samedi 25 novembre 2017



A c t u a l i t é s
mardi 21 novembre 2017
Le pape nomme un rapporteur et deux secrétaires

vendredi 3 novembre 2017
Après la rentrée pastorale au plan diocésain, (...)

samedi 21 octobre 2017
Le missionnaire n’est jamais seul et la (...)

lundi 16 octobre 2017
Le weekend des 07 et 08 octobre 2017 restera (...)


En vrac !
mercredi 22 novembre 2017
Dans l’eucharistie, le Christ « communique » (...)

vendredi 17 novembre 2017
C’est la seconde catéchèse sur la messe

mardi 17 octobre 2017
Monsieur le Directeur Général, Mesdames et (...)

mercredi 9 août 2017
L’euthanasie est le « meurtre délibéré moralement

vendredi 4 août 2017
Le pape François invite les religions à « prier (...)

mercredi 2 août 2017
Radio Vatican en français salue le 100e (...)

lundi 31 juillet 2017
A l’occasion de la « Journée mondiale de la (...)

lundi 31 juillet 2017
L’engagement de l’Eglise pour la promotion des (...)

mercredi 14 juin 2017
N’aimons pas en paroles, mais par des actes (...)

mardi 21 février 2017
Ils étaient tous au rendez-vous, les mouvements et


V a c a n c e s
vendredi 11 juillet 2014
La communauté des sœurs Salésiennes Missionnaires de

jeudi 27 juin 2013
Pour marquer l’Année de la foi, l’aumônerie (...)

Aller à : Accueil du site > Notre Eglise > Instituts religi > Les Sœurs Salésie > HISTORIQUE DES (...)

HISTORIQUE DES 25 ANS DE PRESENCE MISSIONNAIRE DES SMMI AU BENIN.

C’est une immense joie pour nous, à l’occasion de ce modeste jubilé des 25 ans de présence au Bénin, de vous donner un aperçu de notre parcours. Mais en premier lieu, reconnaissons franchement que ce chiffre de 25 années s’avère petit aux côtés des 150 ans d’évangélisation du Bénin par la vaillante et intrépide phalange de la Société des Missions Africaines (SMA). En cette héroïque époque, ces zélés envoyés quittaient rapidement leur champ d’apostolat pour la Patrie Céleste, faute de découvertes médicales : fièvre jaune et paludisme y faisaient en effet surtout de grands ravages. Cependant la date de nos premiers pas faits sur cette attachante terre d’Afrique de l’ouest, ce merveilleux, quartier latin, ce brillant Dahomey devenu Bénin est pour nous d’une grande importance.

JPEG - 19.9 ko
Mgr Mensah entouré des SMMI aux débuts de leur arrivée

Ce fut le 18 juillet 1986 que notre institut des Sœurs Salésiennes Missionnaires de Marie Immaculée (SMMI), branche missionnaire de la Société de Saint François de Sales vit le jour au Bénin. C’est en répondant à l’appel pressant de son Excellence Mgr Vincent MENSAH, de vénérée mémoire, et alors évêque de Porto-Novo, ce prélat doté d’une indéfectible bonté, et grâce à l’intermédiaire du père Charles WHANNOU, que nos supérieures majeures ont donné tout leur accord pour cet apostolat d’Eglise bien précis et qui est en parfaite concordance avec notre charisme : apporter notre aide à la formation du nouvel institut que désirait ardemment fonder Mgr Mensah : l’institut des SARC.

