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Homélie de Mgr Gnambode aux vœux perpétuels de la sœur Reine (NDA)

Profession Perpétuelle de Sœur Reine Lénina AFFIWA SETTON, Sœur Missionnaire N-D des Apôtres

Textes liturgiques : 1ère lecture : Jér 1, 4 – 10 / 2ème lecture : 2Tm 2, 1 – 7 / Evangile : Jean 13, 1 – 5.12 – 17.

Chers confrères concélébrants,

Chères Religieuses particulièrement membres de l’Institut des Sœurs Notre Dame des Apôtres,

Et vous Sœur Reine qui leur emboîtez le pas sur le chemin du don et de la mission.

Chers frères et sœurs, fils et filles bien aimés du Seigneur,

« Là où deux ou trois seront réunis en mon nom, je me trouverai au milieu d’eux » a dit le Seigneur. L’heure maintenant est solennelle. En son nom, nous sommes réunis ici pour entourer notre sœur Reine qui s’engage définitivement à la suite de Jésus – Christ, son unique et seul Epoux ; en son Esprit que nous implorons ensemble quand nous allons chanter « viens Esprit Saint ». Esprit d’Amour qui nous a choisis de toute éternité depuis le sein maternel pour être consacrés à son saint service, à sa louange ; Amour immuable qui a gardé toute sa tendresse et toutes ses exigences.

Sœur Reine, reportez-vous au jour de votre première profession. Vous étiez tremblante d’émotion, il y a ans sous la touche de cette tendresse de notre Dieu, le Souverain Bien, le Souverain Maître qui se faisait déjà Epoux. Ma sœur, vous reprenez déjà conscience aujourd’hui au milieu de nous de cette élection divine, de cette prédilection d’amour. Du côté de Dieu, il n’y a pas eu ombre de vicissitude. Nos infidélités n’ont pas de prix sur cet amour immuable tout gratuit, tout prévenant. Comment ne pas exprimer notre filiale et sincère reconnaissance et exprimer en même temps notre confiance indéfectible !

En face de cet amour incréé, infini, immuable de ce don sans repentance, il y avait un autre don, notre don à nous, don sincère sans doute, don plénier à la mesure de notre compréhension, en réalité chétif, mais appelé à se perfectionner chaque jour et qui devait aboutir normalement à l’union d’amour du mariage spirituel où, pour emprunter le langage de Saint Jean de la Croix, « l’âme opère son œuvre d’intelligence et de volonté, produit ses actes de connaissance et d’amour conjointement avec la Sainte Trinité dans la communion du même Esprit, en la participation à la vie intime de Dieu.

La loi de l’amour créé sur terre est de progresser sans cesse, dans son enracinement dans la Pâques du Christ. Selon une étymologie du temps de Jésus, la mort de Jésus est sa Pâque, son passage du monde vers le Père qui rendra possible l’accès de nous tous au Père. Toute la vie de Jésus, son ministère comme ses derniers instants, est placé sous le signe de l’amour des siens. Jésus aima les siens jusqu’à l’extrême, c’est-à-dire jusqu’à la fin de sa carrière terrestre et jusqu’au dernier terme de l’amour : il mit le comble de l’amour au terme de son existence.

La perspective de la trahison est mise tout exprès à l’arrière plan de la scène pour laisser entrevoir l’attentat que prépare la puissance des ténèbres, Satan par l’entremise de Judas, tandis que l’amour de Jésus se manifeste plus parfaitement que jamais aux siens. Laver les pieds d’un autre est le travail d’un inférieur envers son supérieur, c’est celui de l’esclave envers son maître, de l’épouse envers le mari, du fils et de la fille envers leur père. Le sens du geste prophétique de Jésus est clair : Jésus dans sa mort s’est fait par amour le Serviteur des hommes. Nous disciples de Jésus, selon ses recommandations devront nous rendre les uns aux autres le même service d’amour que lui – même a pratiqué jusqu’à la croix. Chers amis consacrés, les conseils évangéliques ne sont pas nécessaires à l’exercice de ce service d’amour, mais ils écartent les obstacles à cet amour ; ils nous soutiennent efficacement dans la recherche du Souverain Bien.

