jeudi 27 juillet 2017

COMMUNIQUE :

Pour redynamiser l’évangélisation des enfants par les enfants sur nos différentes paroisses, son Excellence Mgr Aristide GONSALLO, évêque de Porto-Novo, invite tous les mouvements d’enfants (MADEB, CHORALE DES ENFANTS, SAMUEL, ADS, SAINT ENFANT JESUS, SCOUT ENFANT, LECTEUR JUNIOR, LEGION DE MARIE JUNIOR etc…) à la 8ème édition des Journées Diocésaines de l’Enfance Missionnaire, les 27 et 28 Décembre 2016 sur la paroisse Saint Vincent de Tchaada.

Pour la réussite desdites journées et pour la participation massive de vos enfants, nous comptons, chers parents et chers Pères, sur votre aide et votre sensibilisation.

Le Coordonnateur diocésain de l’EM, Abbé Georges GAYET

Programme des dites journées

50 ans de la paroisse Sacré-Coeur :

En cette année Sainte de la Miséricorde, va se célébrer le jubilé d’or (50 ans) de création de la paroisse SACRE-CŒUR de Ouenlinda (Porto-Novo). A cet effet une grand-messe se célébrera le dimanche 05 Juin 2016 à 10H00, en la dite église. Elle sera présidée par son excellence, Mgr Aristide GONSALLO, évêque de Porto-Novo.

Le reste du programme des manifestations

Concert de la Ressurection : 2016 :

Sous le parrainage de son Excellence Mgr Aristide GONSALLO, évêque de Porto-Novo, l’Aumônerie diocésaine des chorales des jeunes et la Coordination des chorales des jeunes de Porto-Novo

vous invitent à la 6ème édition du CONCERT DE LA RÉSURRECTION.

- Date : dimanches de Pâques, 27 mars 2016
- Heure : 16H00
- Lieu : Stade Charles de Gaulle de Porto-Novo
- Entrée : libre et gratuite

Ce sont plus d’une quinzaine de chorales qui se succèderont.

MERCI DE LES SOUTENIR



A c t u a l i t é s
jeudi 20 juillet 2017
Le Collège Catholique Notre Dame de Lourdes de (...)

vendredi 14 juillet 2017
Gangban, arrondissement de la commune d’Adjohoun.

mardi 11 juillet 2017
Les vacances ayant commencé, plusieurs (...)

dimanche 9 juillet 2017
Lettre circulaire aux Évêques sur le pain et le (...)


En vrac !
mercredi 14 juin 2017
N’aimons pas en paroles, mais par des actes (...)

mardi 21 février 2017
Ils étaient tous au rendez-vous, les mouvements et

jeudi 2 février 2017
Chers frères et sœurs, bonjour ! Dans les (...)

lundi 2 janvier 2017
Cher frère, Aujourd’hui, jour des Saints (...)

dimanche 25 décembre 2016
« La grâce de Dieu s’est manifestée pour le (...)

mardi 20 décembre 2016
Frères et sœurs en Christ, L’annonce à Zacharie (...)

mardi 20 décembre 2016
Frères et sœurs en Christ, Fils et filles (...)

jeudi 15 décembre 2016
Émerveillement pour tout ce que Dieu accomplit (...)

vendredi 9 décembre 2016
Frères et sœurs en Christ, En ce temps de (...)

mercredi 7 décembre 2016
Ni hypocrites ni rigides, ayant le sens de la (...)


V a c a n c e s
vendredi 11 juillet 2014
La communauté des sœurs Salésiennes Missionnaires de

jeudi 27 juin 2013
Pour marquer l’Année de la foi, l’aumônerie (...)