JPEG - 28.2 ko
Couvent de la communauté SMMI de Porto-Novo : vue de face
  • 1 Nos débuts missionnaires au Bénin. C’est au soir de ce « jour J » du vendredi 18 juillet 1986 qu’un DC 10, alors qu’il sonnait 19H45, heure de Cotonou, se posa sur le macadam de l’aéroport de Cotonou pour y déverser ses passagers. Parmi ces derniers, quatre d’un statut assez particulier : Mère Luc-Marie la supérieure générale d’alors, accompagnée de trois autres religieuses : sœur Myriam-Christine, la supérieure, sœur Mary-Aniceta, (la future maîtresse des novices) et sœur Marie Thérèse CAILLAUD (Mémé) l’infirmière du futur dispensaire .Avec bienveillance, le pasteur du diocèse de Porto-Novo attendait les arrivantes. A ses côtés, le Père ATCHOU Théodore qui, tout souriant, venait accueillir ses nouvelles ouailles. Il va sans dire que le bon père Charles WHANNOU ne pouvait manquer cette première rencontre accompagné par l’un de ses frères, ainsi que le père John, indien missionnaire fidei donum, alors curé d’Ita-Djèbou. Sœur Myriam Christine n’était-elle pas native elle aussi de la région de Kerala (Inde) tout comme lui ? Après un arrêt à l’archevêché pour y recevoir la bénédiction du Cardinal Gantin et de l’archevêque de Cotonou Mgr Christophe ADIMOU, nous reprenions la route pour Porto-Novo. A l’approche de notre nouveau couvent, les rues que nous ne distinguions guère s’avéraient cahoteuses ! Là, une surprise de taille nous attendait. Franchissant le portail et ayant à leur tête le Père J-B. DAKPOGAN, le tout jeune vicaire fraîchement ordonné, un groupe de fidèles d’au moins une vingtaine de personnes, hommes et femmes, tous du comité paroissial étaient là. Une femme se détacha du groupe, un bol à la main. Elle vint à notre rencontre et versa l’eau devant nous ; rite que nous découvrions pour la première fois et qui, suivant la tradition béninoise, est un signe d’accueil, d’hospitalité, de souhait de bienvenue et de paix. Après avoir serré toutes les mains, chacun disant « Bienvenue ma sœur », ce fut suivi de toute cette sympathique escorte chantante et dansante que nous avons fait notre entrée à la chapelle où le Seigneur dans son tabernacle s’y trouvait présent depuis peu. Il était exactement 22H15. Après avoir récité tous ensemble le Notre Père en français et le Je vous salue Marie, quelqu’un entonna le chant « rendez grâce au Seigneur... » Nous étions émues, croyez-le ! Puis dans le petit parloir, l’apéritif a été servi avant de passer au réfectoire où une table fleurie était dressée pour nous accueillir.
    JPEG - 24.1 ko
    Mgr Mensah.A sa droite Sr Mère Marie-Luc.A et sr Aniceta. A sa gauche sr Mari-Thérèse

Excellent dîner pris avec notre évêque, les prêtres présents et un grand séminariste nommé Mellon DJIVOH. Plusieurs fidèles de la paroisse firent le service avec une extrême gentillesse. Vous devinez que l’heure était tardive lorsque se termina le repas. Puis chacune gagna sa chambre, y trouva un lit bien fait, possédant aussi moustiquaire et sur la petite table un vase avec des fleurs. Vous pouvez admirer cette délicatesse. Le lendemain à 18H, à l’église Sainte Anne, Mgr célébrait l’eucharistie en notre honneur afin de nous présenter solennellement à la foule des fidèles : ce qui valut à notre Mère Luc-Marie et à nous-mêmes sur la demande de l’évêque, d’aller au micro afin que notre supérieure générale puisse présenter avec sa simplicité et son dynamisme missionnaire notre congrégation. Puis chacune de nous s’avança pour dire son nom et un mot. Les chants de cette messe célébrée en français furent superbes et remplis de sens en cette circonstance.

JPEG - 33 ko
Papa Félicien G. gardien chez les SMMI jusqu’à la retraite

Tant que pour la maison nous sommes vraiment gâtées, elle est propre et spacieuse. Nous avons un beau jardin fleuri et un brave homme du nom de Félicien comme gardien de nuit qui assure en même temps arrosage et propreté. La paroisse a pris grand soin aussi de nos délicats estomacs pendant bons nombre de jours et sous la responsabilité de Mme Félicia CRINOT, désignée par Mgr à cet effet. Petit à petit nous nous sommes installées. Et comme toutes les bonnes choses passent trop vite, il va falloir accepter bientôt le retour en France de notre supérieure générale.

