samedi 22 juillet 2017

COMMUNIQUE :

Pour redynamiser l’évangélisation des enfants par les enfants sur nos différentes paroisses, son Excellence Mgr Aristide GONSALLO, évêque de Porto-Novo, invite tous les mouvements d’enfants (MADEB, CHORALE DES ENFANTS, SAMUEL, ADS, SAINT ENFANT JESUS, SCOUT ENFANT, LECTEUR JUNIOR, LEGION DE MARIE JUNIOR etc…) à la 8ème édition des Journées Diocésaines de l’Enfance Missionnaire, les 27 et 28 Décembre 2016 sur la paroisse Saint Vincent de Tchaada.

Pour la réussite desdites journées et pour la participation massive de vos enfants, nous comptons, chers parents et chers Pères, sur votre aide et votre sensibilisation.

Le Coordonnateur diocésain de l’EM, Abbé Georges GAYET

Programme des dites journées

50 ans de la paroisse Sacré-Coeur :

En cette année Sainte de la Miséricorde, va se célébrer le jubilé d’or (50 ans) de création de la paroisse SACRE-CŒUR de Ouenlinda (Porto-Novo). A cet effet une grand-messe se célébrera le dimanche 05 Juin 2016 à 10H00, en la dite église. Elle sera présidée par son excellence, Mgr Aristide GONSALLO, évêque de Porto-Novo.

Le reste du programme des manifestations

Concert de la Ressurection : 2016 :

Sous le parrainage de son Excellence Mgr Aristide GONSALLO, évêque de Porto-Novo, l’Aumônerie diocésaine des chorales des jeunes et la Coordination des chorales des jeunes de Porto-Novo

vous invitent à la 6ème édition du CONCERT DE LA RÉSURRECTION.

- Date : dimanches de Pâques, 27 mars 2016
- Heure : 16H00
- Lieu : Stade Charles de Gaulle de Porto-Novo
- Entrée : libre et gratuite

Ce sont plus d’une quinzaine de chorales qui se succèderont.

MERCI DE LES SOUTENIR



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Homélie de Mgr Aristide Gonsallo : Mari-Tokpa 2016

Frères et sœurs en Christ,

Nous voici rassemblés en ce premier dimanche de Carême pour notre pèlerinage marial diocésain. Reconnaissons-le tout de suite : Il n’y a pas de hasard aux yeux de Dieu. Tout est grâce. D’où nous vient cette grâce ? Elle nous vient du fait que, contrairement aux autres années, ce pèlerinage marial s’insère dans le carême qui est un temps de pèlerinage par excellence, un temps de marche à la suite du Christ. De façon ordinaire, c’est le dimanche du temps ordinaire après la fête de Notre Dame de Lourdes qui est réservé à notre pèlerinage diocésain. Et il se fait que cette annéenotre pèlerinage marial diocésain au pied de Notre Dame des Lagunes coïncide avec le premier dimanche de notre pèlerinage vers Pâques. Dieu soit béni. Que Marie soit louée et exaltée.

Dans ce contexte, les lectures du jour que nous avons maintenues à juste titre se prêtent bien à cette thématique spirituelle du pèlerinage. Dans la première lecture, nous avons entendu le Credo, la profession de foi du pèlerin israélite :Mon père était un Araméen errant, nomade. Comme nos ancêtres dans la foi, nous marchons, nous cheminons vers la lumière de Pâques. Certes, il y a des épreuves sur la route comme ce fut le cas jadis pour Israël avec le dur esclavage, la misère, l’oppression et les peines. Mais Israël en marche a crié vers le Seigneur. Et Dieu a entendu sa voix. Dieu a fait sortir son peuple d’Egypte par des signes et des prodiges. Le Seigneur se met en route avec nous pour nous aider à affronter les épreuves. En accomplissant notre pèlerinage diocésain et en entrant dans l’esprit même du pèlerinage du temps de Carême, nous nous unissons à tous nos frères et sœurs malades et souffrants. Et nous savons combien nous aussi nous sommes malades non seulement au plan physique et physiologique mais aussi et surtout au plan spirituel. Autant le pieux Israélite apportait les prémices de son champ pour les offrir au Seigneur, autant nous apportons au pied de l’autel et de notre Dame des Lagunes non seulement les fruits de notre terre mais aussi nos souffrances, nos maladies, nos peurs, nos rancœurs. Et c’est pour nous guérir que l’Eglise nous offre ce temps de grâce, ce temps favorable, ce jour du salut.