Aller à : Accueil du site > Autres articles > Homélie de Mgr Gonsal

Homélie de Mgr Gonsallo à la messe du 56ème anniversaire de l’indépendance

Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Maître Adrien HOUNGBEDJI,

Excellence Monsieur le Préfet de l’Ouémé, Mr Joachim APIKPY,

Monsieur le Maire de la Ville de Porto-Novo, Mr Emmanuel ZOSSOU,

Monsieur l’ex-Médiateur de la République, Professeur Albert TEVOEDJRE,

Leurs Majestés et Têtes couronnées de la Ville de Porto-Novo,

Messieurs les Dignitaires, Sages et Notables de la Ville de Porto-Novo,

Autorités, Cadres, en vos rangs et grades,

Chers Pères concélébrants,

Messieurs et mesdames,

Frères et sœurs en Christ,

Dans la joie et l’allégresse générale, toute la nation béninoise, unie autour du Chef de l’État, des institutions politiques et des Corps constitués, célèbrera demain le 56e anniversaire de l’accession de notre pays à la souveraineté internationale.Le 1er août, c’est la fête nationale qui évoque cette terre du Bénin, où tant d’hommes et de femmes, de toutes religions, races, langues et cultures ont emprunté des chemins de douleur parfois pour que tout nous puissions aujourd’hui vivre libres et en paix. Je veux évoquer les héros de notre histoire nationale, tous ceux et celles qui se sont dépensés sans compter, en risquant et en sacrifiant leur vie, pour que la nation béninoise ait la vie en abondance et vive dans la paix car notre pays le Bénin a une vocation à la paix. Ayons une pieuse pensée pour le président Émile Derlin Zinsou que le Seigneur a rappelé à lui jeudi dernier et que nous recommandons à la miséricorde divine au cœur de cette eucharistie. Je veux aussi mentionner tous ces vaillants apôtres et missionnaires qui ont reçu et enfoui cette semence de Dieu pour faire germer l’Espérance d’un monde nouveau à travers le dialogue interreligieux. Certains sont encore envie et ils constituent pour nous aujourd’hui les témoins vivants.

En cette cathédrale consacrée à Notre de l’Immaculée Conception, lieu de réconciliation et de paix, nous rendons grâce au Seigneur pour les immenses merveilles accomplies dans notre pays, le Bénin notamment à travers la dernière élection présidentielle. Reconnaître les merveilles et les dons de Dieu, c’est prendre conscience de nos responsabilités. L’accession à la souveraineté internationale n’est pas un acte insignifiant, un phénomène de l’histoire, un incident de parcours. C’est un acte créateur d’un peuple uni et unifié dans la paix. Dieu aime le Bénin, disons-nous et je voudrais oser dire que le Béninois aime Dieu, même si bien souvent les actes posés montrent que le Béninois n’aime Dieu que du bout des lèvres comme l’homme de la parabole de l’Evangile de ce dimanche.N’est-ce pas l’occasion de nous interroger pour savoir si nous n’essayons pas bien souvent en tant que Béninois d’annexer Dieu à nos besoins, à nos désirs déformés par l’une ou l’autre passion (convoitise, colère, etc.). Tout manque d’amour de Dieu et du prochain n’est que vanité pour nous en référer aux lectures de ce jour.

Oui, les lectures de ce dimanche nous invitent à nous interroger sur ce qui fait l’essentiel de notre vie. Pour cela, les textes proposent un point de départ étonnant mais efficace qui est notre mort. Quand nous allons mourir, que restera-t-il de nos labeurs terrestres ? Quelle est la valeur de la vie ? De façon circonstanciée, en cette fête de l’indépendance, demandons-nous pourquoi amasser les richesses, les honneurs, le pouvoir ? La liturgie de la parole de ce dimanche s’ouvre avec l’Ecclésiaste (Qo 1, 2 ; 2, 21-23) sur l’un des propos les plus désabusés de la Bible : Vanité des vanités, tout est vanité, tout est vent, tout est illusion. Le mot traduit ici par vanité, désigne la fumée légère ou la buée qui se forme avec l’haleine sur une vitre ou un verre. Aussitôt formée, aussitôt elle disparaît. Ce que nous estimons être du poids n’est que buée et fumée. Tout est éphémère, sans consistance et sans importance. A quoi sert de s’inquiéter face au dérisoire de la vie ? Voilà la conviction qui traverse tout le livre de l’Ecclésiaste. Et l’évangile du jour (Lc 12, 13-21) vient illustrer cette conviction avec l’exemple de cet homme qui a travaillé et amassé toute sa vie pour transmettre son labeur à quelqu’un qui ne s’est donné aucune peine.