JPEG - 35.8 ko
Les souers SMMI
JPEG - 28.3 ko
Les soeurs SMMI
  • 2 La tâche ardue des SMMI. Notre tout premier engagement paroissial est celui de la sacristie, apporter notre aide en distribuant l’eucharistie aux fidèles lors des célébrations, la porter à domicile aux malades, ainsi que le dimanche dans les stations secondaires de la paroisse lors des assemblées dominicales en l’absence du prêtre, enseigner le catéchisme, s’adonner deux ou trois fois par semaine en faisant des visites à domicile. Dès le 1er octobre 1986, un modeste internat vit le jour avec pour effectif 8 filles pour atteindre progressivement près de la trentaine de nos jours, venant surtout de familles en difficultés, voire des enfants orphelines. Un grand nombre parmi elles sont parrainées, les autres entièrement ou partiellement payantes. Ce mélange d’écolières arrivant de différents milieux s’avère socialement bienfaisant car ne sommes-nous pas pour la promotion et la dignité de la femme ? Ce qui doit commencer déjà dès l’enfance. Notre regret et de ne pouvoir en accueillir plus, faute de place et de moyens.
JPEG - 31.4 ko
Les SMMI au milieu des fillettes de l’internat
JPEG - 23.7 ko
Les SMMI au milieu des fillettes de l’internat

A cela s’ajoute un embryon de dispensaire ayant comme tout confort deux minuscules pièces et comme seule aide notre Damienne pour ce début, servant aussi d’interprète, quatre différentes langues locales y étant parlées. Très vite les consultants devinrent nombreux, allant de 8 le premier jour pour atteindre parfois la centaine. Rapidement, Mgr nous fit alors construire un gentil dispensaire le mettant sous la protection de Saint Luc. Bien entendu, un renfort en sœurs arriva, mais très progressivement. Après 18 mois, sœur Anne-Augustine débarqua et fut suivie 8 mois plus tard par sœur Margaret Joy notre actuelle régionale et sœur Nirmala Jothy, infirmière. Ce qui m’a fait pousser un ouf de soulagement. Là il fallait être patiente avant de voir s’échelonner de nouveaux renforts. Pour toutes, il fallait s’engager dans un rude combat surtout avec « Dame anophèle ». Mais cela n’est-il pas le lot de l’Afrique ? Pour plusieurs la santé ne résista pas. Et hélas en tout premier lieu la première victime fut la sœur Myriam Christine qui malgré son énergie et toute sa bonne volonté ne resta qu’une année, sa santé restant ébranlée pour toute sa vie désormais.

JPEG - 45.6 ko
25 mars 1994 : Les trois 1ères SARC, Mgr Mensah et les SMMI

Le secret qui est resté longtemps gardé avait commencé à se concrétiser. La plus délicate des missions assignée au SMMI était de prendre en main la formation des futures religieuses de l’institut des Servantes de l’Amour Rédempteur du Christ (SARC). Cette œuvre de longue haleine demandant prières intenses et réflexion. Ce fut donc dans la foi, la confiance et la joie rehaussées par son grand amour maternel que sœur Aniceta se consacra entièrement à cette noble et exaltante mission. Elle y a été secondée durant plusieurs années par la sœur Amala Jose. Le 25 mars 1994, en la solennité de l’Annonciation, les tous premiers fruits furent cueillis : sœurs Augustine GODONOU, Antoinette ACAKPO et Opportune TOSSE. Puis le temps de laisser voler de ses propres ailes le jeune institut ne tarda pas à venir, puisqu’elles possèdent leurs propres sœurs à vœux perpétuels. Il était temps de se retirer bien que la congrégation des SMMI reste toujours très proche des SARC. Il est bon de signaler ici que ce nouveau et jeune institut possède déjà au ciel un ange protecteur en la personne de l’humble et effacée sœur Suzanne.

