mardi 30 mai 2017

COMMUNIQUE :

Pour redynamiser l’évangélisation des enfants par les enfants sur nos différentes paroisses, son Excellence Mgr Aristide GONSALLO, évêque de Porto-Novo, invite tous les mouvements d’enfants (MADEB, CHORALE DES ENFANTS, SAMUEL, ADS, SAINT ENFANT JESUS, SCOUT ENFANT, LECTEUR JUNIOR, LEGION DE MARIE JUNIOR etc…) à la 8ème édition des Journées Diocésaines de l’Enfance Missionnaire, les 27 et 28 Décembre 2016 sur la paroisse Saint Vincent de Tchaada.

Pour la réussite desdites journées et pour la participation massive de vos enfants, nous comptons, chers parents et chers Pères, sur votre aide et votre sensibilisation.

Le Coordonnateur diocésain de l’EM, Abbé Georges GAYET

Programme des dites journées

50 ans de la paroisse Sacré-Coeur :

En cette année Sainte de la Miséricorde, va se célébrer le jubilé d’or (50 ans) de création de la paroisse SACRE-CŒUR de Ouenlinda (Porto-Novo). A cet effet une grand-messe se célébrera le dimanche 05 Juin 2016 à 10H00, en la dite église. Elle sera présidée par son excellence, Mgr Aristide GONSALLO, évêque de Porto-Novo.

Le reste du programme des manifestations

Concert de la Ressurection : 2016 :

Sous le parrainage de son Excellence Mgr Aristide GONSALLO, évêque de Porto-Novo, l’Aumônerie diocésaine des chorales des jeunes et la Coordination des chorales des jeunes de Porto-Novo

vous invitent à la 6ème édition du CONCERT DE LA RÉSURRECTION.

- Date : dimanches de Pâques, 27 mars 2016
- Heure : 16H00
- Lieu : Stade Charles de Gaulle de Porto-Novo
- Entrée : libre et gratuite

Ce sont plus d’une quinzaine de chorales qui se succèderont.

MERCI DE LES SOUTENIR



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Aller à : Accueil du site > Notre Eglise > 110 Mgr Aristide > Homélie de Mgr à (...)

Homélie de Mgr à La consécration de St Pierre et St Paul

Excellence Mgr Martin Adjou, évêque du diocèse de N’Dali, Excellence Mgr Eugène Houndékon, évêque du diocèse d’Abomey, Chers pères concélébrants, Chers religieux et religieuses, Chers fidèles chrétiens et vous tous membres du peuple de Dieu, Autorités politiques, civiles et religieuses en vos rangs et qualités respectifs, A mon tour, je vous souhaite la bienvenue dans cette demeure que nous allons bientôt consacrer entièrement au Seigneur. Oui, cette église dédiée à saint Pierre et saint Paul est un lieu de mémoire et de paix, un édifice construit de la main des hommes, de générations en générations. En votre nom à tous et en mon nom personnel, je voudrais saluer la mémoire de mes prédécesseurs sur le siège épiscopal de Porto-Novo, tous les curés et leurs collaborateurs qui ont exercé leur ministère sur cette paroisse, tous les ouvriers, tous les bienfaiteurs et donateurs qui se sont succédés pour que nous ayons un si bel édifice aujourd’hui. Je voudrais remercier tous ceux et celles qui ont œuvré de jour comme de nuit à la construction de cette maison de Dieu, les vivants comme ceux qui ont déjà rejoint la maison du Père des cieux après avoir contribué à construire celle de la terre. Du haut des cieux, ceux-ci jubilent avec nous en ce moment, car l’Eglise, c’est la communion des saints.