Comme cet homme de l’évangile, en bons Béninois, il nous arrive d’être mêlés à des questions d’héritage de générations en générations. Nous savons combien les partages d’héritage sont souvent sources de tensions, de ruptures voire de haine entre les héritiers. C’est bien une passion que cette volonté agressive d’acquérir des biens matériels qui pourraient tout aussi être des biens intellectuels ou spirituels. La passion qui nous domine et nous éloigne de Dieu est la manifestation d’un désir blessé et dévié qui s’égare sur des objets passagers. Cet homme riche de la parabole vient trouver Jésus pour trancher une question d’héritage avec son frère. Mais Jésus n’était ni avocat, ni notaire ni juge de paix. Jésus se déclare incompétent pour trancher le litige. Jésus n’accueille pas la demande d’intervention qui lui est faite et il renvoie le requérant à lui-même. Jésus refuse d’être utilisé et instrumentalisé au profit de la convoitise qu’il a su discerner chez cet homme anonyme. Mais l’occasion était trop belle pour la laisser passer. Jésus sait que, depuis toujours, la partie la plus sensible de l’homme, c’est son porte-monnaie. Alors la démarche et la façon dont Jésus tranche la question nous ramènent d’abord une évidence : personne n’a jamais pu emporter fût-ce un centime de sa fortune dans son cercueil. Alors, à quoi sert d’amasser le plus d’argent possible ? Ce que nous avons mis de côté, qui l’aura ? Il y a bien des chances que nos héritiers s’entredéchirent et s’entretuent devant l’héritage. Et le cycle infernal reprend de plus belle car la violence absolue entraîne la violence aveugle.

Sans doute l’argent est indispensable. Nous avons le droit d’être riches et pas seulement d’argent, mais aussi d’amitié, de savoir, d’humanité tout simplement. Nous avons besoin de l’argent pour vivre. La preuve, il y aura la quête dans un instant et c’est d’ailleurs avec grande satisfaction que nous accueillerons les corbeilles pleines de billets flambant neufs ! Si l’argent ne fait pas le bonheur, il y contribue toutefois. C’est vrai que l’homme riche avait bien travaillé. Ses récoltes avaient été fructueuses. Il n’avait lésé personne. C’était donc tout à fait normal qu’il veuille se reposer et jouir quelque peu du fruit de son labeur. Jésus lui-même a su profiter des fruits de la terre et du travail des hommes. Comme nous les hommes, Jésus a mangé. Il s’est réjoui du pain et du vin. Il a dormi. Il s’est reposé. Alors pourquoi, dans cet évangile, Jésus se fait-il si sévère pour ce brave homme qui ne réclame au fond que ce qui est naturel ? La réponse de Jésus nous l’explique : voyez ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d’être riche en vue de Dieu, lisons-nous dans la nouvelle traduction des textes liturgiques. Une autre version dit : voyez ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d’être riche sous le regard de Dieu. Jésus n’est pas contre l’argent, ni contre le progrès, ni contre l’élévation du niveau de vie. Dans le cercle des disciples, il y avait bien Judas qui gardait la bourse commune même si Saint Jean nous dit que c’était pour voler et dérober ce qu’on y mettait. Ce n’est pas la richesse pour elle-même qui est remise en question ni le désir de profiter de l’existence. Ce qui est remis en cause, ce n’est pas tellement comment on s’enrichit mais pourquoi on s’enrichit.

L’homme de l’évangile voulait profiter de « son » bien, comme s’il en était la source unique et le seul propriétaire. Cet homme se parle à lui-même comme devant un miroir : mange, bois, jouis de l’existence. La figure de cet homme de l’évangile nous interpelle à la veille de l’anniversaire de notre indépendance nationale. Son insouciance doit réveiller nos consciences endormies. Certes nous célébrons la fête de la liberté mais ce n’est pas la liberté qui consiste à se vautrer dans une satisfaction irresponsable et une jouissance insolente. Ce n’est pas non plus une liberté pour nous livrer à l’anarchie. C’est plutôt une liberté pour nous engager dans l’action concertée et ordonnée au bien-commun. C’est ce qui a manqué à l’homme de l’évangile qui veut tout ramener à lui et à lui seul. La parabole met d’abord en cause la volonté d’amasser pour soi-même. A l’homme de la parabole et à lui seul, à son unique plaisir revenaient l’entassement de ses greniers, lesparcs de ses troupeaux, ses billets craquants et son or en banque.Nous ne le savons que trop : une société qui fonctionne en vue d’amasser des per diem, des émoluments, des ristournes, des honoraires, des indemnités, des primes exorbitantes, des gratifications, des libéralités, des pourboires, des faveurs, des commissions, des dividendes toujours plus juteux, une telle société est bien près de se détruire elle-même. Une humanité qui n’est pas à son tour enrichie de l’Evangile court droit à sa perte. Jésus nous prévient que la richesse éblouit et devient une addiction qui vise à gommer l’humain en façonnant un monde de violences, d’horreurs, de conquêtes effrayantes et frénétiques. En effet,que reste—t-il à l’homme de toute la peine et de tous les calculs pour lesquels il se fatigue sous le soleil ? Tous les jours sont autant de souffrances, ses occupations autant de tourments : même la nuit son cœur n’a pas de repos. Cela aussi n’est que vanité(Ec 1, 2…23). L’actualité la plus brûlante à travers les médias nous le prouve abondamment. Oui, soyons riches de Dieu, riches pour Dieu, riches en Dieu, riches pour nos frères et sœurs en humanité et en Christ.