Certes, chaque période de l’année liturgique est un temps favorable à la conversion et à la guérison de l’âme. Mais le temps de carême résonne de manière particulière à nos oreilles et dans nos cœurs. Pas un chrétien n’est insensible au mot « Carême », car il évoque spontanément les austérités du christianisme. L’information sur les mortifications de saint Jean-Paul II à la fin de sa vie a fait les délices de certains médias. Il est vrai qu’autrefois, on nous invitait à modifier le rythme de l’existence, à renoncer aux divertissements et même aux spectacles. Cet appel de l’Eglise aux renoncements fait sourire encore quelques-uns dans notre société contemporaine qui trouve siarchaïque de parler de tout cela. Cependant si la pratique pénitentielle s’est beaucoup allégée en certains endroits, l’Eglise continue à faire de ce temps de carême une sorte de retraite marquée par la prière, la mortification, le partage. Elle insiste avec une force accrue sur la nécessité de la pénitence au sens biblique du terme, c’est-à-dire du repentir et de la conversion. En quoi consiste ce retournement du cœur, ce changement de nos mœurs ? Pourquoi commence-t-on ce premier dimanche par le retrait de Jésus au désert ?

Jésus fut conduit à travers le désert pendant quarante jours, nous dit saint Luc. Qu’est-ce qui nous est ainsi proposé ? Il est vrai que beaucoup de personnes sont incapables de réaliser leurs rêves ou leurs désirs comme par exemple : se libérer du bruit, fuir les promiscuités, s’éloigner des servitudes trop lourdes de la vie en société. D’autres au contraire recherchent les contacts humains, les va-et-vient dans un quartier ou en quelque endroit qui les arrache à l’isolement. Mais le désert auquel l’Eglise nous invite aujourd’hui ne consiste pas d’abord à prendre du recul par rapport à notre entourage, à desserrer les liens, à trouver le silence extérieur, si bienfaisant soit-il. Il s’agit de vouloir une certaine solitude intérieure. Etre conduit au désert par l’Esprit, c’est vivre un certain recueillement où chacun voit clair en lui. Le désert est une école de confiance où l’on apprend à tout recevoir du Seigneur au jour le jour.

Mais ce désert intérieur appelle un dur affrontement. Jésus lui-même est allé au désert pour être mis à l’épreuve. Contrairement à ce que beaucoup imaginent, on ne va pas au désert par exotisme ou compensation de suractivité. On ne prend pas le chemin du désert pour être tranquille, pour avoir la paix, pour vaquer dans le confort à ses exercices de piété. Les Pères du désert, à l’origine de nombreuses formes de vie contemplative, n’ignoraient pas qu’en abandonnant l’agitation des grandes cités du monde, ils n’échapperaient pas à eux-mêmes et aux forces mauvaises.Car au désert, il y a aussi le diable. En fait le diable est partout et surtout au-dedans de nous. Il est composé de toutes ces forces qui nous abîment, de toutes ces puissances de mort, de haine, d’égoïsme, de jouissance suicidaire qui nous habitent mais dont nous sommes obscurément complices. Il est dans ces duretés qui nous coupent des autres et de nous-mêmes. Il est le diviseur, le menteur, celui qui nous perd et nous désespère.

Est-ce donc pour connaître de nouveaux assauts, pour subir des tentations inédites, que nous-mêmes, nous sommes entraînés aujourd’hui par l’Esprit ? Il est bien possible, évidemment, que ces quarante jours soient pour nous des semaines cruciales avec une tempête inattendue qui vient bousculer nos certitudes, ou encore un événement imprévu qui dérange soudain nos sécurités et même notre foi. Le combat que nous avons à mener consiste à nous mettre en face de notre conscience pour faire le bilan des tentations quotidiennes auxquelles il nous arrive de céder, par habitude, avec quelques bouffées de remords et l’intention plus ou moins confuse d’y remédier. La triple tentation de Jésus est d’une actualité saisissante : la tentation du savoir avec les pierres à transformer en pains, la tentation de l’avoir avec la possession des royaumes, la tentation du pouvoir avec la puissance de se jeter dans le vide.L’Evangile de Saint Luc nous révèle ainsi que les forces diaboliques qui divisent les hommes et qui les séparent de Dieu sont au nombre de trois.

D’abord, il y a l’envie perfide de changer les pierres en pain, l’envie de vouloir tout manger, tout absorber, tout assimiler, même ce qui est immangeable, même ce qui résiste le plus fortement à notre convoitise, même les pierres, même les autres. Ensuite, il y a l’envie sournoise de dominer tous les royaumes de la terre, l’envie d’imposer sa volonté, l’envie d’utiliser les autres pour réaliser ses propres projets. Enfin, nous avons l’envie insidieuse de tenter Dieu, de le mettre à l’épreuve, en lui demandant de nous donner une vie facile, faites de plaisirs et de joies. Au contraire, prier Dieu, c’est lui demander de nous donner la force de vivre à fond les moments faciles mais également les moments difficiles, la force de mener une vraie vie et non pas une vie rêvée, la force d’être ce que nous sommes capables d’être et de ne jamais nous arracher à ce que la vie attend de nous. Nous ne sommes sur terre ni pour souffrir, ni pour vivre facilement, mais pour vivre intensément le moment présent.

