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Gogbo ! Le retour de l’enfant prodigue !

Le mercredi 04 Juin 2013, Monseigneur Jean-Benoît GNANBODE, Administrateur Apostolique du Diocèse de Porto-Novo, a procédé à la réouverture de la Station Secondaire Saint Joseph de GOGBO, officiellement fermée depuis le 08 mai 2013. Cette cérémonie a été marquée par deux temps forts :

  • d’une part, le rite de purification, la réouverture officielle de la porte principale et l’entrée solennelle des prêtres et fidèles dans l’Eglise ;
  • d’autre part, la célébration eucharistique.
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Rite de purification au portail

Avec ses communautés voisines, DANNOU, AGONLIN, et LOWE, GOGBO dépendait, en effet, depuis plusieurs décennies de la Paroisse Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus d’AZOWLISSE. Par un décret datant du 15 Août 2012, son Excellence feu Mgr René-Marie EHOUZOU, alors, évêque du Diocèse de Porto-Novo, érige la station secondaire Saint Pierre et Saint Paul de DANNOU en Paroisse, avec comme premier curé, le Père Guy AGOSSOU installé le 22 septembre 2012, et comme stations secondaires GOGBO, AGONLIN et LOWE. Ceci a provoqué aussitôt une violente contestation de la part des fidèles de GOGBO qui, entrainés par quelques uns de leurs dirigeants, sont dès lors rentrés dans une désobéissance manifeste, revendiquant avec intransigeance le droit d’être paroisse en lieu et place de DANNOU qui, selon eux, leur aurait usurpé cette prérogative avec la complicité de leur ancien curé, le Père Dieu-Donné ALANTEKPO.

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Mgr ordonne l’ouverture de la porte de l’Eglise

Dans le fait, cette désobéissance s’est manifestée par des invectives publiques et grossières vis-à-vis du Père Dieu-Donné ALANTEKPO, par le refus catégorique de participer à la messe d’installation et de faire allégeance à leur nouveau curé, par une hostilité ouverte vis-à-vis du curé et des fidèles de DANNOU. Leurs rassemblements communautaires, au lieu de se centrer sur la prière et l’écoute de la Parole de Dieu, finissaient par prendre l’allure de meetings passionnés de types syndicalistes où quelques dirigeants, obscurément éclairés, haranguaient la grande masse des fidèles.

Depuis lors, plusieurs démarches de conciliation ont été entreprises à leur endroit. C’est d’abord le Père Dieu-Donné ALANTEKPO qui a tenté de les ramener à la raison, mais il a été très tôt hué, humilié publiquement et tourné en dérision. A son tour, le curé de DANNOU a tendu plusieurs perches à ses fidèles dissidents de GOGBO qui n’ont pas cru devoir les saisir ; bien au contraire, il n’aura essuyé qu’injures grossières et mépris. Le doyenné pour sa part a envoyé une délégation conduite par le Père Maxime NEGUI, curé d’ADJOHOUN, qui non plus n’a réussi à avoir gain de cause. Un prêtre du diocèse a aussi pris l’initiative personnelle de rechercher un consensus par des consultations de proximité qui n’ont donné aucun résultat positif. Tout cela n’a servi à rien puisque GOGBO continuait résolument de durcir sa position.

Par ces différents actes déplorables, les fidèles de GOGBO se sont eux-mêmes soustraits de la communion ecclésiale. Voilà pourquoi, leur curé a ordonné l’arrêt systématique des célébrations en l’absence du prêtre par une lettre datant du 25 0ctobre 2012. Face à leur refus d’obéir, le curé doyen, sur demande expresse de Mgr Jean-Benoît GNANBODE, administrateur apostolique du Diocèse de Porto-Novo, a envoyé un seconde lettre, le 21 Décembre 2012, ordonnant la suspension des toutes les célébrations liturgiques. Mais, GOGBO a aveuglement persisté dans son entêtement et sa désobéissance caractérisés.