Il faut confesser que le nécessaire partage avec les moins favorisés, les plus démunis qui nous entourent et ceux qui se trouvent aux périphéries de l’existence, n’est heureusement pas une originalité et une exclusivité chrétienne. Dans le dialogue interreligieux que nous prônons pour notre pays, il faut reconnaître que nous sommes souvent édifiés par le comportement de personnes ne se réclamant pas du christianisme. Mais avec saint Paul (cf. deuxième lecture, Col 3, 1-11), nous reconnaissons que les vraies valeurs chrétiennes sont les réalités d’en-haut qui nous font prendre conscience de l’absence et de la disparition des frontières entre les hommes car « le Christ est tout, et en tous » (Col 3, 11).

La liberté à laquelle nous convie le Seigneur en cette année du Jubilé de la Miséricorde divine consiste justement en un changement de mentalité, une conversion de l’esprit et du cœur. L’objectif du propos évangélique relève donc d’un appel à la conversion, au retournement total, un virage à 180°,pour vivre absolument notre vocation humaine. La liberté ne s’acquiert pas avec une mentalité d’esclave ou de perpétuel assisté au mépris des réformes. Nous l’avons compris avec la parabole de l’Evangile, la vraie liberté ne s’acquiert pas dans la paresse et l’oisiveté. La liberté appelle le travail en vue de l’accomplissement de l’homme. Par conséquent, la célébration de la fête de l’indépendance de notre pays nous rappelle le devoir de travailler comme nous y invite notre chère devise : Fraternité, Justice, Travail. Certes, comme l’homme de l’évangile de ce jour, nous avons travaillé mais ce travail n’est en rien une corvée. Il est la réponse volontaire de l’homme à l’ordre du Seigneur aux origines de l’humanité (Gn 2,15).

Je voudrais saisir l’opportunité de cette fête de l’indépendance pour interpeller les consciences sur l’usage des biens dont regorge notre pays. Même si notre pays ne ruisselle pas de lait, de miel et de toutes les ressources minières, agricoles, forestières, il reste un fait que nous devons nous interroger sur ce que nous allons faire pour assumer nos responsabilités dans le développement intégral, solidaire et responsable de notre peuple.

N’ayons pas peur de nous remettre nous-mêmes en question dans un monde qui semble perdre le sens des valeurs fondamentales de paix, d’unité, de partage, de respect, de justice, de service des autres. La société de consommation à outrance, les milliards accumulés par quelques-uns au détriment du grand nombre ne le sont pas selon le cœur de Dieu. Si la richesse ne sert qu’à satisfaire des désirs égoïstes, elle devient un instrument d’étouffement de l’amour. Il revient alors à nous Béninois, chrétiens et âmes de bonne volonté, de vivre dans une véritable action de grâce pour tous les dons reçus, jusqu’à l’instant où nous remettrons tout entre les mains de Dieu le Père.C’est aussi le message de Saint Paul dans la deuxième lecture (Col 3, 1-5, 9-11). Puisque le Christ est ressuscité, notre vie est désormais centrée sur lui. C’est de lui que notre vie reçoit sa consistance et son importance. Il vaut mieux faire confiance totale au Seigneur, quelle que soit la nature des événements. Que le Seigneur fasse croitre et abonder les grâces de paix et de prospérité sur notre pays. Qu’il donne à chacun des fils de ce pays de réaliser sa vocation à la paix à travers la saine gestion des biens matériels.

Aussi voudrais-je achever cette homélie en reprenant et en appliquant à votre compte et à l’endroit de tous les Béninois les bénédictions formulées par l’apôtre Paul dans la finale de sa deuxième lettre aux Corinthiens : Au demeurant, frères et sœurs, Béninois et Béninoises, de toutes les confessions religieuses, soyez dans la joie, travaillez à votre perfectionnement, encouragez-vous, soyez bien d’accord, vivez en paix, et le Dieu d’amour et de paix sera avec vous. […] La grâce du Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu, le Père et la communion du Saint Esprit soient avec vous tous. Amen.(2 Co 13, 11sq).

Bonne fête de l’indépendance à tous et à toutes !

+ Mgr Aristide GONSALLO, Evêque de Porto-Novo