Ainsi, au sens du pèlerinage, il faut associer la thématique du désert où Jésus nous conduit avec lui pendant quarante jours et quarante nuits. Notre pèlerinage n’aura de sens que si nous nous laissons entraîner au désert avec Jésus, maître des espaces infinis. Or, nous savons que le diable, le tentateur n’aime pas le désert. Il préfère les espaces plus riches et plus tranquilles où il peut nous manipuler sans que nous nous en apercevions. C’est dans le silence du pèlerinage au désert que nous pouvons le mieux le démasquer. C’est dans le désert des privations volontairement assumées que nous pouvons témoigner que nous sommes capables de faire triompher la lumière sur l’ombre, la vie sur la mort, l’être sur le paraître, l’amour gratuit sur la possession qui étouffe. Il y a en nous une certaine complicité avec le mal. Sans être vraiment d’accord avec nos péchés, nous les tolérons néanmoins. Satan demandait à Jésus de s’agenouiller devant lui. A genoux, nous le sommes déjà par le consentement, par le oui que nous donnons en retardant tout effort de conversion. Le plus grand péché de l’homme s’assimile à ce délai qu’il s’accorde et qu’il reporte sans cesse. Nous sommes ainsi semblables au malade qui dispose sur sa table des remèdes auquel il ne touche absolument pas.

Pendant le carême, nous vivons le face à face avec notre conscience pour déceler nos péchés en les nommant, sans réclamer un nouveau sursis à la miséricorde de Dieu surtout en cette année du Jubilé de la Miséricorde. Cette aventure du carême appelle trois attitudes. La première consiste à prier pour ne pas remettre à demain notre conversion, car c’est aujourd’hui le jour du salut. La deuxième consiste à jeûner : quand tu jeûnes, parfume-toi la tête, sans doute par pudeur d’âme, par délicatesse envers le prochain mais surtout parce que se convertir, c’est peu à peu entrer dans la joie. La troisième consiste à partager son pain avec celui qui a faim et de couvrir le malheureux sans abri. Dans l’esprit même du Jubilé de la Miséricorde, le temps de Carême est le temps du partage par excellence, le temps de la mise en pratique des œuvres de miséricorde spirituelles et corporelles.

En ce temps de carême, je vous invite à tourner vos regards vers la Vierge Marie, Notre Dame des Lagunes pour la contempler et l’écouter. Que la Vierge Marie nous accompagne en ces jours de prière intense et de pénitence. Elle nous révèle aujourd’hui un merveilleux chemin de vie chrétienne.Marie, Notre Dame des Lagunes, la première en chemin, est le modèle des pèlerins dans la foi. Marie est en chemin avec nous.Elle est en communion avec Jésus, dans une compassion maternelle. Elle ne fait plus qu’un avec lui. Jésus associe pleinement Marie à l’enfantement de l’Eglise en lui donnant de devenir la Mère de chacun de nous dans la puissance de l’Esprit Saint.Alors, pendant ce carême, comme le disciple bien-aimé, prenons Marie chez nous et entrons à notre tour dans cette fécondité de grâce que le Seigneur veut pour chacun de nous. Prions pour que nous soyons à notre tour fécond. Prendre Marie comme modèle de pèlerinage, c’est accepter de vivre ce cœur à cœur avec ceux qui souffrent dans leur corps. C’est accepter de vivre la compassion avec ceux qui sont dans la douleur de la mort. Beaucoup de malades par leur courage et leur décentrement d’eux-mêmes, témoignent de la Foi qui les anime. C’est l’exemple de ce malade terrassé au fond de son lit mais dont le visage respire la sérénité, car il sait qu’au bout de la nuit se trouve le soleil de Pâques. C’est l’exemple de la veuve ou de l’orphelin qui continuent à avancer dans la vie dignement et sans regrets, car ils savent que Dieu est leur bâton de pèlerin qui les aidera à avancer malgré la douleur.

Permettez-moi d’achever mon exhortation par les mots mêmes du pape François dans son message pour la 24e Journée Mondiale de prière pour les malades : « À tous ceux qui sont au service des malades et des personnes qui souffrent, je souhaite d’être animés par l’esprit de Marie, Mère de la Miséricorde.« Que la douceur de son regard nous accompagne en cette Année sainte, afin que tous puissent redécouvrir la joie de la tendresse de Dieu » (MisericordiaeVultus, 24) et la garder imprimée dans nos cœurs et dans nos gestes. Confions à l’intercession de la Vierge les angoisses et les tribulations, ainsi que les joies et les consolations et adressons-lui notre prière afin qu’elle tourne vers nous ses yeux miséricordieux, surtout dans les moments de douleur, et qu’elle nous rende dignes de contempler aujourd’hui et à jamais le Visage de la Miséricorde, son Fils Jésus ». Le Seigneur soit avec vous.

Mgr Aristide GONSALLO