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jeudi 2 février 2017
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V a c a n c e s
vendredi 11 juillet 2014
La communauté des sœurs Salésiennes Missionnaires de

jeudi 27 juin 2013
Pour marquer l’Année de la foi, l’aumônerie (...)

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HOMELIE DE L’ADMINISTRATEUR POUR LA MESSE DU 28 FEVRIER 2013

Chers Pères Concélébrants, Chères Religieuses, Chers frères et sœurs bien-aimés du Seigneur,

1 – Il y a quelques jours, le Pape Benoît XVI a communiqué sa décision de « renoncer au ministère d’Evêque de Rome et du ministère pétrinien de présidence de la charité universelle. » Ce fut stupeur, surprise, étonnement et tension pour le monde entier qui reconnaît unanimement que le geste accompli par le Pape est un acte d’humilité très élevé. Filles et fils de l’Eglise Famille du Diocèse de Porto-Novo, nous sommes rassemblés ce soir, pour exprimer au Pape, notre proximité spirituelle. Nous voulons confier au Christ Eucharistie ce repos bien mérité. Mais au cœur de cette … comment ne pas rendre grâce au Seigneur pour le chemin que toute l’Eglise a accompli sous sa conduite ? Nous voulons au plus profond de nos cœurs, avec émotion et admiration, dire merci de nous avoir offert à nous tous, l’exemple lumineux d’un serviteur humble et simple dans ce vaste champ du Seigneur qui a su conduire Dieu aux hommes de ce temps et conduire les hommes de ce temps à Dieu. 2 – Les textes que la liturgie de ce jeudi de carême nous donne de méditer ne font que nous rappeler les enseignements qu’il nous a donnés sur l’amour depuis huit (8) ans. Ainsi, dans la première lecture de ce jour, le prophète Jérémie nous montre que deux (2) voies s’offrent à tout homme pour y parvenir. La première est faite de confiance et d’abandon ; le juste possède une maison solidement ancrée sur le roc. L’autre, apparemment plus facile est fragile et éphémère ; celui qui met son espérance uniquement dans l’homme court au désenchantement ; il ressemble à un buisson desséché dans la steppe. Dans l’Evangile, nous voyons un riche dans une maison luxueuse. Il mange chaque jour à une table bien garnie. Il regarde le pauvre sans même le voir. C’est assurément un insouciant qui s’enferme dans son quant-à-soi, isolé, aveuglé. Voici cet insouciant qui meurt. Il a fallu la mort pour qu’il prenne conscience. Maintenant, il voit les choses avec le regard intérieur que donne l’éternité. Il ressent le gouffre affreux, l’abîme infranchissable où il s’est laissé conduire sur terre. Car, son enfer avait commencé sur terre, mais il ne le savait pas. Il voudrait maintenant qu’on aille alerter ses frères. Non, peine perdue ! Les avertissements les plus solennels n’ont jamais rien changé dans le monde. L’enfer est un gouffre, un abîme où chacun est perdu, dans un isolement total, dans l’absence de toute communication, mais avec la conscience vive que personne ne peut vivre s’il n’entre en communication avec les autres. Conscience tragique, car enfin, on voudrait vivre, mais on ne le peut pas, car le souci de l’autre est un appel du cœur que tout homme ressent s’il n’obstrue pas son cœur en s’isolant. L’enfer peut commencer sur terre pour les uns comme pour les autres. Chers frères et sœurs bien-aimés, 3 – Le Pape Benoît XVI, par ses enseignements, d’abord dans sa première Encyclique, « Dieu est Amour », nous montre que l’amour de Dieu, considéré avec l’amour pour le prochain, est le signe distinctif de ceux qui croient à l’Evangile. Par amour pour les hommes, il a affronté les moments difficiles de l’Eglise qui n’ont pas manqué au cours de ces huit (8) années de son Pontificat. Son dernier message pour le carême 2013, trouve une illustration dans l’Evangile de ce jour. Mais, comprenons que la sagesse humaine qui remonte dans la nuit des temps nous dit que deux (2) chemins s’offrent à tout homme : l’un conduit à la perdition, l’autre au bonheur. Le psaume 1 ne nous parle-t-il pas de l’homme qui ne fréquente pas le conseil des méchants ? Si celui-ci est pareil à la paille balayée par le vent, le sage, lui, ressemble à un arbre vert, planté près d’un cours d’eau. Faisons attention, ces pauvres qui nous importunent, ils seront un jour, nos intercesseurs. En vérité, c’est nous qui devrions demander et c’est à nous qu’on demande. Oui, ce sont nos protecteurs qui nous sollicitent. 4 – Le Pape Benoît XVI nous dit avec insistance que « quand nous laissons place à l’amour de Dieu, nous devenons semblable à lui, nous participons à sa charité même. Nous ouvrir à son amour signifie le laisser vivre en nous, et nous conduire à aimer avec lui, en lui et comme lui, ce n’est qu’alors que notre foi devient vraiment opérante par la charité. » Comment ne pas reconnaître et apprécier la cohérence de l’enseignement du Pape Benoît XVI entre la doctrine et la pratique chrétienne ! Il nous a constamment appris à sortir toujours d’avantage de notre égoïsme et de nos fermetures pour laisser place à Dieu qui ouvre et transforme le cœur. Maintenant, il nous annonce que le monde d’aujourd’hui, sujet à de rapides changements et agité par des questions de grande importance pour la vie de foi, la vigueur du corps et de l’esprit est aussi nécessaire, vigueur qui, chez lui, s’affaiblit naturellement. Nous, fils et filles du Diocèse de Porto-Novo, accueillons cette décision avec foi dans l’action de grâce de l’héritage qu’il nous a laissé au Bénin pour l’Afrique et pour le monde, le message sur la réconciliation, la justice et la paix. Nous l’accompagnons de nos sentiments de reconnaissance et de nos prières. Nous le confions en particulier à la Vierge Marie, Mère des Apôtres et de leurs successeurs qui sera toujours à ses côtés comme elle fut avec eux au Cénacle. Amen !

Père Jean Benoît GNAMBODE,

Administrateur Apostolique