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HOMELIE DE L’ADMINISTRATEUR AU PELERINAGE A MARIA TOKPA

Bien aimés du Seigneur,

1. Au nom de la Vierge Marie, Mère de Dieu et notre Mère, « Auxiliatrice des chrétiens et secours des malades », au nom de Marie Notre Dame de la Lagune de Porto-Novo, je souhaite à tous et à chacun la bienvenue. Je suis particulièrement heureux de ce grand rassemblement qui me rappelle, vous vous en doutez, les nombreuses foules qui accourent à Dassa-Zoumè, au pied de Notre-Dame d’Arigbo. Jésus est le même hier, aujourd’hui et toujours ; sa Mère Marie est aussi la même, là-bas à Dassa-Zoumè comme ici à Porto-Novo. Je salue et remercie mes confrères prêtres venus nombreux à ce pèlerinage diocésain et qui, pour certains, depuis hier, sont au service des fidèles pour le sacrement de la réconciliation. Merci à vous prêtres, de vous unir à moi pour qu’ensemble, au pied de Marie, en cette année de la foi, nous exprimions avec notre Bienheureux Pape Jean-Paul II que la Journée Mondiale des Malades est pour nous « un temps fort de prière, de partage, d’offrande de la souffrance pour le bien de l’Eglise et un appel à tous à reconnaître dans les traits du frère malade la Sainte Face du Christ qui, par sa souffrance, sa mort et sa résurrection, a opéré le salut de l’humanité. » (Cf. Lettre de création de la JMM, le 13 Mai 1992, N°3).

Je salue et remercie les Religieux et religieuses ici présents ; ceux qui, par leur apostolat, s’occupent d’une façon particulière des malades. A l’image de Sainte Thérèse, du Vénérable Luigi Navarraise, de Raoul Follereau, de Thérèse de Calcutta, de Sainte Anna Schäfer, chacun de vous s’unit dans la prière et dans l’action, aux souffrances de nos frères et sœurs malades. Dieu vous bénisse ! A tous les personnels de santé de nos hôpitaux, dispensaires et cliniques, j’adresse un salut fraternel en Jésus et Marie Notre-Dame des douleurs. Le métier que vous avez choisi, au-delà de ce qu’il vous permet de gagner votre vie, vous montre en même temps combien est fragile notre existence humaine. C’est justement au service de cette fragilité que vous êtes afin de manifester, comme le Bon Samaritain que le Pape nous donne en exemple cette année, la sollicitude dont Dieu nous entoure, le grand amour dont il nous aime. Dieu vous bénisse et vous assiste !

2. Quant à vous bien chers frères et sœurs malades, ce jour est le vôtre. Beaucoup parmi vous y placent tout leur espoir, toute leur confiance, toute leur espérance. Et ils ont bien raison de le faire. Ici à Maria-Tokpa, chaque année, nous vous amenons pour dire merci à Marie de vous avoir gardé dans la foi en Dieu entre deux pèlerinages ; nous vous amenons pour que vous leviez, encore une fois, vos yeux vers Marie, « secours de ceux qui risquent de mourir » (salus infirmorum) ; nous vous amenons pour que, vous aussi, vous chantiez à la gloire de Marie dont la foi et l’espérance en Dieu ont été récompensées par la Résurrection de son Fils Jésus-Christ. Depuis que le 12 Décembre 1959, Maria-Tokpa a commencé à nous recevoir sous la conduite successive de nos Seigneurs Noël Boucheix, Vincent Mensah, Marcel Agboton, René-Marie Ehouzou, nombreuses sont les faveurs obtenues par des fidèles grâce à Marie. Qu’aujourd’hui encore, à travers tout ce que nous vivons dans la foi, Marie Notre-Dame de la Lagune de Porto-Novo intercède pour nous !