Notre vœu de chasteté qu’écarte tout ce qui peut séduire les sens, l’imagination et le cœur nous fera mettre nos complaisances dans cette Beauté Souveraine qui doit être aimée seule pour l’amour d’Elle – même. La plénitude de tout bien est en Dieu ; elle n’est qu’en Lui. Le vœu de pauvreté écarte les faux biens que recherche la concupiscence des yeux. Vouloir goûter, posséder quelque chose en dehors de Dieu et même quelque chose de distinct en Lui, c’est se priver du tout de Dieu, c’est mettre obstacle à la réception du don plénier. « Bienheureux les pauvres en esprit parce qu’ils posséderont Dieu. »

Enfin, si nous voulons vivre dans la vérité, il faut nous attacher à la seule volonté de Dieu. Aussi le vœu d’obéissance nous fait accomplir la volonté de Dieu et nous met à l’abri du mensonge. La volonté du vrai obéissant se conformera de plus en plus et infailliblement à la volonté divine. A la vérité, ces trois conseils évangéliques aident à l’opération de nos facultés et à leur transformation en Dieu. Mais qu’est-ce qui entrave notre grand don de notre profession religieuse ? Regarde ce qui nous éloigne de la Présence de Dieu continuelle. Est – ce l’orgueil de la vie qui se calme devant la dépendance, sa révolte contre l’humiliation ? Est – ce la concupiscence des yeux qui nous ramène sans cesse le souvenir de la créature. Est – ce la crainte de manquer de quelque chose ou la souffrance d’être privé d’un bien être maternel ? Au demeurant, quel est le vœu qui est en péril et nous le promettrons avec un grand amour pour resserrer notre union avec l’Epoux, le Verbe qui s’est fait chair pour que nous devenions Dieu.

Il nous faut certainement nous fortifier dans la grâce du Christ Jésus, prendre notre part de souffrance, en bon soldat du Christ Jésus, comme vient de nous l’enseigner Saint Paul qui affirme sa confiance en Christ à cause de sa relation intime entretenue avec lui. A cause de cette intimité, il sait qu’aucune expérience terrestre ne peut briser le lien d’amour qui le rattache à lui. Ainsi nous sommes les amis du Christ : « Je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai appris de mon Père, je vous l’ai fait connaître. Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais c’est moi qui vous ai choisis. ». C’est une amitié qui plonge ses racines dans l’amour incréé de la Trinité elle – même. « Comme mon Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. » Ne l’oublions jamais : nous sommes les témoins de l’amour parfait, les témoins de la foi, les missionnaires de l’Evangile, les prophètes de l’espérance, les constructeurs de l’Eglise du ciel, les artisans de la charité, les tutrices des orphelins et des petits, les avocats des pauvres, les consolatrices de ceux qui souffrent, les mères des âmes, les guides, conseillers et amies de tous sans discrimination, « les uns pour les autres » qui donnent leur vie volontairement et silencieusement.

Dans cette mission vécue en communauté, ma sœur Reine, vous devez travailler à développer certaines qualités :

1) Cultiver la qualité de femme africaine, être maman idéale, épouse fidèle et féconde.

2) être la maman de tous par votre bonté, votre affection, votre patience, votre renoncement, la maîtrise de vous – même qui sont les fruits de l’Esprit.

3) Etre l’épouse fidèle, unie totalement au Christ seul.

4) Par votre fécondité, avoir autant d’enfants spirituels que possible sans maternalisme et que toute personne à votre contact devienne un peu plus enfant de Dieu.

5) Enfin, vous travaillerez à être un grenier plein qui peut toujours partager avec autrui, tout en privant soi – même, soigneuse, prévoyante, économe, impartiale.

Chers frères et sœurs, la Vierge des vierges, l’Epouse par excellence, qui suivit l’agneau partout où il alla jusqu’au calvaire dans une parfaite fidélité, Première Femme Missionnaire, Servante de l’amour de Dieu, devint Mère universelle, Mère des hommes. La Vierge consacrée notre sœur Reine elle aussi doit suivre son Epoux jusqu’au calvaire. C’est dans sa mort qu’elle a été baptisée ! Elle demande donc pour aller jusqu’au bout de sa vocation de baptisée et d’Epouse, elle demande avec Saint Paul, la participation à ses souffrances, à être conforme à sa mort pour parvenir à sa résurrection et pour cela elle estime toutes choses comme une perte à cause de l’excellence de la Connaissance de Jésus – Christ son Seigneur, pour lequel elle a renoncé à toutes choses, les regardant comme des ordures afin de gagner le Christ et d’être trouvé en Lui.

Oui le Seigneur est grand. Il est bon, mais la famille et les parents sont également dignes de notre pensée affectueuse et reconnaissante. Sans eux, que serions – nous aujourd’hui ? A travers les parents, les proches, les amis, les bienfaiteurs, les éducateurs, les filles du Père Planque, SMA, je suis heureux de vous saluer tous, vous qui êtes venus et tenez cette circonstance importante.

Que le Seigneur vous bénisse !

Que Notre Dame des Apôtres veille sur vous ! Amen !

Père Jean Benoît GNAMBODE,

Administrateur Apostolique.