jeudi 29 juin 2017

COMMUNIQUE :

Pour redynamiser l’évangélisation des enfants par les enfants sur nos différentes paroisses, son Excellence Mgr Aristide GONSALLO, évêque de Porto-Novo, invite tous les mouvements d’enfants (MADEB, CHORALE DES ENFANTS, SAMUEL, ADS, SAINT ENFANT JESUS, SCOUT ENFANT, LECTEUR JUNIOR, LEGION DE MARIE JUNIOR etc…) à la 8ème édition des Journées Diocésaines de l’Enfance Missionnaire, les 27 et 28 Décembre 2016 sur la paroisse Saint Vincent de Tchaada.

Pour la réussite desdites journées et pour la participation massive de vos enfants, nous comptons, chers parents et chers Pères, sur votre aide et votre sensibilisation.

Le Coordonnateur diocésain de l’EM, Abbé Georges GAYET

Programme des dites journées

50 ans de la paroisse Sacré-Coeur :

En cette année Sainte de la Miséricorde, va se célébrer le jubilé d’or (50 ans) de création de la paroisse SACRE-CŒUR de Ouenlinda (Porto-Novo). A cet effet une grand-messe se célébrera le dimanche 05 Juin 2016 à 10H00, en la dite église. Elle sera présidée par son excellence, Mgr Aristide GONSALLO, évêque de Porto-Novo.

Le reste du programme des manifestations

Concert de la Ressurection : 2016 :

Sous le parrainage de son Excellence Mgr Aristide GONSALLO, évêque de Porto-Novo, l’Aumônerie diocésaine des chorales des jeunes et la Coordination des chorales des jeunes de Porto-Novo

vous invitent à la 6ème édition du CONCERT DE LA RÉSURRECTION.

- Date : dimanches de Pâques, 27 mars 2016
- Heure : 16H00
- Lieu : Stade Charles de Gaulle de Porto-Novo
- Entrée : libre et gratuite

Ce sont plus d’une quinzaine de chorales qui se succèderont.

MERCI DE LES SOUTENIR



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mercredi 7 décembre 2016
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V a c a n c e s
vendredi 11 juillet 2014
La communauté des sœurs Salésiennes Missionnaires de

jeudi 27 juin 2013
Pour marquer l’Année de la foi, l’aumônerie (...)

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Homélie Mgr François Gnonhossou à l’occasion des ordinations du 14 août 2015

Révérendissime Mgr Jean-Benoît GNAMBODE, Ordinaire de ce lieu,

Révérends Pères concélébrants,

Chers religieux et religieuses,

Chers Parents, venus de partout pour soutenir les élus de ce jour,

Fils et filles bien-aimés de Dieu, en vos rangs et qualités diverses,

Et vous, Chers frères et sœurs, habitants de l’Ouémé et du Plateaux,

départements chargés d’histoire, et très riches par la foi et les valeurs culturelles,

C’est avec un cœur débordant d’allégresse que je vous souhaite bonne fête. Etre rassemblé en Eglise pour célébrer les prévenances de Dieu, est toujours une source de grande joie !Et la joie qui est la nôtre en ce jour, 14 août2015, est triplement motivée : D’abord,elle est motivée par la solennité de la glorieuse et triomphale entrée de la Très sainte Vierge Marie au ciel. Ensuite, elle est motivée par les ordinations diaconales de dix (10) jeunes hommes et celles presbytérales de quatre (4) diacres pour le compte de l’Eglise famille de Dieu qui est dans le diocèse de Porto-Novo.Ils sont donc 14 élus en ce 14 août.

Enfin, la joie de ce jour est motivée par la bienveillance du Seigneur envers ma pauvre personne choisie parmi vous et envoyée pour servir le Seigneur au milieu de son peuple qui est dans le diocèse de Dassa-Zoumé. Pour tant de grâces reçues du Maître de l’Histoire, nous rendons grâce à Dieu aujourd’hui, demain et toujours.

Et vous les 14 élus de ce 14 août, ne cessez jamais de rendre à Dieu, la louange et la gloire qu’il mérite. La solennité de l’Assomption de la Vierge Marie que nous anticipons par les ordinations de ce jour, préfigure notre entrée au ciel à la fin de notre vie terrestre.

Ce que l’Église nous propose par l’image de Marie élevée à la gloire du ciel, ce n’est pas d’abord la protectrice de nos intérêts ou de nos âmes, mais la femme fidèle en sa foi et élevée au ciel comme modèle de tous les croyants. " Elle a triomphé de la mort ", disait le Pape Pie XII en définissant le dogme de l’Assomption en 1950 : Il écrivait en effet : « Cette fête ne rappelle pas seulement que le corps inanimé de la Vierge Marie n’a subi aucune corruption, mais aussi qu’elle a triomphé de la mort et qu’elle a été glorifiée dans le ciel, à l’exemple de son Fils unique Jésus-Christ » (Constitution apostolique Munificentissimus Deus Pie XII, 1er novembre. 1950). Et plus tard, le Concile Vatican II, confirmera que : « La Vierge immaculée, préservée par Dieu de toute atteinte de la faute originelle, ayant accompli le cours de sa vie terrestre, fut élevée corps et âme à la gloire du ciel, et exaltée par le Seigneur comme la Reine de l’univers, pour être ainsi entièrement conforme à son Fils, Seigneur des seigneurs (cf. Ap 19,16), victorieux du péché et de la mort » (LG, n°59) C’est un privilège que Dieu lui a accordé, pour nous signifier que si nous qui sommes de la même race, nous vivons une pareille fidélité, nous serons nous-aussi élevés au ciel.