« Ce jour que fit le Seigneur est un jour de joie, jour d’allégresse, jour d’exultation ». Rendons grâce à Dieu qui nous donne aujourd’hui de lui remettre entièrement entre les mains ce qui lui appartient. Quand on a construit une église c’est-à-dire la demeure de Dieu et qu’on s’y rassemble pour prier et honorer Dieu, il y a un jour où l’on consacre cette église. Et ce jour-là, on parle de la dédicace de cette église. C’est la démarche que nous entreprenons aujourd’hui, une démarche pleine de sens pour Dieu et pour nous. C’est la maison de Dieu au milieu son peuple, avec des pierres scellées au ciment de l’Esprit-Saint. Bénis dans un instant, aspergés d’eau lustrale, oints par le saint-chrême, l’huile sainte, les murs de cet édifice deviendront une construction originale pour mieux accueillir le peuple de Dieu que nous formons, comme nous le relatent les lectures que nous avons choisies pour la circonstance.

Dans la première lecture tirée du livre d’Isaïe (56, 1…7), par la bouche du prophète, le Seigneur déclare combien il rend heureux dans sa maison de prière.De ce fait, il souligne qu’il fait bon accueil à nos prières et à nos offrandes sur son autel. L’exil du peuple d’Israël a clairement montré que Dieu n’est pas lié exclusivement à un pays ou à une nation. Car le jour est venu où les étrangers qui honorent Dieu et observent ses commandements sont escortés au temple du Seigneur pour y offrir leurs sacrifices et leurs prières. L’universalité du Salut est alors explicitement évoquée par Dieu lui-même en ces termes : « Ma maison s’appellera maison de prière pour tous les peuples ». Par conséquent, personne ne devra jamais se sentir exclu ou étranger dans la maison de Dieu.

La dédicace d’une église est l’expression du mystère de la construction de l’Église. C’est le Christ qui construit l’Église et lui donne vie. Quand nous parcourons les Ecritures, nous sommes frappés par la multitude d’images qui se recoupent à ce sujet. Saint Jean nous présente l’image bien connue de la vigne. L’Eglise est comme les sarments qui reçoivent la sève et donc la vie, la vigueur du cep qui est le Christ. Saint Paul évoque plutôt l’image du corps. L’Église,c’est le Corps du Christ, constituée par des croyants qui sont les membres de ce Corps. Certes, tous sont différents les uns des autres mais tous sont complémentaires les uns des autres.

Avec la dédicace de ce jour, nous avons une nouvelle image, celle de l’Église comme construction comme le révèle l’apôtre Paul dans la deuxième lecture : « Frères, vous êtes la maison que Dieu construit. Comme un architecte, avec la grâce que Dieu m’a donnée, j’ai posé les fondations. D’autres poursuivent la construction ; mais que chacun prenne garde à la manière dont il construit. Les fondations, personne ne peut en poser d’autres que celles qui existent déjà : c’est fondations, c’est Jésus-Christ. » Elle se fonde sur le mot même d’église, « ecclesia » qui signifie« rassemblement ». Par conséquent, ce mot désigne la communauté que nous formons au cours de cette eucharistie comme nous le faisons d’ailleurs tous les dimanches et en semaine. Mais en même temps, ce mot désigne le bâtiment dans lequel nous nous trouvons en ce moment même, qui vibre et résonne de nos chants, de nos cantiques, de nos louanges et de nos prières. C’est l’occasion pour nous de méditer sur le sens de ce mot « église » dans la mesure où l’église en tant que bâtiment est faite de pierres vivantes comme le dit saint Pierre l’un des deux saints patrons de cette église. Ces pierres vivantes sont à comprendre comme des éléments qui se complètent les uns les autres, et qui constituent un édifice. Cet édifice, c’est l’Église qui préfigure l’union de tous les chrétiens, l’Église qui réunit tous les hommes dans un unique mystère.

En célébrant le mystère de l’Eglise, nous célébrons notre propre mystère car l’Eglise, c’est chacun de nous quand nous formons un seul corps en Christ. Saint Augustin l’exprime à sa manière quand il précise que « nous sommes un corps vivant ». En d’autres termes, nous ne sommes pas simplement les numéros d’une liste, nous sommes des pierres vivantes. La construction qui est l’Église ne pourra être vivante que si chacun de ses membres que nous sommes est vivant. C’est donc notre vie ajoutée à celle des autres qui constitue l’Église couronnée par le Christ, celui qui en est tout à la fois la tête, la pierre fondamentale, le cep, l’Époux.

