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Historique de la paroisse Notre Dame de Lourdes : Damgbo

VERS LA PLENITUDE DE LA STATURE DU CHRIST

(Les sources utilisées ici constituent le fruit des laborieuses recherches des sieurs : Thomas HOUNKONNOU, Julien ZANNOU, Pius DOSSA, Luc CODJO et Joseph AHOUANSE qui reçoivent notre sincère reconnaissance. Vos éventuelles remarques et informations sont vivement désirées pour l’amélioration de ce travail.)

INTRODUCTION

La consigne donnée par le Maître à ses Apôtres "Allez, … de toutes les nations faites des disciples" (Mt 28, 19) est toujours actuelle. Ainsi le message de Jésus parvenu aux côtés du Golfe de Guinée est arrivé à Porto-Novo. De là plusieurs axes d’évangélisation se dessinèrent. Parmi eux, retenons celui qui partait de Vakon pour Damè-Wogon Via Azowlissè, Adjohoun, Affamè, Bonou, Ahouanzonmè, dont fait partie Dangbo. Notons qu’avant l’arrivée des missionnaires prêtres, les semences du Verbe étaient préparées par l’auteur de la mission. De quoi s’agit-il ?

1- DE 1921 à 1955 : Naissance d’une communauté grâce à l’apostolat des laïcs

Sur la ligne Vakon - Azowlissè, existe le village Dangbo appelé à s’ouvrir lui aussi à la lumière du Christ. Tout à l’origine, vers 1921, il y avait trois personnes, Thomas PEDRO, Zamba Surnommé "akowe" et Jean GODE. Profitant du désir de certains jeunes de cette époque qui voulaient créer un cercle d’amis, Thomas PEDRO leur proposa de réaliser une association qui ferait le bonheur de toute la population. Sur son initiative, les jeunes ainsi regroupés prirent la décision de construire un apatam pour apprendre le français et le catéchisme. Le premier apatam fut réalisé à "Achougoxonou", là où se situait la maison de Monsieur Antoine FAGNIHOUN. Monsieur Pierre SAGBO, vieux sage, intellectuel communautaire et mémoire du passé de Dangbo, fut l’un des premiers bénéficiaires de cette initiative. Après un temps d’enseignement, Monsieur Thomas PEDRO invita le Père Francis Aupiais résidant à la Paroisse Notre-Dame de l’Immaculée Conception de Porto-Novo à venir constater l’œuvre de la grâce. A son arrivée, le missionnaire fut fort édifié par cette heureuse initiative, digne de la foi en Jésus-Christ. Toutefois, il fit remarquer la trop grande proximité du lieu retenu par rapport au marché. C’est ainsi qu’on sollicita la bonté du roi Totin de Dangbo. Celui-ci ordonna promptement de trouver un domaine à Dokomè. Là fut érigée la première chapelle où se tenaient régulièrement les séances de catéchisme et les assemblées dominicales. L’œuvre ainsi entamée par Thomas PEDRO et ses amis connut son couronnement le 26 avril 1925 avec le baptême de 18 catéchumènes qu’étaient Pierre Daa AWANOU, Jacques FASSINOU, André Lazare Dossou DOSS, Jacques CODJO, Jean KPANOU, Thaddée OKE, Barthélemy BODJRENOU, Henri AGUEMON, Mathias MONNOU, Victorien KOUNASSO, Bernard AGOSSOU-VE, Philippe TIKADA, Thomas HOUNSA, Mathias DOSSOU, Auguste AFFADEYI, Florentin DOSSOU, Simon KOUDENOUKPO et Joseph AKODJENOU. Ainsi naquit la Communauté Catholique de Dangbo. Le Père Francis Aupiais passa la main au Père René BOTHUA qui travailla régulièrement et de très près avec la jeune Communauté jusqu’à l’érection en paroisse en 1937 de la mission catholique d’Azowlissè confiée à l’attentif zèle du grand missionnaire Dahoméen, le très vénéré Père Dominique ADEYEMI appelé affectueusement ici "le missionnaire de la vallée" puisque l’axe signalé plus haut Vakon-Damè-Wogon lui était désormais dévolu. La mission commença à passer aux mains des prêtres autochtones. Dangbo fut rattaché à la Paroisse d’Azowlissè. Par le ministère du Père Domminique ADEYEMI, les bases de la présence catholique dans la région et singulièrement à Dangbo furent renforcées. Il conféra maints baptêmes. "Le missionnaire de la vallée" qui accompagna pendant de très longues années les fidèles de cette région séjournait plus à Azowlissè et à Hondji, devenu un grand centre. Le nombre des fidèles de Dangbo croissait. Ce qui amena ceux-ci à souhaiter avoir un prêtre résidant. Ils s’en ouvrirent à leur Curé. Une délégation fut dépêchée à Ouidah qui s’y rendit à vélo pour présenter la requête à Monseigneur Louis PARISOT qui en prit acte. Plusieurs autres délégations suivirent… jusqu’à ce que le vicaire Apostolique du Dahomey promît de donner un prêtre à Dangbo. Mais, à l’époque, on se demandait s’il ne fallait pas plutôt ériger Hondji en Paroisse et lui annexer la mission de Dangbo. Dans cette situation, Monseigneur Louis PARISOT voulant se rendre à l’évidence, gratifia la communauté de Dangbo d’une visite. Le don à lui fait, une somme de six mille (6.000) francs de ce temps, sera complétée pour achat d’une cloche qui continue aujourd’hui encore de rassembler les fidèles. Le Père Dominique ADEYEMI appuya auprès de son Excellence le vœu des chrétiens de Dangbo de voir résider un prêtre chez eux pour la promotion de l’évangélisation. Plusieurs années passèrent… Au bout d’une très longue attente, par décision de Monseigneur Louis PARISOT, le jour tant désiré arriva : le 13 septembre 1955, veille de l’érection du diocèse de Porto-Novo, Dangbo fut élevée au rang de Paroisse avec le Père Ignace FALY comme premier Curé.