Marie n’est sainte que comblée de la grâce de Dieu ; elle n’est mère de tous que par la bienveillance du Père. Et cela en vue du salut des âmes. Elle n’est pas pour nous une divinité hors du temps ; fille d’Ève, elle est de notre race et a aspiré comme tout le monde à la promesse faite en Abraham pour les siens à jamais.

Il est vraiment bon de pouvoir nous référer à cette Vierge de notre race, cette Vierge de lumière : au cœur de notre vie chrétienne, elle brille comme « un signe d’espérance assurée et de consolation devant le peuple de Dieu en pèlerinage » (LG, n°68), comme une étoile radieuse dans l’Eglise et dans l’histoire des peuples.

Et fort heureusement, la piété populaire avait déjà ressenti cela : l’Assomption a été l’une des solennités les plus célébrées en l’honneur de la Vierge Marie dans le diocèse de Porto-Novo consacré depuis son origine à la Sainte Mère de Dieu,Reine du Bénin. Et depuis toujours, dans les diocèses de Porto-Novo et de Dassa-Zoumé à l’occasion de toute solennité mariale, les fidèles chrétiens rappellent combien nos ancêtres dans la foi ont confié, voire consacré le destin de notre pays à Marie, invoquant sa protection dans les heures difficiles, la priant de conjurer leurs incertitudes face à l’avenir. Elle est la figure de la consécration exemplaire.

En cette année de la vie consacrée, chers ordinands, je me permets de vous dire d’oser vous consacrer à elle qui est la Mère du Sauveur. Elle saura vous indiquer comment, prêtres et diacres, marcher à la suite du Christ. Car Marie est mère de la Mission et modèle des apôtres d’hier et d’aujourd’hui. Elle est le modèle de tous ceux qui choisissent de faire la volonté de Dieu.

Les textes liturgiques ont présenté cette femme qui préfigurait même l’église. La première lecture, tirée de l’Apocalypse de saint Jean, évoque un signe grandiose dans le ciel : une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles.Elle était enceinte et elle criait, torturée par les douleurs de l’enfantement.

Cette femme symbolise l’Israël de la promesse et représente le peuple de Dieu qui a donné naissance au Messie. Dans le Nouveau Testament, cette femme représente l’Eglise peuple de Dieu et de façon indiquée tous les consacrés. Or c’est cette femme qui a donné naissance au Christ l’unique prêtre, par qui et en qui nous devenons et demeurons prêtres serviteurs du corps du Christ. Permettez-moi chers heureux candidats à la vie sacerdotale de vous rappeler trois traits du prêtre que je vous invite à graver dans votre cœur et à refléter par toute votre vie :

- D’abord, le prêtre, homme de prière,
- Ensuite, le prêtre, pasteur,
- Enfin le prêtre, fidèle à ses engagements.

Le prêtre, homme de prière. C’est à juste titre que le prêtre est appelé « Yèhwenon », en Fon et en Gun : la mère de la prière.Comme prêtres, vous aurez à transmettre Jésus-Christ. Or pour le transmettre, il vous faut bien l’avoir. Mais comment l’avoir sans l’approcher et se laisser habiter par lui, si ce n’est par la prière et la méditation. Cela exige que vous vous employiez à devenir plus familier de Jésus-Christ, à travers une véritable vie de prière. La tentation est grande de se laisser aller à un activisme asséchant. Cependant, prenez gardeque les préoccupations quotidiennes ne vous occupent de sorte à vous éloigner du Souverain Prêtre. Pour le rencontrer, il importe de trouver le temps pour se rendre quotidiennement au Saint-Sacrement, et pour lire et méditer la Parole de Dieu. N’est-ce pas lui-même qui nous a dit « Sans moi, vous ne pouvez rien faire » (Jn 15, 5) ? Alors, être prêtre et le demeurer ne peuvent pas advenir sans un appui sur Lui qui a appelé. C’est encore Lui qui nous recommande de prier : « Priez pour ne pas succomber à la tentation » (Mt 26, 41) ou « Priez sans jamais vous lasser » (Lc 18, 1). Si vous mettez votre confiance en lui, sachez que sa grâce ne vous fera jamais défaut. C’est un combat perpétuel à mener dans une veille intrépide jusqu’au jour de gloire, ainsi que St Paul nous l’indique dans la deuxième lecture : « Car c’est lui qui doit régner jusqu’au jour où Dieu aura mis sous ses pieds tous ses ennemis ». Et St Jean-Marie VIANNEY, le saint curé d’Ars de le dire autrement :« Un chrétien doit être toujours prêt au combat. Ce sont nos combats qui nous obtiendront le ciel. Tous les soldats sont bons en garnison. C’est sur le champ de bataille que l’on fait la différence entre les courageux et les lâches… La pire des tentations, c’est de n’en point avoir. La croix, c’est l’échelle du ciel. » Que l’Esprit saint vous renforce dans le combat quotidien pour la sainteté et qu’au terme de cette vie, vous puissiez recevoir la couronne des vainqueurs. Sachez que Dieu n’appelle pas les saints, mais il sanctifie ceux qu’il appelle pour annoncer la Bonne Nouvelle. Il n’appelle pas les sages, mais il donne la sagesse à ceux qu’il appelle au service de l’Église.