En sommes, GOGBO, emmuré dans sa rébellion, aura passé plus de neuf mois, sans prêtre, et donc sans messe ni aucun sacrement, sans célébrations liturgiques, sans catéchisme, et même sans confession et communion pascales, infligeant à toute l’Eglise famille de Porto-Novo la douloureuse expérience de voir l’errance spirituelle d’un de ses fils. Cette situation aux conséquences spirituelles, pastorales, morales et sociales déplorables n’aura fait que trop duré : de septembre 2012 à mai 2013. Comment peut-on rester si longtemps coupée de la sève nourricière que constitue la mère Eglise, sacrement de salut, sans risquer de se faner, de se dessécher et de mourir spirituellement ?

Mais l’Esprit du Seigneur est toujours à l’œuvre, et son Eglise, mère et éducatrice, toujours à la recherche de la brebis égarée, vit dans l’espérance constante du retour au bercail de ses fils perdus ! C’est ainsi que dans sa sollicitude paternelle Monseigneur l’Administrateur, après une longue expectative patiente et silencieuse, a pris l’initiative d’inviter les dirigeants de la communauté chrétienne de GOGBO. Fort heureusement, ces derniers ont accepté de rencontrer l’autorité ecclésiastique et se sont rendus à l’Evêché de Porto-Novo le Mercredi 08 Mai 2013 ; en définitive, ils ont promis obéir à la décision antérieure à eux signifiée dans la lettre du 21 Décembre 2012, à savoir : arrêter les célébrations en l’absence de prêtre, suspendre toutes sortes de rassemblements et d’activités, fermer les portes de l’Eglise.

Accompagné du curé doyen, le Père Dieudonné ALANTEKPO, le père Jules Carrel DOSSAH, ira constater de visu l’effectivité de la stricte application de cette décision sur le terrain le Jeudi 23 Mai 2013. Le constat est positif : GOGBO a enfin obéi, du moins, apparemment ! Ce qui lui ouvre désormais la voie de son retour tant souhaité dans la communion ecclésiale, de laquelle elle s’est soustraite elle-même par son insoumission.

La possibilité de ce retour salutaire passe nécessairement par le repentir et la conversion dans le jeune, la pénitence et la prière. C’est ce qui justifie le triduum pénitentiel débuté le 1er Juin 2013 à GOGBO. Trois jours durant, à travers écoute et méditation de la Parole de Dieu, prières et dévotions diverses comme le rosaire et le chemin de croix, les fidèles de GOGBO ont imploré la miséricorde divine. Ce cheminement a été conclu le mardi 04 Juin 2013 par une célébration pénitentielle communautaire avec confession et absolution individuelles. Lavés de leurs fautes personnelles et surtout de leur péché public communautaire de désobéissance, ils sont désormais disposés à offrir le sacrifice eucharistique, signe par excellence de leur communion recouvrée avec Dieu et son Eglise.

Dans l’après midi du Mercredi 05 Juin 2013, Monseigneur Jean Benoit, Administrateur Apostolique du Diocèse de Porto-Novo s’est donc rendu en personne à GOGBO, accompagné du Père Jules DOSSAH, vicaire Général, du Père Dieu-Donné ALANTEKPO, curé doyen d’Azowlissè, du père Guy AGOSSOU, curé de la paroisse de DANNOU et de quelques autres prêtres du doyenné d’Azowlissè. Après la prière de purification au portail, l’aspersion des fidèles et des locaux extérieurs, Monseigneur ordonna l’ouverture des portes de l’Eglise, aspergea l’intérieur, et invita fidèles et concélébrants à y entrer à sa suite pour la célébration de la messe.

Au cours de son homélie, Monseigneur GNANBODE a d’abord souligné la nature divine de l’Eglise qui n’est pas une société humaine quelconque, mais le Peuple de Dieu, Corps mystique du Christ. Ensuite, il a mis l’accent sur le principe fondamental de l’obéissance chrétienne qui s’enracine dans l’obéissance Jésus lui-même au Père et enfin, le strict devoir de communion ecclésiale qui s’impose à tous ceux qui se réclament authentiquement de l’Eglise catholique.