2- De 1955 à 1970 : Au temps du Père Ignace FALY

Véritable pionnier, le Père Ignace FALY avec ses talents de rassembleur, d’animateur, de mobilisateur, donna un élan très puissant à l’apostolat amorcé avant son arrivée. Son zèle entraîna la naissance de nombreuses communautés dont Dèkin-Afio et Kessounou devenus depuis paroisses canoniquement érigées. Le Père Ignace FALY créa l’école Catolique saint Jean Bosco qui forma des cadres pour notre pays jusqu’à l’avènement de la révolution marxiste-léniniste. Toujours au temps de Père Ignace FALY, alors que le Pape Pie XII en 1957 venait de lancer l’appel "Fidei donum" en faveur de la mission ad extra et à la demande de Monseigneur Noël BOUCHEIX, devenu depuis le 14 septembre 1955, évêque titulaire de Porto-Novo, la Congrégation des Sœurs de la Providence de Gap réalisa une implantation à Dangbo. La première équipe composée de trois Religieuses : Sœurs Lucienne BISEUIL, Marthe BRUN et Soldad arrivèrent le 15 août 1960, accueillies d’abord par les Sœurs de Notre Dame des Apôtres ensuite par le Curé de la Paroisse de Dangbo. Rapidement, et avec le zèle qu’on lui connaissait, le Père Ignace FALY dynamisa les fidèles et tous les habitants de Dangbo autour de la construction sur le site de la mission d’une maison provisoire pour abriter les Religieuses missionnaires. Cette maison, après l’intégration de la résidence définitive réalisée au quartier Zoungbodji, est en pleine réhabilitation dans le cadre des travaux du cinquantenaire de la paroisse. Les Sœurs s’investissaient d’abord dans l’école et dispensaire, puis dans la catéchèse et la formation des filles rurales par l’alphabétisation, l’initiation au français, la couture. Mais pour que la présence de l’Eglise soit matériellement visible, le Père Ignace FALY initia le projet de l’église paroissiale Notre Dame de Lourdes de Dangbo dont la consécration advint il y a 37 ans, précisément le 17 novembre 1968 par le ministère de Monseigneur Noël BOCHEIX. A signaler au passage que cette église occupe la deuxième place parmi les églises consacrées dans le diocèse après la Cathédrale de Porto-Novo, et la huitième parmi celles du Bénin revêtues du même honneur.