Le prêtre, pasteur. Dans l’Orient antique, ce sont les rois qui s’attribuaient cette image pour dire à quel point ils prenaient soin de leurs sujets. Dans l’Ancien Testament, Moïse et David, avant d’être choisis par Dieu pour guider le peuple d’Israël, avaient réellement exercé le métier de pasteur. Dans la période tumultueuse de l’exil qui symbolise l’échec des guides religieux et politiques, Ezéchiel présente Dieu comme le Pasteur de son peuple. Cette image,le Christ l’assumera pleinement dans l’évangile (Jn 10,11). Si tant est que le bon pasteur est bien celui qui est en mesure de donner sa vie pour ses brebis, je retiens que vous êtes appelés à prendre soin du peuple de Dieu, à vous sacrifier pour son épanouissement, à l’orienter sans cesse vers le Dieu Vivant et Vrai. Ce n’est pas notre peuple ; c’est bien celui de Dieu. Nous n’avons pas alors à le gérer comme bon nous semble par des enseignements indigestes et des pratiques syncrétistes.

Au contraire, vous travaillerez, sans relâche, à garder et entretenir l’unité du troupeau tel que l’ont fait nos braves et illustres aînés depuis le père Francesco Borghero le premier missionnaire sma qui a foulé nos terres fertiles le 18 février 1861 jusqu’au premier prêtre du Dahomey, le pieux et très dévoué père Thomas MOULERO Djogbénou comblé de la grâce sacerdotale un 15 août, de l’année 1928 et dignement portée jusqu’au bout. Plaise à Dieu que la cause de canonisation de ce dernier ne traine pas à être introduite ! Ce sera la fierté de toute l’Église du Bénin. Nous pourrions en mentionner bien d’autres : les pères Adeyèmi Dominique, Michel Houngbédji etc. Devenez leurs imitateurs et que l’Esprit Saint vous en donne la force et les vertus spirituelles conséquentes.

Enfin, le prêtre fidèle à ses engagements. Chaque prêtre les prends le jour de son ordination et les renouvelle tous les ans au cours de la Messe chrismale : engagement à la chasteté, à une vie de pauvreté et à l’obéissance envers l’Ordinaire.Oui, bien chers ordinands, maîtriser son affectivité dans une société des médias hyper-érotisées, vivre la pauvreté dans un monde avide de richesses rapides et faciles, renoncer à son « moi » pour entrer dans la volonté de Dieu exprimée par son Ordinaire, voilà un combat quotidien que seules la prière et l’imitation du Christ, Bon Pasteur, vous feront gagner. Voilà ce qui authentifiera au milieu du peuple de Dieu votre don franc et total au service de Dieu et de son Église.

Voilà ce qui fera de vous, les témoins crédibles dont le monde a faim et soif. Mais, ce qui rend difficile cette oblation, c’est encore notre « moi ». Du moins, c’est ce qu’a remarqué à juste titre, Mgr Marion de Brésillac fondateur des Pères des Missions Africaines. Et il l’exprime ainsi : « Ce que nous possédons le plus, ce à quoi nous tenons le plus, ce à quoi nous renonçons le plus difficilement, c’est nous-mêmes, ce sont nos propres sentiments, nos propres pensées, notre manière de voire et de juger. Et voilà ce qu’il faut déposer aux pieds de Jésus, voilà ce dont il faut absolument vider notre cœur, afin que notre divin Maitre soit libre de le remplir de ses propres sentiments, de ses propres pensées, de ses propres jugements qui seront quelquefois peut-être bien différents des nôtres. »

Au regard de ces exigences du ministère sacerdotal, vous pourriez être tentés de laisser la peur vous paralyser ! Mais non !Ce serait oublier le soutien inconditionnel de la Vierge Marie, la Mère des prêtres et des missionnaires. C’est elle qui nous tient par la main pour nous faire traverser cette vallée de larmes et nous maintient dans la fidélité à son Fils le Souverain Prêtre.

Que son assistance ne vous fasse jamais défaut ! Amen.

+ François GNONHOSSOU, sma

Évêque de Dassa-Zoumé