Père Jacques Mahougnon AGOSSOU

Canoniste