3- De 1970 à 2004 : La poursuite de l’œuvre de création

Après quinze années sur la paroisse, le Père Ignace FALY fut remplacé en 1970 par le Père Jacques LALANDE. Celui-ci quitta en 1974 et il y eut un vide qui fut comblé par le Père Michel AHODANTIN alors Curé de Kessounou. Celui-ci assura l’intérim jusqu’en 1975. Le Père Antoine DOSSOU prit les rennes de la paroisse. Il y passa onze années de durs labeurs jusqu’en 1986. Puis se succédèrent les Pères Hippolyte TOGLOBESSE (1986 - 1989), Albert BODJRENOU (1989 - 1997). En cette période, précisément le 1er octobre 1994, le Seigneur fit une grande merveille en offrant à tout le diocèse, notamment à la vallée de l’Ouémé, un hôpital dénommé "Auberge de l’Amour Rédempteur" confié d’abord à des laïcs puis aux Sœurs Servantes de l’Amour Rédempteur du Christ (SARC) dont la première équipe composée des Sœurs Antoinette ACAKPO, Augustine GODONOU et Monique HOUENOU de Dravo arriva le 9 septembre 1999. Entre temps, le Père Albert BODJRENOU était affecté ailleurs. Il fut remplacé par le Père Hippolyte SAGBO qui resta à Dangbo de 1997 à 1999. A cette date, la Paroisse de Dangbo devint encore vacante et l’intérim fut confié au Père André DESSOU, alors curé doyen d’Azowlissè jusqu’en 2000 où le Père Ernest GBEDAN y fut nommé. Mais à son départ, Dangbo revint à nouveau sous l’administration d’Azowlissè où exerçait le Père Nicolas HAZOUME. Après trois mois d’intérim assuré par celui-ci, la paroisse Notre Dame de Lourdes de Dangbo reçut, le 21 septembre 2002, les Pères Jean Benoît GNAMBODE et Maurille TOSSOU respectivement Curé et Vicaire. En prenant la mesure de la charge et en s’inscrivant dans la ligne des valeureux devanciers, la nouvelle équipe mue par le commandement du Maître et la conviction de l’apôtre "malheur à moi si je n’évangéliste" (1Co 9, 16), se lira à un travail acharné d’annonce en profondeur pour un réel renouvellement puisque leur constat était que certains chrétiens catholiques retournaient au culte vodun, d’autres vivaient dans le syncrétisme religieux. Ce fut au cours de cet engagement missionnaire que le 18 octobre 2002, la Paroisse de Dangbo fut élevée au rang des paroisses doyennés avec le Père Jean Benoît GNAMBODE comme Curé doyen. Le nouveau vicariat ainsi établi comprend outre Dangbo, les paroisses de Hondji Kessounou et Dèkin-Afio. Environ deux ans plus tard, l’équipe paroissiale partit et le Père Jacob AFFOGNON fut nommé puis présenté à la Paroisse et au doyenné le 3 octobre 2004 avec les mêmes attributions, charges et devoirs.

4- Bilan et perspectives : Cinquantenaire de la Paroisse, opportunité pour une nouvelle évangélisation

L’œuvre d’évangélisation qui constitue une entreprise permanente se poursuit et l’animation paroissiale s’effectue dans la catéchèse, la liturgie, les associations et mouvements. A cette date, la Paroisse compte 20.240 habitants dont 7.010 fidèles catholiques, 3 catéchistes bénévoles qui se consacrent à la formation des sympathisants et à l’initiation des catéchumènes au nombre de 364. La liturgie est animée par le groupe des lecteurs, les chorales Hanye, Sèhouégnon, Ajogan, les chorales des Jeunes et celles des Enfants née en décembre 2004 et la Grégorienne qui renaît. On note aussi les associations et les mouvements tels que Notre-Dame de Montligeon, saint Enfant-Jésus de Prague, Union de Prière pour les Vocations (UPV), Action Catholique des Femmes (ACF), Mouvement d’Apostolat des Enfants du Bénin (MADEB), Mères Samuel, Communauté Fondacio, Marguilliers juniors qui viennent de voir le jour. L’ardeur dont a fait montre l’ensemble des missionnaires a porté beaucoup de fruits dont les ordinations sacerdotales des Pères Epiphane AHOUANSE, Gabriel KAKPO Dieudonné ALANTEKPO, Philippe AMOUSSOU, Charles CAKPO, les consécrations religieuses des Sœurs Marguerite GOUTON, Reine Perpétue BONOU (OCPSP), Jean Martin KPANOUTON, Rufine SONOU, Jeanne DANSOU, Monique GOUTON (Providence de Gap), Isabelle KOUKPO (Marie de Médaille Miraculeuse), Marcelline CODJOVI (Filles de Padré Pio). La Paroisse de Dangbo se réjouit de toutes ces grâces. Toutefois pour aller de l’avant et surtout pour grandir spirituellement, elle réclame une évangélisation qui tienne compte de l’ensemble et de l’individu, des groupes, des tranches d’âge dont surtout la jeunesse, une évangélisation davantage en profondeur pour aider les uns et les autres à faire dos au syncrétisme ambiant, récurrent et résistant en vue de retrouver la foi qui procure dynamisme, vivacité et générosité pour une effective auto-prise en charge sur tous les plans. Ainsi, les difficultés effectives liées aux aléas climatiques, à l’exode rural, aux séparations divorces des parents, à l’abandon des enfants qui se débrouillent, au laisser-aller qui semble s’opposer à toute règle et discipline seront vaincues progressivement pour faire d’advenir la prospérité et le renouveau souhaités.

CONCLUSION : L’œuvre d’évangélisation, comme toute initiative évolue parfois en dents de scie. Malgré ses hauts et ses bas, ses avancées et ses reculs, ses hésitations, l’esprit fait évoluer l’Eglise du Christ. Le Seigneur poursuit son œuvre avec les laïcs, prêtres et religieuses actuellement présents dans cette Paroisse cinquantenaire. Elle rend grâce et fait son bilan pour de nouvelles perspectives qui dans le Seigneur sont toujours heureuses. L’espérance fera avancer la foi et fortifiera la charité en vue de conduire toutes les communautés chrétiennes de cette Paroisse en vue de conduire toutes les communautés chrétiennes de cette Paroisse à la "plénitude de la stature du Christ" pour la plus grande gloire de Dieu.