  • 3 Le beau temps de l’essaimage. Bien entendu, en 25 ans de présence à Porto-Novo, nous avons dépassé les frontières de notre ville capitale pour nous rendre à Parakou fin 1997 sur la paroisse Sainte Trinité de Guema. Et pour un même devoir apostolique de soins médicaux sous la protection de Mère Marie Gertrude fondatrice de nos missions. Un foyer de jeunes filles a été ouvert permettant de continuer des études de la 6ème jusqu’au baccalauréat, éducation certes passionnante, mais ne sommes-nous pas là, prêtes à les encourager et à les encadrer à cet âge combien ingrat et d’émancipation ? En 2003 ce fut le tour du diocèse de N’Dali en la paroisse Saint André d’Ina de nous accueillir toujours avec la même gentillesse ; mais là ayant comme logement durant plusieurs années dans un container, passant ensuite dans une maison intermédiaire encore étroite mais plus confortable. Actuellement le nouveau couvent est entrain de sortir de terre. Là aussi le même apostolat paroissial ; puis un dispensaire, un service de soins ambulants (clinique mobile) un centre nutritionnel, sans oublier le beau travail de l’animation pour les femmes dans les villages et le centre de kinésithérapie qui demande à être développé. N’est-il pas enfin temps pour notre institut d’ouvrir ses portes et nos cœurs aux jeunes filles désireuses de se consacrer au Seigneur dans la vie religieuse missionnaire et internationale ? Notre noviciat SMMI se trouve à Ina dans le diocèse de N’Dali. Sœur Aniceta y tenait la bonne place de maitresse des novices.
    JPEG - 46.8 ko
    Les trois 1ères SMMI béninoise : à droite sr Edwige C., au centre sr Estelle H., à gauche sr PélagieM.

La congrégation a déjà la grande joie de compter en son sein trois professes à vœux temporaires : D’abord sœur Edwige CHIDIKOFAN le 15 octobre 2008. Mais assez tôt sœur Aniceta, appelée à la maison généralice en France pour y assurer la responsabilité de conseillère près de la Supérieure générale, Mère Thérèse Leena passa le témoin de maitresse des novices à sœur Flavienne BOTRA, de nationalité malgache. Le 18 mars 2010, la 2nde béninoise sœur Estelle HOUNVOU fit ses 1ers vœux. Et le 08 septembre sœur Pélagie MICHOZOUNNOU. Plusieurs novices sont aussi en formation. Ne faut-il pas penser à la relève et l’assurer ? Actuellement on compte 14 religieuses SMMI de cinq différentes nationalités dans les quatre communautés du Bénin : 7 indiennes, 1 bangladeshie, 2 malgaches, une française et les 3 béninoises, avec le vif espoir de recevoir sous peu deux sœurs : une de Bangladesh et une de l’Inde. Nous rendons grâce à Dieu. Il est bon de signaler que cet institut vient aussi de s’implanter au Cameroun depuis 2002, au Ghana depuis 2008 et tout dernièrement en 2009 au Kenya. Oui ! Il y a de quoi dire mille merci au Seigneur et à la Vierge Marie, notre mère à tous de pouvoir proclamer le nom de Dieu malgré la petitesse des hommes et femmes que nous sommes, et cela sur les cinq continents.

JPEG - 36.3 ko
Grotte mariale dans le couvent des SMMI à Porto-Novo

Nous ne saurions finir sans exprimer notre gratitude aux évêques, au clergé, à nos supérieures générales qui nous ont envoyées, aux instituts et congrégations, que nous rencontrons jour après jour, aux différents bienfaiteurs d’ici et d’ailleurs, aux associations sans oublier nos généreuses familles. Ils nous ont aidées et soutenues de mille manières : visites, dons, prières etc. Le Seigneur le leur revaudra dès ici bas et dans l’Au-delà. Au nom de toutes : Sœurs Marie Thérèse et Aniceta.