Avant la bénédiction finale, Monseigneur l’Administrateur communiqua solennellement à toute l’assemblée les décisions prises par rapport à la situation de GOGBO dans les termes suivants :

- 1. Les quatre catéchistes-célébrants instigateurs, protagonistes et meneurs du mouvement de désobéissance de la communauté chrétienne de GOGBO sont suspendus pour un mois.

- 2. Ils prendront contact avec le curé doyen d’AZOWLISSE qui leur indiquera le cheminement à suivre pour leur réhabilitation

- 3. Le curé de la Paroisse Saint Pierre et Saint Paul de DANNOU, le Père Guy AGOSSOU, se chargera de célébrer l’Eucharistie sur la Station Saint Joseph de GOGBO tous les dimanches, à partir du dimanche prochain 09 Juin 2013.

Cette dernière décision a aussitôt suscité une vive, violente et bruyante contestation de la part d’une partie de l’assemblée, entrainant du coup une ambiance délétère qui contraste nettement avec le calme, la sérénité et la joie ayant prévalu jusque là.

La présence de l’Administrateur n’a pas réussi à dissuader les rebelles de GOGBO qui venaient de démontrer devant l’autorité ecclésiale elle-même, sans aucun égard et sans aucune retenue, l’incongruité notoire dont ils se sont jusque-là rendus coupables. Mais l’Eglise se saurait fléchir devant le tintamarre de quelques individus irréfléchis et indisciplinés obstinément engouffrés dans l’illusion de pourvoir imposer leur point de vue erroné. Cette réaction, pour le moins irrévérencieuse, ne remet-elle pas d’ailleurs en cause la sincérité de leur cheminement pénitentiel des trois jours précédents ? N’interroge-t-elle pas davantage sur leur réelle compréhension de l’Eucharistie à laquelle ils venaient de communier en grande majorité.

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célébration eucharistique

Du reste, la position initiale de l’Eglise ne changera point, pas plus que chacune des trois décisions ci-dessus énumérées. L’Administrateur est ferme et suffisamment précis : on est dans l’Eglise Catholique et non ailleurs ; on est de cette Eglise ou on ne l’est pas ; on est dans cette Eglise ou en dehors d’elle ! La majorité des fidèles de la Station Saint Joseph de GOGBO qui se reconnaissent réellement fils de l’Eglise devront vivre dans l’obéissance, et ils y sont déjà engagés ; ceux qui sont encore indécis ou dans une position mitigée puiseront dans l’Eucharistie la force nécessaire pour se raviser à temps et se convertir, ou, dans le cas contraire, rejoindre la minorité arrogante des opposants, qui n’ont d’ailleurs pas attendu la bénédiction finale pour sortir insolemment de l’Eglise.

Il importe de rappeler ici certaines dispositions du Code du Droit Canonique qui stipule au Canon 515 que : "La paroisse est la communauté précise de fidèles qui est constituée d’une manière stable dans l’Eglise particulière, et dont la charge pastorale est confiée au curé, comme à son pasteur propre, sous l’autorité de l’Evêque diocésain.(§1)" "Il revient au seul Evêque diocésain d’ériger, de supprimer ou de modifier les paroisses ; il ne les érigera, ne les supprimera ni ne les modifiera pas de façon notable sans avoir entendu le conseil presbytéral. (§2). » La décision de créer une paroisse n’est jamais fantaisiste encore moins partisane, mais répond toujours à un besoin pastoral et à des conditions précises. Devenir paroisse n’est donc pas une fierté politique, sociale ou tribale à revendiquer violemment à cor et à cri.

Le cas de GOGBO est un contre exemple grave à stigmatiser, pour que, plus jamais et nulle part ailleurs, cela ne se répète.

Prions pour le cœur des fidèles de GOGBO s’ouvre au souffle de l’Esprit Saint, afin que tous se convertissent réellement et reviennent très vite au Seigneur Jésus-Christ, dans la docilité et l’obéissance des enfants de Dieu.

Père Ghislain Yvon MAFORIKAN, vicaire à Azowlissè