jeudi 19 octobre 2017



A c t u a l i t é s
lundi 16 octobre 2017
Le weekend des 07 et 08 octobre 2017 restera (...)

mardi 26 septembre 2017
Créée en 1932, la communauté catholique de Zian, (...)

jeudi 7 septembre 2017
Le rêve devient une réalité. Les 270 prêtres de (...)

mardi 22 août 2017
Le mardi 22 août 2017, en la mémoire de la (...)


En vrac !
mardi 17 octobre 2017
Monsieur le Directeur Général, Mesdames et (...)

mercredi 9 août 2017
L’euthanasie est le « meurtre délibéré moralement

vendredi 4 août 2017
Le pape François invite les religions à « prier (...)

mercredi 2 août 2017
Radio Vatican en français salue le 100e (...)

lundi 31 juillet 2017
A l’occasion de la « Journée mondiale de la (...)

lundi 31 juillet 2017
L’engagement de l’Eglise pour la promotion des (...)

mercredi 14 juin 2017
N’aimons pas en paroles, mais par des actes (...)

mardi 21 février 2017
Ils étaient tous au rendez-vous, les mouvements et

jeudi 2 février 2017
Chers frères et sœurs, bonjour ! Dans les (...)

lundi 2 janvier 2017
Cher frère, Aujourd’hui, jour des Saints (...)


V a c a n c e s
vendredi 11 juillet 2014
La communauté des sœurs Salésiennes Missionnaires de

jeudi 27 juin 2013
Pour marquer l’Année de la foi, l’aumônerie (...)

Aller à : Accueil du site > Autres articles > FETE DE SAINT VINCEN

FETE DE SAINT VINCENT DE PAUL A IKPEDJILE : Homélie

DIMANCHE 27 SEPTEMBRE 2015 26ème DU TEMPS ORDINAIRE B PAROISSE SAINTE THERESE D’AVILA D’IKPEDJILE Chers Pères concélébrants,

Chers amis, membres de la Fraternité Saint Vincent de Paul,

Chers religieuses de l’Institut des SARC,

Honorables invités,

Chers frères et sœurs, amis du Christ pauvre.

Notre rassemblement ici à Ikpédjilé, en cette fête de Saint Vincent de Paul, est une réponse à l’appel de l’Esprit-Saint à prendre ensemble conscience de notre foi et de notre vocation commune à servir les pauvres et les personnes dans la souffrance, parce que, comme Saint Vincent de Paul, nous les considérons en Dieu et dans l’estime que Jésus-Christ en a faite. Lui-même s’est qualifié l’évangéliste des pauvres : « Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres ». Au-delà des apôtres et au-delà de Moïse, il y a toujours eu des gens qui ont mis leur vie au service de Dieu. Une question est alors posée. Quel droit les hommes ont-ils d’utiliser le nom du Christ sans être disciples ? Comment se fait-il qu’un homme, ne faisant pas partie du groupe des disciples de Jésus ou de l’Eglise d’aujourd’hui puisse accomplir les gestes au nom du Christ ? Nous le lisons dans l’Evangile de ce jour ; l’Apôtre Jean a été lui-même quelque peu scandalisé par un homme qui chassait les esprits mauvais au nom de Jésus sans faire partie du groupe. L’Exemple vient de loin. Déjà, au temps de Moïse, Josué avait eu une réaction semblable à propos d’Eldad et de Medad qui prophétisaient dans le camp d’Israël ; nous venons de le lire dans le livre des Nombres. En fait, ces réactions sont constantes dans toutes les communautés de foi et dans toutes les générations. Il faut l’avouer, il y a tout de même quelque chose de surprenant à ce qu’un autre puisse utiliser le nom de Jésus sans appartenir au groupe des disciples. Ce peut être choquant effectivement, mais tout de même tâchons de comprendre ce qui se passe pour éviter une difficulté qui pourrait ternir notre lien au Christ. Il y a ici une ambiguïté dont il faut parler. Il faut considérer un double aspect dans la réaction de l’apôtre : l’honnêteté d’abord, puis le risque du privilège. Expliquons-nous : d’une part, Jean a certainement voulu préserver un message du Christ qu’il avait entendu et qu’il ne voulait pas voir déformer par quelqu’un qui n’avait pas, comme lui, bénéficié de cette écoute ; mais d’autre part, il semble qu’en voulant absolument préserver ce message de manière trop humaine, il tend à restreindre la communauté des disciples et des croyants à un groupe fermé sur lui-même.