Dans l’Evangile de ce jour, nous entendons Jésus dire : « Les invités de la Noce pourraient-ils donc être dans le deuil pendant le temps où l’Epoux est avec eux ? » Nous sommes les invités de la noce, et nous voici ainsi renvoyés à l’image du Christ, époux de l’Eglise, à l’Alliance et à l’incarnation par laquelle le Verbe a uni sa divinité à notre humanité. Le mystère de l’Église et du Christ s’accomplit dans cette découverte : l’Église est l’Épouse du Christ etnous sommes centrés sur cet amour qui, comme dans un mariage, unit le Christ aux membres de son Corps. Cet amour unit le Christ à tous ceux qui constituent le Corps de Jésus, c’est-à-dire l’Église.

« Tant que l’Epoux est avec eux » dit Jésus. Cette parole de Jésus véhicule le cœur même de la Bonne Nouvelle. En effet, l’Epoux est avec nous car son nom est « Emmanuel, Dieu avec nous ». Aussi chantons-nous cette hymne lors des consécrations ou dédicaces d’église : « Dieu avec nous, Dieu en nous, nous sommes le corps du Christ ». C’est aussi la fin d’une attente car désormais avec la consécration, Dieu prendra entièrement possession de ces lieux. Si Dieu prend entièrement possession de cet édifice, nous ne pourrons plus en faire un lieu de réunion ou de spectacle, un lieu de répétition ou une salle de catéchisme. Acceptons que l’Eglise ne soit pas d’abord ce que nous faisons, les rassemblements qui sont les nôtres, mais plutôt la demeure de Dieu parmi les hommes. Il faut que l’église soit respectée et que la présence de Dieu soit assumée par tous. C’est aussi le commencement d’une présence car avec la consécration de cette église, « l’invisible se fait voir » et se fait l’un de nous comme le laisse entendre saint Théodore le studite.

Oui, Dieu est là en Jésus-Christ. Dieu est là présent dans son Temple, dans son Eglise. Alors tout se renouvelle pour nous : « on met le vin nouveau dans des outres neuves et le tout se conserve ». Nous ne sommes plus attachés par les habitudes anciennes liées à la venue du Messie car il est là au milieu de son temple. Il est là qui nous parle comme jadis à la Samaritaine : « Je suis le Messie, moi qui te parle » (Jn 4, 26). On ne jeûne plus pour attendre le Messie car il est là au milieu de nous. On jeûne pour lui ressembler car il s’est fait l’un de nous à l’exception du péché. Il s’agit maintenant d’ouvrir grands les yeux et les oreilles non seulement pour découvrir la présence réelle de Dieu au milieu de nous mais aussi en chacun de nos frères et sœurs en cette année du Jubilé de la Miséricorde. Oui, comme des enfants bien- aimés, nous devons apprendre, dans la proximité de vie avec Jésus, l’Evangile du salut et le mettre en pratique à travers les œuvres de miséricorde en cette année du Jubilé de la Miséricorde.

Quand j’accomplis les œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles, je découvre la présence effective de Dieu dans le prochain. Si par négligence nous détruisons le Temple de Dieu, si, entraînés par l’indifférence et le péché, nous laissions salir le Temple de Dieu que sont nos personnes, le pardon qu’il nous dispense inlassablement, lui, le miséricordieux, nous permettra de nous remettre debout et d’être pris dans ses bras, comme l’Enfant prodigue, afin de pouvoir accéder à son Corps et à son Sang. Ecouter Dieu avec son cœur et regarder son prochain constituent l’exigence première de l’Evangile : « Faites donc attention à la manière dont vous écoutez », nous dit Jésus (Lc 8, 18). La seule raison du jeûne est de nous introduire plus avant dans la vie divine. La venue du Royaume inauguré par Jésus permet à ses disciples de vivre dans la vraie joie, « la joie de l’Evangile » pour reprendre les mots du pape François. Cette joie qui nous caractérise en ce jour de la consécration de cette église est le signe que nous sommes en communion avec Dieu, que nous éprouvons sa présence dans notre vie et que nous sommes en paix.