3. Bien aimés du Seigneur, Dans le premier message que je vous ai adressé au début de l’Avent 2012, « La grâce de Dieu », je vous ai invités à accueillir la souffrance et la croix quelles que soient les modalités selon lesquelles elles s’offrent à nous, comme « le moyen de la communion avec Jésus, dans un don réciproque ». (N°6) Cet effort de communion est un combat comme celui de Jésus contre le diable dont l’Evangile de ce jour nous parle. Oui mes frères et sœurs, bien souvent, « ce ne sont pas contre les adversaires de sang et de chair que nous avons à lutter, dit Saint Paul ; mais contre les Principautés, contre les Puissances, contre les Régisseurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits du mal qui habitent les espaces célestes » (Ep. 6, 12). Le texte de Saint Luc de ce jour nous montre comment Jésus a réussi son combat. Jésus jeûne pendant 40 jours et bien entendu il éprouve la faim. Le diable lui suggère de rompre ce jeûne qu’il avait librement consenti, pour marquer sa dépendance vis-à-vis de son Père. Il repousse la tentation du diable et lui oppose une parole des Saintes Ecritures : « ce n’est pas seulement de pain que l’homme doit vivre » (Dt. 8, 3) Les miracles de Jésus ne sont pas des tours de magie destinés à le tirer d’un mauvais pas. Ce sont des signes destinés à susciter la foi. Jésus a pris une condition humaine semblable à la nôtre et il l’a assumée, en toutes choses, excepté le péché. Le diable revient une deuxième fois à l’assaut, en cherchant à obtenir de Jésus un acte d’allégeance en échange de la possession des royaumes de la terre, ces royaumes que Jésus est venu précisément reconquérir. La transaction est évidemment inacceptable : on ne négocie pas avec Satan. Jésus le repousse une nouvelle fois avec la parole : « Tu te prosterneras devant le Seigneur ton Dieu, et c’est lui seul que tu adoreras » (Dt. 6, 3) Mais le diable ne lâche pas prise. Il revient une troisième fois, plus subtilement ; il utilise à son profit l’arme qui a si bien réussi à Jésus : l’Ecriture. Et il ne lésine pas sur la quantité ; il étaye ses propos de deux passages de ce psaume 90 que nous connaissons bien : « si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : « il donnera pour toi à ses anges l’ordre de te garder » ; et encore « ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre ». Mais le diable a beau singer Jésus en utilisant la parole de Dieu, il ne peut qu’échouer devant la Parole de Dieu faite chair ; Jésus le repousse à nouveau et définitivement : « Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu » (Dt. 6, 16)

4. Quelle leçon pour nous aujourd’hui ? C’est l’arme de la Parole. « Enracinés dans la Parole de Dieu, et à l’école de Marie, vivons notre foi catholique ». Comme chrétiens, il nous faut apprendre à déjouer en tout temps et particulièrement en ce temps de Carême, « la tactique du diable » en imitant « la stratégie du Christ ». « Munissez-vous du glaive de l’Esprit, c’est-à-dire de la Parole de Dieu », dit saint Paul aux Ephésiens (Ep. 6, 17). S’il est vrai que nous avons tendance à pactiser avec le mal, il faut reconnaître que le bien est encore plus profondément enraciné dans notre cœur. Il faut donc se brancher sur la Parole de Dieu pour se garder du mal. Parce que la Parole de Dieu est l’expression de la volonté salvifique de Dieu, elle est nécessaire à notre survie : « Ma nourriture, dit Jésus, c’est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé » (Jn. 4, 34). Il faut que nous connaissions la Parole comme Jésus nous en donne l’exemple, afin que se vérifie en nous la grande prophétie : « la Parole est près de toi, elle est dans ta bouche et dans ton cœur pour que tu la mettes en pratique » (Dt. 30, 4)

5. Mais attention à notre usage de la Parole de Dieu ! Pas comme Satan, mais comme Jésus. Saint Paul dit : « la Parole de Dieu c’est le message de la foi que nous proclamons ». Cela signifie que la Parole de Dieu n’est utilisée à bon escient qu’en conformité avec la foi de l’Eglise Catholique. Lorsque nous méditons habituellement la Parole de Dieu, nous nous apercevons de ce que la foi de l’Eglise exprimée dans le Credo est servante de la Parole. Le premier et véritable exorcisme est là. : « Ta Parole Seigneur est vérité et ta loi délivrance. » Nous l’entendrons tout au long de ce Carême. Puissions-nous en être convaincus afin d’obtenir grâce à Marie qui l’a vécu, la guérison de l’esprit et du corps.

6. Avec la Vierge Marie, nous prenons aussi conscience que tout don reçu de Dieu est une mission de partage. Mon dernier message, « A l’école de Marie. Pour une appropriation diocésaine du message du Pape pour le Carême de l’année de la foi », montre combien sont ouverts devant nous les chantiers et boulevards de charité aussi bien vis-à-vis des malades que des prisonniers, des sans-logis, des malades mentaux, des réfugiés et autres… Aujourd’hui, notre diocèse veut marquer ce lieu de sa détermination à entendre les cris des personnes « en proie à diverses vexations » et qui accourent à Maria-Tokpa. En installant dans des locaux construits à cet effet, un prêtre pour l’accueil, l’écoute, la confession et la prière d’intercession et de guérison, je voudrais vous rassurer, chrétiens mes frères et chrétiennes mes sœurs, que l’Eglise catholique est votre Mère, que vous faites partie de sa famille et que si vous faites confiance en Jésus, l’Esprit qui est à l’œuvre dans son Eglise et dans ses ministres sacrés vous comblera de ses dons. C’est dans la foi en Dieu, la fidélité à l’Eglise et aux successeurs des Apôtres, en communion avec le Saint Père, que nous continuons d’être enfants de Marie, enfants de Dieu dans l’Eglise de son Fils Jésus-Christ. Puissions-nous grandir dans cette foi, Amen !

Père Jean-Benoît GNAMBODE

Administrateur Apostolique du Diocèse de Porto-Novo