Jésus répond donc à l’apôtre. Il déclare : « Ne l’empêchez pas ! » En fait le Seigneur ouvre des pistes larges sur un horizon que les disciples n’avaient pas pu percevoir encore. « Celui qui n’est pas contre nous est pour nous ». Jésus se situe au-delà de la communauté des croyants. Une manière de dire aujourd’hui que l’Eglise est plus grande que l’Eglise institutionnelle. Le groupe des douze n’a pas le monopole de l’action de l’Esprit Saint, tant il est vrai que celui-ci souffle vraiment où il veut. Déjà en son temps, Moïse avait bien parlé de nous « serais-tu jaloux pour moi ? Ah ! Si le Seigneur pouvait mettre son Esprit sur eux, pour faire de tout son peuple un peuple de prophètes ! » On n’empêche pas l’action de l’Esprit de Dieu, aussi aucune de nos structures, même rituelles ne peut l’enfermer. Dans la suite du texte, Jésus donne une série d’exemples pour éclairer l’attitude qui doit être la nôtre ; il commence par le symbole d’un petit rien ! Le verre d’eau : « Celui qui vous donnera un verre d’eau parce que vous appartenez au Christ, vraiment je vous le dis, il ne restera pas sans récompense. » Entendons bien ce que dit le Seigneur ; il déclare ouvertement qu’il s’identifie lui-même au moindre de ses disciples. Manquerions-nous le rendez-vous d’un verre d’eau ? Chers frères et sœurs de la Fraternité Saint Vincent de Paul, chères religieuses, Servantes de l’Amour Rédempteur du Christ, chers frères et sœurs en Christ, la question est peut-être pour nous aujourd’hui de nous renaître vraiment catholiques, c’est-à-dire vraiment universels. La demeure de l’Esprit Saint est beaucoup plus large que celle de nos idées ou de nos convictions, même religieuses ; l’Esprit de Dieu ratisse large, il souffle dans tous les recoins au monde. Par conséquent, nous devons être les artisans efficaces et infatigables de la véritable Eglise du Christ qui n’a d’autre prétention que le service des hommes et des femmes sur une terre qui appartient à tous. Le message que nous portons n’est pas le nôtre, c’est celui du Christ. Notre attachement à l’Eglise chers amis, doit être la manifestation de l’estime que nous portons à ceux qui ne semblent pas être du même bord que nous. Saint Vincent de Paul ne faisait pas de différence entre les pauvres qu’il servait parce que Jésus ne l’avait pas fait. Il a considéré les Samaritains et les juifs comme des frères, fils du même Père miséricordieux. Il écrit d’ailleurs à cet effet : « Dieu aime les pauvres et par conséquent il aime ceux qui aiment les pauvres ; car lorsqu’on aime bien quelqu’un on a de l’affection pour ses amis et pour ses serviteurs. Or, la petite Compagnie de la Mission tâche de s’appliquer avec affection à servir les pauvres, qui sont les bien-aimés de Dieu ; et aussi nous avons sujet d’espérer que, pour l’amour d’eux, Dieu nous aimera. » En méditant les textes de ce dimanche, je suis tombé sur un texte de Monseigneur Vincent MENSAH. Il écrit ceci : « La pauvreté s’exprime aussi par la solidarité envers les pauvres auxquels Jésus donne la priorité dans l’évangélisation…Jésus ne s’est pas proclamé pauvre pour ramener à lui le bien des pauvres. Il s’est consacré à l’amélioration de leur situation (guérison des malades, prédication évangélique) ».

Chers frères vicentiens, nous devons nous mettre ensemble pour nous occuper des pauvres de notre diocèse. La Fraternité Saint Vincent de Paul et les Servantes de l’Amour Rédempteur du Christ avons tous cette même vocation. Nous devons être ensemble, l’instrument de Dieu pour la libération et la promotion des pauvres, de manière à ce qu’ils puissent s’intégrer pleinement dans la société. Nous nous efforcerons d’écouter le cri du pauvre et le secourir selon nos moyens. Agir ainsi, c’est nous mettre dans la volonté du Père qui ne fait jamais la sourde oreille à ces cris. Comment ne pas encourager la collaboration entre nos institutions diocésaines ? Orphelinats, Centre saint Camille, Centre National Saint Vincent de Paul de Tchaada, Auberge de l’amour rédempteur du Christ de Dangbo. Nous devons nous assoir pour réfléchir ensemble et coordonner nos activités, même avec les autres qui ne sont pas de notre Eglise dans un dialogue éclairé, franc et fraternel. Soyez fidèles à l’évangile des pauvres pour ne pas courir en vain ! Je confie notre apostolat à tous à la fraternelle tendresse de la Vierge Marie, elle qui louait Dieu parce qu’il a renversé les potentats de leur trône et renvoyé les riches les mains vides, de nous accompagner sur le chemin de la perfection chrétienne ! Amen !

Père Jean Benoît GNAMBODE

Administrateur Apostolique du diocèse de Porto-Novo