« Vieux vêtements, … vieilles outres ». Ces deux paraboles jumelles de l’Evangile de ce jour suggèrent que de vieilles habitudes sont incompatibles avec la nouveauté que Dieu accomplit en nous et dans son Eglise. Elles suggèrent le renouveau apporté par la prédication de Jésus. C’est pourquoi Jésus est assez clair sur la question : il y a des passages, des passages exigeants à faire pour le vieil homme qui nous habite encore. La beauté de cet édifice qui sera consacré à Dieu doit nous amener à une beauté intérieure et nouvelle. Elle doit nous aider à passer de la vieillesse du péché à la jeunesse de la foi qui consolide l’unité de notre communauté ecclésiale.

La consécration de l’Eglise saint Pierre et saint Paul ne saurait donc se réduire à une simple dévotion ou à une vague idée théologique. Il s’agit du mystère même de notre propre vie. Nous sommes le Corps du Christ. Nous sommes l’Épouse du Christ. Nous sommes la vigne de Dieu. Nous sommes la cité du grand roi. La vérité de ces affirmations fondamentales de notre identité de chrétiens se résume dans cette dédicace que nous célébrons en communion avec tous les chrétiens de notre diocèse, car, sachons-le, notre communion n’est pas simplement celle de l’assemblée que nous constituons ce matin dans cette église saint Pierre et saint Paul, mais elle est celle de tout notre diocèse appelé à révéler la présence du Christ. Nous sommes donc membres du Corps du Christ et chacun de nous est membre de ce corps, représenté non seulement par notre communauté ici rassemblée, mais aussi par toute la communion de ce diocèse, de tous ces chrétiens rassemblés sous la houlette du pasteur de ce diocèse, l’évêque celui à qui le pape, successeur de Pierre, a confié au nom du Christ, une portion de la vigne du Seigneur. En cette fête de la consécration de cette église, je vous invite à prier pour mon ministère épiscopal et pour ma personne.

Nous prenons conscience que nous sommes appelés à compléter le Corps du Christ par notre totale adhésion à ce Corps pour que vivent à la fois notre communauté locale, notre communauté paroissiale, notre communauté diocésaine. Le diocèse n’est pas simplement une entité administrative, c’est le lieu où le Christ épouse l’Église, c’est le lieu où l’Église se rassemble autour de son pasteur l’évêque.

Nous pourrions comparer la consécration de cette église avec notre propre consécration baptismale. Nous aussi nous sommes le Temple de Dieu : « Le Temple de Dieu est Sacré et ce Temple, c’est vous », nous dit saint Paul. Nous sommes aussi membres de la Cité Sainte, la Jérusalem Nouvelle. Nous avons été plongés dans les eaux du baptême, pour mener cette vie nouvelle d’enfants de Dieu. L’eau qui a touché notre front a été bénie et le chrême consacré durant la messe chrismale, a oint notre front, faisant de nous tous, des prêtres, des prophètes et des rois.

Laissons-nous envahir par ce mystère si profond et essentiel de notre appartenance à la vigne, au Corps du Christ, à la construction du temple de Dieu. C’est là tout le mystère de l’Église : « Le Christ a aimé l’Église et s’est livré pour elle » afin qu’elle vive et répande la vie autour d’elle. Nous sommes donc des messagers de la vie du Christ, des messagers de l’unité de l’Église, des membres du Christ, des membres les uns des autres, manifestant ainsi cette présence du Christ au milieu de nous, car « là où deux ou trois sont rassemblés, à plus forte raison, là où deux mille ou trois mille personnes sont rassemblés en mon nom dit le Christ, je suis au milieu d’eux ». Bonne fête à tous ! Chers frères et sœurs baptisés en Jésus, pierres vivantes, édifiées dans sa maison, précieuses aux yeux de Dieu. Le Seigneur soit avec vous.

+Mgr Aristide GONSALLO